ENS

3.3968206358396 (3334)
Posté par marvin 05/05/2009 @ 00:12

Tags : ens, grandes écoles, education, société

Dernières actualités
Déficits, emprunt : trois économistes décryptent le discours de M ... - Le Monde
Dans ce cas, ce ne sera pas une fuite en avant." Daniel Cohen, professeur à l'Ecole normale supérieure (ENS) : "Le débat sur la différente nature des déficits est ancien. Il a débuté avant la signature du traité de Maastricht, mais a rapidement tourné...
Lycée Lesage. Premiers résultats prometteurs en prépas - Le Télégramme
En deuxième année, 29 candidats Maths-Physique (MP) ont présenté le concours commun polytechnique avec un taux d'admissibles de 68%. Lesage annonce également deux élèves admissibles au concours Centrale et deux au concours Mines Pont....
Ingenieur geothermie h/f : premier emploi - Handica.com
Il recrute, en CDI, pour son département géothermie, un ingénieur diplômé d'une grande école généraliste (Polytechnique, ENS, Ecole Centrale de Paris, Ecole des Mines de Paris, ENPC) avec un intérêt prononcé pour les énergies renouvelables et le...
Des nouvelles données de l'étude CLARITY présentées lors du 19ème ... - Euroinvestor
Les résultats seront présentés lors du 19ème congrès de l'European Neurological Society (ENS) à Milan (Italie).(1)(2)(3)(4) "L'action rapide sur les rechutes cliniques et le maintien des effets bénéfiques sur 96 semaines mis en évidence dans l'étude...
L'ozone aurait un impact sur le rôle de réservoir de carbone de l ... - Actu-environnement.com
En effet, les travaux des chercheurs ont mis en évidence que le trou dans la couche d'ozone réduisait l'absorption du carbone atmosphérique par l'océan Austral, et participait à l'augmentation de l'acidité des océans. Pour faire cette découverte,...
Les surdoués passent le bac. Et après ? - Le Monde
Fleuron de la recherche et de l'enseignement, l'ENS a pourtant l'habitude des jeunes hors normes. Parmi ses lauréats 2008, treize ont tout juste 18 ans à l'entrée. En 2007, deux ont même intégré à 17 ans. Un en mathématiques, un en physique....
Promenade en émoi - Lire
Cet élément biographique pour-rait n'avoir, en tant que tel, aucun intérêt. Pourtant, on tient là un parfait symbole du travail de cet auteur, éditeur et «dandy». Explication, en forme de devinette: quel est le lieu le plus emblématique du chef-lieu...
L'Ecole nationale supérieure Louis-Lumière emménagera en 2012 dans ... - Educpros
En septembre 2012, l'Ecole nationale supérieure Louis-Lumière quittera ses locaux de Noisy-le-Grand (93) pour la Cité du Cinéma (voir encadré). Située à Saint Denis (93), sur les 62 000 m² d'une ancienne centrale thermique EDF, l'école (8 000m²,...
Thomson annonce se doter d'un "conseil scientifique" - Neteco
On y trouvera les professeurs Vern Paxson de l'université de Berkeley, Bernd Girod de Stanford, Jim Kurose de l'université Massachussets Amherst, Jim Mainard de chez Dreamworks mais aussi David Naccache de l'École Normale supérieure (ENS) et le...
Consultant en Excellence Opérationnelle dans le Secteur Financier - L'Expansion
Ils doivent être prêts à partir en déplacement pour des missions, en Europe, en Asie ou sur le continent américain. Le contenu des missions et les perspectives de ce genre d'emploi sont extrêmement motivants pour des candidats intéressés par une...

Jean Van Ens

Il est le fils de Gaspard Van Ens et de Marie de Gênes. Il épouse en 1645 Marquise d'Antonelle de Montmeillan dont il a deux fils, Louis et François.

Il occupe d'abord les fonctions d'intendant de la maison du roi et contrôleur de son argenterie. En 1642 lors d'un séjour dans le Midi, il est consulté par les consuls d'Arles et signe un contrat d'assèchement des marais. Il s'engage alors à construire des canaux et à les entretenir à ses frais, moyennant quoi il deviendrait propriétaire de la moitié des terrains asséchés.

Il construit ainsi les canaux du Vigueirat et de la Vidange pour contenir les eaux du Rhône et envoyer les eaux des marais à la mer.

Toutefois, des difficultés avec le nouveau seigneur des Baux, Grimaldi de Monaco, propriétaire de droits des marais et un Rhône plus capricieux ruinent les engagements passés. Devant rétablir les lieux en leur état initial, Jean Van Ens est ruiné.

Il meurt en 1652, à la suite d'une chute de cheval. A sa mort, bien que protestant, Van Ens le Citoyen d'Arles a droit aux cloches de la cité. Il est inhumé dans la campagne arlésienne, à environ un kilomètre à l'ouest du village de Fontvieille.

En haut



Supervolley Ens

Le Supervolley Ens est un club de volley-ball autrichien basé à Ens, et évoluant au plus haut niveau national (aon Volley League).

En haut



Ens (Flevoland)

Ens est l'un des dix villages de la commune néerlandaise de Noordoostpolder, dans le commune du Flevoland.

Le village a été créé en 1946. Le 1er janvier 2009, Creil comptait 3 104 habitants. Ce village récent tire son nom de la partie méridionale de l'ancienne île de Schokland.

En haut



Ens (Hautes-Pyrénées)

Carte de localisation de Ens

Ens est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées et la région Midi-Pyrénées.

En haut



École normale supérieure (rue d'Ulm — Paris)

Logo de Normale sup'

L'École normale supérieure (ENS ou ÉNS, parfois appelée Normale sup’, Normale, ENS Paris, ENS Ulm ou encore Ulm) est un établissement français d'enseignement supérieur public dont le siège est situé rue d'Ulm à Paris (5e arrondissement), placé sous l'autorité directe du ministre chargé de l'Enseignement supérieur. Sa directrice actuelle est la philosophe Monique Canto-Sperber.

Ses élèves et anciens élèves sont surnommés normaliens.

À l'origine du réseau des écoles normales supérieures, l'école de la rue d'Ulm compte parmi les plus prestigieux établissements d'enseignement européens et recrute ses élèves par l'un des concours nationaux les plus sélectifs, ainsi que, parallèlement, par une sélection internationale. Elle est actuellement classée deuxième établissement d'Europe continentale par le Times Higher Education Supplement et première grande école française par le classement de l'université Jiao-Tong de Shanghai.

Rapidement fermée, elle réunit néanmoins des professeurs particulièrement brillants, marqués par l'esprit des Lumières, tels que les scientifiques Monge, Daubenton et Berthollet ou les écrivains et philosophes Bernardin de Saint-Pierre et Volney. L'expérience de l'an III servit de modèle à la nouvelle école refondée en 1808.

Napoléon crée par décret le 17 mars 1808 un « pensionnat normal » au sein de l'Université de France pour « former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences ». Il ouvre en 1810 dans l'ancien collège du Plessis. Les promotions sont réduites, le règlement d'inspiration militaire et l'uniforme obligatoire. En 1814, il est déplacé dans les bâtiments de la congrégation du Saint-Esprit. Jusqu'en 1818, il n'y a pas de concours d'entrée. Les élèves sont choisis par les inspecteurs d’académie en fonction des résultats scolaires au lycée. Considéré comme un foyer de l'esprit libéral, il fut supprimé par Frayssinous le 8 septembre 1822.

L'ordonnance du 9 mars 1826 crée une École préparatoire, dans les locaux du collège Louis-le-Grand, puis du collège du Plessis à partir de 1828. C'est à cette date (1826) que remonte l'existence ininterrompue de l'École.

À la faveur de la révolution de Juillet (1830), l'École préparatoire prend, par arrêté de Louis-Philippe, le nom d'« École normale » par référence à l'École normale de l'an III. À l'occasion de l'instauration d'écoles normales primaires en 1845, l'École normale est rebaptisée École normale supérieure.

C'est le 4 novembre 1847 que l'École normale supérieure s'installe dans de nouveaux locaux, rue d'Ulm, dans le Ve arrondissement de Paris, tel que cela avait été décidé par la loi du 24 avril 1841. Elle occupe encore aujourd'hui ces locaux qui seront agrandis notamment par la construction en 1937 de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales.

En 1903, l'École normale supérieure est réunie à l'Université de Paris , avant d'obtenir en 1954 la personnalité civile et l'autonomie financière. Dès 1962, un décret du Premier ministre Georges Pompidou, reconnaît la vocation de l'école à la recherche, mais les années qui suivent sont difficiles pour l'école, perçue comme contestataire par le pouvoir gaulliste et qui est occupée par divers groupuscules maoïstes en 1971 (« nuit de la commune »).

L'École normale supérieure actuelle résulte de la fusion en 1985 de l'École normale supérieure et de l'École normale supérieure de jeunes filles, dite de Sèvres, fondée en 1881. Du fait de son ancienneté, elle est la seule à être qualifiée, dans les textes législatifs ou réglementaires, d'École normale supérieure, sans mention supplémentaire.

L'École normale supérieure a la particularité d'accueillir en proportions semblables à la fois des lettres et des sciences. En raison de cela, elle est globalement divisée entre « lettres » (sciences de l'homme et de la société) et « sciences » (sciences exactes et du vivant), chaque division étant dotée d'un directeur-adjoint et d'un directeur des études. Le comité d'orientation stratégique international (COSI) et le conseil scientifique (CS) sont communs aux deux divisions.

Aux départements s'ajoute l'Espace des cultures et langues d'ailleurs (ECLA), laboratoire de langues pour non spécialistes, ainsi que des structures interdisciplinaires telles que le Centre d'études des relations entre environnement et société (CÉRÈS-ERTI), le Collectif d'histoire et de philosophie des sciences (CHPS).

L'ENS est associé à des universités parisiennes et des grands établissements au sein de l'Alliance Paris Universitas, dont elle est membre fondateur. L'ENS participe aussi à plusieurs réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) tels que la Fondation sciences mathématiques de Paris, la Fondation Pierre-Gilles de Gennes pour la recherche et l'Institut d'études avancées de Paris-Île-de-France (IEA) pour les sciences humaines.

Simultanément membre de droit de la Conférence des présidents d'université (CPU) et de la Conférence des grandes écoles (CGE), l'ENS se place à la charnière des grandes écoles, avec lesquelles elle partage le recrutement sélectif, et des universités : elle assure conjointement avec elles l'ensemble de ses formations et activités de recherche, du master au doctorat.

Toutes les écoles doctorales de l'ENS sont associées à des universités et de grands établissements, de la physique à l'économie en passant par la philosophie des sciences.

Les concours littéraires offrent 100 postes chaque année et les concours scientifiques 90. Chez les littéraires, A/L offre 75 postes, et B/L 25. Chez les scientifiques, MP/MPI offre 40 postes, PC et BCPST 21 chacun et INFO 8.

Il existe également un deuxième concours (groupe F/S) destiné aux étudiants en médecine ou pharmacie des universités.

La Sélection internationale (SI) est réservée aux étudiants étrangers inscrits en dernière année du premier cycle d’études universitaires dans leur pays. Les épreuves sont à la fois écrites et orales, générales ou propres à chacune des 22 options proposées, de la linguistique théorique à l'informatique. La SI offre chaque année 10 bourses d'études littéraires et 10 bourses d'études scientifiques, chacune d'une durée de trois ans.

L'ENS accueille également des étudiants français et étrangers, pensionnaires en accord d'échange, issus d'universités étrangères, doctorants au sein des laboratoires, ou préparant le diplôme (recrutés chaque année sur dossier).

Forte de son projet scientifique axé sur la recherche fondamentale, l'ENS forme ses élèves à la recherche par la recherche et pour la recherche. Dans le prolongement du caractère généraliste des concours d'entrée, l'interdisciplinarité s'ajoute à la spécialisation croissante des cursus. L'ouverture internationale et professionnelle (stages) est très tôt encouragée. Un tutorat individuel est assuré par les caïmans. La finalité de la scolarité réside dans le doctorat, et plus de 85 % des normaliens accèdent au grade de docteur. Depuis 1985, les élèves ne sont plus tenus de passer l'agrégation.

La scolarité dure quatre années. Les élèves sont libres de choisir leur cursus. Certains élèves peuvent ainsi se développer une solide culture multidisciplinaire comme, par exemple, Jules Vuillemin qui étudia simultanément les mathématiques pures, la physique théorique, la philosophie, le grec et le latin. La formation suit le cursus européen LMD. La scolarité des scientifiques comprend une L3, un M1 et un stage puis un M2 ou l'agrégation. Quelques élèves débutent une thèse avant leur sortie de l'école. La scolarité des élèves littéraires est moins balisée, mais l'agrégation demeure un passage obligé dans certaines disciplines. Certains élèves deviennent également lecteurs pour un an ou plus dans une université étrangère. Des cours de langues étrangères et des cours pour non-spécialistes sont nécessaires pour obtenir le diplôme de l'ENS, nouvellement créé. Aucun classement de sortie n'a jamais existé.

Il y a eu récemment une réforme de la scolarité et du régime des diplômes à l'ENS. L'ENS avait la particularité de ne délivrer aucun diplôme. Pour certaines disciplines existent des formations organisés par l'ENS en collaboration avec des universités de la région parisienne, dont les cours ont lieu à l'ENS avant le niveau M2 ; celles-ci étaient anciennement nommées magistères. Des étudiants admis à préparer le diplôme issus d'universités françaises ou étrangères ainsi que des classes préparatoires peuvent suivre ces cursus après une sélection sur dossier. Citons les exemples des mathématiques et de l'informatique (FIMFA) de la physique (Études prédoctorales de physique) et de la chimie (Formation en chimie). L'ENS délivre des doctorats dans certaines disciplines.

Depuis une loi de 1948, mise en œuvre par André Marie et Yvon Delbos, les élèves acquièrent durant leur scolarité la qualité de fonctionnaire stagiaire et s'engagent à servir l'État pour une période de 10 ans, leur scolarité à l'ENS comprise ; cette clause d'« engagement décennal », qui remonte à Napoléon Ier, est diversement appliquée. Ils s'engagent également à passer l’agrégation, ou un master recherche (ou, dans de rares cas, un master professionnel). En tant que fonctionnaires, ils perçoivent dès le début de leurs études à l'ENS un traitement d'environ 1 300 € par mois (1 350 € à partir de la deuxième année) et sont soumis au statut de la fonction publique. Chaque année, tous les élèves établissent, en accord avec les directeurs des études, un programme d'études. Tout élève ne parvenant pas à valider les diplômes ou concours prévus dans ce programme d'études peut être mis en « congé sans traitement », voire être renvoyé, au bout de plusieurs échecs (en théorie du moins mais cette sanction n'est quasiment jamais appliquée).

Le régime normal est l'internat ; cependant, la clause du règlement rendant l'internat obligatoire pour les élèves non mariés n'est pas appliquée. Trois sites accueillent les internes : le site de la rue d'Ulm (au 45 et au 46), le site de Jourdan, dans le 14e arrondissement de Paris, et enfin celui de Montrouge, en proche banlieue parisienne (voir plus bas thurnage).

Dès 1810, Napoléon Ier fondait à Pise (Toscane) la Scuola Normale Superiore comme « succursale » de l'École de Paris. Depuis, le modèle académique de l'ENS s'est diffusé à l'étranger (Collège Eötvös de Budapest) et la rue d'Ulm a développé son réseau de partenariats.

D'autres séjours et stages d'un semestre sont organisés de manière systématique dans le cadre des masters dispensés par l'école, au sein des laboratoires de recherche internationaux.

En plus des élèves recrutés par la sélection internationale (voir plus haut), l'ENS accueille et loge chaque année des pensionnaires étrangers dans le cadre d'accords d'échange. Une école d'été littéraire internationale accueille également des étudiants pour une plus courte durée.

Depuis 1988, l'ENS entretient une relation privilégiée avec la Scuola Normale Superiore, qui reçoit chaque année près de 80 normaliens, la moitié d'une promotion de normalisti se déplaçant à Paris.

Les chercheurs internationaux sont accueillis pour un an à l'ENS grâce à l'Institut d'études avancées de Paris-Île-de-France, à la Villa Louis-Pasteur et à la Maison Suger. Les chaires internationales de recherche Blaise-Pascal, Marie-Curie, Condorcet et Lagrange-Michelet permettent aussi des séjours de plus d'un an dans les laboratoires, pour les doctorants, post-doctorants et chercheurs confirmés.

Une antenne permanente de l'Institut Remarque de la New York University est installée à l'école depuis 2007. Les ENS disposent aussi d'une antenne permanente à l'Université Normale de la Chine de l'Est de Shangai (ECNU), l'Institut franco-chinois d'études avancées.

L'ENS comprend 12 bibliothèques, réparties sur plusieurs sites et représentant l'ensemble des disciplines enseignées à l'école. Bibliothèques de recherche, elles sont réunies au sein d'un catalogue commun informatisé et sont accessibles à tous les chercheurs nationaux et internationaux à partir du cycle D (baccalauréat + 5), ainsi qu'aux enseignants, élèves et anciens élèves de l'école.

La plus ancienne d'entre elles est la Bibliothèque des lettres de la rue d'Ulm. Lieu de mémoire, contemporain de la fondation de l'école, elle fut dirigée de 1888 à 1926 par le dreyfusard Lucien Herr. La grande salle, dédiée à Georges Pompidou, est classée monument historique. La Bibliothèque, qui s'étend aujourd'hui sur plusieurs milliers de mètres carrés, est l'un des plus grands fonds en accès libre de Paris, avec plus de 800 000 volumes immédiatement disponibles et 1600 titres de périodiques vivants. Elle couvre l'ensemble des disciplines des lettres, classiques et modernes, et des sciences humaines, avec des points forts comme la littérature française, l'allemand et les études sur l'Antiquité (reconnue CADIST).

La Bibliothèque de mathématiques et d'informatique de la rue d'Ulm, fondée en 1864 par Louis Pasteur et Gaston Darboux, est destinée à fournir les ressources documentaires nécessaires aux laboratoires de recherche de l'école dans ces deux disciplines. Comprenant près de 1 000 m², elle offre plus de 30 000 ouvrages et 14 000 périodiques en libre accès.

La Bibliothèque de sciences sociales du boulevard Jourdan (ex-Jean-Ibanès), héritière du Centre de documentation sociale (fondé par le directeur Célestin Bouglé grâce au mécène Albert Kahn, il compta parmi ses membres Raymond Aron, Marcel Déat, Georges Friedmann, Robert Marjolin, Pierre Uri, Etienne Mantoux et son père Paul Mantoux, Jean Stoetzel) et de la bibliothèque de l'École de Sèvres, comprend aujourd'hui plus de 150 000 volumes en économie, sociologie et géographie.

A ces bibliothèques communes s'ajoutent les bibliothèques des départements et des unités de recherche : archéologie, physique, chimie, biologie, géologie et météorologie, archives Husserl, Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM).

L'ENS est l'une des rares grandes écoles à toujours occuper un campus au cœur de Paris intra-muros, rue d'Ulm, en plein cœur du Quartier latin.

C'est le 4 novembre 1847 qu'elle s'est installée dans ces bâtiments prévus par la loi du 24 avril 1841, construits par l'architecte Alphonse de Gisors, qu'elle occupe encore aujourd'hui. Au dessus du portail d'entrée, deux figures féminines représentent les lettres et les sciences de part et d'autre du médaillon de Minerve, déesse romaine de la sagesse.

Le bâtiment historique de l'École est construit en carré autour d'une cour, véritable « cloître » décrit par Romain Rolland. Un bassin circulaire, récemment rénové, y abrite quelques cyprinidés. Ces paisibles poissons sont surnommés « Ernests » (du nom d'un ancien directeur de l'École, Ernest Bersot) et sont un des symboles officieux de l'École. Par extension cette cour est appelée « Cour aux Ernests », et le vestibule de l'École qui donne sur cette cour est appelé par analogie « Aquarium ».

Les noms figurent chacun sous le buste correspondant, ici reproduits tels qu'indiqués.

Le campus principal de la rue d'Ulm est accessible par la gare RER Luxembourg, par la ligne de métro   Place Monge et   Cardinal Lemoine, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP  RATP 21 27 38 82.

Le campus du boulevard Jourdan est accessible par la gare RER Cité universitaire, par la ligne de tramway   Montsouris, par la ligne de métro   Porte d'Orléans, ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP  RATP 28 38 88.

Créée en 1986 à l'initiative de plusieurs entreprises, la Fondation de l'ENS, reconnue d'utilité publique, contribue au développement de la recherche à l'école, notamment en favorisant l'accueil de chercheurs étrangers.

Elle a aussi réalisé la villa Louis-Pasteur, près de la rue d'Ulm (Paris Ve), destinée à l'accueil des chercheurs étrangers pour une longue durée et au renforcement des relations entre la recherche publique et les entreprises (maison Pasteur).

Elle a également contribué à la création de deux chaires scientifiques dans les laboratoires de l'ENS, la chaire "sécurité des réseaux de télécommunications" avec France Télécom et la chaire "vision artificielle" avec EADS.

Depuis 2001, le portail internet de la Diffusion des savoirs de l'École normale supérieure donne accès à plus de 2000 enregistrements des conférences et colloques ayant eu lieu à l'ENS, à la fois en lettres, en sciences et en sciences humaines, afin de donner accès aux derniers résultats de la recherche.

Certains modules sont spécialement destinés, dans le cadre de la formation continue, aux professeurs des classes préparatoires et, plus généralement, des lycées.

Un nouveau portail des Savoirs en multimédia, aux fonctionnalités élargies, qui donnera accès aux enregistrements de certains cours, doit être lancé en 2009.

Fondées en 1975, les presses de l'ENS contribuent à la diffusion des travaux de recherche menés à l'ENS et hors de l'ENS, principalement dans le secteur des sciences de l'homme et de la société. Destinés au public universitaire, certains ouvrages publiés n'en ont pas moins rencontré un large écho auprès du grand public, comme La Société de défiance. Comment le modèle français s'autodétruit de Pierre Cahuc et Yann Algan (prix du livre d'économie 2008 et prix Lire du meilleur essai 2007) ou Penser les frontières de l'Europe du XIXe au XXIe siècle de Gilles Pécout.

Plus de 250 ouvrages sont disponibles en librairie ou en ligne, publiés au sein de 16 collections parmi lesquelles la "collection du CEPREMAP" (économie), "Les rencontres de Normale Sup'" (coédition PUF), "Æsthetica" (coédition Musée du quai Branly) et "La rue ? Parlons-en !" (avec Emmaüs).

Les Éditions Rue d'Ulm sont actuellement dirigées par Lucie Marignac-Gaty, sévrienne et agrégée de lettres.

L'Institut d'expertise et prospective de l'ENS, créé en 1985, sert d'interface entre l'école et l'entreprise en réalisant des séminaires et des études à la demande des entreprises. Cette valorisation de la recherche s'étend dans les domaines les plus divers, de la finance aux biotechnologies en passant par le droit.

L'ENS comprend également un service de valorisation de la recherche destiné à faciliter la conclusion de partenariats entre recherche publique et recherche privée, ainsi qu'avec le monde de l'industrie.

Le Club des normaliens dans l'entreprise regroupe depuis 1983 l'ensemble des anciens élèves en activité dans une entreprise publique ou privée. Espace d'échanges entre le monde de la recherche et le monde de l'entreprise, il contribue également à l'insertion professionnelle des anciens élèves. Parmi ses membres, on compte Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, Christophe Barbier, directeur de L'Express, Florence Méaux, PDG d'Afaq Afnor, Dominique d'Hinnin, directeur financier de Lagardère, ou Bertrand Mabille, DG de SFR Entreprises.

En 2008, le Club a lancé l'initiative Croissance & Innovation destiné à rapprocher l'école des PME innovantes en forte croissance.

La vie associative s'organise autour du Comité d'organisation des fêtes (COF), nom usuel de l'Association des élèves (voir ci-dessus), et du Bureau des sports, qui a acquis récemment son autonomie.

Le COF, qui regroupe de très nombreux clubs sportifs, artisitiques ou festifs, édite chaque semaine depuis près de 20 ans le BOcal, journal de l'école, et organise chaque année la Nuit de la rue d'Ulm (autrefois appelée gala de l'ENS), la plus grande soirée étudiante de l'école, qui a lieu autour de la Cour aux Ernests, entièrement illuminée.

Le COF comprend aussi un Bureau des arts, partenaire de grands lieux culturels parisiens.

La Délégation générale des élèves (DG) assure la répartition des thurnes (les fameux thurnages) entre les élèves et gère certaines questions matérielles par délégation de l'administration de l'école. Elle est constituée de quatre délégués généraux (dégés, dits grands, beaux et forts) élus chaque année par les élèves, et d'une délégation spéciale à l'environnement.

Les actions sociales des normaliens sont fédérées par l'Action sociale étudiante. On peut également noter l'action des normaliens en faveur de l'ouverture sociale des grandes écoles, notamment via les associations Talens, Tremplin et Animath.

L'association Paris-Montagne organise chaque année un festival consacré à la vulgarisation scientifique et à la promotion des carrières de la recherche scientifique.

Une école d'été littéraire internationale a eu lieu à l'école en 2008, à l'initiative de plusieurs élèves.

Plusieurs clubs politiques et syndicats sont implantés dans l'école. Le principal d'entre eux est Pollens (association pour la politique à l'ENS), qui organise un séminaire politique avec de grands invités chaque semaine. Les élèves et étudiants sont représentés au conseil d'administration et au conseil scientifique.

L'ENS utilise un riche jargon relatif aux particularités locales. On ne sait quand ce jargon s'est formé, sans doute aux alentours de 1900. Pour une raison aujourd'hui oubliée, beaucoup de termes sont inspirés par l'Amérique du Sud, comme « cacique », « tapir », « caïman »…

Une « turne » ou « thurne » est une chambre d'internat (on parle de « thurne de jour » pour des pièces d'études). Le « thurnage » est la procédure relativement complexe d'attribution des thurnes aux élèves à partir de la deuxième année (l'ENS dispose de chambres sur plusieurs sites et aménagées différemment, donc différemment prisées).

Du temps des chambres à deux occupants, le colocataire s'appelait le « co-turne ». Un « caïman » est un agrégé-préparateur, c'est-à-dire un enseignant titulaire de l'agrégation et dont l'enseignement consiste essentiellement à préparer les élèves et les auditeurs libres à l'agrégation ; ce sont habituellement de jeunes chercheurs (moins de 30 ans). Par extension, plus particulièrement dans les études littéraires, un caïman est tout enseignant de l'ENS.

Un « cacique » est un major au concours d'entrée de l'ENS. Par extension, on nomme « cacique » toute personne classée première au concours d'entrée à une grande école, à l'agrégation, etc. À l'origine, « cacique » désignait un chef de tribu en Amérique centrale, c'est pourquoi « cacique » est aussi usité de nos jours dans le sens de leader, non sans ironie. À l'inverse, le dernier de la promotion est parfois désigné comme le « culal ». Un « archicube » est un ancien élève. L'annuaire des anciens élèves est l'« archicubier ».

Le « pot » désigne le restaurant de l'École, le service y est assuré midi et soir. Le petit-déjeuner est également proposé, sous le nom de « petit-pot ». Par extension, le mot pot désigne à peu près tout ce qui a un rapport proche ou lointain avec la nourriture. Par exemple, « il est pot » signifie qu'il est l'heure d'aller manger, le « pot » est également le surnom de l'intendant, etc. On parlait autrefois de « goimarder », ce qui consiste pour un archicube à toujours fréquenter le pot (le terme vient du nom de Jacques Goimard).

Les femmes de ménages et plus généralement tous les techniciens de service étaient jadis appelés « sioux ».

L'« ernestisation » consiste à jeter une personne dans le bassin.

Chaque année a lieu un week-end d'intégration des promotions entrantes, appelé communément WEI dans les autres écoles d'ingénieurs. À l'ENS, ce week-end s'appelle le « Méga » en référence à une antique tradition consistant à se prosterner devant un fossile du Megatherium, conservé à la Bibliothèque des lettres. Ce fossile a depuis été cédé au Muséum national d'histoire naturelle. L'association des élèves, officiellement l'AEENS, est le plus souvent nommée COF (pour « Comité d'organisation des fêtes ») ; on ne parlera évidemment jamais de « bureau des élèves ».

Un « tapir » (référence au « petit animal à la chair fade mais nourrissante ») est un élève à qui un normalien donne des cours particuliers. « Tapirat » et « tapirer » en découlent.

Chaque année, sont désignés par les normaliens de confession catholique des « princes » et « princesses tala », du sobriquet que les élèves de l'école publique lançaient aux élèves du privé (les « tala », « ceux qui t à la  ») ; ceux-ci administrent et animent l'aumônerie catholique de l'ENS. Il en est de même pour les normaliens protestants qui désignent leur prince ou princesse « talo » (« qui t à l'o »). Depuis mars 1981, l'aumônerie tala est assumée par le père Jean-Robert Armogathe.

L’École normale supérieure : bientôt 208 ans de présence au Quartier latin, communication à l'ENS, 2003.

En haut



École normale supérieure lettres et sciences humaines (Fontenay-Saint-Cloud)

ENS LSH.svg

L'École normale supérieure lettres et sciences humaines (ENS LSH), officiellement École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, est un établissement d'enseignement supérieur situé à Lyon.

Son directeur actuel est Olivier Faron, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris IV-Sorbonne. Elle fait partie du réseau des écoles normales supérieures.

L'École normale supérieure lettres et sciences humaines (Fontenay-Saint-Cloud) recrute ses élèves grâce à un concours sélectif. Les élèves ainsi admis sont couramment nommés normaliens.

Par ailleurs, l'École accueille des auditeurs, des doctorants et des pensionnaires étrangers, après une sélection sur dossier.

Selon le décret du 26 août 1987, l'École « prépare, par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l'enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles, ainsi qu'à l'enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l'Etat et des collectivités territoriales de leurs établissements ou des entreprises. Elle exerce principalement ses missions dans les disciplines littéraires et les sciences humaines, sociales, économiques et politiques ».

Près d'un siècle après la création de l'École normale (aujourd'hui installée rue d'Ulm à Paris), Jules Ferry crée les Écoles normales supérieures de l'enseignement primaire de Fontenay-aux-Roses pour les jeunes filles (1880) puis de Saint-Cloud pour les garçons (1882). Elles sont toutes les deux situées en région parisienne, l'une dans les communs du Domaine national du parc de Saint-Cloud (Pavillon de Valois), plus tard avec des annexes dites « Latouche » et « Pozzo » (du nom des rues Latouche et Pozzo di Borgo où se trouvaient les bâtiments), l'autre dans un « Port-Royal » laïque construit par un disciple de Labrouste. Avant la fusion et le transfert des écoles, les élèves de l'école de Saint-Cloud étaient surnommés « cloutiers », alors que ceux qui préparaient le concours d'entrée s'appelaient les « cloutards ». Les jeunes filles étaient connues sous le nom de « Fontenaisiennes ».

Elles ont d'abord pour mission de former les professeurs des écoles normales d'instituteurs et des écoles primaires supérieures, ainsi que les inspecteurs de l'enseignement primaire. Sous Vichy, les écoles prennent le nom d' Écoles nationales préparatoires à l'enseignement dans les collèges, puis, à la Libération, celui d' Écoles normales supérieures préparatoires à l'enseignement du second degré . En 1954, les élèves-professeurs sont fonctionnarisés, en même temps que ceux des autres ENS, sous l'impulsion du Ministre de l'Éducation nationale André Marie. Depuis le début des années 50, elles étaient autorisées à préparer l'agrégation, puis, en 1966, leur régime fut tardivement aligné sur celui de la rue d'Ulm, et elles purent officiellement préparer leur élèves à l'enseignement supérieur. Elles devinrent mixtes en 1981.

En 1986, le site de Fontenay-aux-Roses se spécialise dans les lettres et les sciences humaines, prenant le nom d'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, tandis que les sections scientifiques forment la nouvelle École normale supérieure de Lyon, et s'installent dans le quartier de Gerland.

Après une décennie d'incertitude sur l'avenir de l'École de Fontenay-Saint-Cloud, elle est finalement installée à Lyon, auprès de l'école scientifique. Depuis lors, elle est couramment désignée sous le nom d'École normale supérieure lettres et sciences humaines (ENS LSH), même si elle a gardé officiellement son ancien nom.

Depuis plusieurs années, l'École est engagée dans une politique de rapprochement avec les universités et les autres grandes écoles de la région lyonnaise. Elle est l'un des membres fondateurs du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Lyon : l'Université de Lyon.

L’École normale supérieure lettres et sciences humaines est situé sur un campus, qui comprend des bâtiments recherche et formation, ainsi qu'une résidence des élèves. Une grande partie des étudiants est ainsi logée sur le site même.

Le campus de l'ENS LSH accueille également, depuis 2000, les bâtiments de l'Institut national de recherche pédagogique. A quelques mètres de l'Ecole, dans le prolongement du parvis René-Descartes, se situe la Bibiliothèque inter-universitaire Denis-Diderot. A celle-ci s'ajoutent la bibliothèque de l'Ecole et celle de l'INRP. L’ENS Lyon est également située dans le quartier de Gerland. Cette proximité permet des échanges et des transferts, tant pour les chercheurs que pour les étudiants.

Le site de l'ENS lettres et sciences humaines s'étend sur 8 hectares, et est composé de deux grandes entités, l'Ecole et la Bibliothèque Denis-Diderot, dont le parc réalisé par Gilles Clément constitue l'articulation principale.

L'architecte Henri Gaudin a créé des édifices répondant aux fonctionnalités de l'école. Le bâtiment formation (salle de cours, gymnase, amphithéâtre et théâtre Kantor), le bâtiment recherche (laboratoires et équipes de recherche), le bâtiment administration et le bâtiment ressources regroupant les moyens de production (studio d'enregistrement, reprographie, centre de ressources informatiques, etc.) sont tous réunis par le Forum Félix Pécaut, l'entrée magistrale de l'école par le parvis René-Descartes, lieu de circulation par essence. Le Forum cristallise presque tous les éléments récurrents de l'architecture si spécifique d'Henri Gaudin. La résidence des élèves, l'hôtel des invités et les logements de fonction composent les espaces privatifs en quelque sorte de ce campus urbain.

L'architecte Bruno Gaudin est l'auteur de la Bibliothèque Denis-Diderot, dont l'accès est direct au sortir de la bouche de métro Debourg. Trois sites prennent place : la bibliothèque de l'école, la bibliothèque inter-universitaire et la bibliothèque de l'Institut national de recherche pédagogique. Le restaurant est aussi une réalisation de Bruno Gaudin et s'efface dans la magie du lieu.

L'ensemble met en perspective le profil sud de la colline de Fourvière sous une focale originale. L'architecture globale s'intègre avec son environnement direct par des hauteurs modestes et des dégagements sur des artères et des immeubles du quartier.

Le "jardin évolutif" est une création-concept du paysagiste Gilles Clément, destinée à reproduire un écosystème viable et cohérent au sein du campus. Les nombreuses essences de plantes y évoluent ainsi librement, se déplaçant, se replantant et évoluant d'elles-mêmes, n'étant que partiellement aidées par l'équipe des jardiniers.

Les jardins de l'ENS sont célèbres aussi pour leur faune étonnamment riche, composée notamment de lapins, de nombreux hérissons, de grenouilles, d'une ruche à osmies et d'un élevage prolifique de moutons de Soay, dont le bélier est considéré comme une des mascottes de l'école.

Les équipes de recherche de l'ENS-LSH travaillent généralement au sein d'unités mixtes de recherche ou de groupements de recherche et sont composés de professeurs de l'école, d'extérieurs et de doctorants.

De nombreux colloques et journées d'études sont accueillis chaque année.

Les élèves et anciens élèves de l'Ecole ont le titre de normalien. Mais il existe aussi des auditeurs, doctorants, des pensionnaires étrangers, étudiants qui ne sont pas recrutés sur concours. Un étudiant à l'ENS LSH n'est donc pas nécessairement normalien.

L'accès à l'École se fait par concours, que l'on prépare en CPGE littéraires, appelées khâgnes modernes. Elles sont nommées modernes car les langues anciennes n'y sont pas obligatoires (Depuis 2008, cependant, les élèves d'hypokhagnes doivent suivre un cours de langue ancienne obligatoire), tandis qu'une épreuve de géographie est comprise dans le tronc commun, et parce qu'un programme tournant est fixé chaque année. Elles se distinguent ainsi des khâgnes classiques qui préparent à l'ENS (rue d'Ulm). Une réforme du concours est toutefois en route.

Une fois admis, et comme dans la plupart des école de la fonction publique française, l'étudiant acquiert le statut d'élève fonctionnaire-stagiaire par la signature d'un engagement décennal après l'admission au concours : il devient normalien. À ce titre, il touche un salaire, de 1 269,65 € la première année. En contrepartie, l'élève s'engage à travailler pour l'État pendant dix ans, même si cet engagement n'est pas toujours respecté ; il peut également être racheté par l'étudiant lui-même, ou par certaines entreprises désireuses de s'attacher ses services.

Le nom des anciens élèves est suivi de leur date d'entrée dans leurs établissements respectifs. Pour une liste un peu plus fournie des anciens élèves, voir ici.

En haut



Banque Physique et Technologie

La Banque Filière PT est un concours commun organisé par Arts et Métiers ParisTech et l'ENS Cachan destiné aux étudiants en Classe préparatoire aux grandes écoles Physique et technologie (PT). La quasi-totalité des écoles recrutant sur cette filière passent par cette banque d'épreuves.

Chaque école du concours commun attribue des coefficients différents aux différentes épreuves selon le profil de candidat recherché. Selon les écoles auxquelles le candidat a postulé, il peut ne pas passer toutes les épreuves.

L'épreuve de TIPE/ADS est commune à toutes les écoles, bien que certaines n'en tiennent pas compte ou organisent un entretien ou une épreuve d'ADS indépendants.

Les candidats briguant Arts et Métiers ParisTech se soumettent à l'oral 1, organisé par le centre Arts et Métiers ParisTech de Paris. Il comporte une épreuve de mathématiques, un oral de sciences industrielles et un entretien en langue vivante, deux si le candidat a choisi une seconde langue vivante (optionnelle).

L'oral 2 est organisé dans le campus de l'ENS Cachan pour les candidats admissibles à l'ENS Cachan, X ou une des écoles des concours Centrale-Supélec, Mines-Ponts ou CCP. Il se compose d'un oral de mathématiques, d'un oral de physique, d'un TP de physique et d'un TP de SI . Si le candidat présente une langue vivante facultative, la note de l'oral 1 est prise en compte.

Les autres écoles organisent des oraux spécifiques.

En haut



École normale supérieure de Cachan

ENS Cachan.svg

L'École normale supérieure de Cachan (aussi appelée ENS Cachan ou Normale Sup' Cachan), autrefois École normale supérieure de l'enseignement technique (ENSET), est une grande école française, faisant partie du réseau des Écoles normales supérieures.

En 1891, les premières sections normales voient le jour. Elles sont annexées à différentes grandes écoles et ont pour but de former les maîtres de l’enseignement technique. En 1912, un décret du 26 octobre regroupe à Paris les quatre sections normales (Châlons-sur-Marne, Paris, Lyon et Le Havre) sous le nom d’École normale de l'enseignement technique. Cette nouvelle école s’installe dans les locaux de l’École nationale supérieure d'arts et métiers. Vingt ans plus tard, elle prend le nom d’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) avec la création des sections d’Art, de Lettres et de Langues en plus des domaines techniques. En 1956, l’ENSET s’installe sur le campus de Cachan au sud de Paris, construit par les architectes Roger-Henri Expert puis André Remondet qu’elle ne quitte plus (construction commencée en 1937 mais achevée uniquement en 1955). En 1960, un décret du 21 novembre énonce que l’ENSET prépare à l’agrégation ; la durée de la scolarité passe à quatre années. Les sections littéraires sont déplacées à l’ENS de Fontenay-Saint-Cloud en 1976, alors que sont instaurées des formations en sciences pures (mathématiques, physique, chimie, biochimie), en sciences sociales et de gestion. En 1985, l’ENS de Cachan remplace l’ENSET et acquiert un statut identique aux autres Écoles normales supérieures. En 1987, un décret du 26 août redéfinit le statut de l’École en confirmant sa vocation à former des enseignants-chercheurs dans les disciplines scientifiques et technologiques. En 1992, un arrêté du 3 avril habilite les ENS à délivrer des doctorats et des DEA. L’antenne de Bretagne de l'École normale supérieure de Cachan est créée en 1994.

À ce jour, l’ENS de Cachan est la plus importante des ENS en terme d'effectif — 1 300 élèves. Elle couvre un vaste spectre de disciplines.

En mars 2005, un projet de fusion entre les ENS de Paris et de Cachan est rendu public par les directions de ces deux écoles ; il suscite une polémique, d’abord au sein même des ENS, puis, à l’occasion de la campagne de renouvellement des directions, dans la presse nationale. Les partisans de la fusion mettent en avant la nécessité d’augmenter la visibilité internationale des établissements et de réaliser des économies d’échelle. Certains détracteurs accusent la direction de vouloir transformer l’ENS en une « super-université » sans tenir compte de ses spécificités ; d’autres mettent en avant des difficultés pratiques insurmontables ou la diminution de la part des Humanités.

En janvier 2007, l’ENS de Cachan décide de participer à un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), de nature académique, créé dans le Sud de l’Île-de-France : UniverSud Paris, avec pour objectif à long terme la construction d’une grande université à visibilité internationale renforcée. Ce PRES réunit d’ores et déjà environ 50 000 étudiants, 155 laboratoires de recherche dont 130 associés à des organismes de recherche, notamment les CNRS et INSERM. Les membres fondateurs de UniverSud Paris sont les universités Paris-Sud 11, Versailles Saint-Quentin en Yvelines (UVSQ), l'Ecole Centrale, SUPELEC et l’ENS de Cachan. Parmi les grandes écoles du territoire sud francilien associées à UniverSud Paris, on peut citer HEC Paris, l'Ecole polytechnique, GIS Agrotech, et SupOptique.En novembre 2008, le secrétaire d’État chargé du développement de la région capitale a présenté une communication relative au développement du plateau de Saclay, qui fera l'objet d'une Opération d'intérêt national (OIN). Dans ce cadre, le déplacement d'une partie de l'ENS Cachan sur le plateau de Saclay est envisagé.

L'école est centrée sur la formation des enseignants et des chercheurs.

Elle est la seule des trois Écoles normales supérieures françaises à exercer ses missions à la fois dans les disciplines technologiques, scientifiques et de gestion. La qualité de ses laboratoires ouvre l'ENS de Cachan sur l'environnement scientifique et économique. Elle affirme sa spécificité dans la notion de « science pratique », à savoir la mobilisation des disciplines dans l'action, l'organisation, la poursuite d'applications concrètes et le souci d'innovation - par opposition à la "science pure" motivée par la seule quête du savoir.

La formation est organisée dans le cadre de 21 mastères fonctionnant par conventions avec les universités partenaires parisiennes et bretonnes. Chaque année, plus de 300 agrégés sont formés dans 21 préparations à une agrégation ou à une option d'agrégation.

L'École compte 650 chercheurs et doctorants évoluant au sein de 12 laboratoires et centres de recherche. Elle est habilitée à délivrer le diplôme de docteur ; plus de 200 doctorants, normaliens ou étudiants, français et étrangers, participent activement à la vie et au rayonnement scientifique de sa recherche.

Le transfert de compétences scientifiques issues de la recherche dans les milieux industriels et économiques est une caractéristique de l'ENS de Cachan.

Le cursus comprend communément la préparation de la licence, puis, en deux ans, du master et/ou une préparation à l'agrégation pendant les 48 mois rémunérés de scolarité à l'ENS de Cachan. Les cours sont généralement d'un niveau bien supérieur à ceux d'un cursus universitaire classique quoique les diplômes délivrés soient de même nature. La poursuite des études par un doctorat est fortement encouragée par l'école.

Un accord est intervenu en janvier 2006, entre l’Institut d'études politiques de Paris et l’ENS de Cachan, sur la base duquel les élèves normaliens candidats à une admission à Sciences Po sont dispensés en partie du concours d'entrée en 4e année du diplôme de Sciences Po — correspondant à un master professionnel — mais doivent passer une épreuve orale pour la phase d'admission.

Les normaliens peuvent être admis sur titre en première, deuxième, ou troisième année de l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE), en fonction de leur cursus au sein de l'Ecole.

Les normaliens peuvent êtres admis à intégrer les corps d'ingénieur des mines, d'ingénieur des ponts et chaussées, ainsi que les fonctions d'administrateur de l'Insee, d'ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts ou d'ingénieur de l'armement.

Ce type de classe préparatoire conduit les étudiants à suivre une partie du cursus à l'Université, dans le cadre de leur licence — les deux premières années correspondant à l'ancien DEUG — en droit pour la voie D1, et en sciences économiques ou en mathématiques appliquées et sciences sociales (MASS) pour la voie D2. Outre leur vocation de préparation à ces deux concours d'entrée à l’École normale supérieure de Cachan, elles préparent aussi aux concours de l’Télécom École de Management, l’ENSAE, l’ENSAI, des IEP, de l'ENAss, et plus généralement aux écoles de commerce.

L’admissibilité à l’ENS de Cachan en D2 donne accès aux épreuves d'admission de l'EM Lyon.

Les élèves de l'ENS Cachan sont en majorité recrutés à l’issue de concours de niveau Bac+2, passés généralement en fin de classes préparatoires aux grandes écoles. Ces élèves sont dits normaliens, ils acquièrent le statut de fonctionnaire stagiaire, sont donc rémunérés et s’engagent à travailler au service de l’État pour une durée minimale de dix années à partir de l'entrée à l’École.

Le premier salaire en tant que fonctionnaire stagiaire est de l'ordre de 1300 €.

Les concours sont généralement organisés dans le cadre de banques d’épreuves communes aux quatre Écoles normales supérieures. Le concours des élèves de la classe préparatoire Physique et sciences de l'ingénieur est organisé par l’ENS de Cachan dans le cadre d’une banque d’épreuves communes avec l’École polytechnique.

Certains étudiants sont recrutés sur dossier dans le cadre d'un magistère ou d'un master (selon les departements); ils ont le statut d'élève de l'École Normale supérieure mais n'acquièrent pas celui de fonctionnaire stagiaire (ils ne doivent en conséquence aucune année d'engagement à l'Etat mais ne perçoivent pas de salaire en contrepartie). Ces élèves suivent les mêmes cours que les normaliens, et sont titulaires des mêmes diplômes (Licence, Master, Diplôme de l'ENS, ...).

Enfin, un concours est ouvert aux titulaires d'une première année de Master pour une entrée en troisième année.

L’ENS de Cachan, à l'instar des autres Écoles normales supérieures, tisse de nombreux liens avec la recherche. 13 laboratoires liés au CNRS sont présents au sein de l’École et couvrent l’ensemble des disciplines enseignées à l'école. L’ENS de Cachan accueille ainsi un nombre important d'enseignants-chercheurs et de doctorants.

En haut



Source : Wikipedia