ENA

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Posté par woody 03/03/2009 @ 04:12

Tags : ena, grandes écoles, education, société

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ENA

ENA se prononce parfois « éna » et s'écrit ainsi « ÉNA ».

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École nationale d'administration (France)

Maurice Thorez, figure du Parti communiste français et signataire des décrets fondateurs de l'ENA

L'École nationale d'administration (ENA), l'une des plus prestigieuses grandes écoles françaises, a été créée en 1945 pour démocratiser l'accès à la haute fonction publique de l'État. Chargée aujourd'hui d'assurer la sélection et la formation initiale et continue de hauts fonctionnaires français et internationaux, l'ENA est l'un des symboles de la méritocratie républicaine, offrant à ses anciens élèves un accès aux postes de direction et d'encadrement les plus importants de l'État.

L'ENA accueille chaque année à Strasbourg 80 à 100 élèves en formation initiale sur concours, une soixantaine d'élèves de masters et mastère spécialisé ainsi qu'une petite centaine d'élèves étrangers. À ces promotions s'ajoutent des sessions courtes de formation continue à Paris. Les anciens élèves de l'école sont appelés énarques.

Au cours de la Ve République, les énarques ont joué un rôle central dans la vie politique française (deux présidents de la République, sept premiers ministres, de nombreux ministres, etc.). Cette suprématie fait parfois l'objet de critiques.

Avant 1945, l'État n'assurait pas une formation unique pour les fonctionnaires responsables de sa haute administration. En effet, si le système du concours - considéré alors comme la seule garantie d'un recrutement impartial et fondé sur le mérite - était déjà généralisé depuis la fin du XIXe siècle, chaque corps ou ministère organisait son propre concours, sans considération pour l'homogénéité de la haute fonction publique. Certains risques de corporatisme ou de népotisme en résultaient.

En 1848 déjà, le ministre de l'Instruction publique Lazare Carnot avait eu l'idée de créer une École d'administration, en charge de la formation des administrateurs gouvernementaux. Un décret de création sera rédigé (décret du 8 mars 1848), mais l'école, installée dans l'ancien bâtiment du Collège du Plessis, sera fermée quelques mois après son inauguration, lorsque Carnot quitta son poste de ministre.

À partir de 1936 et consécutivement à l'arrivée au pouvoir du Front populaire et de son ministre de l'éducation nationale Jean Zay, l'idée de créer une unique école de sélection et de formation des hauts fonctionnaires voit à nouveau le jour. Elle se heurtera à un vote défavorable du sénat.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux projets aux apparences similaires mais aux objectifs opposés émergent. L'École des cadres d'Uriage, créée par Vichy en 1940, a pour objectif l'instauration d'une nouvelle aristocratie basée sur le sens du service de l'État. S'éloignant de l'idéologie vichyste, elle sera finalement dissoute par Pierre Laval en décembre 1942. Le second projet, qui est quant à lui conduit peu après la libération par Michel Debré et Emmanuel Monick, porte en lui les valeurs de la résistance. Il aboutira à la création de l'ENA. L'ENA doit beaucoup aux circonstances historiques de ses commencements, et à l'esprit de ceux, issus de la Résistance pour la plupart, qui ont pris en charge la reconstruction du pays.

L'École nationale d'administration (ÉNA) a été créée par l'ordonnance n°45-2283 du 9 octobre 1945 par le Gouvernement provisoire de la République française, alors présidé par le Général de Gaulle. Cette décision, qui devait profondément bouleverser la structure même de l'administration publique française, avait été préparée par la Mission provisoire de réforme de l'administration, placée auprès du chef du gouvernement et dirigée par Maurice Thorez, vice-président du Conseil et secrétaire général du Parti communiste français. Après la démission du Général de Gaulle de la présidence du Conseil le 20 janvier 1946, c'est Maurice Thorez qui va réussir à mener à bien la réforme administrative et l'élaboration du statut de la fonction publique, en se préoccupant d'assurer d'abord la naissance de l'École nationale d'administration créée avant son entrée au Conseil. Michel Debré, maître des requêtes au Conseil d'État et commissaire de la République à Angers, animait cette mission de création de l'école. Il a assuré provisoirement les fonctions de directeur de l'école.

L'École s'établit d'abord dans les murs de l'Hôtel de La Meilleraye, au 56 rue des Saints-Pères, à Paris. Le bâtiment, exproprié en 1945 au bénéfice de la fondation nationale des sciences politiques, verra s'y succéder trente-quatre promotions d'élèves (de la promotion France combattante jusqu'à la promotion Pierre Mendès France).

L'hôtel de Feydeau de Brou, situé au 13 rue de l'Université, a été occupé par le Service hydrographique et océanographique de la marine jusqu'en 1971, date de sa décentralisation à Brest. L'hôtel a alors été restauré et les élèves de la promotion Michel de l'Hospital s'y sont installés en 1978. En avril 2007, cet hôtel particulier a été rebaptisé Bâtiment René Rémond par le nouveau propriétaire des murs (la Fondation nationale des sciences politiques).

En 2002, l'ENA a absorbé l'Institut international d'administration publique (IIAP), établissement issu de l'École nationale de la France d'outre-mer, et s'est depuis installé dans les anciens locaux de l'IIAP au 2 avenue de l'Observatoire (VIe arrondissement).

Sous l'impulsion d'Édith Cresson, il a été décidé en 1992 de déménager l'école à Strasbourg, au 1, rue Sainte-Marguerite. Avant d'accueillir l'ENA, la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (ou Commanderie Saint-Jean), construite au XIVe siècle, fut successivement un lieu de commerce et de diplomatie, un hôpital puis, entre 1740 et 1989, une prison.

Pendant 10 ans, les activités de l'école se sont organisées sur trois sites (rue des Saints-Pères, rue de l'Université et rue Sainte-Marguerite). La promotion Simone Veil, soixante-deuxième promotion de l'ENA, fut la première à effectuer l'ensemble de sa scolarité à Strasbourg.

Actuellement, le nouveau site de l'avenue de l'Observatoire, dans les anciens locaux de l'École nationale de la France d'outre-mer, accueille depuis fin janvier 2007 toutes les activités parisiennes de l'ENA (le service des cycles courts et la direction des relations internationales) tandis que tous les autres services de l'école sont concentrés à Strasbourg. Les cours des élèves en formation permanente dans des cycles pédagogiques de moins d'un mois ont donc encore lieu à Paris.

Depuis son déménagement à Strasbourg, l'ENA se fait également appeler École européenne de gouvernance. En 2007, selon une étude effectuée par l'École des mines de Paris, l'ENA était au niveau mondial la neuvième institution d'enseignement supérieur en terme d'anciens élèves présidents de l'un des 500 plus grands groupes mondiaux.

L'École est l'expression de la méritocratie républicaine. Les élèves issus de ses rangs sont membres de la haute fonction publique.

Le taux de sélectivité est élevé, puisque 7,9% des candidats présents à la première épreuve ont été reçus. En 2009, 40% des reçus étaient des femmes.

Le nombre d'élèves admis à l'ENA diminue de manière régulière depuis plusieurs années. Cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir, comme le témoigne la déclaration de Nicolas Sarkozy sur l'avenir de la fonction publique (discours du 19 septembre 2007).

L'ENA dispense à ses élèves une formation interministérielle d'une durée de 27 mois. La nouvelle scolarité, entrée en vigueur le 1er janvier 2006, comporte de manière alternée des périodes de stages et d'études.

Les élèves de l'ENA intègrent à leur sortie de l'école différents corps de la fonction publique d'État, en fonction de leur classement. Les premiers choisissent généralement les corps d'inspection et de contrôle, à savoir la Cour des comptes (4 élèves en 2008), l'Inspection générale des Finances (4 élèves en 2008), le Conseil d'État (4 élèves en 2008), l'Inspection générale des affaires sociales (3 élèves en 2008) ou l'Inspection générale de l'administration(2 élèves en 2008).

D'autres élèves, en principe bien classés également, intègrent le Quai d'Orsay en tant que conseillers des affaires étrangères.

Près de la moitié de la promotion intègre le corps des administrateurs civils ; parmi ceux-là, certains sont directement placés en position de détachement dans le corps des sous-préfets. Les autres élèves rejoignent les corps des conseillers de tribunal administratif et de Cour administrative d'appel ou celui des Chambres régionales des comptes. Quelques élèves rejoignent la Mairie de Paris en tant qu'administrateurs.

Le coût de la scolarité par élève, en diminution de 10 % entre 2005 et 2006, s'est élevé en 2006 à 56 303 € par élève en formation initiale (sur l'ensemble de la scolarité de 27 mois), soit environ 25 000 € par an. La scolarité étant gratuite pour les élèves, ce montant est pris en charge par l'école. A titre de comparaison, le coût moyen d'un étudiant dans l'enseignement supérieur français était estimé en 2005 à 9 280 € par étudiant et par an (7 210 € pour un étudiant de l'université et 13 560 € pour un étudiant en classes préparatoires).

Comme dans beaucoup d'autres écoles de la fonction publique française, les élèves de l'ENA sont rémunérés pendant leur scolarité. Ils perçoivent un salaire de 1 370 euros nets par mois pour ceux issus du concours externe, et de 2100 euros pour les élèves issus du concours internes. Les élèves s'engagent en contrepartie à travailler pour l'État pendant dix ans, faute de quoi ils devront rembourser les sommes perçues.

Une description de ce mastère est disponible sur le site de l'ENA.

Il s'agit d'un programme franco-allemand créé au moment du 40ième anniversaire du Traité de l'Élysée avec le soutien de Jacques Chirac et de Gerhard Schröder. Cette formation continue est ouverte à des fonctionnaires français et allemands en exercice, mais aussi à des fonctionnaires d'autres pays européens et aux cadres du secteur privé.

Le MEGA est piloté par l'ENA, l'Université Paris I (Sorbonne) et l'Université de Potsdam. Il est placé en France sous l'égide du ministère de la Fonction publique français (DGAFP) et en Allemagne sous celle du Ministère fédéral de l'Intérieur (BMI). Sont également partenaires le Centre d'études européennes de Strasbourg (CEES), l'Institut d'études politiques de Paris (IEP Paris), l'Université Robert Schuman, l'Université Humboldt de Berlin et l'Institut Universitaire Européen de Florence.

La formation est sanctionnée par deux diplômes : le Master en droit, mention droit public, spécialité gouvernance et administration européennes de l'Université Paris I, et le « Master of European Governance and Administration » délivré par l'Université de Potsdam. La première promotion, inaugurée en 2006 par le ministre français de la Fonction publique et le ministre fédéral allemand de l'Intérieur, est la Promotion Pont de l'Europe-Europabrücke. La deuxième promotion s'appelle Jean-Claude Juncker. La troisième promotion s'appelle Javier Solana.

Ce master à finalité professionnelle en science politique spécialité gestion publique est délivré par l'Université Paris-Dauphine. Il s'adresse aux étudiants, fonctionnaires et cadres du secteur privé confrontés à la gestion, au management public.

Associant l'expertise et les enseignements de hauts niveaux de l'ENA sur les problématiques du secteur public, ce master dispose d'une formation manageriale d'entreprise dispensée par Paris Dauphine.

Tout au long de la scolarité les stagiaires bénéficient de conférences et d'exposés caractérisés par la mixité des intervenants : hauts fonctionnaires, consultants, enseignants et chercheurs de l’université.

Accessible aux anciens élèves des cycles internationaux de longue durée, l'objectif de ce master est de permettre aux élèves étrangers de valoriser leur cursus à l'ENA par un approfondissement de leurs connaissances.

Destinées aux cadres supérieurs de la fonction publique, les sessions de formation permanente concernent 2500 personnes par an. Elles se sont diversifiées et visent à privilégier l'interministérialité par la confrontation d'expériences différentes et la mise en commun de savoir-faire utiles à la modernisation de la fonction publique.

L'ENA assume également une mission de recherche en sciences administratives en développant toute une série de colloques sur les grands enjeux de la fonction publique, en encourageant les travaux de recherche de ses élèves sur des questions d'actualité et en multipliant les comparaisons des différents systèmes administratifs étrangers.

Depuis sa création, en 1945, l'ENA a formé plus de 2000 élèves étrangers, provenant d'une centaine de pays, dans le cadre de ses deux cycles internationaux. Chaque promotion compte une quarantaine d'élèves étrangers représentant une trentaine de nationalités pour une centaine d'élèves français, tous suivent là une formation identique.

Par ailleurs, l'école entretient une active coopération administrative avec de nombreux partenaires étrangers. L'ENA a ainsi développé des accords de coopération binationaux avec des pays du Maghreb, la Chine, la Pologne, la Thaïlande ou encore la Syrie, pour permettre le transfert d'ingénierie des formations au management public et à la gestion administrative. L'ENA occupe également une place prépondérante dans le domaine des appels d'offres internationaux grâce à une cellule multilatérale créée en 2002, chargée de gérer les financements des bailleurs de fond internationaux ; elle fournit ainsi une expertise dans le domaine de l'administration publique et de la réforme de l'État dans plus de 25 pays (Algérie, Azerbaïdjan, Brésil, Bulgarie, Cambodge, Cameroun, Chine, Djibouti, Maroc, Panama, République dominicaine, Roumanie, Russie, Tunisie, Ukraine, Viêt Nam, etc.). Parallèlement à cette activité, l'École organise des cycles de formation à l'attention de responsables publics étrangers dans le cadre d'appel d'offres ou de demandes de formation émanant d'États étrangers (Afrique subsaharienne, Chine et Pays d'Europe centrale et orientale).

Soucieuse de conforter la place de l'administration française dans le monde, l'ENA a encore intensifié sa politique d'échanges internationaux depuis l'intégration des services de l'Institut international d'administration publique (IIAP) en son sein, début 2002.

L'ENA dispose à Strasbourg d'une bibliothèque contenant près de 40 000 ouvrages. Elle est accessible aux élèves et aux anciens élèves. Cette bibliothèque est par ailleurs un Centre de documentation européenne (tout comme celle de l'Institut d'études politiques de Paris ou de l'Université libre de Bruxelles), et reçoit à ce titre la documentation officielle européenne.

L'ENA dispose en outre d'une antenne documentaire à Paris constituée de 5000 ouvrages et d'une centaine de titres de périodiques.

De très nombreuses activités sportives sont proposées par l'association sportive de l'ENA (AS-ENA) aux élèves et anciens élèves.

Le derby de football annuel entre l'ENA et l'Institut national des études territoriales (INET), les deux écoles strasbourgeoises, a fait peau neuve en 2008. Il est désormais baptisé « Clásico administratif » et doté d'une coupe.

Elle s'est tenue le mardi 8 avril 2008. Les deux équipes, composées de 7 joueurs, devaient se départager en deux mi-temps de 30 minutes. La promotion Willy-Brandt (ENA) était opposée à la promotion Lucie-Aubrac (INET).

Le trophée 2008 a été remporté par l'ENA, sur le large score de 6 buts à 2. L'ENA jouait en maillot bleu, short bleu et bas bleus, l'INET en maillot tango, shorts noirs et bas tango.

L'ENA est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du premier ministre, exercée en son nom par la Direction générale de l'administration et de la fonction publique.

La présidence du conseil d'administration de l'ÉNA revient de droit au vice-président du Conseil d'État, c'est-à-dire depuis le 3 octobre 2006 à Jean-Marc Sauvé.

Son budget annuel de fonctionnement s'est élevé en 2006 à 41,685 millions d'euros. La part du financement de l'État dans ce budget s'élève à 74%.

Pour répondre à son objectif de démocratisation de l'accès à la haute fonction publique, l'ENA consacre près du quart de son budget à la rémunération des candidats au concours interne (183 élèves des cycles préparatoires aux concours administratifs étaient concernés en 2007) ainsi qu'au financement partiel de douze centres de préparation au concours.

Depuis sa création il y a 60 ans, l'ENA a formé 5600 hauts fonctionnaires français et 2600 étrangers.

Les différentes promotions de l'ENA portent un nom spécifique en hommage à un personnage, un événement ou un concept. La photo de chacune d'entre elles est affichée sur les murs de l'école.

L'Association des anciens élèves de l'école nationale d'administration (AAEENA) est la plus ancienne et la plus importante des associations d'anciens élèves de l'ENA. Elle diffuse une revue mensuelle, L'ENA hors les murs ainsi que l'annuaire des anciens élèves (en vente libre) et participe à l'animation de manifestations en lien avec la vie des anciens élèves en organisant des conférences, des colloques etc.

Elle se charge par ailleurs d'aider les anciens élèves dans leurs recherches d'emplois, en éditant tous les mois le bulletin du service carrière, qui contient une liste de poste à pourvoir dans et hors de l'administration, et en proposant des services personnalisés tels que des bilans de compétences.

Outre l'AAEENA, il existe de nombreuses associations regroupant des élèves selon leurs origines géographiques (comme l'Association québécoise des anciens élèves de l'ENA), selon le concours obtenu (telle l'Association des élèves et anciens élèves issus du 3ème concours de l'ENA), selon le programme suivi (Association des anciens élèves allemands du cycle étranger de l'ENA), ou encore selon d'autres critères (Agir pour la réforme de l'école).

Membres du gouvernement actuel : Martin Hirsch, Anne-Marie Idrac, Chantal Jouanno, Bruno Le Maire, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez.

Depuis les années 1960, il est reproché aux anciens élèves de l'ENA une pensée technocratique. L'école fait l'objet de critiques de la part de ses propres élèves, tel Jean-Pierre Chevènement, dans son livre L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise (publié sous le pseudonyme de Jacques Mandrin en 1967).

La critique de l'ENA participe d'interrogations plus générales sur la société française : la sélection et la reproduction des élites, la bureaucratie, la centralisation et les relations entre l'État et les citoyens. Une proportion importante de ceux qui contrôlent la vie politique et économique en France est en effet issue de ses rangs ; ce phénomène a d'ailleurs été étudié par Pierre Bourdieu.

Au cours de la campagne précédant l'élection présidentielle française de 2007, certains candidats comme François Bayrou se sont déclarés en faveur de la suppression de l'ENA. Un sondage réalisé pour l'occasion fait apparaître la faible popularité d'une telle mesure. Selon Louis Harris 2, « la suppression de l'ENA, est souhaitée par 27 % des sondés seulement ».

Le classement de sortie fait l'objet de critiques récurrentes. Il a été mis en cause, entre autres griefs, par les élèves de la promotion Léopold Sédar-Senghor (2002-2004), qui ont rédigé un rapport intitulé L'ENA, l'urgence d'une réforme. Ce document, signé par 132 étudiants sur 134, reprochait à l'ENA de « dispenser une scolarité au rabais, qui n'est que l'alibi d'un concours de beauté organisé par les divers corps de l'État ».

Les élèves avaient même voté une motion de défiance contre la direction de l'école, ce qui leur avait valu un rappel à l'ordre du ministre de la fonction publique de l'époque, Renaud Dutreil.

Dans un arrêt du 10 janvier 2007, le conseil d'État a donné raison aux élèves de la promotion Sédar-Senghor contestant le déroulement de l'examen de fin d'études (ces derniers n'acceptaient pas la présence d'un professeur de l'école au jury final de l'épreuve de questions européennes, ni le choix des sujets des épreuves de gestion publique). La haute juridiction administrative a annulé le classement de sortie de la promotion 2004 de l'ENA, estimant que l'école n'avait pas organisé le concours dans des conditions respectant l'égalité entre élèves. Cette décision restera toutefois sans influence, puisque des élèves ont uniquement contesté le classement, et non l'arrêté d'affectation dans les différents corps de l'administration,.

En janvier 2008, Nicolas Sarkozy a remis en cause le principe du classement de sortie. Le président de la République estime anormal que les mieux classés bénéficient d'une présomption de supériorité tout au long de leur carrière et se voient très souvent offrir les postes les plus importants, alors qu'à l'inverse les moins bien classés ne voient pas toujours leurs mérites professionnels reconnus à leur juste valeur. À ce stade, cependant, ni le calendrier ni les modalités d'une éventuelle suppression du classement n'ont été précisés. La difficulté de cette suppression tient en partie au risque de népotisme en cas de recrutement libre des jeunes énarques par les différents corps de l'État.

Le 22 avril 2008, les élèves de la promotion Willy Brandt ont malgré cela voté en assemblée générale la suppression du classement de sortie pour leur promotion à une forte majorité (76 % des exprimés et 79 % de participation,), mais le conseil d'administration de l'École a réaffirmé peu après le maintien du classement pour les promotions en cours de scolarité.

Néanmoins le 24 septembre est annoncée sa suppression dès 2011 ; le classement serait remplacé par un « dossier d'aptitude » et complété par un entretien de recrutement. Les élèves seraient par ailleurs davantage spécialisés : l'école envisage de créer, en complément du tronc commun, cinq filières (droit, économie, finances, international, social) en partenariat avec les administrations.

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Géorgien

Situation liguistique du Caucase.

Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français) ყველა ადამიანი იბადება თავისუფალი და თანასწორი თავისი ღირსებითა და უფლებებით. მათ მინიჭებული აქვთ გონება და სინდისი და ერთმანეთის მიმართ უნდა იქცეოდნენ ძმობის სულისკვეთებით. Translitération : Qvela adamiani ibadeba tʻavisupʻali da tʻanascori tavisi ġirsebitʻa da uplebebitʻ. Mat miničebuli akʻvtʻ goneba da sindisi da ertʻmanetʻis mimartʻ unda ikʻcʻeodnen żmobis suliskvetʻebitʻ.

Le géorgien (ქართული ენა, kartuli ena) est la langue officielle de la République de Géorgie, un pays dans le centre du Caucase.

Le géorgien est la langue maternelle d'environ 3,9 millions de gens dans la Géorgie elle-même (soit 83% de la population du pays), et celle d'environ 500 000 Géorgiens à l'étranger (particulièrement en Turquie, en Iran, en Russie, aux États-Unis et en Europe). Le géorgien est également la langue littéraire de tous les groupes ethniques habitant sur le sol géorgien, spécialement pour ceux qui parlent une autre langue du Caucase centrale (langues kartvéliennes), tels que le svane, le mingrélien et le laze. Les Juifs de Géorgie parlent quant à eux un autre dialecte, nommée le Kivrouli, dialecte parfois considérée comme un différent language juif. Le Kivrouli est en tout parlé par 85 000 personnes, dont 20 000 Géorgiens et 60 000 Israéliens.

Le géorgien est la langue la plus pervasive des languages de Transcaucasie, une famille qui inclue également le svane et le mingrélien (parlés dans le nord-ouest de la Géorgie) et le laze (langue parlée par sur la côte orientale de la Mer Noire, particulièrement de Trabzon à la frontière géorgienne).

Le géorgien fait donc partie de la classe des langues kartvéliennes, elle-même une des trois subdivisions de la famille des langues caucasiennes. Cette famille fut souvent assimilée au basque, ce qui amena certains linguistes à classifier les langues caucasiennes dans la super-famille hypothétique des langues déné-caucasiennes, dont sont également membres les langues sino-tibétaines et na-dené.

La langue géorgienne appartient au groupe katvélien, faisant parti de la famille des langues caucasiennes. De cette famille, le géorgien est le seul language qui a un ancien alphabet et une vieille tradition littéraire. Les plus anciens textes connus rédigés en géorgien datent de la seconde moitié du IVe siècle. Selon les chroniques grecques, le géorgien était parlé en Colchide et dans l'Ibérie caucasienne dans les anciens temps.

L'ancienne littérature géorgienne est une importante partie du Christianisme orthodoxe. La plus ancienne période littéraire géorgienne (Ve au VIIIe siècle) est très riche en hymnographie et dans les travaux hagiographiques. Les chroniques historiques de la Géorgie ont également leur importance dans l'étude de l'histoire et des cultures caucasiennes, aussi bien du nord que du sud. Elles sont aussi important pour l'étude de régions voisines, tel que le Proche-Orient. En raison de sa position stratégique entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, la Géorgie devint un des centres de la traduction durant le Moyen-Âge. Ces traductions étaient alors efféctuées aussi bien dans le pays (comme aux Académies de Pharissi, de Gélati et d'Iqalto) que dans les monastères géorgiens situés à l'étranger, y compros ceux situés en Syrie, sur le Mont Sinaï en Egypte, ou bien Olympia et Athos en Grèce, et d'autres en Europe de l'Est. Les travaux littéraires traduits en géorgien ajoutèrent plusieurs importantes informations aux études des histoires et des culture des pays du Proche-Orient, car ils aidaient à reconstituer certains écrits originaux perdus en grec, syrien, persan et arabe.

Certains travaux orientaux furent ainsi introduits en Europe grâce aux traductions géorgiennes. Par example, le géorgien « Visramiani » (XIIe siècle) est la traduction de l'indien « Ramayana », tandis que la « Sagesse de Balahvar » (XIe siècle) est la version chrétienne de l'histoire de Bouddha.

Après que le Christianisme s'étendit en Géorgie (en 337), les pensées religieuses et théologicales se développèrent dans un nouveau niveau. Plusieurs de ces pensées sont considérées comme des grandes œuvres de la civilisation orthoodoxe. En plus de ceux-ci, en peut trouver le travaux du fameux philosophe géorgien Pierre l'Ibère, datant du Ve siècle. Aujourd'hui, la Géorgie est considérée comme le lieu de naissance de la Renaissance orientale (du IXe au XIIe siècle). Le poème philosophique et allégorique de Chota Roustaveli, « le Chevalier à la Peau de Panthère » est ainsi la plus grande œuvre littéraire de cette période.

La langue géorgienne est caractérisée par plusieurs emprunts de plusieurs autres languages, avec lesquelles elle rentra en contact durant le cours de l'histoire. En raison de ce fait, la langue est aujourd'hui très riche en vocabulaire, aussi bien qu'en dialectes. Toutefois, la structure grammaticale du language ne reflète pas ces emprunts et ne ressemble à auncun autre language du monde. Seuls trois langues non-écrites du groupe des langues kartvéliennes sont quelque peu semblable au géorgien. Toutefois, le géorgien parlé aujourd'hui par la population de la Géorgie ne date que du XIXe siècle, lorsqu'elle reçut ses dernières modifications dans le vocabulaire, s'inspirant ainsi de mots russes ou persans afin de s'enrichir linguistiquement. Mais la Géorgie avait perdu son indépendance depuis 1801 et en 1921, la République socialiste soviétique de Géorgie fut créée. Joseph Staline, puissant maître de l'URSS et lui-même né en Géorgie, avait autorisé aux pays caucasiens de garder leur identité nationale, mais à sa mort, la politique de déstalinisation de Nikita Khrouchtchev entraîna l'entrée de la Géorgie dans une longue période de russification, qui atteint son apogée en 1978. En effet, à cette date, le président du Soviet Suprême de la RSS de Géorgie Edouard Chevardnadzé décida de changer l'Article 75 de la Constitution géorgienne (concernant le status officiel du géorgien), afin d'adopter le russe comme langue officielle. Toutefois, le peuple géorgien, n'étant pas d'accord avec cette proposition, se révoltèrent avec patriotisme et courage contre le régime soviétique et le 14 avril, de violentes manifestations embrasa la Géorgie et de nombreux Géorgiens furent assignés à domicile à Moscou. Toutefois, le gouvernement soviétique dut alors s'avouer vaincu et Chevardnadzé ne changea jamais la langue officielle de la Géorgie. Aujourd'hui encore, le 14 avril est considéré comme le Jour de la Langue Nationale.

L'œuvre la plus ancienne de la littérature géorgienne qui subsiste encore aujourd'hui est le Martyre de saint Shushanik (rédigé entre 474 et 484), et des centaines de palimpsestes datant des Xe, XIe et XIIe siècles indiquent qu'à cette époque, les Évangiles, les Épîtres de saint Paul et environ 150 Psaumes avaient déjà été traduits. Il subsiste également plusieurs traductions de la Bible dans sa totalité, qui datent des VIIIe et IXe siècles.

La littérature géorgienne connut son Âge d'Or sous le règne de la reine Tamar de Géorgie (1184-1212) durant lequel la Géorgie atteignit également son apogée dans les domaines politique et culturel. L'œuvre la plus célèbre issue de cette époque reste le Chevalier à la peau de panthère, du poète Chota Roustaveli, qui vécut à la fin du XIIe siècle et est toujours considéré comme le poète épique national de la Géorgie. À cette période, les récits et les mythes persans commencèrent à exercer une influence littéraire prépondérante : c'est dans les écrits du poète royal Théimouraz de Kakhétie, qui seront condamnés par l'un de ses successeurs, et du poète royal Archil de Karthlie, que cette influence fut la plus marquante. Elle resta forte jusqu'à la montée du nationalisme géorgien, qui naquit au XVIIIe siècle.

Les écrivains marquants de ce dit siècle du patriotisme furent le roi Vakhtang VI de Karthlie, son fils Vakhoucht Bagration et le moine catholique Soulkhan-Saba Orbéliani, auteur d'un recueil de contes moraux et d'un dictionnaire géorgien, ainsi que de poèmes et d'un journal narrant ses vastes voyages en Europe de l'Ouest. Nous pouvons également citer les poètes David Gouramichvili et Bessarion Gabachvili comme grands auteurs de l'époque.

Le XIXe siècle fut marqué par la forte influence de l'Europe de l'Ouest. Parmi les poètes de cette époque, Alexandre Tchavtchavadzé et Grigol Orbéliani figurent en bonne place. Leur art est resté célèbre pour ses thèmes patriotiques et son éloge exagéré du vin et des femmes. Quant à Nicolas Baratachvili, il fut fortement influencé par cette Europe de l'Ouest qui lui fit rédiger des poèmes lyriques de style byronien. À la fin du XIXe siècle, l'homme de lettres géorgien le plus influent était le patriote Ilia Tchavtchavadzé, qui sera assassiné par des militants socialistes puis vénéré comme saint de l'Église orthodoxe géorgienne.

De 1921 à 1991, la Géorgie fut rattachée à l'Union soviétique et, même si la plupart des œuvres littéraires continuèrent à être écrites en géorgien, elles relevaient de la tradition culturelle de l'Union des républiques socialistes soviétiques et, de ce fait, étaient souvent propagandistes et moralistes. Aujourd'hui, l'art de l'écriture géorgienne est quelque peu delaissée par les grands du pays, mais on peut toutefois encore entendre parler de fameux auteurs, tels que Aka Mortchiladzé ou Irina Assatiani.

Comme il est indiqué plus haut, le géorgien est une langue très riche vocabulairement, et en général, ce vocabulaire fut directement emprunté des langues étrangères, voisines ou non. Les similitudes entre la couche lexicale de la langue géorgienne et la couche des anciennes langues indo-européennes se retrouvent dans les domaines de l'élevage, de l'agriculture, des parties du corps humain et des chiffres. Les emprunts à la langue iranienne ancienne (Scythes, Alains, Ossètes, Parthes), moyenne et nouvelle sont patents, en particulier en terme de prénoms. La langue grecque a enrichi la langue géorgienne dans le domaine de la terminologie religieuse. Les emprunts aux langues araméennes (langue officielle de l'ancienne Ibérie), hébreu (ზეთი, zet'i pour huile), assyro-babylonienne (თარგმანი, t'argmani pour interprète), syrienne (კუპრი, koupri pour goudron), arabe (დავა, dava pour discussion), azerbaïdjanaise (თოხლი, t'okhli pour agneau) et arménienne sont complètement assimilés. Plus récemment, aux XIXe et XXe siècle, les langues russes et anglaises ont apporté leurs lots de mots nouveaux et parfois de « doublons ».

La grammaire du géorgien comporte de nombreuses difficultés. Le système de déclinaison compte sept cas.

Pour le moment, pas moins de dix-huit dialectes géorgiens peuvent être identifiés. Ces dialectes sont eux-même classifiables en deux groupes majeurs : Occidental et Oriental. Le géorgien classique est largement basé sur les dialectes karthliens du groupe orientale (ou centrale). Aujourd'hui, le géorgien classique a énormément influencé, particulièrement via le système d'éducation et par la presse, tous ses dialectes, exceptés ceux parlés en-dehors de la Géorgie. En dépit de variations régionales considérables, certains aspects des dialectes géorgiens tels que la phonologie, la morphologie, la syntaxe et le vocabulaire se ressemblent. Les trois autres langues kartvéliennes (le mingèle, le laze et le svane) sont sœurs du géorgien, mais ne se ressemblent pas mutuellement.

Les dialectes géorgiens sont classifiés selon leur répartition géographique. A part les groupes occidentaux et orientaux, certains linguistes y ajoutent une autre catégorie, celle des dialectes du sud. Ainsi, on peut même compter six catégories de dialectes : les dialectes de l'Est, de l'Ouest, du Nord-Est, du Sud-Ouest, du Centre, du Nord-Ouest et les autres.

Deux de ces dialectes, l'Ingiloouri et le Peredniouli, sont parlés en-dehors de la Géorgie, le premier par les Géorgiens d'Azerbaïdjan et le second par les descendants des Géorgiens déportés en Iran au XVIIe siècle.

Les dialectes centraux, parfois considérés comme faisant partis des dialectes orientaux, sont parlés dans le centre et le sud de la Géorgie, et forment les bases du géorgien classique.

Le géorgien s'écrit selon un alphabet dit mxedruli qui a remplacé l'asomtavruli, probablement inventé par Pharnabaze Ier, le premier roi du pays. L'alphabet actuel comporte 33 lettres : 28 consonnes et 5 voyelles. Il est unicaméral, c'est-à-dire ne distingue pas de majuscules et minuscules. Consulter aussi Alphabet géorgien.

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Étoile nord-africaine

L'Étoile nord-africaine (ENA) est une association fondée en France en mars 1927 par un noyau de travailleurs dont Hadj-Ali Abdelkader, Belghoul, Messali Hadj, Djeffal, Si Djillali, qui en jouèrent les principaux rôles. El-Emir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi (connu sous le nom de l'émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi, petit-fils de l'émir Abd El-Kader), exilé en Egypte en fut le président d'honneur.

Hadj ali Abd el-Kader est membre du comité directeur du Parti communiste français quand le Komintern demande que l'action du parti se développe parmi les travailleurs nord-africains. Hadj ali Abd el-Kader fonde alors l'Étoile nord-africaine dans ce but. Cette organisation, selon la volonté de Hadj ali Abd el-Kader, est fondamentalement laïque et compte se battre en complète collaboration avec la classe ouvrière française. Elle recrute la majeure partie de ses militants dans l'émigration ouvrière algérienne à dominante kabyle, militants qui sont placés sous haute surveillance par le Service des affaires indigènes nord-africaines de la Préfecture de police de Paris. Les buts de cette association sont « la défense des intérêts sociaux, matériels et moraux » des travailleurs de cette région.

En 1927, elle accueille Messali Hadj. Ce jeune Tlemcienien a des points de vue qui divergent de ceux de Hadj ali abdel-Kader. moins préoccupé par la laïcité et faisant état de points de vue nationalistes, il veut engager le mouvement sur le terrain politique en se faisant porte-parole d'une revendication d'indépendance de l'Afrique du Nord (Maroc, Algérie et Tunisie au sein d'un ensemble national que serait l'Algérie). Il est membre et permanent du parti communiste et il est adhérent et militant de la CGTU. Le parti comprenait 4000 membres en 1924.

Le Parti communiste prépare un congrès anticolonial de Bruxelles du 10 au 15 février 1927 et compte beaucoup sur cette manifestation.

Messali Hadj prépare un discours dans lequel il annonce vouloir dénoncer l'« odieux code de l'Indigénat ».

Le discours de Messali Hadj est influencé à la fois par l'islam politique et le nationalisme arabe auquel l'a initié Chekib Arslan en Suisse. D'où le fait de prôner l'arabisation de l'Algérie.

Le discours et la faconde de son auteur frappent l'auditoire, le jeune tlemcenien sort de l'ombre, il vient de passer une épreuve, il devint sur le champ un dirigeant politique dont on saisit le rôle majeur qui sera le sien.

En 1928, l'Étoile nord-africaine se sépare du Parti communiste français dont la « bolchevisation » voulue par le Komintern l'éloigne de ce qui sera sa revendication principale, l'autodétermination.

Les autorités françaises dénoncent la « menace pour l'autorité de l'État ». L'ENA est dissoute le 20 novembre 1929.

Le 28 mai 1933 une assemblée générale secrète se tient et élit Messali Hadj, président, Amar Imache, secrétaire général, Belkacem Radjef, trésorier général, et désigne Si-Djilani comme directeur du périodique El-Ouma (« La Nation ») dont Imache sera rédacteur en chef. La double appartenance avec le PC est interdite.

Un premier conflit nait entre deux hommes Messali Hadj, qui défend le projet d'une Algérie arabo-musulmane, contre Imache, qui défend une Algérie « faite de vingt races », algérienne et laïque, ce dernier insiste sur la dimension kabyle de la société et de la fonction de l'assemblée villageoise traditionnelle berbère (le tajmât).

Lors des grèves du Front populaire, l'ENA adhère aux revendication des mouvements sociaux et se solidarise avec les ouvriers.

L'ENA s'oppose au projet Blum-Viollete qui prévoit l'attribution de la citoyenneté française à une minorité d'Algériens.

Durant l'été 1936, de nouvelle dissensions naissent entre Messali Hadj et les Kabyles : le premier veut mobiliser des militants nord-africains pour la défense de l'Espagne républicaine en lutte contre le fascisme. Les Kabyles désapprouvent, le gouvernement espagnol n'ayant pas donné suite à la demande de constitution d'une république rifaine berbère.

Une nouvelle décision de dissolution frappe l'ENA en janvier 1937 et poursuit ses dirigeants pour reconstitution de ligue dissoute. Ses dirigeants sont condamnés puis amnistiés. Selon des informations policières, l'ENA avait 5 000 membres à ce moment.

Cette dissolution conduira Messali Hadj à la constitution du Parti du peuple algérien (PPA) à Nanterre. Ce nouveau parti avait les mêmes objectifs que ceux de l'ENA.

Il revendique une émancipation et une autonomie totale de l'Algérie au sein de la République française. Mais Messali ne revendique plus l'indépendance.

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Thierry de Beaucé

Thierry Martin de Beaucé est un écrivain, haut fonctionnaire (ancien élève de l'ENA 1967-1968) et homme politique français né à Lyon le 14 février 1943.

Après avoir siégé dans plusieurs cabinets ministériels puis avoir été conseiller culturel au Japon, ensuite affecté à l'ambassade de France à Rabat puis directeur des relations internationales d'Elf-Aquitaine de 1981 à 1986, il fut directeur général des relations culturelles, scientifiques et techniques au Quai d'Orsay avant de devenir secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des relations culturelles internationales (1988-91) dans le gouvernement de Michel Rocard. C'est lui qui a préparé et fait adopter en 1990 la loi portant création de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Il a été ensuite chargé de mission à l'Elysée sous la présidence de François Mitterrand avant d'occuper les fonctions d'ambassadeur de France en Indonésie puis de terminer sa carrière professionnelle comme directeur des relations internationales de la société Vivendi alors dirigée par Jean-Marie Messier.

Thierry de Beaucé habite Marrakech, il y est connu comme étant le dernier Pacha de Marrakech, puisqu'il habite le riad de l'ancien pacha. Suite à un arrêt cardiaque, Thierry de Beaucé, souffre d'une paralysie, ce qui ne l'empêche pas de recevoir des visiteurs au Riad Madani, avec bonne humeur et joie de vivre.

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Isabelle Falque-Pierrotin

Diplômée de l’École des hautes études commerciales (HEC), de l’École nationale d'administration (ENA) et de l’Institut Multi-médias, Isabelle Falque-Pierrotin (née Boulin) est conseiller d'État.

Elle est entrée au Conseil d'État en 1986. Elle a été directeur auprès du président de Bull de 1991 à 1993. Elle est nommée directeur-adjoint au cabinet de Jacques Toubon, ministre de la Culture et de la communication, de 1993 à 1995.

Elle est ensuite experte auprès de l'OCDE de 1996 à 1997 en matière de développement de la coopération internationale sur l'Internet.

A partir de 1998, elle est rapporteur générale de la Section du rapport et des études du Conseil d'État. Elle coordonne le rapport du Conseil d'État publié en 1998 sur l'Internet et les réseaux numériques.

Elle est chargée en décembre 2000 de mettre en place le Forum des droits sur l'internet dont elle est la déléguée générale et la présidente du Conseil d'orientation depuis mai 2001.

Elle a épousé Thierry Falque-Pierrotin, directeur général de Kesa Electricals.

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Svane

Le svane (ლუშნუ ნინ/შკა̈ნ, lušnu nin/šḳän; géorgien : სვანური ენა, svanuri ena) est une langue parlée dans le nord-ouest de la Géorgie.

Le svane est la langue d'environ 30 000 personnes (mai 2007) de l'ethnie svane, qui constituent une subdivision des Géorgiens et vivent dans les régions montagneuses de Svanétie, à savoir les districts de Mestia et Lentekhi, dans les vallées de l'Enguri, du Tskhenistskali et de Kodori. Certains locuteurs svanes vivent dans la république autonome d'Abkhazie ; bien que les conditions sur place rendent toute estimation délicate, on pense qu'ils ne représentent que 2 500 personnes environ.

La langue svane est utilisée pour la communication familière et occasionnelle. Elle n'a pas de standard écrit ni de statut officiel ; la plupart des locuteurs parlent aussi le géorgien, langue officielle du pays, qu'ils utilisent comme langue littéraire et pour le commerce. Il n'y a pas d'enseignement officiel en svane, et le nombre de locuteurs décline en raison de la dispersion de la population svane face à la pression grandissante de l'économie. On considère qu'il s'agit d'une langue en danger, la compétence linguistique en svane étant limitée chez les jeunes.

Le svane est le membre le plus différencié des quatre langues kartvéliennes du sud du Caucase, et il n'y a pas d'inter-compréhension avec les trois autres, qui sont le géorgien, le laze et le mingrélien. On suppose que le svane s'est séparé au 2e millénaire avant J.C. ou plus tôt, environ mille ans avant que le géorgien ne se sépare à son tour des deux autres.

Les lettres en gras sont standards dans tous les dialectes.

Comme toutes les langues de la famille sud-caucasienne, le svane possède un grand nombre de consonnes. Il accorde le sujet avec l'objet, et s'inscrit dans un système morphosyntaxique de type partiellement ergatif (split-ergative). Les verbes sont marqués en fonction de l'aspect, de l'évidentialité et de la « version ».

Le svane a conservé la consonne /qʰ/ (occlusive aspirée non voisée), et les semi-voyelles /w/ et /j/. Il possède un répertoire vocalique plus étendu que le géorgien ; le dialecte bal supérieur a le plus grand nombre de voyelles de toutes les langues sud-caucasiennes, différenciant des versions longues et brèves de /a ɛ i ɔ u æ ø y/ plus /ə eː/, soit au total 18 voyelles, alors que le géorgien n'en a que cinq.

La morphologie du svane est moins régulière que celle de ses langues-soeurs, et il existe des différences notables au niveau des flexions verbales.

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Église néo-apostolique

L'Église néo-apostolique (ENA) est un culte protestant millénariste fondé en 1863, d'une dissidence de l'Église catholique apostolique après la mort des premiers apôtres.

En 1860, Heinrich Geyer (1818–1896) et Friedrich Wilhelm Schwartz (1815–1895) sont exclus de Église catholique apostolique pour avoir voulu nommer six nouveaux apôtres en remplacement de ceux qui étaient déjà morts. Ils fondent en 1865 la Mission chrétienne apostolique universelle qui se sépara en deux groupes après une dissension entre Geyer et Schwartz. Le groupe de Geyer disparait peu après la mort de celui-ci.

Après la mort de Schwartz, le chef de gare Fritz Krebs (1832-1905) est considéré comme apôtre-patriarche par les autres apôtres et met en place la structure actuelle de l'Église. La structure se développe en Allemagne et aux Pays-Bas, puis s'implante en Suisse à partir de 1894. Le nombre de douze apôtres est à nouveau réunis en 1900.

Hermann Niehaus (1848-1932) devient le second apôtre-patriarche en 1905. En 1906 l'assemblée prend le nom de Communauté néo-apostolique, puis plus tard d'Église néo-apostolique.

Johann-Gottfried Bischoff (1871-1960) devient le troisième apôtre-patriarche en 1930. Le 25 décembre 1950, il affirme que Jésus va revenir pendant sa vie. Ces affirmations deviennent un aspect important de la doctrine de l'Église jusqu'à la mort de Bischoff le 6 juillet 1960. La foi à cette "Botschaft" (=message) était lié avec le Saint-Scellé et les apôtres qui s'y opposaient ont été exclus.

Ce décès provoque une crise, mais le 10 juillet 1960, Walter Schmidt (1891-1981) est nommé apôtre-patriarche. Il sera suivi le 23 février 1975 par Ernst Streckeisen (1905-1978), puis par Hans Urwyler (1925-1994) le 18 novembre 1978.

Le 22 mai 1988, le suisse Richard Fehr devient le septième apôtre-patriarche. Il prit sa retraite le 16 mai 2005 au cours de la cérémonie solennelle de Pentecôte au cours de laquelle il institua Wilhelm Leber, apôtre du district de l'Allemagne du Nord, dans le ministère d'apôtre patriarche. Wilhelm Leber devenait le huitième apôtre-patriarche.

Fin 2004, l'Église néo-apostolique est représentée dans plus de 200 pays et compte environ dix millions de membres. Elle est la troisième Église chrétienne en Allemagne.

L'Église néo-apostolique est hiérarchisée. À son sommet on trouve l'apôtre-patriarche qui siège depuis 1975 à Zurich en Suisse. Le nombre d'apôtres a suivi l'expansion de l'Église, de douze à l'origine, ils sont maintenant plus de trois cent.

Propriétaire de la Maison d’édition et imprimerie Friedrich Bischoff Sarl (Francfort), elle publie plusieurs revues, dont le mensuel Notre famille.

Dans des communiqués publiés sur le site web de l'Église Néo-Apostolique internationale, le mouvement affirme s'ouvrir vers les autres mouvements chrétiens, et procéder régulièrement à des actions humanitaires.

Les trois derniers ont fondé l' Union des Communautés Apostoliques en Europe en 1956 à Düsseldorf en Allemagne.

L'Église néo-apostolique est un culte millénariste qui professe l'imminence du retour de Jésus Christ comme il est écrit dans l'Apocalypse.

L'Église néo-apostolique connaît trois sacrements : le Saint-Scellé, le Baptême et la Sainte-Cène. Le Saint-Scellé est réalisée par l'imposition des mains et la prière d'un apôtre de l'Église. Le Baptême est réalisé par le dessin de 3 croix faites à l'eau bénite par le doigt d'un prêtre sur le front et la prière de celui-ci. La Sainte-Cène est la distribution d'une hostie par le prêtre au moment de l'Eucharistie.

L'Église néo-apostolique reconnait les baptêmes des autres confessions chrétiennes dès l'instant où ceux-ci ont été célébrés au nom de la Trinité divine et avec la présence de l'Elément Eau.

L'Église néo-apostolique est parfois considérée, le plus souvent par d'anciens membres, comme une secte ; elle était par exemple présente dans une liste annexée au rapport parlementaire français n°2468 de 1995 sur les sectes. Néanmoins, l'Église néo-apostolique ne répond à aucun des critères servant à qualifier une organisation de secte dans ce rapport.

Dans plusieurs pays comme l'Argentine, la Zambie et l'Afrique du Sud, l'Église néo-apostolique semble accueillie favorablement par les pouvoirs publics.

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Source : Wikipedia