Drancy

3.3860555197084 (1549)
Posté par rachel 04/03/2009 @ 00:09

Tags : drancy, seine-saint-denis, île-de-france, france

Dernières actualités
Bekka, le miraculé de Drancy - Le Parisien
Champion du groupe B de CFA 2, Drancy s'impose comme le club en vogue en Ile-de-France. Un garçon symbolise cette fulgurante ascension : Rani Bekka. A 27 ans, cet attaquant né à Bobigny et originaire de Kabylie (Algérie) a (presque) tout connu....
L'église Adventiste du septième jour ouvre ses portes samedi prochain - La Voix du Nord
Praise Team » vient de Drancy. Il est composé de vingt chanteurs de la jeune génération lesquels, ancrés dans le gospel traditionnel et plus récent, forment un ensemble homogène qui est habitué aux concerts fréquents dans toute la France....
La folle ascension de Drancy - Le Parisien
Le président de la Jeanne-d'Arc Drancy cherche ses mots pour décrire sa joie : « Drancy, c'est juste ça… » Ça, c'est le résultat d'une montée officielle en CFA obtenue samedi à l'issue de la victoire (2-1) face à Sens. Tout le match, les portables ont...
Une saison en quelques chiffres - La Voix du Nord
... il ne lui reste plus qu'à faire fructifier ce total à la maison pour se rapprocher du CFA. > 75.- Le total de points arrageois après trente journées de championnat. Arras termine à neuf points d'Ivry, le second,et à quatorze de Drancy, le champion....
Christine Boutin lance la Conférence des imams de France - Chrétienté.info
Le lancement de la Conférence des imams de France a eu lieu à Drancy, lors d'une réunion «présidée par Christine Boutin» (sic), et en présence du maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde, l'homme qui s'était vanté d'avoir menti à ses concitoyens en...
Un dîner (presque) parfait - SaphirNews.com
Juifs, musulmans, chrétiens, laïcs, tous étaient rassemblés mercredi 10 juin, à Drancy, dans un esprit de totale communion. La Conférence des imams de France a réuni politiciens et responsables religieux juifs et musulmans pour un dîner à la fois...
Le Conseil des imams de France émerge face au CFCM - Le Monde
Le lancement officiel et mondain de la Conférence des imams de France, à Drancy, mercredi 10 juin, "sous la présidence" de Christine Boutin, ministre du logement, en présence du maire, Jean-Christophe Lagarde et d'autres élus du département - le...
Bon prince, Arras a préservé sa place sur le podium de CFA 2 - La Voix du Nord
Avec ses soixante-quinze points, Arras termine à dix longueurs de Drancy et neuf de son dauphin ivryen, chipant la médaille de bronze aux réserves pros de Reims et Troyes. Le tout après un passage à vide hivernal qui a pu laisser croire à un printemps...
Assemblée nationale : la commission des lois durcit le texte de ... - Le Monde
La nouvelle instance musulmane est présidée par l'imam de Drancy. Elle fédère une quarantaine d'imams de la région parisienne... Affaire Dray : Sopo dénonce le caractère "abusif" de sa garde... Le président de SOS-Racisme a été remis en liberté dans la...

Drancy

Carte de localisation de Drancy

Drancy est une commune française, située dans le département Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Drancéens.

De 1941 à 1944, la ville a été le site du camp d'internement de Drancy, principal lieu de déportation des Juifs vers les camps d'extermination nazis, pour la majorité des convois vers Auschwitz.

La ville de Drancy se situe à dix kilomètres au nord-est du centre de Paris, dans le sud de la plaine de France, aujourd'hui fortement urbanisée depuis le début du XXe siècle dans sa moitié méridionale. La limite septentrionale de la commune avec le Blanc-Mesnil était marquée par un petit ruisseau aujourd'hui canalisé et souterrain, la Molette.

Elle est accessible par le RER B, gares de Le Bourget et Drancy, la ligne 1 du tramway d'Île-de-France qui la longe sur sa limite sud-ouest ainsi que par l'autoroute A3 à l'est ou l'autoroute A86 à l'ouest et au sud qui traverse en partie la ville grâce à un viaduc couvert.

La commune est limitrophe de Bobigny, Bondy, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget et La Courneuve.

Le nom de la ville provient de Terentiacum, domaine de Terentius, propriétaire gallo-romain. Nom qui se transforme par la suite en Derentiacum, puis Drancy.

À la construction de l'école Dulcie September, une fosse comblée par des résidus de travail du métal ainsi qu'une sépulture dans laquelle reposait le squelette d'une femme allongée sur le ventre attestent de l'occupation du lieu à l'époque des Gaulois, vers le IVe siècle av. J.-C..

De même, une zone d'habitat était bien mise à jour, mais datant du Ier siècle av. J.-C.. au Ve siècle. Les restes d'une cave en pierre étaient là pour en témoigner.

Au XVIIe siècle, Drancy se divisait en deux villages : Drancy le Grand et le Petit Drancy. L'actuel quartier du « Village Parisien » correspond au hameau de Groslay qui était entouré par la forêt de Bondy (d'où le nom de la rue des bois de Groslay). Divisée en deux par la ligne de chemin de fer et la gare (RER B), la ville a eu un fort lien social historique avec les cheminots (Institut d'histoire sociale, IHS).Drancy a d'ailleurs longtemps été un bastion communiste de la "ceinture rouge" de la région parisienne.

Seconde Guerre mondiale : voir Camp de Drancy.

Depuis 2001, Le maire de Drancy est Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre). Il est également député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis (Bobigny/Drancy) depuis 2002 Vice-Président de l'Assemblée nationale du 1er décembre 2006 au 19 juin 2007. Le 17 juin 2007 il a été réélu Député avec 60 % des voix sur Drancy Bobigny. Il a été conseiller régional de 1998 à 2002 et conseiller général de 2001 à 2003.Il a été réélu le 9 mars 2008 Maire de Drancy dès le premier tour avec 69,50% des suffrages exprimés.

Une partie de la commune forme le canton de Drancy (Sud de Drancy) dont le conseiller Général est Stéphane Salini (UMP) depuis 2004. L'autre partie appartient au canton du Bourget (Drancy Nord) dont le Conseiller Général est Vincent Capo-Canellas (Nouveau Centre) depuis 2003 et réélu en 2008 dès le premier tour.

La cité de la Muette (rues Auguste-Blanqui, Arthur-Fontaine et Jean-Jaurès) fut édifiée en 1933 par Eugène Beaudouin et Marcel Lods dans le cadre de la loi Loucheur et fut alors aussi admirée que critiquée : formée d'immeubles parallèles de quatre étages et de cinq tours de quatorze étages (le peigne), elle furent les plus hautes réalisées en France durant les années 1930. Les panneaux de béton préfabriqués sont installés sur une ossature métallique. Mais les équipements collectifs prévus ne furent pas réalisés. Les inconvénients de ce type de logement étant trop importants (défauts d'isolation et d'insonorisation), les premiers habitants ont rapidement déserté les lieux.

Cette cité pilote, annonçant les futurs grands ensembles édifiés à la hâte sans équipements, fut néanmoins rapidement reconvertie : la cité devint alors tristement célèbre car réaménagée vu sa configuration « idéale » en camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Près de 80 000 juifs y furent internés avant leur déportation, Max Jacob y fut interné et y mourut le 5 mars 1944. Le philosophe Jean Wahl, l'écrivain roumain de langue allemande Benjamin Fondane et sa soeur Line, l'écrivain français Tristan Bernard, Louise Jacobson, la chorégraphe Renée Blum, y furent internés.

Les tours furent détruites en 1950 afin de laisser place à une cité militaire, qui quittera les lieux en 1976.

Le Wagon-Témoin commémoratif, dans le quartier de la Muette, derrière le monument de Shelomo Selinger, est symbolique dans le quartier de l'occupation nazie.

Le parc de Ladoucette fut de 1976 à 2006 baptisé Jacques Duclos en l'honneur du député communiste de la circonscription de 1945 à 1956. Il renferme sur ses 5,5 hectares de superficie un bassin, un parcours sportif, une ferme pédagogique et le mausolée de la baronne de Ladoucette, édifié en 1874 (son corps a été transféré au cimetière Parisien). Aménagé à l'emplacement de la motte féodale du XIe siècle, le domaine fut deux siècles plus tard entouré d'une muraille et doté d'une entrée fortifiée. Au XIVe siècle, puis au XVIIIe siècle, le château entièrement reconstruit était agrémentée d'un jardin anglais. Longtemps propriété de la famille de Ladoucette, la baronne mettra un terme à cette tradition familiale en juin 1892 le cédant à l'asile de Drancy qu'elle avait auparavant fondé. Le parc fut progressivement racheté par la commune entre 1969 et 1974, ouvert au public en juin 1976 et inauguré trois mois après, en septembre 1976. Le parc est le lieu de rassemblement des Drancéens lors de la fête de la Musique, le 14 juillet ou à l'occasion de concerts.

Le château de Ladoucette fut détruit lors de la guerre de 1870 et reconstruit ensuite par la baronne. Il sera centre de convalescence durant la Première Guerre mondiale pour les militaires blessés au Front. Le nouvel édifice sera lui même victime de destructions durant les deux guerres mondiales.

L'église Saint-Jean-l'évangéliste fut construite en briques sur une ossature en béton armé.

Aux abords du stade nautique une statue, œuvre de Jean et Christian Moisa, à présent commune aux habitants de Drancy et de Gorée, érigée ici comme là-bas en mémoire des victimes de l'esclavage, a été inaugurée le 23 mai. Elle représente deux esclaves s'enlaçant, des restes de chaînes fraîchement brisées entravant encore les fragiles poignets de l'homme, les mains levées vers le ciel. Cette œuvre au cœur de Drancy est aujourd'hui un des lieux en mémoire des victimes de l'esclavage.

La cité-jardin (rue de la République, dite Drancy-1) fut édifiée entre 1920 et 1922 par l'Office des HBM de la Seine. Inspirée des théories de l'Anglais Ebenezer Howard, elle fut l'un des premiers exemples construits dans l'ancien département de la Seine. La Cité-jardin compte 210 logements sous forme de maisons individuelles, le plus souvent en brique rouge. Une seconde vague de travaux aura lieu en 1929 et 1930, incluant cette fois de petits collectifs.

En haut



Camp de Drancy

Photo d'internés juifs du camp de Drancy

D'août 1941 à août 1944, le camp d'internement de Drancy, souvent appelé par diminutif Drancy, a été le site clé de la Shoah en France. Situé au nord-est de Paris, dans la ville de Drancy (Seine, actuellement Seine-Saint-Denis), ce camp a été pendant trois ans le principal lieu de départ de la France vers les camps d'extermination nazis, pour la majorité des convois vers Auschwitz. Neuf Juifs déportés de France sur dix passèrent par le camp de Drancy pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le camp d'internement de Drancy a été installé dans un quartier d'habitation tout neuf, la cité de la Muette, des architectes Marcel Lods et Eugène Beaudouin. Il s'agit d'un vaste bâtiment en U, un ensemble HBM de quatre étages autour d'une cour d'environ 200 mètres de long et 40 mètres de large.

Le gros œuvre des bâtiments seul est terminé quand, en octobre 1939, la cité de la Muette devient un camp d'internement. À partir de l'été 1940, le camp de Drancy sert de lieu d'internement pour des prisonniers de guerre français, puis des civils yougoslaves et grecs, suivis par des prisonniers de guerre britanniques.

La forme du bâtiment, surnommé le « Fer à cheval », se prête facilement à sa transformation en camp d'internement : la bâtisse est entourée de barbelés, des miradors sont installés aux quatre coins. Le sol de la vaste cour est tapissée de mâchefer et des barbelés ferment le U.

Le bâtiment en U et les tours, ainsi que certains terrains attenants, sont réquisitionnés par l'Armée allemande le 14 juin 1940. Un document est délivré le 24 janvier 1941, faisant état de la réquisition « pour les besoins des troupes d'occupation allemandes » de la caserne républicaine de Drancy et de tous les biens mobiliers et immobiliers. Dans la même note, « l'adjoint du commandant du Frontstalag III, camp qui se trouve dans ces casernes », signale qu'il n'y a pas eu de réquisition par écrit des casernes en question, « mais que toutes les conventions ont été faites verbalement entre le service central des cantonnements de l'Armée à Paris et le Préfet de la Seine ». Les logements des officiers de la caserne de Drancy sont remis à leur disposition le 15 octobre 1941.

Drancy va devenir un des principaux camps d'internement de Juifs en zone occupée en France, avec les camps de camp de Royallieu à Compiègne (Oise), de Pithiviers (Loiret) et de Beaune-la-Rolande (Loiret).

Du 20 au 24 août 1941, a lieu à Paris une grande rafle. Lors de cette rafle, d'abord menée dans le 11e arrondissement, puis étendue aux 4e et 12e arrondissements et un peu partout dans Paris et en banlieue, la police française arrête tous les Juifs – hommes exclusivement – français et étrangers de 18 à 50 ans. 4 232 personnes sont arrêtées et emprisonnées à Drancy, dans la cité de la Muette devenue camp d'internement de Juifs. Elle est désormais identifiée sous le nom de « camp de Drancy ».

Le camp est d'abord un lieu d'internement, dans des conditions délibérément durcies – la famine entraîne rapidement la dysenterie, une partie des gendarmes français brutalisent les internés et multiplient les sanctions arbitraires et humiliations (tontes des cheveux, amendes...), etc.

En novembre 1941, 800 internés malades ou de moins de 18 ans sont libérés.

Jusqu'en mars 1942, le camp sert de réservoir d'otages de représailles. Les prisonniers sont affamés – une douzaine d'internés sont morts de faim entre août et novembre 1941. Le 14 décembre 1941, 47 internés de Drancy sont emmenés au Mont-Valérien où ils sont fusillés le lendemain avec d'autres otages, des communistes.

À partir de 1942 et du tournant de l'Allemagne nazie vers la Solution finale, Drancy passe du statut de camp d'internement à celui de camp de transit, et constitue la dernière étape avant la déportation vers les camps d'extermination.

Lors de la grande rafle du Vel d'hiv', commencée le 16 juillet 1942, la police française arrête près de 13 000 personnes. Les couples sans enfants et les célibataires sont amenés à Drancy.

Après leur arrestation par la Gestapo et Klaus Barbie en avril 1944, les enfants d'Izieu furent envoyés à Drancy avant d'être déportés et assassinés à Auschwitz.

Au total, de 1942 à 1944, une soixantaine de convois français de déportés juifs sont partis de Drancy. D'où son surnom d'antichambre de la mort. En période de pointe, le camp a connu le départ de deux ou trois convois par semaine.

Le camp fonctionne comme lieu principal de rassemblement et de déportation, jusqu'au 17 août 1944. Le lendemain, 18 août 1944, 1 467 prisonniers sont libérés après l'arrivée du consul de Suède Raoul Nordling et de membres de la Croix-Rouge.

67 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés à partir de Drancy sur 76 000 Juifs déportés de France. Moins de 2 000 des déportés de Drancy sont revenus, soit à peine 3 %.

Le 27 août 1941, à l'issue d'une réunion entre représentants des autorités d'occupation – Theodor Dannecker – et des autorités françaises, le camp est placé sous la responsabilité du préfet de police. Ce dernier a sous ses ordres la gendarmerie et les services du ravitaillement de la préfecture de la Seine. Le chef de camp est un commissaire de police. En réalité, le camp est « sous l'autorité directe des Allemands qui prononcent les internements et les libérations, et règlent par des instructions précises son régime intérieur », indique en mai 1942 une note de l'inspecteur général de la Santé et de l'Assistance E. Aujaleu.

Pendant ses trois années d'existence, le camp de Drancy a été sous les directions successives de Theodor Dannecker jusqu'en juillet 1942, Heinz Röthke jusqu'en juin 1943 et Alois Brunner à partir de juillet 1943. Tous trois étaient des SS.

Theodor Dannecker « était un psychopathe violent . C'est lui qui avait ordonné d'affamer les internés, de leur interdire de circuler dans le camp, de fumer, de jouer aux cartes, etc. », indique Maurice Rajsfus dans son livre sur Drancy. Heinz Röthke (ou Roethke parfois en graphie française) a été moins présent dans le camp, mais c'est sous sa direction, d'août 1942 à juin 1943, que près des deux tiers de l'effectif total déporté du camp, environ 40 000 Juifs, sont envoyés à Auschwitz. Le troisième chef du camp a été Alois Brunner, formé par Adolf Eichmann au Bureau central de l'émigration juive à Vienne.

Le camp de Drancy était gardé par des gendarmes français, installés dans les « gratte-ciels » derrière le bâtiment en U où étaient internés les prisonniers. Son fonctionnement était sous le contrôle du Service des affaires juives de la Gestapo.

Les 42 convois de déportation de Drancy partis du 27 mars 1942 au 23 juin 1943 sont partis de la gare du Bourget-Drancy (réseau Nord). Les 21 convois de déportation de Drancy partis du 18 juillet 1943 au 17 août 1944 sont partis de la gare de Bobigny (Grande Ceinture). Selon le décompte de Serge Klarsfeld et des FFDJF (Fils et filles des déportés juifs de France), 40 450 déportés sont partis de la gare du Bourget-Drancy et 22 450 de la gare de Bobigny.

58 de ces convois sont partis vers Auschwitz-Birkenau, quatre vers Sobibor et un pour Kaunas et Tallinn. 47 convois transportaient mille personnes, 9 plus de mille (dont 3 transportant 1 500 personnes) et 7 moins de mille, dont le dernier. Ce dernier convoi, le 17 août 1944 – une semaine avant la libération de Paris –, permit à Alois Brunner et ses SS de fuir, en emmenant avec eux 51 déportés, dont Marcel Bloch, futur Marcel Dassault.

Jusqu'en juillet 1943, ces convois étaient escortés de militaires allemands et de gendarmes français. Par la suite, des policiers sont venus spécialement d'Allemagne.

Le camp est utilisé pour l'épuration. Sacha Guitry et Mary Marquet, accusés de collaboration, y séjournent et décrivent dans leurs livres leurs conditions de vie. D'autres prisonniers célèbres du monde des arts et des lettres et de la politique y furent incarcérés.

Les bâtiments deviennent ensuite des habitations bon marché, revenant à leur destination initiale. Ils sont aujourd'hui toujours un grand ensemble d'habitation.

À la Libération, des rescapés de Drancy portent plainte contre les gendarmes complices des nazis. Une instruction pour intelligence avec l'ennemi est ouverte contre 15 gendarmes, dont 10 seulement sont renvoyés devant la Cour de justice de la Seine, inculpés d'atteinte à la sûreté extérieure de l'État. Tous sont laissés en liberté avant le procès, et trois prennent la fuite. Les sept autres plaident l'obéissance aux ordres reçus, malgré de nombreux témoignages de brutalité par des rescapés.

Le 22 mars 1947, la Cour de justice rend son arrêt : si tous les gendarmes sont reconnus coupables d'actes de nature à nuire à la Défense nationale, la Cour considère cependant qu'ils se sont réhabilités par « des actes de participation active, efficace et soutenue à la Résistance contre l'ennemi ». Seuls deux sont condamnés à de la prison ferme – deux ans – et à la dégradation nationale pour cinq ans, mais ils sont graciés et relevés de l'indignité nationale au bout d'un an.

En haut



Cavalier Bleu de Drancy

Le Cavalier Bleu de Drancy est un club d'échecs, situé à Drancy (Seine-Saint-Denis). Pendant la saison 2008-2009 le club évoluera dans le Top 16, championnat de première division de ce sport.

Le cercle du Cavalier Bleu de Drancy est né en 1972. Son nom est tiré de sa première demeure : la MJC « Bleue », où se réunissaient les premiers passionnés. En 1977 l'équipe de Drancy gagne la coupe de Critérium Tour, les compétitions de la ligue d'Île de France s'échelonnant par ordre croissant de difficulté de Pion à Roi.

En 1980 que Drancy devient Champion de deuxième division Île de France. Depuis tous les quatre ans, le club monte d'une division. L'année 1984 voit le club devenir Champion de la première division Île de France. En 1988 c'est le titre de Champion de France de troisième division Nationale. En 1992 Drancy devient Champion de France de deuxième division. Pendant onze années le club parmi les seize meilleurs clubs de France. Il y reviendra en 2005.

Aujourd'hui, le club est composé d'environ une soixantaine de membres de tous niveaux et de tous âges. La moitié des joueurs de Drancy a moins de seize ans et l'équipe Jeune a réussi à atteindre la troisième division Nationale en 2003.

En haut



Source : Wikipedia