Douai

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Posté par hal 08/03/2009 @ 10:11

Tags : douai, nord, nord-pas-de-calais, france

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Douai

La Scarpe à Douai

Douai (en néerlandais : Dowaai, en latin : Duacum) est une commune française du département du Nord et de la région Nord-Pas-de-Calais, située dans le sud de la Flandre romane.

Le nom jeté des habitants est les « ventres d'osier » (vint' d'osier en chti) en raison de la matière dont sont faits les géants locaux (la famille Gayant).

Douai est située sur la Scarpe, un affluent rive gauche de l'Escaut, à 40 km au sud de Lille, entre Arras, Cambrai et Valenciennes. Douai est la ville la plus méridionale de Flandre, à la limite avec l'Artois.

La ville de Douai dispose d'une gare SNCF permettant de relier Paris en une heure seulement grâce au TGV (8 allers-retours origine Valenciennes) mais aussi des liaisons direct vers Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Nantes, Toulouse (sens Toulouse-Douai), Perpignan, Montpellier (sens Perpignan/Montpellier-Douai), Quimper (sens Quimper-Douai) Brest (sens Brest-Douai), La Rochelle (uniquement les samedis estivaux) Strasbourg, Bruxelles, Hendaye, Irun en Espagne. Et pendant la saison hivernale vers les Alpes à savoir la Tarentaise (Bourg-Saint-Maurice), la vallée de l'Arve (Saint-Gervais-les-Bains) et le Briançonnais (Briançon) Lille est à une demi-heure en TER.

Le Syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD) réalise un projet d'autobus à guidage magnétique au sol, entre Douai (Cité technique) et Guesnain qui sera inauguré et mis en service à une date encore inconnue, pour cause de retard dans la délivrance des homologations de la part de l'État. Toutefois on annoncerait sa possible mise en service dès 2009.

Le SMTD a préféré prendre de l'avance et a donc déjà mis en place des nouvelles infrastructures, comme la distribution des nouveaux tickets (et la fin des anciens), les nouveaux tarifs ainsi que les nouvelles cartes à puce et magnétiques qui remplaceront tout le réseau actuel TAD'Evéole.

Il circulera sur une voie réservée en béton dans laquelle ont été implantés, tous les 4 mètres, des plots magnétiques protégés par de la résine qui émettent des signaux « lus » par le véhicule au moyen d'un système informatique embarqué.

La ligne A, longue de 12 kilomètres, desservira 21 stations distantes d'environ 400 mètres les unes des autres. Avec une fréquence de 10 minutes en heure de pointe, il pourra transporter 900 voyageurs par heure.

10 rames de 18 mètres et 2 rames de 24 mètres ont été commandées. Elles seront accessibles aux personnes à mobilité réduite, grâce au plancher bas intégral et aux stations ajustées à leur hauteur, mais aussi aux personnes dont la vue est déficiente.

Ces rames seront propulsées par un moteur à gaz ou un système hybride. Le système fonctionnera sans caténaires.

Le montant de l'investissement s'élève à 110 millions d'euro hors taxes. Il est aussi prévu la construction de la ligne B pour 2011 et des lignes C et D vers 2020.

L'extension de la ligne A (phase 2) est prévue, et les communes de Masny, Ecaillon et Auberchicourt devraient connaître des périodes de chantiers semblables à celles des villes prochainement desservies par Evéole. Enfin, la phase 3 étendra la ligne A à son maximum : jusqu'à Aniche (lycée Edmond-Laudeau) d'une part, d'autre part jusqu'à la cité des Blocs Jaunes à Douai. La ligne A sera la plus grande ligne de transports en commun du Tub du Douaisis, s'étalant sur près de 20 kilomètres.

Son nom : Evéole.

La population civile de Douai est de bombardement de la mise en sécurité de l'approvisionnement. Comme l'indique son ancien nom latin, Duacum, et comme l'ont confirmé des fouilles archéologiques dans le centre historique de la ville (place Saint-Amé, place du Marché au Poisson), Douai a pour origine la réunion de deux villages situés de part et d'autre de la Scarpe, en une forteresse gallo-romaine vers le IVe siècle.

La première mention de Douai (Castellum Duacum, propriété des comtes de Flandre) date de 930.

Le comte Arnoul Ier de Flandre érige vers 950 le premier lieu de culte la collégiale Saint-Amé.

Après la conquête normande de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, la ville de Bridgwater en Angleterre était nommée du prince Walter (Gautier, ou Walscin) Douai.

La ville reçut sa première charte avant 1188. Elle a été dirigée par un conseil d'échevins jusqu'en 1789.

Au fil des siècles suivants, la ville fut disputée entre le roi de France et le comte de Flandre jusqu'en 1369 où elle devint définitivement flamande et suivit les destinées du comté de Flandre sous les ducs de Bourgogne.

En 1562, le roi d'Espagne Philippe II fonde à Douai une université afin de combattre la Réforme, et Douai devint une forteresse de la foi catholique. La bible de Douai y a été traduite en anglais dans le cadre de la Contre-Réforme. C'est sur un exemplaire de cette bible dite de Douai que John F. Kennedy a prêté serment lors de son investiture présidentielle.

Douai était alors une cité très riche et réputée pour son industrie lainière. En 1667, le roi de France Louis XIV envahit la Flandre. Douai fut assiégée et prise en trois jours, du 23 au 26 juillet 1667 par Vauban, qui assiège simultanément Lille. Le traité d'Aix-la-Chapelle (1668) annexa la Flandre à la France, et, mis à part durant les deux guerres mondiales, Douai est restée française depuis. En 1716, le Parlement de Flandre, dont les pouvoirs étaient essentiellement judiciaires, fut installé à Douai.

En 1718, un règlement d'urbanisme homologué par le Parlement de Flandre fixe des règles de constructions des demeures douaisiennes, alors que la ville est en reconstruction après avoir subi deux sièges. La hauteur des maisons est limitée, l'aspect de leur façade homogène, la ville comporte donc un important ensemble immobilier en goût français.

Entre 1790 et 1794, Douai a absorbé Wagnonville aujourd'hui dont une partie est mise en Réserve naturelle du Marais de Wagnonville.

Après la Révolution, le Parlement et l'université furent supprimés. Le chef-lieu du nouveau département du Nord fut établi à Douai en 1790 mais déplacé en 1803 à Lille.

En 1802, le Consulat décide la création du lycée de Douai, actuellement lycée Albert-Châtelet, un des sept lycées de première génération avec les lycées de Bordeaux, Marseille, Lyon, Moulins, Bruxelles et Mayence.

En 1804 La préfecture du département du Nord établie à Douai est transférée à Lille.

La révolution industrielle démarra avec la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Lille (1846), sur laquelle Douai était une gare importante. En 1878, l'école des maîtres ouvriers mineurs, future École des Mines de Douai est implantée à Douai. En 1895, le canal de la Scarpe est ouvert, et Douai devient le second nœud fluvial français après Conflans-Sainte-Honorine. Douai subit d'importants dommages pendant les deux guerres mondiales. La gare et son quartier furent entièrement détruits en mai 1940.

Alexandre Miniac ;Urbaniste; est mandaté par le secrétariat d'état à la reconstruction en 1948, avec Petit, la ville de Douai lui est redevable de son plan d'aménagement et de reconstruction après les dommages de la seconde guerre mondiale. Son plan est conservé aux archives municipales de Douai, , exposé au musée de la Chartreuse en 1999.

Après la Seconde Guerre mondiale, les mines de charbon furent nationalisées, et Douai devint le siège des Houillères du bassin de Nord-Pas-de-Calais, et le resta jusqu’à la fin de l'activité houillère dans les années 1980. Douai a profité du développement de l'industrie liée au charbon, mais subit ses séquelles, et en particulier les affaissements miniers qui nécessitent des pompages continuels afin que la ville ne soit pas noyée.

Douai, en 1985, a inauguré la nouvelle place aux jets d'eau.

Douai est classée ville d'art et d'histoire.

Douai conserve des vestiges de son passé militaire, par ses fortifications (porte de Valenciennes, porte d'Arras, tour des Dames), mais aussi son arsenal, sa fonderie de canons, ses casernes.

Le beffroi de Douai, édifice de 54 m, commencé au XIVe siècle, cache en son clocher un impressionnant carillon de 62 cloches. En 2005, avec 22 autres beffrois du Nord-Pas-de-Calais, il a intégré le Patrimoine mondial de l'UNESCO au sein du groupe des Beffrois de Belgique et de France. À noter qu'au même moment étaient classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO les géants de Douai, la famille Gayant.

La construction du beffroi de Douai a été entreprise en 1380, sur l'emplacement d'une précédente tour en bois, afin de servir de tour de guet. Un bâtiment également de style gothique fut érigé sur le côté ouest de la tour ainsi qu'une chapelle sur le flan sud. L'ensemble fut terminé en 1475 et un carillon fut installé dès 1391 dans le beffroi et rythme depuis la vie des Douaisiens.

Au XIXe siècle, d'importants travaux de restauration furent entrepris et un nouveau bâtiment, identique à celui du XVe siècle lui fut ajouté à l'est afin de donner à l'hôtel de ville son actuel aspect symétrique. Ce nouvel édifice comporte notamment une salle des fête de style second empire. À cette occasion, la structure du beffroi, initialement construit en grès des Flandres fut renforcée de l'intérieur par une forte épaisseur de briques et les édifices du XVe siècle furent restaurés selon la mode du XIXe siècle. Les cloches furent fondues par l'occupant allemand en 1917, elles furent remplacées en 1924 par la société Wauthy de Douai mais, en 1953, la ville, afin de lui donner un meilleur son, les remplaça par des cloches de la fonderie Paccard à Annecy-le-Vieux et installa en 1954, 47 cloches qui complètent les deux plus grosses datant de 1471 (fonderie Moer), endommagées en 1917 mais restaurées par la maison Wauthy en 1924 : «Joyeuse», un la de 5 500 kg et «La disnée», un do de 2 400 kg. La plus lourde des cloches de 1954, «La Nouvelle Victoire», un ré, ne pèse que 1 600 kg. Le carillon fut enfin complété en 1974, à l'occasion du congrès mondial des carillonneurs et comporte maintenant 62 cloches s'étendant sur 5 octaves. Il est doté d'un mécanisme qui lui permet de sonner chaque quart d'heure une mélodie mais possède aussi un clavier qui permet des concerts chaque samedi de 10h45 à 11h45 ainsi que chaque jour férié à 11h30 et les lundi soir à 21h en juillet et août.

Victor Hugo de passage à Douai en 1837 : « II y a là le plus joli beffroi que j'aie encore vu. Figure-toi une tour gothique coiffée d'un toit d'ardoise, qui se compose d'une multitude de petites fenêtres coniques superposées ; sur chaque fenêtre une girouette, aux quatre coins, une tourelle ; sur la pointe du beffroi, un lion qui tourne avec un drapeau entre les pattes ; et de tout cet ensemble si amusant, si fou, si vivant, il sort un carillon. Dans chaque petite lucarne, on voit se démener une petite cloche qui fait rage comme une langue dans une gueule. J'ai dessiné cette tour, et quand je regarde mon dessin, il me semble encore entendre ce joyeux carillon qui s'en échappait comme la vapeur naturelle de cet amas de clochetons. » Le dessin de Victor Hugo est conservé aujourd'hui dans son musée de la place des Vosges à Paris.

Ce beffroi a été classé avec 22 autres du Nord-Pas-de-Calais-Picardie au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco le 15 juillet 2005.

Cette porte autrefois appelée porte Notre-Dame a été construite en 1453 en grès. Comme le Palais de Justice, la porte de Valenciennes s'inscrit dans le style gothique pour l'une de ses faces et dans le style classique (XVIe siècle) pour l'autre très courant à l'époque.

Dès juillet 1783, les échevins confient la construction et la gestion d'une salle de spectacles à M. Denis (entrepreneur des fortifications). La première représentation eut lieu le 4 décembre 1783. La ville en fait l'acquisition en 1810 et demande au grand décorateur Ciceri, de réaliser un fond de décors (palais, salon de Molière, chambre rustique et bois) auquel il ajoute un salon riche, un hameau, une place publique, un jardin et une vue de campagne. Le théâtre adopte dès leur invention, les innovations techniques : l'éclairage au gaz, l'électricité, l'électronique... Des personnages illustres ont fréquenté le théâtre : Paganini, Liszt, Mademoiselle Talma, Mademoiselle Mars (grandes dames à la Comédie-Française) et le lieutenant Bonaparte. Pendant la guerre de 1914, les Allemands se réservent le théâtre pour y organiser de nombreuses manifestations. Le théâtre est devenu maintenant un lieu incontournable de la vie culturelle douaisienne en y accueillant des spectacles prestigieux et en présentant les créations des associations de la cité (ateliers théâtre, classes de théâtre des lycées, ateliers théâtre et danse des collèges et des écoles) lors de "Théâtre en Fête" traditionnellement la semaine précédant les vacances de printemps.

Ancienne église érigée en collégiale sans doute en 1012 par le comte de Flandre, elle avait sous sa juridiction l'ensemble des paroisses de la rive droite de la Scarpe. Le clocher fut rebâti de 1513 à 1687 en style gothique, puis classique ; son couronnement fut refait en 1904-1905. Le vaste édifice actuel date de 1735-1750. La collégiale serait à l'origine une commande des membres du Parlement vers 1740. L'église est en croix latine à trois nefs avec un transept arrondi aux extrémités. La chapelle axiale est coiffée d'un dôme qui date du XVIIIe siècle. Cet édifice est tout à fait remarquable pour l'harmonie qu'il inspire et s'inscrit dans le style classique, il contient de nombreux tableaux de l'école française du XVIIIe siècle, un retable du début du XVIIe siècle et des sculptures en marbre des XVIIe et XVIIIe siècles. L'ensemble du mobilier (chaire, autels, grille…) date du XVIIIe siècle. À signaler, sous l'autel de la coupole, une chasse en argent doré du XIIIe siècle. L'orgue, construit par le facteur Charles Mutin et inauguré en 1922, possède quatre claviers et 66 jeux ; il est l'un des derniers grands représentants du style symphonique français.

Lors du creusement d'une tranchée (décaissement de 60 cm) le jeudi 1er mars 2007, un squelette a été mis au jour Place du Général de Gaulle. Cette découverte corrobore des plans conservées aux archives et les fondations retrouvées du couvent des Franciscains Ordre des frères mineurs détruit à la Révolution. Des centaines d'autres squelettes reposent sous le couvent. Pour ne pas bloquer les travaux du tramway l'ensemble est protégé par un revêtement textile particulier afin de laisser ces vestiges aux générations futures d'archéologues.

Construit à l'emplacement du refuge de l'abbaye de Marchiennes (appelée aussi Grand Constantin) dont il occupe encore certains bâtiments, le palais de justice abrite la Cour d'appel de Douai, la Cour d'assises du Nord ainsi que le Tribunal de grande instance. Refuge de l'abbaye de Marchiennes et, par la suite, siège du Parlement de Flandres (1714), le monument a subi de nombreux remaniements de 1715 à 1790. La façade donnant sur la Scarpe est un héritage de l'art gothique où l'on peut encore admirer les ogives. La cour intérieure date du XVIIIe siècle (néo-classicisme). Le principal témoignage de la naissance de la ville judiciaire est la Grand'Chambre aménagée à partir de 1762.

Situé sur la place d'Armes, il est maintenant le siège de l'office de tourisme de Douai.

Édifié par Jacques d'Abancourt en style renaissance, pierre et brique, sur l'emplacement de la maison du "Colombier", l'hôtel d'Abancourt (1559) avec sa tour ronde fut agrandi en 1608 par Jean de Montmorency qui construisit en équerre un bâtiment dans le même style avec une tour carrée. Acquis en 1623 par les Prémontés de Furnes, il fut complété lors de l'installation des Chartreux au milieu du XVIIe siècle par la construction de la salle capitulaire et du petit cloître (1663), du réfectoire (1687), du bâtiment dit du prieur (1690), enfin, après le grand cloître et les cellules qui ont été démolis au XIXe siècle, de la chapelle en style jésuite non encore restaurée. Devenue bâtiment militaire à la Révolution, endommagée par les bombardements de 1944, la Chartreuse fut rachetée en 1951 par la ville pour y installer à partir de 1958 le musée des Beaux-Arts dont les bâtiments anciens avaient été détruits par la guerre en même temps que le lycée de garçons dont ils étaient voisins. Ce musée regroupe plusieurs bâtiments datant du XVIIe siècleet XVIIIe siècles. Sur la gauche se trouve l'hôtel d'Abancourt-Montmorency construit entre 1559 et 1608 et de style Renaissance flamande. Construite dans le style classique au début du XVIIIe siècle, l'église des Chartreux se compose d'une vaste nef et de 5 chapelles latérales. Après une campagne de restauration qui aura duré six ans, l'église des Chartreux vous ouvre ses portes pour y découvrir ses collections de sculptures et objets d'art. La nef abrite la collection de sculptures du XIXe siècle. Les cinq chapelles latérales sont consacrées à la présentation des objets d'art dont l'orfèvrerie médiévale, une série de bronzes et de terres cuites de Jean de Bologne, originaire de Douai. Le musée de la Chartreuse organise des expositions temporaires, telle celle de Douai, d'un siècle à l'autre en 1999 qui présenta le plan d'aménagement de la ville de Douai dressé en 1948 par les architectes Alexandre Miniac (1885-1963) et Petit, à l'initiative du secrétariat d'État à la Reconstruction.

En 1667, Douai devient ville française. Louis XIV décide d'en faire un centre militaire important. Il y installe des casernes, un arsenal, l’École d’Artillerie et une fonderie de canons. Cette dernière est édifiée sur l'emplacement de l'ancien château des comtes de Flandre. Louis XIV en confie l’exploitation aux frères Keller, fondeurs suisses très réputés. En 1696, elle passe à la famille Bérenger et sera gérée par elle jusqu’en 1819. À partir de cette date et jusqu’à sa fermeture en 1867, elle sera dirigée par des officiers d’artillerie. Des bâtiments de la fonderie de Louis XIV, il ne reste aujourd’hui que le mur circulaire et le portail d’entrée. De nombreux canons en bronze sont sortis de la fonderie de Douai. Certains sont visibles en France (Hôtel des Invalides), en Angleterre (tour de Londres), en Autriche, Espagne, Portugal, et même aux États-Unis (musée de l’école de West Point). Chaque canon est une pièce unique ayant une carte d’identité avec l’inscription de son calibre, son poids, son nom, celui du fondeur, les armes de France. "La Furibonde", (dépôt du musée de l’Armée - Paris) est placée dans les jardins de la fonderie afin de rappeler cette production importante. Ce canon a été fondu à Douai en 1744 par Jean-François Bérenger, directeur de la fonderie. Il pèse 2 050 kg et porte les armes de Louis-Charles de Bourbon et un soleil, emblème du roi.

L'église Notre-Dame dont l'existence est attestée dès 1175 a été constituée en paroisse en 1257. Adossée au rempart, elle a été mêlée à toute l'histoire douaisienne : confrérie des Clercs Parisiens, création de l'université, procession de Gayant, bombardements de 1944. La nef en grès et briques de la fin du XIIe siècle est couverte d'une voûte en bois du XVe siècle. Le chœur est du XVIe siècle (vitraux modernes de J. Schreiter). Le transept date du XVe siècle (vitraux modernes de Hermet et Gaudin). Le clocher a été refait en 1971 lors de la restauration de l'église très endommagée en 1944. Les orgues sont de facture classique moderne (maison Mühleisen). On peut aussi y voir une pierre tombale du XIIIe siècle et quelques fragments de fresques.

Les fêtes de Gayant se déroulent traditionnellement à Douai le premier week-end suivant le 5 juillet, du samedi au lundi. Les fêtes de Gayant correspondent à la sortie annuelle des géants de la ville : Monsieur Gayant, Madame Gayant (aussi connue sous le nom de Marie Cagenon) ainsi que leurs trois enfants Jacquot, Fillon et Binbin. Monsieur Gayant mesure 8,50 m et pèse 370 kg, il est porté par 6 hommes. Marie Cagenon mesure 6,25 m et pèse 250 kg, elle est, elle aussi, portée par 6 hommes. Jacquot mesure dans les 3 mètres et est porté par un homme, Fillon 2,80 m et Binbin 2,20 m. La procession de la famille Gayant est accompagnée d'une fête populaire où se produisent régulièrement des groupes de musique, des fanfares et des artistes de rue. Dans de nombreuses entreprises du Douaisis le lundi, dit «lundi de Gayant», est chômé.

Gayant est un des plus anciens géants puisque son existence remonte à 1530. Les enfants apparaissent au début du XVIIIe siècle. Mais, interdite par l'Église en 1770, la famille ne réapparaîtra qu'en 1801.

C'est à l'occasion d'une procession en l'honneur de saint Maurand, patron de Douai, que Gayant ("géant" en patois picard) vit le jour en 1530, son corps avait été fabriqué en osier par la corporation des manneliers (fabricants de paniers d'osier). L'année suivante, la corporation des fruitiers fit construire une géante, Madame Gayant.

En 1720 naquirent leurs enfants, Jacquot, Fillon et Binbin (une fille et deux garçons).

En 1770, l'évêque d'Arras interdit cette procession, car elle commémorait la victoire de la Ville de Douai sur les Français, le 16 juin 1479. Il en institua une nouvelle qui célèbrerait l'anniversaire de l'entrée des Français à Douai en 1667. Cependant, la famille Gayant considérée comme profane ne devait plus y paraître.

Gayant et sa famille ne reparurent qu'en 1801. En 1821, ils reçurent les costumes que nous leur connaissons. Ils souffriront pendant les deux guerres mondiales mais ressusciteront à nouveau.

Le parc porte le nom de Charles Bertin qui fut maire de Douai de 1896 à 1919.

L'ancien port charbonnier des HBNPC a été transformé en parc de 21 hectares dont 5 de plan d'eau. Il est ouvert au public depuis l'été 2000. C'est une zone naturelle comportant plus de 7 300 végétaux ainsi que des oiseaux rares.

C'est un parc paysagé établi autour des vestiges des fortifications dont une tour de ronde en grès construite vers 1425. Il est composé d'un plan d'eau de 4 300 m².

Les lieux étaient autrefois occupés par des bénédictins anglais. Le parc fait quinze hectares dont 9 000 m² de plan d'eau. Il comporte plus de 3 000 arbres et arbustes.

70 hectares de forêt pour la protection des eaux souterraines de la vallée de l'Escrebieux.

Autrefois siège des Houillères du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC), Douai a dû se reconvertir dans les années 1980, notamment avec l'implantation d'une usine Renault et de l'Imprimerie nationale.

Douai possède une antenne terriotriale de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille. Elle gère le port fluvial de Douai.

En septembre 2006, l'implantation d'un centre d'appels téléphonique près de Gayant Expo (duacom - groupe allemand Bertelsmann), employant plus de 300 salariés, permet à Douai de s'ouvrir au monde des services. Cette implantation s'inscrit dans le cadre d'un projet politique engageant le groupe Vivendi (propriétaire de SFR dont est géré une partie du service clients à Douai) à créer 300 emplois dans cette ville moyennant un crédit d'impôts de 2 milliards d'euros (accord conclu entre Vivendi et Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances). Nicolas Sarkozy a d'ailleurs visité cette société lors de sa campagne présidentielle en 2007.

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Philippe-Antoine Merlin de Douai

Philippe Antoine Merlin

Philippe Antoine Merlin, dit Merlin de Douai pour le distinguer de Merlin de Thionville (né le 30 octobre 1754 à Arleux - mort le 26 décembre 1838, à Paris), est un homme politique français, qui exerça son activité pendant la Révolution et l' Empire. Il fut membre de l'Assemblée nationale constituante de 1789-1791 et député du Nord à la Convention nationale.

Fils de cultivateurs, il fit des études de droit à Douai, devint en 1775 avocat au Parlement de Flandre et, apprécié pour ses talents d'orateur, en 1789, il fut élu par le bailliage de Douai aux États Généraux comme représentant du tiers état. Ne pouvant siéger à l'Assemblée législative, il rentra à Douai à la fin de l'Assemblée constituante et devint président du tribunal criminel du Nord.

Réélu en 1792 à la Convention nationale, il siégea parmi les Montagnards et devint membre du Comité militaire.

Au procès du roi Louis XVI, il vota pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, pour la peine de mort et contre le sursis.

Il fut envoyé, avec Gossuin et Johannot, à la Convention en Belgique. Il fit un rapport sur la conduite du général Arthur Dillon, sur plusieurs généraux, et rendit compte de la trahison du général Dumouriez.

Envoyé en Bretagne pour le recrutement, il fut désigné comme cible aux Vendéens. Lors de la bataille de Nantes, ceux-ci présentèrent à la ville une capitulation, dans laquelle ils demandèrent notamment les deux représentants en mission René Mathurin Gillet et Merlin de Douai. Ceux-ci apeurés prirent la fuite. La population les empêcha en tranchant les rênes de leurs montures. Tous deux s'enfermèrent chez eux tandis que la population nantaise, le maire de la ville, René Gaston Baco de la Chapelle à sa tête, essayait de repousser l'assaut des troupes vendéennes.

Après le 9 thermidor, il devint membre du Conseil des Anciens, ministre de la Justice puis de la Police et enfin Directeur. Il démissionna le 30 prairial an VII (18 juin 1799).

En 1803, il fut élu membre l'Académie française, dont il fut exclu ensuite par ordonnance en 1816.

Très estimé par Bonaparte, il devint procureur général à la Cour de cassation jusqu'à la chute de l'Empire ; fut fait comte d'Empire le 14 avril 1810, et grand officier de la Légion d'honneur. Exilé en Hollande à la Restauration, il ne rentra en France qu'après 1830.

Son fils est Eugène Antoine François Merlin.

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Cour d'appel de Douai

La cour d'appel de Douai connaît des affaires jugées par les tribunaux de son ressort qui s'étend sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais.

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Chambre de commerce et d'industrie de Douai

La chambre de commerce et d’industrie de Douai était l'une des six CCI du département du Nord. Son siège était à Douai au 100, rue Pierre Dubois. Elle fait partie maintenant de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille.

Elle faisait partie de la Chambre régionale de commerce et d’industrie du Nord - Pas-de-Calais.

A ce titre, elle était un organisme chargé de représenter les intérêts des entreprises commerciales, industrielles et de service de l'Arrondissement de Douai, partie du département du Nord et de leur apporter certains services. C'était un établissement public qui gère en outre des équipements au profit de ces entreprises.

Comme toutes les CCI, elle est placée sous la double tutelle du Ministère de l'Industrie et du Ministère des PME, du Commerce et de l'Artisanat.

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Source : Wikipedia