Dopage

3.4483805668111 (988)
Posté par talos 18/04/2009 @ 12:11

Tags : dopage, sport

Dernières actualités
Cyclisme - Dopage McQuaid ne répond pas à Kohl - L'Equipe.fr
«Je n'ai pas envie du tout de commenter les propos de M. Kohl qui est un coureur sanctionné pour des faits de dopage et, à mes yeux, c'est extrêmement significatif», a déclaré Pat McQuaid avant d'ajouter: «Il a triché et je ne vais pas discuter de nos...
C. d'Epargne : Valverde porte plainte - Ouest-France
Accusé de dopage et interdit de courses en Italie par le Comité National Olympique Italien (CONI), le coureur espagnol a annoncé qu'il portait plainte contre plusieurs responsables du CONI et de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA)....
Bientôt le dopage génétique ! - Le Point
L e dopage de l'AGM serait indétectable, sauf à réaliser une biopsie. Et « la prolifération pourrait se révéler cancéreuse ». Mais la peur des effets secondaires n'a jamais freiné les tricheurs dans le sport de haut niveau... Z'avez vu les épaules de...
Des tests anti-dopage pendant un délai dû à la pluie - Canoë
AP (AP) Jenna Fryer Les dirigeants de la série NASCAR ont effectué des tests inopinés anti-dopage à l'endroit de dix membres d'équipes de ravitaillement, dimanche, pendant que le début du Coca-Cola 600 était retardé en raison de la pluie....
Armstrong en avance - Radio-Canada
L'Autrichien Bernhard Kohl a annoncé sa retraite, mettant un terme à une carrière controversée marquée par un scandale de dopage. Kohl a admis qu'il s'était dopé à la CERA au dernier Tour de France et a ensuite été suspendu deux ans par l'Agence...
Juninho qui pleure... Hoarau qui rit... - 20minutes.fr
DOPAGE - La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour que l'Espagnole Josephine Onyia, blanchie par sa Fédération malgré deux contrôles antidopage positifs, écope bien de deux ans de suspension....
Dopage: Klöden dopé sur le Tour 2006 ? - Sports.fr
A en croire la commission indépendante de l'Université de Fribourg qui a enquêté sur les pratiques de Lothar Heinrich et Andreas Schmid, deux de ses professeurs limogés en 2007 après avoir reconnu leur implication dans le dopage chez Telekom puis...
Enquête pour dopage contre Hoffmann - Sport.fr
Le Parquet de Vienne a ouvert une enquête pour dopage sanguin contre le champion olympique de ski de fond autrichien Christian Hoffmann, qui récuse catégoriquement cette accusation. Des "soupçons fondés" de dopage par transfusion sanguine existent à...
Cyclisme - Dopage - Valverde devant le TAS - L'Equipe.fr
Suspendu deux ans lundi par le Comité olympique italien (CONI) pour son implication dans l'«affaire Puerto», l'Espagnol Alejandro Valverde a confirmé qu'il avait aussitôt interjeté appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS)....

Dopage (sport)

Stand de contrôle anti-dopage, Tour de Taiwan 2008.

Le dopage est la pratique consistant à absorber des substances ou à utiliser des actes médicaux afin d'augmenter artificiellement ses capacités physiques ou mentales (hématocrite dans le sang, battements du cœur, confiance en soi, etc.). Le terme anglais « doping » fut largement employé avant que le Comité du langage scientifique n'impose une francisation en 1958.

Le dopage n'existe pas qu'au niveau sportif. La prise de substances variées dans le but d'accroître les performances est une pratique de plus en plus courante dans le milieu étudiant ou professionnel. On parle alors de « conduite dopante ».

La première définition légale du dopage en France date de 1965. En effet, la loi du 1er juin 1965 considère comme dopé : "Quiconque aura en vue ou au cours d'une compétition sportive, utilisé sciemment l'une des substances déterminées par le règlement d'administration publique, qui sont destinées à accroître artificiellement et passagèrement ses possibilités physiques et sont susceptibles de nuire à sa santé".

Cette définition renvoie à une liste de substances très détaillée.

Le dopage est une pratique très ancienne. Le premier cas moderne avéré remonte à 1865 : des nageurs à Amsterdam. À la même époque, le vin Mariani était conseillé aux sportifs. Il était « aromatisé » avec des feuilles de coca. Le premier mort à cause du dopage le fut en 1896.

On considère que le dopage s'est professionnalisé et généralisé dans certains sports à la fin des années 1950 et au début des années 1960 avec l'arrivée des sympathicomimétiques, de produits à activité hormonale comme l'hormone de croissance, ou des corticoïdes. Sur l'épreuve d'athlétisme du 100 mètres, dans les années 1960, les performances connaissent un bond avant de se stabiliser dans les années 70-80. Mais les performances redécollent à partir des années 1980, soit au moment où l'EPO et de nouvelles hormones, anabolisants et produits masquant indétectables sont mis sur le marché.

Suite au décès de Knud Enemark Jensen aux JO de Rome en 1960, la fédération internationale de cyclisme effectua des contrôles officieux sur les cyclistes sélectionnés aux Jeux de Tokyo en 1964. Ces résultats ne furent jamais divulgués mais, à Mexico, lors des Jeux Olympiques d'été de 1968 le CIO officialise les contrôles anti-dopage et oblige les femmes à se soumettre à des tests de féminité. Pour éviter les contrôles positifs aux JO de Montréal, les Soviétiques installent sur le Saint-Laurent, un bateau laboratoire, dont l'objectif était de vérifier les échantillons d'urine des sportifs soviétiques avant de les engager dans les compétitions. Il faudra attendre 1989, pour que le CIO mette en place les contrôles inopinés. Le faible pourcentage de sportifs contrôlés positifs montre les limites des contrôles et la possibilité d'utiliser des produits masquants. Les hormones de croissance ne sont pas détectées dans les tests de contrôle anti-dopage actuels (2007).

En 1998, un scandale (affaire Festina) éclabousse le Tour de France. Le soigneur de l'équipe cycliste Festina Willy Voet, à laquelle appartient Richard Virenque est interpellé à la frontière en possession de 500 doses de produits dopants et stupéfiants dont 235 ampoules d'EPO. Bruno Roussel, directeur sportif de l'équipe, avoue l'existence d'une « gestion concertée de l'approvisionnement des coureurs en produits dopants ». Le grand public découvre alors l'étendue de ces pratiques dopantes. Dans la publication des recherches (2000) menées sur les échantillons d'urine congelés des coureurs du Tour de France 1998, le laboratoire national de dépistage du dopage estime qu'« il est hautement vraisemblable que nous pourrions retrouver les traces d'une prise d'EPO sur un nombre élevé des 102 échantillons, peut-être même sur tous ». Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d'une loi anti-dopage plus contraignante.

Plusieurs affaires de dopage suivront notamment en Italie avec le Blitz du Giro 2001, le procès de la Juventus, le procès du docteur Michele Ferrari (conseiller médical et ami de Lance Armstrong) ou l'affaire des veuves du Calcio et aux États-Unis avec l'affaire Balco (voir Tim Montgomery).

Il est maintenant quasiment prouvé (2005) que Lance Armstrong était sous EPO en 1999 (étude rétrospective d'urines).

Aujourd'hui, associé aux contrôles inopinés, le suivi longitudinal des sportifs semble être l'arme la plus efficace pour lutter contre le dopage et ses pratiques masquantes, puisqu'il permet non plus de détecter les produits dopants, mais une modification anormale de la physiologie du sportif.

Après la chute du mur de Berlin et l'ouverture des archives de la Stasi, on découvre que la RDA avait mis au point un vaste programme de dopage de ses sportifs. Les injections de testostérone et d'anabolisants étaient une pratique courante, voire systématique, y compris chez des enfants.

Suite à l'affaire de blanchiment de contrôles positifs par la Fédération américaine d'athlétisme révélée par le cas de Jerome Young en 2003, le Comité olympique américain a reconnu en 2003 que, depuis les années 80, 24 athlètes ont gagné des médailles olympiques après un contrôle positif laissé sans suite. Il faut y ajouter les neuf contrôles positifs mystérieusement disparus lors des Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles.

Dans les années 1990, les résultats des Chinois en natation surprennent. Une trentaine de nageurs chinois furent contrôlés positifs. La découverte, le 8 janvier 1998, par les douanes australiennes, de somatotropine (hormone de croissance indétectable) dans les bagages de la nageuse Yuan Yuan renforce les doutes sur un possible nouveau dopage d'État en Chine.

Les pratiques dopantes sont généralement complémentaires et associées les unes aux autres augmentant par la même occasion les risques et les inconnues quant aux effets à long terme du dopage sur la santé.

Les connaissances quant aux effets dopants sont essentiellement empiriques et les études scientifiques restent rares à ce sujet.

Les hormones de croissance permettent de jouer sur la morphologie du sportif dans les disciplines où la taille est déterminante (basket-ball et volley-ball pour les sportifs de grande taille et cyclisme et haltérophilie pour ceux de petite taille). En RDA l'hormone de croissance était administrée très tôt dans la formation du sportif (à l'âge de 14 ans dans le cas de Petra Schneider, médaillée d'or du 400 m 4 nages en 1980).

L'intérêt d'une masse musculaire plus importante semble évident : la puissance du sportif sera plus grande, ainsi que dans une certaine mesure sa résistance à l'effort.

Le salbutamol est très utilisé dans tous les sports : environ 70 % des sportifs des JO de Lillehammer, en 1994, avaient un certificat médical qui les autorisait à prendre ce médicament afin de soigner leur asthme, (de même que 87 % des sprinteurs aux JO d’Atlanta, alors qu’il n’y a que 2,7 % d’asthmatiques dans la population globale) ; on retrouve les mêmes proportions dans de nombreux autres sports, dont le cyclisme. Elle permet d'améliorer le passage de l'oxygène dans le sang, et donc d'en apporter plus aux muscles.

Le stage en altitude permet d'accroître le nombre de globules rouges dans le sang et, par conséquent, assure une meilleure oxygénation. Toutefois, cet effet bénéfique est perdu rapidement au retour à une altitude normale. Il est possible de prélever du sang au cours du séjour en altitude ou d'une cure d'EPO. Le sang est stocké jusqu'au déroulement des épreuves sportives. À ce moment là, il est transfusé au sportif pour qu'il bénéficie à nouveau de l'avantage d'un plus grand nombre de globules rouges dans le sang. Une autre technique consiste à placer le sportif dans un caisson hypobare pour recréer artificiellement les conditions d'altitude et stimuler ainsi la production de globules rouges.

L'érythropoïétine (EPO) est une hormone naturelle stimulant la production de globules rouges, qui sont produits par la moelle osseuse. L'effet d'augmentation du nombre d'hématies se mesure par une élévation du taux d'hémoglobine et de l'hématocrite dans le sang. Une quantité élevée de transporteurs d'oxygène permet d'augmenter l'apport en O₂ aux tissus. L'inconvénient réside dans l'augmentation outrancière de l'hématocrite, pouvant provoquer des complications cardiovasculaires. Il a été intensivement utilisé dans le cyclisme – et probablement l'ensemble des sports d'endurance – dans les années 90.

Le (perfluorocarbone) (PFC) est un transporteur d'oxygène qui n'augmente pas l'hématocrite mais ce produit est très dangereux. Il a pourtant été utilisé par l'Équipe Festina.

L'hémoglobine animale modifiée commercialisée depuis 1998 n'augmente pas non plus l'hématocrite et présente l'avantage de fonctionner dès l'absorption sans augmenter la viscosité du sang. Cela ne diminue pas pour autant les risques d'œdèmes pulmonaires ou cérébraux et d'hémorragies graves.

La transfusion homologue consiste à transfuser le sang d'un donneur au groupe sanguin et rhésus compatibles. Cette méthode est facilement détectable.

La transfusion autologue est basé sur le même principe que la transfusion homologue, mais utilise le sang de la personne dopée qui a été préalablement retiré et congelé en vue de son stockage. Il n'existe en 2007 pas de méthode de test permettant de déceler ce dopage. Le sang stocké nécessite un appareillage très lourd car il faut passer le sang dans une centrifugeuse afin d'éliminer le sérum du sang exploitable.

Amphétamines, alcool, béta-bloquants sont utilisés pour vaincre le stress de la compétition ou augmenter la concentration du sportif, par exemple le propanolol en biathlon ou en tir à la carabine, où les meilleurs apprennent à tirer entre 2 battements de coeur pour augmenter la précision.

C'est dans la classe des narcotiques que l'on trouve les produits pour oublier la douleur, certains produits comme l'héroïne faisaient partie du « pot belge ». Les substances interdites les plus connues sont l'héroïne, la morphine et la méthadone.

L'usage militaire des amphétamines est bien connu, mais cet usage peut aussi être utile dans les disciplines demandant un important maintien de vigilance (Paris-Dakar, course de voile en solitaire…). Ils peuvent être associés aux benzodiazépines pour faciliter le sommeil après l'épreuve.

Les diurétiques permettent de perdre rapidement du poids par l'urine. Cela est très utile dans les sports où rentre en compte les catégories de poids comme la boxe ou lorsque celui-ci est un handicap (aviron (sport), équitation). Les diurétiques sont également de très bons masquants : ils permettent de diminuer la concentration des produits dopants détectés dans les urines. Mais leur usage n'est pas sans risque : problèmes cardiaques, rénaux, déshydratation, crampes…

La Ventoline ® (salbutamol), outre ses vertus dopantes, masque les amphétamines.

Le probénécide, utilisé en thérapeutique comme urico-éliminateur, favorise l'élimination de nombreuses substances. Certains grands champions cyclistes (Pedro Delgado, leader du tour de France en 1988) ainsi que Romain Poinsot en 1990 échappèrent à la sanction, car ce produit n'était pas interdit par leur fédération.

De plus, le Propecia, sert également à masquer la prise de stéroïdes. Cependant, sa véritable utilité est d'empêcher la chute de cheveux causée par la calvitie. Il a été prouvé que le gardien de but de la LNH (hockey), José Théodore, en prenait. Il avait cependant une autorisation d'un médecin et de la ligue.

Certaines drogues sont également considérées d'un point de vue légal comme des produits dopant même si les bénéfices sur les capacités physiques sont nuls. C'est ainsi que certains sportifs sont positifs au contrôle antidopage après avoir fumé du cannabis. Même si la consommation en est interdite aux sportifs pour des raisons morales, leur effet relaxant peut, dans une certaine mesure, être dopant.

Pendant un temps, l'alcool a fait partie de la liste des produits interdits. Aujourd'hui, il n'est plus interdit que dans quelques sports avec un seuil de tolérance : Aéronautique (0,20 g/l), Automobile (0,10 g/l), Boules (0,10 g/l), Karaté (0,10 g/l), Motocyclisme (0,10 g/l), Motonautique (0,30 g/l), Pentathlon moderne (0,10 g/l) pour les épreuves comprenant du tir, Tir à l'arc (0,10 g/l).

Le dopage met en danger la santé du dopé. Plusieurs coureurs cyclistes qui ont avoué avoir pris de l'EPO, ont raconté que leur soigneur les réveillait la nuit pour leur faire faire de l'exercice. L'objectif est d'éviter un arrêt cardiaque à cause d'un effet secondaire du produit dopant. En effet, l'amélioration de l'oxygénation des muscles s'obtient grâce à une augmentation du nombre des globules rouges, ce qui épaissit le sang. Quand le cœur, au repos, ralentit, le sang devient de moins en moins fluide, et peut arrêter le cœur.

Dans son ouvrage le dopage en question, Jean-François Bourg indique que l'espérance de vie d'un joueur professionnel de football américain ne dépassait pas 55 ans dans les années 1990. Selon le docteur Jean-Pierre de Mondenard, qui a étudié les dossiers médicaux des participants du tour de France depuis 1947, pour les coureurs le risque de décès cardiaque avant 45 ans est cinq fois supérieur à la moyenne.

Le Code mondial antidopage révisé, officiellement adopté en clôture de la Conférence de Madrid le 17 novembre 2007, prévoit la possibilité d’infliger des sanctions financières aux sportifs convaincus de dopage, selon Richard Young, juriste rédacteur de ce texte. Chaque fédération internationale ou organisation nationale antidopage pourra, au terme de l’article 10.12 du nouveau Code, intégrer dans son règlement la possibilité d’infliger de telles sanctions et leurs modalités. Cependant, les « amendes » ne pourront en aucun cas être « considérées comme une raison de réduire une période de suspension ou une autre sanction » — comme une annulation de résultat —, prévoit la version révisée du Code mondial. L’imposition de sanctions financières était l’une des demandes des sportifs eux-mêmes et du Comité international olympique (CIO)..

Sans que cela ne soit directement législatif, mais plutôt une nouveauté jurisprudentielle, un tribunal américain a condamné pour la première fois une sportive à 6 mois de prison ferme, non pas directement pour son dopage illicite, mais pour parjure durant l'enquête dans l'affaire Balco, ainsi qu'au remboursement de 800 000 $ de primes à l'AAF.

Dix catcheurs ont été vus par le président Mr. McMahon. Tous ont été suspendus 1 mois sauf six catcheurs. Un catcheur sera suspendu 3 mois pour suspension récidive, et deux renvoyé. les deux renvoyés sont Simon Dean (renvoyé le 31 août) et Eugene (renvoyé le 2 septembre). Pour les deux renvoyés, seul Eugene catchait encore. Simon Dean était dans la direction. Pour le quatrième, Gregory Helms, il ne peut pas être suspendu car il est blessé et son retour sur le ring et attendu pour seulement juillet 2008! pour le cinquième, Edge, lui aussi était blessé eta purgé sa suspension le temps de sa blessure et est revenu comme prévu au Survivor Series 2007. le sixième, Randy Orton, il n'a pas été suspendu car à ce moment là, il était le challenger pour le WWE Championship que détenait John Cena et la rivalité entre les 2 hommes était trop avancée pour l'arreter. La blessure de John Cena quelques semaines plus tard lui aura profité car il a gagné le titre peu après.

Pour dissimuler l'affaire il suspend les catcheurs impliqués en les faisant passer pour blessé, en battant les champions impliqués dans l'affaire ou de ne pas les faire apparaître dans le PPV Unforgiven 2007 pour que leur suspension prennent effet juste après le 1 septembre.

Ainsi, les trois plus célèbres catcheurs de RAW, Triple H, Jeff Hardy et John Cena se sont chargés de « blesser » le puissant champion Umaga (Jeff Hardy reprend le titre et Triple H l'attaque sauvagement plus tard dans la soirée) et leur General Manager William Regal (John Cena l'attaque sauvagement après l'annonce de son match contre Randy Orton à Unforgiven 2007).

Durant l'ECW c'est CM Punk qui s'est chargé de battre le champion John Morrison.

Désormais la WWE donne des suspensions à ceux qui se sont dopés. Pour la première suspension, elle est d'une durée d'un mois. Pour la seconde, elle est de 2 mois et la troisième, le catcheur est renvoyé de la WWE. Depuis le 1er novembre 2007, ces suspension sont rendues publiques.

Joey Mercury, l'ancien coéquipier de John Morrison a été renvoyé de la WWE à cause de plusieurs cas de dopage.

2008 : Jeff Hardy, contrôlé positif à la cocaïne en mars 2008. Il est déchu de son titre intercontinental (repris par Chris Jericho) et est suspendu 2 mois.

2008 : en avril 2008, la police américaine a trouvé des stéroïdes dans le grenier de Mike Knox, catcheur à la WWE, sans pour autant que ce dernier ne se fasse contrôler positif. Toutefois il a été sanctionné par la WWE.

2008 : William Regal, contrôlé positif en mai 2008. Il est déchu de son poste de General Manager de RAW (remplacé par Mike Adamle lors du RAW du 28 juillet) mais pas de son titre de King Of The Ring 2008 et est suspendu 2 mois.

2008 : Jimmy Wang Yang a été contrôlé positif le 9 juin et est suspendu de la WWE pour une durée d'un mois.

Le dopage concerne principalement les sportifs de haut niveau, professionnels mais aussi amateurs. Ces dernières décennies, le dopage transparaît dans les médias lors de grands scandales : élimination de coureurs connus lors du Tour de France cycliste, trois footballeurs morts d'arrêt cardiaque en quelques mois fin 2003 et début 2004, etc.

Outre les morts prématurées de jeunes personnes ou les maladies développées (voir les athlètes féminines de l'ancienne RDA), ces scandales suscitent la crainte des sponsors des grands événements sportifs : ces entreprises prêtes à investir de fortes sommes pour que leur marque apparaissent le plus possible, ne veulent cependant pas que leur nom soit associé à des pratiques illégales.

Les statistiques restent difficiles, la pratique étant souvent cachée. Elles reposent le plus souvent sur des questionnaires anonymes. Les stéroïdes anabolisants auraient été utilisés par un à trois millions d'américains.D'autres sondages montrent qu'entre 1 à 5% des adolescents américains ont pris occasionnellement des stéroïdes dans un but de dopage. Ces chiffres peuvent dépasser 10% dans certains types de population (utilisateurs de salles de sports allemands).

Un autre moyen indirect d'estimer l'importance de sa pratique est d'analyser les demandes individuelles de renseignements auprès d'organismes spécialisés dans l'information sur le dopage : en Suède, près d'un tiers des questions émanent de gymnastes à propos des stéroïdes.

Dans le cyclisme, un des rares sports où les contrôles sont fréquents, près de 1000 coureurs professionnels ayant été impliqués dans des affaires de dopage ont été répertoriés. Depuis la fin des années 1990, on compte en moyenne plus de 60 cas chaque année. Peu de comparaisons sont possible avec d'autres sports, le suivi n'étant pas le même.

En haut



Dopage sur le Tour de France

Affiche de spectateurs sur le Tour de France 2006.

Le dopage est un problème récurrent du Tour de France et du cyclisme professionnel de manière générale. Dès les débuts de l'épreuve le dopage fait son apparition, puis évolue avec des techniques de plus en plus sophistiquées et performantes. Avec souvent un temps de retard, les contrôles évoluent également, faisant aujourd'hui du Tour de France une compétition à la pointe de la lutte contre le dopage. Chaque été, de nouveaux cas sont détectés et des affaires incluant médecins et managers éclatent périodiquement. Cette question du dopage des cyclistes est désormais très médiatisée et passionne le public de l'épreuve.

Le « pot belge » resta longtemps en usage. Les frères Pélissier en expliquèrent tous les détails dès le début des années 1920 au journaliste Albert Londres, qui publia Les Forçats de la route en 1924 où il décrit le phénomène du dopage dans tous ses détails. Henri Desgranges, organisateur du Tour jusqu'en 1936 y répliqua par un éditorial cinglant dans lequel il accuse les frères Pélissier d'être des millionnaires mal préparés.

Les pro et anti-dopage s'affrontent par plumes interposées durant près d'un demi-siècle. Le camp des anti-dopage est clairement plus faible de celui des pro-dopage. Roland Barthes fait ainsi figure d'exception quand il écrit en 1957 : « Doper le coureur est aussi criminel, aussi sacrilège que de vouloir imiter Dieu ; c'est lui voler le privilège de l'étincelle. ». Les journalistes sur la course sont souvent liés d'amitié avec les coureurs, et ils restent muets sur le sujet ou défendent même le dopage. Antoine Blondin écrit ainsi : « Nul ne disconviendra que le dopage puisse être une pratique catastrophique, l'arme illusoire des plus faibles. À travers lui, alors que tout devrait s'affirmer dans une allégresse contagieuse - l'audace, le courage, la santé -, une planète révèle qu'elle possède aussi sa face d'ombre où tout se tait. » et ajoute « On a certes envie de leur dire qu'il ne fallait pas faire ça, mais on peut demeurer secrètement ému qu'ils l'aient fait. Du moins se seront-ils une fois offerts aux acclamations et aux outrages pour que tourne le somptueux manège, ce concours permanent où ils se veulent élus. ».

Certains coureurs n'hésitent pas a déclarer publiquement qu'ils se dopent et que cela fait partie de leur liberté individuelle. Jacques Anquetil défend le principe de « préparation optimale » et déclare : « Après tout, l'épreuve du dopage est identique à celle du froid, de la canicule, de la pluie ou de la montagne » avant d'ajouter « Laissez moi tranquille. Tout le monde se dope. ». Le Général de Gaulle, lui-même, a clairement choisi son camp : « Dopage ? Quel dopage ? A-t-il oui ou non fait jouer la Marseillaise à l'étranger ? ».

Outre les témoignages des coureurs et des suiveurs du Tour, les exemples sont nombreux pour illustrer cette pratique généralisée. Roger Rivière est ainsi victime en 1960 d'un malaise dans une descente dans les Cévennes. On retrouve dans ses poches des cachets de palfium, un puissant analgésique.

Sous l'impulsion du docteur Pierre Dumas, médecin du Tour de France, les premiers contrôles inopinés sur le Tour sont mis en place en 1966, provoquant la grogne du peloton.

Le décès de Tom Simpson sur la route du Tour le 13 juillet 1967 est un électrochoc pour tous : coureurs, organisation et spectateurs. Jusque là, aucun coureur n'avait perdu la vie sur les routes de la Grande Boucle et le dopage est alors clairement montré du doigt comme responsable du drame. On retrouve des traces d'amphétamines dans l'estomac de Simpson lors de son autopsie.

Les contrôles se multiplient et deviennent quotidiens en 1968. Les premiers coureurs contrôlés positifs sont exclus du Tour dès 1968. Mais les coureurs s'adaptent et profitent du silence complice des médias et des failles des systèmes de contrôle pour poursuivre leurs pratiques.

Dans les années 70 et 80, les cas de dopage sont nombreux mais font l'objet d'une médiatisation discrète. Le coureur explique souvent son contrôle par la prise d'un médicament pour soigner une toux ou par l'utilisation d'un bidon suspect passé par un spectateur.

La fédération internationale, elle même, couvre les coureurs et joue sur les règlements pour couper court aux scandales. L'exemple le plus significatif est celui de Pedro Delgado en 1988, déclaré positif à la probénécide quelques jours avant son arrivée en jaune à Paris. L'organisation du Tour est plutôt favorable à son exclusion, mais l'UCI met son veto en arguant que ce produit qui figurait bien sur la liste des produits par le CIO ne figurait pas encore sur la liste des produits interdits par l'UCI, à un mois près. Le message de l'UCI est clair : soyez malins.

C'est donc assez naturellement et discrètement que le dopage gangrène petit à petit le cyclisme. En 1977 et 1978, plus de la moitié des participants au Tour de France auraient, à un moment ou un autre de leur carrière, contrevenu avec la réglementation antidopage.

En 1998, le scandale de l’affaire Festina éclate. Cette affaire met surtout en lumière la participation active du staff médical et donc l'organisation du dopage au niveau des équipes. Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d’une loi anti-dopage plus contraignante.

Malgré les précautions prises suite à l'affaire Festina, les soupçons de dopage planent encore sur le Tour, notamment après les performances de coureurs comme Marco Pantani et Lance Armstrong.

Le 23 août 2005, le journal sportif français L'Équipe publie une enquête annonçant que six échantillons d'urine de Lance Armstrong datant du Tour de France cycliste 1999 contiendraient de l'EPO.

En 2006, quelques jours avant le départ du Tour éclate l’affaire Puerto. Les médias espagnols diffusent une liste de coureurs impliqués dans une affaire de dopage par transfusion sanguine. Ceci a pour conséquence l'exclusion, par la direction de l'Équipe cycliste T-Mobile, de Jan Ullrich et d'Oscar Sevilla. De même l'Italien Ivan Basso est exclu. Ils ne participent pas au Tour 2006, dont le départ est donné le lendemain (samedi 1er juillet 2006).

Quelques jours plus tard, l'américain Floyd Landis remporte le Tour, mais voit rapidement sa victoire remise en cause après que l'on eut décelé un taux de testostérone anormalement élevé à la suite de sa victoire d'étape à Morzine.

Quelques semaines avant le départ du Tour 2007, alors que Floyd Landis est en plein procès pour éviter d'être déchu de son titre, le danois Bjarne Riis (vainqueur du Tour 1996) reconnaît s'être dopé à l'EPO pendant sa carrière sportive. Son ancien équipier, Erik Zabel avoue également s'être dopé en 1996 (cette année là, il a remporté le Maillot Vert). Leurs 2 noms sont alors rayés du palmarès du tour de France 1996.

Deux jours avant le départ du Tour de France 2007, l'UCI fait signer aux coureurs une charte mentionnant qu'ils acceptent de fournir leur ADN et de verser le montant de leur salaire 2007 en cas de violation de la règle antidopage.

Cela n'empêchera pas le Tour d'être à nouveau touché par plusieurs affaires de dopage : tout commence avec l'allemand Patrik Sinkewitz, contrôlé positif le 8 juin et qui abandonne le 15 juillet dans le Tour de France après avoir percuté un spectateur. Puis, Alexandre Vinokourov, grand favori de cette édition, est exclu de l'épreuve suite à un contrôle positif aux transfusions homologues. Dans la foulée, et à la demande de Patrice Clerc, l'équipe Astana se retire de la Grande Boucle, emportant avec elle des coureurs de qualité, tels Andreas Klöden et Kashechkin. Le lendemain, c'est l'italien Cristian Moreni de la Cofidis qui est rattrapé par le dopage. Il reconnait avoir eu recours à de la testostérone (à l'instar de Floyd Landis) durant l'étape Marseille - Montpellier. Pourtant, Eric Boyer, le manager de la Cofidis, n'avait pas été le moins virulent dans ses propos concernant le cas de dopage de Vinokourov. L'équipe Cofidis se retire alors du Tour.

Enfin, après avoir largement consolidé son maillot jaune lors de la 16e étape, la dernière étape de montagne du Tour, Michael Rasmussen quitte l'épreuve à la demande de son équipe, la Rabobank, à qui le danois a menti, notamment sur le lieu de sa préparation pour le Tour (il était en Italie alors qu'il avait déclaré être au Mexique). Par ailleurs, la fédération danoise l'avait, quelques jours avant la 16e étape, exclu de l'équipe nationale en raison de la non-communication de son calendrier d'entrainement empêchant l'UCI de réaliser des contrôles anti-dopage inopinés.

Quelques semaines après la fin du Tour, l'Equipe annonce que des prélèvements effectués sur le coureur danois aurait révélé la présence de Dynepo, une EPO produite à partir de cellules humaines. Cette analyse n'a pour autant pas aboutie à un contrôle positif, en raison d'un règlement inadapté à ce type de substances.

Conséquence de la sortie du Tour du giron de l'UCI : les contrôles antidopage ne sont pas effectués par cette dernière mais par l'Agence française de lutte contre le dopage. En outre, celle-ci ne bénéficie pas des données du passeport biologique mis en place en début de saison, l'UCI refusant de les communiquer,.

Au départ de Brest, les 3 et 4 juillets, l'AFLD a effectué 180 contrôles sanguins.

Plusieurs cas entacheront néanmoins ce Tour de France 2008. Tout d'abord, l'Espagnol Manuel Beltran est contrôlé positif à l'EPO suite à un prélèvement effectué lors de la 1ère étape. L'Espagnol Moises Duenas est quant à lui contrôlé positif à l'EPO suite à un contrôle effectué lors de la 4e étape. L'Italien Riccardo Riccò, vainqueur des 6ème et 9ème étapes est également mis hors course suite à un controle positif à l'EPO sur un échantillon prélevé lors de la 4e étape. Ce contrôle positif est le premier qui met en évidence l'apparition dans le peloton d'une EPO dite de troisième génération, le CERA. Enfin, le kazakh Dimitri Fofonov est contrôlé positif à l'heptaminol suite à un contole effectué lors de la 18e étape.

Ce Tour 2008 aura ainsi démontré l'efficacité des contrôles anti-dopage et aura été marqué par la découverte de la présence dans le peloton d'une troisème génération d'EPO: le CERA.

De nombreuses voies s'élèvent contre un traitement médiatique disproportionné qui ferait du Tour de France le bouc émissaire du sport professionnel.

Xavier Louy, ancien directeur du Tour de France, dans un entretien au journal Metro, cite Bernard Tapie pour qui "les cyclistes sont des enfants de chœur comparés aux footballeurs". Dans le même entretiens, il regrette que durant un stage de l'équipe de France de Football à Tignes, alors qu'un contrôle inopiné avait été diligenté par le ministère de Sports, "le médecin s’est fait jeter et a dû patienter des heures avant de pouvoir procéder à des prélèvements".

Enfin, le journaliste Pierre Serisier (rue89.com) rappelle à titre d'exemple qu'"aucun contrôle sanguin n’a été pratiqué lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne".

Les derniers bilans des contrôles diligentés par l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) montrent que l'athlétisme et le cyclisme sont les sports les plus contrôlés. Dans le même temps, le pourcentage de contrôles positifs dans le cyclisme est inférieur à d'autres sports.

En haut



Agence française de lutte contre le dopage

L’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) est une autorité publique indépendante française chargée de lutter contre le dopage. Elle a été créée en 2006 à partir d'autres services préexistants, juridiquement considérés comme des autorités administratives indépendantes. Elle a une mission de conseil, de contrôle, de règlementation et de sanction. Elle contribue à la coopération internationale anti-dopage.

Le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage a été créé par la loi no 99–223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage (article 14). Le Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) a été créé en 1966 lors de la publication du décret d’application de la loi du 1er juin 1965 tendant à la répression de l'usage des stimulants à l'occasion des compétition sportives, dite loi Herzog. Depuis 1989 il se trouve à Châtenay-Malabry.

En 2000 on y a inventé un test pour détecter l’érythropoïétine (EPO) dans l’urine. Ce test a été utilisé pour analyser des probes des cyclistes du Tour de France de 1999. D’après des médias plusieurs athlètes ont été contrôlés positifs, entre autres Lance Armstrong, ainsi que l’a révélé L’Équipe ; ceci n’a toutefois provoqué aucune sanction.

Depuis le 1er octobre 2006, le laboratoire est devenu le département des analyses de l'Agence française de lutte contre le dopage, son directeur est Jacques de Ceaurriz.

De simple « Autorité administrative indépendante », le CPLD devient, par la loi no 2006-405 dite loi « Lamour » (votée le 5 avril 2006, et publiée le 6 avril), une « Autorité publique indépendante » et change de nom pour devenir l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

L'agence française de lutte contre le dopage est désormais soumise au chapitre 2 du titre III du livre II du code du sport.

Son organe principal est le collège composé de neuf personnalités, auxquelles peut s'adjoindre un vétérinaire pour les questions touchant le dopage animal.

L’Agence dispose de la compétence exhaustive de la définition de la stratégie des contrôles et de leur mise en œuvre opérationnelle, en ce qui concerne les compétitions et les entraînements se déroulant en France en dehors des règles des fédérations internationales. Elle peut organiser des contrôles lors de compétitions internationales en coordination avec l’Agence mondiale antidopage (AMA) ou avec la fédération internationale compétente. L’Agence est également compétente pour les contrôles antidopage animaux réalisés lors de compétitions équestres, canines...

La responsabilité des contrôles incombe au directeur du département des contrôles, nommé par le collège de l’Agence. Conformément à la loi, celui-ci peut continuer à s’appuyer sur les services déconcentrés du ministère chargé des sports et sur leur réseau de préleveurs agréés pour la mise en œuvre concrète des contrôles.

Le LNDD devenant un service de l’Agence en prenant le nom de Département des analyses, l’AFLD dispose de l’unique laboratoire accrédité en France auprès de l’Agence mondiale antidopage. La loi permet toutefois, le cas échéant, à l’Agence de s’appuyer sur des laboratoires tiers, comme c’est d’ailleurs le cas en matière d’analyses sur des prélèvements réalisés sur des chevaux lors de compétitions équestres. Le département des analyses de l’AFLD, en tant que LNDD, a réalisé en 2005 plus de 9.000 analyses, dont 8.500 pour la France. Les analyses sont réalisées sous la responsabilité scientifique et technique du directeur des analyses, nommé par le collège de l’Agence.

À l’instar du CPLD, l’Agence assure le suivi de l’ensemble des procédures disciplinaires mises en œuvre par les fédérations nationales.

Avec l’accord des fédérations internationales, elle s’efforcera de faire de même s’agissant des procédures incombant à celles-ci en raison du caractère international des épreuves concernées, lorsque les prélèvements auront été réalisés en France par l’Agence.

Par ailleurs, en corollaire de son rôle disciplinaire, l’Agence est chargée par la loi de délivrer au plan national les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques de produits interdits, sous leurs deux formes dites standard ou abrégée.

Aux côtés des autres acteurs de la prévention du dopage (ministères, notamment ministère chargé des sports, auquel la loi nouvelle confie la coordination des actions de prévention ; mouvement sportif ; collectivités territoriales ; antennes médicales de prévention du dopage ; professions de santé…), l’Agence intervient au plan de la réflexion générale, par la voie de recommandations aux fédérations, par la réponse aux questions que celles-ci lui posent, ou encore par la réunion de commissions spécialisées composées de représentants d’administrations, du mouvement sportif ou des professions de santé.

Elle réalise également des opérations qui lui sont propres : à titre d’exemple, l’Agence, à l’instar du CPLD, continuera à entreprendre des actions de sensibilisation aux contrôles antidopage lors de manifestations sportives de masse du type Marathon de Paris, Etape du Tour... Elle pourra, par ailleurs, entreprendre des actions pédagogiques, à l’instar de l’opération « Et toi le dopage », mise en place par le CPLD sous forme de conférences de sensibilisation à la problématique du dopage dans les sections sportives des collèges et lycées, entre 2002 et 2005, avec le soutien financier de la fondation d’entreprise de la Française des jeux et de l’Union européenne.

L’AFLD dispose d’un comité d’orientation scientifique, composé de neuf scientifiques français et étrangers de haut niveau, désignés par le président de l’Agence, ainsi que de trois représentants des administrations concernées et d’un représentant de l’Agence mondiale antidopage. Le département des analyses assure lui-même des actions de recherche en son sein, qui seront soumises à ce comité. Celui-ci pourra également examiner des projets proposés par d’autres laboratoires dans le domaine spécifique du dopage, les valider et éventuellement les promouvoir auprès de grands laboratoires de recherche ou d’organismes nationaux ou internationaux susceptibles de contribuer à leur financement (notamment l’Agence mondiale antidopage ou la Commission européenne). Cette dimension de l’action de l’Agence est naturellement essentielle pour que mettre en évidence des produits et procédés dopants aujourd’hui non recherchés car connus des seuls « dopeurs », pour améliorer les techniques de détection des substances interdites ou encore pour analyser les effets des produits dopants sur la santé et sur la performance ou les questions sociologiques relatives à la lutte contre le dopage.

Chargée de répondre aux questions des fédérations sportives relevant de sa compétence, l’Agence peut également leur adresser des recommandations. Elle est consultée sur tout projet de loi ou de règlement relatif à la lutte contre le dopage et apporte son expertise à l’Etat, en particulier lors de l’élaboration de la liste des produits interdits. Enfin, elle est associée aux activités internationales dans le domaine de la lutte contre le dopage, notamment vis-à-vis de l’Agence mondiale antidopage.

En haut



Source : Wikipedia