Don de sang

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Posté par woody 04/03/2009 @ 04:08

Tags : don de sang, santé

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Don de sang

Don de sang

Un don de sang est un processus par lequel un donneur de sang est volontaire pour se voir prélever du sang qui sera stocké dans une banque du sang puis servira lors d'une transfusion sanguine. En France, en Belgique et au Canada c'est un don véritable, les donneurs ne sont pas rémunérés, contrairement à d'autres pays.

Lorsqu'un donneur arrive à un centre de don de sang, celui-ci remplit typiquement un formulaire de consentement et répond à un petit questionnaire médical pour voir s'il est un donneur adéquat. Les questions peuvent impliquer son âge, son poids, son dernier don de sang, son état actuel de santé, et divers facteurs de risque comme les tatouages, l'usage de stupéfiants (usage récréatif ou dopant), les derniers voyages internationaux, et l'anamnèse sexuelle. Les réponses sont associées au sang donné, mais l'anonymat reste garanti. En France, cet interrogatoire est mené par un médecin. Depuis 2008, sauf pour les donneurs réguliers, un contrôle du taux d'hémoglobine est effectué avant le don. Il est fortement conseillé de bien manger et d'être bien en forme avant d'effectuer un don de sang. Dans le cas contraire, il est possible de souffrir d'un choc vagal ou d'une baisse de tension. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'un donneur donne pour la première fois et est stressé.

Depuis 2000, suite au scandale du début des années 1990 du sang contaminé, seuls l'Établissement français du sang et le Centre de transfusion sanguine des armées sont habilités à recueillir du sang en France.

En vertu de l’article L. 1221-5 du Code de la santé publique, aucun prélèvement de sang ne peut avoir lieu sur une personne mineure, hormis à titre exceptionnel, en cas d’urgence thérapeutique et avec le consentement des parents. L’âge minimum pour pouvoir faire don de son sang est donc l’âge légal de la majorité, à savoir 18 ans en France.

Concernant la limite haute, le don de sang est possible jusqu’à l’âge de 65 ans révolus (soit jusqu'à la veille du 66ème anniversaire du donneur), et ce malgré l’allongement de l’espérance de vie de personnes en excellente santé.

On a donc d’un côté une limitation juridique, résultant de la nécessité d'un consentement libre et éclairé à l'acte de prélèvement (on considère que le mineur n'est pas suffisamment éclairé par principe), et d’un autre, une limitation plutôt médicale.

La limite basse, qui était de 47 kilogrammes auparavant, est aujourd'hui de 50 kilogrammes. La Loi interdit en effet de prélever plus de 8 ml par kilogramme, or le volume minimal d'un don est de 400 ml (8 (ml) × 50 (kg) = 400).

La partenaire féminine d'un homme bisexuel se trouve aussi, de fait, exclue du don, alors même qu'il ne s'agit pas d'une disposition réglementaire.

Le donneur peut choisir le type du don : don de sang total, don de plaquettes (thrombocytaphérèse) ou de plasma (plasmaphérèse). Les équipes de l'EFS peuvent toutefois l'orienter vers un don en particulier en fonction de son groupe sanguin, de son taux d'hémoglobine, de son taux de plaquettes, de la qualité de ses veines, etc.

Une poche de sang est prélevée au donneur. Elle est traitée par la suite afin de séparer le sang en ses différents composants. La durée du prélèvement est habituellement entre 5 et 15 minutes.

Une poche de 450 ml environ est prélevée ainsi que des tubes échantillons sur lesquels seront effectués les contrôles et tests, le don pouvant aller jusqu'à 480 ml.

La quantité de sang prélevée est prescrite par le médecin-préleveur et est adaptée aux poids, sexe et âge du donneur. Elle est abaissée à 420 ml chez un adulte de plus faible constitution. Mais la quantité de sang prélevée doit être au moins égale à environ 400 ml, sinon le coût de l'opération devient trop important, autant d'un point de vue matériel (seringue et poche à usage unique, coût des examens comme étude de la formule sanguine, tests de dépistage divers et variés, collation offerte), que du personnel (entretien avec un médecin, soins infirmiers). Cela ne permet pas non plus d'avoir un produit fini qui corresponde à une unité thérapeutique. L'intérêt du malade étant au centre des préoccupations avant tout. Toutefois, si jamais le donneur ne peut fournir suffisamment de sang (veines trop fines, par exemple), le don peut être interrompu. Néanmoins, le sang donné n'est pas perdu et peut servir à la recherche et tout autre application non thérapeutique. Le don non thérapeutique est très important car il permet de produire notamment des réactifs indispensables pour réaliser les tests sur les tubes échantillon.

On appelle don par aphérèse le don d'une partie seule du sang, celui-ci étant partiellement traité durant le don par centrifugation. cela permet de séparer le plasma ou les plaquettes puis de restituer au donneur le reste du sang. Ce type de don ne se fait que sur rendez-vous. Il nécessite une mise en œuvre plus importante due au fait qu'une partie du sang prélevé est traitée immédiatement.

La plasmaphérèse est le prélèvement du plasma sanguin. On utilise ce plasma comme thérapie de maladies particulières, et c'est toujours par ce moyen que le donneur de sang donne du plasma seul, en gardant ses globules rouges et ses thrombocytes qui sont remis dans son appareil circulatoire (jusqu'à deux fois par mois). Le plasma est surtout utilisé pour soigner les grands brûlés.

Une utilisation importante de la plasmaphérèse est la thérapie des maladies auto-immunes, dans lesquelles les symptômes sont si catastrophiques que la thérapie médicale est insuffisante pour contrôler les symptômes. La plasmaphérèse débarrasse la circulation de ses anticorps.

D'autres utilisations sont l'élimination des protéines sanguines lorsqu'elles sont trop abondantes et causent un syndrome d'hyperviscosité.

Il est important de ne pas prendre d'ibuprofène ou d'aspirine dans les jours précédent le don de plaquettes car ces médicaments rendent le sang plus fluide en empêchant la production de plaquettes.

Pour les dons de plaquettes, la quantité prélevée tourne aux alentours de 300 ml.

Une première prise de sang est faite sur le bras opposé au don complet. L'éprouvette de sang ainsi récoltée est ensuite analysée sur le champ afin de déterminer la teneur en plaquettes du sang du donneur (pour un don de plaquettes, pas pour un don de plasma). Ce dernier a ensuite le choix de faire un don simple ou double (le double n'est pas offert dans tous les centres de dons). Pour un don simple, la durée de prélèvement varie de 40 à 100 minutes. Lors d'un don double, le donneur peut s'attendre à passer un minimum de 70 minutes sur la chaise de prélèvement. Il est possible que, la teneur en plaquettes du sang du donneur étant trop faible, celui-ci n'ait que la possibilité de faire un don simple. Lorsque le donneur a fait son choix, le sang est prélevé et partiellement traité immédiatement par une machine qui va le centrifuger afin de séparer le plasma ou les plaquettes. Lors du processus, un anticoagulant est ajouté au sang afin que celui ci ne coagule pas. Inévitablement, une petite partie de cet anticoagulant est repassée au donneur lors du retour des composantes du sang non-utilisées. Il est possible de faire une réaction allergique à cet anticoagulant : elle consiste généralement en de légers picotements et en une sensation de froid. Dans le cas où le donneur présente ces symptômes, le don s'arrête et ce dernier ne peut plus donner de plaquettes.

Il ne s'agit pas à proprement parler d'un don mais d'une méthode de prélèvement du sang avant que celui-ci ne soit rendu au patient, généralement en prévision d'une intervention chirurgicale.On parle aussi de don de sang autologue programmé (DSAP). La transfusion autologue programmée est une intervention qui consiste à transfuser au patient le sang qu’on lui a prélevé auparavant lorsqu’il doit subir une chirurgie élective. On évite ainsi les risques d’infections transmissibles pouvant être associés au sang provenant d’autres donneurs. Cette méthode de transfusion sanguine avait été encouragée à la suite du scandale du sang contaminé au début des années 1990. Toutefois, l’amélioration importante de la qualité des services de prise en charge des dons de sang en général a grandement contribué à accroître et à assurer leur sécurité. En conséquence, le recours au don de sang autologue programmé (DSAP) a fortement diminué.

Le rythme des dons dépend de la volonté du donneur et du type du don. Évidemment, il n'est pas possible de donner à chaque jour, et une certaine période de temps minimale est fixée entre les dons. Cette période diffère de pays en pays selon la réglementation en vigueur.

En ce qui concerne la province de Québec, il faut attendre 56 jours entre deux dons de sang entiers et 14 entre deux dons de plaquettes (deux semaines, soit, par exemple, du lundi le 14 au lundi le 28, du vendredi le 7 au vendredi le 21, etc.).

En France, il faut attendre 8 semaines entre deux dons de sang total avec un maximum de 5 dons par an pour un homme et 3 pour une femme ; pour les dons de plaquettes, le délai est de 4 semaines avec un maximum de 5 dons par an. Pour les dons de plasma, il est possible d'effectuer jusqu'à 20 dons dans l'année, à deux semaines d'intervalle minimum. Pour les hommes de plus de 60 ans, un intervalle de 8 semaines minimum est exigé entre les dons, quel que soit le type.

Il faut noter également que l'ensemble des pays européens applique en matière de délais entre chaque don la directive européenne. Si tous appliquent les mêmes délais en ce qui concerne les dons de sang, il n'en est pas de même en ce qui concerne les dons de plaquettes. Sans en arriver à ce qui se passe au Canada, certains pays européens, comme la Suisse, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, appliquent la directive européenne qui prévoit que l'on doit respecter un délai de 4 semaines entre 2 dons de plaquettes, avec un maximum de 12 dons par an et cela depuis plusieurs années. En France le délai est à 4 semaines mais en maintenant le plafond à 5 dons.

Dans le monde, plus de 80 millions d'unités sont collectés annuellement, dont seulement 45% dans les pays en voie de développement. En moyenne, en France, 500 000 personnes reçoivent chaque année une transfusion sanguine. L'Établissement français du sang prélève et distribue 2,2 millions de poches par an et accueille 1,5 million de donneurs soit 4 % de la population en âge de donner. Le nombre moyen de don par an et par donneur est de 1,6, il en faudrait 2. Sur ce total de dons annuels, 90 % sont des dons de sang et 10 % sont des prélèvements de plaquettes ou de plasma par aphérèse. En 2002, le taux de nouveaux donneurs était de 24 %. Les jeunes de 18 à 30 ans représentent 31 % des donneurs. Environ 2,3 million de dons par an sont nécessaires en France.

Une fois les produits sanguins recueillis, ceux-ci sont préparés (filtrés et séparés en différents composants sanguins). Les tubes échantillons sont analysés afin de vérifier qu'il n'y a aucun risque (notamment par le dépistage d'infections sexuellement transmissibles. Si les tests ne révèlent aucun problème les produits sanguins (globules rouges, plasma et plaquettes) sont prêts à être distribués aux hôpitaux et cliniques qui les délivreront aux malades qui en ont besoin. Particularité du plasma, celui-ci sert à fabriquer des médicaments. Ce plasma est entièrement cédé par l'Établissement français du sang (EFS) au Laboratoire Français du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB). Ces médicaments (immunoglobulines, gammablobulines, etc.) sont indispensables à de nombreux malades souffrant de déficit immunitaire plus ou moins sérieux. La forme la plus connue de cette maladie sont les bébés bulles qui n'ont aucun système immunitaire.

Le donneur est averti des éventuels problèmes que le dépistage aurait relevés, que le problème soit en apparence mineur (petite anémie...) ou plus sérieux (signe d'hépatite, VIH...).

Cependant les réactifs utilisés sont très sensibles et peuvent parfois réagir avec certains composants du sang, sans même qu'il y ait maladie (on parle alors de faux positifs). Il convient de contacter le centre de transfusion qui a signalé le problème pour effectuer un contrôle.

Certaines croyances interdisent le don du sang ; c'est le cas chez les Témoins de Jéhovah.

Une « Journée mondiale du don du sang » est organisée mi-juin chaque année depuis 2005 sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé.

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Unité de sang

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L'unité de sang, terme utilisé dans le langage courant, est une unité thérapeutique correspondant à une poche contenant une dose thérapeutique de produit sanguin utilisée pour les transfusions. Divers produits sont disponibles, dont les volumes varient de 50 ml (unités pédiatriques) à 650 ml (Plasma sécurisé d'aphérèse) selon le produit et le type d'unité concernée.

Pour les autes PSL (produits sanguins labiles) le terme d'unité est peu utilisé. Sont utilisés les sigles correspondant à la dénomination du produit.

CPA, pour Concentré de Plaquettes d'Aphérèse, issu d'un seul donneur.

MCP, Mélange de Concentrés de Plaquettes, mélange de plusieurs CSP, Concentrés Standards de Plaquettes, issus chacun d'un don de sang total de 470 ml.

PFC, pour Plasma Frais Congelé, soit PFC-VA (Viro Atténué par procédé SD -Solvant Détergent, unités de 200 ml) soit PFC-s, sécurisé, qui sera bientot remplacé par le PFC-BM (viro et bactério atténué par le bleu de méthylène).

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Transplantation de moelle

La transplantation de moelle est une greffe consistant à transférer de la moelle osseuse d'un individu à un autre souffrant d'une pathologie de sa moelle. Elle peut être la seule voie de guérison.

Elle permet l'utilisation de chimiothérapie et/ou de radiothérapie à des doses massives ce qui a pour résultat d'améliorer la survie voire d'envisager la guérison dans certains cas. Ces traitements sont en effet très toxiques pour les cellules sanguines et la greffe permet la reconstruction et la régénération de la moelle osseuse et le maintien d'une production normale de ces cellules.

Cette transplantation, comme celle du rein ou du sang, est rendue possible par un donneur vivant qui offre son organe dans la plupart des cas. Dans certains pays, le donneur reçoit une rétribution.

Les premières expérimentations animales ont eu lieu au début des années 1950 Les premières transplantations de moelle ont été faite chez l'être humain en 1957 par E. Donnall Thomas à New-York, aboutissant au décès des 6 receveurs en moins de trois mois. Elles ont été faites à une époque où la notion d' histocompatibilité n'existait pas. Les premiers succès prolongées datent des années 1970 et la première description de réussite en cas de donneur non apparenté est faite peu après.

E. Donnall Thomas a reçu le Prix Nobel de médecine en 1990 pour ses avancées dans le domaine.

La moelle osseuse est un tissu qui se trouve à l'intérieur de tous les grands os (tibia, bassin, etc. ) et n'a rien à voir avec la moelle épinière. En fait, il y a deux types de moelles, la moelle blanche située dans la diaphyse des os longs (fémur, tibia, humérus…), et la moelle rouge hématopoïétique, située dans les os courts (cuboïde, astragale, scaphoïde…) ou plats (os iliaque, omoplate, sternum…) et dans l'épiphyse des os longs (tête du fémur, plateau tibial, malléoles…) où sont fabriqués les éléments figurés du sang. Cette dernière constitue le système hématopoïétique : elle produit les globules rouges, globules blancs et les plaquettes.

Dans certaines de ces maladies, une transplantation de moelle osseuse peut être envisagée pour parvenir à la guérison. La transplantation n'est cependant pas nécessairement le traitement principal de toutes ces maladies. Ainsi , dans le cas de la leucémie myéloïde chronique , de nouveaux traitements ont été mis au point.

Si le traitement par une transplantation de moelle osseuse est choisi, il faut trouver un donneur compatible avec le malade.

Comme pour toutes les allogreffes, la compatibilité entre le donneur et le receveur est un problème important à résoudre: afin d'augmenter au maximum les chances de succès de la greffe, il faut que la compatibilité HLA (ou histocompatibilité) entre le donneur et le receveur soit la plus élevée possible.

Le système HLA est le système qui permet au corps et à son système immunitaire de reconnaître le Soi (ensemble des tissus, etc.), du non-Soi (virus, bactéries, et… greffes). Chaque corps humain possède un code HLA qui lui est propre et qui se retrouve à la surface de ses cellules. Ainsi, tout corps étranger ou cellule qui ne présente pas les 'bons' marqueurs HLA à sa surface se fait attaquer par le système immunitaire.

Le grand nombre d'allèles pour chacun des gènes conduit à un nombre encore bien plus grand de combinaisons possibles qui sont autant de codes HLA. On estime que 10 à 30 % de personnes vivantes possèdent un code HLA qui leur est entièrement propre et qu'aucun autre être humain dans le monde ne partage !

Malgré cette difficulté, les codes HLA du donneur et du receveur doivent être le plus proches possible afin de permettre aux cellules du donneur de prendre place dans le corps du receveur sans pour autant déclencher une réaction de rejet. Dans le cadre de la transplantation de moelle osseuse, le système immunitaire du receveur est très affaibli ou inexistant. Ce n'est pas lui qui va être à l'origine de la réaction de rejet. Ce sont les cellules greffées du donneur, qui devraient produire le nouveau système immunitaire du malade, qui vont attaquer les tissus du receveur, perçus comme hostiles, comme du non-Soi. Il s'agit de la maladie du greffon contre l'hôte (GvH disease, Graft versus Host disease).

À la recherche d'un donneur, le médecin va d'abord se retourner vers les différents membres de la fratrie (frères et sœurs) du malade pour retrouver les mêmes marqueurs HLA.

Si, cependant aucun des membres de la fratrie ne possède le même code HLA que le malade, alors le médecin va chercher dans le fichier mondial de donneurs qui recense 10 millions de volontaires avec leurs informations HLA.

Si cette recherche échoue car aucun des volontaires enregistrés n'est compatible, il reste alors la solution du sang de cordon (voir ci-dessous) ou d'une greffe à partir d'un membre de la famille avec une histocompatibilité imparfaite.

NOTE : Les vrais jumeaux sont souvent les plus compatibles entre eux. Ce qui peut paraître fou mais pas illogique est le fait que deux personnes complètement inconnues et habitant à des kilomètres l'une de l'autre sont les plus compatibles entre elles car leurs marqueurs HLA se ressemblent enormément.

Une fois qu'un donneur compatible avec le malade a été trouvé, le processus de la transplantation peut commencer. Il consiste à transférer un certain nombre de cellules constituant la moelle osseuse (les cellules souches hématopoïétiques, ou CSH) vers le malade. Ces cellules iront reconstituer l'ensemble de la moelle osseuse chez le receveur après la greffe.

Les cellules prélevées peuvent être greffées pendant 24 heures. Cela permet de les transporter sur de grandes distances. Si, cependant des problèmes de logistiques venaient à se poser, ce serait le donneur qui se rapprocherait du malade, trop fragile pour se déplacer.

Ce prélèvement se fait sous anesthésie générale et nécessite l'hospitalisation du donneur pour une durée de deux jours. L'intervention en elle-même ne dure qu'une ou deux heures. Elle consiste à prélever par des ponctions iliaques postérieures (c'est-à-dire dans le bassin) quelques centilitres de moelle. Le prélèvement peut potentiellement avoir lieu dans le sternum. Dans les deux cas, on est bien loin de la moelle épinière !

Il est possible que pour préparer cette transplantation la personne ait dû, quelques jours avant à son don de moelle, donner une poche de son sang. Ce sang lui sera restitué peu après son prélèvement de moelle afin de l'aider à récupérer.

Cette technique permet de prélever des cellules souches périphériques par centrifugation du sang du donneur. Les constituants du sang non prélevées sont rendus au donneur.

Du sang aux vertus thérapeutiques peut également être prélevé après la naissance d'un enfant. Il s'agit du sang prélevé sur le placenta (et non sur le nouveau-né) à partir du cordon. Le sang placentaire contient également des CSH. Ceux-ci ont l'avantage d'être jeunes et immatures et cela permet de réduire les risques de rejet immunologique et de réaction du greffon contre l'hôte. Un don même vers un malade avec lequel la compatibilité HLA n'est pas parfaite est alors possible.

Ce sang est souvent destiné à des enfants car la quantité limitée de cellules-souches s'y trouvant ne permet pas toujours de soigner un malade de plus de 50 kg. Certains travaux montrent qu'il est possible d'associer deux sangs de cordons (proches d'un point de vue de leur HLA) afin de soigner les adultes.

Avant de pouvoir recevoir la greffe, le malade doit y être préparé : en effet, sa moelle, malade, doit être complètement détruite. Pour cela, il va recevoir une chimiothérapie pendant une dizaine de jours. Cela va conduire le malade dans une chambre stérile puisque ses dernières barrières immunologiques auront été levées.

La greffe effective est réalisée de manière assez simple sous la forme d'une perfusion par laquelle la moelle préparée est reçue par le malade.

Les cellules greffées vont alors prendre place dans les os pour progressivement reconstituer tout le tissu de la moelle osseuse et reprendre la production des différentes cellules sanguines. Celle-ci n'a lieu que 10 à 30 jours après la greffe, période pendant laquelle il faut continuer de protéger le malade des agents infectieux. Au bout de 3 mois, les défenses immunitaires peuvent être reconstituées. Ce scénario peut cependant s'assombrir si une réaction de rejet se produit, si la maladie du Greffon contre l'hôte se déclare (voir plus haut). Dans certains cas (par exemple le lymphome), une maladie du greffon contre l'hôte modérée est un facteur déterminant dans la guérison de la maladie de base car le greffon, une fois développé, attaque les cellules cancéreuses.

Etant donnés les contraintes de compatibilité, la stratégie du don de la moelle osseuse est différente de celle du don du sang. Il n'est en effet pas question de stocker des dons dans des banques en attendant un besoin éventuel.

La démarche est inverse: le nom d'une personne prête à donner sa moelle osseuse est inscrit dans un fichier avec son typage HLA. Celui-ci est réalisé à partir d'une simple prise de sang. Le don de moelle, lui, ne sera effectué que si un malade compatible en a effectivement besoin et qu'il n'aura pas trouvé dans sa famille un frère ou une sœur compatible.

Entre l'inscription sur le fichier et le don effectif, un laps de temps très variable peut s'écouler (de quelques mois à de nombreuses années). Il est également possible que le don n'ait jamais lieu si aucun malade n'est jamais compatible.

C'est lors de l'entretien médical qu'a lieu la prise de sang servant à déterminer le typage HLA et à dépister certaines maladies. Cette analyse peut être partielle et une autre prise de sang peut avoir lieu si un début de compatibilité avec un malade se présente.

Lors de l'inscription, le nouveau code HLA est comparé à tous ceux des malades répertoriés.

Les nouveaux donneurs doivent avoir à l'esprit que leur engagement est dans la durée. Le jour où des tests montreront qu'ils sont compatibles avec un malade, France Greffe de Moelle doit pouvoir joindre le futur donneur, c'est pourquoi il est important que les volontaires veillent à garder leurs coordonnées à jour.

Actuellement, ce fichier souffre d'un certain déséquilibre : plus de femmes (61.5%) que d'hommes. Il y a eu 186 dons réalisés en France (127 pour des patients nationaux, 59 pour des patients internationaux). Par ailleurs il y a eu 438 donneurs internationaux prélevés pour des patients nationaux. Le don de moëlle sera comme le don de sang et celui d'organes la "Grande cause nationale 2009" en France. Le fichier est international , il est un formidable exemple de fraternité car le donneur peut aider un receveur quelle que soit son origine géographique.

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Syndrome de Lasthénie de Ferjol

Le syndrome de Lasthénie de Ferjol est un trouble factice (ou pathomimie) décrit en 1967 par le Docteur Jean Bernard. Le nom de ce syndrome reprenant celui de l'héroïne de l'histoire sans nom de Barbey d’Aurevilly.

Une pathomimie correspond aux symptômes des patients ne cherchant qu'à se rendre volontairement malades eux-mêmes. Dans le cas particulier du syndrome de Lasthénie de Ferjol, il s'agit généralement de patientes, proches du milieu médical, cherchant à se provoquer une anémie. Les moyens pour y arriver nécessitent des stratagèmes variés tels que le don de sang répétitif et des scarifications sous anticoagulant. L'anémie obtenue permet d'obtenir en bénéfice secondaire d'être le centre des préoccupations médicales du médecin consulté. La patiente ayant pour satisfaction une multiplication des explorations diagnostiques généralement négatives.

L'anémie est une hémorragie de privation, microcytaire, hypochrome et non régénérative. Le bilan étiologique de l'anémie est généralement négatif, ne permettant pas de retrouver l'origine des saignements. Le diagnostic est suspecté devant le profil de la patiente et la négativité des explorations diagnostiques. Une hospitalisation des patientes permet de faire cesser les stratégies que ces patientes usent pour perdre du sang et une complémentation alimentaire en fer améliore rapidement le taux d'hémoglobine.

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Hématome

Hématome au coude, neuf jours après une prise de sang

Un hématome est une poche de sang apparaissant généralement suite à une hémorragie à la suite d'un choc ou d'un coup donné (exemple: si quel qu'un vous donne un coup de poing vous pouvez avoir un hématome), décollement et gonflement de la peau.

La formation d'un hématome peut aussi se produire à la suite d'une prise de sang (ex: après un don de sang). Pour l'éviter il est impératif d’appuyer à l’endroit de la piqûre environ 5 minutes car la coagulation du sang demande entre 5 et 10 minutes. En effet si le caillot n’est pas bien formé, un hématome plus ou moins important risque de se produire en cours de journée.

Les hématomes existent comme ecchymoses, mais peuvent également se développer dans des organes.

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Source : Wikipedia