Dominique Perben

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Posté par marvin 27/03/2009 @ 01:13

Tags : dominique perben, ump, partis politiques, politique, environnement

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Dominique Perben

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Dominique Perben, né le 11 août 1945 à Lyon, est un homme politique français, membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).

Ancien élève du Lycée Saint-Marc, Dominique Perben est diplômé en sciences économiques, de l'Institut d'études politiques de Paris (1966) et de l'ÉNA (1972).

Directeur de cabinet du préfet du Maine-et-Loire à sa sortie de l'ENA, il est nommé secrétaire général de la préfecture du Territoire-de-Belfort en 1975. Entré à la DATAR en 1976 comme chargé de mission, il devient l'année suivante chef de cabinet de Norbert Ségard, secrétaire d'État aux PTT en 1977.

Administrateur civil à la direction de la Sécurité civile en 1981, il est directeur général des services administratifs de la région Rhône-Alpes en 1982 et 1986. Entre 1989 et 1993, il est secrétaire général puis président de l'Association nationale des élus locaux, rebaptisée Association nationale pour la démocratie locale.

En tant que ministre de la Justice, il donne son nom à la loi Perben I (de programmation), et à la loi Perben II du 9 mars 2004. Controversée, celle-ci fait l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par l'opposition. Entre autres mesures, la loi instaure la procédure du « plaider coupable », la notion de « stage de citoyenneté », et permet des prolongations de la garde à vue jusqu'à 96 heures.

Dominique Perben est candidat à la mairie de Lyon pour les élections municipales de 2008. Déclarée en 2003, sa candidature a été suivie en mars 2005 par la création de l'association Lyon Nouvel Horizon, comité de soutien pour son élection. La liste "Grandissons à Lyon" qu'il mène ne conserve que deux arrondissements en 2008. Dans le 3e arrondissement, traditionnellement à droite, où Dominique Perben se présente contre le socialiste Thierry Philip, la liste UMP est battue dès le premier tour avec seulement 30,02% des voix, contre 52,82% pour la liste socialiste.

A la demande de Nicolas Sarkozy, il a présidé une « mission parlementaire sur le développement des métropoles urbaines d'avenir » qu'il a rendu au Président de la République le 5 février 2008. Il y préconise notamment le lancement d’un plan national de développement des transports collectifs (PNDTC), et d’une concertation sur le péage urbain sur la base du modèle expérimenté à Milan .

Il est nommé membre du Comité pour la réforme des collectivités locales en octobre 2008.

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Michel Barnier

Michel Barnier, le 2 mai 2005

Michel Barnier, né le 9 janvier 1951 à La Tronche (Isère), est un homme politique français, membre de l'UMP, et actuellement Ministre de l'Agriculture et de la Pêche du gouvernement François Fillon (2) depuis le 19 juin 2007.

Militant dès l'âge de 14 ans dans le mouvement gaulliste, il est diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris (ESCP-EAP) en 1972. Il consacre ensuite la quasi-totalité de sa carrière à la politique, d'abord en Savoie, puis aux niveaux national et européen.

Il est successivement chargé de mission au cabinet de Robert Poujade, ministre de l'Environnement (1973-1974), conseiller général de Savoie pour le canton de Bourg-Saint-Maurice (1973-1999), chargé de mission au cabinet de Pierre Mazeaud, secrétaire d'État chargé de la Jeunesse et des Sports (1974-1976), conseiller technique au cabinet d'Antoine Rufenacht, secrétaire d'État auprès du Premier ministre (1976-1977), puis secrétaire d'État au Commerce et à l'Artisanat (1977-1978).

En 1978, il est élu député de la Savoie. À 27 ans, il est donc le plus jeune député dans l'hémicycle.

Dès son élection à la présidence du conseil général de la Savoie en mars 1982, Michel Barnier s’engage avec le triple champion olympique, Jean-Claude Killy, dans la candidature et l'organisation des XVIe Jeux olympiques d'Albertville et de la Savoie, en 1992.

En 1982, afin de reprendre le conseil général de la Savoie à la gauche, une entente politique prenant le nom de Union pour la Savoie entre la droite et le centre fut passée. Sous l'égide, entre autres, de Michel Barnier procéda à la distribution des investitures aux cantonales.

Attentif au défi écologique, Michel Barnier engage dès 1986 une politique volontariste et globale de protection de l’environnement en Savoie. Il publie en 1990 un rapport parlementaire Chacun pour tous et cent propositions pour l’environnement (Éditions Stock - 1990). Il est nommé ministre de l’Environnement en mars 1993 et s’attache pendant deux ans à une approche concrète et humaniste de l’écologie. En 1995, il crée la première "Commission nationale du débat public", pour les grands projets d’infrastructures et lance le premier débat national sur l’énergie.

La construction européenne, autre engagement fort de sa carrière, le conduit au ministère délégué aux Affaires européennes de 1995 à 1997. À ce titre, il est le chef de la délégation française pour la négociation du Traité d’Amsterdam. Michel Barnier s’attache alors, au sein du gouvernement, à deux priorités : la présence française dans tous les pays d’Europe centrale, orientale et baltique et l’explication de l’Europe aux citoyens.

Nommé commissaire européen le 16 septembre 1999, il a la responsabilité d’animer la politique régionale et de cohésion et est chargé, par ailleurs, de la réforme des institutions et de la Convention européenne sur l’avenir de l’Union. Lors du Conseil européen de Laeken, le 14 décembre 2001, il est désigné avec son collègue António Vitorino pour représenter la Commission au sein du Præsidium de la Convention sur l’avenir de l’Union présidée par Valéry Giscard d’Estaing. La Convention s’est fixée pour objectif d’élaborer une proposition de Constitution pour l’Union européenne, la plus simple et lisible possible, qui lui permette de répondre aux enjeux de l’élargissement tout en renforçant sa dimension politique. C’est dans ce cadre que Michel Barnier se voit confier la présidence du groupe de travail sur la défense européenne.

En 2003 il fonde un club politique nommé « Nouvelle République » dont l'objectif est de faire dialoguer entre-eux les décideurs politiques, les chefs d'entreprises et les membres de la société civile de tous bords et d'ouvrir le débat français aux idées européennes et internationales.

Nommé ministre des Affaires étrangères dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin le 31 mars 2004, lors du remaniement après la défaite de la droite aux élections régionales des 21 et 28 mars. À la tête de la diplomatie française, il apporte ses propres convictions: l'Europe, la coopération internationale, le développement durable.

L'enlèvement par un groupe terroriste en Irak de deux journalistes, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, le conduit dans les pays du Proche-Orient en août-septembre 2004, pour conduire, avec les services de l'État, les négociations afin d'obtenir leur libération. Cette libération interviendra après 124 jours de captivité, le 21 décembre 2004. C’est avec la même détermination, pendant 157 jours, que l'action de la diplomatie française conduit à la libération de Florence Aubenas.

N'appartenant pas au gouvernement Villepin en 2005, il est nommé au Conseil d'État à compter du 15 septembre 2005, au tour extérieur par décret du 23 juillet 2005.

En février 2006, il devient vice-président du groupe Mérieux Alliance (holding regroupe un ensemble de sociétés dans le domaine de la biologie). Aux côtés d'Alain Mérieux, il est chargé d'animer les relations avec les grands organismes de santé internationaux, les instances économiques et financières, les acteurs du développement mondial. Il quitte ses fonctions en juin 2007, lors de son entrée au gouvernement.

En 2006, Michel Barnier est également conseiller spécial du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Il présente le 9 mai 2006 au Conseil européen un rapport proposant la création d’une force européenne de protection civile.

Il a été membre du groupe Amato qui a permis de rédiger un projet du traité modificatif jusqu'au 4 juin 2007.

Devenu le 6 mars 2006 conseiller politique de l'UMP, il se rapproche de Nicolas Sarkozy et lui apporte son soutien lors de la campagne pour l'élection présidentielle en 2007.

Le 19 juin 2007, il est nommé, à la suite des élections législatives, ministre de l'Agriculture et de la Pêche du gouvernement François Fillon II.

Il est également vice-président du Parti populaire européen (PPE).

Le 2 novembre 2007, il annonce qu'il sera candidat aux élections européennes de 2009, et le 24 janvier 2009, le conseil national de l'UMP le désigne officiellement comme tête de liste pour la circonscription Île-de-France, aux côtés de Rachida Dati.

Il est actuellement membre du conseil d'administration de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, et du think tank Les Amis de l'Europe.

Il est l'un des membres fondateurs (avec Jean-Pierre Raffarin, Jacques Barrot et Dominique Perben) du club Dialogue & Initiative né en 1999 et présidé par Jean-Pierre Raffarin.

Il fut invité du 8 au 11 juin 2006 de la très discrète conférence Bilderberg.

Il est actuellement (juin 2006) membre du Conseil d'orientation de l'Institut Aspen France.

Il est membre de l'Académie des Sports.

Il est le fondateur et président d'un club de débats politiques, confrontant personnalités politiques de tous bords et surtout de toutes nationalités européennes : Nouvelle République.

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Mercurey

Carte de localisation de Mercurey

Mercurey est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Mercuréennes et Mercuréens.

Situé en Bourgogne, dans le département de la Saône-et-Loire, à environ 12 kilomètres au nord-ouest de Chalon-sur-Saône.

La commune, située à proximité des grands axes de circulation, à 12 kilomètres de l'autoroute A6 (Chalon-sur-Saône), à 6 kilomètres des voies ferrées Paris-Lyon-Marseille et 20 kilomètres du TGV (Le Creusot), à 8 kilomètres de la Route Nationale 80 Chalon-Moulins, est traversée par la Route départementale 978 Chalon-Autun.

Village viticole typique de Bourgogne dans un paysage vallonné. Les sols sur lesquels se sont déposés les sédiments marno-argilo-calcaires des mers jurassiques (230 à 135 millions d'années). Les roches qui dominent Mercurey sont de la période du Jurassique moyen et début du Jurassique supérieur. Une couche assez épaisse de marnes grises forme le sous-sol des meilleurs crus de Mercurey (époque de l'oxfordien). Une deuxième crête rocheuse est formée par le calcaire que l'on appelle la dalle nacrée. Le vignoble est implanté sur des sols argilo-calcaires provenant du soubassement rocheux calcaire d'âge jurassique. Ont distingue trois grands ensembles de sols, en premier des sols issus de calcaires durs (244 hectares), en deuxième des sols issus de marnes (194 hectares) et en troisième des sols issus de dépôts caillouteux (102 hectares). À d'autres endroits ont trouve des sols avec des argiles profonds, de colluvions... . Ont retrouve sur ces sols argilo-calcaires des sols lourds, des sols pierreux et d'autres un peu plus sableux.

Une rivière traverse le village, elle se nomme le giroux. Il existe aussi un étang, nommé étang du pont-latin.

C'est un climat tempéré à légére tendance continentale.

Valeurs climatique de Dijon et Mâcon, car Mercurey est situé entre ces deux villes.

Mercurey, entre temps, subit les invasions barbares et, parmi elles, celle des Burgondes qui se fixent dans la région lui donne son nom de Burgondie (Bourgogne actuel). Le Château de Montaigu est construit par Robert le Valentinois, comte de Chalon (aux alentours de 950); ce château possède de la vigne sur un coté. En 1180, elle passa sous l'autorité d'Hugues III, duc de Bourgogne qui l'attribua à son fils Alexandre (ceci voit le début de la lignée des "Montaigu-Bourgogne"). Un seul seigneur (Guillaume) y réside de manière permanente.

En 1241, Eudes I de Montaigu accorde aux habitants de ses finages une charte de frachise par laquelle ses vassaux moyennant certaines obligations, sont affranchis du droit de main-morte qui les rattachent encore à la glèbe. En 1250 est construite l'église de Touches. En 1348, à la mort d'Henri de Montaigu, le château est partagé entre le duc de Bourggone et la famille Damas. En février 1371, le Duc de Bourgogne décide une grosse campagne d'achats de vin, il en fait acheter une quantité notable à Montaigu. C'est à Montaigu encore que Méliore, l'envoyé du Pape, trouve à acheter du vin qui est par la suite recherché par la cour pontificale. Philippe le Hardi est détenteur de la moitié du fief de Montaigu, en 1392 il en fait le partage, et en donne une partie à Philippe le Bon, qui contribue à sa réputation. Entre 1385 et 1405, les vins de la région de Mercurey figurent même sur la liste des vins en cave pour le service du Duc de Bourgogne dans sa résidence d'Arras, ils plaisent à Marguerite de Flandre. La Bourgogne, à cette époque est un grand duché, dont les possesions vont juqu'en Belgique, et qui est rattaché à la France seulement sous Louis XI en 1477; cette même année, le chateau de Montaigu tomba dans les mains des rois de France, à la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Plus tard sous le règne d'Henri IV, et bien que vin assez corsé, une chronique mentionne qu'il plaît aux femmes, et plus particulièrement à Gabrielle d'Estrées (maitresse d'Henri VI, qui lui est amateur de Givry). Le chateau de Montaigu fut démantelé en 1591 par les troupes catholiques de la ligue.

La Fontaine de Marjonzin est édifiée en 1768. Ce qu'il restait du château de Montaigu, servi de logements et d'entrepôts par des vignerons; puis en 1803, les restes de la forteresse fut vendu à un maçon du Bourgneuf, pour servir de carrière de pierres. Parmi les personnalités de Mercurey, le général d'Empire Duhesme est né dans la maison familiale de la famille de Michel Juillot, ses armes figurent sur la cheminé de la maison. De retour de l'ile d'Elbe, Napoléon s'arrête à Mercurey. Un vigneron le reçoit, et lui offre du vin de Mercurey, et Napoléon le félicite. Avant le Phylloxéra, le territoire de Mercurey compte alors 300 hectares de vignes, celui de Touches et Bourgneuf Val d'Or 400 hectares et celui de Saint Martin-sous-Montaigu 300 hectares. C'est le marquis d'Arcelot qui devint acquereur des ruines du chateau de Montaigu, en 1823. Le phylloxéra apparaît dans ce vignoble en 1878, et le Mildiou en 1885. Après le phylloxéra, le vignoble est reconstitué en 1902. En 1897 la commune de Touches prend le nom de Bourgneuf-Val d'Or.

Le 29 mai 1923 est instituée l'appellation Mercurey par le tribunal de Chalon-sur-Saône. Les années 20-30, voient s'abattre sur le vignoble, le mildiou (1926), la grêle (1927, et 1928) et des gelées importantes (1930 et 1932). En 1936, la surface de vignes ne compte plus que 500 hectares. Mais le 11 septembre 1936 est créée, par l'INAO, l'appellation Mercurey.. Une modification de l'AOC intervient avec la reconnaissance de cinq premiers crus en 1943 (le Clos du Roy, le Clos-Voyen, le Clos Marcilly, le Clos des Fourneaux et le Clos des Montaigus). 1958 voit la naissance de la Confrérie de la Saint-Vincent de Mercurey, suite à la fusion de différentes sociétés de secours mutuel. En 1962, Mercurey reçoit pour la première fois la Saint-Vincent tournante. En 1971, la fusion des deux communes (Mercurey et Bourgneuf Val d'Or) en une seule, par arrêté préfectoral, est prononcée, sous le nom de Mercurey. Parmi les difficultés, le principal obstacle est l'élection d'un seul maire et d'un seul conseil municipal. Bourgneuf possédant le centre proprement dit du village avec la majorité des commerces et une population plus importante, aurait pu l'emporter sur Mercurey, mais ce dernier nom est retenu du fait de l'activité viticole. En 1971 est crée la Confrérie de la Chanteflute, par les professionnels de la vigne et du vin : son but est de faire connaitre l'AOC Mercurey et organise deux fois par an un Chanteflutage (vins de la côte-chalonaise passant un concours de dégustations, qui ne sélectionne que les meilleurs vins, pour avoir cette mention). En 1976, la grêle frappe le vignoble, entrainant une récolte peu abondante. En 1981 et 1983, Mercurey est victime d'orages dévastateurs (vignobles ravinés, ceps de vignes déchaussés, murs de soutènement emportés, caves inondées...). À la suite de ces orages, les viticulteurs et la population de Mercurey, décident de mettre en place un remembrement, une première en France. Ce remembrement consiste en la réalisation d'aménagements hydrauliques contre le ruissellement et l'érosion (bacs de décantation, bassins de stockage d'eau de pluie, chemin bétonnés, canalisations...). Le 26 et 27 janvier 1985, le village reçoit pour la deuxième fois la Saint-Vincent tournante. En 1988, sont reconnues de nouvelles délimitations de premier cru, tous les premiers crus actuels.

La localité doit son nom à la construction en ce temple élevé au dieu mercure. On l'a désigné en 577 Mercureis, Mercuriacum dans une charte de Charles le Gros en 885, Mercoriacus en 942, Mercuriacus au xi siècle.

Politiquement, Mercurey est un village de droite. Depuis 1990, c'est toujours un parti de droite qui est arrivé en tête. Les deux figures politique de la commune sont Maurice Juillot qui à été conseiller général du canton de Givry de 1982 à 1998, et ancien maire de 1971 à 1995. La deuxième personne est le fils de Maurice Juillot, Dominique Juillot, maire actuel et ancien député de la circonscription de Chalon-sur-Saône de 2002 à 2007.

Au premier tour, Dominique Juillot (UMP), le maire de Mercurey arrive en tête avec 63,74% devant le socialiste Christophe Sirugue (21,72%). Au deuxième tour, le maire de la commune gagne avec 67,66% contre 32,34% à Christophe Sirugue. Mais Christophe Sirugue l'emporte sur la circonscription (50,30%).

Au premier tour, Nicolas Sarkozy (UMP) est en tête avec 38,98%, suivi de la socialiste Ségolène Royal (18,64%), de François Bayrou (18,28%) du Modem, de Jean-Marie Le Pen (11,86%) du Front National... Au deuxième tour, Nicolas Sarkozy l'emporte avec 61,63% contre 38,37% pour Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy est élu (53,06% sur la France).

Le non l'emporte de quelques voix avec 50,73% contre 49,27% pour le oui. En France, le non l'emporte (55,06%).

La liste de Joseph Daul (UMP) est en tête avec 23,15%, suivie par le liste de Pierre Moscovici (PS) avec 21,76%, puis par la liste de Nathalie Griesbeck (UDF) avec 13,89%, puis par Bruno Gollnisch (FN) avec 11,34%... Sur la région Est, la liste de Pierre Moscovici vire en tête (28,40%).

Au premier tour, la liste UMP de Jean-Pierre Soisson l'emporte avec 36,54%, suivie de la liste PS-PRG-Verts-PC de François Patriat avec 25,90%, puis de la liste FN de Pierre Jaboulet-Vercherre avec 13,38%, puis de la liste UDF de François Sauvadet avec 12,35%... Au deuxième tour, la liste UMP l'emporte avec 45,66%, devançant la liste PS-PRG-Verts-PC avec 42,39%, et la liste FN avec 11,95%. Sur la Bourgogne, la liste de François Patriat l'emporte (52,49%).

Au premier tour, Dominique Perben (UMP) est en tête avec 56,76%, suivi de Bettina Laville (PS) avec 23,03%, puis de Bernadette Bessire (FN) avec 11,74%... Au deuxième tour, Dominique Perben l'emporte avec 68,18% contre 31,82%. Le député sortant est vainqueur sur la circonscription (59,59%). Dominique Perben est désigné ministre; Dominique Juillot, son suppléant, le remplace à l'assemblée nationale.

Au premier tour, Jacques Chirac (RPR) remporte 21,55% des votes exprimés, suivi par Jean-Marie Le Pen (FN) avec 18,17%, puis Lionel Jospin (PS) avec 13,10%, puis François Bayrou (UDF) avec 7,61%... Au deuxième tour, Jacques Chirac l'emporte largement sur la commune, 82,21% sur la France.

La liste de Charles Pasqua (RPF) arrive en tête avec 18,25%, devançant la liste de Nicolas Sarkozy (RPR-DL) avec 17,50%, puis la liste de François Hollande (PS) avec 14,00%, puis la liste de Jean Saint-Josse (CPNT) avec 13,25%, puis la liste de François Bayrou (UDF) avec 11,00%... La liste de François Hollande est en tête sur la France (21,92%).

Pour la succession de Maurice Juillot. Au deuxième tour, Pierre Voarick (DVD) est en tête avec 49,48%, suivi par Christian Wagener (RPR) avec 30,72%, et par Jean-Marie Morlet (UDF) avec 19,79%. Sur le canton de Givry, Pierre Voarick l'emporte de justesse (36,91%), avec 33 voix d'avance sur Christian Wagener.

Au premier tour, Dominique Perben (RPR) arrive en tête avec 43,70%, suivi de Bettina Laville (PS) avec 25,00%, puis de Jean Coupat (FN) avec 12,42%, puis de Michel Chevalier (PC) avec 7,12%... Au deuxième tour, Dominique Perben l'emporte sur la commune, 51,04% sur la circonscription.

Fait parti du vignoble de la Côte Chalonnaise. D'une superficie totale en vigne de 650 hectares. Avec en répartition, 580 hectares de vins rouges. et 75 hectares de vins blancs. Deux types d'AOC sont exploité, donnant 170 hectares de premier cru (154 hectares de vins rouges et 16 hectares de vins blancs); et 485 hectares de village (426 hectares de vins rouges et 59 hectares de vins blancs).

La proportion en couleur représente environ 90% de vin rouge et 10% de vin blanc.

La production en hectolitres donne environ 24 300 hl (dont 6 355 hl en premier cru) pour les vins rouges et 3 700 hl (dont 685 hl en premier cru) pour les vins blancs. La production en bouteilles donne environ 3 167 000 bouteilles de vins rouges et environ 482 000 bouteilles de vins blancs.

Ce village possède des commerces variés : une supérette, deux garagistes, deux boulangers, un bureaux de tabac/presse, un salon de coiffure, un boucher-traiteur, un fleuriste, une entreprise de produits viticoles et d'articles de caves, une entreprise de vente et réparation de matériel agricole, un magasin d'art, et un caveau.

Les établissements de restauration et d'hébergement sont présents, avec 2 hôtels-restaurants, 1 restaurant et 2 cafés.

De nombreux artisans travaillent sur la commune avec 2 platriers-peintres, 2 entreprises de plomberie-zinguerie-chauffage, deux électriciens, une tonnelerie, et une entreprise de charpente bois.

Il existe sur ce village trois chambres d'hôtes, et 1 gîte.

La commune est dotée également de 4 importants négociants en vins : À ma cave, Cave du Val d'Or, Antonin Rodet, et les Caves Tramier.

Une poste, un point Information (Point I), un trésor public (permanence) et un Centre de Première Intervention (Pompiers).

Un groupe scolaire regroupant une école maternelle et une école élémentaire. Cette commune possède aussi un Centre Interprofesionnelle de Formation d'Apprentis, nommé CIFA "Jacques Lameloise", spécialisé dans les filières de l'alimentation, de l'hôtellerie, de la coifure, de la vente et de la photographie.

Un club de football, nommé le Football Club de Mercurey avec 2 équipes seniors, évoluant en 2008 - 2009, en Promotion de District du pays saônnois (9e division nationale) pour l'équipe première et en 2e division de district (11e division nationale) pour l'équipe réserve. Des équipes de jeunes existent et sont en entente avec le club de football de Mellecey. Par rapport à ce club, le site est composé de trois terrains, dont un stabilisé.

Un club de tennis, nommé Tennis Club de la Côte Chalonnaise, en entente aussi avec le village de Mellecey. Ce club évolue au niveau départemantale. Par rapport à ce club, 3 terrains de tennis y sont implantés.

A noter aussi que les équipements de ces deux clubs sont présent sur un même site, nommé "complexe sportif" du Champ Ladoix.

Le village possède aussi un terrain de basket-ball, dont ses origines remonte à la présence d'un club de basket-ball, crée en 1947 et jouant jusqu'en 1970, date à laquelle le club fusionnera avec l'Elan Sportif Chalonnais.

Possède un cabinet médical avec 2 médecins, 3 infirmières, 1 kinésithérapeute. Il est implantés aussi une pharmacie et un cabinet de vétérinaire.

La village est jumelé avec Melen et Genappe, deux villages situés en Belgique. La commune entretient des rapports d'amitié avec Sizzano (Italie).

Il y a 20 associations à Mercurey : Amicale des écoles, amicale des sapeurs pomiers, art et musique, bibliothèque, club du 3e age "le cep d'or", comité de jumelage Mercurey-Melen, confrérie saint-vincent, éternelle alpine, football club mercurey, Histoire et Art à Mercurey ,pèche et loisirs, présence, renaissance de montaigu, sauvegarde du patrimoine de mercurey, société de chasse "la saint-hubert du val d'or", tennis club de la côte chalonnaise, tout conte fait, team mercurey rallye et union des producteurs.

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Élections municipales françaises de 2008

Le forfait de David Martinon, précurseur de des difficultés de l'UMP.

Les élections municipales françaises de 2008 ont élu les conseils municipaux des communes françaises. Initialement programmées en 2007, les élections municipales françaises ont été reportées en 2008 pour ne pas surcharger un calendrier électoral qui prévoyait six échéances en une année cette année-là. Le premier tour a eu lieu le 9 et le second le 16 mars 2008.

Pour les éléments relatifs au régime électoral, au droit de vote des citoyens, aux modalités de candidatures, etc., il convient de se référer à l'article principal : Élection municipale française et Procédures électorales françaises. Certaines évolutions concernent spécifiquement les élections de 2008, et sont développées dans les paragraphes suivants.

Le mandat des conseillers municipaux reste fixé à six ans, selon l'article L. 227 du code électoral, même si le mandat des maires élus en 2001 a donc été prolongé de manière dérogatoire d'un an par la loi no 2005-1563 du 15 décembre 2005, laquelle applique une disposition similaire aux conseillers généraux et aux sénateurs.

Même si ces élections ont une importance locale, le fait que toutes les communes votent en même temps est un indicateur de la popularité des partis, surtout dans les villes où les élections se jouent d'habitude à peu de chose.

Les élus, en tant que grands électeurs sénatoriaux, voteront en septembre 2008 pour élire les sénateurs de la série A pour des mandats de 6 ans.

Afin de mettre en œuvre la révision constitutionnelle du 8 juillet 1999, qui a complété l'article 3 de la Constitution de 1958 par le paragraphe « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », la loi du 6 juin 2000 a modifié l'article L 264 du Code électoral, en disposant que « l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un. Au sein de chaque groupe entier de six candidats dans l'ordre de présentation de la liste doit figurer un nombre égal de candidats de chaque sexe ».

Cette règle a contribué à améliorer la participation des femmes aux conseils municipaux lors du scrutin municipal de 2001, mais a eu peu d'effet sur la féminisation des maires et de leurs adjoints. C'est pourquoi la loi no 2007-128 du 31 janvier 2007 a modifié à nouveau l'article L 264 du code électoral, qui dispose désormais que « la liste (des candidats) est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe ». Cette disposition s'est appliquée pour la première fois aux élections municipales de 2008.

En outre, l'article L 122-4-3 dispose que « dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un ». Cela introduit donc la parité dans les fonctions d'adjoints au maire lorsqu'il y a plusieurs postes d'adjoints créés par le conseil municipal, le nombre légal minimum restant celui d'un seul (et par conséquent il demeure élu au scrutin uninominal).

Le Ministère de l'Intérieur classe les listes selon des « grilles de nuances politiques ». Un répertoire national des élus a été institué par le décret n°2001-777 du 30 août 2001 dont l'article 5 mentionne que « Au moment du dépôt de candidature, chaque candidat, ou candidat tête de liste, est informé de la grille des nuances politiques retenue pour l'enregistrement des résultats de l'élection, et du fait qu'il peut avoir accès au classement qui lui est affecté et en demander la rectification, conformément à l'article 36 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. ». Concrètement, cela signifie qu'un candidat au scrutin majoritaire ou tête de liste au scrutin proportionnel se voit d'office attribuer une nuance politique (outre celle qu'il a déclarée, « étiquette politique choisie par le candidat »), la catégorie « sans étiquette » est donc supprimée de cette grille. Les « nuances » retenues pour les municipales de 2008 sont : extrême gauche, communiste, socialiste, radical de gauche, divers gauche, Les Verts, écologiste, régionaliste, autres, UDF-Mouvement démocrate, majorité dont le Nouveau Centre, Union pour un mouvement populaire, divers droite, Front national, extrême droite. Cela signifie notamment que la catégorie « sans étiquette » n'est plus acceptée en préfecture lors du dépôt des listes.

Le Parti socialiste conclut une alliance nationale avec le PCF, le PRG et les Verts.

Les Verts présentent néanmoins des listes autonomes dans de nombreuses grandes villes comme à Paris avec Denis Baupin, Rennes ou Lille avec Eric Quiquet.

Le PCF doit affronter des primaires avec le PS dans plusieurs des 35 villes de plus de 20 000 habitants qu'il dirige alors (Aubervilliers, La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Denain, Vaulx-en-Velin,) ou a dirigées antérieurement (Le Havre), mais plusieurs autres sont évitées comme à Montreuil où le bureau national du PS soutient le PCF malgré les demandes de Dominique Voynet, et malgré le vote négatif des militants de la section PS locale,. Il en résulte une fronde de certains militants du PS qui décident dès novembre 2007 de rejoindre le groupe de travail « Montreuil Renouveau » animé par Dominique Voynet ; d'autres se sont décidés en janvier 2008.

Allié habituel du PS, des personnalités locales du PRG font parfois défection comme à Nanterre où son leader local soutient la liste MoDem, ou au Mans, où a été constituée une liste MoDem-PRG (voir plus bas). À Nice, la liste « Nice arc-en-ciel » rassemble, pour les municipales et les cantonales, le MEI, le MoDem et le PRG.

Le MRC est partenaire de ces partis, mais est en conflit avec le PS sur des villes comme Paris et Belfort. A Paris, un accord de fusion au second tour est difficilement convenu, Georges Sarre (MRC) et Patrick Bloche (PS) menant une liste séparée au premier tour.

Lutte ouvrière annonce des alliances locales avec les partis de la gauche institutionnelle, PCF ou PS, là où elle ne présente pas ses propres listes, soit près de 5000 candidats sur 186 listes (contre 128 en 2001). Dans 69 villes les militants de Lutte ouvrière participent à des listes d'union, principalement conduites par le PCF (37 listes) ou le PS (26 listes), sur des listes qui comportent parfois d'autres partis comme la LCR, les Verts, le MDC, le PT ou le PRG. LO présente par ailleurs des listes indépendantes dans 117 villes . Au second tour, LO se retire des listes de gauche ayant fusionné avec le MoDem (Marseille, Perpignan).

La Ligue communiste révolutionnaire présente – là où des accords sont trouvés – des listes d'union avec la gauche antilibérale, mais pose en préalable le refus de toute cogestion avec le PS. Toutefois, la possibilité de fusions « techniques » avec les listes PS au second tour est envisagée, lui permettant ainsi d'avoir des élus tout en gardant une indépendance stricte dans ses prises de positions vis à vis des autres partis, et notamment du PS. La LCR espérait doubler le nombre de ses listes par rapport à 2001 et avait annoncé sa présence dans 36 des 37 villes de plus de 100 000 habitants.

Lors du premier tour, la LCR dépasse le seuil des 5 % des suffrages exprimés dans de nombreuses communes. Trois de ses listes ayant obtenu entre 5 et 10 % fusionnent avec la gauche au second tour : Au Haillan (Gironde) avec le PS, à Morlaix avec le PCF et à Montpellier avec les Verts. Dans les 11 villes où il dépasse les 10 % (Clermont-Ferrand, Foix, Ventabren, La Couronne , Louviers, Saint-Nazaire, Cavaillon, Prades-le-Lez, Quimperlé, Palaiseau, Noisy-le-Grand), le parti trotskyste décide de se maintenir au second tour.

Le MoDem annonce par la voix de François Bayrou, président du Mouvement, vouloir présenter des listes autonomes dans 80 % des villes ; malgré certaines défections individuelles en faveur de listes UMP comme celle de Jean-Marie Cavada à Paris (mais ce dernier n'était que sympathisant : il n'a jamais eu sa carte ni à l'UDF ni au MoDem), en faveur de listes Nouveau Centre et parfois en faveur de listes PS (Metz). L'UMP soutient Nicole Rivoire à Noisy-le-Sec et Hervé Chevreau à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), Alain Cazabonne à Talence (Gironde). L'UMP apporte également son soutien à Geneviève Darrieusecq à Mont-de-Marsan et à Vincent Delahaye à Massy (Essonne). Réciproquement, le MoDem soutient Alain Juppé à Bordeaux.

Des élus Verts qui ont rejoint les listes du MoDem sont suspendus à Strasbourg (Yann Wehrling) et Aix-en-Provence.

La stratégie de second tour du MoDem était une des inconnues du scrutin, l'UDF ayant été un allié traditionnel de la droite, alors que certains rapprochements locaux avec la gauche n'étaient pas à exclure comme à Lyon et à Marseille où Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts) est tête de liste, voire à Tours. Une alliance de premier tour a même été conclue entre la liste d'union de la gauche (PCF compris) avec le MoDem à Dijon par François Rebsamen.

L'UMP conclut une alliance nationale avec le Nouveau Centre, la Gauche moderne, rejointe localement par le MoDem (en Seine-Saint-Denis par exemple). l'UMP investit quelques têtes de listes issus de la gauche, comme les ex-PS Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, et Yves Urieta, maire de Pau, le radical de gauche Roger Didier, maire de Gap (où cette alliance suscite la confusion), Jean-Marie Kutner, maire adjoint (MDA) de Schiltigheim et débauche plusieurs seconds couteaux dans d'autres villes (Toul, Villeurbanne, etc.).

Le parti est aussi confronté à des dissidences de candidats contre les listes investies par l'UMP, comme celle de Marie-Anne Montchamp à Nogent-sur-Marne,, de Catherine Vautrin à Reims, de Jean-Pierre Roux à Avignon, etc. A Paris des listes « Paris Libre » sont parfois menées par des dissidents UMP comme le maire d'arrondissement René Galy-Dejean (ex-UMP). Le député Nouveau Centre Philippe Folliot avait juré ne faire alliance à aucun des deux tours avec le candidat UMP à Castres. Le membre du conseil national de l'UMP François Franceschi rejoint lui la liste de la gauche à Marseille.

Plusieurs ministres sont candidats, mais certains comme Brice Hortefeux (à Clermont-Ferrand) renoncent finalement à se présenter,. Bernard Kouchner (ex-PS) soutient quant à lui implicitement le candidat de gauche à Paris.

L'UMP soutient les listes conduites par des élus du MPF dans deux villes de plus de 30 000 habitants, Échirolles (35 700 habitants, Isère) et Vénissieux (57 600 habitants, Rhône). Par contre l'UMP présente des candidats contre Jacques Bompard, maire MPF (ex-FN) d'Orange (28 889 hab., Vaucluse), ainsi que contre son épouse Marie-Claude Bompard, candidate à Bollène (14 130 habitants, Vaucluse).

Le CNI et le RPF, organisations à la charnière entre la droite et l'extrême droite, devenues composantes (« personnes morales associées ») de l'UMP, obtiennent des investitures de ce parti notamment Christian Vanneste (Tourcoing, Nord) et Joël Wilmotte (maire d'Hautmont, Nord), condamné par la justice pour discrimination raciale et religieuse,. À Lyon, la liste UMP de Dominique Perben comprend tant des candidats du MPF que de la DLC, un autre de ces partis-charnières entre droite et extrême droite, une alliance sévèrement critiquée par l'ancien maire de droite Michel Noir,.

En difficulté financière et militante, le Front national a présenté moins de listes qu'en 2001 pour limiter les frais non remboursés des listes sous les 5 %. Néanmoins, Marine Le Pen avait annoncé un objectif de 400 listes en 2008 contre 150 en 2001 et le FN annonce sa présence dans les 20 arrondissements parisiens. Toutefois, elle reconnait que les finances du parti limitaient ses ambitions. Le Front national renonce ainsi à se présenter à Toulouse, où les sondages créditent la liste conduite par Philippe Riey de seulement 3 %. Marine Le Pen se présente sur la liste du parti à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Le FN n'a remporté aucune mairie, mais le score de Steeve Briois et Marine Le Pen a atteint toutefois les 30 % entre les deux tours à Hénin-Beaumont. Le FN obtient également 23,6 % des suffrages à Cluses (Haute-Savoie), 17 % à Noyon et près de 10 % à Marseille.

Ayant fait moins de 1 % lors des législatives de 2007, le MNR ne bénéficie plus de subvention publique. Au premier tour, il n'a présenté qu'une quarantaine de candidats aux cantonales et seulement sept listes aux municipales avec au final un seul élu d'opposition, Nicolas Bay, au conseil municipal de Sartrouville (Yvelines). Bruno Mégret a dû renoncer à être candidat à Marseille. Pour des raisons financiaires, mais aussi de par sa condamnation à un an d'inéligibilité pour complicité de détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles.

Parmi les anciens élus du Front national, Daniel Simonpieri, maire (ex-FN puis ex-MNR) de Marignane et conseiller général, était cette fois le candidat officiel de l'UMP, mais il est défait par une autre candidature issue de l'UMP. Jacques Bompard (ex-FN) est réélu dès le premier tour pour un troisième mandat consécutif à Orange, avec près de 61 % des voix. Son épouse, Marie-Claude Bompard remporte la mairie de Bollène.

Ces élections sont aussi vues sous l'angle de la présence accrue de candidats issus de l'immigration extra-européenne. Pour la première fois, un nombre significatif d'entre eux sont présentés en tête de liste tant par le PS que par l'UMP et le MoDem, même s'ils sont quasi-systématiquement présentés contre des maires sortants d'un autre parti.

Au moins huit maires métropolitains d'origine non-européenne avaient été élus ou réélus en 2001 dans des communes de moins de 5 000 habitants (voir le détail dans l'article sur les élections de 2001). Six se représentaient en 2008 dans la même commune, un septième dans une commune d'une autre région.

À gauche, le PS a investi une vingtaine de candidats dont Seybah Dagoma dans 1er arrondissement de Paris, Razzy Hammadi à Orly, Rachid Mammeri à Évreux, Hussein Mokhtari (conseiller général depuis 2004) à Garges-les-Gonesse, Zohra Bitan à Thiais, Samia Ghali (vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 2004) dans le 8e secteur de Marseille (contre le maire sortant PCF), ainsi qu'Abdelhak Kachouri à Saint-Ouen, Philippe N'Guyen Tahnn à Vernon, Lahceme Touati à Vénissieux, Hélène Geoffroy (conseillère générale et adjointe au maire) à Vaulx-en-Velin etc,. Parmi les têtes de liste non-PS de listes d'union, on trouve notamment Eddie Aït (PRG) à Carrières-sous-Poissy . Dans les listes, on note Nawel Rafik-Elmrini 2e à Strasbourg, Faouzi Lamdaoui à Argenteuil, Akli Mellouli, en 2e à Bonneuil-sur-Marne, Zorah Aït-Maten à Lyon, Linda Tahraoui 2e à La Courneuve, Dalila Dendouga 3e à Lille, Papa Waly Danfakha aux Mureaux . À Étaples, Baghdad Ghezal a quant à lui été investi comme tête de liste par la section locale, mais la fédération du Pas-de-Calais a investi un autre candidat : deux listes socialistes s'opposeront donc au premier tour.

À droite, l'UMP a investi à Paris Rachida Dati (7e arrondissement), Pierre Lellouche (8e arrondissement) et Lynda Asmani (10e arrondissement), mais aussi Karim Boudjema un professeur de médecine sans étiquette à Rennes, Six-Emmanuel Njoh à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). En Seine-Saint-Denis, Kamel Hamza à La Courneuve, Fayçal Menia à Aubervilliers, Leïla Bouzidi (apparentée Nouveau Centre) à Bobigny défendront les couleurs de la droite tandis que Noureddine Nachite et Rachid Kaci tenteront leurs chances respectivement à Creil (Oise) et à Nanterre (Hauts-de-Seine), pour des combats souvent donnés comme perdus d'avance. Dans le 8e arrondissement de Lyon, l'UMP a investi Nora Berra, médecin, membre du Mouvement des musulmans laïcs de France (dont l'initiateur et secrétaire général n'est autre que Rachid Kaci) et conseillère municipale de Neuville-sur-Saône,. En revanche, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), Raphaet Dali, un médecin d'origine tunisienne installé depuis 20 ans sur la ville s'est vu préférer un candidat inconnu localement, Gilles Chopard, et se présentera donc de manière dissidente.

Le MoDem a pour sa part investi comme chefs de file (tête de liste ou premier candidat MoDem sur une liste non conduite par ce mouvement) Rezak Bezzaouya (ex-PS) à Aulnay-sous-Bois, Mohamed Dine (ouverture) à Clichy-sous-Bois, Karim Ahmed à Villetaneuse, Nadia Falfoul à Bobigny , Mohamed Laqhila (adjoint au maire ex-Verts, d'origine marocaine) et Saïd Ahamara (ex-porte-parole départemental Bouches-du-Rhône des Verts, d'origine comorienne) dans les 7e et 8e secteurs de Marseille ou encore Mme Yanick Leflot-Savain à Amiens.

Si les listes sont légalement paritaires depuis 2008, les femmes sont nettement minoritaires dans le nombre de têtes de listes. Le PS fait valoir qu'il a investi six femmes et qu'il a réussi la parité dans les 20 arrondissements parisiens. L'UMP revendique 15% de candidates pour les 227 investitures dans les villes de plus de 30 000 habitants, tandis que le PS serait à près de 25%.

D'après l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, il y avait pour le premier tour 83,5% d'hommes tête de liste aux municipales et 79,1% d'hommes candidats aux cantonales.

Dans les 39 villes de plus de 100 000 habitants, on recense six femmes maires, alors qu'en 2001 elles n'était que trois (Martine Aubry, Fabienne Keller et Maryse Joissains-Masini, plus Hélène Mandroux, élue en 2004). Les nouvelles élues sont Adeline Hazan, Valérie Fourneyron et Dominique Voynet.

Selon l'Observatoire de la parité, 48,5% des conseillers municipaux élus sont des femmes. 9,5% des maires de plus de 3500 habitants sont de sexe féminin (PC 12,9%, PS 11,3% Verts 6,7%, Nouveau Centre 6%, UMP 7,6%,); pour mémoire, ce taux était en 1995 de 4,4% et de 6,7% en 2001. Dans les villes de plus de 30 000 habitants, 8% des maires UMP ou Nouveau Centre sont des femmes, contre 15% pour le PS.

Le problème de la diversité socioprofessionnelle des élus demeure également.

Résultats dans les communes de 3 500 habitants et plus publiés par le Ministère de l'intérieur.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Alfortville, Amboise, Annemasse, Arcueil, Arles, Armentières, Aurillac, Auxerre, Bagneux, Balma, Blagnac, Besançon, Bressuire, Brie-Comte-Robert, Bobigny, Bondy, Boulogne-sur-Mer, Bourgoin-Jallieu, Bron, Cachan, Carmaux, Castelnaudary, Cayenne, Chambéry, Chelles, Cherbourg-Octeville, Clichy-sous-Bois, Colomiers, Conflans-Sainte-Honorine, Créteil, Decazeville, Dijon, Dunkerque, Échirolles, Éragny, Évry, Fécamp, Figeac, Flers, Fontenay-aux-Roses, Fort-de-France, Fresnes, Gennevilliers, Gravelines, Guéret, Guingamp, Issoudun, Ivry-sur-Seine, Joué-lès-Tours, L'Haÿ-les-Roses, La Flèche, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Langon, Lannemezan, Lannion, Lavelanet, Le Creusot, Le Grand-Quevilly, Le Kremlin-Bicêtre, Le Mans, Le Petit-Quevilly, Le Pré-Saint-Gervais, Le Tréport, Les Lilas, Libourne, Liévin, Limoges, Limoux, Livry-Gargan, Lorient, Lyon, Malakoff, Marmande, Martigues, Maubeuge, Mayenne, Merignac, Moissac, Montceau-les-Mines, Montigny-lès-Cormeilles, Nanterre, Nantes, Neuilly-sur-Marne, Nogent-le-Rotrou, Outreau, Pantin, Pessac, Poitiers, Pontivy, Privas, Rezé, Riom, Ris-Orangis, Ruffec, Saint-Herblain, Sarcelles, Sedan, Sevran, Sotteville-lès-Rouen, Stains, Thouars, Tourcoing, Tournefeuille, Trappes, Tremblay-en-France, Tulle, Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Villeneuve-sur-Lot, Villiers-le-Bel.

Aix-les-Bains, Alès, Allevard, Ancenis, Annecy, Antibes, Antony, Arcachon, Arras, Bagnères-de-Bigorre, Bayeux, Beaune, Béziers, Bordeaux, Bourges, Caluire-et-Cuire, Cambrai, Challans, Chamalières, Charenton-le-Pont, Châteaubriant, Châteauroux, Châtenay-Malabry, Cholet, Combs-la-Ville, Compiègne, Courbevoie, Dinan, Domont, Drancy, Draveil, Enghien-les-Bains, Épinal, Épinay-sur-Seine, Étampes, Évian-les-Bains, Franconville, Fréjus, Gien, Grasse, Issy-les-Moulineaux, La Baule-Escoublac, La Ciotat, Laon, Le Bourget, Le Perreux-sur-Marne, Le Plessis-Robinson, Les Herbiers, Les Sables d'Olonne, Levallois-Perret, Lons-le-Saunier, Lunéville, Mâcon, Maisons-Alfort, Mantes-la-Jolie, Marcq-en-Baroeul, Meaux, Meudon, Missillac, Montaigu, Montargis, Montauban, Montfermeil, Montluçon, Montmorillon, Moûtiers, Nontron, Ollioules, Orange, Orvault, Palavas-les-Flots, Pamiers, Papeete, Parthenay, Plaisir, Pont-à-Mousson, Pontarlier, Pontoise, Provins, Rambouillet, Redon, Rivesaltes, Rosny-sous-Bois, Royan, Rueil-Malmaison, Sablé-sur-Sarthe, Saint-André-des-Eaux, Saint-Cloud, Saint-Cyr-l'École, Saint-Dizier, Saint-Etienne-de-Montluc, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Lô, Saint-Mandé, Saint-Michel-Chef-Chef, Saint-Quentin, Saint-Père-en-Retz, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint-Raphaël, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Maxime, Sarlat-la-Canéda, Sarreguemines, Sartrouville, Savigny-sur-Orge, Sisteron, Suresnes, Thiais, Troyes, Toulon, Valenciennes, Vesoul, Vertou, Vincennes, Vire, Vitré, Yerres.

Breuillet, Chaumont, Douarnenez, Le Puy-en-Velay, Vaires-sur-Marne.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Achères (Yvelines), Ajaccio, Angers, Athis-Mons, Aubagne, Aubervilliers, Aurillac, Bastia, Belfort, Brest, Cergy, Charleville-Mézières, Clamart, Clermont-Ferrand, Clichy, Cugnaux, Foix, Grenoble, Hénin-Beaumont, La Courneuve, Lens, Lille, Montpellier, Montreuil, Nevers, Niort, Palaiseau, Pantin, Paris, Pau, Rennes, Rezé, Romans-sur-Isère, Roubaix, Saint-Denis, Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Toul, Tours, Villejuif, Villeurbanne.

Aix-en-Provence, Albi, Aubenas, Avignon, Basse-Goulaine Bayonne, Beaucaire, Beauvais, Biarritz, Boulogne-Billancourt, Bourg-Saint-Maurice, Cannes, Carcassonne, Châlons-en-Champagne, Chartres, Châtillon, Colmar, Corbeil-Essonnes, Douai, Draguignan, Dreux, Fontainebleau, Gap, Garges-lès-Gonesse, Le Havre, Les Clayes-sous-Bois, Lisieux, Longjumeau, Lunel, Maisons-Laffitte, Mamoudzou, Marseille, Massy, Melun, Menton, Montauban, Montélimar, Moulins, Montrouge, Nancy, Neuilly-sur-Seine, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Oyonnax, Perpignan, Pézenas, Plougastel-Daoulas, Puteaux, Saint-Brieuc, Sceaux, Sète, Sèvres, Tarascon, Tarbes, Vannes, Vanves, Verdun, Versailles, Vichy, Vienne, Villefranche-sur-Saône.

Abbeville, Amiens, Angoulême, Apt, Argenteuil, Asnières-sur-Seine, Aulnay-sous-Bois, Bagnols-sur-Cèze, Bar-le-Duc, Berck, Bergerac, Billère, Blois, Boissy-Saint-Léger, Brive-la-Gaillarde, Brignoles, Bruz, Caen, Cahors, Carpentras, Cesson-Sévigné, Chennevières-sur-Marne, Cognac, Colombes, Cosne-Cours-sur-Loire, Dax, Dole, Évreux, Firminy, Forbach, Fondettes, Gros-Morne, Guebwiller, Granville, Guipavas, Issoire, Joigny, La Chapelle-Saint-Luc, La Seyne-sur-Mer, Les Ponts-de-Cé, Lodève, Lucé, Mende, Metz, Millau, Miramas, Montbéliard, Montmorency, Mont-Saint-Aignan, Muret, Narbonne, Nogent-sur-Oise, Noisy-le-Sec, Noyon, Ostwald, Orthez, Périgueux, Plérin, Poissy, Pont-Sainte-Maxence, Quimper, Reims, Roanne, Saint-André, Saint-Chamond, Saint-Denis, Saint-Étienne, Saint-Fons, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Omer, Saint-Louis (La Réunion), Saint-Paul (La Réunion), Saintes, Salon-de-Provence, Schoelcher, Sens, Sin-le-Noble, Strasbourg, Soissons, Thionville, Toulouse, Valence, Vandœuvre-lès-Nancy, Vernon, Villepinte, Voiron, Yvetot.

Agen, Bollène, Calais, Chaville, Châtellerault, Concarneau, L'Isle-sur-la-Sorgue, Landerneau, Longwy, Mont-de-Marsan, Montfort-sur-Meu, Morlaix, Mulhouse, Nemours, Pornichet, Olonne-sur-Mer, Saumur, Quimperlé, Tournon-sur-Rhône, Saint-Michel-sur-Orge.

Entre le 18 mars et le 18 avril 2008, les élections intercommunales ont abouti à l’élection au second degré et au scrutin majoritaire de 85.000 délégués communautaires par les conseils municipaux adhérents aux quelque 2.500 communauté de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines ainsi qu'aux syndicats intercommunaux (14.885 SIVU et n SIVOM).

Ce troisième tour des élections municipales, comme on le dénomme parfois, possède parmi les élus locaux de plus en plus d'importance. Les établissements qu'ils concernent, exercent des compétences stratégiques et structurantes de plus en plus importantes pour les bassins de vie et les agglomérations urbaines.

Un quatrième tour permet d'élire les présidents et vice-présidents de ces structures intercommunales.

On peut noter du fait de l'élection au second degré et du statut d' établissement public, la loi sur le cumul des mandats ne s'applique pas. La parité non plus ne s'applique pas : une poignée de femmes seulement président les communautés, le cas le plus fréquent étant celui ou une élue exerce le mandat de maire de la ville-centre (Caroline Cayeux à Beauvais, Brigitte Barèges à Montauban, Marie-Josée Roig à Avignon, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence. L’élection de Martine Aubry à la Lille Métropole Communauté urbaine n’a pour précédents dans ce type d’établissements que Catherine Trautmann à la communauté urbaine de Strasbourg (1989-2001) et le bref passage de Christine Roimier à la Communauté urbaine d'Alençon. De même Valérie Létard à la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole alors qu'elle n'est pas maire de la ville centre marque une avancée de la présence des femmes dans les présidences intercommunales. Ailleurs, de nombreuses femmes maires de ville-centre demeurent à l’écart de la présidence de l’intercommunalité. C’est le cas parmi les élues sortantes d’ Hélène Mandroux à Montpellier. De même parmi les nouvelles élues, on peut citer : Laure Déroche à Roanne, Natacha Bouchart à Calais, Valérie Fourneyron à Rouen, Bernadette Laclais à Chambéry.

Si le succès de la gauche aux élections municipales doit logiquement conforter ses positions dans les intercommunalités, celles-ci sont un lieu où les clivages traditionnels sont moins clairs. Le mode de gestion des communautés demeure plus consensuel que celui des assemblées élues au suffrage universel comme les conseils municipaux. Ainsi, 3% seulement des conseils communautaires de la précédente mandature (2001-2008) possédaient des groupes parlementaires de majorité et d'opposition. De même, un président et un vice-président sont fréquemment de bords politiques opposés ce qui n'est pas le cas d'un maire et de ses adjoints, chacun représentant davantage sa commune d'origine qu'un parti.

Ainsi le nouveau président de la Communauté d'agglomération du Grand Toulouse Pierre Cohen (PS) a été élu à l'unanimité, y compris des maires de L'Union et de Castelginest, Georges Beyney (DVD) et Grégoire Carneiro (UMP), bien que succèdant à l'UMP Philippe Douste-Blazy.

Inversement, le maire DVD de Yutz Patrick Weiten a été élu à la quasi unanimité président de la Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville alors que la ville-centre de Thionville a basculé de l'UMP au PS, son maire Bertrand Mertz devenant premier vice-président de l'agglomération.

De manière plus surprenante, Renaud Muselier (UMP) a dû faire face à des défections dans son propre camp, qui ont permis l'élection du PS Eugène Caselli à la tête de la communauté urbaine de Marseille.

Enfin, l'élection à la communauté d'agglomération de Metz Métropole a relativisé la victoire du socialiste Dominique Gros à la mairie de Metz en maintenant à droite la présidence avec la présence du maire UMP de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl.

Plusieurs figures de la politique nationale ont été élus ou réélus à la tête d'une structure intercommunale: François Rebsamen, Laurent Fabius, Martine Aubry, Luc Chatel, Christian Estrosi ...

Avant le scrutin des 9 et 16 mars 2008, la droite détenait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 37. Au soir du 16 mars, elle n'en dirigeait plus que 12. Six femmes dirigent désormais des villes de plus de 100 000 habitants (à Montpellier, Lille, Aix-en-Provence, Reims, Rouen et Montreuil), alors que quatre femmes avaient été élues en 2001 (à Strasbourg, Lille, Caen et Aix-en-Provence).

Le ministre d'ouverture Jean-Marie Bockel arrive largement en tête du premier tour. La surprise vient du Front National qui se maintient en triangulaire, améliorant de 4 points le score qu'il avait obtenu en 2001.

L'élection a fait l'objet d'une fraude électorale présumée de la part d'un président de bureau de vote du quartier du Haut-Vernet, frère d'un adjoint au maire, qui aurait caché des bulletins supplémentaires en faveur de Jean-Paul Alduy, y compris dans ses chaussettes. Il a été mis en garde à vue et l'élection de J-P Alduy (avec 574 voix d'avance) a été vivement contestée par l'opposition. Les résultats ont été promulgués par le préfet. L'élection a été annulée le 7 octobre 2008 par le tribunal administratif de Montpellier, mais M. Alduy a fait appel .

Les listes de Gilbert Annette (PS) et de Gino Ponin-Ballom (dissident UMP) ont fusionné en vue du second tour. Sur la liste de M. Annette se trouvait déjà Ibrahim Dindar, vice-président UMP du conseil régional de la Réunion. En contrepartie de leur soutien à la liste PS, les dissidents UMP ont obtenu le retrait ou le désistement, en leur faveur, des candidats socialistes dans deux cantons de Saint-Denis.

La liste d'Hubert Falco l'emporte dès le premier tour. Il est réélu maire et fait son entrée au gouvernement.

Deux villes de taille moindre ont fortement alimenté les débats en raison, pour la première de la personnalité de son ancien maire actuel président de la République dont la succession a été émaillée de nombreuses péripéties, et la seconde en raison de la présence du candidat à la présidentielle du MoDem.

Dans cette ville de 60 000 habitants en banlieue parisienne, dont Nicolas Sarkozy fut élu maire en 1983, le porte-parole de l'Élysée David Martinon fut dans un premier temps désigné pour conduire la liste UMP. Mais des difficultés d'implantation et un sondage négatif l'ont obligé à se retirer notamment sous la pression de Jean Sarkozy, fils du président. L'UMP a décidé de soutenir la liste du divers droite Jean-Christophe Fromentin, mais le maire-adjoint Arnaud Teullé a refusé ce ralliement a constitué une liste UMP dissidente.

Jean-Christophe Fromentin devient maire de Neuilly au second tour, tandis que Jean Sarkozy ne figurait sur aucune liste.

Cette ville fait parler d'elle essentiellement en raison de la candidature du chef du MoDem François Bayrou dans une élection qui constitue un test pour son parti en vue des échéances de 2012. Face à lui, l'UMP a pris la décision de soutenir Yves Urieta, le maire sortant ex-socialiste qui a succédé en 2006 à André Labarrère décédé d'un cancer après 35 années de domination sans partage de la ville. Le Président Sarkozy s'est déplacé à Pau pour soutenir Urieta, ce qui a provoqué des critiques de la part de François Bayrou. Le PS a désigné Martine Lignières-Cassou pour porter les couleurs de la gauche.

Les électeurs choisiront la candidate du PS Martine Lignières-Cassou devant François Bayrou, qui distancent largement le maire sortant Yves Urieta.

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Jacques Barrot

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Jacques Barrot est un homme politique français, né le 3 février 1937 à Yssingeaux (Haute-Loire).

Ancien ministre et secrétaire général du Centre des démocrates sociaux (CDS), composante de l'UDF, il a longtemps été une des principales figures de la démocratie chrétienne en France.

Il est vice-président de la Commission européenne depuis 2004.

Fils du résistant démocrate-chrétien Noël Barrot, député républicain populaire de la Haute-Loire, Jacques Barrot effectue ses études à Yssingeaux, avant de les poursuive à Paris par une licence de droit et un certificat de sociologie. Diplômé par la suite de l'Institut d'études politiques de Paris, il est aussi titulaire du Certificat d'aptitude à la profession d'avocat mais ne plaidera jamais.

Peu après la mort de son père en cours de mandat, alors qu'il n'est encore que conseiller municipal d'Yssingeaux, il est élu jeune député de la Haute-Loire en mars 1967. Démocrate chrétien comme son père, il refuse cependant de soutenir la candidature Poher en 1969 et rejoint le Centre Démocratie et Progrès (CDP) de Jacques Duhamel.

Partisan du président Pompidou comme le jeune ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing, il se rapproche de ce dernier qui le nomme secrétaire d'État au Logement lorsqu'il accède à la présidence de la République, en 1974. A ce poste durant près de quatre ans, il lance le premier programme de rénovation de grands ensembles en France. Raymond Barre l'appelle alors au ministère du Commerce puis au ministère de la Santé et de la Sécurité sociale.

Après l'échec de 1981, il se consacre essentiellement à ses fonctions locales et devient maire de sa commune natale en 1989, mairie que son père avait eu de grandes difficultés à conquérir. Président du conseil général de la Haute-Loire après 1976, il se montre un ardent défenseur du désenclavement, et notamment de l'aménagement de la RN 88 ; il inaugure ainsi en 1994 le viaduc du Lignon qui rapproche la Haute-Loire de Rhône-Alpes. Par la suite, il lance le projet de restauration de l'Hôpital général du Puy, où s'installe l'hôtel du département au début des années 2000.

À l'Assemblée nationale, il s'impose comme une des figures principales du centre-droit, même s'il ne parvient pas à obtenir la présidence du Centre des démocrates sociaux (CDS). Il préside ainsi le groupe de l'Union du centre, élément de l'ouverture au centre voulue par Michel Rocard, entre 1988 et 1993.

Soutien de Jacques Chirac, il est ministre du Travail et des Affaires sociales entre 1995 et 1997 (et doit défendre le très contesté plan Juppé pour les retraites) puis président du nouveau groupe UMP à l'Assemblée, de 2002 à 2004. Son expérience de la vie parlementaire lui permet d'apaiser les tensions entre les différentes tendances du nouveau groupe.

En 2004, il est nommé vice-président de la Commission européenne, présidée par José Manuel Barroso, et abandonne son siège de député, occupé constamment depuis 1967, à son jeune suppléant, Laurent Wauquiez. Chargé des transports à Bruxelles (DG TrEn), il signe avec les États-Unis un accord d'ouverture des relations aériennes transatlantiques et doit trouver des financements pour le projet Galileo. Après avril 2008, il remplace Franco Frattini au poste de commissaire à la Justice et aux Affaires intérieures (JAI).

Jacques Barrot est l'un des membres fondateurs (avec Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier et Dominique Perben) du club Dialogue & Initiative, né en 1999, et présidé par Jean-Pierre Raffarin.

Il a aussi été vice-président du Cercle de l'industrie, de sa création à 2004.

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Source : Wikipedia