Dijon

3.3812038014867 (947)
Posté par marvin 17/03/2009 @ 08:17

Tags : dijon, côte-d or, bourgogne, france

Dernières actualités
Ligue 2 - Dijon: Hadzibegic convoqué par sa direction - Le Monde
L'entraîneur de Dijon Faruk Hadzibegic est convoqué par sa direction le 15 juin pour un entretien préalable en vue d'une "éventuelle sanction disciplinaire", a annoncé lundi le club de Ligue 2 dans un communiqué. "La direction sportive qui est en...
Cyclisme - Dauphiné - L'Equipe.fr
(REUT) La première étape en ligne du Dauphiné Libéré, lundi entre Nancy et Dijon, semblait promise à Tom Boonen mais une série d'attaques dans le final sur un tracé rendu dangereux par la pluie a désorganisé le train Quick Step. L'Italien Angelo Furlan...
Nancy - Dijon - Eurosport
Le dernier écart était de 55 secondes en faveur des hommes de tête, qui ne vont pas tarder à entrer sur une portion favorable avec beaucoup de routes sinueuses avant l'arrivée à Dijon. Mais il serait miraculeux qu'ils arrivent à résister au retour du...
Dijon : Linarès reste - Ouest-France
David Linarès portera encore les couleurs de Dijon (Ligue 2) la saison prochaine. Le milieu de terrain, 33 ans, a prolongé d'un an son contrat avec le club bourguignon. David Linarès reste à Dijon. L'ancien Lyonnais, 33 ans, arrivait en fin de contrat...
Belvédère : le plan définitif de sortie de sauvegarde en bonne voie - Boursier.com
(Boursier.com) -- Le groupe de vins et spiritueux Belvédère a présenté ce lundi au Tribunal de Commerce de Dijon son plan définitif de sortie de sauvegarde. Belvédère annonce que "le Tribunal de Commerce de Dijon, satisfait de l'amélioration du projet...
Comment la Ville de Dijon centralise l'administration de son ... - Journal du Net
Afin d'optimiser le suivi de l'occupation de son patrimoine bâti, la gestion des baux et les relevés des consommations d'électricité, d'eau et de gaz des occupants, la Ville de Dijon s'est engagée dans un ambitieux chantier applicatif....
L2 - Dijon : Linarès rempile - France Football
Selon nos confrères de L'Equipe.fr, David Linarès, le milieu de terrain de Dijon âgé de 33 ans, portera encore les couleurs du club de la Côte d'Or la saison prochaine. Le joueur formé à Lyon a prolongé son contrat, qui expirait le 30 juin prochain,...
Montpellier est insatiable - Sport 24
Déjà sacrés champions de France, les Héraultais ont signé le 7 e doublé Coupe de France-Championnat en dominant dimanche Chambéry en finale de la Coupe à Dijon (33-25). Un succès qui ne souffre aucune contestation. Hormis les dix premières minutes (2-2...
RPT/Barry Callebaut/Plan social: manifestation et nouveau CE à Dijon - Romandie.com
Dijon (awp/afp) - une soixantaine de salariés de l'usine de chocolats de Dijon du groupe suisse Barry Callebaut ont manifesté vendredi dans cette ville à l'heure où se tenait un comité d'entreprise (CE) sur le plan social prévoyant la suppression de...
Dijon : mobilisation du personnel de la Chartreuse - France 3
Une cinquantaine de personnels soignants de l'hôpital psychiatrique de Dijon, la Chratreuse, a manifesté lundi 8 juin en début d'après-midi. Ils s'inquiètent de la dégradation de leurs conditions de travail et de la multiplication des agressions dont...

Dijon

Dijon vu du satellite Landsat

Rue du vieux-centre de Dijon.

Dijon est une ville de France, préfecture du département de la Côte-d'Or et chef-lieu de la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Dijonnais. En 2007, la population de Dijon intra-muros était de 155 340 habitants selon les estimations de l'Insee, ce qui en fait la 18e ville la plus peuplée de France. L'agglomération dijonnaise compte quant à elle environ 260 000 habitants.

Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, « capitale des ducs de Bourgogne », Dijon est également touristique, gastronomique et commerçante, ville verte, avec une tradition de vie culturelle intense. C'est aussi une ville universitaire, d'affaires et de congrès et un centre économique au tissu diversifié, notamment dans le secteur des services.

Dijon est la préfecture de la région de Bourgogne et du département de Côte-d'Or. La commune se situe sur la Côte des Vins de Bourgogne aussi nommée Route des Grands Crus (Dijon - Beaune).

Elle se situe à 310 kilomètres au sud-est de Paris, 190 au nord-ouest de Genève et 190 au nord de Lyon. Devenue depuis la fin du XIXe siècle l’un des plus grands centres ferroviaires du pays (ligne Paris-Lyon-Marseille, bifurcations vers Besançon, Belfort, Nancy, la Suisse, l'Italie — par le Mont-Cenis et le Simplon), elle est aujourd'hui desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A39 et A36.

Le climat de Dijon est de type océanique à tendance semi-continentale .

L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18°C contre 15°C à Paris), des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or.

La densité des réseaux autoroutiers et ferroviaires de Dijon donne des accès faciles et rapides aux principales métropoles européennes. En complément de la gare principale actuelle de Dijon-Ville, la future gare TGV Porte Neuve devrait permettre à terme de desservir la ville sans engorger le centre-ville, l'actuelle gare de Dijon-ville étant située à proximité de la place Darcy, porte ouest du centre ville. La construction de la Lino (rocade ouest) assurera une circulation plus rapide en provenance de Paris et de l'ouest, pour lier l'autoroute A38 au reste du nœud autoroutier, sans engorger les grands boulevards.

Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon, ce dernier étant aujourd'hui souterrain en zone urbaine. Le Raine qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette également dans l'Ouche.

Les « quartiers sensibles » des Grésilles et Fontaine d’Ouche, ainsi que les communes avoisinantes Chenôve, Quetigny et Longvic sont actuellement redessinés. Le quartier Junot, ancienne emprise militaire, accueille aujourd'hui 600 nouveaux logements après une longue phase de réhabilitation.

L'architecture de Dijon traduit son long passé. La ville compte ainsi en son centre des rues bordées d'édifices médiévaux. D'autres quartiers présentent une architecture "hausmannienne", comme la place Darcy et les grands boulevards : boulevard de Brosses, rue Devosge, boulevard Carnot...

Depuis 2004, le réseau de bus Divia comporte 18 lignes intercommunales en service de 5h30 à 21 heure et 6 lignes de soirées de 20h30 à 0h30. La fréquentation était de 34,57 millions de voyages en 2002 soit 141 voyages par habitant et par an contre une moyenne de 115 pour des villes similaires.

La ville se dotera d'ici 2013, d'un réseau de transport en commun en site propre, vraisemblablement un tramway.

En outre, il existe un service de navettes gratuites en centre-ville (Diviaciti), ainsi qu'un service de vélos en libre accès, baptisé Velodi, dont l'opérateur est Clear Channel Communications. Lancé le 29 février 2008, il comptera à terme 400 vélos répartis dans 35 stations.

Forte d'environ 155 300 habitants, Dijon s’étend sur 42 km². La ville exerce son influence sur un vaste espace entre Paris et Lyon. Elle évolue et se développe au cœur d'une agglomération de 262 598 habitants et d'un bassin de vie et d'emploi de 320 000 personnes.

Les armes de la ville étaient de gueules plain jusqu'en 1391, date à laquelle fut ajouté le chef aux couleurs du duc de Bourgogne Philippe II le Hardi.

Lorsque la ville reçut la Légion d'honneur en 1899, la croix, sans ruban, fut placée dans le champ de gueules. Depuis 1962, la décoration est placée sous le blason. Les armes de la ville de Dijon se blasonnent ainsi : De gueules, au chef parti : au premier d'azur semé de fleurs de lis d'or et à une bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième bandé d'or et d'azur de six pièces et à une bordure de gueules.

Les premières traces d'habitat remonteraient au Néolithique (site des Lentillières). La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes, conjuguée à une vallée fertile, irriguée par la Suzon et l'Ouche permet le développement d'un petit village.

Une bourgade s'est d'abord développée avec la création, à la fin du Ier siècle, de la voie romaine dite d'Agrippa, qui reliait Chalon-sur-Saône à Langres. Au IIe siècle, cette agglomération prospérait déjà. Les vestiges retrouvés témoignent des activités commerciales et artisanales des habitants. Au IIIe siècle, sous la menace des grandes invasions barbares, une étroite enceinte fortifiée, munie de trente-trois tours, fut construite pour protéger un périmètre très réduit de l'agglomération. À cette époque, Dijon porte le nom de Divio . La présence de ce castrum demeure inexplicable puisque la Pax Romana assurait la sécurité des villes d'alors. Les fondations de ce mur de dix mètres de haut sont en partie constituées de stèles, de statues et autres objet témoignant de la présence d'une nécropole. Certaines stèles, en forme d'obélisque - ce qui est unique - livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque. Quelques voies traversaient ce castrum, dont l'une au niveau de l'actuelle rue Berbisey. Ce castrum possédait trente-trois tours dont une, à l'état de ruines, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Un pan de la muraille est encore visible, rue de Tivoli. Ce nouveau castrum gallo-romain de onze hectares protégeait sans doute certains édifices publics. On retrouva également les traces d'une fortification sur l'actuel Mont Afrique.

Le castrum abritait ainsi des thermes, des commerces (commerce du vin, des objets religieux, de la farine notamment) et un temple. Le négoce du vin est déjà très vivace : les échoppes des détaillants sont alors bâties de manière uniques. Perché au premier étage, le vendeur présente des amphores de tailles différentes, puis le client amène sa jarre sous un entonnoir, et le détaillant l'approvisionne en quantité demandée. Les habitants de Divio n'étaient pas seulement commerçants mais aussi agriculteurs, bûcherons et, dès 50 de notre ère, viticulteurs puisque Divio n'importe plus de vin mais le fabrique elle-même. En atteste la découverte d'amphores fabriquées sur place et la découverte non loin de Dijon, à Selongey d'une salle de pressurage. Des pépins de raisins calcinés y ont été mis au jour.

Contrairement à Autun (Augustudinum), Dijon ne possède pas de théâtre. Divio est à cette époque juridiquement inféodée à la ville de Langres. Un meunier produit de la farine grâce à une meule mue par des hommes l'eau étant utilisée pour remplir les fossés bordant les murailles. On a retrouvé les traces de ce moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants.

Un temple (le seul de la ville) fut mis au jour lors de la destruction, au début du XIXe siècle, de la Sainte-Chapelle qui jouxtait le Palais des Ducs (actuelle place Jean-Philippe Rameau). Les fondations ont été sauvegardées ; il semble qu'une église romane fut bâtie ainsi dessus dès l'époque chrétienne. Dans le castrum, on a découvert également des statues de divinités romaines, comme Mercure. Les archéologues pensent néanmoins que les dieux locaux étaient très respectés comme par exemple la déesse Séquana qui donna son nom à la Seine. Les eaux du fleuve étaient censées guérir les maux des yeux et rendre fertile.

Le nom Divio (ou Dibio parfois) renverrait, selon Gérard Traverdet, professeur de linguistique à l'Université de Bourgogne, à l'expression « la ville du Suzon », rivière locale qui signifie « la rivière claire » ou « la rivière sacrée » et qui serait en effet à la base étymologique du nom de la capitale bourguignonne . Deux autres hypothèses expliquent ce nom : Divio pourrait ainsi renvoyer à « divin » car Dijon était une ville de divinités. L'autre conjecture est que le nom est en fait l'amalgame de deux mots latins: Di et Vio signifiant « deux voies », allusion à la voie romaine et à l'Ouche qui traversaient la ville.

Peu après l'an mil, l'abbé Guillaume de Volpiano fait élever dans l'abbaye de Saint-Bénigne, une rotonde abritant le tombeau de l'évangélisateur de la Bourgogne, qui suscite un pèlerinage important.

En 1031, le duc Robert Ier fait de Dijon la capitale du duché de Bourgogne.

En juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte beaucoup plus large que la précédente, qui abritera la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'hôpital du Saint-Esprit, l'église Notre-Dame, etc.

Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Le duc Philippe le Hardi fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Le duc Philippe le Bon reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l'ordre de la Toison d'or.

Le duc Charles le Téméraire ne vit pas à Dijon ; il échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt en 1477, laissant Louis XI annexer le duché. Le roi fait alors construire à Dijon un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants.

Après la réunion du duché à la couronne, Dijon reste la capitale de la Bourgogne et le siège des États de la province. En septembre 1513, une troupe formée de 14 000 hommes des corps francs suisses vient l'assiéger et le gouverneur Louis II de La Trémoille ne peut les faire partir qu'en leur promettant 400 000 écus. Cette délivrance inespérée est attribuée à l'intercession de Notre-Dame de Bon-Espoir, statue conservée à l'église Notre-Dame.

Le parlement de Bourgogne, transféré de Beaune à Dijon, fait de la cité une ville parlementaire, où la noblesse de robe édifie des hôtels particuliers. Après la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, peut-être Henri IV, aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers ». La cité connaît une activité commerciale non négligeable liée notamment à l'exploitation viticole. Le XVIIIe siècle est une nouvelle période de prospérité pour Dijon, qui accueille en 1722 une faculté de droit. En 1731, la ville devient le siège d'un évêché.

La Révolution fait passer Dijon du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Plusieurs monuments remarquables sont détruits : chartreuse de Champmol, rotonde de Saint-Bénigne ; d'autres sont endommagés, comme Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale, actuelle place de la Libération, est détruite en 1792. Le bronze sert à fabriquer de la monnaie ou des canons.

L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. En 1851 est inaugurée la ligne de chemin de fer reliant Dijon à Paris, Lyon et Marseille. Dès lors, Dijon se développe rapidement : le quartier de la gare se peuple ; les faubourgs se construisent.

Le 30 octobre 1870, soldats et mobilisés tentent de défendre la ville contre les Prussiens. Sans artillerie, ils doivent se rendre à la fin de la journée. Le 26 novembre 1870, Garibaldi, à la tête de « l'armée des Vosges », ne peut reprendre Dijon et doit faire retraite. Mais, du 21 au 23 janvier 1871, ses troupes défendent la ville avec succès, et un drapeau poméranien est même pris le 23 janvier.

La place du 30 octobre et l'avenue du Drapeau rappellent ces faits d'armes. En 1899, la ville reçoit la Légion d'honneur pour sa résistance.

Après la guerre, la place de Dijon retrouve un rôle stratégique : des casernes et un arsenal sont édifiés. La ville se développe en rasant ses remparts, remplacés par de grands boulevards. Le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897. De nombreux équipements publics et privés sont réalisés : écoles, grands magasins, grands hôtels, lieux de culte...

La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon. La ville reprend son essor dans l'entre-deux-guerres, durant lequel des quartiers résidentiels se construisent.

Occupée en juin 1940 par l'armée allemande du IIIe Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.

Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964. Sous son mandat se crée également un vaste campus universitaire à Montmuzard, sur près de cent hectares. Avec l'essor économique des Trente glorieuses, la surface urbanisée de l'agglomération double.

Quatre secteurs sont particulièrement bien représentés à Dijon, l’électrique-électronique, la mécanique, l’agro-alimentaire, et la chimie-pharmacie. La création du pôle de compétitivité Vitagora autour du goût, de la nutrition, de l’innovation alimentaire et de la santé, souligne la propension de Dijon à mettre en place des projets d’excellence aux débouchés réels. Une démarche dynamique et stratégique, issue d’un partenariat fort entre tous les acteurs économiques, la ville, le Grand Dijon et l’université.

L'université de Bourgogne regroupe près de 30 000 étudiants. C’est le premier employeur en recherche de la région, qui, avec ses 1 900 enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs et techniciens, est capable d'intervenir dans les secteurs les plus divers. D'autres écoles implantées au cœur de la ville disposent d'une solide réputation internationale, Sciences Po Dijon (antenne de la prestigieuse école parisienne), l’Établissement national d'enseignement supérieur agronomique de Dijon (ENESAD), l’École nationale supérieure de biologie appliquée à la nutrition et à l’alimentation (ENSBANA), l'École supérieure de commerce de Dijon (ESC) et l'École supérieure d'ingénieurs de recherche en matériaux (ESIREM), toutes quatre membres de la Conférence des grandes écoles, l’école nationale supérieure d'arts et métiers, l’école nationale des Greffes, l’école de notariat, l’école nationale des Beaux-Arts ou encore le conservatoire national de musique, de danse, et d'art dramatique.

Ces atouts font de la métropole dijonnaise le premier bassin de vie et d'emploi en Bourgogne. L’implantation en 2005 de l’enseigne suédoise Ikea souligne l'attractivité du territoire dijonnais.

La ville de Dijon possédait un maire et en général vingt magistrats municipaux, ou échevins, dès l’époque de la naissance de la féodalité. Ces magistrats sont confirmés en 1187, lorsqu’une charte de commune est accordée par le duc Hugues III. En 1192, pour la première fois, le maire dijonnais est élu. À la fin du XIIIe siècle, ce maire prend le titre de vicomte maïeur, confirmé en 1477-1479 par Louis XI ; ce titre demeurera jusqu’en 1789. Depuis la fin du XVe siècle (1491), la charge de vicomte maïeur est anoblissante ainsi que celle d’échevin à compter du XVIe siècle. Le vicomte maïeur avait le droit de haute, moyenne et basse justice, le droit de scel et de visite. Les clefs de la ville lui sont confiées et il dirige les archers ainsi que les compagnies des sept quartiers, cette fonction militaire étant importante jusqu’au XVIIe siècle. Le vicomte maïeur est élu par les habitants, ni mendiants, ni étrangers, qui payent la taille, en général la veille de la Saint-Jean. Cette élection a lieu sur le parvis de l'église Saint-Philibert. À partir de 1669, il est permis au maire de porter "une robe longue de satin plein, de couleur violet, doublée de satin rouge cramoisi, comme le prévôt des marchands de Lyon, avec chaperon de même étoffe et couleur bordée d’hermine" afin de se distinguer des habitants. En 1692, la fonction de vicomte maïeur est transformée en office héréditaire tandis que l’élection n’est plus alors qu’une confirmation du choix royal fait par le gouverneur au nom du roi.

Dijon accueille un SAMU, un centre hospitalier universitaire et plusieurs cliniques : clinique Sainte-Marthe, clinique Drevon, et d'autres dans la proche agglomération. On trouve aussi dans les nouveaux quartiers un pôle médical comme le Point médical ou le futur centre de Valmy.

Dijon dispose de l’un des premiers secteurs sauvegardés de France, avec 97 hectares de monuments classés et remarquablement conservés. Reconnu internationalement, son patrimoine s'est bâti au fil des siècles, et continue de se construire aujourd'hui. Le « vieux Dijon » ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, hôtels parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes qui donnent un charme incomparable aux rues du centre ville. La création d'un secteur sauvegardé, la réfection progressive de la plupart des demeures historiques et le développement d'une zone piétonne en constante extension depuis les années 1970, permettent aujourd'hui aux Dijonnais comme aux visiteurs d'un jour de profiter de ce riche patrimoine.

La chapelle de l'hospice de la charité possède un autel à dais de présentation qui est une magnifique composition baroque en bois doré due au sculpteur Jehan Maitrier.

Dijon œuvre à la valorisation et à l’enrichissement de son patrimoine. La ville a consacré en 2007 environ 54 millions d'euros à la culture, sur un budget total avoisinant 250 millions d'euros. L’auditorium à l'acoustique exceptionnelle, les huit musées – entièrement gratuits – dont celui des Beaux-Arts, qui se classe dans les premiers de France par l'importance de ses collections, les théâtres et salles de spectacle, les structures comme La Vapeur, dénicheuse de nouveaux talents, les galeries d'art, les cinémas – bientôt un nouveau multiplexe –, les bibliothèques municipales, le conservatoire national de musique, les parcs et jardins – 745 ha de verdure soit 49 m² par habitant –, un planétarium et une nouvelle médiathèque interquartiers sont autant d’éléments qui participent à la mise en valeur et à la richesse de la cité.

Les principales salles de spectacle de Dijon sont un Zénith jaugeant 7 800 places au maximum, l'auditorium, une merveille en termes d'acoustique et de design intérieur, qui compte 1 600 places assises et le grand théâtre, construit au début du XIXe siècle sur l'emplacement de la Sainte-Chapelle. De nombreuses salles de moindre taille existent, comme la Vapeur (600 places environ), le Parvis Saint-Jean qui occupe l'église Saint-Jean désaffectée, le théâtre Mansart près du campus universitaire, l'Atheneum au cœur du campus ou encore le théâtre des Feuillants. De petites structures privées couvrent en outre de nombreux styles de théâtre et de musique.

La ville de Dijon compte cinq cinémas, plus un multiplexe dans l'agglomération.

Dijon possède aussi un bibliobus qui se déplace tous les jours de la semaine dans la ville.

Les sportifs disposent de nombreuses infrastructures, stades, gymnases, courts de tennis, piscines – dont bientôt une piscine olympique – patinoire, bowlings, parcours de santé dans les parcs péri-urbains, circuit automobile de Dijon-Prenois, le golf Dijon-Bourgogne installé à Norges la Ville ou encore centres hippiques. Des lieux d’entraînement et de compétition à la hauteur des résultats sportifs des Dijonnais, que ce soit en football avec le DFCO, en basket avec la JDA, en rugby avec le Stade dijonnais (SDCO), en hand-ball avec le CDB mais également en gym, en hockey avec le CPHD, en athlétisme avec le DUC, en badminton avec le BCD, en judo avec l'ADJ, etc.

Cet engouement pour le sport s'est même traduit par la troisième place de Dijon au classement des villes les plus sportives de France, établi par L'Équipe magazine, dans son supplément du 6 octobre 2007, après Toulouse et Montpellier. Les cinq thèmes qui ont prévalu au classement étaient le haut niveau, le sport accessible à tous, les équipements, la volonté et le budget.

Au lendemain de la défaite traumatisante de 1870-1871, Dijon est choisie pour constituer une place militaire de deuxième ligne dans le système défensif "Séré de Rivières", entre celles de Langres et de Lyon, en arrière de celle de Besançon. Un ensemble de 6 forts ceinture donc l'agglomération dijonnaise entre 1875 à 1883, auxquels s’ajoutent quelques redoutes et batteries mais aussi, à l’intérieur même des limites communales, un arsenal et des poudrières. Jamais véritablement étoffée, cette position n'a pas servie comme elle le devait lors des deux derniers conflits mondiaux. Aujourd’hui, les différents sites de cet ensemble ont perdu leur usage militaire : ils sont pour la plupart en cours de réhabilitation.

Au cours des deux derniers siècles, Dijon a abrité plusieurs casernements, dénommés "quartiers" ou "casernes" selon les unités militaires occupantes. Souvent installée à l'origine dans d'anciens monastères du vieux Dijon, puis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans des lieux édifiés spécifiquement ("Avenue du Drapeau"), la garnison dijonnaise a été touchée par la réorganisation contemporaine des armées. Aujourd'hui, la plupart des bâtiments ont été réaffectés à un autre usage. Seule la caserne Vaillant conserve une activité conséquente. L'État-Major, lui, a longtemps été logé dans un ancien hôtel particulier du centre-ville : l'hôtel d'Esterno, rue Monge. L'arsenal, les subsistances (Manutention) et des poudrières intégrées au système défensif de la ville (cf. "Place de Dijon") étendaient l'emprise militaire au sud de la commune. La gendarmerie, autrefois hébergée au centre, occupe maintenant le quartier Joffre au nord-est de la commune. Enfin, on signalera l'ancienne présence de l'hôpital militaire Hyacinthe-Vincent.

En haut



Cercle Dijon Bourgogne Handball

Cercle Dijon Bourgogne Handball est un club de Handball français. La section féminine du club évolue cette saison en Championnat de France de handball féminin tandis que l'équipe masculine évolue en Championnat de France de handball de Division 2.

Le club, qui constituait, jusqu'en 1996, la section handball du « Cercle Sportif Laïc Dijonnais », quitte alors cette structure omnisports et devient le « Cercle Dijon Bourgogne Handball ».

En haut



Arrondissement de Dijon

Localisation de l'arrondissement de Dijon en France

L'arrondissement de Dijon est une division administrative française, située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne.

En haut



Parlement de Dijon

Ancien Parlement de Dijon Chapelle Saint Esprit.jpg

Comme les autres parlements français d'ancien régime, le Parlement de Dijon est une Cour souveraine de justice rendant principalement des arrêts sur appel des sentences de juridictions inférieures.

Il possédait aussi, comme tous les parlements, des prérogatives législatives l'autorisant à affirmer une certaine autonomie à l'égard du pouvoir royal.

Il compte notamment comme Premier président Charles de Brosses (de 1775 à 1777).

L'ancien Parlement est à ce jour le siège de la Cour d'Appel de Dijon.

Le Parlement de Bourgogne est issu de l'ancienne Curia Ducis, conseil des ducs de Bourgogne,qui était installée à Beaune. Après le rattachement du duché de Bourgogne à la couronne de France en 1477,Louis XI décide son transfert à Dijon, en réaction contre la ville de Beaune qui avait pris parti contre lui. En novembre 1480 Louis d'Amboise procède à l'installation du nouveau Parlement dans des locaux faisant partie de la Chambre des Comptes. Lors de l'épidémie de peste de 1499, les parlementaires se retirent à Beaune et ne consentent à se réinstaller à Dijon en 1507 que contre la promesse de la construction d'un nouvel édifice. Il est adjoint en 1524 à la Grand' Chambre, une chambre spécialisée dans les affaires criminelles la Tournelle. En 1575 apparaît la Chambre des Requêtes, suivie en 1589 de la création de la Chambre des Enquêtes, chargée d'instruire les instances en examinant les preuves recueillies. Durant cette période du XVIe siècle, le Parlement refuse d'enregistrer l'édit de janvier 1562 accordant aux calvinistes la liberté de culte. Cette décision entraine une scission avec la création d'un Parlement dissident à Flavigny-sur-Ozerain puis à Semur-en-Auxois. La conversion du roi Henri IV et sa victoire à Fontaine-Française contre la Ligue favorise le retour à l'unité. Au cours de la Fronde, le Parlement se divise à nouveau en deux camps, obligeant Louis XIV à intervenir en tenant à Dijon le 15 novembre 1658 un lit de justice. Au XVIIIe siècle, la réforme Maupeou entraine un renouvellement des membres du Parlement, qui sûrent néanmoins défendre les privilèges de la Province et se rendirent populaires par des mesures en faveur des débiteurs. En 1755, le rétablissement des anciens privilèges parlementaires après l'avènement de Louis XVI donne lieu à de grandes manifestations publiques. Le Parlement est mis en congé à la suite de la Révolution le 3 novembre 1789.

La construction débute au XVIe siècle en 1518 avec la Chambre Dorée, achevée en 1522. L'édification de la Tournelle est entreprise en 1549. La Salle Saint Louis et la façade renaissance sont terminées en 1580. Cette dernière comporte une porte sculptée par Hugues Sambin. La Chambre des Enquêtes date du XVIIe siècle. Les travaux se poursuivent au XVIIIe siècle en façade sur la place du Palais. Durant le XIXe siècle, des restaurations interviennent avec notamment le déplacement de la Chapelle du Saint-Esprit dans le prolongement de la salle Saint Louis.

En haut



Source : Wikipedia