Deutsche Telekom

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Posté par hal 10/03/2009 @ 10:09

Tags : deutsche telekom, télécommunications, economie, telekom, equipes, cyclisme, sport

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Deutsche Telekom

La Deutsche Telekom AG (DTAG) est la plus grande société allemande et européenne de télécommunications. Elle était précédemment une filiale du monopole d'État Deutsche Bundespost, qui fut divisé en trois parties et privatisé en 1996.

Toutes les branches ont un nom commençant par « T- ».

Deutsche Telekom détient aussi des intérêts substantiels dans d'autres sociétés de téléphone, notamment dans les pays d'Europe de l'est comme en Slovaquie, en Hongrie et en Croatie, qui sont désormais complètement consolidées dans T-Com.

Elle a payé très cher la licence pour l'UMTS. Le 10 mars 2003, elle a annoncé une perte annuelle de 24,6 milliards d'euros due à la dépréciation d'actifs intangibles.

Le 8 octobre 2004, DTAG a annoncé une offre de rachat des 26.07% restant des actions de T-Online au prix de la bourse de 8,99 euros, soit le tiers du prix de vente lors de l'introduction en 2000.

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Deutsche Telekom Laboratories

Les laboratoires de recherche et développement de Deutsche Telekom appelés Deutsche Telekom Laboratories ou T-labs font partie de l'université technique de Berlin (TU-B).

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France Télécom

Une cabine publique France Télécom

France Télécom est la principale entreprise française de télécommunications et la 71e entreprise mondiale. Elle emploie près de 187 000 personnes et sert près de 174 millions de clients dans le monde. Son Président Directeur Général (PDG) est actuellement Didier Lombard. Sa marque commerciale phare est Orange.

Elle fonde son avenir sur une stratégie de services convergents, dont Unik aura été la première manifestation la plus visible.

France Télécom Orange a annoncé déployer un réseau de fibre optique FTTH dans plusieurs villes de France qui permettra de passer à la génération suivante de services résidentiels.

Ils utilisent principalement les réseaux mobiles de 2e et 3e générations et sont commercialisés sous la marque Orange (98 millions de clients).

Afin de s'assurer une politique de croissance durable, le groupe France Télécom élargit ses activités à la vente de contenus (musique, cinéma, téléchargement…), au e-commerce, à la publicité en ligne, aux solutions M2M, domotique, et de téléassistance aux malades. Elle développe également fortement le périmètre géographique de ses activités, en investissant massivement dans les pays dit émergents.

Dans le domaine concurrentiel des télécommunications, France Télécom, à travers son plan NExT, a initié une politique commerciale et marketing de convergence (accès aux services depuis le téléphone fixe, mobile, internet ; facturation unique…). Politique qui tend à s'étendre à l'ensemble des opérateurs téléphoniques.

Sous la Révolution française, en 1792, le premier réseau de communication voit le jour pour permettre d'acheminer rapidement les informations dans un pays en guerre et peu sûr. Il s'agit du réseau de télégraphie optique de Chappe.

Après l'invention du télégraphe électrique et ensuite du téléphone l'État Français crée en 1878 un ministère des Postes et Télégraphes, ce dernier annexe bientôt les services du téléphone, qui sont nationalisés en 1889. Pourtant ce n'est qu'en 1923, que le second « T » apparaît, le ministère des P & T devenant celui des PTT.

En 1941, une Direction Générale des Télécommunications est créée au sein de ce ministère et en 1944 le CNET, Centre National d'Études des Télécommunications, a pour mission de développer l'industrie des télécommunications en France.

Période 1950-1965 : Les abonnés au téléphone sont peu nombreux ! Qui ne se souvient de Balzac 001 ou Jean-Mineur… En fait, les P&T vendent leur numéro pour la somme de 10 000 Francs de l'époque.

Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur plusieurs autres nations avec le programme « delta LP » (accroissement des lignes principales). C'est à cette époque que fut construite la plus grande partie de la boucle locale. De plus, avec le concours des industriels français, sont mis au point par les ingénieurs et chercheurs du CNET, la commutation numérique, le minitel, la norme GSM.

Pour répondre à une directive européenne de mise en concurrence des services publics, la Direction générale des télécommunications devient France Télécom le 1er janvier 1988.

La loi du 2 juillet 1990 transforme France Télécom en un exploitant de droit public, dont Marcel Roulet est le premier Président ; elle est dotée d'une personnalité morale distincte de l'État et, acquiert une autonomie financière. Auparavant, le budget des Télécommunications était inscrit au sein du budget annexe des PTT voté chaque année par l'Assemblée nationale.

En septembre 1995, Michel Bon est nommé à la tête du Groupe France Télécom.

Pour préparer l'ouverture à la concurrence au 1er janvier 1998, une loi est votée en juillet 1996 transformant l'exploitant public en société anonyme dont l'État français est le seul actionnaire.

En 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès dans le cadre d'une bourse euphorique due au phénomène de la bulle Internet, une seconde ouverture eut lieu en 1998.

Partie en retard dans le train de l'internationalisation lancé par des concurrents internationaux tels Vodafone, France Télécom se met à chercher des cibles au plus fort de la valorisation des années de la bulle Internet. Ceci d'autant plus que son alliance avec Deutsche Telekom a éclaté lorsque cette dernière a annoncé un projet de rapprochement avec Telecom Italia sans avertir les français.

Le groupe a racheté la grande majorité d'Orange plc en 2000 et l'intégralité en 2003 ; ensuite il l'a fusionné avec ses activités mobiles (Itinéris, OLA, Mobicarte) en une filiale nommée Orange. France Telecom a également procédé à de nombreuses autres acquisitions de sociétés (revendues pour certaines) dans le monde devenant le quatrième opérateur de la planète par sa taille (GlobalOne, Equant, Internet Telecom, Freeserve, EresMas, participation dans Wind, NTL, Mobilcom…).

À la suite de changement de qualification d'une partie de la dette de « long terme » à « court terme » en vue d'obtenir un meilleur taux d'intérêt, les actionnaires s'aperçoivent que, de 2002 à 2005, France Télécom doit rembourser chaque année entre cinq et quinze milliards d'Euros de dette.

Le cours de l'action s'effondre à 6,94 Euros le 30 septembre 2002, alors qu'il était à 219 Euros le 2 mars 2000.

Le 2 octobre 2002, le président-directeur général est Thierry Breton. Il a été appelé pour redresser l'entreprise qui était à ce moment là, la deuxième entreprise la plus endettée du monde (en termes de dette à court terme). Il a obtenu quinze milliards de réaménagement de la dette à prendre en charge par les banques et les investisseurs, quinze milliards d'augmentation de capital réclamés à l'État alors actionnaire majoritaire, et quinze milliards de trésorerie à dégager grâce à des économies en interne. Nommé au gouvernement, il démissionne de France Télécom fin février 2005.

Les fusions opérées en mars 2004 par France Télécom avec sa filiale de téléphonie mobile Orange, achetée au prix fort lors de la Bulle Internet de 2000, et avec sa filiale spécialisée dans l’accès à Internet Wanadoo, rebaptisée Orange, ont amené Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), à écrire à l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour souligner qu’une action Wanadoo valait 19 euros au moment de son introduction en Bourse au printemps 2000, et que France Télécom en a proposé 8,86 euros, seulement 4 ans plus tard.

En septembre 2004, l'État français cède une partie de ses actions pour passer en-dessous de la barre des 50 %. France Télécom devient une entreprise privée. Cent-quinze ans après sa nationalisation, le téléphone redevient privé en France.

Le 27 juillet 2005, France Télécom annonce le rachat de 80 % de l'opérateur de téléphonie mobile Amena, détenteur de 24 % de parts de marché en Espagne, pour la somme de 6,4 milliards d'euros dont trois par augmentation de capital.

France Télécom a aussi annoncé le déploiement du plan NExT dont l'objectif est de fournir à ses clients, de façon intégrée, l'ensemble des services de télécommunications dont ils ont besoin.

Selon la société Dataxis, France Télécom serait en 2005 le deuxième opérateur ADSL mondial derrière China Telecom et devant l'américain SBC Communications. Il serait le premier opérateur ADSL européen.

Depuis le 1er juin 2006, France Télécom tend à commercialiser l'ensemble de ses produits dans le monde sous la seule marque commerciale Orange. Le logo (esperluette) de la marque France Télécom est devenu plus arrondi, la charte (couleur et police) a été modifiée.

En juin 2007, l'État français cède à nouveau 5 % de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État Français et ERAP) est portée à 27 %. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays Bas et acquiert le fournisseur d'accès espagnol Ya, ainsi que l'opérateur mobile autrichien One.

En mars 2008, les médias prêtent à France Télécom l'intention de racheter la société scandinave TeliaSonera Le nouvel ensemble deviendrait le premier opérateur européen.

La transformation de son métier de fournisseur de services publics en situation de monopole à celui de prestataire de services aux consommateurs sur un marché concurrentiel s'est faite progressivement et avec certaines difficultés. Depuis 1998 le marché des télécommunications est en concurrence totale en France conformément aux directives européennes. Toutefois, le coût de l'installation d'une infrastructure de desserte des abonnés étant très élevé, la concurrence n'a pas choisi en dehors du câble et de la fibre de construire sa propre infrastructure de terminaison.

Par conséquent, l'ouverture de son marché a reposé en partie sur la mise de son infrastructure à la disposition de ses propres concurrents. Autrement dit, France Télécom a été conduit à laisser ses concurrents utiliser son réseau pour leur permettre de lui prendre ses clients, et a offrir des offres d'accès à ses infrastructures (offres de gros, dégroupage, …).

La contrainte a été pour l'essentiel législative et réglementaire. Le système reposait et repose encore sur l'imposition d'une règle par l'État français ou l'Union européenne. Des encadrements économiques lourds ont été mis en place par le réglementeur (validation des tarifs d'interconnexion, validation des offres tarifaires proposées par France Télécom pour s'assurer que la société ne bénéficie pas d'avantage lié à sa position dominante sur le marché). Un contrôle du strict respect de la règle (entre autre par dénonciation des concurrents) est en place et a conduit France Télécom a être condamnée à plusieurs reprises à de lourdes amendes pour entrave à la libre concurrence.

Dans le cadre de cette réglementation visant à permettre l'essor d'une forte concurrence sur les marchés des télécommunications de l'ensemble des pays européens, la France est le pays où l'ADSL s'est développé le plus rapidement avec un marché très concurrentiel et des tarifs très bas en comparaison avec nos voisins européens.

En 1980, deux types de directions existent en France : les directions régionales et les directions opérationnelles (DOT) qui sont sous la coupe des premières et supervisent un département. Toutes ces directions dépendent de la Direction générale des télécommunications (DGT). Les établissements opérationnels sont organisés selon le schéma « CCL/Agence/CPE/ » qui va persister une quinzaine d'années. Ce schéma correspond à une vision du cycle de vie de la ligne téléphonique : création en CCL, vente en agence, service après-vente et comptage en CPE. Chacun de ces établissements comprend environ cent-cinquante personnes. À cela s'ajoute des fonctions en back-office : renseignements téléphoniques, centre de facturation.

En 1984, se rajoutent les délégations de zone, échelon intermédiaire entre les directions régionales et la DGT. Ces délégations de zones sont cependant supprimées au bout d'un an d'existence environ. Vers 1987, l'informatisation supprime environ un tiers des postes de travail en back-office. Les personnels ainsi libérés sont affectés aux agences commerciales ou à de nouvelles fonctions (vendeurs) pour vendre des abonnements téléphoniques, des terminaux ou des fax. L'introduction de la TVA et de la première libéralisation, celle des services à valeur ajoutés pour laquelle il n'y aura jamais de concurrents à se déclarer.

En 1992, France Télécom doit mener deux réformes de front. La réforme des classifications remplace sept-cents grades de fonctionnaires par quatre classes et trois niveaux dans chaque classe. Cela engendre une certaine grogne même si la masse salariale augmentera largement plus que ce qui était anticipé. Les directions régionales sont supprimées, les deux à trois-milles personnes qui y travaillaient sont reversées dans des Organismes nationaux de soutien (ONS). En 1998, la quasi-totalité de ces ONS est supprimée.

Une nouvelle réorganisation, en 1995, structure l'entreprise selon trois marchés (résidentiel, petits professionnels et grandes entreprises) pour faire face aux besoins croissants des différents clients, et l'arrivée de la concurrence (SFR). L'organisation est désormais conçue autour des usages des clients et non plus des produits. Les personnels sont donc réaffectés avec changement de métier. En 2000, le marché « petits professionnels », créé en 1995, est supprimé. Il ne semble pas avoir eu de motivation commerciale, organisationnelle ou économique à cette restructuration. Des établissements techniques de taille régionales sont créés. Les agences sont réorganisées doublement sous l'angle géographique (doublement de la surface).

1998 voit le début de la généralisation des intranets au sein de l'entreprise, ainsi que l'explosion d'internet et des offres dans ce domaine. France Télécom fonde Wanadoo et rachète plus d'une centaine de sociétés.

En 2003, les agences sont divisées en deux spécialités (agences spécialisées dans la vente à distance et les agences spécialisées en vente physique). Les tailles géographiques doublent aussi (et le nombre d'agences est divisé par deux).

En 2006 les directions régionales sont réduites à la relation institutionnelle régionale avec un effectif divisé approximativement par dix. Le pouvoir d'organisation de l'activité opérationnelle de l'entreprise est transféré aux directions territoriales. Il y a deux fois moins de directions territoriales que de directions régionales. La taille des établissements gérés par les DT atteint couramment mille personnes.

Les effectifs passent de 240 000 personnes en 1993 à moins de 190 000 personnes en 2007 après un pic à 220 000 en 2001.

106 000 employés (56 %) sont en France, 16 % en Pologne, 12 % au Royaume Uni, 2 % en Espagne.

Les 240 000 personnes en 1993 sont essentiellement des fonctionnaires français. Il reste moins de 80 000 fonctionnaires en 2006. Les personnes qui ne sont pas sous statut de fonctionnaire, sont en CDI dans le droit de leur pays. La moitié du personnel travaille hors de France.

Le turn over est plus important à compter de 2005. Il s'agit de mouvements entrant d'ingénieurs confirmés qui sont séduits par la relative stabilité de FT par rapport aux SSII. Les départs existent, soit par un système de préretraite pour les fonctionnaires, soit vers des sociétés de haute technologie. Les mouvements internes sont nombreux.

En 2006, selon le bilan social officiel de l'entreprise, environ trois employés sur quatre ont perçu une rémunération brute comprise entre 2 150 et 4 150 Euros par mois. La rémunération mensuelle moyenne brute est 2 924 Euros.

La période d'expansion euphorique tous azimuts de la fin du XXe siècle connut le revers de la médaille en 2002. France Télécom fut obligée d'afficher pour la première fois depuis plusieurs décennies un déficit abyssal suite à des investissements hasardeux à l'étranger en vue d'en faire un groupe de taille européenne en préparation de l'ouverture à la concurrence. L'endettement financier net de France Télécom au 30 juin 2008, en normes IFRS s'élève à 38,2 milliards d'euros, soit un ratio dette nette sur marge brute opérationnelle juste inférieur à 2.

Un dividende de 1,30 euro par action au titre de l’exercice 2007 a été versé le 3 juin 2008.

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Équipe cycliste Columbia-High Road

L'équipe T-Mobile pendant le contre-la-montre par équipes du Tour de France 2004

L'équipe cycliste Columbia-High Road est une formation américaine, basée à San Luis Obispo en Californie, de cyclisme professionnel sur route participant au ProTour. Connue sous le nom de Team Deutsche Telekom jusqu'en 2003, puis T-Mobile Team jusqu'en 2007, elle fut notamment l'équipe de Bjarne Riis et Jan Ullrich lorsqu'ils remportèrent le Tour de France en 1996 et 1997, ainsi que du sprinter Erik Zabel, vainqueur de la Coupe du monde en 2000. Touchée par plusieurs affaires de dopage en 2006 et 2007, elle a changé de nom début 2008 suite au retrait du sponsor T-Mobile pour devenir High Road et ceci jusqu'au 17 juin 2008. Depuis cette date l'équipe se nomme Columbia et ceci à partir du Tour de France 2008.

À la fin de l'année 1988, l'ancien champion du monde Hennie Kuiper mit sur pied une équipe cycliste allemande sponsorisée par la ville de Stuttgart et la marque de cycles Eddy Merckx. L'équipe disputa la saison 1989 sous le nom Stuttgart-Merckx-Gonsor avec 13 coureurs, dont Udo Bölts qui en resta membre jusqu'en 2003. À l'époque, l'Allemagne n'avait plus d'équipe professionnelle depuis trois ans, et le dernier vainqueur allemand de la principale course du pays, le Rund um den Heninger Turm, était Rudi Altig en 1970. Durant cette première année, le coureur Dariusc Kajzer apporta à l'équipe son premier succès avec le titre de champion national sur route. Bölts lui succéda en 1990. L'équipe, devenue Stuttgart-Mercedes-Merckx-Puma, enregistra également le succès d'Erwin Nijboer sur les Trois Jours de La Panne.

L'entreprise de télécommunication allemande Deutsche Telekom devint en 1991 le sponsor principal de l'équipe Telekom-Mercedes-Merckx-Puma. La direction de Telekom proposa à Walter Godefroot de remplacer à la tête de l'équipe Hennie Kuiper, parti rejoindre l'équipe Motorola. Il accepta, prenant sa décision, dira-t-il plus tard dans un interview, après la 17e place d'Udo Bölts au Tour d'Espagne 1991. Godefroot engagea plusieurs coureurs, dont le spécialiste des classiques et double vainqueur de Paris-Roubaix Marc Madiot. Bölts contribua encore au succès de l'équipe, en remportant l'étape reine de Tour d'Italie 1992. Jens Heppner prit le relai avec une dixième place au classement final du Tour de France 1992.

L'équipe Telekom engageait la plupart des coureurs allemands prometteurs à l'époque, comme Jens Heppner et Christian Henn en 1992, Erik Zabel, Rolf Aldag et Steffen Wesemann en 1993, et Jan Ullrich en 1994. Plusieurs d'entre eux restèrent dans l'équipe pendant plus de dix ans. Olaf Ludwig signa également en 1993 et y finit sa carrière. En 1994, le sprinter allemand Erik Zabel remporta Paris-Tours, la première épreuve de cyclisme sur route de l'histoire de l'équipe.

En 1993, Telekom acquit une nouvelle fois, par le coureur Bernd Gröne, le titre de champion d'Allemagne. Ce fut le début d'une période de domination de douze années durant lesquelles l'équipe conserva le maillot de champion en son sein. Plusieurs coureurs de renom ayant passé plusieurs années chez Telekom remportèrent ce titre : Bernd Gröne en 1993, Jens Heppner en 1994, Bölts en 1990, 1995 et 1999, Christian Henn en 1996, Jan Ullrich en 1997 et 2001, Erik Zabel en 1998 et 2003, Rolf Aldag en 2000, Danilo Hondo en 2002 et Andreas Klöden en 2004.

Telekom devint bientôt une équipe importante au niveau international. Elle ne fut cependant pas invitée au Tour de France 1995. Les organisateurs acceptèrent finalement que six de ses coureurs (Rolf Aldag, Udo Bölts, Jens Heppner, Vladimir Poulnikov, Erik Zabel et Olaf Ludwig) forment avec trois coureurs de ZG Mobili une équipe mixte. Zabel remporta deux étapes de l'épreuve.

Les deux années suivantes virent la percée de l'équipe au plus haut niveau. Godefroot engagea le Danois Bjarne Riis, troisième du Tour 1995, qui remporta l'édition 1996, aidé du jeune coureur allemand de 22 ans Jan Ullrich, qui fut son dauphin. Zabel compléta ce succès avec le premier de ses six maillots verts récompensant le vainqueur du classement par points. Bölts remporta peu après la Clasica San Sebastian, et Wesemann la première de ses quatre victoires finales sur la Course de la Paix.

Le Tour de France 1997 vit Ullrich confirmer le talent qu'on lui avait deviné l'année précédente. Il remporta la course, épaulé par Riis qui avait gagné l'Amstel Gold Race trois mois auparavant. Telekom prit également la première place du classement par équipes du Tour. La même année, Bölts fut vainqueur du Critérium du Dauphiné Libéré, et Zabel acquit la première de ses quatre victoires à San Remo. Ullrich fut également vainqueur de la semi-classique allemande HEW Cyclassics, qui intégra la Coupe du monde l'année suivante, et en 1999 le Tour d'Allemagne fut de nouveau disputé, démontrant la popularité croissante de cyclisme en Allemagne à l'époque. Alors qu'Ullrich dut abandonner sur chute, Telekom remporta cette première édition avec Jens Heppner, puis une seconde fois en 2001 avec Alexandre Vinokourov.

Ullrich finit second du Tour de France 1998 derrière Marco Pantani mais fut vainqueur du Tour d'Espagne 1999, après avoir manqué le Tour de France 1999 à cause d'une blessure au genou. Privée de son leader, l'équipe allemande vit néanmoins sur ce Tour le succès de l'italien Giuseppe Guerini lors de la prestigieuse étape de l'Alpe d'Huez. Après son succès en Espagne, Ullrich devint champion du monde du contre-la-montre. Il réédita cette performance en 2001. En 2000, Zabel remporta la Coupe du monde, en gagnant Milan-San Remo et l'Amstel Gold Race, tandis qu'Ullrich se classait deuxième du 2000 derrière Lance Armstrong. Bien qu'ils ne couraient pas sous le maillot rose de Telekom mais avec leur sélection nationale, Ullrich, Vinokourov et Klöden réalisèrent un triplé pour l'équipe sur la course en ligne des Jeux Olympiques de Sidney. Ullrich fut également médaillé d'argent au contre-la-montre.

En 2001, Zabel remporta Milan-Sanremo pour la quatrième fois. Ullrich fut à nouveau deuxième du Tour de France, tandis Zabel totalisait six victoires d'étapes sur le Tour et la Vuelta. Le coureur Kazakh Alexandre Vinokourov, arrivé dans l'équipe en 2000, remporta Paris-Nice en 2002 et 2003, ainsi que l'Amstel Gold Race et le Tour de Suisse cette dernière année.

Lorsqu'Ullrich quitta Telekom pour Team Coast en 2003, après avoir manqué le Tour 2002 à cause d'une blessure au genou et été suspendu six mois pour un contrôle positif aux amphétamines, Vinokourov et Santiago Botero devinrent leaders de l'équipe pour le Tour de France 2003. Le Kazakh prit la troisième place, derrière Ullrich. Cette même année, Zabel fut victorieux sur Paris-Tours et Daniele Nardello au Championnat de Zurich.

Toujours présente au sommet du cyclisme mondial, Telekom continuait d'attirer de jeunes espoirs du cyclisme allemand, comme Andreas Klöden en 1998, Jorg Jaksche en 1999, Matthias Kessler en 2000 et Stefan Schumacher en 2002. L'équipe engagea parallèlement de nombreux coureurs étrangers au talent reconnu, comme Georg Totschnig, Alexandre Vinokourov, Cadel Evans, Santiago Botero ou Paolo Savoldelli.

En 2004, l'équipe prit le nom de T-Mobile. Elle enregistra le retour de Jan Ullrich, et un grand nombre de succès, notamment celui de Steffen Wesemann au Tour des Flandres. Sur le Tour de France, Klöden devenu entre-temps champion d'Allemagne, Ullrich, vainqueur du Tour de Suisse, furent désignés leaders de la T-Mobile, tandis que Vinokourov était absent. Jan Ullrich finit quatrième, Andreas Klöden obtenant la meilleure place de l'équipe (2e). La T-Mobile Team prit la première place du classement par équipe.

Au printemps 2005, Vinokourov remporta la doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège. Ullrich, à nouveau leader de l'équipe, fut troisième du Tour de France, aidé par Alexandre Vinokourov, cinquième et vainqueur de deux étapes, dont celle des Champs-Élysées. Giuseppe Guerini fut également vainqueur d'étape et T-Mobile Team, comme en 2004, fut la meilleure équipe. Zabel conclut la saison en s'imposant sur Paris-Tours.

Vinokourov, dont le contrat avec T-Mobile prenait fin, fut cette année-là l'objet de tractations durant le Tour de France. À quatre jours de l'arrivée à Paris, il annonça son intention de quitter la formation allemande, afin de pouvoir remporter le Tour. Il rejoint Liberty Seguros en 2006. Après 13 années passées au sein de Telekom puis de T-Mobile, Erik Zabel prit également le départ pour courir dans la nouvelle Team Milram. Le dirigeant Walter Godefroot mit fin à ses fonctions, laissant la place à Olaf Ludwig.

À la veille du prologue du Tour de France 2006 à Strasbourg, treize coureurs furent interdit de départ, leur nom étant cité dans une vaste affaire de dopage en Espagne. Parmi eux, deux membres de T-Mobile, le leader Jan Ullrich (qui fut licencié trois semaines plus tard) et l'espagnol Oscar Sevilla, durent laisser leur formation participer au Tour avec un effectif réduit. Le directeur sportif Rudy Pevenage, très lié à Ullrich et lui aussi concerné par l'affaire, fut renvoyé à son tour la semaine suivante.

Malgré ces pertes, T-Mobile parvint pour la troisième année consécutive à être sacrée meilleure équipe du Tour. Klöden fut à nouveau troisième, Kessler fut vainqueur d'étape à Valkenburg, ainsi que Honchar qui s'imposa sur les deux grands contre-la-montre individuels et porta pendant trois jours le maillot jaune.

À la fin du Tour, le sponsor T-Mobile annonça la fin de sa collaboration avec Olaf Ludwig. Celui-ci fut remplacé par l'entrepreneur américain Bob Stapleton, proprétaire de la société High Road Sports qui reprit l'équipe en 2007 avec le soutien financier de T-Mobile, et un nouveau manager sportif en la personne de Rolf Aldag. Outre un changement d'encadrement, l'effectif de l'équipe fut bouleversé par le départ de plusieurs coureurs liés à Ullrich, une partie d'entre eux rejoignant Vinokourov dans la nouvelle équipe Astana. Ces coureurs, dont la non-conservation tenait à la volonté des nouveaux dirigeants de "laver" la réputation de l'équipe, furent remplacés par de jeunes coureurs, allemands (Gerald Ciolek, Linus Gerdemann) ou non (Mark Cavendish, Bernhard Eisel), et des coureurs expérimentés comme Axel Merckx, Jakob Piil ou Servais Knaven. Se voulant exemplaire sur le plan de la lutte anti-dopage, T-Mobile instaura des contrôles internes renforcés et un profil sanitaire pour chaque coureur.

Une nouvelle ère était donc supposée débuter en 2007. Le printemps fut marqué par la victoire du jeune Marcus Burghardt à Gand-Wevelgem. T-Mobile fut cependant rattrapée à nouveau par les affaires de dopage.

En mars, ce furent d'abord les pratiques au sein de l'équipe Telekom des années 1990 qui furent dévoilées par son ancien soigneur Jef d'Hont. En mai, plusieurs anciens coureurs confirmèrent l'usage de substances interdites au milieu des années 1990, dont le manager Rolf Aldag, Erik Zabel, Brian Holm, Bjarne Riis, Bert Dietz, Udo Bölts et Christian Henn, y compris durant les saisons qui virent les victoires de Riis et Ullrich au Tour. Les médecins Andreas Schmid et Lothar Heinrich, toujours membres de l'équipe jusqu'à la sortie du livre de Jef d'Hont, avouèrent leur participation et l'administration aux sportifs de produits dopants.

Serhiy Honchar fut écarté puis suspendu suite à un « bilan sanguin anormal » révélé par un contrôle interne. Parallèlement, dans l'équipe Astana, plusieurs ex-T-Mobile furent à leur tour suspendus (Kessler, Mazzoleni, Vinokourov).

T-Mobile se présenta au Tour de France avec une équipe profondément rajeunie, promouvant une attitude irréprochable. En dépit de cette attitude, le coureur Patrik Sinkewitz fut contrôlé positif à la testostérone durant un entraînement. Cette information, qui fut communiquée durant le Tour alors de Sinkewitz avait auparavant abandonné sur chute, eut pour conséquence le licenciement et la suspension du coureur.

Pendant le Tour d'Espagne, Lorenzo Bernucci, contrôlé positif à la sibutramine, fut également licencié.

Le sponsor T-Mobile, qui avait jusqu'alors réitéré son engagement jusqu'en 2010, décida en novembre de mettre fin à ses activités dans le cyclisme, après que Sinkewitz fit de nouveaux aveux sur des pratiques de dopage sanguin dans l'équipe durant le Tour de France l'année précédente.

En 2008, l'équipe poursuit le renouvellement de l'effectif entamé en 2007 avec dix coureurs recrutés. La majorité d'entre eux sont de jeunes espoirs, le cadet étant le Norvégien Edvald Boasson Hagen âgé de 20 ans. L'expérimenté George Hincapie arrive en provenance de Discovery Channel. L'effectif poursuit également son internationalisation : alors que les Allemands en formaient la majorité deux ans auparavant (16 sur 30), ils n'en représentent qu'à peine plus du quart (8 sur 29). En outre, l'équipe déplace son siège de Bonn à San Luis Obispo en Californie et dès lors n'est plus enregistrée auprès de l'UCI en tant qu'équipe allemande mais américaine, tout en se définissant comme une formation internationale. Elle conserve néanmoins sa base logistique à Bonn.

En devenant champion de Grande-Bretagne de cyclo-cross pour la quatrième fois, Roger Hammond est le premier coureur à remporter une course sous le maillot de High Road. Cette tunique n'arbore plus le magenta de T-Mobile. Elle est noire en début de saison puis devient blanche en février, avec au centre le logo de High Road en lettres rouges et jaunes.

Malgré la jeunesse de ses coureurs, High Road maintient en début de saison le statut de l'équipe T-Mobile avec six victoires dès le mois de janvier en Australie : Adam Hansen remporte le titre national contre-la-montre, et André Greipel domine la première épreuve ProTour de l'année, le Tour Down Under, ce qui lui permet de porter le maillot blanc de leader du ProTour jusqu'en avril. Le mois de mars est plus terne, marqué par les blessures de nombreux coureurs dont plusieurs leaders. Marcus Burghardt est contraint de renoncer au classiques de printemps en raison d'une tendinite au genou, Linus Gerdemann chute et se blesse sur Tirreno-Adriatico alors qu'il semble en mesure de remporter l'épreuve et Michael Rogers se voit détecter un virus d'Epstein-Barr qui le maintient hors-compétition pour deux mois.

À l'image de l'équipe Astana, High Road subit les conséquences des affaires de dopage dans lesquelles ont été impliqués plusieurs de ses coureurs durant les deux saisons précédentes. Non-sélectionnée pour les épreuves organisées par RCS Sport, elle reçoit finalement une invitation quelques semaines plus tard. Alors que l'équipe était dans l'attente d'une invitation pour le Tour d'Espagne, elle a préférée d'elle-même se mettre à l'écart pour participer à la place à d'autres courses (Tour de Grande-Bretagne, Tour d'Irlande et Tour du Missouri)..

Le Team Columbia est l'une des équipes les plus en vue du de Tour de France 2008, avec cinq victoires d'étapes (4 de Mark Cavendish et une de Marcus Burghardt), le maillot vert puis le jaune sur les épaules de Kim Kirchen et le maillot blanc sur celles de Thomas Lövkvist.

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Stefan Schumacher

Stefan Schumacher, sur le podium du Tour de Basse-Saxe 2005

Stefan Schumacher (né le 21 juillet 1981 à Ostfildern) est un coureur cycliste allemand. Il fait ses débuts professionnels en 2002 au sein de l'équipe allemande Deutsche Telekom et court depuis 2006 dans la formation Gerolsteiner. Révélé au plus haut niveau en 2006 par ses victoires sur le Tour de Pologne et l'Eneco Tour, il a ensuite remporté l'Amstel Gold Race 2007 et les deux étapes contre-la-montre du Tour de France 2008, avant qu'un contrôle anti-dopage positif dont il a été l'objet ne soit révélé en octobre.

Stefan Schumacher débute sa carrière professionnelle en 2002 dans l'équipe Deutsche Telekom. Durant sa première saison, il est meilleur jeune du Tour de Basse-Saxe et de la Course de la Paix. À la fin de la saison 2003, faute d'avoir confirmé, son contrat n'est pas reconduit et il s'engage pour l'année suivante avec l'équipe de troisième division Team Lamonta, en compagnie de son coéquipier David Kopp.

Schumacher remporte en mai 2004 sa première victoire professionnelle, une étape du Tour de Bavière. Suivent deux secondes places, au championnat d'Allemagne derrière Andreas Klöden et au Tour de Hesse derrière Sebastian Lang, ainsi qu'une deuxième victoire sur la Druivenkoers Overijse. Grâce à ces bons résultats, il est sélectionné dans l'équipe nationale pour les championnats du monde à Vérone, avec pour chef de file Erik Zabel qui se classe second. En décembre, il est recruté par l'équipe continentale professionnelle Shimano.

Le printemps 2005 est pour Schumacher le trimestre de la révélation. Ses victoires finales sur le Ster Elektrotoer, le Tour de Basse-Saxe et le Tour de Rhénanie-Palatinat, ainsi que de nombreuses places d'honneur lui permettent de terminer à la cinquième place de la première édition de l'UCI Europe Tour. Il fait cependant l'objet d'un contrôle anti-dopage positif à la cathine durant le Tour de Rhénanie-Palatinat. Il est finalement acquitté en septembre après avoir démontré que la substance était issue d'un médicament prescrit par sa mère, médecin, afin de traiter son allergie au pollen. Malgré un été sans compétition, ses performances du printemps lui permettent de signer en novembre un contrat de trois ans avec l'équipe ProTour allemande Gerolsteiner, où il rejoint entre autres ses compagnons d'entraînement Volker Ordowski et Matthias Russ.

Stefan Schumacher s'affirme rapidement comme l'un des principaux éléments de sa nouvelle équipe. En mars, sur Paris-Nice, il se mêle aux sprints tout en se montrant résistant sur le parcours difficile de l'étape de St-Étienne. Le mois suivant, il remporte le Circuit de la Sarthe puis obtient un neuvième place à l'Amstel Gold Race. Le Tour d'Italie lui offre une première participation à un grand tour. Quatrième de la première étape courue contre-la-montre, il s'impose dès le surlendemain à Namur et s'empare du maillot rose, qu'il garde deux jours. En retrait dans les étapes de montagne, il glane un deuxième succès dans la dix-huitième étape. Après une victoire d'étape en Saxe en juillet, il participe au Tour d'Allemagne, où il prend part aux sprints tandis que son leader Levi Leipheimer prend la deuxième place du classement final.

Deux semaines plus tard, l'Eneco Tour vient s'ajouter à son palmarès. Vainqueur du prologue avec une seconde d'avance sur George Hincapie, il abandonne le maillot rouge de leader dès le lendemain à Tom Boonen. À l'issue du contre-la-montre de la quatrième étape, il est second du classement général avec trois secondes de retard sur Hincapie. Le résultat final demeure donc incertain jusqu'à la dernière étape. Se trouvant en tête du peloton à la poursuite de Philippe Gilbert dans le final, Schumacher fait un écart vers la droite afin d'éviter le bras d'un spectateur et provoque la chute d'Hincapie, placé dans sa roue. Il parvient à se classer troisième de l'étape et, grâce aux secondes de bonifications attribuées aux premiers coureurs arrivés, emporte de manière confuse sa première épreuve ProTour avec une seconde d'avance sur Hincapie.

En septembre, Stefan Schumacher remporte une seconde course par étapes du ProTour, le Tour de Pologne, en enlevant les deux dernières étapes. À l'issue de cette saison, il est classé dixième du ProTour, devant les leaders de la Gerolsteiner Levi Leipheimer et Davide Rebellin.

La deuxième saison de Schumacher chez Gerolsteiner débute d'aussi bonne manière que la précédente s'était terminée. Il enlève en mars l'étape contre-la-montre de Tirreno-Adriatico devant son compatriote Andreas Klöden et achève l'épreuve au pied du podium. Il finit ensuite seizième de Milan-San Remo malgré un refroidissement. Le mois suivant, il chute durant le Tour du Pays Basque. Sa blessure, nécessitant douze points de suture, le maintient quatre jours au repos. Malgré ce contretemps, il va réaliser la semaine suivante la meilleure performance de sa carrière.

Sur l'Amstel Gold Race, il attaque dans les deux derniers kilomètres et franchit seul la ligne d'arrivée au sommet du Cauberg. Le succès est complet pour la Gerolsteiner, Davide Rebellin arrivant deuxième 21 secondes plus tard. Cette première victoire sur une classique fait dès lors de Schumacher l'un des favoris des championnats du monde organisés en octobre à Stuttgart, et qui constituent son principal objectif de la saison.

Son premier grand rendez-vous après ce succès a cependant lieu en juin, puisque Stefan Schumacher doit participer à son premier Tour de France. Sa préparation durant le mois de juin passe par le Tour de Bavière, qu'il remporte, et le Tour de Suisse, où il réalise de bons contre-la-montre (9e et 4e places) mais déçoit en montagne. Cette première « Grande boucle » est un échec. Après un mauvais prologue (38e), il chute dans la descente menant à Autun lors de la cinquième étape, sur laquelle il visait la victoire. Il termine néanmoins huitième du sprint final. La première étape de montagne, qui arrive au Grand Bornand met fin à ses espoirs de bien figurer au classement général : il en termine avec huit minutes de retard sur le vainqueur du jour Linus Gerdemann. Le lendemain, il attaque en début d'étape et franchit les deux premières difficultés en tête d'un groupe d'échappés, puis se met au service de son coéquipier, le grimpeur autrichien Bernhard Kohl, avant de lâcher prise dans le Cormet de Roselend. Après une quinzième place dans l'étape chronométrée entre Cognac et Angoulême, il achève le Tour en 87e position du classement général.

La préparation de Schumacher pour le mondial de Stuttgart passe, comme pour le champion en titre Paolo Bettini, par le Tour d'Espagne. Il effectue un bon contre-la-montre puis, lors de la quatorzième étape, il fait partie de l'échappée de onze coureurs arrivant à Villacarrillo avec dix minutes d'avance sur le peloton ; il s'y classe troisième. Trois jours plus tard, il ne prend pas le départ de l'étape, comme Bettini, dix jours avant l'épreuve en ligne des championnats du monde.

Ces championnats du monde revêtent une importance particulière pour Schumacher car ils sont organisés à Stuttgart, à vingt kilomètres de son lieu de résidence. La course en ligne se joue dans le dernier tour. Fabian Wegmann, son coéquipier tant en équipe nationale que chez Gerolsteiner, travaille efficacement comme lors de l'Amstel Gold Race et ramène le groupe de son leader sur Davide Rebellin et Alexandr Kolobnev. Schumacher parvient ensuite à s'insérer dans le groupe de cinq coureurs qui se détache pour s'en aller disputer la victoire au sprint. Nul ne parvient à résister à Bettini. Schumacher prend la médaille de bronze derrière Kolobnev.

Stefan Schumacher termine en outre la saison à la 24e place du ProTour, meilleur Allemand du classement et deuxième de l'équipe Gerolsteiner derrière Davide Rebellin.

Quelques jours après le succès de Stuttgart, la Fédération allemande de cyclisme annonce qu'à l'occasion d'un contrôle anti-dopage réalisé par l'Agence nationale anti-dopage allemande le 25 septembre (soit cinq jours avant le championnat) Stefan Schumacher a présenté des « irrégularités dans divers paramètres » sanguins, notamment un hématocrite supérieur à 50%. Des recherches complémentaires demandées par le coureur ont permis de démontrer que les anomalies étaient dues à la déshydratation causée par la diarrhée dont il souffrait à ce moment. Bien que blanchi de tout soupçon de dopage par sa fédération et par l'Union cycliste internationale, son cas ne manque pas de provoquer des remous en Allemagne, quelques mois après les aveux de plusieurs anciens coureurs de l'équipe Telekom.

Simultanément à cette controverse, Stefan Schumacher est à l'origine d'un accident de la circulation bénin, au cours duquel il endommage une clôture de jardin. Le contrôle policier survenu à l'occasion, après une soirée passée en discothèque, met en évidence un taux d'alcoolémie de 0,07%, le tabloïd Bild évoquant également une consommation de stupéfiants. En janvier 2008, Schumacher révèle que des traces d'amphétamines ont effectivement été retrouvées dans son organisme lors de la prise de sang effectuée par la police. Affirmant «  comment ces produits se trouvent dans sang », il ne fera cependant pas l'objet de poursuites disciplinaires car la consommation d'amphétamines en dehors des périodes de compétition n'est pas considérée comme une pratique dopante.

La première grande course de la saison 2008 est Paris-Nice. Il y prend la troisième place du prologue remporté par Thor Hushovd, tandis que son coéquipier Davide Rebellin s'impose au classement final.

Lors du Tour de France 2008 il emporte la quatrième étape en contre-la-montre. Cette victoire lui permet de prendre la tête du classement général de l'épreuve et d'ainsi revêtir le maillot jaune. Il remporte également la vingtième étape en devançant le spécialiste de cette épreuve Fabian Cancellara.

Pour la saison 2009, son équipe disparaissant, il s'engage avec Patrick Lefevere, manager de la formation Quick Step-Innergetic. Cependant, le 6 octobre, un contrôle positif à la CERA (EPO dite de troisième génération) durant le Tour est rendu public. De nouveaux tests effectués en octobre par l'Agence française de lutte contre le dopage mettent en évidence une positivité à deux reprises : le 3 juillet, avant le départ du Tour, et lors de la première journée de repos le 15 juillet. la Fédération allemande de cyclisme (BDR) et le manager de la Gerolsteiner envisagent des poursuites judiciaires à son encontre. La police allemande a procédé à une perquisition au domicile de Stefan Schumacher dans le cadre de cette affaire de dopage.

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AutoScout24

Fondé en 1998 en Allemagne par Nicolas Carbonari, toujours PDG du groupe, AutoScout24 existe aujourd’hui dans 13 pays (Allemagne, Hollande, Luxembourg, Suède, Autriche, Suisse, Croatie, Italie, France, Espagne, Pologne, Bulgarie, Roumanie). Le siège d’AutoScout24 est basé à Munich.

En 2008, AutoScout24 est une filiale 100% Deutsche Telekom et fait partie du groupe Scout24, site Internet présent en Europe sur plusieurs domaines tels que l’immobilier (ImmobilienScout24), les rencontres (FriendScout24), les voyages (TravelScout24), la finance (FinanceScout24) ou l’emploi (JobScout24).

En 2008, AutoScout24 diffuse autour de 2 millions de petites annonces chaque jour.

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Steffen Wesemann

S.Wesemann en mars 2008

Steffen Wesemann (né le 11 mars 1971 à Wolmirstedt en Allemagne) est un ancien coureur cycliste suisse. Il devient professionnel en 1993 dans l'équipe Team Deutsche Telekom dans laquelle il effectue la majeure partie de sa carrière, avant de signer chez Wiesenhof en 2007. Il s'est notamment distingué sur les classiques flandriennes. De nationalité allemande jusqu'en 2004, il est devenu citoyen suisse en 2005.

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Source : Wikipedia