David Douillet

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Posté par rachel 08/03/2009 @ 16:07

Tags : david douillet, judokas, judo, sport

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David Douillet

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David Douillet, né le 17 février 1969 à Rouen, est un judoka français de rang Kyoshi 6e Dan (Roku-Dan), grade correspondant à la ceinture blanche-rouge, actuellement en retraite sportive. Double champion olympique en 1996 et 2000, il a également remporté quatre titres mondiaux et une couronne européenne. Ce palmarès fait de lui le judoka français le plus titré de l'histoire et l'un des plus grands judokas les plus titrés de l'histoire du judo mondial. Le gabarit de David Douillet (1 m 96 et plus de 120 kg en période de compétition) le classait dans la catégorie lourds.

Sa carrière sportive finie, il a prolongé sa popularité en s'engageant auprès de Bernadette Chirac dans l'opération caritative des « Pièces Jaunes ». Reconverti homme d'affaires, il est également consultant sportif pour Canal+.

David Douillet commence le judo à l'âge de 11 ans dans la commune de Neufchâtel-en-Bray non-loin de sa ville natale de Rouen. Disposant de qualités physiques exceptionnelles pour son âge (1,80 m et 80 kg à 11 ans), il suit les cours de Jacques Lemaître qui lui apprend les rudiments du sport. Se passionnant progressivement pour l'art martial japonais, il se distingue rapidement sur les tatamis, et grâce à ses résultats scolaires, intègre la section sport-étude du lycée Victor et Hélène Basch de Rennes. En 1986, alors que le judoka a 17 ans, il se fait remarquer lors d'une démonstration par Jean-Luc Rougé qui lui fait intégrer l'INSEP (Institut national du sport et de l'éducation physique).

Dès lors, le jeune normand pouvait se consacrer à sa passion tout en poursuivant sa scolarité en région parisienne. Licencié à Maisons-Alfort et s'entraînant dans le Bois de Vincennes où siège l'INSEP, il côtoie les meilleurs judokas français actuels. Ainsi, il rencontre son idole Fabien Canu, double champion du monde à la fin des années 1980.

À force d'entraînement, Douillet obtient ses premières récompenses dans sa catégorie d'âge. En 1988, il devient champion de France juniors puis obtient la cinquième place aux championnats d'Europe. S'affichant de nouveau en haut de la hiérarchie nationale en 1989, il conquiert la médaille de bronze européenne à Athènes, toujours en juniors.

Après une période d'adaptation, il remporte son premier titre de champion de France seniors en 1991 en s'imposant en finale face à Georges Mathonnet, un autre espoir du judo français né deux ans avant Douillet. Grâce à ce premier sacre national, David se qualifie pour ses premiers championnats d'Europe seniors. Lors de l'événement à Prague, il monte sur la troisième marche du podium, une réelle performance à seulement 22 ans pour sa première sélection. Quelques semaines plus tard, il dispute les mondiaux militaires où il remporte deux médailles d'argent. Début 1992, il conserve son titre national et affirme sa souveraineté nationale sur la catégorie des poids lourds. Sélectionné pour disputer les championnats d'Europe qui se déroulent à Paris en mai 1992, il se doit de briller dans une compétition décisive pour l'obtention d'une qualifcation pour les Jeux olympiques de Barcelone qui ont lieu en juillet de la même année. Lors de l'épreuve européenne, il obtient la médaille de bronze, synonyme d'obtention du ticket olympique pour l'Espagne.

Lors du tournoi olympique, il hérite d'un parcours relevé puisqu'il doit affronter l'Allemand Henry Stöhr (vice-champion olympique en 1988) et le Japonais Naoya Ogawa (quadruple champion du monde). Ne réussissant pas à porter une attaque franche sur le Français, Stöhr, neutralisé, est disqualifié pour non-combativité. Un mouvement de jambes du Japonais Ogawa lors du combat suivant met ippon le judoka français qui ne peut plus prétendre à l'or olympique.

Il peut cependant toujours espérer monter sur la troisième marche du podium. Opposé au Cubain Franck Moreno Garcia dans ce combat pour la médaille de bronze, le Français s'impose grâce à un mouvement de jambes réalisé à quelques secondes du terme. Le judoka obtient alors la médaille de bronze alors qu'il n'a que 23 ans.

En quête de confirmation après sa médaille de bronze olympique, David Douillet aborde avec ambition sa deuxième participation à un championnat du monde. C'est dans l'Ontario, à Hamilton, que le judoka français espère réaliser une performance. Après avoir écarté plusieurs judokas expérimentés comme le Polonais Rafał Kubacki, il bat en finale le champion olympique et champion d'Europe David Khakhaleichvili, numéro un mondial et, de par son palmarès, favori logique de l'épreuve. Il prend ainsi sa revanche sur le Géorgien qui l'avait battu quelques mois plus tôt aux championnats d'Europe. Grâce à ce titre acquis à 24 ans, il devient le premier champion du monde français dans la catégorie des poids lourds, considérée par certains comme la catégorie reine du judo. C'est dans cette même classe de poids qu'il remporte son premier titre européen l'année suivante en 1994 à Gdansk en Pologne. Lors de la finale de cette compétition, il réalise une nouvelle performance en triomphant du local Rafał Kubacki.

Dans l'optique des Jeux olympiques d'Atlanta aux États-Unis, les mondiaux 1995 de Chiba au Japon constituent une étape obligatoire pour espérer participer au rendez-vous américain. Une bonne performance étant nécessaire pour l'obtention d'un quota olympique, David Douillet se doit de défendre son titre mondial acquis deux ans plus tôt au Canada. Mais cette fois-ci, le Français concourre à la fois dans sa catégorie de poids (les poids lourd, en +95 kg), mais également en toutes catégories (une catégorie sans obligation de poids). Dans la première, le Français fait étalage de sa maîtrise en remportant chaque combat qui lui est proposé par ippon. Après avoir battu le local japonais et quadruple champion du monde Naoya Ogawa puis l'Espagnol Ernesto Pérez en demi-finale, il triomphe de l'Allemand Frank Möller en finale par ippon après moins de 2 minutes de combat et conserve ainsi son titre. Trois jours plus tard, Douillet récidive en toutes catégories en battant en finale le Russe Sergei Kossorotov par une immobilisation au sol. Grâce au titre obtenu en poids lourds, il devenait le second français à conserver son titre mondial après Fabien Canu à la fin des années 1980 et se plaçait en favori légitime pour les J.O. qui se profilaient. Mais plus encore, avec ce doublé, David Douillet entre dans l'histoire du judo en devenant le troisième judoka à réaliser cet exploit après Yasuhiro Yamashita en 1981 et Naoya Ogawa en 1989. En réalisant cet exploit au Japon et en égalisant les performances de deux stars locales, David Douillet acquiert une immense notoriété dans le pays où l'art martial est roi.

Logiquement sélectionné pour les Jeux olympiques de 1996 organisés à Atlanta, il fait figure de favori grâce aux trois titres mondiaux obtenus depuis sa première participation olympique en 1992. Au Georgia World Congress Center, Douillet passe les premiers tours sans difficultés (le Belge Van Barneveld, le Luxembourgeois Müller et l'Autrichien Krieger sont tous éliminés par David). Le tricolore dispute la demi-finale face au Japonais Naoya Ogawa, ce même judoka qui l'avait battu au même stade du tournoi olympique de Barcelone quatre ans plus tôt. Ce combat serré, qualifié de "finale avant la finale" par le Français, est finalement remporté par Douillet qui gagne ainsi son billet pour la finale olympique face à l'Espagnol Ernesto Pérez Lobo. Contre ce judoka qu'il avait déjà vaincu lors des derniers mondiaux, le champion du monde prend en main le combat et, grâce à un Uchi-mata (fauchage par l'intérieur de la cuisse), obtient un avantage irréversible qui lui permet de décrocher le titre olympique. Il devient ainsi le premier judoka français à remporter la médaille d'or dans le catégorie reine du judo et le quatrième champion olympique toutes catégories confondues. Au soir de la compétition, c'est le Néerlandais Anton Geesink, champion olympique en 1964, qui remet la médaille d'or à David Douillet.

Le 30 septembre 1996, soit deux mois après le titre olympique conquis à Atlanta, le Français est sérieusement blessé au mollet et à l'épaule droite dans un accident de moto. Malgré la longue convalescence et les huit mois de rééducation, le Français trouve dans cette péripétie le moyen de se relancer après le contre-coup de sa médaille d'or olympique : "Cet accident m’a redonné l’envie. Après Atlanta, j’avais l’impression d’avoir fait le tour. J’avais tout gagné... Puis, après l’accident, j’avais un nouveau challenge, celui de redevenir d’abord un athlète, puis ensuite un athlète performant.". Ainsi, il retrouve progressivement son poids de forme (environ 125 kg) et renoue avec la compétition lors des Jeux Méditerranéens qui ont lieu en juin 1997 à Bari (Italie). Il y signe un retour remarqué en obtenant une médaille d'or grâce à sa victoire en finale contre le champion d'Europe en titre, Selim Tataroğlu.

Plus que cette victoire, c'est la perspective de championnats du monde organisés à domicile à Paris qui motivent le retour au premier plan du tricolore. Le judoka effectue ainsi une grosse préparation pour espérer obtenir un quatrième titre mondial. Lors de la compétition, Douillet se qualifie pour la finale en écartant une nouvelle fois le Turc Selim Tataroğlu en demi-finale. En finale, il bat le Japonais Shinichi Shinohara par disqualification de ce dernier et égale ainsi un autre Nippon, Yasuhiro Yamashita, en remportant une troisième couronne mondiale chez les poids lourds (quatre avec le titre en toutes catégories décroché en 1995). Cette victoire clôt une période difficile commencée après les J.O. d'Atlanta ; une période marquée non seulement par son accident de moto mais aussi à cause les difficultés financières qu'a connu l'entreprise dont David Douillet était actionnaire. Cependant, une douleur à l'épaule gauche l'écarte une nouvelle fois des tatamis après les mondiaux de Paris. En août 1998, il est victime d'une entorse au poignet ; cette nouvelle blessure l'écarte des compétitions pendant plusieurs mois.

Malgré presque deux années d'inactivité en compétition, il est sélectionné pour les Championnats d'Europe de Bratislava en 1999. Il y réalise une contre-performance en ne prenant que la septième place tandis que ses principaux concurrents accrochent le podium. Néanmoins, le Français entame sa préparation dont l'objectif est l'obtention d'un historique deuxième titre olympique aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney. La principale étape de cette entreprise est la participation aux Championnats du monde 1999 organisés à Birmingham. Cependant, là encore, David Douillet subit une grosse désillusion en étant contraint de déclarer forfait deux jours avant le début de la compétition à cause d'une pubalgie. Cette nouvelle blessure n'entame pourtant pas son moral, déterminé à retrouver les qualités qui ont façonné son palmarès (il déclara après cette annonce : "Sydney ? Il faudrait qu’on me coupe une jambe pour que je n’y aille pas !" .).

Les mois qui suivent sont cependant perturbés par de nouveaux problèmes physiques au dos. Il n'effectue ainsi sa rentrée qu'un mois et demi avant l'événement olympique lors d'une compétition à Bonn. Battu en demi-finale par l'Allemand Frank Möller, il prend la troisième place d'une compétition mineure mais essentielle pour envisager un retour au haut-niveau; un come-back jugé encourageant par son entraîneur Marc Alexandre mais qui ne cache pas les inquiétudes quant au retard dans sa préparation provoqué par les blessures à répétition.

Malgré les doutes concernant sa pleine condition physique, David Douillet est présent à Sydney en Australie pour la cérémonie d'ouverture des XXVIIe Jeux olympiques. En effet, le judoka a été désigné porte-drapeau de la délégation française par le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) succédant ainsi à l'athlète Marie-José Pérec,. Ainsi, il défile à la tête de l'équipe de France olympique le 15 septembre 2000.

Une semaine plus tard, le 22 septembre 2000, se déroule le tournoi de judo de la catégorie des poids lourds auquel David Douillet participe bel et bien pour tenter de devenir le judoka le plus titré de l'histoire. Après un premier combat passé sans encombre face au Vénézuélien Douglas Cardozo (ce dernier ne s'étant pas présenté à la pesée avant la compétition), le Français doit faire face au Turc Selim Tataroğlu récent vice-champion d'Europe (en toutes catégories) et multiple médaillé mondial. Le Français le bat pourtant par ippon grâce à un o-uchi-gari (grand fauchage intérieur) et se qualifie ainsi pour les quarts de finales. Il y affronte le redoutable belge Harry van Barneveld médaillé de bronze quatre ans auparavant à Atlanta. Mais là encore, Douillet passe ce tour en bénéficiant de la disqualification de son adversaire (hansoku-make). Ne lui reste alors que le combat face à l'Estonien Indrek Pertelson afin de se qualifier pour la grande finale. Pertelson, vice-champion du monde en titre, n'arrive pas à battre le Français qui inflige un ippon en moins d'une minute au judoka balte et gagne dès lors son billet pour la finale. Pour ce dernier combat, son adversaire n'est autre que le Japonais Shinichi Shinohara, double champion du monde en 1999, une affiche qui reconstitue par ailleurs la revanche de la finale des mondiaux de 1997 où Douillet avait battu le Nippon en finale des poids lourd. L'affrontement entre les deux judokas est extrêmement tactique et il faut attendre une minute et demie pour voire le Français prendre l'avantage grâce à un fauchage par l'intérieur de la cuisse (uchi-mata). La décision arbitrale attribua un yuko à Douillet, une décision contestée par Shinohara estimant avoir esquivé puis contré le Français. Cependant, l'arbitre central ne bronche pas et Shinohara ne parvient pas à rattraper ce retard. Après cinq minutes de combat, David Douillet pouvait alors d'exulter et savourer un deuxième titre de champion olympique.

Avec cette victoire, il entre dans l'histoire du judo en devenant le combattant qui a remporté le plus de championnats internationaux. Avec six titres internationaux majeurs (2 titres olympiques, 4 titres mondiaux), il dépasse le Japonais Yasuhiro Yamashita (1 titre olympique, 4 titres mondiaux) qui s'illustrait dans les années 1970 et 1980. Le tournoi olympique de Sydney marque cependant la fin de la carrière du judoka français qui annonce immédiatement sa retraite sportive après la compétition.

Si le judoka français n'est plus le judoka le plus médaillé aux Jeux olympiques depuis que le Japonais Tadahiro Nomura a conquis son troisième titre consécutif en 2004 à Athènes, il conserve cependant une place prépondérante au sommet du judo mondial. Il est ainsi l'un des cinq judokas masculins (hormis Nomura) à avoir remporté deux titres olympiques mais il se distingue grâce à la médaille de bronze obtenue en 1992 à Barcelone. Il est ainsi le seul à avoir gagné trois médailles olympiques avec Nomura et Angelo Parisi.

En ce qui concerne les championnats du monde, David Douillet est le judoka le plus titré de l'histoire à égalité avec trois Japonais. Il est aussi l'un des deux judokas triple champion du monde dans la catégorie des poids lourd avec Yasuhiro Yamashita. C'est d'ailleurs avec ce dernier que le Français est mis en concurrence pour le "titre" de plus grand judoka de l'histoire. Au niveau du palmarès, la seconde médaille d'or olympique de Sydney a permis à Douillet de dépasser le poids lourd nippon.

Grâce à son second titre olympique acquis à Sydney, il est consacré pour la deuxième fois en 2000 Champions des champions français par le quotidien sportif français L'Équipe. Cette reconnaissance est d'autant plus remarquable qu'il devance, outre Brahim Asloum premier français champion olympique de boxe depuis 1936, le meneur de jeu de l'équipe de France de football Zinédine Zidane, tout auréolé d'un titre de champion d'Europe.

En 2005, il est l'un des porte-drapeau de la candidature malheureuse de Paris 2012 pour l'organisation des Jeux olympiques dans la capitale française.

David Douillet s'engage également contre le dopage en intégrant en 1999 le conseil de lutte et de prévention contre le dopage. Reconnu sur la scène internationale, il est l'une des quarante personnalités sportives membres de l'Académie des Laureus World Sports Awards à sa fondation en 1999.

En 2000, le champion de judo est éclaboussé par une affaire de complicité et recel de banqueroute par détournement d'actifs de la société Travelstore dont il détenait 21% du capital. Estimant qu'il s'agissait de voler à son secours, le Canard Enchaîné a baptisé du nom de David Douillet un amendement à une loi d'amnistie votée en 2002, lors de l'accession au pouvoir de la droite française. Cette loi emporta l'extinction des poursuites avant le jugement et profita également à d'autres sportifs proches du couple Chirac, notamment Guy Drut ou Jean-François Lamour, et fut l'occasion d'une passe d'armes vigoureuse entre la gauche et la droite.

Sportif généreux, David Douillet met sa popularité au service d'opérations caritatives. Proche du couple Chirac, il est ainsi devenu parrain de l’opération caritative "pièces jaunes" avec l'ancienne première dame Bernadette Chirac. C'est à la fin de l'année 1996 qu'il s'engage auprès de la fondation des hôpitaux de Paris pour améliorer le quotidien des enfants et adolescents hospitalisés. Il sillonne à chaque début d'année la France avec un TGV postal pour tenter de récolter des fonds et profite de ses apparitions publiques pour promouvoir cette opération.

Par ailleurs, après son deuxième titre olympique, il est nommé ambassadeur pour la jeunesse auprès de l'UNESCO en 2001.

Son palmarès et sa générosité sont significatives dans l'opinion française qui le classait seconde personnalité préférée des français il y a quelques années.

Parfois invité lors d'émissions télévisées, le judoka a sa marionnette aux Guignols de l'info, une émission satirique populaire diffusée sur Canal+.

Depuis la fin de sa carrière sportive, David Douillet a su se reconvertir en tant que chef d'entreprise et tente de gérer au mieux son image. Celle-ci fut cependant mise à mal lorsque la société Travelsport, une agence de voyage dont David Douillet était actionnaire, connaît la faillite en août 1997. Victime d'une escroquerie, David Douillet fait rapidement oublier cette affaire en remportant son quatrième titre mondial quelques semaines plus tard. Grâce à son second titre olympique, le tricolore obtient la garantie d'une image populaire renforcée pour aborder sa reconversion dans le monde des affaires.

Après un bref passage dans les sociétés de production de télévision, David Douillet prête maintenant son nom en façade à plusieurs marques de matériel sportif commercialisant du matériel de mise en forme, des équipements pour le camping ou la randonnée ainsi que des kimonos sous la signature DD, et même récemment à un jeu vidéo de simulation du judo, David Douillet judo.

À la télévision, après un bref passage sur France télévisions, il rejoint Canal + où il est régulièrement présent en tant que consultant sportif quand des épreuves internationales de judo sont diffusées sur la chaîne. Il avait auparavant travaillé à l'acquisition de droits de diffusion des compétitions comme le Tournoi de Paris et les championnats du monde. Il agit également dans la préparation des retransmissions d'événements comme les Jeux olympiques ou les 24 heures du Mans sur la chaîne cryptée. En outre, il apparaît occasionnellement dans des spots publicitaires.

Le désormais homme d'affaires n'a cependant pas abandonné le monde du judo puisqu'il est nommé au sein du comité directeur de la fédération française de judo en 2005.

David Douillet s'est également investi en politique: le 4 mars 2009, il a été nommé secrétaire général à la "vie sportive" de l'UMP.

En 2008, David Douillet assigne en justice le journal en ligne Bakchich pour diffamation. Dans un article, le journal révélait que le judoka possédait un compte en banque au Liechtenstein et que son nom figurait sur une liste de personnes suspectées de fraude fiscale. Le judoka, qui réclamait 110 000 euros de dommages et intérêts, a été débouté en première instance et condamné à verser 1 000 euros à Bakchich.

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Yasuhiro Yamashita

Yasuhiro Yamashita 2.jpg

Yasuhiro Yamashita (|山下泰裕|Yamashita Yasuhiro|), né le 1er juin 1957, à Yabé, est un judoka japonais, combattant dans la catégorie des lourds et en toutes catégories.

Il fait partie, avec le Français David Douillet et ses compatriotes Naoya Ogawa, Shinichi Shinohara des seuls judokas à avoir été champion du monde chez les lourds et en toutes catégories, le Hollandais Willem Ruska étant le seul à avoir réalisé cet exploit lors des Jeux Olympiques d'été.

Très vite remarqué pour ses qualités de combattant, les recruteurs du sumo s'intéressent à lui mais il préfère se tourner vers le judo.

Il remporte l'or chez les lourds aux championnats du monde de judo de Paris en 1979 mais ne participe pas aux Jeux Olympiques d'été de 1980 de Moscou suite au boycott de son pays. En 1981, il remporte deux titres en lourds et toutes catégories aux championnats du monde de Maastricht. Il conserve son titre en lourds en 1983 à Moscou. L'année suivante, il obtient le titre aux Jeux Olympiques d'été de 1984 de Los Angeles.

Il se retire en 1985, invaincu depuis octobre 1977. De plus, il n'a jamais été battu par un non-Japonais.

Il a entrainé pendant 8 ans l'équipe de judo du Japon. Durant ce temps, il a formé des champions du monde et des champions olympiques.

À l'heure actuelle, il est directeur de l'Éducation de la Fédération Internationale de Judo, et Professeur à l'Université de Tokai.

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Tadahiro Nomura

Tadahiro Nomura après sa victoire en finale lors des Jeux olympiques d'Athènes.

Tadahiro Nomura (野村忠宏; Nomura Tadahiro), né le 10 décembre 1974 à Nara, est un judoka japonais combattant dans la catégorie des poids super-légers (moins de 60 kg), la plus légère chez les seniors. Il est le seul judoka à avoir remporté trois titres de champion olympique.

Sélectionné dans la dense équipe nippone de judo aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta, il remporte la médaille d'or contre l'Italien Girolamo Giovinazzo alors que son palmarès n'affichait jusqu'ici qu'une victoire en coupe du monde et une médaille mondiale chez les juniors. Il enchaîne l'année suivante sur un titre mondial sénior à Paris lors de sa première participation aux championnats du monde, puis un titre mondial par équipe en 1999. Lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000, le Japonais réussit à se qualifier pour la finale contre le Sud-coréen Bu-Kyung Jung, il bat ce dernier après seulement 14 secondes de combat sur ippon et conserve son titre acquis quatre ans auparavant. Malgré plus de deux années d'inactivité, il revient en 2003 pour se préparer à la conquête d'un troisième titre olympique. Une médaille de bronze aux championnats du monde et une victoire au Tournoi de Paris et le Japonais gagne sa sélection pour les Jeux olympiques d'Athènes. Lors de la compétition, il se qualifie pour la finale contre le Géorgien Nestor Khergiani ; le Nippon l'emporte et décroche alors son troisième titre olympique consécutif. Il devient alors le premier judoka à réaliser cet exploit et s'extirpe du groupe des doubles champions olympiques de judo : Waldemar Legien, Hitoshi Saito, David Douillet ou Ryoko Tani. Définitivement entré dans l'histoire de son sport par son palmarès, Tadahiro Nomura tente de gagner sa sélection pour une quatrième olympiade et prétendre au gain d'une quatrième couronne olympique. Il effectue son retour à la compétition en mars 2006 en obtenant un succès dans un tournoi disputé à Prague. Champion du Japon en 2007, il est battu en demi-finale de cette même compétition l'année suivante par son jeune compatriote Daisuke Asano et voit donc la place de titulaire pour les Jeux olympiques de Pékin lui échapper au profit de Hiroaki Takaoka,.

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France aux Jeux olympiques

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La France a participé à tous les Jeux olympiques depuis leur rétablissement en 1896.

Le comité international olympique est créé en 1894 sous l'impulsion du français, le baron Pierre de Coubertin. Son idée : l'internationalisation qui permettait de rendre en France l'opinion des élites attentives à ce que pouvait être le rôle du sport dans l'éducation de la jeunesse.

Deux ans plus tard, les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne sont inaugurés sur les lieux antiques. La France fait partie des 14 premières nations à participer à ces Jeux d'Athènes en 1896.

Quatre ans plus tard, Paris accueille à son tour les jeux dans le cadre de l'exposition universelle de 1900.

Après 2006, la France totalise 674 médailles (210 médailles d'or, 220 médailles d'argent et 244 médailles de bronze) en 44 participations aux Jeux olympiques (24 fois aux jeux d'été et 20 fois aux jeux d'hiver).

La France a remporté le plus grand nombre de médailles en tant que pays organisateur des Jeux olympiques (101 médailles dont 26 médailles d'or en 1900). Hormis cet exploit, les Jeux de 1996 à Atlanta ont permis à la délégation française de glaner 15 titres olympiques.

En ce qui concerne les Jeux olympiques d'hiver, le record de médailles françaises obtenues reste l'année 2002 à Salt Lake City (11 médailles au total).

Après les Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes, l'escrime est toujours le sport qui rapporte le plus de récompenses aux sportifs français. En ce qui concerne les Jeux olympiques d'hiver, ce sont les sports de neige qui apportent le plus de médailles loin devant les sports de glace.

Le record du nombre de médailles masculines est détenu par les escrimeurs Philippe Cattiau et Roger Ducret dans les années 1920 avec 8 médailles chacun.

Avec 5 médailles, l'escrimeuse Laura Flessel-Colovic est la sportive française la plus médaillée aux Jeux olympiques.

Liste des porte-drapeau français conduisant la délégation française lors des cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques d'été et d'hiver.

Les Jeux olympiques de 1920 sont marqués par la première apparition du drapeau olympique et par le premier serment olympique. En 1912, Raoul Paoli est le premier français porteur officiel d'un drapeau tricolore lors d'un défilé olympique.

Aux Jeux olympiques d'été, Marie-José Perec en 1996 (200 m et 400 m en Athlétisme) et David Douillet en 2000 (catégorie Lourds en Judo) sont les seuls athlètes français a avoir obtenu un titre olympique individuel en tant que porte-drapeau, alors qu'aux Jeux d'hiver, cet honneur est revenu à Fabrice Guy en 1992 (combiné nordique) et à Carole Montillet en 2002 (descente en ski alpin).

Par ailleurs, le Comité national olympique et sportif français fut à plusieurs reprises candidat malheureux à l'organisation des Jeux olympiques en France.

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Jeux olympiques d'été de 1996

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Les Jeux olympiques d'été de 1996, Jeux de la XXVIe Olympiade de l'ère moderne, se sont déroulés à Atlanta. Les États-Unis accueillirent les Jeux olympiques d'été pour la quatrième fois après Saint-Louis en 1904 et Los Angeles en 1932 et 1984.

Des polémiques furent engagées sur la légitimité du choix de la ville d'Atlanta au détriment d'Athènes pour les jeux du centenaire, et sur les problèmes d'organisation liés aux transports et à l'informatique.

Ces jeux furent aussi marqués par l'explosion, au beau milieu de la foule, d'une bombe dans le Parc du Centenaire à Atlanta, faisant 2 morts et 112 blessés.

Côté compétition, 197 nations et 10 318 athlètes (dont 3 512 femmes) prirent part à 271 épreuves dans 26 sports. Les héros de ces jeux furent, entre autres, les athlètes Michael Johnson et Marie-José Perec, les nageurs Michelle Smith et Alexander Popov et l'haltérophile Naim Suleymanoglu.

Le Comité international olympique confia l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1996 à la ville d' Atlanta au cours de la 96e session du 18 septembre 1990 à Tokyo. Atlanta obtient la majorité des votes des membres du CIO. À l’issue du 5e tour de scrutin, elle devance la ville d'Athènes de 16 voix. Les autres finalistes Toronto, Melbourne, Manchester et Belgrade sont éliminés lors des tours précédents.

Le choix d’Atlanta, siège social de la boisson gazeuse Coca-Cola, au détriment d’Athènes, lors des jeux du centenaire, suscita de multiples remarques. De nombreux membres du CIO étaient soucieux d’offrir à la Grèce, berceau de l'olympisme, ce qui semblait lui revenir de droit 100 ans après les premiers jeux de l'ère moderne.

Le Comité international olympique privilégia la ville américaine en raison notamment de ses infrastructures de qualité. Pour beaucoup, Atlanta, et en particulier Coca-Cola fut récompensé de sa présence de longue date dans l’olympisme, soutenant chaque édition depuis Amsterdam en 1928. La marque est devenue membre du programme TOP dès 1986, qui regroupe 11 multinationales finançant les Jeux olympiques (50% des sommes sont redistribuées au mouvement olympique et 50% servent à l’organisation des jeux eux-mêmes).

C’est en 1987 que Billy Payne, avocat d’Atlanta et ancien joueur de football américain universitaire eu l’idée de présenter la candidature de sa ville à l’organisation des Jeux olympiques d'été de 1996. Andrew Yong, maire d’Atlanta rechercha immédiatement des financements auprès des entreprises locales. Payne devint directeur du comité local d’organisation et présenta sa candidature au Comité olympique américain, puis au Comité international olympique, en mettant notamment en avant l’hospitalité et le patrimoine culturel de la ville d’Atlanta, lieu de naissance de Martin Luther King. Le comité voulu également promouvoir l’image de la ville jouant un rôle important dans le monde. Après avoir obtenu l’organisation des jeux en septembre 1990, plus d’un milliard de dollars de fonds d’investissement furent financés par les pouvoirs publics mais également par la vente de billets et par le sponsoring d’entreprises américaines. De nombreux sites sportifs furent alors élargis ou construits pour l’occasion, et de larges efforts furent entrepris par la construction de logements et la rénovation des transports publics. Près de 7 500 chambres d’hôtel virent le jour entre 1990 et l’ouverture des jeux, portant le total à 60 000 dans la région d’Atlanta. Par ailleurs, le gouvernement fédéral dégagea de fortes sommes pour la rénovation des routes, des trottoirs et des éclairages publics dans le centre ville d’Atlanta.

Le logo de ces jeux d'Atlanta représente un flambeau dont la base est représentée par les cinq anneaux olympiques qui surmontent par le chiffre 100 faisant honneur au centenaire. Les flammes se dégageant de la torche se terminent par une étoile, symbole de l'excellence sportive. Dans sa version originale, le logo est de couleur dorée à l'image des médailles d'or. La couleur verte présente dans le fond symbolise les lauriers du vainqueur ainsi que l'image écologique de la ville d'Atlanta. La torche olympique, inspirée de l'architecture de la Grèce antique, est composé de 22 roseaux d'aluminium représentant toutes les éditions des Jeux olympiques. Sur les bagues figurent l'emblème des jeux, le nom des précédentes villes hôtes ainsi que l'inscription Atlanta 1996. Les médailles olympiques sont toutes frappées sur l'avers de la déesse de la victoire tenant dans sa main la couronne du vainqueur. Sur le revers, on retrouve l'emblème des jeux et un rameau d'olivier. La mascotte des jeux d'Atlanta se prénomme Izzy. Elle changea d'apparences à plusieurs reprise pendant le déroulement des jeux, une bouche et un nez finissant même par se dessiner. Izzy, qui ne fut inspiré d'aucun animal, fut la 13e mascotte officielle des Jeux olympiques.

Pour fêter le centenaire des Jeux olympiques, les organisateurs offrirent aux 83 000 spectateurs du stade olympique d'Atlanta et aux 3,5 milliards de téléspectateurs un spectacle grandiose. Cette cérémonie d'ouverture permis de mettre en avant l'aspect culturel du sud des États-Unis, mais voulu également rendre hommage au centième anniversaire du mouvement olympique moderne.

Le moment fort de ce 19 juillet 1996 fut l'arrivée sur le stade de la flamme olympique, qui avait parcouru près de 24 000 kilomètres à travers les États-Unis par l'intermédiaire de 10 000 volontaires. Le dernier relayeur fut l'ancien boxeur professionnel américain Mohamed Ali, champion olympique aux jeux de 1960 sous le nom de Cassius Clay. Dans une grande émotion générale, Mohamed Ali, atteint par la maladie de Parkinson, approcha sa main tremblante tenant le flambeau olympique vers la vasque encore éteinte. Durant ces jeux d'Atlanta, sa médaille d'or remporté en 1960 lui fut offerte à nouveau.

La musique jouée durant la cérémonie d'ouverture fut l'œuvre, comme en 1984, du compositeur américain John Williams. La chanson de ces jeux, The Power of the Dream, composé par Kenneth Edmonds et David Foster fut interprété par la chanteuse québécoise Céline Dion, accompagnée par l'orchestre symphonique d'Atlanta. La chanteuse américaine Gladys Knight repris la chanson Georgia on my Mind de Ray Charles. En fin de cérémonie, la soprano Jessye Norman interpréta l’œuvre de Mark Watters, "Citius, Altius, Fortius".

L'ouverture officielle de ces jeux de 1996 fut déclaré par le Président des États-Unis Bill Clinton, après un discours de Juan Antonio Samaranch, président du Comité international olympique.

Le cœur des Jeux d'Atlanta est le Parc du Centenaire. Au sein de ce site figure le Stade olympique du centenaire. D'une capacité de 85 000 places, l'enceinte fut construite spécialement pour les Jeux de 1996. Elle accueilli les compétitions d'athlétisme ainsi que les cérémonies d'ouverture et de clôture. L'immense stade couvert du Georgia Dome fut le lieu des épreuves de gymnastique artistique et de basket-ball. Les cinq salles du Georgia World Congress Center furent utilisées pour l'escrime, le judo, le handball, le tennis de table, la lutte et l'haltérophilie. Le centre aquatique fut le Georgia Tech Aquatic Center. Les autres sites du Parc olympique étaient l' Alexander Memorial Coliseum (boxe), l' Atlanta-Fulton County Stadium (baseball), le Georgia State University Gymnasium (badminton), le Morris Brown College Stadium (hockey sur gazon), l' Omni Coliseum (volley-ball) et le Wolf Creek Shooting Complex (tir). Les épreuves équestres furent disputées au Georgia International Horse Park, le cyclisme sur piste au vélodrome du Stone Mountain Park.

Des matchs du tournoi olympique de football furent disputés à l'Orange Bowl de Miami, au Citrus Bowl d'Orlando, au Kennedy Stadium de Washington ainsi qu'à Athens et à Birmingham. Les autres villes américaines ayant accueillis des épreuves sportives furent Savannah (voile), Columbus (softball), le Lake Lanier à Gainesville et Ocoee River dans le Tennessee.

Ces jeux d’Atlanta furent marqués par des problèmes d’organisation liés notamment à la communication et au transport des athlètes et des spectateurs. Du point de vue informatique, la transmission des informations par la société IBM connut quelques ratés. Dans la capitale de la communication qu’est Atlanta, des retards de données de résultats ainsi que des informations erronées sur les athlètes furent constatés durant ces jeux. Les agences de presse internationales dénoncèrent alors le non-respect des engagements pris par la société informatique.

Le point noir de ces jeux concerna le transport des athlètes et des spectateurs vers les différents sites olympiques. Le réseau de transport de la ville d’Atlanta s’avéra très insuffisant. Les lignes de métro ne furent pas assez nombreuses tandis que les autobus furent confrontés à d’énormes embouteillages. La marche à pied devint par conséquent inéluctable. D’autres problèmes liées à l’organisation furent constatés, du retard dans les épreuves à des erreurs d’attribution de médailles.

En réaction à ces problèmes, le Comité international olympique mit en garde le comité d’organisation (l'ACOG) sur les conséquences que pourraient avoir pour son image de marque les défaillances de l’organisation, dues à la sous-estimation de l’ampleur de la manifestation. .

Alors que l’Amérique est toujours sous le choc de l’explosion d’un Boeing 747 au large de Long Island causant 230 morts, un attentat meurtrier survient durant les Jeux olympiques d’Atlanta avec l’explosion d’une bombe dans le parc du Centenaire, au beau milieu du village Olympique.

Dans la nuit du vendredi au samedi 27 juillet 1996, à 1h20 locale, une explosion violente se produit au cœur du parc du Centenaire fréquentée alors par des étudiants et des touristes pour faire la fête. Le bilan est lourd : 2 morts et 112 blessés. Dès les premières constatations, le police déclare que la bombe, d’origine artisanale, était composée d’un tube en métal contenant des clous et des vis. Très vite, le Comité international olympique condamna cet incident et affirma que ces jeux d’Atlanta devaient se poursuivre, comme dans le passé suite à la prise d’otages sanglante de Munich en 1972. Ce samedi 27 juillet, une minute de silence fut observée sur tous les sites et les drapeaux olympiques mis en berne. Lors de la cérémonie de clôture, Juan Antonio Samaranch déclara qu’« Aucun acte de terrorisme n'a jamais détruit ni ne détruira jamais le Mouvement olympique ».

Quelques années plus tard, un suspect présumé dénommé Eric Rudolph, proche des milices et mouvements religieux extrémistes hostiles au gouvernement fédéral, sera arrêté puis condamné à la prison à vie.

197 nations et 10 318 athlètes participèrent à ces jeux de 1996.

24 délégations, dont 11 issues du bloc soviétique concourant avec l'équipe unifiée de l'ex-URSS en 1992 , firent leur première apparition à des Jeux olympiques d'été : l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Burundi, le Cap-Vert, les Comores, la Dominique, la Géorgie, la Guinée-Bissau, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, la Macédoine, la Moldavie, Nauru, l'Ouzbékistan, la Palestine, Saint Kitts et Nevis, Sainte-Lucie, São Tomé et Príncipe, la Slovaquie, le Tadjikistan, la République tchèque, le Turkménistan et l'Ukraine.

Un nouveau sport fait son apparition à l'occasion de ces jeux d'Atlanta, le Softball, tout comme les disciplines du Beach-volley et du VTT. Par ailleurs, les femmes disputent pour la première fois le tournoi olympique de Football.

Au total, ce sont 26 sports et 271 épreuves qui figurent au programme des ces jeux de 1996.

Résultats détaillés Le sprinteur américain Michael Johnson réalise un doublé historique sur le sprint. Tout d’abord, il remporte l’épreuve du 400m avec plus de 10m d’avance sur son dauphin. Trois jours plus tard, lors de la finale du 200m, il franchi la ligne d’arrivée en 19"32, et améliore le record du monde de l’épreuve qu’il détenait auparavant. Ces victoires sont une revanche pour l'athlète américain qui avait été éliminé quatre ans plus tôt en demi-finale suite à une intoxication alimentaire. A l’instar de Michael Johnson, la Française Marie-José Perec réalise également le doublé 200-400m. Son objectif principal de ces jeux était de conserver son titre du tour de piste conquis en 1992 à Barcelone. Le 29 juillet 1996, elle réalise cet exploit en devançant l’australienne Cathy Freeman avec un temps de 48"25, soit un nouveau record olympique. Trois jours plus tard, Perec détient le meilleur des temps des engagées de la finale du 200m. A la sortie du virage, trois athlètes la devancent. C’est alors que la sprinteuse française fait son effort dans la dernière ligne droite et laisse sur place toutes ses adversaires. La "Gazelle" remporte sa troisième médaille d’or olympique (sa deuxième à Atlanta) sur le temps de 22"12. L'athlète américain Carl Lewis entre dans l'histoire en remportant, à l'âge de 35 ans, l'épreuve du saut en longueur pour la quatrième fois consécutive. Cet exploit lui permet de glaner la neuvième médaille d'or olympique de sa carrière, performance que seuls Paavo Nurmi, Mark Spitz et Larissa Latynina avaient jusqu'alors réalisé. Le Canadien Donovan Bailey remporte l'épreuve reine du 100m en battant le record du monde en 9"84, alors que la russe Svetlana Masterkova réalise un doublé sur 800m et 1 500m. Le marathon masculin est remporté par le sud-africain Josia Thugwane.

Aviron Résultats détaillés A 34 ans, le Britannique Steve Redgrave devient le premier rameur de l'histoire à remporter une quatrième médaille d'or en quatre Jeux olympiques, en disposant, en compagnie de Matthew Pinsent, de l'équipage français dans l'épreuve du deux sans barreur. Le bilan général fait apparaitre un déclin allemand (2 médailles d'or seulement) au profit des équipages australiens (5 podiums).

Basket-ball Résultats détaillés Les États-Unis remporte le tournoi olympique masculin de Basket-ball quatre ans après la première Dream Team. Ils battent la Yougoslavie en finale. Chez les femmes, la victoire revient aux américaines face aux brésiliennes.

Cyclisme Résultats détaillés Le cyclisme accueille pour la première fois des professionnels. L'espagnol Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour de France, remporte l'épreuve du contre-la-montre. Chez les femmes, la française Jeannie Longo-Ciprelli décroche deux médailles, dont le titre sur la course en ligne. Les épreuves du VTT, disputées pour la première fois aux Jeux olympiques, sont remportées par le néerlandais Bart Brentjens et par l'italienne Paola Pezzo.

Résultats détaillés Pour sa première apparition olympique, la Française Laura Flessel remporte le titre individuel et le titre par équipe à l'épée. Trois nations dominent les épreuves d'escrime : la France, l'Italie et la Russie.

Football Résultats détaillés L'Équipe du Nigeria de football crée la sensation en battant l'Argentine en finale par 3 buts à 2. Le tournoi féminin est remporté par les États-Unis face à la Chine.

Haltérophilie Résultats détaillés Le Turc Naim Suleymanoglu devient le premier haltérophile champion olympique de la discipline trois fois de suite.

Judo Résultats détaillés Le Japon et la France se partagent six des 14 épreuves disputées. Ces derniers obtiennent leurs meilleurs résultats olympiques, notamment grâce à David Douillet titré chez les lourds.

Natation Résultats détaillés Le nageur russe Alexander Popov est l’un des héros des jeux d’Atlanta en remportant quatre médailles, dont les deux médailles d’or du sprint sur 50m et 100m nage libre. Sur le 100m, Popov, détenteur du record du monde et tenant du titre, devance l’américain Gary Hall Jr en 48"74 , devenant à l’occasion le premier nageur depuis Johnny Weissmuller en 1928 à s’imposer deux fois dans cette épreuve. Le Russe de 24 ans réalise un autre exploit trois jours plus tard sur le 50m. Il dispose une fois de plus de Gary Hall Jr pour remporter la course sur le temps de 22"13, obtenant ainsi la quatrième médaille d’or de sa carrière. Il compléte sa collection d’Atlanta avec deux médailles d’argent supplémentaires en relais. Un mois après ces jeux de 1996 , Alexander Popov sera victime, dans les rues de Moscou, d’un coup couteau lui perforant l’estomac. Chez les femmes, l'Américaine Amy Van Dyken est l'athlète la plus médaillée de ces jeux d'Atlanta. En remportant le 50m,100m, relais 4x100m nage libre et relais 4x100 quatre nages, elle devient la première sportive américaine à remporter quatre titres dans une même olympiade. Autre nageuse en vue, l'irlandaise Michelle Smith remporte également quatre médailles, dont trois en or. Ce fait de gloire sera terni deux ans plus tard par un contrôle anti-dopage positif lui valant une suspension de quatre ans.

Résultats détaillés Sur leur sol, les américains Andre Agassi et Lindsay Davenport décrochent les médailles d'or du simple messieurs et du simple dames.

Tennis de table Résultats détaillés La chinoise Deng Yaping remporte les titres du simple et du double en tennis de table après avoir fait de même en 1992.

La délégation des États-Unis remporte sur son sol 101 médailles dont 44 en or. Elle devance la Russie (62 médailles dont 26 d'or) et l'Allemagne (65 médailles dont 20 d'or). L'éclatement des blocs et la naissance de nouveaux États entrainent une plus large répartition des titres. Sur les 197 pays en lice, 79 ont gagné au moins une médaille.

Les Jeux olympiques d'Atlanta enregistrent un nouveau record des montants des droits de retransmission avec plus de 896 millions de dollars. Pour avoir l'exclusivité de diffusion dans le territoire américain, la chaine NBC déboursa à elle seule 456 millions de dollars. Cet investissement fut largement rentabilisé par la vente de ses espaces publicitaires estimés à 675 millions de dollars. On considère que près de dix-neuf milliards de spectateurs et de téléspectateurs, en audience totale cumulée, regardèrent les épreuves.

15 108 médias étaient présents à Atlanta, dont 5 695 organes de presse écrite et 9 413 diffuseurs. Plus de 19 161 journalistes et techniciens accrédités couvrirent les jeux. Plus de 47 466 volontaires ont participé à l'organisation.

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Source : Wikipedia