David Assouline

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Posté par hal 26/02/2009 @ 00:46

Tags : david assouline, politique

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David Assouline

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David Assouline est né le 16 juin 1959 à Sefrou (Maroc). Il est sénateur socialiste de Paris depuis le 26 septembre 2004. Il est membre du parti socialiste.

Il est conseiller municipal du 20e arrondissement et Conseiller de Paris.

Militant au Lycée Jules Uhry de Creil (Oise), dès 1977, David Assouline est élu à la coordination lycéenne contre la réforme des lycées. Au sein du mouvement lycéen, il s'oppose au courant animé par les militants du Mouvement Jeunes communistes de France (MJCF) qui sont pour l'essentiel regroupés dans l'Union nationale des comités d'action lycéens (UNCAL). Du point de vue politique, il rejoint les rangs trotskistes proches d'une tendance de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) nommée Ligue internationale pour la reconstruction de la 4ème internationale (LIRQI).

Le bac en poche, il entre à l’Université. Il redouble alors d’activité militante. Outre le syndicalisme, il s’engage dans la lutte contre l’extrême droite. À ce titre, il participe notamment à l’organisation, en 1983, de la marche « contre le racisme et pour l'Egalité des droits » dite « marche des beurs ». En 1986, son engagement étudiant atteint son paroxysme avec la grève contre le projet de loi Devaquet. Il est élu porte parole de la coordination et, devient l’une des figures du mouvement. C’est donc logiquement qu’en 1987, il intègre le bureau national de l’UNEF-ID. Cet activisme ne l’empêche pas de suivre son cursus universitaire jusqu'à la maitrise et l'obtention du CAPES.

En 1988, il est l'un des animateurs de la campagne du candidat communiste dissident, Pierre Juquin. Ce dernier se présente comme « le porte-drapeau d'un mouvement où cohabitent d'anciens membres du PCF, des trotskistes, des écologistes et des inorganisés ». Il reçoit notamment le soutien de la LCR et du PSU. Il n'obtient finalement que 2,08% des voix.

Ses études terminées, David Assouline devient professeur d'histoire et géographie mais reste un militant actif. Il se distingue notamment en s'investisssant dans le mouvement « Faut pas décoder » contre la réforme du code de la nationalité en 1993, puis « Stop La Violence » en 1999.

Il adhère à la LCR en 1987, et en 1989, il mène une liste d'extrême-gauche, « le paris de la commune » aux municipales dans le 20e arrondissement de Paris et obtient un peu plus de 2% des voix. En 1995, il intègre le Parti socialiste et devint directeur de la campagne des listes socialistes « Paris s'éveille en 1995 ». Il est alors élu au conseil municipal du 20e arrondissement. Il contribue à mettre en place des organes de démocratie directe, démocratie participative, les conseils de quartier. En 2001, il est élu conseiller de Paris et devient adjoint au maire de Paris en charge de la vie étudiante. Il démissionne de cette fonction en septembre 2004 lors de son élection au Sénat, mais reste cependant conseiller de Paris.

Au sein du Parti socialiste, il est secrétaire national chargé des questions de défense. Il est l'un des dirigeants du courant Nouveau parti socialiste, issu de la sensibilité de Vincent Peillon (les trois autres sensibilités du NPS regroupant les partisans d'Arnaud Montebourg, de Benoît Hamon et ceux d'Henri Emmanuelli). En septembre 2006, il s'associe à l'appel lancé auprès des militants du NPS pour soutenir la candidature de Ségolène Royal à l'investiture interne du PS, dont il devient le mandataire parisien lors de la campagne interne de désignation.

Dans le cadre de la campagne présidentielle, il est choisi par Ségolène Royal pour s'occuper des relations de la candidate avec les syndicats et les associations. Après la défaite, il reste proche de Ségolène Royal et tente à ses côtés de refonder le Parti Socialiste.

Opposant au traité constitutionnel lors du référendum du 29 mai 2005, il soutient néanmoins la candidature de la « ouiste » Ségolène Royal lors des élections présidenteilles de 2007. Le 5 novembre 2007, il est l'un des signataires de l'appel publié dans Libération intitulé «Pourquoi les nonistes du PS votent oui au nouveau traité ». Il incite ainsi le PS à voter oui au traité de Lisbonne se substituant à la constitution européenne défunte.

Il est aussi un historien spécialisé dans la relation aux immigrés. Il a écrit en collaboration avec Mehdi Lallaoui Un siècle d’immigration, en trois tomes, aux éditions Au Nom de la Mémoire (ANM). Mais il est surtout connu pour ses travaux sur la répression des Algériens de France lors de la Guerre d'Algérie. À ce titre, il a publié en 2001, avec Mehdi Lallaoui toujours, A propos d’octobre 1961, chez ANM.

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Nouveau Parti socialiste

Le courant Nouveau Parti socialiste (dit aussi NPS) a été constitué fin 2002 et début 2003 pour le Congrès de Dijon du Parti socialiste.

Son processus de constitution a été lancé le 9 octobre 2002 par un appel lancé par Julien Dray, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon dans le quotidien Libération puis le 26 octobre 2002 par un rassemblement à la Sorbonne en présence des 3 signataires de l'appel, de Benoît Hamon et de Christian Paul. La motion présentée au Conseil National du 15 mars 2003 et soumise au vote des militants affirme son ancrage à la gauche du parti, critiquant le social-libéralisme et la dérive libérale de l'Union européenne, et portant un plaidoyer pour la rénovation du PS et de la démocratie avec la revendication d'une VIe République. Ce nouveau courant se prononce aussi pour une Europe sociale, fédérale et démocratique, et met au cœur de son projet la proposition d'un traité social européen qui rééquilibrerait les politiques européennes. Rapidement, des associations départementales sont créées pour préparer le congrès de Dijon. Un mois avant le Congrès de Dijon, Julien Dray, qui aurait souhaité voir le Nouveau Parti Socialiste rejoindre la motion A avec un certain nombre de garanties, quitte le NPS, mais n'est pas suivi par tous ceux qui venaient de la Gauche socialiste, notamment Gérard Filoche. La motion obtiendra un score de 16,88 % et 7 élus au Bureau national, devant les autres motions minoritaires. En 2005, elle comptait le soutien de 8 députés, 3 sénateurs et 3 députés européens.

Le courant est occasionnellement agité par l'état des relations mêlant complicité et rivalité qu'entretiennent ses deux principaux animateurs Vincent Peillon et Arnaud Montebourg. Un texte est soumis au vote de l'Assemblée Générale des militants présents en août 2005, lors de la traditionnelle assemblée d'été qui se tient à Fouras organisée par Françoise Mesnard. Ce texte propose la constitution d'une majorité alternative à gauche pour permettre le renouvellement du PS au Congrès du Mans. Il indique que la synthèse ne saurait être acquise au Congrès sans une inflexion majeure de la ligne politique du PS sur de nombreuses questions parmi lesquelles celle de l'Europe à construire, de la mondialisation et des moyens de lutter contre les excès du libéralisme, celle de la démocratie à construire (qui passe par le changement d'institutions en France, désigné sous l'objectif de 6ème République). Ce texte, adopté par l'assemblée générale des militants réunie à Fouras, est une synthèse entre une trame rédigée par Christian Paul et Thierry Mandon, amendée par Benoît Hamon, puis validée par Vincent Peillon et Arnaud Montebourg.

Suite à ces rencontres d'été 2005 de Fouras, Gérard Filoche a annoncé son départ pour Alternative socialiste.

Pour ce congrès, le NPS a annoncé une motion autonome se situant dans la perspective d'une alternative à la majorité sortante conduite par François Hollande. Après le ralliement de la députée européenne Béatrice Patrie et du député européen Guy Bono, C'est Michel Vauzelle Président de la Région PACA puis le maire de Bondy Gilbert Roger qui ont rejoint NPS. NPS rallie donc des partisans du "oui" prenant acte du résultat du Référendum français sur la constitution européenne.

Vincent Peillon qui était premier signataire de la motion à l'occasion du Congrès de Dijon l'est à nouveau au Mans après de difficiles négociations avec Arnaud Montebourg qui devient le mandataire de la motion, c’est-à-dire celui qui la représente devant les instances du PS et tranche les différends éventuels au sein des équipes NPS fédérales. Cet équilibre des "puissances" tente de mettre entre parenthèse la cassure ouverte depuis le 8 juillet précédent, date à laquelle Vincent Peillon et Arnaud Montebourg ont pour la 1re fois affiché publiquement leur opposition devant les cadres du courant réunis en Conseil national.

Vincent Peillon reste premier signataire car il envisage d'être candidat au poste de 1er secrétaire du PS si la motion de François Hollande n'obtenait pas la majorité. Ce souhait s'exprime publiquement dans un article signé François Bazin et publié par le Nouvel Observateur le jeudi 22 septembre 2005.

Alternative socialiste propose a plusieurs reprises une alliance, mais NPS a toujours refusé de s'engager vers une motion commune jusqu'à la veille du conseil national d'annonce des motions, lorsque Henri Emmanuelli et ses amis ont décidé de fusionner avec le NPS et de signer un texte commun basé sur le texte de NPS auquel ont été rajoutées des propositions notamment sur les domaines économiques.

L'alliance entre le courant NPS et le courant Alternative socialiste est scellée par une fusion des deux appareils sous le sigle unique "NPS :pour une alternative socialiste", et la signature en cinquième position de la motion NPS par Henri Emmanuelli, après Vincent Peillon, Yvette Roudy, Arnaud Montebourg et Françoise Castex.

La motion NPS réunit 23,6 % des suffrages au congrès, se plaçant en deuxième position.

Au congrès du Mans, la motion 1 intègre des amendements du NPS sur les questions européennes (traité social, salaire minimum européen, tarif extérieur commun), sur les questions sociales et sur la rénovation du parti. Sur les questions institutionnelles, la synthèse parle de "République nouvelle, plus démocratique et plus parlementaire", mais n'utilise pas le terme de VIe république.

Considérant le compromis satisfaisant, une large majorité (20 sur 25) de membres NPS à la commission des résolutions, dont Henri Emmanuelli, Vincent Peillon, Benoît Hamon, Christian Martin et Michel Vergnier, décide de voter la synthèse générale. Arnaud Montebourg et quatre autres membres de la commission des résolutions refusent de voter cette synthèse jugée factice et obtenue "à vil prix".

François Hollande accepte l'entrée de plusieurs des dirigeants du NPS dans le secrétariat national du parti (Europe avec Benoît Hamon, Services Publics Christian Martin, Rénovation du Parti avec Barbara Romagnan, Etats Généraux du projet avec Henri Emmanuelli...), ainsi qu'à la commission du projet.

Au conseil national du 26 novembre 2005, Arnaud Montebourg quitte le NPS. Il appelle ceux qui le soutiennent à le suivre et à fonder un nouveau courant (Rénover maintenant). Quelques proches comme Thierry Mandon, Christian Paul (homme politique), Françoise Mesnard et Yvette Roudy le suivent.

D'anciens fidèles comme le sénateur David Assouline s'alignent derrière Vincent Peillon. Réunis à Saint-Nazaire pour l'université de rentrée, Ils essayaient d'imposer une candidate pour l'investiture de la présidentielle. Ce choix avait pourtant été refusé par les militants qui avaient clairement exprimé leur volonté de ne pas s'aligner derrière un candidat à l'investiture. D'autres, tels que Benoît Hamon, animateur du groupe "Nouvelle gauche", ou encore Michel Vauzelle, font également le choix de rester au Nouveau parti socialiste.

Après une période d'incertitude, le courant s'organise à nouveau autour de Vincent Peillon, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, parallèlement au rapprochement des réseaux "jeunes" d' alternative socialiste et de nouvelle gauche, notamment au sein du MJS. Des sessions de formation sont organisées en Ile de France par le courant, une lettre hebdomadaire élaborée, tandis que les animateurs du courant parcourent les fédérations pour expliquer aux sympathisants du nouveau parti socialiste les raisons de la synthèse et ses premières conséquences sur le fonctionnement du parti socialiste. Le fait qu'un partisan du Non au référendum sur le TCE puisse s'occuper de l'Europe au PS est révélateur du changement que pourrait entraîner la participation du NPS à la direction du parti socialiste.

Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Benoît Hamon, Au cœur de la gauche, Éditions Le Bord de L'eau, 2004.

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Projet de loi Devaquet

Le « projet de loi Devaquet » est un projet de loi réformant les universités françaises présenté fin 1986 par le ministre délégué Alain Devaquet. Le projet prévoyait notamment de sélectionner les étudiants à l'entrée des universités, et de mettre celles-ci en concurrence. Très contesté en novembre et décembre 1986 lors d'un mouvement étudiant et lycéen qui est notamment marqué par la mort de Malik Oussekine, le projet a été retiré le 8 décembre 1986.

En mars 1986, la droite retrouve le pouvoir après cinq ans de gouvernement de gauche. Le premier ministre, Jacques Chirac s’appuie pour gouverner sur un Parlement dominé par le RPR, son parti et l’UDF. Mais il doit composer avec le président de la République en place, le socialiste François Mitterrand. C’est la première cohabitation.

Le gouvernement est bien décidé à revenir sur un certain nombre de décisions de la gauche et à libéraliser le système. L’enseignement supérieur ne fait pas exception. Le programme électoral de la plate-forme « UDF-RPR Pour gouverner ensemble » prévoyait d’abroger la loi Savary sur l’organisation des universités, et plus spécifiquement de donner davantage d’autonomie aux établissements d’enseignement supérieur.

Pour donner du corps à cet objectif, un groupe de travail nommé Géruf (probablement l’acronyme de Groupe d’Etude et de Réflexion sur l’Université Française) fait des propositions sur l’avenir de l’université. Le Géruf est une initiative de l’UNI; il regroupe diverses personnalités de la droite universitaire : des militants de l'UNI mais aussi des personnalités politiques comme Raymond Barre ou Michèle Alliot-Marie. Dès le printemps 1986, ces travaux aboutissent à une proposition de loi déposée par le député Jean Foyer et contre signée entre outre, par Raymond Barre, Pierre Messmer et Jean-Claude Gaudin. Mais la proposition est jugée trop radicale par le gouvernement. Jacques Chirac demande donc à son ministre délégué chargé de la recherche et de l’enseignement supérieur, Alain Devaquet, d'élaborer un nouveau projet.

Alain Devaquet est un universitaire qui se passionne pour la recherche. Il a peu d’intérêt pour l’enseignement et l’organisation de l’Université. Dans un livre publié en 1988, « L’amibe et l’étudiant : université et recherche, l’état d’urgence » , il va jusqu'à affirmer qu’il aurait préféré n’avoir en charge que la recherche et qu’il n'a accepté l’enseignement supérieur que parce qu’on a insisté.

C’est pourtant lui, en liaison avec le ministre de l’Education nationale René Monory, qui est chargé de remplacer la loi Savary par un nouveau texte. Pour ce faire, le Premier ministre a fixé la ligne à suivre dans son discours de politique générale : « Dans l'enseignement supérieur, le principe d'autonomie doit être définitivement concrétisé tant à l'entrée - au moment de la sélection des étudiants - qu'à la sortie - au moment de la délivrance des diplômes. L'autonomie doit aller de pair avec un allègement des structures universitaires Cette rénovation de l'Université suppose l'engagement sans réticences de tous les enseignants et chercheurs de l'enseignement supérieur ; elle passe par une abrogation rapide de la loi sur l'enseignement supérieur de 1984  » . Le conflit avec les étudiants est déjà en germe dans cette déclaration. En effet, le Premier ministre, prône plus d’autonomie pour les universités y compris dans la « sélection ». Par la suite, la sélection va devenir le principal point d’achoppement avec les syndicats. En outre, parmi les trois acteurs de l’Université, enseignants-chercheurs, personnels non enseignant ou IATOS (Ingénieurs, Administratifs, Techniciens et Ouvriers de Service) et étudiants, le Premier ministre ne s’adresse qu’a la première catégorie : « les enseignants et chercheurs de l'enseignement supérieur ». Les étudiants sont dès lors tenus à l’écart de la réforme, il ne leur reste donc que la contestation pour influencer le texte ministériel.

Le 11 juillet, la proposition de loi d’Alain Devaquet est adoptée en Conseil des ministres. Elle est alors transmise au Parlement qui doit l’étudier à l’automne. Cette proposition prévoit logiquement de donner une large autonomie aux universités. D’abord, du point de vue financier : les universités auraient la possibilité de fixer librement leurs frais d’inscription, à l’intérieur d’une fourchette nationale. Deuxièmement, concernant les étudiants, la loi laisserait des possibilités de sélection afin, selon M. Devaquet, d’adapter les flux d’étudiants aux besoins du marché du travail, aux capacités d’accueil des établissements et aux capacités des postulants. Mais il s’empresse d’ajouter que tous les bacheliers devraient être admis quelque part. Troisièmement, les universités seraient libre de choisir leur méthode pour former leurs étudiants ainsi que les diplômes qu'elles veulent délivrer. Toutefois, le ministre assure qu’il maintiendra une accréditation minimale des diplômes par ses services. En outre, cette loi prévoit de renforcer le pouvoir des enseignants-chercheurs dans les organes dirigeant l’université : un seuil de 40 % minimum de cette catégorie de personnel est fixé.

Ce projet est celui du ministre, qui en accepte « totalement la responsabilité ». Il affirme avoir évité un projet plus libéral, voulu par les « ultras » de la majorité notamment le député Jean Foyer et le conseiller du Premier ministre pour l’éducation et la recherche, le recteur Yves Durand. Il reconnaît toutefois leur avoir fait des concessions, comme sur l’article 31 portant sur la sélection. Mais le ministre pense disposer d’une marge de manœuvre lors de la publication des décrets d’application. Il promet donc aux syndicats étudiants inquiets la libre entrée à l’Université, malgré cet article 31.

Les syndicats étudiants relèvent immédiatement plusieurs dangers dans cette loi. Tout d’abord ils réaffirment leur attachement au cadre national de l’enseignement supérieur. Les frais d’inscription doivent être fixés nationalement et doivent rester modérés. Ils craignent que cette réforme n’entraîne de fortes hausses du coût d’entrée (maximum de la fourchette) dans certaines universités élitistes. En outre, le cadre national leur paraît indispensable, lorsqu’il s’agit des diplômes. Ils demandent donc la stricte application de ce principe afin qu’une qualification délivrée par une petite université de province ait la même valeur que son équivalent frappé du sceau d’une université prestigieuse.

Plus que tout, ils dénoncent la sélection en premier cycle. Pour eux, le gouvernement veut fermer la porte à un certaine catégorie d’étudiant réputée moins intéressante, à cause de leurs résultats scolaires, à cause de leurs lycées d’origine ou en raison de problèmes de comportement passés. Les assurances de M. Devaquet sur le fait que personne ne sera oublié, ne les rassurent qu’à moitié. Ils craignent que les bacheliers en difficultés d’intégration universitaire soient obligés de choisir entre deux mauvaises solutions : la sortie du système éducatif avec le seul baccalauréat autrement dit, le chômage assuré ou du moins un emploi peu intéressant ou une voie de garage guère plus prometteuse du point de vue professionnel.

En dernier lieu, même si cela est peu apparu dans le mouvement, les syndicats étudiants craignent un renforcement du pouvoir des « mandarins », autrement dit des enseignants-chercheurs carriéristes peu intéressés par la problématique étudiante. En effet la loi fixe un seuil de 40 % d’enseignants dans les conseils mais en autorise plus. Les étudiants redoutent donc une revanche des « mandarins » qui avait dû partager leur pouvoir en application de la loi Savary (là où elle s’appliquait déjà !).

L’UNEF-ID est en plein bouleversement : la plupart de ses cadres viennent de quitter le PCI à la suite de Jean-Christophe Cambadélis. Ce contexte particulier ne les empêche pas de se préoccuper du projet Devaquet, mais l’ambiance est morose : comment mobiliser les étudiants en plein été, pendant les vacances universitaires puisque la loi a été validée par le Conseil des ministres au mois de juillet. Aussi le syndicat décide, au moins dans un premier temps, de se lancer dans un travail de lobbying, avec l'objectif d'obtenir de la part des députés des amendements modifiant le texte en profondeur.

La grève générale viendra un peu plus tard, largement à l’initiative de l’UNEF-ID, mais il est intéressant de voir d’abord la réaction des autres organisations étudiantes.

L’UNI, la droite universitaire, est naturellement favorable à un projet qu’elle a largement contribué à faire émerger. De son côté le Collectif des Étudiants Libéraux de France, le CELF, proche de l’UDF, est plus réservé mais il ne désire pas faire quelque chose qui puisse gêner le gouvernement. Il se contente donc de contacter les députés et sénateurs UDF afin obtenir des modifications, de toute manière mineures.

L’UNEF-SE, de sensibilité communiste, est naturellement opposée à cette loi. Mais elle est empêtrée dans un problème financier, la faillite de sa coopérative d’achat (la CAEL). D’autre part, elle fait l’analyse que « la société française glisse à droite ». En conséquence, elle désire définir une base minimum sur laquelle s’appuyer dans sa lutte contre la droitisation du pays. Elle consacre donc sa campagne de rentrée à la défense du régime spécifique de sécurité sociale étudiante. De par ce choix, elle entrera dans le mouvement avec un temps de retard ce qui la marginalisera par la suite.

Il existe bien sûr d’autres organisations de gauche et d’extrême-gauche, notamment le groupe PSA (Pour un syndicalisme autogestionnaire), proche de la CFDT. Mais aucune de ces organisations n'a les reins assez solide pour se lancer seule dans une telle bataille. Localement, ils ont pu jouer un rôle important, voire même moteur, mais nationalement, ils en sont réduits à suivre le mouvement en essayant de l’influencer.

À Dijon, les étudiants commencent à bouger sous l’impulsion de l’UNEF-ID local. Immédiatement, la présidente d’AGE Sylvie Scherer demande à son syndicat d’étendre le mouvement. Mais la direction nationale préfère rester prudente. Le milieu ne lui semble pas prêt, pas encore prêt, pour une grève. Mais peu de temps plus tard, début novembre, l’université de Villetaneuse (Paris XIII) qui se met en grève, encore une fois sous l’impulsion de l’UNEF-ID. Rapidement, Isabelle Thomas, militante de cette AGE et membre du Bureau national du syndicat, se fait remarquer par la presse. Sa facilité de s’exprimer, son implication précoce dans le mouvement, vont faire d’elle l’une des icônes médiatiques de ce mouvement. Mais revenons début novembre. L’agitation gagne encore du terrain. L’université de Caen rejoint le mouvement. La direction de l’UNEF-ID estime alors qu’il faut tenter quelque chose.

Le 22 novembre 1986, des étudiants venus de toutes la France, souvent liés à l’UNEF-ID mais, pas exclusivement, se retrouvent à la Sorbonne. Philippe Darriulat le président de l’UNEF-ID transforme ce qui devait être les états généraux de l’UNEF-ID en états généraux du mouvement. Dans l’enthousiasme général, et sous les yeux d’une presse nombreuse, les étudiants réunis ce jour la à Paris proclament un mot d’ordre de grève générale. Le lendemain, à l’initiative de la FEN une manifestation est prévue « pour l’avenir de la jeunesse et contre la politique scolaire et universitaire du gouvernement ». C’est tout naturellement que les états généraux s’y joignent. La manifestation est un succès. Elle réunit au moins 200 000 personnes dont beaucoup d’étudiants. Elle marque le début du mouvement de 1986.

Après ce premier succès, les militants retournent dans leurs universités, inquiets, mais décidés à se mobiliser. Rapidement, le mouvement s’étend. Il faut dire que le travail de sensibilisation entamé depuis la rentrée par les syndicats étudiants et, la bonne couverture médiatique des événements du week-end du 22 et 23 novembre 1986, ont contribué à préparer le terrain. Dès lors, les manifestations à Paris et en province succèdent aux manifestations. La grève s’étend de proche en proche. D’abord issue de facultés sociologiquement plus promptes à se mobiliser, parce que à forte tradition syndicale ou parce que à forte représentation d’étudiants d’origines modestes donc, se sentant plus menacés par la mise en concurrence des universités et la sélection. Elle s’étend à d’autres facultés traditionnellement plus calmes, comme les UFR de Droit. Mais, fait marquant du mouvement, il quitte le cadre strictement universitaire pour s’étendre aux lycées.

Les lycéens sont en effet directement concernés, puisque la sélection doit commencer dès l’entrée à l’Université. En l’absence d’organisations propres suffisamment fortes, ce sont les syndicats ou les étudiants qui partent les sensibiliser. Une autre association joue un rôle important dans cette mobilisation : SOS Racisme. Loin de se limiter à l’anti-racisme, l’association dénonce toutes les discriminations. Pour elle, la loi Devaquet, va isoler un peu plus les jeunes issus de milieux sociaux défavorisés, que ce soit en raison de leur pauvreté, de leur implantation dans une banlieue réputée difficile ou de leur origine étrangère, ou les trois en même temps ! SOS Racisme se lance donc dans la bataille et, à chaque cortège, les petites mains jaunes de l’association fleurissent. Et ce, notamment après la mort de Malik Oussekine. Les contacts pris à ce moment là entre des lycéens et des étudiants présents à la fois à l’UNEF-ID et à SOS Racisme, vont permettre l’année suivante de créer un vrai syndicat lycéen : la Fédération indépendante et démocratique lycéenne autrement dit la FIDL.

Le jeudi 27 novembre est une nouvelle journée de mobilisation. C’est aussi l’occasion d’une nouvelle démonstration de force. Le pavé parisien est à nouveau battu par plus de 200 mille étudiants et lycéens. En province, on compte jusqu'à 400 000 manifestants (chiffres du Monde). Le gouvernement ne peut plus ignorer la réalité de la mobilisation. Le lendemain, Jacques Chirac décide de renvoyer le texte en cours de discussions à l’Assemblée nationale, et déjà voté par le Sénat devant la commission des affaires culturelles. Loin de calmer le mouvement, celui-ci se renforce. Le 4 décembre, ce sont 200 000 personnes selon la police, un million selon les organisateurs, qui manifestent à Paris. La manifestation, se passe dans le calme et la bonne humeur. Mais la elle dégénère après que les étudiants réunis esplanade des Invalides aient appris l'échec de la rencontre entre la coordination et les ministres. Des étudiants provocateurs s’en prennent aux forces de l’ordre qui réagissent immédiatement. Les CRS répliquent violemment par l’effusion de gaz lacrymogène et des tirs tendus. Le gros des manifestants se disperse, empêchant les prises de parole et les concerts prévus (Renaud, Bernard Lavilliers, etc.). Ceux qui ne partent pas, ou qui n’en n’ont pas le temps, font face à la police qui multiplie les charges. Bilan : plusieurs dizaines de blessés de part et d'autre, dont deux manifestants grièvement atteints. Le 5 décembre, ébranlé par la grande manifestation de la veille, le ministre de l'Éducation nationale René Monory, intervient à la télévision. Il annonce qu'il prend le dossier en main et déclare vouloir retirer plusieurs articles contestés.

Rapidement, le mouvement dépasse le strict cadre de l’UNEF-ID. D’autres syndicats et des étudiants non syndiqués viennent gonfler les rangs de protestataires. Il faut donc gérer les grèves, tant localement que nationalement. Localement, chaque assemblée générale, s’organise à sa manière. Nationalement, une coordination est mise en place. Elle regroupe des représentants des universités et lycées grévistes. Mais, elle est aussi le lieu où s’affrontent les différents courants du mouvement. Parmi ceux-ci, on retrouve l'UNEF-ID, mais en ordre dispersé, chaque tendance, la majorité et les différentes minorités, tentant d’influencer de débat avec l’appui d’alliés externe au syndicat étudiant. On retrouve aussi les autres syndicats impliqués : UNEF-SE, PSA mais aussi des organisations politiques de jeunesse telle que les JCR, LO et des associations comme SOS Racisme. La coordination parvient tout de même à s'organiser et se dote de structures visant à construire et faire connaître le mouvement. Parmi les responsables, un porte-parole, David Assouline, émerge. Il devient l’une des figures de ce mouvement, avec Isabelle Thomas qui a échoué à se faire élire porte-parole (elle appartient à une minorité de l'UNEF-ID, la Sensibilité Villetaneuse).

Rapidement, le gouvernement, ignorant l’importance de la mobilisation (ou faignant de la faire), dénonce un mouvement politique. Pour lui, la gauche battue aux législative, cherche à se revancher. Les organisations motrices de la grève et de son extension, sont vues à travers le prisme déformant de leur proximité avec certains partis politique. Alain Devaquet écris dans son livre « L’Amibe et l’étudiant », page 257 , que les représentant étudiants qu’il a rencontré étaient des « "adversaires politique irréductibles" ». Le rôle de la LCR est particulièrement mis en avant. Cela tient d’abord à la personnalité de David Assouline militant trotskiste mais, aussi au fait qu’à l’UNEF-ID de Dijon et de Caen, deux des universités initiatrices du mouvement, on trouve des cadres proche de la Ligue communiste révolutionnaire. Plus largement la droite s’en prend à l’UNEF-ID dans son ensemble, réputée proche du Parti socialiste. Mais aussi à SOS Racisme, association importante notamment chez les lycéens, et à l’UNEF-ID de Villetaneuse. Là encore, elle dénonce l’influence du Parti socialiste. Dans le « Figaro Magazine » Louis Pauwels, va jusqu'à écrie que les jeunes mobilisés et donc manipulés, souffrent de « "sida mental" ».

Face à ses accusations, les étudiants grévistes se proclament apolitiques. Ils mettent en avant la coordination, union trop large pour être accusé d’être sous influence et demandent aux syndicats de ne pas s’afficher de manière trop voyante. A l’UNEF-ID, le président Philippe Darriulat fait le dos rond. Il accepte de mettre le drapeau de son organisation de coté, tout en gardant sa liberté de parole, et celle de ses militants, dans les médias. Le syndicat se fait donc plus discret dans les manifestations mais continu son travail sur le terrain et dans la presse.

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, une nouvelle manifestation tourne mal. Après la dispersion, les voltigeurs motocyclistes font des rondes pour rechercher des « casseurs ». Deux d’entre eux, tombent sur un étudiant de l'École supérieure des professions immobilières (ESPI), Malik Oussekine de passage dans le quartier et, semble-t-il, étranger au mouvement. Malgré tout, les policiers le prennent en chasse. Il est violemment passé à tabac dans un hall d’immeuble. Il est transporté inconscient à l’hôpital où il décède autant suite à ses blessures, qu’à cause d’une déficience rénale inconnue des médecins qui s’occupaient de lui. Le 6, Alain Devaquet, désavoué par son ministre de tutelle et choqué par la violence policière, démissionne. Le même jour, une manifestation silencieuse est organisée en mémoire de Malik Oussekine. Elle regroupe 400 000 personnes à Paris, un million dans toute la France. La force de cette mobilisation s’explique bien entendu par le choc créé par la mort d’un étudiant. Il exprime aussi un « ras le bol » d'une violence policière qui a caractérisé le mouvement : le ministre de l’intérieur, Charles Pasqua et son secrétaire d’état Robert Pandraud ont en effet donné des consignes de fermeté aux forces de l’ordre. Les affrontements en marge des manifestations (notamment après la dispersion officielle), fait de délinquants, ne sont pas séparés par eux de la manifestation elle-même. Robert Pandraud déclare par ailleurs le lendemain de la mort de Malik Oussekine : « Si j'avais un fils sous dialyse, je l'empêcherais d'aller faire le con dans les manifestations ». Cette déclaration choque jusque dans son camp.

Une partie de la violence est aussi le fait de l’extrême droite. Le 26 novembre, le Groupe union défense (GUD) envoie des militants attaquer une assemblée générale de grévistes à Jussieu. La trentaine de militants d’extrême droite se retire rapidement, mais marque les esprits. Le 27, nouvelle attaque d'agitateurs nationalistes d'Assas, cette fois-ci lors du passage d’une manifestation. L’opération est plus sérieusen car les militants sont armés de barres de fer et protégés par des casques de moto. Après quelques affrontements en marge de la manifestation, la bagarre se déplace rue Barra. Elle oppose le GUD à plusieurs étudiants liés à l’ultra gauche et décidés à en découdre. On se charge à tour de rôle, on se lance des cocktails Molotov, on casse des voitures, bref une bagarre de rue d’une grande violence. La police, déjà prise à partie dans l'affaire précédente, tarde pour le coup à intervenir. Il faut plus d’une heure avant qu’elle ne se décide à séparer les adversaires. Ces affrontements marquent le paroxysme de la violence de ces deux mouvances extrêmes, violence qui décline rapidement par la suite.

Suite aux manifestations du début du mois de décembre, suite à la mort de Malik Oussekine, suite aussi aux tentatives d’unir le mouvement étudiant et lycéen au mouvement social (voir notamment du coté des cheminots), le Premier ministre, Jacques Chirac annonce le 8 décembre le retrait du projet de loi. Il fait savoir en outre, qu’il accepte la démission d’Alain Devaquet. De son coté, René Monory annonce l’abandon des réformes sur les lycées.

Du point de vue politique, ce mouvement a été l’occasion pour le Président le la République, François Mitterrand de reprendre la main. Le 3 décembre, en pleine mobilisation, et alors que le gouvernement se veut ferme, le président conseille à son Premier ministre de retirer le projet Devaquet. Le 9, le lendemain dudit retrait, François Mitterrand invité par Europe 1 se déclare « sur la même longueur d’onde qu’eux  » et il ajoute être agréablement étonné par leur « maturité ». Il va même jusqu'à recevoir une délégation de grévistes, le 1er janvier. Plus généralement, ce mouvement est l’occasion d’un divorce entre une partie de la jeunesse et la droite. Il a donc, en partie, contribué à la réélection de François Mitterrand en 1988.

À la suite du mouvement, les syndicats étudiants et les indépendants qui ont fait l'expérience de la victoire dans l'unité vont décider d'organiser des États généraux. Ces derniers doivent permettre de maintenir l'unité du mouvement étudiant et d'avancer ensemble des propositions concrètes pour réformer l'enseignement supérieur en France. Les États généraux de l'enseignement supérieur se tiendront finalement en mars 1987 à Saint-Denis.

Ce mouvement est l’une des plus grandes réussites du mouvement étudiant en France, après celui de mai 1968, tant par son ampleur que par sa victoire finale. Par la suite, il va marquer plusieurs générations de militants étudiants qui y trouvent des raisons de tenter une mobilisation. Il va aussi profondément marquer les esprits du côté des gouvernements successifs qui y voient la force de la jeunesse française lorsqu’elle se mobilise. En outre, le pouvoir comme les syndicats, vont garder le souvenir de la mort de Malik Oussekine. Son souvenir est encore régulièrement ravivé par les syndicats étudiants. De son côté, la police va désormais faire preuve de plus de retenue dans la répression des débordements, souvent constatés en marge des manifestations, notamment lorsqu’elles sont étudiantes et lycéennes. Ce mouvement marque aussi l’implication de ces derniers dans les mouvements de jeunesse.

L'enthousiasme n'est pas partagé par tous : Louis Pauwels, originaire pour sa part d'une famille modeste, affirme qu'à ne pas sélectionner sur résultats à l'entrée de l'université on ne fait que transférer cette sélection sur les relations familiales à la sortie de celle-ci, opération où ne trouvent leur compte ni le bien du pays, ni la justice sociale; il va jusqu'à affirmer que les manifestants ont simplement « tiré les marrons du feu » pour les enfants de la bourgeoisie.

David Assouline, militant étudiant, porte parole de la coordination étudiante contre le projet Devaquet.

Jacques Chirac, Premier ministre et, initiateur du projet Devaquet.

Philippe Darriulat, président de l’UNEF-ID. Il navigue habilement du début à la fin du conflit pour faire de son syndicat une force incontournable de la mobilisation.

Alain Devaquet, chercheur, ministre délégué chargé de la recherche et de l’enseignement supérieur et auteur du projet de loi.

Yves Durand, recteur et conseiller du Premier ministre pour l’éducation et la recherche. Il est partisan de plus d'autonomie pour les université, notamment en matière de sélection.

Jean Foyer, député RPR, partisan d’une réforme plus libérale de l’enseignement supérieur.

François Mitterrand : Président de la République. Il s’oppose publiquement à son Premier ministre sur la loi Devaquet.

René Monory, ministre de l’Education nationale (ministère de tutelle d’Alain Savary qui n’était que ministre délégué). Il sait garder une certaine distance par rapport au projet Devaquet afin de ne pas être trop impliqué dans son échec.

Malik Oussekine, étudiant mort des suites d’un passage à tabac par la police.

Isabelle Thomas, militante étudiante de l’UNEF-ID Villetaneuse. Les médias et son implication dès le début de la grève, font d’elle l’une des figures du conflit.

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Sandrine Mazetier

Sandrine Mazetier, née le 16 décembre 1966 à Rodez dans l'Aveyron est une femme politique française, membre du Parti socialiste (PS). Depuis le 17 juin 2007 elle est députée de la 8e circonscription de Paris.

Elle effectue l'ensemble de sa scolarité dans le 12e arrondissement de Paris. Elle étudie de la la 6éme à la terminale au collége et au lycée Paul-Valéry. Après des classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne), et une licence de lettres classiques, elle poursuit des études en marketing publicité au CELSA.

Après sa formation elle travaille comme cadre dans le secteur privé, en tant que directrice en communication.

Son engagement politique commence en 1986 avec le mouvement étudiant contre le projet Devaquet. D'abord sympathisante du Parti socialiste, elle y adhère en 1988 pour la campagne présidentielle de François Mitterrand. Son premier engagement socialiste est la lutte contre le Front National et ses possibles alliances avec la droite. Elle milite dès sa création au Manifeste contre le Front national.

Elle est élue conseillère d’arrondissement du 12e arrondissement de Paris en 1995 dans l’opposition. En 1997 elle est candidate aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris. Elle perd l'élection avec 47,19% des voix au deuxième tour contre 52,81% à Jean de Gaulle, le candidat du RPR.

En 2001, elle est élue conseillère du 12e arrondissement de Paris cette fois-ci dans la majorité. Elle contribue à la victoire de Michèle Blumenthal aux municipales.

Suite à son élection comme Maire de Paris, Bertrand Delanoë, la nomme adjointe au maire en charge du patrimoine. Après la démission de David Assouline en septembre 2004, elle est chargée de la vie étudiante.

En 2007 elle est de nouveau candidate aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris, investie par le Parti socialiste et soutenue par le MRC et le PRG. Face à elle l'UMP présente Arno Klarsfeld qui se décrit comme « l'ami proche » du président Nicolas Sarkozy.

Des personnalités politiques proches de la candidate comme Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn viennent la soutenir pendant la campagne, tout comme Ségolène Royal. Elle bat finalement largement Arno Klarsfeld avec 55,85% des suffrages exprimés. La 8e circonscription de Paris bascule à gauche pour la première fois depuis 1958.

À l'Assemblée nationale elle est désignée vice-présidente du groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC) chargée de l'éducation au sein du contre-gouvernement ou « shadow cabinet ».

Sandrine Mazetier est considérée comme politiquement proche de Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë . Au sein du PS, elle est membre depuis sa création en 2002 du courant Socialisme et Démocratie. Elle participe activement depuis 2008 au Pôle des Reconstructeurs.

Lors de la phase des contributions du Congrès de Reims du PS en juillet 2008, elle signe la contribution « Besoin de gauche ». Lors de la phase des motions en septembre 2008, elle soutient la motion D « Changer à gauche pour changer la France » portée par Martine Aubry et apparaît à ses côtés lors d'une réunion publique à la Bellevilloise dans le 20e arrondissement de Paris. Elle devient par la suite l'une des quatre femmes porte parole de la motion D puis de Martine Aubry.

En décembre 2008, elle est nommée secrétaire nationale à l'immigration dans la nouvelle équipe dirigeante du Parti socialiste.

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Source : Wikipedia