Danse

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Posté par marvin 25/03/2009 @ 01:07

Tags : danse, culture

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Danse

Polonaise

Dans son acception la plus générale, la danse est l'art de mouvoir le corps humain selon un certain accord entre l'espace et le temps, accord rendu perceptible grâce au rythme et à la composition chorégraphique.

La danse est un art corporel constitué d'une suite de mouvements ordonnés, souvent rythmés par de la musique (chant et/ou instrument).

Les danses se fondent soit sur un ensemble défini de mouvements dénués de signification propre, comme souvent dans le ballet ou les danses folkloriques européennes, soit sur une gestuelle inspirée par une symbolique laïque ou religieuse, tendant parfois vers une sorte de mime ou de pantomime, comme dans de nombreuses danses asiatiques. Parfois elle vise à entrainer la transe.

Selon les danses, les peuples et les époques où elles sont ou ont été exécutées, la danse a des motifs distincts et des façons différentes de se pratiquer, très révélatrice du mode de vie et de la société.

Le corps peut réaliser toutes sortes d'actions comme tourner, se courber, s'étirer, ou sauter. En les combinant selon des dynamiques variées, on peut inventer une infinité de mouvements différents. Le corps passe à l'état d'objet, il sert a exprimer les émotions du danseur à travers ses mouvements, l'art devient le maître du corps.

Les premières indications sur l'exécution de danses datent de la Préhistoire, au paléolithique, où des peintures rupestres attestent de l'existence de danses primitives.

La danse primitive, couplée aux chants et à la musique, avait aussi probablement la capacité de faire entrer les participants dans un état de transe.

L'acte rituel devient distraction :l'esthétisme et la communion deviennent prépondérants lors des spectacles et des rassemblements. La danse devient donc un art dont les codes évolueront avec les sociétés qui la pratiquent.

C'est le siècle du ballet de cour par excellence, puis de l'opéra-ballet et de la comédie-ballet initiés par Lully et Molière.

C'est le siècle de la danse baroque, appelée à l'époque la « Belle danse ». Le premier théoricien de la danse, Jean-Georges Noverre, préconise une danse exprimant les sentiments de l'âme, dépouillée de tout artifice, et réforme le ballet en édictant les règles du ballet d'action.

Depuis 1982, le 29 avril est la journée internationale de la danse, en hommage à l'anniversaire de naissance de Jean-Georges Noverre (1727-1810), considéré comme le créateur du ballet moderne.

De l'Allemande au Zouk, une liste non exhaustive des danses du monde.

Voir aussi Adage, Justaucorps, Pointes, Demi-pointes, Tutu, etc.

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Danse basque

Dantzariak.

Les danses basques constituent une partie très importante de la culture basque et la base de son folklore. Chaque territoire historique, ou province, a ses particularités. Chaque village possède sa danse qu’il a coutume d’interpréter au cours de ses fêtes principales. Quelques-unes d’entre elles sont très anciennes, leurs origines se perdant dans la nuit des temps, d’autres sont des arrangements plus ou moins modernes de danses traditionnelles, et certaines sont de nouvelles chorégraphies sur des bases populaires.

L’élaboration des danses, qui essaient de récréer des situations ou des événements, et qui s’interprètent lors de fêtes de commémoration ou dans des occasions particulières, rend difficile la classification, d’autant que les paramètres techniques nécessaires sont multiples, chaque auteur venant ajouter une classification différente. C’est le cas par exemple de Juan Antonio Urbeltz qui utilise des critères morphologiques et chorégraphiques dans l’élaboration d’un système de classification des danses basques, alors que le folkloriste basque José Antonio Quijera emploie des critères formels et chorégraphiques, un parti pris qui diffère de celui de Juan Antonio Urbeltz, ou de celui transitoire suivi entre autres par Julio Caro Baroja.

On observe à la fois des cycles complets de danses répartis sur des zones spécifiques, et des danses particulières répandues sur tout le territoire, ou au hasard dans certaines enclaves. L’analyse suivante expose, par territoire, quelques-unes des danses les plus représentatives en expliquant leurs origines et leurs particularités.

Cette danse est interprétée dans la localité de Lekeitio, le jour de la Saint-Pierre, patron des pêcheurs. Ce jour-là, la confrérie se choisissait un secrétaire ou un maître, lequel devait laisser de l'argent en dépôt, montrant ainsi qu'il n'avait pas l'intention de s'enrichir avec les fonds de l'institution. Le maître sortant se voyait restituer son dépôt, transporté dans une caisse ou kutxa, avec les livres de comptes de l'année.

La danse en question est réalisée sur la caisse. Le maître se juche sur le coffre et celui-ci est soulevé par huit arrantzales (pêcheurs). Le maître, qui porte une chemise et un pantalon blancs, une ceinture rouge et un mouchoir rouge autour du cou, tenant dans la main gauche une chistera noire et dans la droite un étendard sur lequel les clés de Saint-Pierre sont brodées, interprète la danse à différents endroits du village et devant le domicile du responsable sortant.

La dantzari dantza qui est interprétée dans le comarque du duranguesado, ancienne merindad de Durango, est l'une des danses les plus représentatives du Pays basque, par son rythme, la force et la beauté de ses figures. L'instrument au son duquel elle a toujours été exécutée est le txistu, accompagné d'une percussion.

Les Anteiglesias (communes ou districts administrés par un conseil siégeant au-dehors ou sous le porche d'une église) dans lesquelles cette danse était interprétée sont Berriz, Garai, Iurreta, Abadiño, Izurtza et Mañaria. Pour participer à cette danse, il fallait participer à une sélection à laquelle assistaient les différentes confréries de chaque elizate, toujours nombreuses puisque participer à un groupe de dantzaris était considéré comme un honneur.

Cette danse est en réalité un ensemble de neuf danses, dont quatre d'entre elles sont des danses de rythme et de chorégraphie individuelle similaires : Zortzinango, Banango, Binango et Launango. Les différences tiennent dans les chorégraphies générales lesquelles, comme leur nom l'indique, se dansent l'un en face de l'autre, dos à dos, par quatre ou par huit. Trois autres de ces danses s'interprètent avec des jeux de bâtons ou d'épées : Ezpata joko txikia (bal de petites épées), Ezpata joko nagusia (jeu de grandes épées) et Makil jokoa (jeu de bâtons). Il reste deux danses, la première et la dernière de l'ensemble. La première reprend le mouvement ondulant de la bannière qui flotte au-dessus des têtes des danseurs (ikurrin dantza, danse du drapeau). La seconde, connue sous le nom de Txontxongilo (marionnette), est celle qui ferme le cycle et sa figure principale consiste en l'élévation du chef du groupe au-dessus des autres danseurs.

Le 29 septembre, jour de la Saint-Michel, patron de l'Anteiglesia de Xemein, qui fait à présent partie de la commune de Markina-Xemein, cette danse est interprétée dans le quartier d'Arretxinaga. Pour cette raison elle est aussi connue sous le nom de danse de Saint-Michel d'Arretxinaga.

Pour cette danse, les interprètes revêtent un costume dont la partie la plus importante est un scapulaire avec une représentation de Saint-Michel et l'écusson de la province de Biscaye. L'attention est dirigée sur la lutte entre deux membres du groupe, qui figure la lutte du bien contre le mal ou la lutte qui opposa Michel à Lucifer, l'ange rebelle jeté en Enfer. À la fin de la danse, le chef du groupe est soulevé sur l'entrelacs formé par les épaules des danseurs, symbole d'une victoire éclatante, bien que cette interprétation soit actuellement remise en cause.

La figure du bobo est le protagoniste principal. Il possède un masque à deux visages et porte dans une sorte de gibecière le nécessaire pour arriver au bout des danses et participe principalement à la danses des mouchoirs et à la jota.

Cette danse originaire d'un village de Navarre nommée Eaurta a pour véritable nom "Eaurtako Naska Dantza"(la danse des filles d'Eaurta). Cette danse a complètement disparu et a été reconstituée dans les années 60 par le celèbre folkloriste Juan Antonio Urbeltz. La reconstitution qu'il en a faite est dansée sur le chant "axuri beltza". Aujourd'hui elle est complètement intégrée à la tradition à tel point que beaucoup de monde pense quelle a toujour été dansée de la sorte. On lui donne, a tort, le nom du chant qu'a utilisé Urbeltz : Axuri BELTZA.

Originaire d'Arizkun, elle est dansée par quatre hommes (il existe des variantes) qui sont vêtus d'une chemise et pantalon blancs ainsi qu'une longue ceinture rouge. Les classiques sandales (abarkak basques) et d'un foulard aux couleurs vives. Chaque danseur porte une pomme dans chaque main qu'il jette à la fin de la danse. Bien qu'à l'origine cette danse était exécutée par les hommes, comme quasiment toutes, elle est actuellement aussi dansée par les femmes.

Sous le nom d'Ingurutxo on connait en Navarre quelques formes chorégraphiques et musicales aux caractéristiques spécifiques de groupes de danses d'hommes et de femmes. La principale étant l'utilisation de castagnettes. Les hommes portent un pantalon bleu marine, une chemise blanche, un gilet, un mouchoir sur les épaules et un béret. Les femmes auront une jupe noire, un corsage et un mouchoir. Tous avec des abarkak.

Le Larrain dantza est une danse mixte, sociale et de place, également connue comme le bal d'Era. Elle est très enracinée en Navarre et c'est dans la ville d'Estella, dont il semblerait issue, bien qu'on ait cessé de l'interpréter durant une période.

Malgré les difficulté d'avoir a reprendre une danse quasi perdue, le groupe de Larrain, à l'époque municipale, réussit a trouver les pas de l'ancienne. Aujourd'hui ce groupe n'est plus municipal et a changé de nom (Larraitza) et a été le grand promoteur de cette danse dans toute la Navarre. De ce que nous savons, les costumes et certains pas ne reflètent pas la réalité. La raison est inconnue et certains pensent au désir de l'actualiser afin d'obtenir qu'elle soit interprétée dans tout le pays pour être considérée comme danse nationale d'Euskadi par l'organisme "Euskal Dantzarien Biltzarra".

Cortes est une municipalité de la Ribera qui célèbre ses fêtes patronales le 24 juin et le 29 septembre (Saint Michel). En ces occasions ont lieu les célèbres "paloteados" en hommage au Saint et pour la joie de la concurrence.

Le spectacle consiste en quatre danses que sont: paloteado, valse, trenzado et jota. Exécutées par les danseurs sur la place de la mairie, précédés et émaillés de plaisanteries. On va improvisant des versions humoristiques en espagnol dur de style "riberain" surtout à l'encontre du personnage nommé Rabadan.

Sous l'appellation d'Ingurutxo sont connues en Navarre quelques formes chorégraphiques et musicales aux caractéristiques spécifiques dont le "thun-thun de Roncal". Les couples entrent dans la place dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Dans la vallée de Roncal on donnait une grande importance aux costumes, ceux-ci étant différents pour les hommes et femmes mariées ou célibataires.

Burguete est un village situé au bord du rio Urrobi, affluent de l'Iraty, dans un large plateau aux pieds des Pyrénées. Il a une grande importance touristique de par sa proximité avec Roncevaux et le col d'Ibañeta. La musique de cette danse a été reprise par le Père Donostia et les danses totalement perdues, restructurées par le groupe Andra Mari de Galdácano (Biscaye).

Les quatre premières parties appartiennent au groupe des Ingurutxoak (pluriel de ingurutxo). C'est sous ce nom que dans la Navarre occidentale sont connues quelques formes chorégraphiques et musicales aux caractéristiques spéciales parmi les groupes de danses d'hommes et de femmes. Les costumes, comme dans beaucoup d'autres zones du pays, la danse du fandango et le "porrusalda" (autre type de danse du Pays basque).

Les deux parties suivantes sont des danses-jeux, la première d'entres elles, récupérée à la ferme Goikoa de Orbaizeta à Mr. Almirantearena, âgé de 76 ans, en février 1977. De la seconde danse-jeu nous dirons que la musique a aussi été récupérée par le Père Donostia et qu'elle est semblable aux autres danses-jeux européennes.

Concrètement, nous savons que le chef ou capitaine allait armé d'un fouet pour punir ceux qui ne faisaient pas les mêmes mouvements que ce dernier exécutait, qui étaient difficiles.

Zubieta est un village proche de Santesteban (Donestebe en basque), dans la vallée de Malerreka sur la route de Leiza.

Zubieta possède possédait une métallurgie traditionnelle dédiée à la fabrication de sonnailles, qui serait, selon la croyance de certains, l'origine de cette fête, semblable à celle d'Ituren.

La fête a lieu quasiment les derniers lundi et mardi de janvier. Les participants portent une chemise blanche, un pantalon bleu de chauffe, des chaussettes en laine blanches par dessus les pantalons et d'abarkak en caoutchouc. Par dessus ces pantalons est portée une jupe, féminine, brodée et blanche elle aussi. Par dessus, ils portent une peau de mouton qui amortit la pression exercée par le serrage des deux grosses sonnailles fixées très solidement au dos par une longue corde de chanvre. Ces grosses sonnailles doivent êtres parallèles au dos pour donner le meilleur son, uniquement par le pas cadencé de ces porteurs. Une coiffe sur la tête, le thuntturoa, construit en carton et composé de rubans multicolores et de plumes de coq sur la pointe. Enfin un large foulard est fixé autour du cou. A la main ils tiennent l'izopua fait en crin de cheval et qu'ils laissent balancer au rythme des pas.

Le premier jour, les gens de Zubieta viennent à Ituren. Ces derniers vont s'approcher du hameau d'Aurtiz, à la rencontre de ceux de Zubieta, font un tour parmi eux puis se positionnent en tête pour pénétrer dans Aurtiz. De là, ils sortiront pour aller à Ituren où ils feront plusieurs tours sur le fronton. Ils iront ensuite manger tous ensemble.

Le jour suivant, ceux d'Ituren iront à Zubieta vers midi, accompagnés de chars. Aux environs du moulin de Zubieta, la troupe d'Ituren sera reçue par leurs voisins. Ceux-ci se positionnent alors en tête de cortège et iront jusqu'à la place de Zubieta puis, après quelques tours, iront manger. L'après-midi la fête continuera avec des soka-dantzak et le bal.

Il s'agit d'une danse féminine où le groupe de danseuses porte un panier plat (otara) servant à porter le poisson déchargé à l'arrivée des pêcheurs au port. La danse est née dans l'attente des bateaux, où les femmes chantaient et dansaient avec des pas d'une grande vivacité ponctués d'un claquement typique des pieds sur le sol.

Le carnaval du Labourd s'illustre de deux façons différentes. Dans la première, qui correspond généralement à des représentations à périodicité régulière, annuelles, restreintes au cadre local, et pour laquelle les participants recueillent des produits et de l'argent pour la réalisation d'un repas, les convives sont masqués et sont connus sous le nom de piltzar ou zirtzilak.

La seconde forme est obtenue lorsqu'il y a suffisamment de monde intéressé, ce qui occulte le caractère périodique. Il s'agit alors d'une compagnie composée de personnages variés et colorés.

Le carnaval s'achève par une représentation du jugement de Zanpatzar (qui a dû avoir d'autres noms plus personnels) à l'aide d'un bûcher comme l'atteste un texte de la ville de Guéthary.

La concordance de ce mot, Miquelua, avec celui de Miel Otxin, est un de plus, avec celui de Marquitos de Zalduondo (Álava) et celui de Juan Lobo de Torralba del Rio (Navarre), dans cette liste de personnages intéressants.

Elles ressemblent aux autres personnages sauf qu'en plus, elles portent une jupe rouge par dessus les pantalons et espadrilles blancs. Elles ont une grosse veste blanche, en laine. Elles entourent la taille d'une large ceinture de cuir sur laquelle pendent des clochettes.

Dans la semaine de carnaval, lundi et mardi, la troupe réalise des visites protocolaires aux villages et hameaux voisins. Le lundi, le cortège d'Herauritz visite Ustaritz, le mardi, ceux d'Ustaritz dansent à Herauritz ou à Arrauntz et ceux d'Arauntz à Ustaritz.

L'entrée dans le village se fait en dansant Maska Dantza. Une fois sur la place, ils effectuaient une danse chorale appelée Xinple (il n'y a pas de faute) (sur le même air que celui du Godalet Dantza souletin, danse du verre). Le cortège va parcourir les diverses maisons du village. Ils danseront le fandango, l'arin-arin (léger-léger) ou bien le makil Dantza (danse des bâtons).

Thierry Truffaut, Joaldun et Kaskarot. Des Carnavals en Pays Basque, éditions: Elkar, Donosti,2005,366 pages, ISBN 2-913156-74-6 et ISBN 84-9783-303-1.

Beñat Zintzo Garmendia et Thierry Truffaut, " Carnavals Basques ", éditions: Loubatières, Toulouse, 1988, 32 pages, ISSN 0298-0231 et ISBN 2-86266-085-X.

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Danse traditionnelle

Dance des bâtons Catalogne

La danse traditionnelle se réfère au répertoire chorégraphique essentiellement rural, par opposition au répertoire citadin, comme la danse de théâtre ou la danse de société.

Le terme de « danse traditionnelle » tente de réconcilier des concepts très divers, apparus au fil du temps, comme danse nationale (principalement au XIXe siècle), danse folklorique (le synonyme le plus fréquent après la Seconde Guerre mondiale), danse ethnique (davantage préoccupée des danses extra-européennes) ou danse populaire (mêlant danse de ville et de campagne).

Expression née au XIXe siècle pour qualifier le répertoire chorégraphique correspondant aux aspirations des nouvelles nations européennes. Tout comme la musique et les autres arts, la danse a servi à définir l'appartenance d'un peuple à une culture commune, souvent fabriquée pour des raisons de « propagande » nationale. Durant la période romantique, de nombreuses nations naissantes ont mis à l'honneur leurs danses traditionnelles pour renforcer la cohésion sociale. On a vu naître ainsi la danse de caractère, sorte d'universalisation des danses nationales (ex. : on parlait de la danse espagnole, la danse russe, etc.). Cette tendance s'est atténuée au fil du temps et, au milieu du XXe siècle, on préfère parler de danse folklorique.

Depuis les recherches ethnochorégraphiques entamées dans les années 1970, on regroupe plus volontiers ce patrimoine sous le vocable de danse traditionnelle.

Expression née à l'entre-deux-guerres sur le modèle anglo-saxon de folk dance. C'est Arnold Van Gennep qui définit le premier, en 1924, le folklore dans la sphère culturelle francophone. Le folklore est littéralement la science du peuple : étymologiquement, folk vient du germanique peuple (provenant du latin vulgus) et lore du saxon connaissance (cf. allemand lehren et anglais learn).

Ce vocable désigne généralement des danses extra-européennes, souvent par opposition aux danses populaires ou folkloriques, qui s'appliquent davantage aux danses traditonnelles d'Europe.

Parfois synonyme de danse folklorique ou de danse traditionnelle, ce vocable désigne l'ensemble des danses de bal qui se pratiquent (ou se pratiquaient) en milieu urbain.

Les danses traditionnelles font presque toutes parties d'un fonds commun européen qui prend sa source au Moyen Âge : la carole, la basse danse et surtout le branle sont à l'origine de la plupart de nos danses traditionnelles. Se diversifiant tantôt en danses collectives (en chaîne ouverte ou fermée), tantôt en danses de couples, tantôt encore en danses solistes (d'hommes ou de femmes), les danses traditionnelles connaissent des formes régionales, voire locales, qui les distinguent l'une de l'autre.

Certaines danses portent le nom du village dont elles sont issues, d'autres celui de la région, d'autres enfin ont parcouru les siècles de manière invariable depuis leur apparition. La plupart des danses peuvent être rattachées à une « famille » particulière.

L'étude comparative des danses à travers ces diverses approches permet de dégager des comparaisons de répertoires chorégraphiques que tout semble séparer. Ainsi, l'an-dro breton et le branle double de la Renaissance, ou la polka et le malhão portugais.

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Source : Wikipedia