Cuers

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Posté par rachel 20/03/2009 @ 18:09

Tags : cuers, var, provence-alpes-côte d azur, france

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Cuers

Carte de localisation de Cuers

Cuers est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Cuers est le berceau d'hommes célèbres et courageux. Citons : Jean de GANTES libérateur du siège des Tuschins au XIVème siècle puis, Paul PANISSE, Benjamin FLOTTE ET Marius-Désiré MOURRE qui luttèrent au XIXème siècle pour la République, lors de l'insurrection de 1851 et de nombreux autres.

La plus ancienne trace de l'homme découverte sur le territoire de notre région remonte au paléolithique inférieur (17 000 av.J.C) Les découvertes d'aiguilles en os percées, de haches de pierres taillées, polies, de grattoirs attestent de cette présence.

Avant les hommes, les animaux. Savez-vous que des ossements de cervidés ont été retrouvés sur le site de la carrière-ossements datés de plus de 400 000 ans.

Cette époque témoigne d'une société organisée avec des rites et croyances : tumulus (amas au-dessus d'une sépulture) située aux Antiquailles, haches et poignards datant de l'âge du bronze ancien (2500-1500 av J.C), pointes de flèches de l'âge de bronze (1600-1000 av J.C).

Les Ligures venant d'Italie s'installent dans le sud et laissent sur notre commune les premiers oppidas (camps fortifiés) qui seront suivis par de nombreux autres à l'époque gallo-romaine.

A signaler aussi l'oppidum du Pilon du St-Clément (Barres de Cuers : 705 mètres ) qui serait le poste de guet.

Les trouvailles  : murs, fragments de meubles, petits vases à parfum, fragments de doliums, de tugulaes, restes d'enceintes, tessons, monnaies massaliotes, romaine.

A l'époque mérovingienne, Cuers fait partie du compté de Fréjus.

Vers 973  : pour avoir combattu et expulsé les Sarrasins, le comte Guillaume II de Marseille reçoit en récompense un important territoire qui comprend entre autre le village de Cuers. Ce comte rassemble la population, fait construire un château (sur la butte où se dresse Notre Dame de Santé), des fortifications et une église. D'importants murs d'enceinte sont parvenus jusqu'à nous.

En 1032  : AICARD Vicomte de Marseille, seigneur de Cuers donne des terres aux moines de St-Victor de Marseille.

1234  : Confirmation de l'existence de l'hôpital (hospice) suivant acte de donation.

1265  : Le mariage de Guillaume GERAUD de Glandeves avec Béatrice de Marseille fait passer Cuers sous la tutelle des seigneurs de GLANDEVES.

1339  : La première transaction n'ayant pas été respectée par les gens du château, les cuersois obtiennent une deuxième transaction (cette transaction se trouve écrite sur un parchemin que l'on possède encore aujourd'hui).

1373  : Un noble cuersois Jean de GANTES (1328-1389) s'illustre comme brillant capitaine de la reine Jeanne en chassant avec l'aide des cuersois les Tuschins qui avaient assiégé le Castrum de Coreis. La plaine des Trémourèdes (les ennemis tremblèrent) fut le théâtre de cette sanglante bataille.

1383  : Cuers est assiégé par les toulonnais fidèles à Charles de DURAS, ennemi de la reine Jeanne. Ce siège dure 15 jours et les cuersois affamés, sont contraints de manger la viande d'ânesse, ce qui leur vaut le surnom de « manjes saomes ». La ville sera libérée par les alliés d'Isnard de GLANDEVES, seigneur de Cuers.

1391  : Les cuersois combattent pour la reine Marie-Jeanne , sœur de la reine Jeanne décédée, qui veut mettre fin aux divisions en Provence.

Ce privilège confirmé au XVIème siècle par Henri IV fut maintenu jusqu'au XIXème siècle.

Du XIème au XVème siècle  : Le nom de la cité n'est pas fixé et c'est ainsi que l'on rencontre Corios, Coria, Coriis, Cueriis, Coréis, Coreis, Correis.

VINS, chef des Carcistes, occupe Cuers bien placé pour recevoir des renforts en vue de lancer des attaques sur Toulon, alors fief des Razats. Les cuersois prêtent main forte au capitaine BOYER et à sa troupe.

La jacquerie du JEUDI SAINT confirme le soutien des cuersois aux Razats. Le village pourtant fortifié est pris facilement, aussitôt, les habitants achètent des armes pour éviter le retour des Carcistes.

Le XVIIème siècle est marqué par des épidémies de peste (1621, 1640, 1664), des délibérés sont établis concernant les barricades, des billets de santé pour entrer ou sortir du bourg. Le quartier de l'infirmerie doit son nom à cette période.

Août 1689  : Désordres à l'assemblée générale de la communauté. Le Viguier est chassé de la ville. Une délégation demande à l'intendant de Toulon d'accorder à la commune des inhibitions contre les entrepreneurs qui avaient coupé les arbres des places.

XVIIIème siècle  : Ville étape des gens de guerre, ville occupée, ville combattante.

1707  : Les troupes ennemies du Duc de Savoie causent de nombreux dommages dans le village. Des maisons sont incendiées, les habitants s'enfuient dans les bois. Chapelles et église sont pillées (vol du calice à Sainte-Christine). Pour surmonter la grande détresse et enrayer la misère subite par l'occupation de l'ennemi, les cuersois adressent au Parlement d'Aix, une demande de remise d'impôts, et d'obligations.

1720  : LA peste exerce à nouveau des ravages en Provence. Les mesures préventives exceptionnelles prises par des Cuersois ont été bénéfiques, aucun décès ne sera signalé durant cette grave épidémie.

1779  : Le 29 mai, une femme ne jouissant pas de toutes ses facultés mentales, parcourt le village, lance des imprécations à M. HUGUES qui, une heure plus tard est frappé d'apoplexie. Les habitants s'emparent de cette diablesse et la brûlent comme sorcière. Depuis ce jour, les cuersois se virent attribuer le surnom de « brulos frémes » (brûle-femme).

Cuers devient Chef-lieu du district pour l'administration des municipalités et du tribunal du district de la justice.

1792  : La partie est en danger, la communauté achète des fusils mais les femmes refusent de livrer cloches pour la fabrication de monnaie. Les années suivantes voient la réquisition de Cuers pour la fabrication de chaussures, le dont du conseil de tous les objets en or et en argent pour aider les volontaires de l'armée de la République. Dans un même temps, les cuersois décident de faire disparaître toute trace de la royauté ou de la féodalité.

L'an V  : voit l'établissement du bureau de Poste. Durant cette période d'instabilité politique des brigands armés pillent les maisons du village.

1815  : La fin de l'Empire est marquée par le passage sur notre territoire des troupes britanniques et autrichiennes.

1818  : Le cimetière situé à l'actuelle place de la convention est transféré sur son site actuel.

1821  : Solliès-Pont demande sa scission du canton de Cuers.

1825  : Découverte archéologique dans le jardin de M. CASIMIR AURRAN. Il s'agit de monnaies romaines.

1835  : Une épidémie de choléra sévit dans la région, des fonds sont votés pour recourir les indigents.

En 1848  : Le feu couvre le village. LE Maire Victor ROUBAUD, propagandiste de LEDRU-ROLLIN est révoqué.

La nomination de Louis BARRALLIER, contre révolutionnaire, et la nouvelle du coup d'état provoque des émeutes. Une délégation menée par Marius Désiré MOURRE dit le « pacifique » se dirige vers la mairie et investit le bureau du Maire.

Le 4 et 5 décembre 1851  : l'insurrection est en marche. Les soldats tirent sur le jeune Paul PANISSE et le traînent devant la mairie ; celui-ci succombe quelques heures plus tard à l'hospice. Suite à cet événement, le mouvement se développe : arrestation du Maire, constitution d'une commission provisoire. Les cuersois se rassemblent dans les « chambrées » pour faire la politique et parler du célèbre cuersois Benjamin FLOTTE qui, à Paris, luttait au côté d'Auguste BLANQUI pour la République. Après plusieurs années d'emprisonnement, il reviendra sur le devant de la scène dans les années 1870, continuant son combat pour établir la République.

Cependant à Cuers, le 6 décembre 1851 , une rafle met fin à l'insurrection. Dans la rue Queirade , des militaires criblent de balles le jeune Siméon PANISSE âgé de 18 ans qui tenait à s'enfuir. De nombreux cuersois républicains seront arrêtés et déportés comme Marius, Désiré MOURRE mort au bagne en 1858.

1877  : Cuers reçoit BLANQUI, un grand accueil lui est réservé. La réunion donnée au théâtre, organisée en son honneur regroupe les citoyens et les délégations de la région. On vient applaudir le martyr de la liberté. En 1903, la rue fontaine d'Hugues deviendra la rue Panisson.

1883  : Création d'une compagnie de sapeurs pompiers.

1893  : Dénomination de la place François BERNARD en hommage au Maire de Cuers Conseillé Général du Var de 1881 à 1893.

Au cours de ce siècle, on peut noter la plantation de deux arbres (micocouliers) dont un subsiste à valcros, l'inauguration d'une statue de Marianne sur une fontaine, la réalisation des abattoirs, du chemin de fer et de la gare, l'édification complète du groupe scolaire ainsi que la construction de nombreuses fontaines.

Le XXème siècle est marqué par les deux guerres mondiales. Devant le nombre important de cuersois victimes de la première guerre mondiale (1914-1918), le Maire François BRUN inaugure le 1 er novembre 1916 le premier monument aux morts. Le bilan est lourd, on décide de perpétuer le souvenir des quatre frères BERNARD tombés au champ d'honneur : une rue porte leur nom en 1935. Cette guerre conduira les autorités gouvernementales à implanter en 1918-1919, dans la plaine de Cuers – Pierrefeu, la B.A.N (Base aéronautique de Cuers). Le « Dixmude », dirigeable, disparu en 1923, y sera basé. Suivra la deuxième guerre mondiale (1939-1945) aussi meurtrière que la première.

Cuers se situe au carrefour de grands axes routiers (RN97, CD43, CD14, autoroute A57), à 20 kilomètres au nord de Toulon et à proximité de l'aéroport TOULON/HYERES.

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Canton de Cuers

Le canton de Cuers est une division administrative française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ce canton est organisé autour de Cuers dans l'arrondissement de Toulon. Son altitude varie de 45 m (Pierrefeu-du-Var) à 700 m (Cuers) pour une altitude moyenne de 149 m.

Le canton de Cuers groupe 4 communes et compte 18 196 habitants (recensement de 1999 sans doubles comptes).

Le Canton de Cuers est un carrefour routier, à mi-chemin entre le cœur du Var, le pays Brignolais, l'agglomération Toulonnaise et le Golfe de Saint-Tropez. Composé de quatre communes, Cuers (9 200 habitants), Pierrefeu-du-Var (5 200 habitants), Puget-Ville (3 100 habitants) et Carnoules (2 700 habitants), le canton forme la partie nord de la Vallée du Gapeau et la porte naturelle du Massif des Maures et du Centre-Var. Enfin, les Barres de Cuers (705 mètres au Pilon Saint-Clément) sont les premiers contreforts du Massif de la Sainte-Baume. Banlieue nord-est de Toulon, à l'accroissement démographique rapide (16 000 habitants en 1999; 20 000 en 2003), gagnée progressivement par l'urbanisation galopante. Ce phénomène est dû au fait que le canton est desservi par l'autoroute A 57, par la voie ferrée (gares de Cuers-Pierrefeu, Puget-Ville et Carnoules), et par l'axe régional Manosque-Hyères (RD 12,43 et 554). A proximité de Solliès-Pont (6 km), Brignoles (30 km), Toulon (20 km), Hyères (25 km), Le Luc (30 km), Le Lavandou (45 km) et Saint-Tropez (60 km). Enfin, Collobrières, capitale des Maures et de la châtaigne, n'est située qu'a 20 km de Cuers, le chef-lieu du Canton.

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Pierrefeu-du-Var

Carte de localisation de Pierrefeu-du-Var

Pierrefeu-du-Var est une commune française, située dans le département du Var et la région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Il se situe à 150 mètres d'altitude et sa superficie est de 5836 hectares, il domine une vaste plaine viticole où s'étirent les rives verdoyantes du Réal Martin. Ce terroir unique produit des vins rouges et des rosés exceptionnels, leurs cépages nobles : Grenache, Cinsault, Syrah, Mourvèdre. De nombreux domaines réputés et une coopérative viticole renommée entourent le village.

L'ouest de la commune est une vaste plaine, appartenant à la Dépression Permienne qui s'étend de Toulon à Fréjus, en contournant le massif des Maures, qui occupe plus de 50 % de son territoire. Rattrapée par l'urbanisation ces dernières années, la ville est un important centre de production agricole, grâce à sa superficie viticole. Les sommets principaux sont : Le Castellas (445 mètres), le Peyrol (350 mètres) et le Barry (149 mètres). Le centre-ville est bâti à la fois sur le premier contrefort du Massif des Maures et sur la vallée qui s'étend a ses pieds.

Ancien village médiéval, dont les premières apparitions dans les écrits remontent au XIe siècle. Petrafoci, Petrafog, Rochafog et enfin Pierrefeu-du-Var, tels sont les noms de la commune, au fil du temps. A appartenu à différentes seigneuries et comtés, avant d'être érigé en Marquisat (XVIIe siècle).

Le nom viendrait des « pierres à feux » ou bien encore de focus, dans le sens de foyers ou familles dits feux, au recensement des "feux" de 1471 alors au nombre de 69.

On ne trouve pas de silex dans les Maures, mais des quartzites en abondance, roches blanches qui choquées l'une contre l'autre, donnent une étincelle, donc un effet de pierre à feux, d'où vraisemblablement le nom de la commune.

Les armoiries de Pierrefeu représentent cinq flammes jaillissant d’une pierre. Il s'agit bien de « pierres à feux » autrement dit en latin au VIIIe siècle : pietra foci, puis au Xe siècle, on trouve l'appellation petrafoe signifiant pierre à feux.

La plus haute antiquité a laissé des traces sur son territoire où l'on peut encore voir des vestiges de plusieurs enceintes protohistoriques : le Castellas (342 m), le Peyrol (431 m), les Quatre Termes (415 m), devenu plus tard un prieuré bénédictin et enfin les David.

Il semble que le territoire de Pierrefeu s'étendait sur le site de la colline du Peigros, colline qui culmine à 244 m, située au nord de la colline de Sainte-Croix. Des vestiges d'occupation ont été trouvés dans la plaine au lieu-dit Chapelle Sainte-Anne, entre les villes actuelles de Cuers et de Pierrefeu.

C'est à la suite des guerres de religion qui ont dévasté le village que celui-ci s'installe sur la colline de Sainte Croix.

Historiquement, les premières origines de la commune datent du XIe siècle "Petrafoc" dont les terres appartenaient à la seigneurie des vicomtes de Marseille. Jusqu'à la Révolution, la seigneurie ou terre de Pierrefeu a été la propriété de diverses familles, nobles ou non, de Provence. Parfois, plusieurs se la partagèrent simultanément.

La terre de Pierrefeu fut érigée en marquisat par lettres patentes de novembre 1682, et enregistrées le 1er décembre suivant à la Chambre des comptes de Montpellier, en faveur de Pierre Dedons, conseiller au Parlement.

En 1859, les héritiers et descendants des dernières familles seigneuriales, intentaient un procès contre la population de la commune de Pïerrefeu. En effet, ils se présentaient être « reconnus propriétaires exclusifs des terres, gastes, labours, vignes et oliviers, bois, essences de sapins, chênes lièges, chênes blancs, châtaigniers… ».

Les demandeurs se voyaient déboutés et condamnés aux dépens par décision du Tribunal civil de Toulon en date du 2 avril 1859, décision confirmée en appel, le 9 août 1862, par un arrêt de la cour impériale d'Aix.

Enfin, on cite l'existence du Sauvage de Pierrefeu, qui vécut six ans dans la forêt, en se nourrissant de plantes.

Dans bien des châteaux de Provence, de l'an 1150 à l'an 1200, les Grandes Dames et les Troubadours se réunissaient pour rendre des arrêts sur les questions brûlantes de l'amour.

Un véritable code d'amour fut élaboré, dont les règles, parvenues jusqu'à nous, étaient pleines de finesse, de psychologie, de malice aussi. Le château de Pierrefeu garde le souvenir de deux de ces dames qui animèrent sa Cour d'Amour : Rostangue dame de Pierrefeu, Mabille de Fos dame d'Hyères. On peut y ajouter Bertrane dame de Signes.

Durant le XXe siècle, Pierrefeu est affectée par les deux guerres mondiales, et accueille l'aérodrome civil et militaire, puis le centre psychothérapique qui a fait la renommée du village dans les alentours.

Terre de traditions, fière de son passé, mais résolument tournée vers l'avenir, Pierrefeu est aussi mondialement connue pour la qualité de ses vins A.O.C. Aujourd'hui, Pierrefeu est un village touristique, apprécié pour son calme, loin du tumulte des grandes stations balnéaires. L'été, de nombreuses festivités viennent ponctuer les soirées de juin, juillet et août. Enfin les traditionnelles fêtes du village (fête de la moisson, des vendanges, du terroir, de la libération et fête locale) sont l'occasion de découvrir ou de redécouvrir l'histoire et les traditions du village, devenu aujourd'hui paisible petite ville, dont la réputation n'est plus à faire, tant au niveau des produits du terroir que de sa qualité de vie.

Depuis le 15 mai 2007, la commune accueille la Gendarmerie nationale (transfert des unités de Cuers et de Carnoules). Un nouveau casernement est implanté. On découvre dans le hall d'accueil une riche collection consacrée à l'histoire de la gendarmerie (uniformes, documents, matériels, etc.) ayant pour thème « de la maréchaussée, à la gendarmerie », dont le gendarme Nicolas Moulin , Officier de l'Encouragement Public, en est le conservateur (visible également sur internet à l'adresse "collection gend". Le Gendarme Moulin est également le Président de l'association ACSPMG (Association des Collectionneurs pour la Sauvegarde du Patrimoine, de la Maréchaussée à la Gendarmerie) L'inauguration officielle de l'unité s'est effectuée le 13 septembre 2007, en présence de nombreuses autorités, élus, retraités de l'arme, et invités.

Chapelle Sainte-Croix (XIe siècle), ancienne chapelle seigneuriale : ex-votos XVIIIe siècle, deux torchères et bois sculpté du XVIIe siècle.

Paroisse Saint-Jacques-le-Majeur (XVIIe siècle), restaurée aux XVIIIe et XIXe siècles : clocher carré à campanile. Les visiteurs pourront y voir de très belles et anciennes statues en pierre ou carton-pierre dorées à la feuille, ainsi que des ex-votos provenant de la chapelle Ste-Croix.

Lieux-dits et écarts : Église Saint-Jean (Xe siècle), située au hameau du même nom.

Monument du Dixmude (1923), ruines du château médiéval, fontaines (Le Patti, place Wilson, square Duplessis de Grenedan, rue Général-Sarrail, Saint-René, place Gambetta), ancien moulin à huile, ancienne usine à bouchons, monuments aux morts.

Le liège a généré une véritable industrie à Pierrefeu, une nouvelle corporation de métiers et il a inspiré des créateurs en tout genre : poètes, sculpteurs ou encore écrivains.

La Bouchonnerie fut créée en 1899. Elle produisait annuellement, entre 1915-1920, 200 millions de bouchons mais également des produits en liège manufacturé. Elle occupait de 150 à 200 ouvrières et ouvriers. Les lièges provenaient la région mais aussi d'Algérie, puis du Portugal. En 1968, l'usine sombre dans une profonde crise et la fabrication s'arrête en 1971.

Cette ancienne usine devient patrimoine communal, se nomme aujourd'hui "Espace Bouchonnerie" et abrite deux magnifiques salles : salle Malraux et la salle des Tonneaux.

Le liège doit subir de nombreuses opérations (bouillage, planchage…) et passer par de nombreuses machines (tireuse, tubeuse, tourneuse…), avant de devenir bouchon. Pour connaître le liège, ses origines, ses transformations, ses utilisations passées ou encore présentes s'adresser à l'office de tourisme.

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Jean de Maisonseul

Jean de Maisonseul (à droite) avec Hamid Tibouchi en 1997

Jean de Maisonseul (1912-1999) est un urbaniste et peintre français né en Algérie.

Jean Pandrigue de Maisonseul naît à Alger le 3 août 1912. Lors de la conquête de l'Algérie son arrière grand-père, officier de marine originaire du Vivarais, avait débarqué à Sidi Ferruch le 4 juillet 1830, son grand-père était également marin, amiral puis commandant du port d'Alger, son père avocat. Jean de Maisonseul commence à dessiner en 1922. À partir de 1928 il suit des cours de peinture à l' « Académie-Art » d'Alfredo Figueras, peintre catalan réfugié politique à Alger, ami de Picasso. Il s'y lie avec le peintre algérois Louis Benisti. De 1929 à 1934 il travaille comme dessinateur chez Pierre-André Emery, architecte suisse installé à Alger en 1928 après avoir été un proche collaborateur de Le Corbusier à Paris. Maisonseul suit parallèlement de 1930 à 1933 des cours d'architecture à l'École des Beaux-Arts d'Alger.

En 1931 Maisonseul côtoie Le Corbusier qui séjourne régulièrement en Algérie de 1931 à 1936, lui faisant visiter la Casbah d'Alger. « Nous mesurions les marches des escaliers, les banquettes de maçonnerie, les dimensions des ouvertures et des niches, les hauteurs sous plafond et celles des appuis des parapets des terrasses. Ces mesures tournaient autour des constantes (...) que je retrouvais vingt ans plus tard à la publication du Modulor », se souviendra-t-il (Jean de Maisonseul, « A la recherche d'un tracé régulateur », dans Poïesis, n° 3, Toulouse, 1995, p.105). En 1931 Maisonseul se lie également avec Albert Camus, rencontré grâce à son condisciple Max-Pol Fouchet, qui lui donne à lire ses premières œuvres encore inédites.

En 1936 une bourse permet à Maisonseul d'obtenir un diplôme d'urbanisme à l'Institut d'Urbanisme de l'Université de Paris. De retour en Algérie en 1939 il est dessinateur au Bureau du Plan régional d'Alger bientôt devenu Service d'urbanisme du Département d'Alger, qu'il dirige de 1947 à 1956. Il est simultanément secrétaire général de l'Institut d'urbanisme de l'Université d'Alger. Participant au développement rapide de la ville d'Alger, il prend une large part dans le classement des monuments et sites historiques de l'Algérie.

Se rapprochant du philosophe André Mandouze, Maisonseul rencontre à partir de 1946 de nombreux intellectuels et artistes algérois. Il se lie particulièrement avec le poète Jean Sénac, participe aux revues « Soleil » puis « Terrasses » qu'il anime, et commence à exposer ses dessins et ses peintures à la librairie d'Edmond Charlot. Il fait la connaissance, en 1947 de Baya, recueillie par la tante de Mireille Farges qu'il épousera en 1956, et participe de 1952 à 1954 aux efforts des « Amis du Théâtre Arabe » qui tentent de nouer un dialogue interculturel. Après le tremblement de terre d'Orléansville (aujourd'hui Chlef), du 9 septembre 1954, Maisonseul est chargé du plan d'urbanisme pour la reconstruction de la ville.

En 1956 Maisonseul et ses « Amis du Théâtre Arabe », qui ont créé un comité pour la paix, se rapprochent de Camus venu à Alger le 22 janvier prononcer son « Appel à une trêve civile en Algérie » dont, grâce aux efforts de Maisonseul et d'Omar Ouzegane, les responsables nationalistes de la zone d'Alger acceptent l'idée mais que rejettent les dirigeants français, tels Guy Mollet qui, le soir même de la « journée des tomates » (6 février 1956), reçoit en vain Maisonseul et les « Libéraux » algérois. Sur dénonciation et après perquisition Maisonseul est rapidement malmené par le pouvoir, accusé d'atteinte à la sûreté de l'État, incarcéré le 26 mai à la prison Barberousse. ”Il faudra de toute nécessité m'arrêter aussi”, écrit dans Le Monde Camus qui le défend aussitôt énergiquement, jusqu'à sa libération provisoire le 12 juin (Albert Camus, « Essais », Bibliothèque de la Pléiade, pp. 1003-1008).

Nommé en novembre 1962 conservateur du Musée National des Beaux-Arts d'Alger au titre de la coopération, à la demande du ministère algérien de l'Education nationale, Jean de Maisonseul mène les longues négociations qui aboutissent en 1970 à la restitution des quelque 300 œuvres du Musée déposées au Louvre à la veille de l'Indépendance - « bien que dès le début André Malraux, alors Ministre de la Culture, ait reconnu que ces œuvres appartenaient à l'Algérie », précisera-t-il. Dès juillet 1963 Jean de Maisonseul assure la réouverture du Musée, en y introduisant les œuvres des jeunes peintres algériens, Aksouh et Benanteur, Guermaz, Issiakhem et Khadda, Martinez et Choukri Mesli. Il organise une rétrospective des gouaches de Baya qu'il encourage à reprendre son travail, interrompu après son mariage depuis près de dix ans. « Ce sont des amis, les de Maisonseul, de très grands amis, qui m'ont poussée », confie Baya en 1994 : « quand j'ai repris mon premier pinceau, mon premier papier, c'était Mireille et Jean de Maisonseul qui me les avaient offerts ». Jean de Maisonseul préfacera par la suite les nouvelles expositions de Baya. En 1963 à Alger, l'année suivante à Paris et de nouveau à Alger, Maisonseul participe simultanément au milieu de ses amis peintres aux premières expositions collectives qui suivent l'Indépendance et demeurera jusqu'à sa disparition attentif aux développements de leurs œuvres.

A partir de 1964 Maisonseul expose régulièrement à Alger. Il est nommé en 1970 directeur de l'Institut d'urbanisme de l'Université d'Alger, poste qu'il occupe jusqu'en 1975. Après la mort à Alger de Jean Sénac le 30 août 1973 il se dévoue à sa mémoire par la création de “fonds Sénac” à la Bibliothèque nationale d'Alger et aux Archives de la ville de Marseille. À sa retraite en 1975 il quitte l'Algérie pour s'installer à Cuers, près de Toulon (Var), s'y consacre à sa peinture et multiplie les expositions, notamment à Sens en 1982, chez Edmond Charlot à Pézenas en 1984, au Centre culturel Algérien à Paris et au Musée Picasso d'Antibes en 1988, et à Toulon. Il meurt à Cuers le 3 juin 1999.

A travers les décennies la peinture de Jean de Maisonseul aborde de nombreux thèmes selon des approches variées, depuis l'évocation des “Prisonniers”, “révoltés” ou “criant”, des Mendiants, Aveugles et Bergers (1955-1961), des paysages de Tipaza et du Chenoua ou du Sahel (1965-1966), jusqu'à ses Philosophes des années 1990, proches “des vieux cyniques grecs”. L'une des veines les plus constantes et les plus originales de son œuvre est liée à son attention renouvelée à l'univers des pierres.

Peinture « minérale », observe d'emblée Camus (Jean de Maisonseul, Galerie Lucie Weil, 1958). Dans l'introduction qu'il écrit en août 1987 pour des textes datant de 1947 et 1948, édités quelques mois après sa mort (Les Quatre Vents, Editions Domens, Pézenas, 1999) Maisonseul raconte lui-même comment il découvre en 1949 “la lecture des signes inscrits sur les pierres” qu'il ramasse dans les criques, au pied des falaises et des éboulis du Chenoua. “Il y a deux façons de les regarder pour tenter de les voir”, écrit-il : à la manière d'une sculpture, “en les élevant dans l'espace”, ou d'une peinture, “en suivant les signes inscrits sur leur face”. C'est dans cette lecture qu'il s'engage. “C'est surtout au langage des signes que je m'intéressais, découvrant qu'ils se regroupaient par famille de formes, selon des rapports, des concordances, des articulations et des analogies qui constituent un 'style'. Ainsi, je trouvais des galets égyptiens, grecs, hindous, chinois, nègres, aztèques… et aussi les plus beaux Kandinsky ou Klee que je n'aurais pas pu reconnaître il y a cinquante ans en les rejetant dans ce que j'appelais 'les formes du futur' parce qu'elles n'avaient pas encore été nommées”.

C'est le château inverse de La Falaise et du Gouffre (1979) que fait apparaitre quelques années plus tard la série de l' Affleurement des eaux à la Fontaine-de-Vaucluse. Au spectacle de la déconstruction au long du temps succède celui des constructions mêmes de la pierre, le dévoilement de ses premières architectures. “Pour qui sait le tragique, il n'est d'autre réalité que l'apparence des formes faites et défaites par la vie”, notera Maisonseul (“Louis Bénisti”, Espace Interrogation, Toulon, 1993). Sur ses dessins et peintures monochromes l'eau se fait pierre fluide, la roche eau densifiée. L'univers de la pierre semble chez Maisonseul contenir toutes les formes, jusqu'à celles du corps humain (Roche et eau, 1978). Dans la voie de cette minéralisation, le ciel même se fait roche transparente en suspension (Brumes du matin, 1979), l'arbre château de pierre vivante (Arbre de nuit, 1982; Ecorces de la nuit, 1990-1991).

A propos de ces œuvres Jean de Maisonseul résume en 1992 et 1994 (“Pour Mémoire”, Espace Interrogation, Toulon, 1992; “A la recherche d'un tracé régulateur”, dans “Poïesis” n° 3, Toulouse, 1995) les étapes de sa démarche. Il redéfinit en peinture l'usage du “tracé régulateur”, familier à sa pratique architecturale, qui selon Le Corbusier “confère à l'œuvre l'eurythmie” et apporte “la perception bienfaisante de l'ordre”. Le principe, écrit Jean de Maisonseul, “consiste à relier par des droites les points donnés par les modules des quatre côtés de la surface du support, ouvrant ainsi plusieurs éventails dont le recoupement des branches propose de multiples points de passage possible, points structurant la représentation qu'on se propose. (...) Un point nous donne le chemin.” En un premier dessin Jean de Maisonseul esquisse au long de ces points d'articulation les tensions qui porteront les mouvements du regard, menant à “une construction qui devient écorce, sculpture, architecture”. Un second dessin y infiltre par le clair-obscur “ombres, lumières, pénombres”. Dans le troisième les couleurs introduisent “la radiation de la lumière, ses modulations”. En un dernier moment le peintre poursuit sa recherche sur des contreplaqués de grands formats “par des frottis et des glacis de couleur étendue sur des enduits de haute pâte”.

En ses étapes ordonnées, la démarche de Jean de Maisonseul, unique dans l'art contemporain, apparaît rigoureusement réfléchie et tout à la fois libérée de toute contrainte. “L'étendue dans le temps du travail des différents dessins et le passage à la peinture à l'huile conduisent à des modifications, des variantes, des fantaisies suivant l'heure et l'humeur du peintre et des propositions plastiques possibles”, précise-t-il. Le dessin préparatoire n'est que “filet protecteur”, les peintures au-delà “sont livrées à l'aléatoire des grands jus, clairs-obscurs monochromes colorés”, confie Maisonseul de ses Pierres de Nuit. Le calcul de la trame, moyen et non recette, n'emprisonne pas la démarche du peintre, lui assure plutôt les conditions d'une découverte créatrice.

Cette découverte apparaît chez Maisonseul simultanément plastique et poétique. Dans la reconstruction solennelle de l'espace transparaît un univers tout de silence. Au plus profond de la durée géologique Maisonseul fait entrer dans l'instant arrêté de la présence la plus pure, “affleurer la conscience palpable de l'infini”, écrit Michèle Domerc Vidal préfaçant les “Pierres de la Nuit” (Le Haut Quartier, Pézenas, 1984). Dans l'espace de ses œuvres “physique et métaphysique” s'articulent et communiquent, observe Lorand Gaspar (“Je suis entré dans la peinture de Jean de Maisonseul par les pierres”, Musée Picasso, Antibes, et Centre Culturel Français d'Alger, 1988-1989). Stéphane Gruet insiste semblablement sur la dimension “métaphysicienne” de son œuvre. “C'est l'impression d' 'originel' qui immédiatement s'impose devant ces tableaux (...), l'esthétique la plus haute renvoie à la métaphysique la plus nue” analyse encore Jean-Claude Villain (“L'enracinement de l'originel”, dans “Lœss” n° 24, Saint-Martin-de-Cormières, avril 1986, p. 24)). “Chaque fois, Jean de Maisonseul fixe une visitation”, écrivait Jean Sénac en 1968 (“Jean de Maisonseul”, Centre Culturel Français, d'Alger, 1968) : “Ce n'est pas impunément que le peintre a vécu avec Camus la genèse des 'Noces'. Il ne s'agit pas d'arrêter le temps mais d'échapper par un instant, un signe, immobilisés dans leur vif, à notre inacceptable temps mortel”, ou bien, dans ses œuvres ultérieures, de tenter de rejoindre, au-delà de ce temps mortel, l'instant perpétuel du monde.

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Source : Wikipedia