Crise financière

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Posté par talos 25/02/2009 @ 00:13

Tags : crise financière, finance, economie

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Crise financière de 2008 en Islande

Siège de la Landsbanki

La crise financière de 2008 en Islande affecte le système économique et bancaire en octobre 2008, dans le contexte de la crise économique mondiale de 2008. Pour prévenir l'effondrement du système bancaire islandais, les trois principales banques du pays ont été nationalisées.

Fin septembre, la banque Glitnir voit 75 % de ses actions rachetées par l'Etat islandais. La semaine suivante, le contrôle de Landsbanki fut transmis à l'Autorité financière islandaise (FME). Peu après, la même organisation prit le contrôle de la principale banque islandaise, Kaupthing.

L'Islande « étant près de devenir le premier cas de banqueroute nationale de l'effondrement financier »,.

Cependant, le Premier ministre Geir Haarde déclara que les actions prises garantissaient que l'État ne serait pas en faillite. Au 31 juillet 2008, la dette nationale extérieure de l'Islande se montait à 9 553 milliards de couronnes islandaises, plus de 80 % étant détenus par les banques, alors que le produit national brut du pays s'élevait à 1 279 milliards en 2007.

Les effets de cette défaillance se font sentir dans d'autres pays européens. Au Royaume-Uni, les clients d'Icesave (une filiale de la Landsbanki) constatèrent le 7 octobre qu'ils ne pouvaient plus retirer de fonds. De nombreuses organisations, municipalités et autorités britanniques détiennent des fonds dans les banques islandaises. De la même façon, beaucoup de banques européennes ont des centaines de millions d'euros d'exposition dans les banques islandaises.

Les fonds des clients belges et luxembourgeois investis auprès de la filiale luxembourgeoise de la banque Kaupthing sont également inaccessibles en octobre 2008.

La couronne islandaise a perdu près de 50 % face à l'euro entre janvier et octobre 2008. La hausse des prix se monte à 14 %. Le montant des taux d'intérêt islandais a été porté à 15,5 % pour s'accorder avec la haute inflation et la faiblesse de la couronne, désormais uniquement battue par les performances catastrophiques du dollar zimbabwéen. Cette dépréciation de la monnaie a mis une forte pression sur les banques privées islandaises, fortement dépendantes de la dette extérieure.

Dans la nuit du mercredi 8 octobre 2008, la Banque centrale d'Islande abandonna ses tentatives de maintenir un taux de change fixe de 131 couronnes pour un euro, qu'elle avait tenté d'instaurer le lundi 6 octobre.

Le jeudi 9 octobre, la couronne islandaise était échangée à un cours de 340 contre 1 euro quand la monnaie échappa au contrôle suite à la prise de contrôle par le Gouvernement de la dernière grande banque privée islandaise ; et dès lors, la perte du marché de la couronne par les établissements de « compensation »,.

Les quatre agences de notation qui évaluent la dette souveraine de l'Islande ont toutes baissé leur évaluation au cours de la crise, et leurs prévisions pour le futur vont dans le sens d'une dépréciation. Le gouvernement islandais avait un bilan relativement sain, avec une dette souveraine de 28,3 % du PIB et un surplus de budget de 5,5 % du PIB (2007). De plus, la valeur des obligations en monnaie étrangère arrivant à échéance en 2008 n'était que de 600 millions USD, et le service de la dette étrangère de 2009 de 215 millions USD, charges qui étaient gérables par le gouvernement islandais. Cependant, les agences pensent que le gouvernement va devoir émettre davantage d'obligations en monnaie étrangère, pour couvrir d'une part les pertes issues des liquidations des opérations des banques privées islandaises à l'étranger, ainsi que pour stimuler la demande intérieure sur le marché national prenant la direction de la récession.

La crise intervint progressivement au fur et à mesure des difficultés rencontrées par les banques pour refinancer leurs dettes. Il est estimé que les quatre principales banques du pays ont une dette extérieure de plus 100 milliards de dollars US, c'est-à-dire environ 300 000 USD par habitant, étant donné le produit intérieur brut islandais de 14 milliards USD. La króna, ou couronne islandaise, fut dès le début 2007 jugée par The Economist comme la monnaie la plus surévaluée du monde, ayant également souffert des effets de Carry trade sur le marché des changes, exacerbant d'autant le problème.

À partir d'un marché domestique restreint (l'Islande ne compte qu'un peu plus de 300 000 habitants), les banques islandaises ont financé leur expansion à l'aide d'emprunts sur le marché interbancaire et, plus récemment, par des dépôts hors Islande, via des rendements attractifs, ce qui est une forme de dette extérieure. Les Islandais eux-mêmes ont contracté une forte dette privée, équivalent à 213 % du revenu disponible, ce qui a engendré l'inflation.

En réponse à la hausse des prix – 14 % sur les douze mois précédant septembre 2008, à comparer avec l'objectif de 2,5 % –, la Banque centrale d'Islande a gardé des taux d'intérêt élevés (15,5 %). De tels taux d'intérêt, à comparer avec les 5,5 % au Royaume-Uni ou les 4 % de l'Eurozone entre autres, ont encouragé les investisseurs étrangers à déposer des avoirs en couronne islandaise, conduisant à une forte inflation monétaire : la masse monétaire (M3) islandaise s'accrut de 37,8 % dans les douze mois précédant août 2008, à comparer avec un accroissement du produit intérieur brut de 5 % sur la même période. Et dès lors s'est installée une situation de bulle financière, avec des investisseurs surestimant la valeur réelle de la couronne islandaise.

Comme de nombreuses autres banques à travers le monde, les banques islandaises eurent de plus en plus de difficultés à se refinancer sur le marché inter-bancaire, ainsi qu'à renouveler leurs emprunts, les créditeurs exigeant paiement alors qu'il n'apparaissait plus possible d'obtenir de nouveaux emprunts. En une telle situation, une banque devrait normalement pouvoir demander de l'aide à sa banque centrale, en tant que prêteur de dernier recours. Cependant, les banques privées islandaises étant tellement plus importantes que l'économie domestique islandaise elle-même, et la Banque centrale islandaise n'était pas en mesure de garantir le paiement des dettes contractées par les banques, le résultat en fut l'acculement des banques au dépôt de bilan, et finalement, à la nationalisation. Les réserves officielles de la Banque centrale à la fin septembre 2008 se montaient à 374,8 milliards de couronnes islandaises, à comparer avec les dettes cumulées des banques privées de 350,3 milliards de couronnes sur le marché des dettes à court terme.

L'actuel climat économique en Islande a affecté de nombreuses activités économiques ainsi que les citoyens. Avec la création de la Nýi Landsbanki, la nouvelle entité constituée sur les ruines de la Landsbanki, environ 500 employés perdent leur travail, l'entreprise passant de 1 500 à 1 000 personnes, suite à la restructuration visant à la réduction des activités internationales de la banque. La perte d'emplois doit être comparée avec le nombre de personnes sans emploi, et le nombre de vacances d'emploi déclaré, se montant respectivement à 2 136 et 495 fin août 2008.

D'autres entreprises sont touchées. Par exemple, Icelandair a constaté une baisse significative des demandes de vols intérieurs. Le trafic international serait cependant en augmentation. Guðjón Arngrímsson, un porte-parole de la compagnie, a déclaré : "Nous bénéficions d'un trafic raisonnable des autres marchés... nous tentons de profiter de la faiblesse de la króna." Il a également déclaré qu'il était impossible de prédire si la compagnie serait bénéficiaire cette année.

Morgunblaðið, un journal islandais, supprime des emplois et s'associe au groupe média 365. Le journal 24 stundir a cessé sa publication suite à la crise, se traduisant par une perte de vingt emplois.

Selon Paul Thomsen, directeur de la mission du FMI actuellement en Islande, le produit intérieur brut de l'Islande devrait chuter de 10 % suite à la crise, mettant le pays en situation de dépression économique.

Des manifestations ont lieu régulièrement devant le Parlement, pour exiger la démission du gouvernement et du directeur de la banque centrale, ainsi que des élections anticipées. Ces manifestations ont été émaillées d'incidents rarissimes dans ce petit pays sans armée de 320 000 habitants.

Pour tenter de rétablir la situation, l'Islande pourrait adhérer à la zone euro, sans pour autant adhérer à l'Union européenne, même contre l'avis de la BCE.

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Crise financière de 2007-2009

Niveau moyen du Dow Jones Industrial, entre janvier 2006 et novembre 2008[32].

La crise financière de 2007-en cours est une crise financière marquée par une crise de liquidité interbancaire et une crise du crédit (Credit crunch : Resserrement du crédit), qui a débuté vers juillet 2007. Elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles économiques et par les pertes importantes des établissements financiers provoquées par la crise des subprimes.

Elle s'est accentuée en septembre 2008 avec la faillite de plusieurs établissements financiers, provoquant un début de crise systémique et la mise en difficulté de plusieurs États.

Elle a entraîné comme conséquence une chute des cours des marchés boursiers et la crise économique de 2008-2009 qui provoque un ralentissement généralisée de l'activité économique, voire des récessions dans plusieurs pays à partir de 2008.

La crise financière qui débute en 2007 tient son origine de la politique monétaire trop accommodante de la Réserve fédérale américaine (la Fed) au cours des années 2000 sous le mandat d'Alan Greenspan,, et d'innovations financières mal maîtrisées. Parmi les responsables politiques ayant favorisé directement les conditions de cette crise par des mesures économiques et sociales, le Guardian cite Bill Clinton, George W. Bush, Gordon Brown, ainsi que, dans le domaine de la finance, les pdg anciens et actuels de la compagnie d'assurance American International Group Inc., des banques Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merrill Lynch, Halifax Bank of Scotland, Royal Bank of Scotland, Bradford & Bingley, Northern Rock, Bear Stearns, Bank of England et des personnalités telles que le financier George Soros, le milliardaire Warren Buffet et le président d’un fonds d’investissement US John Paulson.

Lors de la récession qui a suivi l'éclatement de la bulle internet en 2000-2001, la Fed a abaissé son taux directeur jusqu'à 1 %, puis l'a maintenu à un niveau trop bas, provoquant une création monétaire trop forte et un gonflement de bulles sur les marchés immobiliers et sur les matières premières. De plus, le gouvernement américain a mis en place une politique d'accession à la propriété qui a obligé les banques à faire des prêts à des ménages en réalité non solvables, en particulier par le Community Reinvestment Act. Les organismes semi-étatiques Freddie Mac et Fannie Mae ont été incités à fortement abaisser leurs critères de sélections aux prêts hypothécaires.

En 2006, la Fed, au début du mandat de Ben Bernanke, a augmenté son taux directeur de 1% à 5% afin de réduire les pressions inflationnistes grandissantes. Cette hausse du taux directeur a provoqué un dégonflement de la bulle immobilière américaine, et a entraîné un renchérissement des mensualités de remboursement des crédits immobiliers (les crédits étant souvent à taux variables). Beaucoup de ménages ont cessé de rembourser leur crédit et ont quitté leur bien immobilier, saisi puis mis en vente par les établissements de crédit, entraînant une augmentation de l'offre sur le marché immobilier, et faisant donc davantage baisser les prix. Du fait de la baisse des prix, les établissements ne récupèrent que partiellement la somme prêtée. Les effets du dégonflement d'une bulle immobilière se limitent généralement à des faillites personnelles et à des pertes réduites pour les établissements financiers. La crise de 2007-2008 est différente car les établissements de crédit immobilier n'ont pas conservé les créances immobilières dans leurs bilans, mais les ont regroupé dans des véhicules de placement, des fonds hypothécaires,pour les revendre entre autres à des fonds de pension et à des grandes banques américaines. Les fonds hypothécaires perdant de la valeur avec la fin de la bulle immobilière, et, surtout, la complexité et l'enchevêtrement des véhicules de placement rendant très difficile l'estimation de leur valeur, le bilan des établissements financiers a été aggravé, qui du fait des normes comptables de mark-to-market, ont dû fortement provisionner des dépréciations d'actifs. Ceci a provoqué un effet de contagion et une perte de confiance généralisée entre établissements financiers, ce qui a asséché le marché interbancaire (crise de liquidité). Les institutions financières, en particulier les banques d'investissement, ont été fragilisées.

Les incertitudes sur les engagements directs et indirects des établissements financiers en matière de crédit à risque, mais aussi la crainte d'un ralentissement général des activités de banque de financement et d'investissement, très rentables et moteurs de la croissance au cours des années précédentes, ont fini par entraîner une véritable crise de confiance, ayant connu peu de précédent, entre banques. Celles-ci ont vu se tarir leurs principales sources de refinancement, le marché interbancaire et l'émission d'ABCP ((en) asset-backed commercial paper),.

Sur le marché interbancaire, sur lequel les banques en situation d'excédent de capitaux prêtent à celles qui en manquent, la défiance entre banques elle-même a conduit à une envolée du taux interbancaire.

Par ailleurs, les banques avaient mis en place au cours des années précédentes des structures de financement, appelées conduits ou SIV ((en) structured investment vehicles) qui émettaient du papier commercial à court terme à taux faible ((en) asset-backed commercial paper) vendu à des investisseurs. Les fonds levés étaient ensuite prêtés à long terme à des taux plus élevés, ce qui permettait de dégager une marge d'intérêt. Seulement, ces emprunts à court terme devaient être renouvelés régulièrement (tous les trois mois). Or, une fois la crise de confiance envers les banques engagée, les investisseurs ont cessé de financer les ABCP, obligeant les banques à les financer elles-mêmes.

La crise de liquidité bancaire a conduit les banques centrales, Banque centrale européenne (BCE) et Federal Reserve (Fed) en premier lieu, à procéder à de massives injections de liquidité sur le marché interbancaire afin de permettre aux établissements de refinancer leur activité et d'éviter le déclenchement d'une crise systémique (crise de tout le système). La première intervention a eu lieu le 9 août 2007, lorsque la BCE a injecté 94,8 milliards d'euros dans le système financier européen pour accroître les liquidités qui manquaient au marché. Il s'agit de la plus grande mise à disposition de fonds faite en un seul jour par la BCE, dépassant le prêt de 69,3 milliards d'euros fait après les attentats du 11 septembre 2001. Le même jour, la Fed injecte 24 milliards de dollars US dans le système financier de son pays.

La forte hausse, à partir du mois d'août 2007, des taux à court terme auxquels se refinancent les banques constitue un vrai risque pour leur équilibre financier : « L'envolée des taux du marché du refinancement bancaire (Eonia et Euribor), devenus supérieurs aux taux des prêts sans risque à long terme, une situation intenable pour les établissements financiers », écrit le 15 septembre le journal spécialisé Investir. En effet, certaines banques en arrivent à emprunter à des taux élevés pour refinancer des crédits qu'elles ont accordés précédemment à des taux moindres.

La crise de liquidité est renforcée par l'asymétrie d'information entre banques, qui sont donc réticentes à se prêter entre elles.

Les banques australienne Macquarie, américaine Bear Stearns, britannique HSBC et allemande IKB ont été parmi les premières touchées. Bear Stearns, notamment, possédait des fonds spéculatifs qui avaient misé sur une remontée du secteur immobilier pour le recouvrement de fonds prêtés par des banques. La banque a été affaiblie dés le début par la faillite de deux de ses hedge funds.

Une panique bancaire, limitée à la banque britannique Northern Rock, a eu lieu en septembre 2007. En 3 jours, les clients de la banque ont retiré 12 % des montants déposés.

D'autres importantes dépréciations d'actifs ont été passées au titre du quatrième trimestre 2007 et du premier trimestre 2008.

Les marchés financiers, qui avaient subi une première crise de confiance en février-mars 2007, avant de se reprendre au début de l'été, atteignent leur plus haut niveau annuel à la mi-juillet. Ils chutent à partir du 18 juillet (annonce de l'effondrement de deux hedge funds de Bear Stearns), un mouvement accentué le 9 août avec l'annonce du gel des trois fonds monétaires dynamiques de BNP Paribas Investment Partners, filiale de BNP Paribas. En août 2007, Oddo Asset Management gèle plusieurs fonds d'investissement de son réseau, et en février 2008, AXA Investment Managers suspend 3 fonds d'investissement de son réseau.

La chute des cours s'accentue avec la crise financière de l'automne 2008. La semaine du 6 au 10 octobre 2008 restera dans les annales comme une des pires semaines que les bourses mondiales aient connus. Le CAC40 a en effet perdu pas loin de 1000 points, soit environ 20%.

Entre le 1er janvier 2008 et le 24 octobre 2008, le CAC 40 baisse de 43,11%, le Dax (Allemagne) de 46.75%, le FTSE 100 (Royaume-Uni) de 39,86%, le Nikkei (Japon) de 50.03% et le Dow Jones (États-Unis) de 36,83%.

Entre septembre et octobre 2008, la crise financière s'accroît fortement, avec en particulier la faillite de Lehman Brothers. Les marchés boursiers baissent fortement.

Ces actions ont été interprétées comme le renforcement de l'action des États dans le système financier après trente années de recul du rôle de l'État. Certaines interprétations ont salué la fin du libéralisme voire, comme lors de la crise boursière de 1987, la faillite du capitalisme. D'autres interprétations voient un retour vers le keynésianisme.

Premier point, selon eux, la crise n'a pas été provoquée par un excès de libéralisme mais en fait par des distorsions du libre marché provoquées par l'État, notamment la politique monétaire expansionniste menée par Alan Greenspan pendant les années 2002-2007, à l'origine de la bulle d'endettement, et l'obligation de prêter aux ménages les plus pauvres imposée par l'État américain aux banques, cause de l'octroi des crédits subprimes. « Sous l'influence de la loi dite Community Reinvestment Act, les banques ont eu à choisir entre renoncer à leur développement ou effectuer des prêts très risqués aux communautés désavantagées », remarque l'économiste Florin Aftalion le 14 octobre 2008. De même, il estime que la titrisation de ces créances en MBS a été réalisée « avec les encouragements du Congrès ».

Enfin, les libéraux plaident pour une intervention courte de l'État, qui laisserait jouer les forces du marché dès que cela sera de nouveau possible.

La crise financière affecte l'activité économique par le biais notamment de la baisse du moral des ménages et des chefs d'entreprises, des difficultés rencontrées par les banques, du resserrement des conditions de crédits (hausse des taux d'intérêt, sélection plus forte des emprunteurs). Ces facteurs pèsent sur la consommation des ménages et sur l'investissement des entreprises, provoquant une forte réduction de la croissance. Cette crise économique de 2008, à laquelle d'autres facteurs ont contribué, se traduit par une récession aux États-Unis à partir de décembre 2007.

Pour réduire ces conséquences négatives, la réserve fédérale des États-Unis a baissé progressivement ses taux directeurs. Le mardi 18 septembre 2007 elle baisse d'un demi-point son taux directeur principal, ramené de 5,25 % à 4,75 %. C'est la plus forte baisse depuis novembre 2002, lors de la crise de confiance de l'affaire Enron.

Des plans de relance de l'économie sont engagés en novembre et décembre 2008.

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Crise financière de 2008

Niveau moyen du Dow Jones Industrial, entre janvier 2006 et novembre 2008[6].

La crise financière de l'automne 2008 est l'aggravation de la crise financière de 2007-2008 initiée à l'été 2007 par la crise des subprimes. Cette seconde phase d'une même crise financière, marquée par un accroissement de la crise de liquidité et de la crise de confiance et un renchérissement supplémentaire du crédit via une augmentation du taux interbancaire, débute au cours de la semaine du 14 septembre 2008 lorsque plusieurs établissements financiers américains entrent en cessation de paiement, et sont soit sauvés in extremis par la Réserve fédérale américaine (Fed) (la compagnie d'assurance AIG par exemple), soit rachetés par des concurrent en meilleure situation, soit mis en liquidation (Lehman Brothers). La crise touche tous les pays du monde, en particulier en Europe où plusieurs institutions financières connaissent de très graves difficultés et sont sauvées par l'intervention des États et des banques centrales (Banque centrale européenne dans la zone euro). Certains marquent le début de la crise par la nationalisation de Freddie Mac et Fannie Mae le 6 septembre 2008.

Les gouvernements et banques centrales ont réagi, de manière plus ou moins concertée, à un début de crise systémique avec l'objectif à très court terme de maintenir la continuité du système de paiements et du marché interbancaire qui auraient été très affectés par la faillite de plusieurs grandes banques. À cette fin, les banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs et la Fed a élargi sa prise en pension de titres à des actifs risqués ; le gouvernement des États-Unis a repris via une structure de défaisance une partie des « actifs toxiques » détenus par les banques (première phase du Plan Paulson) ; des États ont élargi leur garantie des dépôts des particuliers et ont partiellement nationalisé des institutions bancaires en faillite ou proches de l'être (Royaume-Uni en particulier). Les pays les plus exposés à la crise, en particulier parce qu'ils sont endettés en monnaie étrangère, comme l'Islande et l'Ukraine, ont connu une forte dévaluation de leur monnaie et sont entrée dans une situation de cessation de paiement qu'une aide financière du FMI a résolue.

La crise s'est rapidement répercutée sur les marchés boursiers par une chute des cours (certains parlent du krach de l'automne 2008), tandis que le resserrement du crédit pour les entreprises et les ménages pèse sur l'activité économique déjà affaiblie par la crise en cours depuis 2007.

L'aggravation de la crise financière a fortement accentué la crise économique initiée début 2008, visible par la dégradation rapide des prévisions économiques d'activité pour 2009, poussant les gouvernements à engager des plans de relance financés par la dette. Les discussions concernant la régulation des activités financières se sont accentuées notamment par le sommet du G20 de novembre 2008.

La crise financière a débuté au cours de l'été 2007 avec la crise des subprimes. Si déjà en 2007 et début 2008, quelques établissements bancaires ont été mis en faillite, tel New Century le numéro deux du subprime américain, et si surtout le 16 mars 2008 JPMorgan Chase a repris Bear Stearns avec l'aide de la Fed, la situation s'aggrave très rapidement au début du mois de septembre 2008. Fannie Mae et Freddie Mac, deux organismes semi-étatiques chargés du refinancement des prêts immobiliers aux ménages, vont commencer à connaître de graves difficultés. Les évènements vont alors se précipiter et la faillite de Lehman Brothers aggravera grandement la situation. Le paysage bancaire sera profondément modifié tandis que les places boursières connaîtront de fortes variations (du 01/01/2008 au 24/10/2008, le CAC 40 baisse de 43,11%, le Dax (Allemagne) de 46.75%, le FTSE 100 (Royaume-Uni) de 39,86%, le Nikkei (Japon) de 50.03% et le Dow Jones (États-Unis) de 36,83%).

Des plans de sauvetage du secteur bancaire menacé de défaillances en chaîne vont être lancés aux États-Unis, dans les pays européens et dans de nombreux autres pays du monde. Ces plans ont le plus souvent deux grands acteurs : les gouvernements et les banques centrales (institutions indépendantes des gouvernements aux États-Unis et dans la zone euro). Par ailleurs aux États-Unis le FBI, qui dispose de très peu d'agents chargés de la délinquance en col blanc, a été chargé d'enquêter sur un certain nombre de groupes (dont Lehman Brothers, AIG, Freddie Mac et Fanny Mae) et de fraudes possibles.

Les banques centrales vont agir d'au moins deux façons différentes, en abaissant les taux directeurs et prenant en pension des actifs parfois risqués des institutions financières en difficulté. Par exemple, début octobre la Fed a doublé le niveau de liquidité mises à la disposition des banques, la portant à 9000 milliards de dollars. Mais cette façon de faire peut à terme affecter la solidité des banques centrales. Dans cet esprit, Kenneth Rogoff dans un article publié dans le journal Les Échos, s'inquiète des risques pris par les banques centrales. Par ailleurs, il estime qu'« il est temps d'admettre que l'industrie financière n'est pas simplement victime d'une panique spéculative sur l'immobilier mais subit des changements de fond ». Dans une perspective plus tournée vers le futur, Les banques centrales et au premier rang la Fed ont commencé à réfléchir à la nouvelle architecture financière mondiale. Les 23 et 24 août 2008 lors d'une réunion à Jackson Hole dans le Wyoming Ben Bernanke président de la banque centrale américaine Fed a proposé « une évolution de la réglementation et de la supervision des banques ». Par ailleurs, début octobre, cette institution a commencé à étudier avec un petit nombre des banques la création d'une chambre de compensation sur le marché des Credits default swaps.

Pour enrayer la crise systémique, les État-Unis ont lancé le plan Paulson. Le secrétaire au Trésor des États-Unis Henry Paulson a annoncé le 18 septembre 2008 que l'État américain allait mettre en place une structure de défaisance qui achètera aux institutions financières et gérera des actifs toxiques (notamment les dérivés de crédits subprime) qu'elles ont en portefeuille, annonçant un montant global d'environ 700 milliards de dollars américains. La dette nette des États-Unis passerait ainsi de 10 600 à 11 300 milliards de dollars.

À la suite des plans européens, l’État fédéral américain a à son tour annoncé un plan de recapitalisation des banques. Il devait utiliser 185 milliards d'euros pour entrer au capital de neuf banques : Citigroup, Wells Fargo, JP Morgan Chase, bank of America.

Début janvier, malgré les plans de sauvetage la crise bancaire ne semble pas circonscrite obligeant les gouvernements à agir.

Le renforcement de la crise financière a été un facteur d'aggravation et de propagation de la crise économique, via la crise de liquidité, le resserrement du crédit et l'effet richesse (la forte baisse de valeur des actifs boursiers réduit la valeur de l'épargne de ceux qui détiennent ces actifs, et les incite à épargner davantage – et donc à moins consommer – pour reconstituer leur épargne). L'économie de tous les pays est touchée de manière plus ou moins prononcée, via une réduction de la croissance économique et une hausse du chômage.

Avant le renforcement de la crise financière, l'OCDE prévoyait déjà une récession dans certains pays de sa zone. En novembre 2008, cette institution a publié des estimations et prévisions selon lesquelles plusieurs pays membres (entre autres la Zone Euro, les États-Unis et le Japon) auraient une croissance négative en 2009 et connaîtraient une remontée du chômage, le nombre de chômeurs des pays membres passant de 34 millions à l'automne 2008 à 42 millions en 2010. Elle ne prévoit pas de reprise avant le second semestre 2010,.

Cette crise a également montré qu'il n'y aurait pas de découplage entre les cycles économiques et financiers des pays développés et ceux du du reste de la planète. En effet le ralentissement en Europe et aux États-Unis se transmet aux autres par le biais d'importations moindre. Par ailleurs la crise économique a entraîné une baisse des cours des matières premières (pétrole, etc.) qui affecte notamment l'Argentine, l'Afrique et la Russie. Enfin ces pays sont également directement affectés par la crise financière d'une part parce qu'ils subissent les effets du resserrement du crédit, par les problèmes que connaissent leur système bancaire et par le fait que de nombreux pays qui ne disposent pas d'une monnaie considérée comme « sûre » voient la crise financière se doubler d'une crise monétaire d'autant qu'ils ont parfois empruntés en devises étrangères. C'est notamment le cas de l'Islande (voir crise financière de 2008 en Islande) et de l'Ukraine, qui étaient fortement endettés à l'international en monnaie étrangère, qui les a rendu vulnérables à une chute du taux de change de leur propre monnaie.

Des modifications de la régulation financière aux échelles nationale et internationale sont envisagées et discutées depuis le début de la crise financière de 2007-2008. L'aggravation de la crise au cours de l'automne 2008 et a renforcé les discussions entre les gouvernements.

Christian de Boissieu et Jean-Hervé Lorenzi dans un article du journal Le Monde d'octobre 2008 estiment que « L'heure, aujourd'hui, est à la refondation du système bancaire et financier international » et en appellent à un Bretton Woods financier. L'expression est contestée par certains comme Philippe Chalmin qui craint la résurgence de l'idée de monnaie internationale et approuvés par d'autres tels Martin Wolf éditorialiste au Financial Times qui prône une meilleure coopération internationale. Du fait du poids grandissant des pays émergents dans l'économie mondiale (Chine, Brésil, Inde) et de la position très fortement créditrice de la Chine, la discussion des problèmes économiques et financiers, généralement pratiquée au sein du G8, est élargie au groupe des 20 principaux pays, le G20 pour la réunion du 15 novembre à Washington. Un des problèmes sous-jacents aux réflexions sur la nouvelle architecture financière mondiale est de réduire les déséquilibres de balance courante (tel le large déficit américain) et de renforcer ainsi la légitimité des institutions internationales.

D'après le communiqué final la crise résulterait d'un manque de coopération économique, de problèmes d'évaluation des risques, de normes comptables peu adaptées et disparates, et de déficiences quant à la surveillance des marchés. Le sommet du G20 a condamné la tentation protectionniste et a recommande dans son communiqué final « des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides », il souligne aussi « L'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays ».

La crise a un peu surpris les économistes aussi, pour nourrir la réflexion, Barry Eichengreen et Richard Baldwin ont demandé, dans le cadre du Centre for Economic Policy Research à des économistes de réputation internationale (World Class Economists) (Alberto Alesina, Erik Berglöf, Willem Buiter, Guillermo Calvo, Stijn Claessens, Paul De Grauwe, Wendy Dobson, Barry Eichengreen, Daniel Gros, Refet Gürkaynak, Takatoshi Ito, Vijay Joshi, Yung Chul Park, Raghuram Rajan, Dani Rodrik, Michael Spence (économiste), Guido Tabellini, David Vines, Ernesto Zedillo et Jeromin Zettelmeyer) de rédiger un cours article sur le thème "What G20 leaders must do to stabilise our economy and fix the financial system".

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Crise financière

Le terme crise financière s'emploie pour désigner un ensemble assez large qui inclue notamment les crises du change, les crises bancaires et les crises boursières. Mais le terme est également utilisé pour désigner les crises de la dette publique ou des crises qui affectent un marché à terme voir tulipomanie. Une crise financière peut concerner seulement quelques pays, ou, initiée dans un pays, peut s’étendre par contagion et devenir internationale.

Si une crise financière ne concerne dans un premier temps que les marchés financiers, son aggravation conduira à des effets néfastes sur le reste de l'économie, entraînant une crise économique, voire une récession. Ces effets sont généralement un resserrement du crédit et donc une baisse de l'investissement, une crise de confiance des ménages.

En France, les effets sur les dépôts des épargnants d'une crise systémique du système financier sont limités par le fonds de garantie des dépôts qui permet aux clients des banques d'être protégés et remboursés jusqu'à hauteur de 70.000 euros en France, un mécanisme qui a rassuré lors des difficultés de l'automne 2008.

Les crises financières semblent se produire régulièrement. Elles pourraient être intrinsèquement liées au fonctionnement des économies de marché.

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Source : Wikipedia