Créteil

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Posté par talos 11/03/2009 @ 18:07

Tags : créteil, val-de-marne, île-de-france, france

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Créteil

Vue de l'hôtel de ville de Créteil

Créteil est une ville de la banlieue sud-est de Paris, préfecture du département français du Val-de-Marne, dans la région Île-de-France. La ville est de plus le siège d'un évêché catholique depuis 1966 et d'une académie depuis 1972. Avec une population de 88 939 habitants en 2006, Créteil est la sixième commune de la région Île-de-France et la plus peuplée du département.

Petite ville au caractère champêtre jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Créteil connait une forte urbanisation à partir de 1955 avec la construction du quartier du Mont-Mesly par l'architecte Charles-Gustave Stoskopf, prélude à l'édification de nombreux autres. Créteil devient le chef-lieu du département du Val-de-Marne par un décret d'application de 1965 et bénéficie alors d'un programme d'urbanisme particulier baptisé « Nouveau Créteil » incluant tous les bâtiments administratifs incombant à son nouveau statut : Hôpital Henri Mondor, Préfecture, Hôtel de Ville, Palais de Justice.

La ville présente un patrimoine environnemental de qualité, notamment grâce à son lac de 42 hectares, aux bords de Marne et au label « 4 fleurs » avec la mention « Grand Prix» obtenu au concours des villes et villages fleuris depuis 1984.

Créteil est située au centre du département du Val-de-Marne, au cœur de l'agglomération parisienne. Elle se trouve plus précisément à environ 11 kilomètres au sud-est (cap de 131°) de Paris (Notre-Dame).

Les communes limitrophes sont Maisons-Alfort et Alfortville à l'ouest, Saint-Maur-des-Fossés et Bonneuil-sur-Marne à l'est, Limeil-Brévannes, Valenton et Choisy-le-Roi au sud.

Créteil est établie sur un terrain relativement plan compris entre les vallées de la Seine à l'ouest et de la Marne à l'est. La commune est d'ailleurs arrosée directement, sur sa limite orientale, par la Marne qui y achève sa dernière boucle avant la confluence avec la Seine à Alfortville.

Des crues importantes de la Marne ont marqué l'histoire de la commune notamment en 1658, 1740, 1802, 1817, 1837, 1840, 1841, 1892, 1896, 1910, 1919, 1920, 1924, 1930, 1944, 1955, 1959 et 1970. Des crues de la Seine furent également importantes en 1830 et 1910 notamment. Dans l'attente de la crue centenaire qui pourrait causer d'importants dégâts, la ville s'est dotée d'un lac artificiel urbain d'environ 40 hectares situé au sud-ouest de la commune : le lac de Créteil. Il s'agit d'une ancienne carrière reconvertie en lac au milieu des années 1970.

La zone de plaine alluviale est érodée par l'action de la Marne et de la Seine. Seul vestige du tertiaire : le Mont-Mesly, à l'est du territoire communal dont il est le point culminant à 74 mètres d'altitude. L'altitude minimale enregistrée sur les rives de la Marne est de 31 mètres.

Quelques rares silex du paléolithique sont encore mis au jour au début du XXe siècle sur le territoire communal. Le néolithique a laissé plus de traces tel le polissoir qui fait la fierté préhistorique de Créteil. Ce bloc de plus de deux tonnes servait à l'affûtage des pierres. Au moins deux haches néolithiques ont également été découvertes dans la zone du Mont-Mesly. L'une d'elles (hache de jadéite) est exposée au Musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye. En draguant la Seine au XIXe siècle, plusieurs armes de l'âge de bronze furent découvertes. Elles sont exposées au British Museum de Londres.

Camille Jullian posa au début du XXe siècle l'hypothèse d'un domaine gallo-romain à Mesly. Les éléments archéologiques sont toutefois rares. La découverte de débris et de monnaies à la fin du XXe siècle appuient pourtant l'hypothèse de Jullian.

Les premières traces écrites faisant référence à Créteil remontent aux Mérovingiens : Vicus Cristolium. Ce toponyme est formé du préfixe crist et du radical Olium. Ces deux termes sont gaulois : « clairière » pour crist et « crête » pour Olium. La « clairière » de la « crête » du Mont-Mesly se trouve dès avant la romanisation sur la route reliant Paris et Sens (route nationale 19 aujourd'hui).

Une étymologie plus traditionnelle était que le mot crist serait rapporté à Jésus Christ, dû à la christianisation précoce de Créteil et à la vénération de saint Agoard et saint Aglibert, martyrs vers l'année 400 après Jésus Christ. Cette légende hagiographique est aujourd'hui contestée par les historiens qui la qualifient de « montage incohérent ». L'existence d'une église à Créteil apparaît toutefois possible dès le Ve siècle.

Des sarcophages mérovingiens et des monnaies sont découverts, à plusieurs reprises, depuis le XIXe siècle. La présence d'un atelier monétaire est même attestée au port fluvial de Créteil.

Un acte de 1150 nous apprend que le fief du Mèche appartient à la collégiale de Saint-Germain-l'Auxerrois tandis qu'un acte de 1178 précise que le fief de Mesly dépendait de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés.

Au niveau architectural, le clocher de l'église Saint-Christophe semble dater du XIe siècle tandis que le reste de l'église date du XIIIe siècle. Le colombier est construit au XIVe siècle. Le village médiéval semble s'être développé à l'intérieur d'un solide rempart au croisement de cinq routes. L'urbanisation s'est faite le long de ces cinq axes donnant au village la forme d'une étoile à cinq branches. Créteil est avant tout alors un bourg routier, profitant au maximum de sa position géographique au croisement d'axes routiers et au bord d'une rivière. Vers 1390, le rempart percé de quatre portes est toujours en place et le village compte une soixantaine de maisons.

Les conditions météorologiques sont très mauvaises entre avril 1315 et avril 1316. Pluie et froid au printemps 1315 empêchent les moissons de mûrir suivi d'un hiver rigoureux et long de décembre à Pâques 1316. Les vignes du Mont-Mesly sont détruites. Une grande famine frappe Créteil comme le reste du royaume de France.

En 1406, le toponyme de Créteil fait son apparition après déformations successives en Cristoill (1278), Cristeuil, Cresteul puis Creteuil.

La guerre de Cent Ans est particulièrement néfaste pour Créteil. En 1418, le village sous occupation anglo-bourguignonne est mis à sac et laissé en ruines. Même la nef de l'église s'effondre. La fin du siècle connaît également des troubles avec le passage des troupes des princes de la Ligue du Bien Public (1465). Mais Créteil panse ses plaies et un hôpital, l'Hôtel-Dieu de Créteil, ouvre ses portes en 1471.

Créteil est toujours constitué de fiefs ecclésiastiques, et en 1548 l'évêque de Paris Jean du Bellay devient le nouveau seigneur de Créteil.

En 1567, à l'occasion des guerres de religions, les Huguenots pillent l'église et brûlent les chartes locales. Le village compte alors principalement des laboureurs et des vignerons, mais aussi des charpentiers, des maçons, un maréchal-ferrant, un boulanger et un hôtelier. On note également la présence de « Parisiens » propriétaires de maisons ou de terres à Créteil. Ce sont principalement des marchands et des officiers du Parlement.

En 1602, le roi Henry IV fait une halte à Créteil et se restaure dans l'auberge du village. Le début du siècle est également marqué par la mise en place de la grosse cloche de l'église baptisée Henrye (1607).

L'hiver 1614-1615 est long et rigoureux avec d'abondantes chutes de neige, plus haute qu'un homme. Les vignes du Mont-Mesly sont détruites ainsi que certaines maisons qui s'effondrent sous le poids de la neige. Nouvelle catastrophe naturelle en 1658 avec une importante crue de la Marne. Afin de secourir les sinistrés, l'église met en place une structure d'aide. L'existence de la Compagnie de la Charité des pauvres de la paroisse est attestée en 1646.

Nouveaux troubles en 1648 et 1652 avec la Fronde et l'évacuation des habitants de Créteil. Ces évènements n'empêchent pas la mise en exploitation systématique des carrières de pierres dès 1646. À partir de 1652, ce sont les carrières de pierre à plâtre du Mont-Mesly qui sont mises en exploitation systématique. Autre symbole du dynamisme cristolien, un deuxième moulin à farine, la « moulin neuf », est inauguré en aval du vieux moulin en 1684.

La fin du règne de Louis XIV est marquée par une grande disette touchant l'ensemble de la France en raison d'une période de grand froid (1709). On enregistre 69 décès à Créteil. En ce début du XVIIIe siècle, on note la construction des premières maisons bourgeoises de « Parisiens », mais le village conserve son caractère agricole avec la présence de 36 vignerons, 24 manouvriers, 8 laboureurs, 7 marchands, 6 cabaretiers-hôteliers, 2 maréchal-ferrant, 2 charretiers, 2 charrons, 2 menuisiers, 2 tailleurs de pierre, 2 bouchers, 1 boulanger, 1 charcutier, 1 épicier, 1 chirurgien, 1 serrurier, 1 tisserand, 1 scieur de pierre, 1 bourrelier, 1 buraliste, 1 coquetier et 1 jardinier en 1745.

Les cahiers de doléances rédigés à Créteil en 1789 comptent 15 articles et le 14 décembre 1789, Créteil devient une commune. Le premier maire est Louis Simon Piot (1746-1822), boucher de son état. Il assiste, avec toutes les autorités du département, au passage des cendres de Voltaire qui font halte à Créteil le 10 juillet 1791.

En 1805, la maréchal Serurier, familier de l'empereur, achète une grande maison à l'est de la commune. Les Cristoliens surnomment alors cette maison le « Château de Créteil ». Mais l'aventure impériale tourne court et en 1814, Créteil est prise par les troupes russes. Nombreuses réquisitions dans la commune.

Étienne de Joly, ancien ministre est maire de Créteil, en 1815, mais au printemps de cette même année, il quitte ce poste à la nouvelle du retour de l'Empereur Napoléon. Étienne de Joly est à nouveau maire de Créteil de 1819 à 1831.

Les aléas climatiques restent dans les mémoires comme cet ouragan qui arrache le toit de l'église en 1806. Les crues de la Marne sont également nombreuses et importantes tout au long du siècle (1802, 1817, 1837, 1840, 1841, 1892, 1896). Pas encore domptée au niveau de son débit, la Marne est toutefois apprivoisée avec la construction d'un pont. Le pont de Créteil qui enjambe la Marne entre Créteil et Saint-Maur-des-Fossés est inauguré le 9 avril 1841. Il remplace l'ancestral système de bac.

L'exploitation des carrières modifie la composition de la population cristolienne, désormais dominée par le nombre d'ouvriers travaillant dans ces carrières. Ils sont 163 à résider à Créteil en 1820. Autre évolution économique avec la transformation du vieux moulin à farine en filature de coton dès 1804. Une fabrique d'engrais s'installe à Créteil en 1851 tandis que des cultures maraîchères se multiplient dans la plaine.

La révolution de 1848 provoque de nombreuses réjouissances à Créteil avec la plantation symbolique d'un arbre de la liberté. À la suite de cette révolution, l'Hôtel-Dieu de Créteil, fondé en 1471, passe sous le contrôle de l'Assistance publique (1849).

La guerre franco-prussienne de 1870 est particulièrement cruelle pour Créteil. Le bourg est pillé et laissé en ruine par les Prussiens tandis que les combats du Mont-Mesly du 30 novembre 1870 font 179 morts.

La modernité touche Créteil en ce XIXe siècle avec l'installation d'un dépôt de lettres en 1823 tandis qu'une ligne de tramway à traction animale relie Créteil à la Bastille (Paris) à la fin du siècle. C'est l'une des lignes de la Compagnie générale des omnibus. Lors des toutes dernières années du siècle, le conseil municipal renouvela souvent ses vœux de voir passer ces lignes de la traction animale à la traction mécanique, en vain. Une deuxième ligne de tramway traverse Créteil à partir de 1901 en reliant Bonneuil-sur-Marne au pont de la Concorde (Paris). Le télégraphe est rattaché au bureau de poste en 1874, puis est relié au réseau téléphonique en 1891.

Créteil se dote d'armoiries en 1901. Il s'agit d'un blason d'azur orné d'une fasce ondée d'argent figurant la Marne, une croix potencée d'or en souvenir des seigneuries ecclésiastiques et une grappe de raisin, activité économique principale de la commune jusqu'au milieu du XIXe siècle.

La première projection cinématographique se tient en 1907. C'est l'une des activités préférées des nombreux soldats stationnés à Créteil durant la Première Guerre mondiale. Lors des tous derniers mois du conflit, la municipalité organise et co-finance des colonies de vacances pour 50 enfants de la commune.

La paix revenue, les fêtes se multiplient. Certaines sont données au profit des sinistrés des nombreuses inondations de la Marne. Cirque, bals de nuit et concerts en tous genres sont alors au programme. Le cinéma reste un loisir prisé et la salle de Créteil porte le nom de « Cinéma Regina » au début des années 1930.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Créteil le 27 août 1940. 200 soldats stationnent dans la commune et un poste de guetteur de l'aviation est installé au Mont-Mesly à partir de 1941. Le château des Buttes devient la Kommandantur. Le 10 avril 1944, un bombardement américain est particulièrement violent. Il détruit notamment en partie l'école. Les bombardements se poursuivent jusqu'en août 1944, faisant plusieurs morts parmi la population civile. Le 12 août 1944, la Résistance locale s'empare du dépôt de la police de Créteil. La ville se libère elle-même remplaçant le drapeau à croix gammée sur le château des Buttes par un drapeau tricolore dès le 21 août 1944. Les Allemands se retranchent alors sur le Mont-Mesly et dans la plaine. Le 26 août, c'est l'aviation allemande qui bombarde violemment Créteil, provoquant 18 morts et de gros dégâts sur 62 bâtiments. Le 30 août 1944, les troupes américaines font leur entrée dans Créteil. Le mémorial des victimes civiles cristoliennes de la Seconde Guerre mondiale compte 67 noms. Le monument aux morts rappelle les noms de 374 soldats cristoliens morts pour la France entre 1870 et 1962.

Créteil abandonne son caractère champêtre après la Seconde Guerre mondiale. La population passe ainsi de 13 800 en 1954 à 30 654 en 1962. Le 1er janvier 1968, la ville devient préfecture du nouveau département du Val-de-Marne.

Le développement urbain de la commune constitue dès lors l'élément essentiel de l'histoire locale. L'urbanisation du Mont-Mesly débute en 1955. La première zone d'activité, celle des Petites-haies, est validée par la conseil municipal en 1964. Elle ouvre finalement ses portes le 10 juin 1970. Pierre Billotte, maire de 1965 à 1977, poursuit cette évolution, en s'appuyant sur les conseils de l'architecte Pierre Dufau, grand prix de Rome, urbaniste en chef du Nouveau Créteil. L'originalité du développement du Nouveau Créteil est qu'il s'appuie sur l'initiative privée, centrée autour de la Compagnie bancaire, alors que les autres villes nouvelles construites autour de Paris sont des opérations purement publiques. Pierre Billotte reçoit d'ailleurs la grande médaille de l'urbanisme de l'Académie d'architecture en 1972. Cette urbanisation est toujours en cours avec la mise en chantier en 2006 d'un nouveau quartier entre le lac et Valenton : la pointe du lac. Parmi les bâtiments emblématiques de la ville, il convient de citer les fameux « Choux », sortis de terre entre 1969 et 1974 et la mairie de Créteil aux formes architecturales symboliques de la modernité de la ville. Créteil compte 42 immeubles d'au moins 15 étages et une multitude de bâtiments plus modestes, de quatre à six étages principalement. Les quartiers anciens du nord-est de la commune sont toutefois préservés, conservant leur caractère pavillonnaire. Comme les autres villes nouvelles, Créteil va se voir dotée d'une Base de plein air et de loisirs , contiguë au parc départemental, elle s'étend sur 62 hectares dont les deux tiers en eau : le lac de Créteil.

Même évolution en matière de transports avec l'ouverture de trois stations de métro (ligne 8) entre 1973 et 1974 : Créteil-l'Echat, Créteil-Université et Créteil-Préfecture. Une quatrième station devrait être inaugurée en 2009 pour desservir le stade Dominique-Duvauchelle et ses alentours. La voie express « Créteil-Bonneuil » est ouverte à la circulation le 9 septembre 1974.

Dans la foulée de sa promotion au rang de préfecture, Créteil devient le siège d'un évêché catholique en 1966 puis d'une académie en 1972. L'Université ouvre ses portes en 1970. Un CHU de près de mille lits vient compléter le parc hospitalier : le CHU Henri-Mondor. Ces éléments sont très structurants pour la ville et lui offre, de plus, une bonne visibilité médiatique. N'oublions pas les tribunaux de Créteil dans ce domaine, qui génèrent un bruit de fond médiatique quasi permanent.

Politiquement, Créteil est clairement à gauche, mais les électeurs cristoliens avaient préféré Jacques Chirac à Lionel Jospin en 1995 (52,9 % contre 47,1 %). François Mitterrand avait massivement eu l'appui des électeurs de Créteil en 1988 face au même Jacques Chirac (64,1 % contre 35,9 %). En 1981, François Mitterrand fut également préféré à Valéry Giscard d'Estaing (57,8 % contre 42,2 %). Déjà en 1974, François Mitterrand avait obtenu plus de suffrages que Valéry Giscard d'Estaing (54,1 % contre 45,9 %). Lors de l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal est créditée de 54,97% des voix contre 45,03% pour Nicolas Sarkozy.

Selon les derniers chiffres officiels de l'INSEE, la population de Créteil était de 88 939 habitants en 2006, faisant de la commune la 46e la plus peuplée de France.

Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Créteil classé par date de recensement.

Selon les enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006, en 2005 Créteil comptait 36 281 logements (+ 5,7 % par rapport à 1999) pour 34 758 ménages (+ 10,2 % par rapport à 1999). 91 % de ces logements sont des appartements (90 % en 1999). La part des locataires représente 60 % (64 % en 1999). 71 % des ménages disposent au moins d'une automobile (73 % en 1999).

Histoire économique. Des ateliers monétaires sont signalés au port de Créteil dès l'époque mérovingienne. C'est toutefois l'agriculture qui domine avec une forte proportion de vignobles, notamment sur les coteaux du Mont-Mesly. On recense ainsi 36 vignerons en 1745. Le vignoble est détruit lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et partiellement replantées. La filature installe des usines à Créteil dès le début du XIXe siècle tandis que les carrières, exploitées de longue date, donnent leur meilleur rendement à partir des années 1820. Deux types de carrières sont exploités : pierre et plâtre. L'albâtre est particulièrement exploité à partir de la fin des années 1850. La ville abrite désormais une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

Commerce. Trois zones commerciales principales. Le centre commercial Créteil Soleil qui propose 124 100 m² de boutiques pour 5300 places de stationnement et plus de 25 millions de visiteurs par an. Créteil Soleil a ouvert ses portes le 10 septembre 1974. Le Carrefour Pompadour, fameux pour ses bouchons routiers, regroupe également des enseignes désormais si typiques du paysage banlieusard. Le vieux village avec son commerce traditionnel. N'oublions pas les marchés et les zones commerciales de quartier (la zone du port, l'Échat, le Palais (6 000 m²) et le centre Kennedy et celui de l'Abbaye (8 500 m²) au Mont-Mesly, notamment). La ville a procédé au rachat de certains de ces centres (Palais et l'Échat) et les a entièrement rénovés entre 2004 et 2006.

Zones d'activités économiques. Quatre zones principales (Les Petites haies, Les Bouvets, Europarc et L'Échat). Nombreux sièges sociaux d'entreprises générant de solides recettes fiscales locales. Le siège social de Pernod-Ricard dont le bâtiment à la forme d'une pyramide inversée se trouve dans la zone des Petites haies. La nouvelle zone d'activités est celle d'Europarc, principalement dédiée aux secteurs technologiques. Plus de 4000 entreprises proposent à Créteil 48 000 emplois dont la moitié dans le secteur public. Le taux de chômage atteint 8,6 % en 2004 contre 6,5 % en 2001 soit plus d'un point de moins que la moyenne nationale, 9,9 % en 2004.

Tourisme. Créteil compte cinq hôtels. Le Novotel du lac de Créteil (110 chambres), l'Euro-Hôtel d'Europarc (96 chambres), l'hôtel Campanile du Chemin de Mesly (72 chambres), l'hôtel Ibis de la Basse Quinte (84 chambres) et l'hôtel Kyriad de la rue des archives (51 chambres). Le Novotel et l'Euro-Hôtel sont des établissements trois étoiles tandis que les trois autres sont des deux étoiles. Créteil abrite en outre plus de cinquante restaurants. Le principal équipement touristique de la ville est cependant la Base de plein air et de loisirs de Créteil.

Créteil fut récompensé par un grand prix national des villes fleuries saluant ainsi l'omniprésence végétale dans la ville. Arbres et décorations florales habillent les rues, tandis que les zones d'espaces verts publics couvrent 180 hectares. Citons le parc du Lac de Créteil, le parc Dupeyroux, le parc de la Brèche et les bords de Marne et les îles fluviales.

Créteil affiche aujourd'hui sa volonté de mériter le label de station de tourisme. Nombre d'aménagements sont nécessaires, mais le conseil municipal qui a approuvé le 28 juin 2004 le projet de demande de classement, apparaît prêt à y procéder.

La ville de Créteil desservie par les trois modes de transports suivants : Métro, Bus et RER.

Créteil est doté de trois stations de métro (ligne 8 : Préfecture, Université, L'Échat) en attendant l'extension de la ligne prévue en 2010 ou 2011 et la création d'une quatrième station Parc des Sports à proximité du Stade Duvauchelle. Cette ligne de métro suit un axe nord-sud.

Dix lignes de bus RATP, trois de la STRAV et trois de la SETRA traversent la commune, sans compter le Trans-Val-de-Marne de la RATP avec sept stations cristoliennes le long d'un axe nord-est - sud-ouest. Les bus circulant en ville sont propulsés au diester depuis 1994, puis au GNV (Gaz naturel pour véhicules). cinquante-trois bus fonctionnant au GNV sont en exploitation au dépôt de Créteil en 2005.

RER La Ville de Créteil est desservie par le RER A, dont la station est nommée « Saint-Maur-Créteil », interconnecté avec le Trans-Val-de-Marne. Elle se trouve sur le territoire de Saint-Maur-des-Fossés. Une nouvelle gare RER appelée « Créteil-Pompadour » sera desservie par la ligne D et sera ouverte en 2010.

Créteil est desservie par l'A86, appelée aussi « super-périphérique parisien », qui la relie à l'A4 au nord et à l'A6 à l'ouest. Trois échangeurs desservent la commune : Créteil-Échat, Créteil-Centre et Créteil-Bordières.

Créteil est la préfecture du Val-de-Marne depuis le 25 février 1965, date de création du département (décret d'application de la loi créant le Val-de-Marne). Il faudra toutefois attendre le 1er janvier 1968 pour voir la mise en place réelle du nouveau département. Le bâtiment abritant actuellement les services préfectoraux et le Conseil Général fut construit entre 1968 et 1971.

Créteil est le siège de l'académie qui couvre les départements du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis. C'est la seconde académie en France en matière d'effectifs avec 950.000 élèves dont 100.000 étudiants pour 65.000 enseignants et 3300 établissements scolaires.

On note également la présence d'un Tribunal de Grande Instance, d'un tribunal de commerce et les archives départementales du Val-de-Marne.

L'actuel conseil municipal. Le conseil municipal compte 53 membres. Suite aux élections municipales du 9 mars 2008, le conseil comprend 43 membres de la liste LSOC (Créteil la vraie ville - PS-PC) conduite par le maire sortant créditée de 54,24% des votes exprimés, 6 membres de la liste LMAJ (Agir Pour Créteil - UMP) (21,81%), 2 membres de la liste LCMD (Nouveau souffle pour Créteil - MoDem) (9,08%) et 2 membres de la liste LVEC (Créteil a besoin des Verts) (7,84%). Les listes La gauche des luttes (LCR) (3,89%), Lutte ouvrière (1,65%), Unité défense (Parti des Travailleurs PT) (1,49%) n'ont pas atteint la barre des 5 % pour avoir des conseillers,.

27 écoles maternelles (dont deux privées) et 26 écoles primaires (dont deux privées) dispensent l'enseignement primaire à Créteil. Lors de la rentrée scolaire en septembre 2005, 4058 élèves sont scolarisés en école maternelle pour 5212 en primaire.

Créteil accueille sur son territoire huit collèges et six lycées dont le plus ancien est le lycée professionnel Morin qui a ouvert ses portes le 30 septembre 1963.

L'Université Paris XII est inaugurée en 1970. C'est un centre multidisciplinaire. La médecine est enseignée au sein du CHU Henri-Mondor inauguré en 1969. Depuis 1972, l'institut d'urbanisme de Paris se trouve à Créteil au sein de l'Université Paris XII. En novembre 2007, Richard Descoings, directeur de l'Institut d'Études Politiques de Paris, annonce que Sciences Po Paris ouvrira prochainement un campus à Créteil.

La zone universitaire a connu des travaux ces dernières années en raison de la fermeture de l'antenne de Saint-Maur-des-Fossés. Afin d'accueillir plusieurs milliers d'étudiants en économie et en droit, la mise en chantier de nouveaux bâtiments était obligatoire, car avec plus de 25 000 étudiants et 1 200 enseignants-chercheurs, le site universitaire cristolien manquait cruellement d'espace. Suite à la construction de ces nouveaux bâtiments, les sites universitaires limités à l'origine au seul quartier du Palais s'étendent désormais également dans les quartiers de la Lévrière - Haye aux moines et de l'Échat.

À Créteil, l'Université compte trois bibliothèques principales. La bibliothèque universitaire principale du centre multidisciplinaire, la bibliothèque de sciences économiques sur 3000 m² pour 500 places de lecteurs et celle de droit 3000m2 pour 460 places de lecteurs. À noter la faiblesse du fonds avec seulement un peu plus de 230 000 volumes.

Palais de justice de Créteil. L'actuel palais de justice fut construit entre 1976 et 1978. Il fut conçu par l'architecte Daniel Badani et symbolise par sa forme le livre de la loi et la balance de la justice. C'est depuis lors l'un des plus actifs de France. Citons ici le juge d'instruction Eric Halphen qui officia à Créteil de 1989 à 2002. Ce tribunal de grande instance dépend de la Cour d'appel de Paris. Parmi les principales affaires qui y furent traitées, citons l'Affaire Sohane Benziane, l'Affaire des HLM de Paris ou l'Affaire des HLM des Hauts-de-Seine. L'Ordre des avocats du barreau du Val-de-Marne compte plus de 450 avocats. Il a son siège au sein du Palais de justice de Créteil.

Tribunal de commerce. Il est désormais localisé dans l'immeuble « Le Pascal », coincé entre la voie express (RD1), l'UGC Ciné Cité et le parking de Créteil Soleil. Compétent sur l'ensemble du département du Val-de-Marne qui comprend notamment le Marché international de Rungis et l'Aéroport Paris-Orly, il eut à traiter quelques affaires importantes comme celle de la liquidation de la compagnie aérienne Air Lib le 17 février 2003. Le tribunal comprend six chambres : trois chambres de contentieux et trois chambres de procédures collectives.

Église Saint-Christophe Crypte du VIIIe siècle, style ogival des XIIe et XIIIe siècles. Son clocher fortifié haut de 30 m date du XIe siècle. Le reste du bâtiment est plus récent et associe d'ailleurs des éléments romans et gothiques. La nef du XIIIe siècle englobe la crypte du VIIIe siècle contenant les reliques de saint Agoard et saint Aglibert dans le coin nord. On trouve en fait trois nefs séparées par quatre colonnes en délit qui déterminent neuf travées identiques voûtées d'arêtes. Cette église est classée monument historique depuis 1928. De nombreuses fouilles archéologiques furent menées autour de l'église, mettant au jour notamment des sarcophages mérovingiens et des sépultures remontant peut-être au IVe siècle . Les vitraux néo-gothiques du chevet datent de 1854 : les trois verrières retracent la vie du Christ. Le vitrail de la chapelle septentrionale est consacré à la Vierge et celui de la chapelle du Sud à sainte Geneviève. Les autres ouvertures sont garnies de grisailles datant de la fin du XIXe siècle. Les cloches sont au nombre de trois : Joséphine Elisabeth (plus de 2500 livres) refondue en 1867, Marie (moins de 200 livres) offerte en 1552 à la chapelle Notre-Dame des Mèches et rapportée à l'église lors de la Révolution, et la cloche des Martyrs (800 livres) installée en 1992.

Le polissoir néolithique, découvert au début du XXe siècle, désigne un bloc de plus de deux tonnes de grès qui était destiné à l'affûtage des pierres. Il date d'environ 5000 avant J.C..

Le colombier, classé monument historique depuis 1972, est le plus grand colombier d'Île-de-France. Il peut accueillir 1500 couples de pigeons. Ce bâtiment du XIVe siècle fut déplacé de 45 m vers le sud en 1971 afin de permettre la création d'un quartier.

Le château des Mèches est une grande villa de style italien construite vers 1863 au milieu du Parc Dupeyroux. C'est l'actuelle résidence du préfet.

Le monument à la Résistance et à la Déportation a été érigé par le Conseil général du Val-de-Marne le 10 mai 1974. Communément surnommé « l'œuf » en raison de sa forme d'œuf cassé symbolisant la Terre éclatée, il est situé aux abords de la préfecture.

L'architecture contemporaine tient une place prédominante dans la ville, avec des réalisations emblématiques telles la préfecture, la mairie, le palais de justice, la maison des arts et de la culture, le siège social de Pernod Ricard, les fameux « choux » ou encore les archives départementales.

Les zones de promenades principales sont les rives du lac de Créteil, les bords de Marne et la zone piétonnière du vieux village. Créteil dispose de 180 hectares d'espaces verts publics.

Festival international du film de femmes de Créteil. L'un des plus prestigieux festivals cinématographiques. Les trois cinémas de la ville sont mis à contribution à cette occasion sans oublier la maison des Arts et de la Culture de Créteil « André Malraux ». Le complexe UGC Ciné Cité, qui offre désormais douze salles dernier cri, le cinéma du Palais et ses trois salles qui alternent films grand public avec cinéma d’auteur, souvent étranger, et le cinéma de la Lucarne, salle unique du Mont-Mesly.

Festival de création vidéo de l'académie de Créteil. Ce festival cinématographique réunit chaque année des étudiants ayant fait une création audiovisuelle au cours de l'année scolaire. Un jury détermine des prix.

Festival international Exit. Festival d'art contemporain annuel au printemps créé en 1994 associant le théâtre, la danse, la musique, les arts numériques et des installations. Ce festival se tient à la Maison des Arts et de la Culture.

Carnaval de Créteil. Pour ses vingt ans, le Cristol’Carnaval s'est transformé en s’associant à la Maison des Arts et à la Compagnie Montalvo-Hervieu pour un grand « Jour de Fête » qui a eu lieu toute la journée du dimanche 26 juin 2005 à Créteil avec au programme : parade costumée, pique-nique, spectacles, bals et feu d'artifice.

Abbaye de Créteil. L'Abbaye de Créteil (connu également sous le nom de Groupe de l'Abbaye) est le nom d'un mouvement littéraire fondé par Georges Duhamel et Charles Vildrac. Une maison louée à Créteil en bord de Marne par les deux poètes en 1906 inspire le nom du mouvement. Une imprimerie est installée dans cette villa, les travaux d'édition finançant les besoins de « l'abbaye ». En 1908, un groupe de jeunes artistes fonde « la maison de Créteil », suite à des problèmes de cohabitation avec les deux poètes dans l'abbaye qui tente d'attirer à elle artistes et mécènes. Côté artistes, on citera René Arcos, Albert Gleizes, Henri-Martin Barzun et Alexandre Mercereau, notamment. En revanche, les mécènes sont rares. L'abbaye quitte finalement les bords de Marne pour s'installer à Paris, puis cesse ses activités rapidement (1908).

Scène culturelle. Outre la Maison des Arts et de la Culture « André Malraux » qui propose un programme riche, il convient de ne pas oublier les autres salles de la ville. Le théâtre Casalis et celui des Coteaux du Sud, notamment. La salle des fêtes Georges Duhamel, les MJC de quartier, la salle des fêtes Jean Cocteau et même le Palais des sports Robert-Oubron sont d'autres lieux importants de la vie culturelle cristolienne. À signaler l'implantation à Créteil de l'école nationale de musique, de danse et d’art dramatique Marcel Dadi.

Outre les panneaux d'affichage municipaux, le mensuel gratuit d'informations municipales Vivre ensemble est aujourd'hui le seul média spécifiquement cristolien. Le quotidien Le Parisien consacre chaque jour dans son édition Val-de-Marne plusieurs articles à l'actualité de la ville.

Durant l'entre-deux-guerres, Créteil disposa de plusieurs titres de presse : Le Journal de Créteil, hebdomadaire républicain fondé en 1935. La Gazette de l'Est, journal républicain indépendant qui couvrait la banlieue Est de Paris est édité de 1914 à 1944. La Petite banlieue rebaptisée La Banlieue de Paris, était un journal républicain couvrant la banlieue Sud-est de Paris. Il paraît de 1884 à 1951.

Après la Seconde Guerre mondiale, Le Républicain du Val-de-Marne est le titre local majeur jusqu’à son arrêt dans les années 1980.

En matière de radio, Créteil FM débute ses émissions dès 1981. Top Tonic achète la fréquence de Créteil FM en 1984. Entre 1984 et 1987, Top Tonic avait ses studios à Créteil. Ce fut la première station française à adopter un format sport et musique.

Aujourd'hui, Radio Alfa, station lusophone, émet depuis Créteil sur l'ensemble de l'Île-de-France. Ses cibles sont les communautés portugaises et brésiliennes de la région. Cette station créée en 1987 émet sur 98.6 Mhz.

Au niveau de la télévision, l'ensemble de la ville est câblée de longue date (NC Numéricable).

Au 1er janvier 2006, 27 pharmacies, une soixantaine de dentistes, une soixantaine de médecins généraliste, une dizaine de pédiatres, une demi douzaine d'ophtalmologistes et de dermatologues constituent notamment la médecine libérale de la ville.

CHU Henri-Mondor. Hôpital de l'Assistance Publique inauguré le 2 décembre 1969 prés de la cité des Bleuets. Conçu initialement pour recevoir 1300 lits, sa capacité d'accueil est aujourd'hui de 958 lits. Il emploie plus de 3000 personnes dont plus de 2600 personnels soignants. Ses dépenses en 2004 étaient de 241M€.

Centre hospitalier intercommunal de Créteil. Inauguré le 3 novembre 1937. Capacité d'accueil de 530 lits contre 264 en 1937. La construction de cet établissement fut décidée en 1932 en groupant les communes de Bonneuil-sur-Marne, Créteil et Joinville-le-Pont au sein d'un syndicat intercommunal. Saint-Maur-des-Fossés rejoint ensuite ce syndicat. À l'origine, une partie du personnel hospitalier était des religieuses. En 2004, 38.037 hospitalisations recensées pour 2.551 accouchements et 12.838 interventions chirurgicales. Il compte environ 2000 employés pour 1400 personnels soignants. Le Centre de transfusion sanguine de Créteil dépend de l'Hôpital intercommunal. Ce service traite de 600 à 1000 demandes par jour.

Hôpital Albert Chenevier. Hôpital de l'Assistance Publique. Capacité d'accueil de 463 lits. Le service de psychiatrie compte 118 lits.

L'Union sportive de Créteil voit le jour en 1936 et l'Association sportive de Créteil est fondée en 1937,.

Le sport vedette à Créteil est le handball : l'équipe professionnelle de l'US Créteil Handball évolue parmi l'élite (Nationale 1) et a notamment obtenu un titre de vice-champion de France 2004. Le football tient également une place importante avec l'équipe professionnelle de l'US Créteil-Lusitanos football qui évolue actuellement en National.

La gymnastique est le point fort du sport cristolien en individuel. La médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 d'Émilie Le Pennec, licenciée à l'US Créteil, en est une illustration. Citons également l'équipe de cyclisme sur route de l'US Créteil qui évolue au niveau national. Lors de sa victoire sur le Tour de France 1983, Laurent Fignon était licencié à l'USC. Sur piste, il convient de nommer Grégory Baugé, champion du monde par équipe en 2006.

Le stade Dominique-Duvauchelle (12 000 places) et le palais des sports Robert-Oubron (2 000 à 4 000 places selon les configurations) sont les principaux équipements sportifs cristoliens.

Église catholique. Créteil est le siège du diocèse de Créteil. La cathédrale Notre-Dame de Créteil, plutôt modeste, se trouve juste à côté de l'Université. Outre la cathédrale, cinq paroisses à Créteil : église Saint-Pierre du Lac, paroisse Notre-Dame, paroisse Saint-Christophe, paroisse Saint-Michel du Mont-Mesly et la paroisse Saint-Pascal Baylon. L'évêque de Créteil est aujourd'hui Mgr Daniel Labille. Plusieurs communautés : Carmélites, Dominicaines, Filles du Saint-Esprit, Oblates Mariales, Religieuses de l'Assomption et Franciscains.

Autres communautés chrétiennes.

Culte israélite. Une synagogue principale et plusieurs salles de prière faisant parfois office de synagogue.

Culte musulman. Trois salles de prière louées à la mairie. La grande mosquée de Créteil qui a été inaugurée le 18 Décembre 2008. Autres communautés.

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Créteil Soleil

Logo de Créteil Soleil

Créteil Soleil est un centre commercial français situé à Créteil, dans le Val-de-Marne, en Île-de-France. Ouvert le 10 septembre 1974, il a été construit dans le cadre du programme urbain appelé Nouveau Créteil puis rénové au début des années 2000. Désormais doté d'une superficie commerciale de 124 000 m2 répartie sur trois niveaux, il abrite plus de 200 commerces autour d'un hypermarché Carrefour.

Bien desservi par les transports en commun, notamment le métro parisien, Créteil Soleil attire plus de 25 millions de visiteurs par an. Il génère un chiffre d'affaires approchant les 200 millions d'euros à l'origine de près de 3 000 emplois. Aussi, le centre commercial est parmi les plus importants en Europe.

La plupart des grands centres commerciaux de la région parisienne ont ouvert dans les années 1970 : Belle Épine en 1971, Vélizy 2 en 1972, et Rosny 2 en 1973 et Parinor en 1974, seuls les Quatre Temps n'apparaissant que plus tard, en 1981.

Créteil-Soleil est créé dans les années 1970 sur des terrains ayant été déclaré d'intérêt public. Le centre commercial, comme les quartiers de l'Échat et de la Croix-des-Mèches, la Préfecture et l'Université Paris XII, fait partie de la première phase du programme d'urbanisme Nouveau Créteil. Dirigé par Pierre Dufau, ce plan d'urbanisme s'organise autour de quartiers monofonctionnels, sur le modèle des villes nouvelles anglaises. Le centre commercial est inauguré la même année que l'hôtel de ville de Créteil.

Comme deux autres des onze centres commerciaux créés en banlieue parisienne entre 1969 et 1987, Créteil Soleil est développé par Ségécé, filiale de Klépierre, société foncière cotée du groupe BNP Paribas.

Courant 1989, la Fnac y ouvre un magasin de 2 616 mètres carrés, dont 1 717 de surface commerciale. PDG à l'époque, Jean-Louis Pétriat précise à cette occasion que l'enseigne entend « encercler Paris en matière culturelle ». De fait, installé au cœur du centre commercial, le nouveau point de vente regroupe les quatre secteurs d'activité que sont les livres, les disques, les photos et l'électronique grand public. En ce sens, il ne constitue que la deuxième déclinaison d'un nouveau concept inauguré par l'enseigne à Parly en mars 1988 et qui doit l'être à nouveau au CNIT de La Défense en septembre 1989.

En 1990, Créteil Soleil est le troisième centre commercial français de par son chiffre d'affaires de 3 298 millions de francs. Il est alors devancé par Vélizy 2 et Les Quatre Temps.

En 1991, le centre est racheté par Klépierre.

En 1997, il est classé en première position des centres commerciaux européens triés selon leur superficie. Crédité de 140 000 m2 de surface, il partage cette première place avec le Metro Centre de Gateshead, au Royaume-Uni, mais aussi avec Marseille Grand Littoral, dans les Bouches-du-Rhône.

Depuis sa création, Créteil Soleil n'a pas connu de rénovation importante. Le centre compte alors 200 commerces et 112 000 m2 de surface commerciale utile. La restauration des visiteurs est un point faible.

Aussi, fin 1997, la CDEC du Val-de-Marne donne son accord pour une extension de 2 000 m2 de la surface de vente et pour la création de 4 000 m2 de boutiques à la place des restaurants, qui seront regroupés et transférés au troisième niveau. Il s'agit également de rajeunir une architecture vieillissante, notamment en créant une grande entrée à la forme arrondie débouchant sur une nef conduisant à une rotonde centrale. Il est également question d'améliorer les voies d'accès, d'agrandir le parking de 500 places et de planter un grand nombre d'arbres. L'achèvement du chantier est alors prévue pour l'an 2000, sans plus de précision.

Début 1999, une dépêche qui paraît dans l'édition du Monde datée du 12 janvier indique que 30,5 millions d'euros vont être investis dans la rénovation du centre commercial afin de renforcer ses liens avec la ville et d'augmenter sa fréquentation alors que cette dernière atteint déjà 20 millions de visiteurs par an. La fin du chantier entamé en janvier est alors annoncée pour l'automne 2000.

Durant l'été précédent, en juin, l'échéance semble toujours réaliste, et la fin des travaux est désormais planifiée pour la mi-octobre, précisément. On estime alors qu'ils auront necessité, une fois menés à leur terme, un investissement total de 290 millions de francs de la part de la Ségécé. En contre-partie, le promoteur a signé avec la ville de Créteil un protocole d'accord prévoyant le traitement paysager des espaces qui se trouvent sur les côtés et à l'arrière du bâtiment, mais aussi des arrêts de bus et des passages publics.

Durant cette phase de rénovation concomitante de celles des Quatre Temps et de la Part-Dieu, Ségécé inaugure une galette de 12 000 m2 posée sur le toit du centre afin d'apporter une meilleure visibilité à l'intérieur grâce à la création de trémies, entre autres choses.

Finalement, la rénovation aura coûté 44 millions de francs aux copropriétaires que sont Klépierre, la Caisse des dépôts et consignations, Carrefour, BHV et C&A. L'extension aura quant à elle demandé un investissement de 277 millions de francs de la part de Klépierre et de la CDC.

Fin 2001, le magasin Marks & Spencer est repris par les Galeries Lafayette, qui rachète d'autres points de vente sous cette enseigne ailleurs en France.

D'après le Quid 2003, la surface de vente était de 110 000 m2 au début des années 2000.

Durant l'année 2003, Klépierre vend 11,24% de sa filiale Solorec, propriétaire du centre. Puis, quelques mois plus tard, en février 2004, elle cède à nouveau quelques titres, en l'occurrence 8,76% à CNP Assurances. Elle ramène ainsi sa participation dans l'entreprise à 80%. La plus-value de la deuxième opération s'élève à 5 millions d'euros,.

En 2005, le centre commercial dispose de 217 emplacements commerciaux. En 2006, ils sont désormais 233.

Créteil est la ville de l'est parisien la mieux desservie par les voies de communication : elle est traversée par les autoroutes A4 et A86 ainsi que par de nombreux transports en commun tels que le Trans-Val-de-Marne, une ligne de bus qui traverse le département. En plus de nombreux chemins piétonniers convergeant vers lui, le centre commercial Créteil Soleil bénéficie de cette accessibilité générale qui le place à une quarantaine de minutes du centre de Paris via la ligne 8 du métro De fait, il fut inauguré durant l'année pendant laquelle cette dernière arriva jusqu'au centre-ville de la commune.

Il en est séparé par une série de bâtiments tels que l'immeuble Le Pascal, dans lequel on trouve le greffe du tribunal de commerce de Créteil.

Bâti sur un terrain de plus de 13,5 hectares, le centre commercial est de facture classique car logé dans un bâtiment rectangulaire. L'un de ses côtés est bordé par un parking sur trois niveaux qui propose 5 300 places de stationnement pour 124 100 m2 de boutiques.

À l'occasion de la rénovation de 1999-2000, les flux de véhicules et de piétons ont été repensés. La traversée piétonne du métro vers la Cité administrative a connu une végétalisation et a été retraitée pour plus de confort et de clarté. Les abords du centre ont par ailleurs été rénovés.

À l'exception des portes d'entrée, le centre ne disposait pas d'ouverture sur l'extérieur jusqu'à sa rénovation. Depuis la rénovation, elle compte des verrières au plafond et une entrée plus majestueuse : une arche prolongée d'une nef de verre.

En 2005, le centre commercial compte un total de 130 063 m2 de surface commerciale utile et de 73 036 m2 de surface de vente. Outre un hypermarché Carrefour de plus de 15 000 m2, plus de deux cents enseignes occupent les galeries marchandes.

S'ils comptent des allées secondaires, les niveaux qui existaient avant la rénovation sont tout deux constitués de deux mails principaux perpendiculaires l'un à l'autre. Au premier étage, ils sont ouverts en leur centre à la façon d'une mezzanine.

D'après des observations réalisées en 1998, tant que la densité de personnes circulant dans ces zones est assez faible, autour de 0,2 ou 0,3 personnes par mètre carré, le flux de circulation ne semble pas avoir de forme organisée : les déplacements se font « à vue ». En revanche, quand la densité se fait plus forte, le mouvement se structure : il s'effectue dans le sens des aiguilles d'une montre parallèlement à la ligne centrale des mails. En outre, le flux se fait plus important à côté des vitrines et moins fort au centre des allées.

Pour le reste, on a également constaté que la place centrale où convergent les mails est rarement traversée diamétralement. Il s'agit pourtant de l'endroit le plus fréquenté du centre, même aux heures de faible affluence, soit à l'heure du déjeûner et le mercredi après-midi. En outre, les groupes d'au moins trois personnes qui passent par là ne sont que très rarement composés d'adultes.

Livré en 2000, le 3e niveau dispose de 12 000 m2 de surface commerciale utile. Il est uniquement réservé aux restaurants, dont le nombre est de seize au départ. Leur terrasse s'étend sous 2 000 m2 de verrières.

En février 1993, l'État français et la ville de Créteil signent un projet local dont l'un des objectifs est le renforcement de la sécurité dans le centre commercial et sur la base de loisirs voisine.

Le 28 mars 2006, les commerçants du centre sont pris de panique et baissent l'ensemble de leurs rideaux alors que des jeunes menacent de renouveler l'attaque perpétrée la semaine précédente dans le cadre de manifestations contre le contrat première embauche. Une cinquantaine au total, les perturbateurs proviennent du lycée Saint-Exupéry. Si finalement aucun dégât n'est commis, onze jeunes sont interpellés à titre préventif.

Au début des années 2000, le droit au bail se négocie autour de 7 millions de francs contre 10 à Parly 2 ou Vélizy 2.

En 2002, le départ de Marks & Spencer permet au centre commercial d'accueillir sept nouvelles enseignes principalement axées sur les loisirs et l'équipement de la maison, qui sont alors les deux postes de dépenses principaux des consommateurs. Outre le transfert et l'agrandissement du magasin Go Sport, de 2 000 m2, mais aussi de Nature et Découvertes, l'ancien magasin laisse place à trois moyennes surfaces et trois boutiques. Il s'agit respectivement d'Omote Futons, Du Bruit dans la Cuisine et PC City d'une part et d'Europa Quartz, Articles de Paris et une mercerie d'autre part.

De nombreuses autres enseignes autrefois présentes dans le centre ont aujourd'hui disparu : Kiabi, qui a inauguré fin 2000 le nouveau concept général de la marque dans un espace de 1 700 m2, mais aussi Un tour en mer, qui a été lancée dans le centre avant de s'étendre à Bordeaux en 2000. On a également compté parmi les commerces du centre un magasin Elytis, le seul de cette enseigne en région parisienne, mais également un commerce NoBoys, le premier sous cette marque allemande en France.

Pendant longtemps, Créteil Soleil dispose de six salles de cinéma gérées par un établissement appelé Artel, ouvert en 1976 et qui fut rénové au début des années 1990. Ces salles ferment le 7 janvier 2003 au soir et les travaux en vue de la construction d'une nouvelle structure commencent en février suivant.

Quelque temps plus tard, au terme des dix-huit mois que dure le chantier, un multiplexe UGC Ciné Cité est finalement ouvert le 19 juin 2004 puis inauguré le 1er juillet suivant en présence du président d'UGC et de Laurent Cathala, député-maire de Créteil. Le 28 juin, entre temps, Créteil Soleil devient propriétaire du cinéma rénové pour un prix d'acquisition de 19,4 millions d'euros.

Le complexe compte désormais douze salles entièrement équipées en son Dolby numérique. Le nouveau cinéma est bâti sur quatre niveaux, et ses salles sont desservies par trois escalators. D'une capacité de 150 à 350 fauteuils, elles disposent d'écrans pouvant mesurer jusqu'à 17,50 mètres de base. Pourvu d'un café, d'un comptoir vendant des confiseries et d'un restaurant Toastissimo, l'espace d'accueil est quant à lui complètement libre, le contrôle des tickets s'effectuant au fond du hall.

L'investissement est de 18 millions d'euros. Pour le rentabiliser, l'objectif de fréquentation est fixé autour de 1,2 million de spectateurs par an, l'ancien complexe Artel réalisant jusqu'alors entre 450 000 et 550 000 entrées annuelles avec seulement 1 374 fauteuils et un équipement classique hérité des années 1970. Le multiplexe vise alors un public de proximité se rendant à pied au cinéma.

En 2005, finalement, les 2 866 places ont accueilli plus d'un million de spectateurs.

Créteil Soleil a ouvert sa garderie peu avant Les Quatre Temps dans le courant de l'année 1997. Éclatée en plusieurs points de la galerie marchande, où elle est installée au milieu de la circulation, elle est alors gratuite le mercredi et le samedi. Aujourd'hui, le centre assure toujours de nombreux services liés aux enfants : il prête des voiturettes pour enfants, des poussettes, etc.

Le centre commercial a déjà proposé un service de voituriers à ses clients, totalement gratuitement. En échange d'un reçu, ceux-ci conduisaient le véhicule vers une place de parking libre et aidaient à charger les courses. Le lavage du véhicule était proposé moyennant un forfait de 75 à 160 francs. Lancé en décembre 1995, le service était proposé par la société Autonet. Elle comptait jusqu'à 50 clients par jour. 60% d'entre eux étaient fidélisés et 70% optaient pour l'option payante, dont quatre personnes se chargeaient.

La rénovation de 1999-2000 a permis d'améliorer la structure d'accueil.

Le site Internet de Créteil Soleil a été créé par Galae, une filiale de Ségécé. Il fait partie des trois premiers inaugurés par ce groupe début 2002 avec ceux de Centre Bourse et Rive d'Arcins.

À compter de 1994, le centre accueille chaque année son Forum de la musique. Organisée du 16 au 24 mars, l'édition 1998 est la première à s'ouvrir aux écoles de musique et aux formations musicales. L'auditorium de la Fnac et 600 m2 de galerie sont alors consacrés à l'événement, parmi les partenaires duquel comptent Télérama ou France Musique.

Chaque année, de petits stands sont organisés à l'intérieur du centre commercial pour sensibiliser le grand public à la protection de l'environnement. Par ailleurs, des événements organisés dans le cadre des Rencontres de l'outre-mer ont également été organisés à Créteil Soleil, notamment en 2006. De même, les artisans du bois ont déjà eu l'occasion d'investir à plusieurs reprises les allées du centre pour présenter leur métier, par exemple du 10 au 24 mars 2007.

Créteil Soleil dispose d'une zone de chalandise primaire dont la densité est supérieure à celle de la Petite couronne. Aussi, elle chevauche celles d'Achaland à Bonneuil-sur-Marne et du pôle commercial du Carrefour Pompadour. On estime qu'elle recouvrait 700 000 personnes en 2000.

En 1991, le nombre de visiteurs annuels était déjà supérieur à 18 millions, soit une moyenne de 58 000 par jour. Créteil Soleil attire aujourd'hui plus de 25 millions de visiteurs par an.

En 1998, un doctorant consacre sa thèse de sociologie à l'étude des mécanismes inhérents à la socialisation que souhaitent déclencher les centres commerciaux. Pour ce faire, il observe Créteil Soleil. Préparée sous la direction de Jacques Goldberg, sa thèse est soutenue le 3 mars 1999.

Observateur de Créteil Soleil à la fin des années 1990, Jean-Marc Poupard a pu montrer dans sa thèse de sociologie l'importance de ce lieu comme promoteur du lien social et comme réponse au besoin de « rencontrer ses congénères ». Il y relève que le centre commercial devient un espace public où l'individu n'est plus seulement à l'affût de l'offre marchande mais aussi lancé dans une « exploration sociale » que le flux incessant de la foule renouvèle constamment. Il conclut que l'activité relationnelle est indispensable à la consommation.

Il remarque que les heures creuses s'étalent de 11h à 12h30 et de 14h00 à 18h. La densité est alors inférieure à 0,3 personne par mètre carré et la population présente est plutôt constituée de personnes âgées de 65 ans ou plus alors que les adultes plus jeunes sont peu représentés. La densité des procédant à des achats non alimentaires est relativement importante, entre 45 et 55%, mais les achats multiples restent rares.

L'affluence de la pause déjeuner voit beaucoup d'adultes et un nombre non négligeable d'adolescents, les premiers étant plutôt mouvants et les seconds stagnants. Seuls 25% des personnes présentent dans le centre se livrent alors à des achats non alimentaires et seulement 12% des adultes portent des sacs qui en témoignent.

Après 18h, la densité est moyenne. Les arrêts devant les vitrines sont moins fréquents que le midi : les chalands passent d'une boutique à une autre assez rapidement. Ils sont proportionnellement plutôt nombreux à réaliser des achats non alimentaires.

Le mercredi après-midi se caractérise par la très forte population adolescente, parmi laquelle moins de 10% des visiteurs portent des sacs. Le samedi, en particulier l'après-midi, est le jour de forte affluence : les proxémies entre clients sont réduites à quelques centimètres, les arrêts devant les vitrines impossibles, les sièges mis à disposition du public rapidement libérés. Les taux d'acheteurs sont extrêmement élevés : 75 à 90% des personnes observées portent au moins un sac. Le samedi est un jour d'achat après une exploration préalable qui est menée le mercredi, par exemple.

À compter de 1980, Créteil Soleil a été le leader incontesté des centres commerciaux français de par son chiffre d'affaires. Cette situation perdure jusqu'à la fin des années 1990 au moins. Entre temps, il est le premier centre commercial d'Europe à passer le cap des deux milliards de francs le 31 décembre 1983 et le second à atteindre celui des trois milliards le 31 août 1989.

Entre septembre 1996 et septembre 1997, hors C&A, la galerie marchande réalise 3,3 milliards de francs de chiffre d'affaires.

En 1999, Créteil Soleil réalise 3,8 milliards de francs de chiffre d'affaires.

D'après la DGCCRF, le magasin Carrefour réalisait un chiffre d'affaires de 1 254 millions de francs au moment de la fusion du groupe avec Promodès.

Au milieu de l'année 2000, une enquête établit que les établissements du centre commercial comptent une moyenne de 7,06 salariés permanents. Quoi qu'il en soit, on compte alors un total de 2 500 emplois dans le centre commercial.

Quelques mois plus tard, en 2002, ils sont désormais 2 800, dont environ 600 qui viennent en voiture. Cela pose des problèmes pendant les périodes de forte affluence, car ils choisissent généralement les meilleures places de parking en arrivant le matin. Aussi, pour les fêtes de Noël, il est déjà arrivé au centre commercial de mobiliser des agents de sécurité pour aider à la circulation des clients.

Créteil Soleil fait subir une forte concurrence au petit commerce de quartiers et aux petites galeries marchandes voisines telles que le centre commercial du Palais, dont le chantier a commencé en 1999.

Le quartier de Créteil Soleil en construction sert de décor au film du réalisateur italien Marco Ferreri intitulé La Dernière Femme, l'essentiel de l'action se déroulant dans un appartement situé près du centre commercial. Gérard Depardieu y interprète un ingénieur en vacances qui rencontre une puéricultrice campée par Ornella Muti dans un univers contemporain marqué par la crise de la masculinité.

Une autre représentation, partielle, du centre Créteil Soleil au cinéma se trouve dans Série noire (film), signé Alain Corneau sur un scénario de Georges Perec : Franck Poupart (l'acteur Patrick Dewaere) y accomplit entre autres une incroyable poursuite dans la neige sur un terrain vague situé en face du magasin Printemps (devenu Carrefour) et l'actuelle Maison des Arts (MAC).

Le centre commercial Créteil Soleil est cité à une reprise dans La Vie matérielle, ouvrage de Marguerite Duras qui paraît en 1987.

Le roman Lac (1988) de Jean Echenoz met en scène un certain Chopin déambulant autour du lac de Créteil, situé dans le prolongement de Créteil Soleil.

En 2001, Créteil Soleil est au cœur du premier ouvrage de Philippe Di Folco, My Love Supreme. En effet, le roman commence par la sidération que suscite sur le narrateur et les deux autres personnages principaux le surgissement de ce centre commercial au beau milieu d'une plaine maraîchère un jour de 1973. Après l'avoir considéré comme un vaisseau spatial rempli de denrées rares, ils partent à son assaut mais regrettent vite leur ancien terrain de jeu. De fait, ils sont entraînés dans une série de petites enquêtes tragi-comiques qui racontent une certaine banlieue symbolisée par Créteil Soleil, celle qui a poussé trop vite.

Dans J'ai pas sommeil de Claire Denis tourné en 1993, on trouve une séquence tournée dans Créteil Soleil.

Le quartier de Créteil Soleil fait office de trame de fond à la pièce de théâtre Numéro complémentaire, qui a été programmée au théâtre Saint-Georges en avril 2006. Dans cette comédie dont Francis Perrin est un acteur, un couple du quartier qui gagne au loto se voit contraint de kidnapper un spécialiste des têtes couronnées interprété par Stéphane Bern pour satisfaire le seul rêve de sa fille qu'il ne saura rendre réel, devenir une princesse.

En 2006, le centre commercial est cité par Trevidy dans les paroles de la chanson Vert de rage, qui stigmatise les méfaits paysagers de la société de consommation. Tout comme les murs de béton, Créteil Soleil est accusé de voler le ciel et de détruire l'horizon.

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Gare de Saint-Maur - Créteil

RER A - Gare de Saint Maur Creteil (7).jpg

La gare de Saint-Maur — Créteil est une gare ferroviaire de la commune française de Saint-Maur-des-Fossés (département du Val-de-Marne).

La gare RER actuelle est ouverte en 1969 et porte les noms des communes de Saint-Maur et Créteil.

Elle est desservie par les trains de la ligne A du RER parcourant la branche A2 de Boissy-Saint-Léger.

Cette gare est aussi le terminus Est d'une ligne de bus à haut niveau de service et en site propre, le Trans-Val-de-Marne.

La gare de Saint-Maur — Créteil accueille plus de 14 000 voyageurs par jour. Le nombre de voyageurs pourrait augmenter lors que le Trans-Val-de-Marne va se prolonger à l'Est.

A l'horizon du début des années 2010, la gare de Saint-Maur - Créteil sera le terminus ouest d'un dérivé du TVM, le TVM-Est, qui reliera jusqu'au RER E, à la gare des Boullereaux - Champigny temporairement puis jusqu'à la gare de Noisy-le-Grand - Mont d'Est avec la branche Marne-la-Vallée - Chessy du RER A.

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Source : Wikipedia