Coupe du monde de rugby

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Posté par woody 23/03/2009 @ 04:09

Tags : coupe du monde de rugby, rugby, sport

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Coupe du monde de rugby

En France, dans le langage courant, le mot rugby seul fait le plus souvent référence à la variante la plus populaire, à savoir le rugby à XV. La Coupe du monde de rugby est alors la Coupe du monde de rugby à XV.

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Coupe du monde de rugby à XV

Coupe Webb Ellis

La Coupe du monde de rugby à XV est la plus importante des compétitions internationales de rugby à XV. Elle est organisée par l’International Rugby Board (IRB) et met aux prises des sélections nationales. Cette compétition, disputée tous les quatre ans, s’est déroulée pour la première fois en 1987, à la fois en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Le trophée récompensant le vainqueur de cette compétition est appelé William Webb Ellis Trophy, en hommage à William Webb Ellis qui aurait inventé le rugby en 1823. En réalité, les origines du rugby sont beaucoup plus anciennes.

Le titre de champion du monde de rugby à XV est détenu actuellement par l’équipe d'Afrique du Sud et sera remis en jeu lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2011, organisée par la Nouvelle-Zélande.

Dès 1947, Alfred Eluère, alors président de la Fédération française de rugby (FFR), émet l'idée d'une grande compétition regroupant les équipes des hémisphères Nord et Sud. Cette idée est rejetée par l’IRB qui la juge « farfelue ». Elle est reprise à la fin des années 1970 par un autre président de la FFR, Albert Ferrasse, mais elle n'est toujours pas suivie.

Le Tournoi des cinq nations est alors la seule compétition de rugby à XV qui oppose plus de deux grandes nations du rugby à XV, elle est disputée uniquement par les meilleures équipes européennes : les nations de Grande Bretagne, l'Irlande et la France. Si l'on excepte les tournois de rugby disputés pendant les Jeux olympiques d'été de 1900 à 1924, il n'existait pas de grande compétition internationale mettant aux prises les nations des hémisphères nord et sud. Le Tri-nations, qui est disputé par les trois meilleures équipes de l'hémisphère sud, n'a vu le jour qu'en 1996.

L’IRB repousse l’idée d’organiser une coupe du monde en 1983, essentiellement pour éviter que cette compétition devienne une opération commerciale et mette fin à l'amateurisme. L'Australie fait une proposition d'organisation en juin 1983, suivie quelques mois plus tard par la Nouvelle-Zélande en mars 1984. À la suite de ces deux propositions, l'IRB demande qu'une étude de faisabilité soit faite. Cette étude débute le 1er décembre 1984.

L’opposition à la création de la coupe du monde venait des fédérations de rugby britanniques qui craignaient qu’elle mette un terme à l'amateurisme. L'organisation d'une coupe du monde peut conduire en effet à une plus grande popularité du rugby, à plus d'échanges avec les nations de l'hémisphère Sud, à l'attraction de nombreux sponsors et donc des moyens financiers beaucoup plus importants. Les craintes des fédérations britanniques se sont d'ailleurs avérées puisque le rugby à XV est devenu un sport professionnel en 1995.

En mars 1985, à Paris, l’IRB décide que le premier tournoi sera organisé conjointement par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, durant les mois de mai et de juin 1987. L'organisation est partagée entre les deux pays car d'une part la Nouvelle-Zélande n'a pas les infrastructures suffisantes pour organiser seule la compétition, et d'autre part cette alliance est nécessaire pour que le projet soit approuvé. Le vote décisif en faveur de l’organisation de la coupe du monde de rugby est fourni par l'Afrique du Sud, bien que ce pays ne soit pas en mesure de participer, compte tenu de la politique d'apartheid qu'il pratique à cette époque.

La première édition est remportée en 1987 par l’équipe de Nouvelle-Zélande qui bat l'équipe de France en finale par 29-9.

L’équipe d’Australie remporte l'édition de 1991 en battant l'équipe d'Angleterre en finale sur le score de 12-6. Elle remporte aussi le titre en 1999 après avoir battu la France en finale par 35-12.

L’équipe d'Afrique du Sud participe pour la première fois en 1995, elle remporte la coupe du monde 1995 dont elle est le pays organisateur. Les Springboks (surnom de l'équipe d'Afrique du Sud) battent l'équipe de Nouvelle-Zélande en finale par 15-12. En 2007, les Springboks gagnent la coupe du monde pour la seconde fois. Ils égalent donc les Australiens au palmarès.

La première équipe de l'hémisphère nord à remporter la coupe est l'Angleterre en 2003. Elle bat l'équipe d'Australie en finale sur le score de 20-17. Elle remet son trophée en jeu en 2007, parvient jusqu'en finale et perd contre l'Afrique du Sud 15 à 6.

D'un événement sportif à popularité modérée en 1987, la compétition devient rapidement l'une des rencontres sportives majeures derrière les Jeux olympiques et la coupe du monde de football : près de 100 équipes disputent les tournois de 2003 et 2007 et plus de 3 milliards de téléspectateurs cumulés suivent les matches en 1999 et 2003.

La coupe du monde de rugby à XV est organisée tous les quatre ans depuis 1987. Le choix d'une année de départ impaire permet de n'être en concurrence ni avec la coupe du monde de football ni avec les Jeux olympiques qui se déroulent les années paires.

La Rugby World Cup Limited (RWC Ltd.) supervise l'organisation de la coupe du monde sous tous ses aspects : sportif, réglementaire, commercial et financier. Elle est dirigée par cinq directeurs, élus par le Conseil de l'IRB. Le choix du pays organisateur est fait, au moins quatre ans avant le déroulement du tournoi final, par un vote secret des membres de l'IRB.

Depuis sa création, toutes les éditions se sont déroulées dans des pays où le rugby à XV est un sport populaire, largement pratiqué : la Nouvelle-Zélande et l'Australie (1987), l'Angleterre (1991), l'Afrique du Sud (1995), le Pays de Galles (1999), l'Australie (2003) et la France (2007). Ce sera à nouveau le cas lors de l'édition 2011, en Nouvelle-Zélande.

La France est le pays organisateur de l’édition 2007 qui se déroule du 7 septembre au 20 octobre. La grande majorité des rencontres se dispute en France, à l’exception de quatre matchs joués au Millennium Stadium de Cardiff (Pays de Galles) et deux à Murrayfield (Écosse).

La Nouvelle-Zélande est retenue pour organiser l'édition de 2011 de préférence à l'Afrique du Sud, éliminée au premier tour du vote, et au Japon, éliminé au second. La fédération d'Argentine donne le vote décisif qui permet à la Nouvelle-Zélande d'être organisatrice. Le manque de transparence de la procédure de vote a été critiqué à cette occasion mais la fédération néo-zélandaise nie que des arrangements aient eu lieu afin d'obtenir le soutien de l'Argentine.

Le Japon est candidat pour organiser l'édition de 2015.

Depuis l’édition de 1991, cette compétition se déroule en deux phases : une phase de qualification et un tournoi final. Lors de l’édition de 1987, les seize équipes qualifiées ont été choisies par l’IRB et par invitation.

Le nombre de places disputées pendant l'épreuve préliminaire de qualification est égal à 8 pour l'édition 1991, 7 en 1995, 16 en 1999, 12 en 2003 et 2007. Cette variation est liée d'une part à l'augmentation du nombre de sélections présentes au tournoi final à partir 1999, qui passe de 16 à 20 équipes. D'autre part le nombre de qualifiés d'office a aussi varié : si les huit équipes qui ont disputé les quarts de finale de l’édition antérieure sont généralement qualifiées automatiquement pour la phase finale, l'édition 1999 n'a accordé ce droit qu'aux trois premiers de 1995 et au pays hôte et celle de 1995 l'a étendu à l'organisateur.

La limitation du nombre d'équipes qualifiées automatiquement pour l'édition de 1999 n'a en fait rien changé puisque les huit quarts de finalistes de l'édition 1995 ont participé à la coupe du monde de 1999 et sept d'entre elles sont parvenues à nouveau en quart de finale — l'exception venant de l'Irlande battue par l'Argentine en match de barrage. Ces résultats montrent la supériorité des 8 ou 9 meilleures équipes du monde et justifient que depuis l'édition de 2003 les équipes qui ont disputé les quarts de finale d'une édition soient à nouveau qualifiées pour l'édition suivante. De fait, sept des huit premiers de 1999, qualifiés d'office, sont parvenus en quarts de finale en 2003, l'Argentine constituant l'exception.

Les autres places sont disputées lors de tournois de qualifications. Pour l'édition 2007, trois places sont attribuées aux Amériques, une à l’Asie, une à l’Afrique, trois à l’Europe et deux à l’Océanie. Les deux dernières places sont attribuées par repêchage, entre les équipes les mieux placées mais non retenues d’une part en Europe et en Afrique, et d’autre part en Asie et en Océanie.

Lors de l'édition 2003 l'attribution des places en phase de qualification est similaire mais l'Europe et les Amériques avaient respectivement quatre places et deux places. Juste avant le début de la Coupe du monde 2007, l'IRB annonce une réforme de la phase de qualifications pour l'édition 2011 avec la création d’un Rugby World Trophy en 2010, une compétition qui permettra de déterminer les qualifiés venant compléter le plateau de la compétition, regroupant déjà les trois premiers de chaque poule de l'édition 2007, soit douze équipes.

Pendant le tournoi final, les sélections nationales sont généralement regroupées en poules. De quatre (1987 à 1995) puis cinq (1999) poules de quatre équipe, le premier tour est depuis 2003 organisé en en quatre poules de cinq. Chaque équipe affronte une fois chacun des adversaires de sa poule, les deux équipes les mieux placées sont qualifiées pour disputer les quarts de finale.

Les règles précises dans le classement du premier tour (poules) a varié selon les éditions : on attribue un certain nombre de points aux victoires, aux matches nuls, aux défaites serrées ainsi qu'une prime à une équipe inscrivant un certain nombre d'essais. En cas d'égalité de plusieurs équipes, plusieurs critères peuvent être utilisés : le vainqueur des matches joués entre équipes ex æquo, l'équipe possédant la plus grande différences de points et/ou d'essais, le plus grand nombre de points et/ou d'essais inscrits.

La suite de la compétition se déroule entre les huit meilleures équipes issues des poules et comporte trois tours à élimination directe : quarts de finale, demi-finales et finale. Celle-ci met aux prises les vainqueurs des demi-finales, les perdants disputant la « petite finale » pour la 3e place de la compétition. Les quarts de finalistes ne sont pas classés.

Pour la première édition, en 1987, 16 sélections nationales participent à la compétition. Elles représentaient en majorité des membres de l’IRB. Par la suite, le nombre de participants augmente rapidement pour atteindre le nombre de 94 pour l’édition 2007 de sorte qu'un système de phase qualificative par zone géographique se met en place dès 1991. Depuis 1999, un système de repêchage est introduit lors de la phase qualificative qui oppose les premiers non qualifiés des différents continents ; le système revient à donner un nombre variable de places à chaque zone géographique en fonction de leur performance.

Durant les trois premières éditions 16 équipes participent à la phase finale du tournoi ; ce nombre passe à 20 pour les trois suivantes. Sont qualifiés d'office les huit équipes ayant atteint les quarts de finale lors de la compétition précédente, à l'exception de l'édition de 1995 qui l'accorde aussi au pays hôte et celle de 1999 qui n'accorde ce privilège qu'aux trois meilleurs de 1995 et à l'hôte. Ainsi le nombre de places de qualification lors des phases qualificatives a-t-il varié de 8 et 7 en 1991 et 1995 pour 25 (voir 1991 Rugby World Cup qualifying) et 43 sélections nationales candidates respectivement. Le nombre de places de qualification passe à 16 en 1999 pour 65 nations, puis à 12 en 2003 et 2007 pour 81 et 86 sélections (voir Qualifications pour la Coupe du monde de rugby à XV de 2007).

Malgré une ouverture aux différents continents et aux nouveaux venus par qualification, le bilan fait apparaître clairement que la compétition est jusqu'ici dominée par cinq équipes, trois de l'hémisphère sud et deux européennes : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Angleterre et la France. Ce sont en effet les seules équipes qui sont parvenues en finale.

Trois autres équipes ont atteint le stade des demi-finales : le Pays de Galles en 1987, l'Écosse en 1991 et l'Argentine en 2007; 4 autres, soit 12 au total, ont disputé un quart de finale. La Nouvelle Zélande et la France sont les deux seules équipes à n'avoir connu qu'une seule élimination avant les demi-finales (en 2007 pour la Nouvelle-Zélande et en 1991 pour la France).

Les statistiques personnelles données par le site officiel concernent principalement le nombre de points inscrits et la manière de les marquer (essais, transformations, drops et pénalités). Elles reflètent à la fois le talent individuel d'un certain type de joueurs (par exemple buteurs) et le travail collectif conduisant aux occasions de marquer.

Le néo-zélandais Jonah Lomu est le meilleur marqueur d'essais de la coupe du monde et fut aussi un des meilleurs joueurs des éditions 1995 et 1999, mais malgré ses excellentes performances il ne fut pas champion du monde. Le sud-africain Bryan Habana l'a rejoint lors de l'édition 2007.

Parmi les sept meilleurs marqueurs d'essais au cours d'une édition (avec 7 à 8 essais inscrits), cinq sont néo-zélandais. A contrario, le classement individuel en termes de points marqués au cours d'une édition montre un panel plus ouvert avec six nationalités différentes (Nouvelle-Zélande, Angleterre, France, Écosse, Argentine, Australie), avec des joueurs aux profils similaires : des buteurs, cinq des sept jouant au poste de demi d'ouverture.

Le bilan en terme d'essais est un indicateur du jeu particulièrement offensif de la Nouvelle-Zélande dans les différentes coupes du monde même si la sélection n'a remporté qu'une seule fois la coupe Webb Ellis. A contrario, les Australiens, dont aucun joueur ne figure dans les cinq premiers marqueurs d'essais ou de points, ont gagné deux fois le tournoi.

Les statistiques individuelles précédentes sont souvent ramenées au nombre d'essais ou de points par match pour compenser le nombre de rencontres disputées, qui varie de trois à sept, en fonction du format de l'édition et du niveau de la compétition atteint. On remarque que, si le classement est modifié, ce sont les même joueurs qui apparaissent parmi les cinq premiers.

La performance d'une équipe est indiquée par le nombre de points marqués (ainsi que la méthode) comme indiqué par le site officiel, la différence entre points marqués en encaissés et le nombre de matches remportés. Ces statistiques se concentrent sur le résultat et non sur ses causes, multiples (touches, mêlées, passes, récupérations de balle, jeu au pied).

La coupe du monde de rugby à XV est un des évènements les plus médiatiques, avec d’autres compétitions comme la coupe du monde de football, les Jeux olympiques d’été et le Tour de France.

La finale de l’édition 2003 a été retransmise dans 205 pays. Le nombre cumulé de téléspectateurs progresse d’une édition à l’autre, avec une très forte croissance sur les quatre premières éditions de 300 millions en 1987 à 2,67 milliards en 1995. Le rythme de croissance diminue jusqu'en 2003, qui attire 3,4 milliards de téléspectateurs.

L'audience de la coupe du monde de rugby depuis 1995 est certes très élevée mais reste un ordre de grandeur inférieure à celle des Jeux olympiques d'été de 2000 avec 30 milliards de téléspectateurs cumulés et de la coupe du monde de football de 2002 avec 28,8 milliards.

L'édition de 2003 attire le plus grand nombre cumulé de spectateurs : 1 837 547 pour les 48 rencontres disputées. La croissance depuis 1987 est toutefois moins marquée que celle du nombre de téléspectateurs et reste essentiellement liée à l'augmentation du nombre de matches disputés. L'affluence moyenne, une des plus importantes enregistrées pendant une compétition internationale, n'a connue qu'une variation modérée entre 1991 et 2003 : si, en 2003, le nombre moyen de spectateurs par rencontre est égal à 38 282, ce nombre n'est que modérément supérieur à ceux des éditions de 1991 et 1995 (31 250) et inférieur à celui de 1999 (42 683) — seule la première édition attire un nombre nettement inférieur, 18 750 spectateurs. À titre de comparaison, le record du nombre de spectateurs par match lors d'une coupe du monde de football, événement le plus populaire, est obtenu lors de celle de 1994 aux États-Unis avec 68 991 spectateurs..

Le nombre record de spectateurs pour une finale de coupe du monde de rugby est obtenu en 2003. La rencontre disputée au Telstra Stadium de Sydney (Australie) attire 82 957 spectateurs.

Une étude faite à la demande du gouvernement australien montre que la coupe du monde de rugby 2003 a attiré 65 000 visiteurs en Australie, contre 110 000 pour les Jeux olympiques d'été de 2000, disputés à Sydney.

Le tableau qui précède montre que le budget et les profits générés par la coupe du monde de rugby ont augmenté à chaque édition. Les montants sont indiqués en livres sterling ; en 2003, le budget commercial de 81,8 millions de livres correspond à environ 118 millions d'Euros.

L'édition de 1999 fut surtout marquée par la construction du Millennium Stadium de Cardiff d'une capacité 74 500 places et d'un coût de 126 millions de livres (environ 190 millions d'euros). Le financement étant fourni par des investisseurs privés, des fonds publics (46 millions de livres), des prêts et la vente de billets d'entrée. La construction du stade a généré 1200 emplois pendant deux ans et le fonctionnement du complexe sportif a créé 1600 emplois permanents dans la région.

La popularité de la coupe du monde ayant sans cesse augmenté depuis sa création, son influence sur l'économie du pays organisateur fut davantage marquée lors de la dernière édition disputée en Australie en 2003 : elle rapporte 97,4 millions à l'IRB : les droits de diffusion télévisée 56,5 et ceux de marketing 40,9. La fédération australienne enregistre un bénéfice net de l’ordre de 22 millions d’euros. Les organisateurs ont en fait réalisé un bénéfice de 150 millions de dollars. Selon une étude du gouvernement australien, le tournoi a généré pour 494 millions de dollars de vente en Australie pour une valeur ajoutée 251 millions., Ont été créés 4476 emplois à temps plein ou à temps partiel.

La coupe du monde de rugby a eu aussi une influence dans des domaines extra sportifs, par exemple sur le plan sociologique et politique. L'édition de 1995 fut la première grande manifestation sportive internationale organisée par l'Afrique du Sud dans la période post-apartheid. Elle s’est déroulée un an après les premières élections multiraciales au suffrage universel organisées dans ce pays et un an après l’élection de Nelson Mandela comme président. Il est reconnu que l’organisation réussie de la coupe du monde en Afrique du Sud a contribué au processus de réconciliation qui a débuté dans ce pays en 1995, année de la mise en place de la Commission de la vérité et de la réconciliation., En Afrique du Sud, le rugby à XV était traditionnellement le sport par excellence des blancs, depuis la coupe du monde 1995 il est davantage pratiqué par la population noire.

L’organisation de la coupe du monde a permis de populariser davantage le rugby à XV dans le monde et a eu des retombées économiques positives pour les organisateurs et les fédérations concernées. Elle a permis d’accroître les confrontations entre les meilleures équipes des hémisphères nord et sud : dans les 20 saisons précédant la première édition, l'Australie et la Nouvelle-Zélande totalisent 44 matches contre l'Angleterre ou la France ; dans les vingt suivantes, 75., Le tournoi a aussi donné l’occasion aux équipes moins renommées de rencontrer les plus fortes équipes dans le cadre de rencontres de coupe du monde ou de matches de préparation : par exemple, de 1967 à 1986, l'Italie rencontre 4 fois l'Angleterre, la France, la Nouvelle-Zélande ou l'Australie, ce chiffre passe à 37 de 1987 à 2006 ; pour l'Argentine le nombre de parties disputées contre ces équipes croît de 20 à 51. Cela a ainsi contribué à hausser le niveau des équipes plus faibles.

Sur le plan des infrastructures, l'organisation de la coupe du monde de rugby donne l'occasion à un pays de créer de nouveaux stades et d'améliorer les stades existants. À titre d'exemple, le Millennium Stadium de Cardiff fut créé à l'occasion de la coupe du monde 1999 et, avec sa capacité de 74 500 places, il devint alors le plus grand stade du Royaume-Uni.

Le trophée mesure 38 centimètres de hauteur. Il est en argent, plaqué d'or, et doté de deux poignées. Sur l'une des poignées se trouve la tête d'un satyre, sur l'autre la tête d'une nymphe. Enfin sur l’avant de la coupe sont gravés les mots International Rugby Board suivi de The Webb Ellis Cup.

La coupe a été faite sur la base d'un modèle de 1906 de Carrington & Co of London, version victorienne d'une coupe crée à l'origine par Paul de Lamerie en 1740. La copie a été réalisée par l'atelier londonien Garrard en 1906, connu pour avoir produit la coupe de l'America au XIXe siècle. Elle a été choisie peu avant la première édition en 1987 dans la collection de cet atelier par l'avant anglais John Kendall-Carpenter et le secrétaire de l'IRB, Bob Weighill, chargé de l'organisation de la coupe du monde.

La coupe est surnommée Bill depuis 1991. Elle n'est pas définitivement acquise : un pays ne la conserve que durant les quatre années de son titre de champion. Il a été suggéré qu'un triple vainqueur puisse garder le trophée, mais cette idée n'a jamais été officiellement discutée.

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Coupe du monde de rugby à XIII 2008

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La coupe du monde de rugby à XIII 2008, 13e édition de la coupe du monde de rugby à XIII (créée en 1954), s'est déroulée du 25 octobre au 22 novembre 2008 en Australie. Il s'agit de la plus importante des compétitions internationales de rugby à XIII mettant aux prises des sélections nationales, organisée par la Rugby League International Federation (RLIF). C'est la quatrième fois que l'Australie organise ce tournoi.

Cinq nations ont été automatiquement qualifiées à ce tournoi : l'Australie, l'Angleterre, la France, la Nouvelle-Zélande et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les cinq autres nations participantes qui se sont qualifiées par le biais de phase qualificative sont : l'Écosse, les Fidji, l'Irlande, les Samoa et les Tonga.

La Nouvelle-Zélande, deux fois finaliste, remporte son premier titre en battant le grand favori, l'Australie, sur son terrain (34-20). Elle met fin à une série de six victoires australiennes dans la compétition.

La coupe du monde devait initialement se disputer en 2004 en Australie, mais en raison d'une part du peu de succès de l'édition 2000 (en raison de matchs déséquilibrés à sens unique entre deux nations et le manque de ferveur populaire) et en raison du succès des Tri-Nations (opposition entre trois nations : Australie, Nouvelle-Zélande et Angleterre), le tournoi a été repoussé en 2008. Officiellement annoncé le 6 mai 2006 par le RLIF, le calendrier a été mis en place le 19 avril 2007.

Les douze stades accueillants le tournoi sont tous situés à l'Est de l'Australie dans les États du Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Victoria et le Territoire de la capitale australienne.

Cinq nations sont directement qualifiées pour ce tournoi sans obligation d'effecteur un tournoi qualificatif. Il s'agit de l'Australie, l'Angleterre, la France, la Nouvelle-Zélande et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Les cinq autres nations participantes ont du passer par une phase qualificative qui a débuté le 6 novembre 2006 et s'est terminé le 14 novembre 2007. Trois zones géographiques ont permis de désigner les qualifiés, pour la « zone Europe » deux places qualificatives étaient en jeu et ont été prises par l'Irlande et l'Écosse, pour la « zone Pacifique » les Fidji et les Tonga se qualifièrent. Il fut ensuite mis en place un tournoi de repêchage entre des sélections européennes (Liban et pays de Galles), une pacifique (les Samoa) et une pour la « zone Atlantique » (les États-Unis, vainqueurs du Japon dans cette zone), ce tournoi fut remporté par les Samoa qui décrochèrent alors le dernier billet pour la coupe du monde.

Si l'un de ces deux critères n'est pas rempli, la nation est alors exclue de la compétition.

Près de 127 pays ont acquis les droits de diffusion de la coupe du monde. En Australie, Channel 9 couvre tous les matchs du groupe A et la phase finale et Fox Sports couvre quant à lui tous les matchs des groupe B et C ainsi que les matchs de classement. Au Royaume-Uni, Sky Sports programme tous les matchs en direct (cela s'étend également à la Nouvelle-Zélande), même rôle pour Orange Sports TV pour la France et la chaîne fidjienne Mai TV pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Fidji, les Îles Samoa, les Îles Cook et les Îles Salomon.

Même dans les régions du monde où aucune nation est représentée et où le rugby à XIII se trouve être un sport confidentiel possèdent un couverture telles que le Moyen-Orient avec la chaîne Showtime, la Malaisie avec Astro ou les États-Unis avec ESPN360.

Enfin, BigPondTV (chaîne de télévision par internet) couvre tout l'évènement, service étant accessible partout au monde.

La compétition débute par une phase de groupes. Trois groupes sont mis en places. Dans le premier groupe (Groupe A), quatre nations sont impliquées tandis que dans les deux autres groupes (Groupe B et C), seules trois nations sont impliquées. Les trois premiers du premier groupe A sont directement qualifiés pour les demi-finales tandis que le quatrième sera éliminé. Pour les deux autres groupes, les vainqueurs du groupe B et C s'affrontent une place de demi-finale, les deuxièmes du groupe B et C s'affrontent pour la 7e place du tournoi et les troisièmes du B et C s'affrontent pour la 9e place du tournoi.

Cette mise en place fut à un moment remise en question par la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui considère que la formule était injuste pour eux, cependant après menace de boycottage et négociations, ils décidèrent d'accepter cela en relevant le défi proposé dans le groupe A.

Chaque victoire vaut deux points, chaque nul vaut un point et une défaite zéro point. Si deux équipes ont le même nombre de points, c'est selon la différence de points marqués/encaissés que s'établira le classement.

Les trois premiers sont qualifiés pour les demi-finales.

Fidji qualifié pour un quart de finale contre l'Irlande, première du groupe C.

La nation hôte, favorite pour remporter la coupe du monde, s'est fait battre en finale par la Nouvelle-Zélande.

Les nations participantes touchent chacune une prime en fonction de leur classement final, versée par les organisateurs. Le vainqueur de la compétition a un chèque de 335 000 euros, tandis que le finaliste touche 270 000 euros, au total c'est près d'un million d'euros qui est reversé aux différentes nations.

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Coupe du monde de rugby à XV 2011

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L'édition 2011 de la Coupe du monde de rugby à XV se tiendra en Nouvelle-Zélande, du 24 septembre au 5 novembre 2011. Ce sera la 7e édition de la coupe du monde et la deuxième qui se déroulera, au moins partiellement, en Nouvelle-Zélande. La première édition, disputée en 1987, s'était déroulée à la fois en Nouvelle-Zélande et en Australie.

La Nouvelle-Zélande a été retenue comme pays hôte lors d'une réunion de l'International Rugby Board (IRB) qui s’est tenue à Dublin le 17 novembre 2005. Le vote fut effectué en deux tours, le projet concurrent proposé par l'Afrique du Sud fut éliminé au 1er tour et celui présenté par le Japon, pourtant très solide et soutenu par le gouvernement japonais, fut éliminé au second tour (13 votes pour la Nouvelle-Zélande et 8 pour le Japon).

Cette décision a été critiquée comme faisant la part belle à la dizaine de fédérations les plus puissantes, accusées de rester entre elles, au détriment du développement international du rugby. Interrogé sur le sujet pendant la Coupe du monde en France, l’entraîneur des All Blacks, Graham Henry, a assuré préférer une phase finale à 20 équipes, tout comme son homologue australien John Connolly .

Les Néo-Zélandais insistent pour que seules seize équipes soient retenues au lieu de vingt en 2007 en raison de leurs infrastructures limitées. La fédération néo-zélandaise connaît des problèmes financiers qu’elle ne souhaite pas amplifier en organisant des rencontres entre les meilleures sélections et des équipes très inférieures n'ayant que peu d'intérêt sportif et qui ne rempliraient pas les stades.

La formule envisagée verrait les équipes classées aux trois premières places des quatre poules du premier tour de la phase finale de la Coupe du monde 2007, soit douze équipes, qualifiées directement au lieu de huit pour 2007 . Les quatre autres places seraient attribuées à l'issue de matches de qualification. Si elle a le mérite de simplifier les choses pour les meilleurs, cette formule complique considérablement la tâche des autres en multipliant les rencontres de qualification. 86 sélections nationales (115 fédérations reconnues) s'étant engagées pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2007, cela reviendrait à choisir 4 équipes parmi 82 candidats.

Une autre piste aurait consisté à organiser un Mondial B parallèle au Mondial A avec 16 équipes, mais elle est également très onéreuse. La décision finale sera prise entre le 17 et le 19 octobre 2007, lors d'un congrès spécial de l'IRB à Paris.

La finale aura lieu le dimanche 23 octobre 2011 à l'Eden Park d'Auckland. Le choix de la date a été dicté par le fait que ce jour tombe au milieu d'un week-end prolongé en Nouvelle-Zélande, et à la veille du Labour Day (Fête du Travail).

Le comité d’organisation, Rugby New Zealand 2011 Ltd, sera dirigé par l’ancien directeur général de la Fédération néo-zélandaise de cricket, Martin Snedden. Ancien international de cricket dans les années 1980 devenu avocat, Snedden a pris ses fonctions en mai 2007. L'International Board (IRB, organe suprême du jeu) annonce que les trois premiers de chaque poule lors du Mondial 2007 seront directement qualifiés pour l'édition suivante en 2011.

Jusqu'à présent seuls les quarts de finalistes de la Coupe du monde étaient dispensés des qualifications. Cette réforme porte donc de 8 à 12 le nombre d'équipes directement qualifiées pour l'édition suivante. "Cela servira à réduire le nombre potentiel de matches internationaux qui devront être joués les années précédant un tournoi par ces équipes qui n'ont pas disputé les quarts de finale de la précédente Coupe du monde, réduisant ainsi l'engorgement des calendriers", explique le président de l'IRB, Syd Millar, dans un communiqué.

Plus de 90 équipes participent aux phases de qualifications. Les équipes sont réparties en 6 régions : Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Afrique, Asie et Océanie. Deux places qualificatives sont accordées pour l’Europe et les régions Amérique, une place pour l’Asie, l’Afrique et l’Océanie. La huitième place se jouera via des matchs de barrage.

La Namibie, la Côte d'Ivoire , La Tunisie et l'Ouganda se rencontreront lors d'un tournoi en 2009. Le vainqueur sera directement qualifié pour la Coupe du Monde 2011.

Une douzaine d’enceintes sont nécessaires pour le bon déroulement de la compétition. La fédération néo-zélandaise n’a pas encore confirmé les stades retenus, mais six d’entre eux semblent à peu près certains d’être choisis. Six ou sept autres sont également en lice. La plupart d’entre eux connaîtront des travaux de rénovation et d’agrandissement. Ainsi, l’Eden Park d’Auckland devrait voir sa capacité passer de 45 000 à 60 000 places. A l’heure actuelle, seul l’Eden Park dépasse les 40 000 places (contre 7 lors de la Coupe du monde 2007 en France). Le nombre de billets à vendre pour l’ensemble des matches devrait s’établir à 1 700 000, contre 2 400 000 pour la Coupe du monde 2007, soit près de 30% de moins.

Les vingt qualifiés sont placés dans quatre poules de cinq équipes. Pour la première fois, le tirage au sort des poules du premier tour s’est effectué sur la base du classement de l’IRB arrêté au 1er décembre 2008, et non sur celle des résultats de la Coupe du Monde précédente.

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Source : Wikipedia