Corbeil-Essonnes

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Posté par woody 01/05/2009 @ 22:11

Tags : corbeil-essonnes, essonne, île-de-france, france, environnement

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Corbeil-Essonnes

Position de Corbeil-Essonnes en Essonne.

L'hôtel de ville.

Corbeil-Essonnes (prononcer ) est une commune française située à vingt-huit kilomètres au sud-est de Paris, sous-préfecture du département de l'Essonne dans la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu des cantons de Corbeil-Essonnes Est et Ouest, le siège de la communauté d'agglomération Seine-Essonne et le siège associé du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes.

Corbeil, cité gallo-romaine, château de défense de la Seine au Moyen Âge puis ville royale dès 1120, et Essonnes qui connut l'implantation de chasseurs au Paléolithique, de potiers Gaulois et qui devint dès le XIIe siècle une importante ville industrielle sur la route de Paris, furent très tôt liées dans leur développement, économique et démographique, riches de la présence conjointe de la Seine et de l'Essonne, cours d'eau sources de force mécanique pour les nombreux moulins, et des régions agricoles de Beauce et de Brie aux portes de la capitale. Des Grands moulins de Corbeil, moulins royaux depuis le XIIe siècle à l'important site d'Altis Semiconductor employant deux mille personnes aujourd'hui, Corbeil-Essonnes, issue de la fusion des deux communes en 1951, est aujourd'hui la seconde ville du département, riche d'un passé et d'un patrimoine illustre, d'une population encore traditionnellement ouvrière venant d'horizons diverses. Elle est aujourd'hui confrontée aux enjeux du renouvellement urbain, de l'insécurité persistante dans certains quartiers difficiles et des difficultés économiques d'organismes privées comme publics.

Ses habitants sont appelés les Corbeil-Essonnois.

Corbeil-Essonnes est située dans la région Île-de-France, au sud de l'agglomération parisienne et au nord-est du département de l'Essonne, à la frontière entre les régions naturelles du Hurepoix à l'ouest, du Gâtinais au sud et de la Brie française au nord-est. La commune occupe un territoire approximativement triangulaire isocèle, la pointe orientée vers le sud, avec une base de trois kilomètres de long et des côtés de six kilomètres, créant une superficie totale de mille cent un hectares. L'institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°36'38" N et 02°28'38" E au point central de ce territoire. Plus de huit dixièmes de ce territoire sont urbanisés, 64,36 % étant effectivement construits, il ne subsiste alors en 2003 que cent quatre-vingt quatorze hectares d'espace « rural », situés en majeure partie sur les berges de la Seine et à l'ouest, à proximité du stade et du quartier de Robinson. La commune est située au confluent de la Seine et de l'Essonne, le fleuve bordant l'est du territoire, un seul quartier est situé sur la rive droite, et la rivière entre à Corbeil-Essonnes par le sud-ouest pour border la frontière ouest et traverser d'ouest en est jusqu'au centre-ville avant de rejoindre le fleuve à la frontière avec Évry. C'est ainsi au centre-ville que se situe le point le plus bas du territoire à seulement trente-deux mètres d'altitude, le terrain s'élevant rapidement vers le nord-ouest et le plateau du Hurepoix où se trouve le point culminant à quatre-vingt douze mètres, en bordure de l'autoroute A6, seulement trois kilomètres plus à l'ouest de l'hôtel de ville. Une forte crête marque la berge sud de la Seine sur sa rive gauche, séparant les vallées du fleuve et de la rivière, de sorte qu'une part importante de la commune, correspondant à l'ancien territoire d'Essonnes est installé dans une plaine alluviale où serpente l'Essonne en formant six îles. Cité industrielle importante depuis des temps reculés, l'accès naturel à la commune par le fleuve fut largement enrichi, avec le passage sur son territoire de la route nationale 7 du nord au sud, de la route nationale 104 d'ouest en est et à l'extrême ouest de l'autoroute A6, qui traverse la ville voisine de Villabé. S'ajoute à ce réseau national un nœud routier départemental composé des RD 26, 33, 191, 446 et 448. Les transports ferroviaires sont assurés par le passage sur le territoire de deux branches de la ligne D du RER. La ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis du nord au sud-ouest, avec les gares de Corbeil-Essonnes et Moulin-Galant. La ligne Corbeil-Essonnes - Montereau, au départ de la gare municipale principale, qui dessert les gares d'Essonnes - Robinson et du Plessis-Chenet. Les obstacles naturels et infrastructures routières et ferroviaires morcellent la ville en dix-neuf quartiers, accentuant la distinction entre les anciennes communes de Corbeil et d'Essonnes.

Importante à l'échelle de la région, la commune est située à seulement vingt-huit kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France. Elle est implantée à quatre kilomètres au sud-est de sa voisine Évry, qui lui a ravit le statut de préfecture du département, seize kilomètres au sud-est de Montlhéry, dix-huit kilomètres au nord-est d'Arpajon, dix-huit kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais, vingt-et-un kilomètres au sud-est de Palaiseau, vingt-trois kilomètres au nord de Milly-la-Forêt, trente-et-un kilomètres au nord-est d'Étampes, trente-quatre kilomètres au nord-est de Dourdan et seulement quinze kilomètres au nord-ouest du chef-lieu seine-et-marnais Melun. La commune est en outre située à soixante-dix-neuf kilomètres au sud-est de son homonyme picarde Corbeil-Cerf et cent quarante-trois kilomètres à l'ouest de Corbeil dans la Marne.

Corbeil-Essonnes est située au confluent de la rivière l'Essonne et de la Seine. Le fleuve entre par le sud-est de la commune puis forme une boucle à gauche face à la commune voisine de Saint-Pierre-du-Perray. En amont, Corbeil-Essonnes n'est implantée que sur la rive gauche, en sortie de la boucle, elle déborde légèrement sur la rive droite avant de laisser la place au parc de Saint-Germain-lès-Corbeil. Un lac est relié au fleuve par un bras mort sur la berge gauche de la boucle, site de débordement naturel du fleuve aujourd'hui utilisé comme base nautique. Le parcours du fleuve totalise ainsi six kilomètres huit cent mètres sur le territoire de la commune. Il n'est enjambé que par deux ponts, le pont de l'armée Patton en centre-ville et le pont de la route nationale 104 plus en aval qui matérialise la limite avec Évry au nord. Une station de mesure du débit du fleuve fut installée dans la commune en 1881.

L'Essonne entre par le sud du territoire, alors qu'elle est scindée en deux bras, celui de droite matérialisant la frontière avec le bourg de Villabé. À proximité de la gare de Moulin-Galant se trouve une île. La rivière se réunit avant une nouvelle séparation dans le quartier de La Nacelle. Une petite île est présente après une courbe à gauche puis trois dans le quartier de Robinson, avant une nouvelle séparation du cours d'eau. Deux barrages sont implantés sur le bras sud, dont un pour alimenter l'ancien moulin à poudre communal, installé sur une île avant la confluence des deux bras de la rivière. La rivière fait ensuite une dernière boucle à gauche pour entrer dans le centre-ville. La fin du parcours a été domestiquée et se fait en souterrain sous les Grands Moulins. Seize ponts permettent de traverser la rivière sur le territoire de la commune dont deux sur la route nationale 7.

La Seine.

L'Essonne en centre-ville.

Le territoire de Corbeil-Essonnes s'étale sur les deux rives de la Seine, dans une vallée s'élargissant largement vers l'aval. Le point le plus bas est situé à une altitude de trente-deux mètres, à proximité des quais de l'apport de Paris sur la rive gauche. Au nord de ce point, le terrain s'élève rapidement vers l'ouest et le plateau du Hurepoix. Le centre-ville est situé à la même altitude que le fleuve, la plaine alluviale se poursuit par le lit de l'Essonne vers le sud-ouest, enserré entre le plateau du Hurepoix au nord-ouest et une crête au sud-est, séparant la rivière de la Seine, avec une pente abrupte au sud du territoire entre la route nationale 7 et le fleuve, marquée par un dénivelé de quarante mètres sur une longueur de deux cent mètres. La rive droite est en partie occupée par la commune face au centre-ville, le terrain s'élève de façon régulière de vingt mètres sur une distance de cent mètres.

Le territoire de Corbeil-Essonnes est installé dans une boucle de la Seine. Au nord, le fleuve la sépare d'Étiolles puis d'une partie de Saint-Germain-lès-Corbeil au nord-est, avant que la commune n'occupe les deux rives jusqu'à Saint-Pierre-du-Perray à l'est. Au sud-est, la rive droite limitrophe est occupée par les communes de Saintry-sur-Seine et Morsang-sur-Seine. Au sud, la route nationale 7 matérialise une partie de la frontière avec Le Coudray-Montceaux, suivit au sud-ouest par le village d'Ormoy. Le sud-ouest est aussi en limite de Villabé, séparée par le cours de l'Essonne. À l'ouest, Lisses marque le début de l'ancienne ville nouvelle, suivie au nord-ouest par la préfecture du département, Évry.

Corbeil-Essonnes est située en Île-de-France, elle bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne brute annuelle, la température s'établit à 10,5°C, avec une moyenne maximale de 14,9°C et une moyenne minimale à 6,2°C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,3°C en juillet au maximum et 0,4°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s'établissent à 38,2°C le 1er juillet 1952 et -19,6°C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total annuel de 610 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Corbeil-Essonnes a toujours été au carrefour de diverses voies de communication. La première d'entre-elles, naturelle, est la Seine, la commune accueillant sur son territoire une partie du port fluvial de marchandises d'Évry, principalement dédié au fret et au traitement de céréales. Ce mode de transport historique fut rapidement connecté aux autres voies terrestres de communication. La ville est ainsi sur le passage de l'ancienne Via Agrippa, devenue l'ex-route nationale 7, qui traverse la commune du nord au sud, complétée au XXe siècle par l'autoroute A6 qui passe à l'extrême ouest du territoire et la route nationale 104, super-périphérique d'Île-de-France, qui croise les deux premières au nord de la commune. Centre industriel historique, Corbeil et Essonnes étaient aussi le point de départ d'un maillage important de voies secondaires, conservées aujourd'hui avec les routes départementales RD 26 vers Saint-Maurice-Montcouronne et au-delà Rambouillet, la RD 33 vers Boussy-Saint-Antoine et plus loin Villiers-sur-Marne, la Marne et l'autoroute A4, la RD 191 vers Étampes et Ablis, la RD 446 vers Melun, la RD 448 vers Montgeron et la route nationale 6, enfin la RD 947 vers Lieusaint et l'autoroute A5. D'importants travaux inscrits au schéma directeur de la région Île-de-France en 1994, engagent la totale réfection de la Francilienne entre les autoroutes A6 et A5, notamment avec le doublement du viaduc de Corbeil-Essonnes, l'aménagement de l'échangeur autoroutier Émile Zola d'accès à la commune, tout ceci avec des contraintes importantes de trafic (100 000 véhicules par jour, 4 600 véhicules par heure en pointe) et environnementales (urbanisation dense sur la rive gauche et bois classés sur la rive droite). À Corbeil-Essonnes est installé le premier pont routier permettant de traverser la Seine sur les cinq que compte département de l'Essonne, le pont de l'Armée Patton.

Ce riche réseau routier est complété par la présence importante d'infrastructures ferroviaires, la commune disposant, au nord d'une vaste gare de fret entre les zones d'activités de l'Apport de Paris et des Tarterêts. Suivent trois gares voyageurs, en centre-ville la gare de Corbeil-Essonnes sur la ligne D du RER puis sur deux branches distinctes de la ligne D, la gare d'Essonnes - Robinson et la gare de Moulin-Galant. Deux gares sur les communes voisines permettent un accès à cette ligne, la gare du Plessis-Chenet à l'extrême sud sur Le Coudray-Montceaux et la gare de Villabé à l'extrême ouest dans la commune homonyme. Le trafic nocturne est assuré par le réseau de bus Noctilien avec les lignes N120 vers l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et N132 vers la gare de Paris-Lyon. Un réseau de transports en commun routier dessert la commune, la ligne 70.01 des Cars Sœurs, les lignes 401, 402 et 405 du réseau de bus TICE, les lignes 309.001, 309.002, 309.003, 309.004, 309.005, 309.008, 024.010 et 024.11/12 du réseau Keolis STA assurent la mobilité dans l'intercommunalité et au-delà dans le département. Corbeil-Essonnes est en outre située à quinze kilomètres au sud-est de l'aéroport Paris-Orly, quarante-quatre kilomètres de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et quatorze kilomètres à l'ouest de la base aérienne de Melun-Villaroche, transformée à terme en aéroport de tourisme et d'affaires.

Historiquement composée de deux communes différentes, Corbeil au nord et Essonnes au sud, la ville unique conserve encore une distinction marquée entre les deux précédentes entités. Le découpage en quartiers se poursuivit avec l'expansion démographique du XXe siècle. Aujourd'hui, on dénombre dix-neuf quartiers, résidentiels ou industriels. À l'extrême nord, les zones d'activités de l'Apport de Paris et Gustave Eiffel, puis en bord de Seine, le centre-ville actuel, précédemment celui de Corbeil, complété par le quartier de la Gare, Chantemerle, plus au sud, le Bas-Coudray marquant une boucle du fleuve, suivi toujours sur la rive gauche par Montconseil, l'Ermitage et le Pressoir Prompt. La route nationale 7 marque une frontière, la chaussée ouest étant située sur l'ancien territoire d'Essonnes, avec au sud, le quartier de Moulin Galant, plus au nord, la Nacelle puis Robinson-La Nacelle et l'ancien centre-ville d'Essonnes, sur une île de la rivière l'Essonne. Au nord de la voie ferrée se trouve les grands ensembles, construits après la seconde guerre mondiale, Les Tarterêts à gauche de la RN7, Les Coquibus, habitations et zone d'activités, les lotissements Corbeil-Nord et Les Granges à droite de l'axe routier. Face au centre-ville, accessible par le pont de l'Armée Patton se trouve le quartier Rive Droite, enserré entre le fleuve et le plateau de Saint-Germain-lès-Corbeil. À l'extrême nord-ouest, l'important site de la Snecma constitue à lui seul un quartier industriel limitrophe d'Évry.

Cette division importante et la présence de quartiers dits « sensibles » sur le territoire et en périphérie ont conduit l'État, la commune et la communauté d'agglomération Seine-Essonne à signer un contrat urbain de cohésion sociale en 2000, succédant au contrat de ville signé en 1994. Trois quartiers sont recensés comme zone urbaine sensible, La Nacelle réunissant 1 500 habitants sur huit hectares, Montconseil réunissant 4 500 habitants sur trente-et-un hectares et Les Tarterêts réunissant 8 500 habitants sur quatre-vingt-trois hectares. Ce dernier ensemble est aussi classé comme zone franche urbaine avec le quartier voisin Les Pyramides sur la commune d'Évry. En outre, deux quartiers sont inscrits comme prioritaires au titre du renouvellement urbain, L'Ermitage et la Rive-Droite.

Le nom de la commune trouverait son origine dans le mot latin Corbolium, dérivé du gaulois Cor Beel ou Curtis Baal, signifiant « l'habitation sacrée », devenu Corbeil. Le nom de la déesse gallo-romaine de l'eau Acionna devenue Exona puis Essonne, est le nom de la rivière qui donna son appellation à la ville et au département. Une autre source donne la version du mot composé latin Corboialo de Corbos, le corbeau et Ialos, la clairière.

L'occupation du site de Corbeil-Essonnes, sur la rive gauche du fleuve, remonte de façon certaine au Paléolithique et au Néolithique, comme en témoignent les objets retrouvés, des haches polies, des lames, des couteaux, des burins et un grattoir en silex aux Tarterêts, une épée courte, une lance et un couteau de l'Âge du bronze ailleurs. Plus tard, si l'habitat gallo-romain fut totalement recouvert au Moyen-Âge, sont encore mis au jour au cours de fouilles, des monnaies gauloises en bronze et surtout une borne milliaire, placée au bord de ce qui était la voie romaine reliant Lutetia à Agedincum par la vallée de la Seine. La cité était alors appelée Corbolium, d'après l'expression gauloise Cor Beel signifiant « habitation sacrée ». Des poteries retrouvées derrière le marché couvert indiquent la présence d'ateliers de potiers à proximité de l'ancien ruisseau de Villelouvette. La première chapelle chrétienne fut élevée à Exona vers l'an 600 à l'emplacement d'un ancien temple païen.

Située au confluent de l'Essonne et de la Seine, la cité eut très tôt un rôle stratégique militaire et commercial. Les raids Viking sur la Seine durant le IXe siècle déclenchèrent notamment la construction de bâtiments de défense sous le règne de Charles III le Gros, dont un à Corbeil. N'en subsistent aujourd'hui que les fondations sur la rive droite. Bâti par le comte Aymon de Corbeil, il disposait d'une enceinte avec cinq tourelles, d'un donjon appelé la « tour du Hourdy » et était entouré d'un bras artificiel de la Seine. La ville changea alors d'implantation, permettant la distinction entre Corbeil et Essonnes et disposa dès l'an 900 d'un pont sur le fleuve. C'est à cette époque aussi que fut construite l'église Saint-Exupère et l'église Saint-Guénault. Détruites par un incendie en 1140, la première fut immédiatement reconstruite et enrichie. En 1071, le comte Bouchard II de Corbeil fit construire les fortifications du cloître de l'église principale. À partir du XIe siècle, le territoire des deux villes se couvrit d'un vignoble, il y fut construit le prieuré de Saint-Jean-Baptiste. Alors située aux portes du domaine royal français, le roi Louis VI le Gros l'unit au royaume en 1120, en même temps que Montlhéry, suite à la défaite d'Hugues le Jeune. Il y fit alors reconstruire le château sur la rive droite du fleuve. Vers 1121, l'abbé Suger fut nommé à Corbeil et y fit construire un nouveau cloître, un réfectoire et un dortoir pour douze religieux. En 1185, c'est l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui possédait des terres et bâtiments à Corbeil, qui fonda son prieuré de Saint-Jean-en-L'Isle.

Les paroisses de Corbeil et d'Essonnes, disposant chacune d'une église importante, étaient alors installées au bord du premier fleuve du royaume, à la croisée des fertiles régions de la Beauce et de la Brie. Une activité de minoterie se développa rapidement, profitant de la présence de la rivière l'Essonne. Les Grands moulins de Corbeil devinrent au XIIe siècle moulins du roi, la commune fournissant la capitale en pain « Chaland » de qualité, au moyen des coches appelés les « Corbeillards ». Plus tard, ils furent chargés de transporter les victimes de la pandémie de Peste noire au XIVe siècle, instituant le mot de corbillard. Cette activité nourricière était complétée par des tanneries, une poudrerie et un laminoir, plaçant Corbeil et Essonnes en concurrence directe avec Troyes. Blanche de Castille vint fréquemment au château de Corbeil, suivit par son fils Saint Louis. Pierre Abélard y créa une école de théologie réputée, à proximité du donjon de la mère de sa maîtresse Héloïse d’Argenteuil. Au XIIIe siècle, la reine de France Ingeburge de Danemark rénova le prieuré des Hospitaliers de Saint-Jean-en-L'Isle, où elle mourut le 26 juillet 1236. En 1258 fut signé à Corbeil le premier traité de Corbeil, entre la France et l'Aragon, dans lequel Louis IX renonçait à ses prétentions en Catalogne et Jacques Ier à celles en Roussillon. En janvier 1307, le roi Philippe le Long se maria à Corbeil avec Jeanne II de Bourgogne. En avril 1326 fut signé un autre traité de Corbeil, cette fois entre la France et l'Écosse pour renouveler l'Auld Alliance. Durant la guerre de Cent Ans, la ville subissant de nombreux sièges, il y fut constitué un corps d'arquebusiers. Une lettre du futur roi Charles VII mentionnait aussi une activité importante de Corbeil, la batellerie. Charles VIII vint à Corbeil en 1484 et François Ier en 1519. En septembre 1590, lors du siège de Paris, l’Espagnol Alexandre Farnèse prît la ville, ce qui permit de ravitailler la capitale, assiégée par Henri IV (huitième guerre de religion).

En 1628, l'explosion de la poudrerie embrasa la ville. En 1656, Jacques de Bourgoin fonda le collège de Corbeil pour l'éducation des enfants. Au XVIIe siècle, Essonnes était située sur l'importante route royale de Paris à Fontainebleau et disposait alors d'un relais de poste et d'hôtels pour les voyageurs. Entre 1736 et 1738, pas moins de douze explosions ravagèrent le moulin à poudre. Le 5 juillet 1745, une nouvelle explosion l'anéantit et fit quarante morts.

Au milieu du XVIIIe siècle, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre vint vivre quelque temps à Essonnes. En 1789, le cahier de doléances fut ouvert à Corbeil, des représentants de la population assistèrent à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790. En 1789 toujours, Pierre-François Didot racheta l'imprimerie d'Essonnes où Louis-Nicolas Robert mis au point plus tard la première machine à papier en continu, en 1798. En 1800, dès la création de l'administration préfectorale, Corbeil devint sous-préfecture du nouveau département de Seine-et-Oise. Suite aux protestations des riverains devant le danger encouru, le moulin à poudre cessa définitivement son activité en 1822. Il devint la même année une filature de soie et une fabrique de draps. Le 17 septembre 1840 fut mise en service la ligne de chemin de fer de Paris à Corbeil. Ce nouvel axe de circulation permit la venue de « touristes », tel Alfred Jarry qui loua une maison près des Grands Moulins, ou le peintre Félicien Rops qui passa les quinze dernières années de sa vie à Essonnes. Cela permit aussi l'accroissement toujours plus important de l'industrie locale, avec l'ouverture de filatures par Christophe-Philippe Oberkampf, l'ouverture par Aymé-Stanislas Darblay de la seconde papeterie d'Essonnes, de l'imprimerie de Louis Simon Crété (toujours en activité), des sucreries puis des usines de chemin de fer de Paul Decauville ouvertes en 1881 et enfin de la féculerie de Paul Doittau. En 1885, l'ancien moulin à poudre fut transformé en fabrique de magnésium. En 1892, la ville possédait cinq ports de commerce, totalisant un trafic de 22 600 tonnes de marchandises.

La ville bénéficia alors de la construction de nombreux équipements structurants, le temple protestant en 1862, l'hôtel de la sous-préfecture en 1863, la gendarmerie en 1875, la maison d'arrêt en 1883, le palais de justice en 1887, le marché couvert en 1893, parfois grâce à la générosité de notables locaux avec par exemple l'ouverture de l'hôpital Galignani en 1860, de l'orphelinat et de l'école du même nom en 1878. En 1899, ce fut le président du Conseil Pierre Waldeck-Rousseau qui acquit le Castel-Joli sur la rive droite pour en faire sa dernière résidence.

Le 8 juillet 1906 fut inauguré l'hôtel de ville de Corbeil. En 1907, la grève des ouvriers-papetiers d'Essonnes eut un retentissement national et fut sévèrement réprimée. En 1914 fut édifié l'hôtel de ville d'Essonnes. La ville fut bombardée une première fois en 1918, détruisant, entre autres, les vitraux des églises. En 1928 ouvrit la biscotterie Exona qui fonctionna jusqu'en 1971. La Seconde Guerre mondiale fit plus de dégâts encore. Occupée par les Allemands, la ville fut bombardée par les Alliés, notamment le 13 août 1944, où un train de munitions explosa en gare de Corbeil. Dans la nuit du 7 au 8 juin 1944, un autre bombardement de l'ensemble des gares importantes de la région, dont celle de Corbeil, se solda ici par la chute d'un bombardier Halifax qui s'écrasa à 1h15 sur un pavillon de la rue Gournay, abattu par la Flak. Sept corps furent sortis des décombres, les six premiers emmenés à la kommandantur de Courances, le septième retrouvé le 10 juin, rapidement enterré à Corbeil. Dans leur fuite, les Allemands détruisirent le pont sur la Seine, alors seul point de passage sur le fleuve entre Melun et Villeneuve-Saint-Georges.

La première volonté de fusionner les villes de Corbeil et d'Essonnes aurait été mentionnée dans les cahiers de doléances en 1789. En 1946, le préfet demanda aux maires des deux communes de réfléchir à un rapprochement. Il ne se concrétisa que le 9 août 1951 avec la création officielle de Corbeil-Essonnes. En 1955 fut achevé le nouveau pont Patton, rétablissant les communications routières entre les deux rives du fleuve. En 1958 fut ouvert le lycée, qui devint plus tard le lycée Robert Doisneau et une crue de la Seine inonda tout le centre-ville. En 1966 fut construite la MJC cependant que la ville perdait son statut de sous-préfecture de Seine-et-Oise en vue de la constitution du nouveau département de l'Essonne. Entre 1966 et 1971, les services préfectoraux restèrent cependant à Corbeil-Essonnes, en attendant le transfert dans les nouveaux locaux d'Évry. L'urbanisation et l'équipement de la commune se poursuivit pourtant, avec la construction de la piscine en 1967 pour compléter l'aire de baignade sur la Seine, du palais des sports en 1971, du théâtre en 1973, de l'hôpital Gilles de Corbeil entre 1982 et 1985. En 1973, le pont autoroutier de la Francilienne doubla les capacités de franchissement du fleuve, déchargeant un peu le centre-ville du flux automobile. En 1995, l'investissement d'IBM sur son site Corbeillois permit la création de mille emplois. En 2002, la ville et notamment le quartier des Tarterêts fut le théâtre d'affrontements entre bandes rivales et d'attaque de policiers.

Seconde commune du département de l'Essonne en nombre d'habitants, avec cependant douze milles résidents de moins que sa voisine Évry, Corbeil et Essonnes, aujourd'hui Corbeil-Essonnes ont cependant toujours été des agglomérations importantes du sud francilien. Ville industrielle, Corbeil comptait déjà trois mille habitants lors du premier recensement des personnes en 1793, sa voisine Essonnes, plus rural et dédiée à l'hébergement des nouveaux arrivants en regroupait mille cinq cent. Au fil des années, Essonnes rattrapa peu à peu son retard, restant cependant toujours moins peuplées que la ville principale mais connaissant les mêmes variations, la perte de cent habitants chacune en 1806 et en 1846 avec des contrecoups ultérieurs à Essonnes, qui perdait encore des essonnois en 1821 et 1851, la forte hausse de 1896, lorsque Corbeil gagna mille nouveaux arrivants et Essonnes mille sept cent en pleine période d'abondance industrielle et d'exode rural. La tendance s'inversa pour la première fois en 1911 où la population d'Essonnes commença à décroître alors que Corbeil continuait sa progression, dépassant cette même année les dix mille Corbeillois, et n'étant que peu marquée par les pertes de la première guerre mondiale qui fit pourtant encore chuter Essonnes, celle-ci ne franchissant le cap des dix mille résidents qu'au recensement de 1926. Les deux communes encore séparées furent cependant également impactées par les ravages de la seconde guerre mondiale, Corbeil perdit ainsi plus de deux cent personnes et Essonnes près de cinq cent avec une population respective de 10 976 et 10 032 habitants. Le recensement de 1954 fut le premier intervenu après la réunion des municipalités, la nouvelle commune de Corbeil-Essonnes comptant ainsi 22 891, et poursuivant une progression rapide pour atteindre 38 859 personnes vingt ans plus tard avant une première baisse de mille résidents en 1982, ne l'empêchant pas de franchir le cap des quarante mille Corbeil-Essonnois lors du recensement de 1990. La décennie suivante fit à nouveau perdre mille habitants à l'agglomération, avant une nouvelle croissance pour atteindre les 40 929 personnes lors du dernier recensement intervenu en 2006. Avec 17,4 % de la population de nationalité étrangère en 1999, l'immigration représente une part importante du développement de la commune, le taux est ainsi quatre points supérieur à celui de sa voisine Évry, pourtant réputée plus cosmopolite. Parmi cette population de nationalité étrangère, 5,1 % sont originaires du Portugal, 3,5 % d'Algérie, 1,9 % du Maroc, 1,2 % de Turquie, 0,6 % de Tunisie et 0,3 % d'Espagne ou d'Italie.

L'analyse de la pyramide des âges de Corbeil-Essonnes en 1999 montre une population relativement plus jeune que dans le reste du département de l'Essonne, notamment pour les tranches d'âges nées après 1970 et une présence moindre de résidents nés entre 1925 et 1954, la répartition des personnes nées avant 1925 étant sensiblement équivalente au reste du département. En 1999, c'est ainsi 35,5 % des habitants qui avaient moins de vingt-cinq ans, chiffre encore accentué à 44,4 % dans les zones urbaines sensibles de l'agglomération, à comparer à la moyenne francilienne fixée à 33 %. Cette même année, 16,3 % des ménages Corbeil-Essonnois étaient constitués de familles monoparentales.

Ancien chef-lieu de l'arrondissement de Corbeil-Essonnes, créé le 17 février 1800 dans le département de Seine-et-Oise, Corbeil-Essonnes a abrité un temps les locaux de la préfecture du récent département de l'Essonne. C'est aujourd'hui une sous-préfecture, sans que la commune ne soit le chef-lieu d'aucun arrondissement. Elle est toutefois le chef-lieu des cantons de Corbeil-Essonnes-Est et Ouest, représentés par les conseillers généraux Carlos Da Silva (PS) et Bruno Piriou (PCF), cantons intégrés à la première circonscription de l'Essonne représentée par le député-maire d'Évry, Manuel Valls (PS). Son maire actuel, Serge Dassault (UMP) est aussi sénateur du département. Il est assisté par seize adjoints parmi les quarante-trois élus qui composent le conseil municipal, répartis en trente-trois élus de la majorité présidentielle et dix de sensibilité divers gauche. La municipalité a en outre mis en place trois comités consultatifs des habitants pour les quartiers des Tarterêts, de Montconseil et de La Nacelle. L'Insee lui attribue le code 91 2 96 174.

En 2008, la commune disposait d'un budget de 83 289 000 euros, dont 74 209 000 € d'investissement et 9 080 000 € de fonctionnement, financés pour 27,90 % par les impôts locaux, la même année la dette municipale s'élevait à 106 410 000 euros. Cependant, en 2006, sur demande du préfet de l'Essonne, la chambre régionale des comptes réalisa un audit des finances de la commune entre 2000 et 2004 et préconisa la réintégration de 4 591 069 € de dépenses injustement réparties au titre, entre autres, des restes à faire du budget 2004, portant le déficit de la commune à 4 270 331 € en lieu et place du bénéfice de 320 738 €. En 2000, cette même chambre régionale des comptes avait procédé à un audit des finances de 1993 à 1997, relevant un certain nombre de points défavorables, dont un budget supérieur de 45 % à la moyenne des communes de même importance de la région et une imposition en 1993 supérieur de 31 % à la moyenne francilienne, traduisant un train de vie bien supérieur aux capacités. En 2008, les taux d'imposition s'élevaient à 17,60 % pour la taxe d'habitation, 21,53 % et 112,63 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti, aucune taxe professionnelle n'étant perçue par la commune mais un taux de 15,80 % est fixé par l'intercommunalité. En 2007, sur les 17 480 logements que comptait la commune, 6 084 étaient des HLM soit près de 35 %, bien au-delà des préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, ils étaient répartis entre quinze sociétés foncières.

La commune est le siège de la communauté d'agglomération Seine-Essonne qui rassemble cinq municipalités, chargée du développement économique, de l'aménagement du territoire et de la politique de la ville. Elle est en outre le siège associé du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle adhère pour le traitement des ordures ménagères au Siredom. L'organisation juridictionnelle rattache les justiciables de Corbeil-Essonnes aux tribunaux d'instance, de grande instance, de commerce et au conseil de prud'hommes d'Évry. En 1953, la commune s'est dotée d'un office de tourisme.

Quarante-trois maires se sont succédé à la tête de Corbeil depuis le premier élu en 1772.

Quarante-trois maires se sont succédé à la tête de l'administration municipale d'Essonnes depuis l'élection du premier en 1787.

Depuis la fusion des deux communes en 1951, cinq maires se sont succédé à la tête de Corbeil-Essonnes.

Commune relativement « populaire » et traditionnellement industrielle, elle apparaît comme étant ancrée à gauche. De fait, elle fut dirigée entre 1951 et 1959 par un maire SFIO et de 1959 à 1995 par des maires communistes, Roger Combrisson ayant même obtenu tous les sièges du conseil municipal en 1959, avant que la ville ne soit emportée en 1995 par le candidat de droite Serge Dassault, alors adhérent au RPR. Le basculement partiel commença en 1988 avec l'élection de Serge Dassault au conseil général pour le canton de Corbeil-Essonnes-Est, puis son élection à la mairie en 1995. Ce choix local ne remettait pas en cause la tendance de vote supra-local puisque les électeurs choisirent à 19,79 % la liste socialiste conduite par François Hollande lors des élections européennes en 1999, plaçant la liste de droite en troisième position. Les Corbeil-Essonnois renouvelèrent cependant leur confiance à Serge Dassault dès le premier tour en 2001 pour les élections municipales et cantonales et en 2002 lors de l'élection législative, remportée toutefois par Manuel Valls sur l'ensemble de la circonscription. Cette même année, les électeurs Corbeil-Essonnois qui avaient placé Lionel Jospin en seconde position avec 18,82 % des suffrages au premier tour avaient déjà voté à 19,21 % pour Jean-Marie Le Pen et seulement 17,14 % pour Jacques Chirac, qui bénéficia cependant du large report des voix pour atteindre 82,40 % au second tour, le candidat frontiste perdant près de 2 % de voix pour n'atteindre que 17,60 %, légèrement moins que sur le plan national. La tendance générale s'inversa ensuite au profit de la gauche, avec en 2004 la victoire du communiste Bruno Pirou sur le canton de Corbeil-Essonnes-Ouest et les très nettes avances de Jean-Paul Huchon (PS) aux élections régionales (vingt-trois points d'avance sur le candidat de l'UMP Jean-François Copé) et d'Harlem Désir (PS) aux élections européennes (dix points d'avance sur le candidat UMP Patrick Gaubert). Les défaites de la droite se poursuivirent en 2007 avec l'élection sur la circonscription et cette fois dans la commune aussi de Manuel Valls (PS) et le fort plébiscite pour la candidate Ségolène Royal (PS) avec onze points d'avance sur Nicolas Sarkozy (UMP), et à nouveau en 2008 avec la perte par la droite du canton de Corbeil-Essonnes-Est au profit de Carlos Da Silva (PS), ne laissant à Serge Dassault que la mairie, remportée de justesse avec seulement 50,65 % des voix au second tour. Enfin, situation commune aux villes à l'électorat populaire, les Corbeil-Essonnois sont fortement sceptiques face aux instances européennes, rejetant en 1992 le traité de Maastricht à 55,92 % et en 2005 le traité constitutionnel à 60,35 %, ne participant qu'à 40,25 % au scrutin européen en 2004. Des sections du Parti communiste français et du parti socialiste sont présentes dans la commune.

Les établissements scolaires de Corbeil-Essonnes sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles du Paradis, Léon Cassé, Henri Wallon, Louis Pasteur, Jean Macé, Théodore Steeg, La Source, Pauline Kergomard, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire et de la Montagne des glaises ; des écoles élémentaires L'Indienne, Pablo Picasso, Jacques Bourgoin, Galignani, Jules Ferry, Paul Bert, Jean Macé, Théodore Steeg, Paul Éluard, Jacques Prévert, du Pressoir Prompt et des Quatre Vents ; des écoles primaires Frédéric Joliot-Curie, La Nacelle, Paul Langevin. Quatre collèges permettent la poursuite des études, Chantemerle, Louise Michel, La Nacelle et Léopold Sédar Senghor, ces deux derniers disposant d'une section d'enseignement général et professionnel adapté et le lycée général, technologique et professionnel Robert Doisneau complète l'offre éducative publique. S'ajoutent l'école primaire privée sous contrat Sainte-Marie, le collège privé Saint-Spire et le lycée privé Saint-Léon tous trois disposant d'un enseignement religieux catholique. Le Greta-Est-Essonne est installé au lycée Robert Doisneau.

Deux établissements d'enseignement adapté sont installés dans la commune, l'institut thérapeutique, éducatif et pédagogique Les Fougères et l'institut d'éducation motrice Le Petit Tremblay. Hors temps scolaire, l'accueil des enfants se fait avec les crèches Les Galopins et Le Petit Poucet, la crèche familiale Chanteprince, les centres de loisirs Henri Wallon, La Nacelle, Montconseil, Les Mozarts, Jean Macé, Théodore Steeg, Pauline Kergomard, Le Paradis, Louis Pasteur, La Montagne des Glaises, L'Indienne, Villededon, Frédéric Joliot-Curie, Paul Élaurd et Léon Cassé. Trois maisons de quartier accueillent les adolescents aux Tarterêts, à Montconseil et sur la Rive-Droite. Le siège de la FCPE départementale est installé dans la commune. Cinq associations sont dédiées à la vie des écoles communales et un centre d'information et d'orientation est à la disposition des élèves.

Le lycée Robert Doisneau.

Le lycée privé Saint-Léon.

La commune accueille sur son territoire les locaux principaux du centre hospitalier Sud Francilien, dont les centres Galignani et l'hôpital Gilles de Corbeil. Elle dispose ainsi de services de cardiologie, diabétologie-endocrinologie, dermatologie, hématologie, neurologie, cancérologie, pneumologie, d'imagerie médicale et médecine nucléaire. La polyclinique Chantemerle est aussi installée sur la commune. Du centre hospitalier sont organisées les missions du Smur pour la moitié est du département. Le centre d'accueil Galignani est complété par l'autre établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, le foyer Bernardin de Saint-Pierre. S'ajoutent un centre d'accueil familial spécialisé, un foyer de jour, un centre médico-psycho-pédagogique et la maison des adolescents Les Roches. Trois centres de protection maternelle et infantile sont implantés à Corbeil-Essonnes. Outre ceux exerçant à l'hôpital, quatre-vingt trois médecins, trente-et-un chirurgiens-dentistes et douze pharmacies sont installés sur la commune. La commune accueille aussi sur son territoire le siège administratif du Samu départemental, le Centre départemental d'appel d'urgence et un Centre d'enseignement des soins d'urgence.

La commune, bien qu'elle ne soit pas chef-lieu d'arrondissement et qu'elle soit voisine de la préfecture d'Évry, dispose encore sur son territoire d'une sous-préfecture. Elle accueille aussi un certain nombre de représentations du service public, dont la direction départementale des services vétérinaires, la fédération départementale de la pêche et de la pisciculture, une permanence du délégué au médiateur de la République, les services de conservation des hypothèques et du cadastre, le centre départemental d'action sociale, une antenne de la CAF, du pôle emploi et des Assedic. Dix-neuf avocats exercent sur la commune, une société d'huissier de justice et deux études de notaire y sont installés.

La commune accueille sur son territoire un centre de secours principal en charge de la sécurité des biens et des personnes de l'agglomération. Une brigade de gendarmerie et un commissariat de police sont installés dans la commune, la première étant dévolue à la sécurité des communes rurales voisines et à la sécurité routière. Malgré cette présence relativement importante, la commune souffre d'une relative insécurité, notamment dans les quartiers sensibles, avec des actes de délinquances fréquents, du braquage d'un bureau de poste aux Tarterêts à l'agression de fonctionnaires de police entraînant des manifestations de la population. Un centre de semi-liberté est implanté en centre-ville.

Corbeil-Essonnes bénéficie d'une longue tradition culturelle, en accueillant dès 1819 d'un théâtre à l'initiative de l'industriel Joseph Martin. Elle dispose encore du théâtre intercommunal construit en 1973 qui accueille deux compagnies de théâtre. S'ajoute la salle de cinéma indépendante Arcel, classée Art et Essai. Pour l'accès de tous à la culture, la commune a mis en place la médiathèque Chantemerle et deux annexes aux Tarterêts et à Montconseil, la MJC Fernand Léger et le conservatoire de musique et danse Claude Debussy installé dans l'ancien hôtel de ville d'Essonnes. Trois lieux d'exposition accueillent en outre des manifestations temporaires, l'ancienne commanderie de Saint-Jean-en-l'Isle, une galerie d'art dans le cloître et la cathédrale Saint-Spire. La commune organise un festival de musique, « Les couleurs du Jazz », la « Quinzaine du film argentin » et un festival de bande dessinée. Quinze associations participent à l'animation culturelle de la commune. Divers artistes se produisent dans les salles municipales, dont Grand Corps Malade en mars 2009, d'autres y sont nés ou y ont résidé.

Le conservatoire Claude Debussy.

La médiathèque.

La MJC Fernand Léger.

Le théâtre municipal.

La commune dispose sur son territoire de diverses infrastructures permettant la pratique sportive. La première d'entre elles, le palais des sports regroupe un gymnase, un dojo, une salle de combat, une salle d'escrime et une salle de danse. Le stade de Robinson est équipé d'un terrain de football et de rugby, le stade Mercier ajoute à ces mêmes équipements une piste d'athlétisme. Le stade Roger est lui entièrement dédié au tennis avec six courts synthétiques, deux courts en terre battue, un court en béton et deux courts couverts. Le stade nautique Gabriel Menut, avec trois bassins dont un olympique de cinquante mètres à toit mobile, une fosse à plongeon et des bassins d'agrément, accueille les nageurs et joueurs de water polo, il est complété par la base de canoë-kayak en bord de Seine. Six gymnases sont implantés dans divers quartiers, deux aux Tarterêts pour le basket-ball et le volley-ball, à Montconseil pour le handball, à La Nacelle pour le volley-ball et le tennis de table, ainsi que les gymnases Louise Michel pour le basket-ball, le tennis et le volley-ball et le gymnase Maurice Broguet qui ajoute aux disciplines précédentes la gymnastique rythmique, le judo et l'aïkiryu. Trente-deux associations animent et organisent la pratique sportive dans la commune. Parmi elles, l'AS Corbeil-Essonnes créé en 1951 et qui évolua en championnat de France de football de ligue 2 est ainsi l'un des clubs de football majeurs du département, comme l'ASCE Canoë-Kayak et Corbeil XIII dans leurs disciplines respectives. Le 29 juillet 2001 la commune fut ville-étape du Tour de France 2001 puis à nouveau le 24 juillet 2005 pour le Tour de France 2005.

Le palais des sports.

Le stade nautique Gabriel Menut.

Corbeil-Essonnes est le siège associé du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes depuis sa création en 1966 et le siège du doyenné de Corbeil-Essonnes. Ainsi, la collégiale Saint-Spire fut élevée au rang de cathédrale la même année. La paroisse catholique dispose en plus de la cathédrale Saint-Spire des églises Saint-Étienne anciennement sur la paroisse d'Essonnes, Notre-Dame-de-la-Paix à Montconseil, Saint-Joseph aux Tarterêts et Saint-Paul à Moulin-Galant fréquentée par la communauté polonaise. La communauté protestante de l'église réformée dispose d'un temple auquel s'ajoute les lieux de culte du centre évangélique Métanoia et celui de la mission évangélique de la Réconciliation. Les musulmans disposent de la mosquée As-salam inaugurée le 25 janvier 2005. La communauté bouddhiste dispose elle du centre bouddhique tibétain Drikung Kagyu Rinchen Pal.

La cathédrale Saint-Spire.

L'église Saint-Étienne.

L'église Notre-Dame-de-la-Paix.

L'église Saint-Joseph.

Le temple.

La mosquée As-Salam.

La commune est située dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM. La radio Évasion FM y dispose d'une fréquence spécifique.

Dès le Moyen Âge, Corbeil et Essonnes étaient d'importants sites industriels, disposant de tanneries et de poudreries. C'est aujourd'hui encore, avec Évry, le cœur économique du département. La commune est intégrée par l'Insee à la zone d'emploi d'Évry qui regroupait en 1999 soixante-six communes et 271 329 habitants, Corbeil-Essonnes étant la seconde commune en nombre de résidents avec près de 15 % du total. Des vingt plus grandes entreprises installées sur ce secteur, Snecma Moteurs et Altis Semiconductor, les deux premières en importance sont implantées sur la commune avec chacune plus de deux milles salariés, symbolisant l'importance maintenue de l'industrie et de la construction qui représentent encore 20,8 % de l'activité économique et salariée. C'est ainsi 2 069 entreprises, dont 1 686 sièges sociaux, employant 17 790 salariés qui étaient implantées à Corbeil-Essonnes en 2006, la fonction publique ne représentant que 4,7 % contre 80,2 % pour le secteur tertiaire. Caractéristique de la grande banlieue parisienne restée en partie rurale, trois exploitations agricoles employant dix personnes étaient encore actives en 2000 sur la commune. Le tourisme d'affaires est aussi important dans la commune, avec trois hôtels dont un deux étoiles pour un total de cent quarante-trois chambres. Avec un taux de 31,1 %, les professions intermédiaires sont la catégorie socio-professionnelle la plus représentée, suivie par les ouvriers, population traditionnelle de Corbeil-Essonnes, représentant encore 26,2 % des actifs. En 1999, pas moins de 18 795 personnes étaient recensées comme population active mais 17,3 % d'entre elles étaient au chômage, ce qui fait d'elle la commune la plus touchée du département, et 14,9 % ne disposaient que d'un travail précaire. Ainsi, avec seulement 17 925 euros de revenu net imposable moyen, les contribuables Corbeil-Essonnois sont loin de la moyenne départementale fixée en 2006 à 26 556 euros, et seulement 53,1 % étaient effectivement assujettis à l'impôt sur le revenu. Quatre marchés sont implantés sur la commune, le principal en centre-ville et les trois autres à Essonnes, aux Tarterêts et à Montconseil. Industrielle, la commune n'est pas épargnée par les pollutions, ainsi, quatre entreprises sont recensées dans le registre des émissions polluantes, Altis Semiconductor pour ses rejets d'haloalcanes, de protoxyde d'azote, d'ion fluorure, d'arsenic, de chrome et de cuivre, Boc Edwards pour ses rejets d'acide fluorhydrique et d'ammoniaque, Hélio Corbeil Quebecor pour sa production de déchets dangereux et la Snecma pour sa production de déchets dangereux et ses prélèvements importants d'eau.

Reconstruite en 1893, la minoterie des Grands moulins de Corbeil, propriété du groupe Soufflet est encore en activité et symbolise l'industrie historique de la commune à proximité directe du centre-ville. Un quai de chargement sur la Seine est installé dans le prolongement du port de commerce d'Évry.

Le 22 octobre 2008, le centre commercial Art de vivre rénové intégra le groupe de magasins d'usine Concepts & Distribution sous l'appellation Marques Avenue A6, rassemblant soixante-dix huit boutiques sur une superficie de treize mille mètres carrés.

Près de deux cent hectares du territoire municipal sont encore considérés comme ruraux, majoritairement constitués de bois communaux dont le bois des Tarterêts au nord qui occupe plus de six hectares. Deux cent autres hectares sont classifiés comme espaces urbains non construits, constitués pour partie de parcs, jardins et squares qui totalisent eux près de dix-huit hectares. Les deux plus importants sont le parc de La Nacelle qui occupe presque quatre hectares et le parc de Chantemerle avec plus de deux hectares. Ils sont complétés, par ordre de taille par les squares Dalimier, Maurice Riquiez, Balzac, Gustave Courbet, d'Angoulême, des Coquibus, du stade Roger, Crété, Montconseil, Saint-Léonard, Moulin-Galant, Jean Macé, de Nagis, Espar et des Castors. Ce patrimoine environnemental permet à Corbeil-Essonnes d'arborer trois fleurs au concours des villes et villages fleuris depuis 1999. Le sentier de grande randonnée GR 2 traverse la commune du sud au nord en empruntant les berges de la Seine. À l'inverse de la Seine qui relève du domaine public d'État, les berges de l'Essonne sont en grande majorité privées, l'entretien étant effectué par la commission exécutive d'entretien de la rivière Essonne.

Corbeil-Essonnes, commune à l'histoire riche, dispose sur son territoire d'un patrimoine culturel important, retraçant les diverses périodes de prospérité de l'agglomération. Six édifices sont ainsi inscrits aux monuments historiques, le plus ancien est l'église désaffectée Saint-Jean-en-L'Isle, construite entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle et inscrite le 18 janvier 2007, aujourd'hui devenue un musée. S'ajoute une borne géographique frappée de la fleur de lys royale, datant de la même période et inscrite le 22 mars 1934. La cathédrale Saint-Spire du XIVe siècle fut elle aussi classée, une première fois en 1840 et à nouveau le 30 décembre 1913, comme le fut plus tard l'église d'Essonnes, l'église Saint-Étienne au clocher du XIIe siècle et à la nef du XIIIe siècle, le tout classé le 25 mars 1930. Les Grands moulins construits au XIXe siècle, inscrits le 21 juillet 1987 sont un exemple de l'architecture industrielle importante à Corbeil-Essonnes, au même titre que la halle du marché couvert à l'architecture métallique, construite en 1893 et inscrite le 16 février 1987.

Divers autres bâtiments caractérisent la commune, dont la sous-préfecture, édifiées en 1862, le temple protestant au clocher en bois, inauguré le 16 novembre 1862, la prison construite vers 1883, le bâtiment de l'ancien orphelinat Galignani bâti en 1878, l'ancien moulin à poudre datant du XVIIe siècle, le Castel-Joli du XIXe siècle, résidence de Waldeck-Rousseau.

Les remparts de Corbeil.

La commanderie de Saint-Jean-en-L'Isle.

Le porche du cloître Saint-Spire.

Le marché couvert de Corbeil.

La tour élévatrice des Grands moulins de Corbeil.

Corbeil disposait d'un blason décrit ainsi : D'azur au cœur au naturel chargé d'une fleur de lis d'or.

La fusion avec l'ancienne commune d'Essonnes a permis de créer un nouveau blason : parti : au premier d'azur au cœur cousu de gueules chargé d'une fleur de lys d'or, au second aussi d'azur aux trois épis de blé d'or posés en éventail.

Sur les deux blasons de Corbeil et Corbeil-Essonnes, l'erreur d'associer du gueules sur de l'azur en font des armes à enquerre. Le blason de la commune est apposé sur le TGV 97 et la motrice immatriculée 8718A au titre des parrainages du matériel roulant de la SNCF par les communes.

La commune s'est en outre dotée d'un logotype reprenant les blasons et devises de Corbeil et Essonnes couronnés.

La devise de Corbeil-Essonnes, ancienne devise de Corbeil, est « cor bello paceque fidum » en latin, ce qui peut se traduire en français par « cœur fidèle en guerre et en paix ». Elle est complétée par l'ancienne devise d'Essonnes « crescet ad huc » en latin qui peut se traduire en français par « par cela elle grandit ».

En haut



Cathédrale Saint-Spire (Corbeil-Essonnes)

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La cathédrale Saint-Spire est une collégiale élevée au rang de cathédrale diocésaine en 1966, consacrée au premier évêque de Bayeux Saint Exupère, située dans la commune française de Corbeil-Essonnes et le département de l'Essonne.

La cathédrale Saint-Spire est située au cœur du centre historique de Corbeil sur la rive droite de la rivière l'Essonne peu avant le confluent avec la Seine. Elle est entourée d'un cloître, fermé à l'est par une porte ogivale.

La collégiale fut fondée en l'an 957 par le comte d'Haymon pour accueillir les reliques de l'évêque de Bayeux Saint Exupère. Elle fut partiellement détruite au XIe siècle lors d'un incendie en 1019 puis à nouveau en 1137 et 1141 et rebâti entre le XIIe siècle pour la nef, le XIIIe siècle avec la tour-clocher, les chapelles latérales, la porte ogivale du cloître ajoutée au XIVe siècle et le chœur au XVe siècle. La dédicase intervint en 1437 à la fin de la restauration. Entre 1657 et 1659 furent ajoutées les grandes orgues, restaurées en 1826 mais brûlées le 23 janvier 1871, elles furent restaurées en 1878. L'église fut classée aux monuments historiques en 1840 et à nouveau le 30 décembre 1913. Le 13 août 1944, les bombardements alliés détruisirent les vitraux qui furent remplacés en 1946. L'église paroissiale fut élevée au rang de cathédrale en 1966 lors de la création du département de l'Essonne. Une nouvelle restauration des orgues permit leur inauguration le 12 octobre 1984 par Gaston Litaize.

L'église est construite en granit et couverte d'ardoise. Les piliers et les chapiteaux du transept furent réalisés dans le style roman du XIe siècle. Les bas-côtés disposent de voûtes en plein cintre tandis que les travées de la nef à trois vaisseaux sont sommées de croisées d'ogives. Le chœur à cinq pans est décoré à la manière d'un ciborium et permet l'accès aux chapelles royales au dessus de la sacristie.

Un gisant en marbre du XIVe siècle représentant le comte Aymon Ier est présent dans l'église, il fut classé aux monuments historiques le 11 avril 1902. Le buffet d'orgue en bois taillé en classé depuis le 21 novembre 1930. Une peinture sur toile de Jean-Baptiste Mauzaisse représentant un exorcisme par l'évêque Exupère décore l'église, il est classé aux monuments historiques depuis le 2 mai 1907.

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Ligne Corbeil-Essonnes - Montereau

gare de Villabé.

Dans le prolongement de la section de Villeneuve à Corbeil-Essonnes de la ligne VMC, elle constitue un itinéraire de dédoublement de la ligne classique Paris - Marseille.

C'est une ligne du réseau ferroviaire national, gérée par RFF et exploitée par la SNCF.

Au départ de la gare de Corbeil-Essonnes, les lignes de Montargis et de Montereau se séparent, chacune prenant apparemment la direction opposée à celle qui devrait être la sienne et passant sous le très haut pont en maçonnerie supportant la route nationale 7.

La ligne de Montargis oblique en montant vers la gauche tandis que celle de Montereau part en descendant vers la droite.

Immédiatement après, elle dessert l'arrêt urbain d'Essonnes - Robinson. Elle traverse ensuite sur un remblai longeant de loin l'Essonne des quartiers résidentiels du sud de Corbeil, Essonnes et Robinson. Après la gare de Villabé, elle passe en tranché puis traverse la vallée de l'Essonne par deux ponts successifs, passe à angle droit sous la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis et pénètre dans le tunnel de l'Essonne qui lui permet de rejoindre la vallée de la Seine.

Désormais, la ligne s'accrochera au flanc escarpé du côteau de la rive gauche de la Seine selon un tracé très sinueux suivant les méandres du fleuve jusqu'aux abords de Melun, offrant le plus souvent comme paysage une magnifique vue sur la Seine et ses écluses d'un côté et un mur de soutènement de l'autre. Elle dessert les gares du Plessis-Chenet et du Coudray-Montceaux.

Le paysage s'adoucit au niveau de la gare de Saint-Fargeau, desservant un quartier résidentiel. Il s'adoucit encore, tout en s'urbanisant également, aux abords de la gare de Ponthierry - Pringy et jusqu'à celle de Boissise-le-Roi. Après, la ligne renoue avec un coteau escarpé, trouvant à peine la place de loger la gare de Vosves.

Puis, à l'approche de Melun, la vallée de la Seine se fait plus large et la ligne, établie en remblai ou à niveau, traverse sans la desservir la commune de Dammarie-lès-Lys.

La ligne est électrifiée comme tout le réseau de banlieue Paris-Lyon en courant continu 1,5 kV, équipée du block automatique lumineux, du KVB et d'une liaison radio sol-train sans transmission de données.

Elle comporte de nombreux passages à niveau.

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Arrondissement de Corbeil-Essonnes

L'arrondissement de Corbeil-Essonnes est une ancienne subdivision administrative française du département de la Seine-et-Oise (dans l'actuel département de l'Essonne) crée le 17 février 1800. En 1966, la sous-préfecture fut déplacée à Évry.

Il comprenait (en 1800) les cantons de Arpajon, Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), Corbeil-Essonnes et Longjumeau.

En 1919, création du canton de Villeneuve-Saint-Georges. En 1926, création du canton de la Ferté-Alais. De même pour Milly-la-Forêt. En 1964, création du canton de Brunoy. De même pour Chennevières-sur-Marne, Corbeil-Essonnes-Nord, Corbeil-Essonnes-Sud, Montgeron En 1962, le canton d'Arpajon fut restitué à l'arrondissement de Palaiseau. De même pour Longjumeau. En 1966, le canton de la Ferté-Alais rejoint l'arrondissement d'Étampes à sa restauration. Création des cantons de Juvisy-sur-Orge et Villeneuve-le-Roi. En 1968, les cantons de Chennevières-sur-Marne, Villeneuve-le-Roi et Villeneuve-Saint-Georges furent restitués au nouveau département du Val-de-Marne.

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Source : Wikipedia