Contraception

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Posté par talos 18/04/2009 @ 13:07

Tags : contraception, santé

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Contraception

Odalisque de Jules Joseph Lefebvre

La contraception est « l'utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter ». La contraception désigne uniquement les procédés temporaires et réversibles, sinon il s'agit de stérilisation : castration, vasectomie ou ligature des trompes.

Ce terme est réservé aux êtres humains et, parfois, à certains animaux. Il n'est pas utilisé pour les végétaux.

Déjà chez les Mésopotamiens (1600 av Jésus Christ), les femmes utilisent des pierres pour ne pas concevoir : elles choisissent des pierres ovales ou arrondies qu'elles introduisent dans le vagin, le plus loin possible, c'est la méthode intra-utérine. En Égypte, le Papyrus Ebers prescrit plusieurs recettes contraceptives, composée d'excréments de crocodile, de natron, de miel et de gomme arabique. On dit que les premiers préservatifs masculins seraient égyptiens, confectionnés avec des intestins de petits animaux (chats...). Selon certains auteurs, il existerait aussi, dans les papyrus Egyptiens, des écrits disant que Ramsès aurait fait distribuer à la population des contraceptifs pour limiter la surpopulation et les risques de famine.

De leur côté, les Araméennes de confession hébraïque utilisent, sur le conseil du rabbin (IIe siècle ap.J.C), le moukh, une éponge placée dans le vagin qui empêche le sperme d'atteindre l'utérus.

Les grecs et les romains ont quand à eux utilisé l'avortement et l'infanticide en cas d'échec des drogues et des amulettes.

Des écrits de l'Antiquité préconisaient aux femmes de sauter plusieurs fois après la relation sexuelle afin de faire sortir un produit composé de glaire et de sperme, évitant ainsi la fécondation.

Soranos d'Éphèse décrit la pratique de l'avortement et la confection d'un tampon qui empêche l'ascension du sperme, en parlant des éponges du Levant, réputées pour leur souplesse et leurs capacités d'absorption. Ces éponges, dénommées « mignonnettes », étaient toujours utilisés au XXe siècle.

À l'arrivée du christianisme, l'Église Catholique imposait l'abstinence comme seul moyen de contraception, et encourage toujours actuellement ce mode de contraception à ses adeptes. Les premiers chrétiens condamnèrent tout contrôle de la fécondité qui permettait le plaisir mais empêchait la procréation. Avortement et contraception furent considérés, par les premiers chrétiens, comme des pratiques similaires, à savoir des tentatives pour profiter des plaisirs du sexe, sans engendrer d'enfant. L'Eglise romaine condamne tout acte conjugal volontairement amputé de sa vertu procréatrice. Toutefois si le plaisir sans procréation est condamné, l'abstinence est glorifiée par les tenants de cette religion. Cette méthode contraceptive s'accompagne, en effet, selon eux, de valeurs jugées positives, enseignées par l'Église après le concile de Trente (XVIes): le sens de la responsabilité et la maîtrise de soi, l'amour conjugal qui peut amener un mari à vouloir éviter à son épouse des grossesses répétées, l'attachement à l'égard des enfants que l'on pourra élever avec d'autant plus de soin qu'ils seront moins nombreux (bien que la contraception permette d'arriver au même résultat). L'Eglise catholique préfère actuellement encourager les méthodes de Planification familiale naturelle, telles que la méthode Billings, à toute méthode chimique ou mécanique.

Il aura fallu attendre le XVIe siècle pour voir apparaître le premier préservatif à base d'herbes, inventé par Gabriele Falloppio. On expérimentera également, à cette époque, différentes injections intra-vaginales. De manière générale, on préfère alors parler d'étreintes réservés et de manœuvres post-coïtales. En 1661, Madame de Sévigné parle, dans ses « Lettres à sa fille » d'utiliser des « restringents » ou de faire chambre à part.

Au XIXe siècle, Thomas Malthus constate que la courbe des naissances dépasse la courbe des subsistances. Il prône le recours à un contrôle des naissances qui n'empêcherait pas le plaisir. Inversement, la France qui veut voire croître sa population interdit le 31 juillet 1920, la propagande anticonceptionnelle.

En 1930, le pape Pie XI interdit toutes méthodes artificielle qui entraverait la procréation. Vingt et un ans après, Pie XII autorise l'abstinence sexuelle périodique, ainsi que la régulation des naissances pour raison économique, eugénique, sociales ou médicales.

Le 8 mars 1956, l'association Maternité heureuse se crée, elle militera pour donner accès à la contraception aux françaises et pour l'abolition de la loi de 1920.

L'année 1961 connaîtra, en mars, la condamnation de « tout procédé contraceptif ou moyen stérilisant qui a pour but d'entraver la venue au monde des enfants », par l'Assemblée des cardinaux et archevêques de France. Puis en juin, l'ouverture du premier Centre de planification à Grenoble par Henri Fabre, ainsi qu'un second à Paris en octobre.

En 1967, la Loi Neuwirth vient abroger la loi de 1920, autorisant ainsi la contraception, qui ne sera remboursée qu'en 1974 avec la loi Veil.

Le 29 juillet 1968, l'encyclique Humanae Vitae publiée par Paul VI condamne l'utilisation de la pilule contraceptive et de toute régulation artificielle des naissances.

De nombreuses méthodes de contraception sont utilisées par les humains, depuis la nuit des temps, l'efficacité et la facilité d'utilisation varient grandement.

Les méthodes dites naturelles ne sont parfois pas considérées comme des moyens de contraception. Cela dit, elles entrent dans la définition donnée par l'OMS comme "méthodes ou procédures permettant de diminuer la probabilité de conception" et semblent donc à ce titre avoir leur place dans cet article.

Pour mémoire, les pratiques sexuelles excluant la pénétration vaginale telles que la sodomie, la fellation ou la masturbation réciproque, ne conduisent normalement pas à une fécondation, mais il n'est pas exclu que du sperme entre accidentellement en contact avec le vagin.

Il existe de plus deux moyens de contraception dits "d'urgence", à savoir la pilule du lendemain (qui en fait, combine les actions contraceptive et contragestive ) et la pose d'un DIU.

Jusqu'aux années 1960, la contraception était pratiquement exclusivement mécanique. Elle est devenue massivement médicale avec l'apparition des traitements hormonaux (« la pilule »).

De par ses implications sur la population, la contraception est un enjeu philosophique, religieux et politique majeur, sujet à polémique (voir aussi les polémiques sur l'interruption volontaire de grossesse).

La contraception a longtemps été considérée comme indésirable, et parfois interdite, chaque humain supplémentaire étant considéré comme une richesse et les rapports sexuels en tant que plaisir étant considérés parfois comme honteux et réprimables. Au XXe siècle, les mouvements de libération sexuelle occidentaux ont fait évoluer cette perception. La contraception est maintenant souvent perçue comme un moyen de maîtrise individuelle de la fécondité et de la reproduction permettant l'épanouissement individuel.

Certains groupes religieux refusent l'usage de la contraception. Les autorités musulmanes et protestantes n'ont pas adopté de position unique. Le catholicisme est opposé à l'usage de toute contraception artificielle, et prône le contrôle des naissances par les méthodes de planification familiale naturelle.

La promotion de la maîtrise des populations (en partie soutenue par des organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé) a mené à déployer la contraception dans des pays à économie fragile et à population en forte croissance après la révolution agricole (augmentation de la capacité à nourrir les populations) et la révolution médicale (déploiement international de médicaments, de règles d'hygiène et de pratiques réduisant sensiblement la mortalité).

C'est ainsi que les deux pays les plus peuplés du XXe siècle (la Chine et l'Inde) ont eu massivement recours à la contraception, à l'avortement et à la stérilisation afin de limiter la croissance de leur population. Ainsi, dans le canton chinois de Linyi (province de Shandong), une campagne de stérilisations et d'avortements forcés a affecté 7000 femmes en 2005. Les fonctionnaires du planning familial ont voulu rectifier de force les mauvais chiffres de la natalité dans cette région. Dans certains cas, la contraception forcée a aussi été employée comme au Tibet. La scolarisation, l'accès aux soins, l'augmentation de la durée du célibat des femmes et l'urbanisation réduisent la natalité. Dans de telles conditions, la plupart des populations adoptent un taux de natalité proche du taux occidental.

Seules 5 % des françaises âgées de 18 à 45 ans n’utilisent aucune méthode contraceptive, et plus des deux tiers des grossesses non-désirées interviennent chez des femmes qui déclarent utiliser un moyen contraceptif. Alors que l'âge du premier rapport sexuel ne bouge pas depuis 20 ans (17 ans en moyenne), l'âge moyen d'une mère à la naissance de son premier enfant augmente sans cesse (26,5 ans en 1977 à près de 30 ans en 2004).

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Diaphragme (contraception)

Positionnement du diaphragme dans le corps

Le diaphragme est un capuchon de latex, en forme de dôme, tendu par un anneau rigide et qui se place au fond du vagin devant le col de l'utérus.

Ce mode de contraception fait obstacle à la progression des spermatozoïdes vers l'utérus. Pour garantir son efficacité, on lui adjoint une crème spermicide.

Il s'agit d'une calotte en latex ou en silicone qui couvre le col et qui bloque l'entrée des spermatozoïdes. Le diaphragme devrait toujours être utilisé conjointement avec un spermicide (en gel), placé à l'intérieur du diaphragme, pour protéger contre la grossesse..

Son emploi est très discret et il est sous le contrôle de la femme, puisqu'il peut être inséré avant les rapports sexuels. Lorsqu'il est utilisé parfaitement, son taux d'échec est de 4 à 8 %. En d'autres mots, si 100 femmes l'utilisent correctement, 4 à 8 d'entre elles peuvent tomber enceintes. Les échecs sont constatés principalement lors des premières utilisations par un manque d'habitude à la pose. Après quelque temps, le taux d'échec diminue fortement et inférieur à 2 %. Lors des premiers rapports avec un diaphragme, il est conseillé d'utiliser un autre mode de contraception en parallèle, jusqu'à ce que son utilisation soit sûre.

Certaines jeunes femmes ont de la difficulté à l'insérer au début, et d'autres affirment qu'il n'est pas bien ajusté pour elles. Son emploi entraîne également des risques de développer une infection des voies urinaires.

En France, une personne désireuse d'utiliser un diaphragme prendra un rendez-vous avec son médecin ou une sage-femme afin de faire ajuster le diaphragme selon son corps. Le coût moyen est de 40 €. L'ordonnance est obligatoire et l'achat se fait en pharmacie. Il est remboursé par la sécurité sociale.

En cas de difficulté à insérer le diaphragme correctement, il faut pratiquer l'insertion avant d'avoir des rapports sexuels. Si trop de spermicide est utilisé (entre 1 à 2 cuillères à thé suffisent), il sera plus difficile à manipuler lorsque la personne tentera de le plier pour l'insérer. Il ne faut pas l'utiliser conjointement avec le préservatif masculin car les frottements des deux matières provoqueraient des déchirures, annulant totalement l'effet du préservatif.

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Contraception dans l'Égypte antique

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Au sein de la société égyptienne, la famille constitue la véritable cellule sociale de base, et son importance est confirmée par les innombrables représentations de couples accompagnés de leur progéniture ; la plus célèbre est celle du pharaon Akhénaton, de sa femme Néfertiti et de leurs filles. Le rôle principal de la femme était celui d'épouse et de mère. Pourtant, les papyri médicaux prouvent que la contraception était pratiquée dans l'ancienne Égypte.

Certaines raisons poussaient une petite minorité de femmes à recourir à des méthodes contraceptives. Ainsi, les prostituées étaient les utilisatrices les plus assidues de ce type de médecine, une grossesse pouvant être une entrave à leur activité professionnelle. De même pour les filles non mariées, ce pouvait être un sujet de médisance, surtout si elles ne désiraient pas épouser le père de l'enfant.

Des motifs plus médicaux pouvaient également jouer, les accouchements représentant toujours un danger important pour les femmes les plus fragiles et celles dont la constitution (bassin trop étroit) ou l'hérédité laissaient présager des complications susceptibles d'être fatales. Il semble également que le recours aux pratiques contraceptives étaient recommandées dans le cas de problèmes psychiatriques.

Les papyri médicaux traitant de procédés contraceptifs témoignent non seulement d'une observation empirique efficace, mais aussi de réelles connaissances pharmacologiques. L'ensemble des remèdes proposés associe des produits d'origine végétale, minérale ou animale, prescrits soit par voie orale, soit plus généralement, en application locale. Parmi les ingrédients prescrits, certains possèdent de réelles vertus contraceptives, comme les dattes qui ont un effet spermicide reconnu, tout comme la gomme d'acacia, le miel ou encore le natron.

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Source : Wikipedia