Construction

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Posté par woody 31/03/2009 @ 23:13

Tags : construction, logement, société, btp, economie

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Construction

Construction de plusieurs blocs d'appartements.

Dans un projet de bâtiment ou de travaux publics, la construction est le fait d'assembler différents éléments de l'édifice en utilisant les matériaux et les techniques appropriées.

Cette activité appelle souvent le concours de nombreux acteurs spécialisés. En France, en particulier, il est cependant possible de mener un projet d'auto-construction d'une bâtisse de moins de 170 m², sans aucun professionnel. Compte tenu de l'importance de cette surface, cela signifie que pour un très grand pourcentage des constructions individuelles, le recours à un architecte n'y est pas obligatoire. Malgré cela, les projets sont généralement conçus et menés par un « maître d'œuvre » (architecte, bureau d'études), pour le compte du client, appelé « maître d'ouvrage ». Il est cependant possible, en particulier pour des travaux de grande ampleur ou complexes, de partager les tâches de maîtrise d'ouvrage ou de maîtrise d'œuvre entre plusieurs intervenants.

La construction elle-même est effectuée généralement par une ou plusieurs entreprises (on parle alors d'un « groupement d'entreprises »), responsable(s) du marché (contrat) de travaux. Cette entreprise responsable du marché, appelée souvent « entreprise générale » fait également appel à de la sous-traitance.

Les différents intervenants de la construction sont identifiés dans ce que l'on appelle les « corps d'État » : gros œuvre, couverture, plomberie, électricité, chauffage, peinture, etc. (pour le bâtiment), voirie, éclairage, réseaux d'eau (eau potable, tout-à-l'égout, eaux pluviales), réseaux « secs » (électricité, gaz, téléphone, fibre optique, etc.), signalisation, etc. (pour les travaux publics).

L'entreprise générale est le plus souvent celle qui réalise le gros œuvre (construction de la structure) et elle sous-traite pour les autres corps d'État.

Un projet de construction nécessite, en plus des capacités techniques, un effort important de planification, afin de respecter les délais et l'enveloppe financière fixée avec le maître d'ouvrage et le maître d'œuvre, de faire cohabiter les différents corps d'État, d'être approvisionnés au bon moment, etc. Le maître d'œuvre, qui est souvent celui qui a participé à la conception de l'ouvrage, s'assure que l'entreprise générale respecte le projet dans les conditions du marché. Le maître d'ouvrage doit également contrôler que les travaux respectent la réglementation, notamment en matière de conditions de travail, d'environnement, de gêne des riverains…

Dans tous les pays, les chantiers de construction ou réhabilitation sont soumis à une réglementation croissante (garantie (par exemple décennale en France), règles et normes de construction, protection des travailleurs et du public, etc.). Le mode de passation des marchés publics est notamment encadré, pour permettre une concurrence libre tout en évitant une distorsion du marché (corruption, etc.). La réglementation de la construction existait déjà dans l'Antiquité, avec par exemple en (Mésopotamie), le code d'Hammurabi l'un des premiers codes législatifs connus, qui fixait déjà des règles de construction.

Vu les trop nombreux accidents dans le secteur de la construction à l'échelle européenne, une directive particulière de l'union européenne(la huitième 92/57/CEE du Conseil des Communautés européennes du 24 juin 1992) a été élaborée et concerne les prescriptions minimales de sécurité et de santé à mettre en œuvre sur les « chantiers temporaires ou mobiles ». Cette directive a institué un nouveau concept: la coordination santé sécurité.

La réglementation tend aussi à évoluer dans le sens d'une meilleure intégration de l'environnement, en termes de chantier propre et moins nuisant (lutte contre le bruit et la poussière, tri et récupération des déchets, recyclage des matériaux, etc.) et en amont évoluant pour le bâti nouveau, vers des normes de types HQE appuyées sur des « performanciels » nécessitant des contrôles (et autocontrôles) particuliers, liés à l'obligation de résultat de la part de l'architecte et du constructeur (par exemple en termes d'isolation phonique et thermique). Les impératifs de respect du Protocole de Kyoto préfigurent des changements importants dans les choix de techniques de mise en oeuvre et de matériaux, voire dans les manières d’habiter.

On peut distinguer cinq types de constructions : résidentielle, commercial, industriel, travaux publics (TP) et institutionnel.

La plupart des travaux dans le bâtiment consistent soit dans la construction neuve soit dans de la réhabilitation ou l'aménagement de bâtiments existants. Le batiment est collectif ou individuel, pour l'individuel est soit en diffus soit groupé (plusieurs maisons réalisées en un même lieu par un même promoteur).

Les acteurs principaux sont le Maître d'ouvrage (le client), le Maître d'œuvre ( le professionnel bras droit du client) et les entreprises. Le Maître d'ouvrage peut se passer d'un Maître d'œuvre et réaliser lui-même la conception de l'ouvrage, la coordination et la surveillance des travaux. Pour des travaux privés la seule obligation est de faire appel à un architecte pour la demande de permis de construire si la surface créée (shon=surface hors oeuvre nette) est supérieure à 170 m² (ou si le Maître d'ouvrage est une SCI). Par contre la raison pour un non professionnel est de faire appel au services d'un Maître d'œuvre (MOE) ou d'un contractant général.

Attention au choix du MOE : Cette qualité juridique n'est pas protégée. Un MOE n'a pas le droit de : faire de la publicité, travailler toujours avec les mêmes entreprises, rédiger les devis pour le compte des entreprises. Il est de plus limité à un seul appel d'offres par an pour tous ses chantiers. Un MOE est le bras droit du client, pas de l'entreprise. Il réalise les premiers plans de la construction et vérifie la faisabilité de l'ouvrage d'un point de vue technique, sans rentrer dans les détails de construction qui sont réservés à l'entreprise générale.

Le contractant général ou entreprise générale ou constructeur. Il s'occupe de tout : des plans d'exécution à la réalisation des travaux. Même s'il sous-traite une partie des travaux il en est responsable.

Dans le cas de la construction d'une maison individuelle le contractant général est appelé constructeur, il doit à son client un certain nombre de protections comprises dans le " contrat de construction de maison individuelle " dont une garantie financière d'achèvement la garantie de livraison à prix et délai convenu (une compagnie d'assurances se charge de finir la construction en cas de défaillance du constructeur et en assume les surcoûts). Si la construction est financée avec emprunt, le prêteur doit vérifier la mise en place effective des protections légales ou fait appel à un organisme extérieur.

Attention : les textes ont institué des dispositions différentes selon l'origine des plans de la construction. Si les plans sont procurés au client directement ou indirectement par le constructeur le modèle applicable est le contrat de construction de maison individuelle "avec fourniture de plans". Ainsi si l'opérateur se charge de faire établir les plans pour son client (en interne ou par un professionnel indépendant) l'opération doit faire l'objet de ce type de contrat.

Les travaux publics consistent en la construction d'infrastructures généralement destinées au transport. Ces chantiers sont le plus souvent menés par des pouvoirs publics ou par de grandes entreprises à qui l'État a confié ou concédé une mission de service public. On peut citer comme exemple de chantiers de travaux publics : routes, autoroutes, voies ferrées, ponts, gazoducs, oléoducs, aménagements urbains (aménagement d'une place, enterrement de lignes électriques et téléphoniques, lignes de tramway, etc.), aménagements portuaires, etc.

Certaines entreprises privées peuvent également avoir besoin d'installer des infrastructures importantes, notamment dans le domaine des mines, de l'énergie, du transport. Dans la plupart des pays (par exemple en France), ces aménagements sont soumis à une réglementation importante, dans le but de préserver l'intérêt des populations, leur sécurité, et de limiter les impacts négatifs sur l'environnement.

Le marché concerné est relativement petit, il s'agit d'une « niche de marché » qui nécessite des compétences spécialisées. Les entreprises sont souvent spécialisées selon les domaines : pharmaceutique, pétrole, chimie, énergie, fabrication, etc.

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Matériau de construction

Les matériaux de construction sont des matériaux utilisés dans les secteurs de la construction : bâtiment et travaux publics (souvent désignés par le sigle BTP). La gamme des matériaux utilisés dans la construction est relativement vaste. Elle inclut principalement le bois, le verre, l'acier, les matières plastiques (isolants notamment) et les matériaux issus de la transformation de produits de carrières, qui peuvent être plus ou moins élaborés. On a ainsi dérivés de l'argile, les briques, les tuiles, les carrelages, les éléments sanitaires.

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Bouygues Construction

Logo de Bouygues Construction

Bouygues Construction est une filiale à 100% du groupe Bouygues.

En 2009, via des implantations pérennes ou des chantiers ponctuels, le groupe est présent dans 80 pays environ.

La société intervient aux trois grandes étapes de la construction : la conception, la réalisation et l’exploitation.

Bouygues Construction élabore les montages fonciers, financiers et juridiques pour tous les types d’ouvrages publics ou privés : immeubles de bureaux, logements sociaux, ouvrages dédiés aux loisirs et à la culture, locaux d’activités et industriels, projets d’aménagement, équipements publics, infrastructures de transports…

Bouygues Construction conçoit, construit, rénove et réhabilite tous les types de locaux nécessaires aux activités humaines : habitats individuels et collectifs, bâtiments industriels et commerciaux, hôpitaux, bureaux, hôtels ou musées

Bouygues Construction intervient sur tous les types de projets de travaux publics : travaux souterrains, projets de génie civil complexes, ouvrages d’art, infrastructures routières, portuaires et de transport en commun...

Filiale électricité/maintenance de Bouygues Construction, ETDE est un ensemblier-intégrateur de solutions techniques au service des sociétés publics ou privés, dans les domaines de l'énergie, de l'industrie, du tertiaire, des transports, de l'environnement et des télécommunications.

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Construction à la règle et au compas

Construction parallele.gif

Euclide a fondé sa géométrie sur un système d'axiomes qui assure en particulier qu'il est toujours possible de tracer une droite passant par deux points donnés et qu'il est toujours possible de tracer un cercle de centre donné et passant par un point donné. La géométrie euclidienne est donc la géométrie des droites et des cercles, donc de la règle et du compas. L'intuition d'Euclide était que tout nombre pouvait être construit, ou "obtenu", à l'aide de ces deux instruments.

Cette conjecture va d'une part remettre en question la définition d'un nombre : les nombres rationnels ne suffisent pas à exprimer toutes les longueurs puisque la diagonale d'un carré de côté 1 est constructible, mais correspond au nombre √2 qui n'est pas rationnel, d'autre part engager la communauté mathématique dans la recherche de résolutions impossibles, comme la quadrature du cercle, la trisection de l'angle et la duplication du cube. La recherche des nombres constructibles et des polygones constructibles débouchera, après le développement de l'algèbre et de la théorie de Galois, sur le théorème de Gauss-Wantzel sur les polygones constructibles et sur le théorème de Wantzel pour les nombres constructibles.

Georg Mohr (1672) puis Lorenzo Mascheroni (1797) prouveront que toute construction à la règle et au compas peut se réaliser au compas seul.

Au Moyen-Âge, le maître architecte est celui qui possède le savoir de la géométrie, il discute sur un pied d'égalité avec les dirigeants religieux. Dans une société où peu savent lire, le plan, construit à la règle et au compas, est le seul moyen de communication simple entre l'architecte et les ouvriers. Se pose cependant le problème de l'échelle puisque les unités de longueur ne sont pas complètement normalisées. Sur le terrain s'active alors, avec son compas, le parlier ou maître de chantier qui fait le lien entre l'architecte et les ouvriers. Ceux-ci utilisent pour leur construction, un compas et une règle, mais aussi, quand la taille des mesures est trop importante, le cordeau qui remplace indifféremment la règle (trait tiré au cordeau) et le compas. Associés à l'équerre, la règle et le compas deviennent alors le symbole de l'Architecte, maître architecte des cathédrales ou Architecte du monde. Ainsi les retrouve-t-on dans l'emblème de la franc-maçonnerie.

Le rôle de la construction à la règle et au compas dans les œuvres artistiques dépend beaucoup de l'époque et des courants artistiques.

Dans les icônes byzantines, la règle et le compas définissent le canon de la représentation. La tête des saints, par exemple, est construite sur la base de trois cercles concentriques : un pour le visage, l'autre pour les contours de la tête et le troisième pour l'auréole. La règle et le compas jouent le même rôle de canon dans la construction des mandalas dans le bouddhisme tibétain : construits initialement à l'aide d'une règle et d'un compas, ils sont ensuite réalisés en sable de couleur.

À la Renaissance, l'Occident redécouvre les Éléments d'Euclide (traduction de 1482). Les artistes italiens voient alors dans les constructions à la règle et au compas une source d'harmonie. Léonard de Vinci inscrit son Homme de Vitruve dans un cercle et un carré. Albrecht Dürer, auteur du livre Instructions pour la mesure à la règle et au compas, construit son Adam et Ève à l'aide de cercles et de droites. En typographie également, les artistes essaient de trouver une codification harmonieuse des lettres romanes. Felice Feliciano (1460) semble être le premier à construire des lettres à la règle et au compas. Francesco Torniello, Luca Pacioli et Albrecht Dürer lui emboîtent le pas. Ce mouvement perdure jusqu'en 1764, date à laquelle Fournier, dans son Manuel de typographie, s'inscrit en faux contre l'idée que l'harmonie des lettres est due à leur construction rigoureuse. La beauté des lettres ne provient que de la qualité artistique de leur dessinateur.

Le développement de la perspective demande une préparation géométrique de l'œuvre, mais les cercles et les droites ne sont alors qu'une grille qui permet à l'artiste de placer les formes au gré de son imagination et de sa sensibilité.

Vers 1900, naît un mouvement d’un genre nouveau avec Pablo Picasso et Georges Braque : le cubisme. Les formes sont fragmentées et s’inscrivent dans des configurations géométriques. Les artistes pensent que la beauté peut jaillir de la forme géométrique pure. Wassily Kandinsky, fondateur du Blaue Reiter et initiateur de l'art abstrait, crée en 1923 une œuvre purement géométrique Cercles dans un cercle. Victor Vasarely, un des maîtres de l’art abstrait géométrique et père du Op Art, généralise l'utilisation du compas et de la règle dans des tableaux qui recèlent des figures géométriques en donnant souvent une impression de volume.

Parallèle : Il est possible de tracer la parallèle à la droite (AB) passant par le point C.

Perpendiculaire : De même, il est possible de tracer la perpendiculaire à la droite (AB) passant par le point C.

La principale construction de la géométrie est sans doute le tracé de la médiatrice d'un segment.

La médiatrice du segment est la droite d qui coupe perpendiculairement en son milieu I.

Ceci se voit aisément en remarquant que si l'on considère un point M de la médiatrice, les segments et sont symétriques par rapport à la médiatrice. On peut aussi utiliser le théorème de Pythagore dans les triangles rectangles AMI et IMB et montrer l'égalité de leurs hypoténuses.

Donc, si l'on sait construire la médiatrice, on sait donc déterminer le milieu d'un segment et tracer une perpendiculaire à une droite.

Pour cela, on ouvre le compas sur une longueur supérieure à la moitié de la longueur du segment, puis on trace deux cercles avec ce rayon, l'un centré sur A, l'autre sur B (on peut se contenter de ne tracer que des arcs de cercle). L'intersection des deux cercles est constituée de deux points situés à égale distance de A et de B, et qui définissent donc bien la médiatrice.

Il conviendrait, plus correctement, de parler de bissectrice d'un secteur angulaire. Il s'agit de l'axe de symétrie de ce secteur.

Il est donc toujours possible de couper un angle en deux parts égales. Mais il n'est pas toujours possible de découper, à la règle et au compas, un angle en trois part égales. C'est le problème de la trisection de l'angle.

Le triangle est une figure emblématique de la géométrie euclidienne. Tous ses éléments remarquables : bissectrices, médiatrices, hauteurs, médianes, cercle d'Euler et droite d'Euler sont constructibles à la règle et au compas.

Un polygone régulier est un polygone inscriptible dans un cercle et dont tous les côtés sont égaux. Il est aisé de construire à la règle et au compas le triangle, le carré et l'hexagone. Avec plus de difficultés, on peut construire le pentagone. On peut assez facilement doubler le nombre de côtés d'un polygone constructible en traçant des bissectrices et construire, par exemple, des polygones à , à et à côtés. Même s'il est théoriquement possible de tracer des polygones à , à et à côtés, leur réalisation est difficile en pratique.

Restent parmi les polygones à moins de 10 côtés, l'heptagone (7 côtés) et l'ennéagone (9 côtés) qui ne sont pas constructibles ; il faudra attendre Gauss, puis Wantzel pour faire l'inventaire de tous les polygones constructibles.

La construction d'un hexagone se fait simplement à l'aide de trois cercles de même rayon. Elle utilise la propriété du triangle équilatéral qui possède trois angles de 60° et le fait que les angles au centre d'un hexagone valent 60°.

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Bâtiment (construction)

L'art de concevoir des bâtiments s'appelle architecture aussi bien pour leur forme globale que pour l'aménagement intérieur en salles, la science de la conception des édifices s'appelle le génie civil tandis que celui de disposer les constructions à l'échelle de la ville pour les raccorder en agglomération aux réseaux de voies, eau, égouts etc s'appelle urbanisme.

La construction des bâtiments relève de spécialités professionnelles définies en corps de métier, appelées corps d'état, qui forment ensemble le secteur du bâtiment. Il est traditionnellement divisé en gros œuvre fournissant la bâtisse, au sens propre "la partie édifiée en structure qui résiste" et le second œuvre partie qui l'habille.

En dehors des "gars du bâtiment" ouvriers qui bâtissent manuellement, la construction d'ouvrage nécessite après la conception par un maître d'ouvrage ou un architecte l'intervention de professions particulières comme les métreurs, les ingénieurs, les décorateurs, les contrôleurs, les géomètres, etc.. avant ou pendant la réalisation puis à la réception de l'ouvrage.

Il semble que les premiers ouvrages pouvant porter le nom de bâtiment sont apparus au néolithique lorsque des chasseurs-cueilleurs ont commencé à domestiquer les plantes à travers l'agriculture. Le site de Çatalhöyük en Turquie (-6000, -7000 av. J.-C.) en est un des tous premiers exemples, ainsi que Jéricho en Palestine (-6000).

Au cours de l'histoire sont apparues des dénominations nombreuses d'édifice afin de les désigner selon leur apparence fournissant un repère voulu par leur conception architecturale (amphithéâtre, dôme, rotonde, gratte-ciel, etc.) et ensuite le plus souvent dans la période moderne fournissant un repère selon leur fonction d'usage devenue commune (minoterie, hôtel, école, etc.).

Ces noms affectés à des bâtiments ont le plus fréquemment désigné d'abord des groupes de personnes (église,corps de garde etc), des outils et appareils (forge, moulin etc) qui étaient dans des locaux affectés à leur usage particulier -les ateliers où travaillaient les ouvriers- puis ces noms ont désigné les locaux ou les parties de bâtiments importants eux-même.

Ces établissements de bâtiments séparés des autres constructions et identifiables sont liés à la structure de la société (qui était communautaire dans le cas du moulin banal ayant disparu avec la modernisation des ateliers en manufactures). En exemple de modifications dues à l'activité humaine organisée en société devant établir son économie, on peut montrer la buanderie du XVe siècle intégrée dans un local de bâtiment principal qui est devenue la buanderie établie dans une dépendance disposant de l'eau plus facilement que le bâtiment principal dans le cas d'un hôpital XVIIe siècle, puis qui est devenue la blanchisserie desservant en général plusieurs hôpitaux et établie sur un site séparé où elle se compose de plusieurs corps de bâtiments au XXe siècle selon le processus de traitement hygiénique.

Ces noms de bâtiment qui retracent l'activité foisonnante économique se sont ajoutés aux noms particuliers attachés historiquement au lieux particuliers et aux groupes humains pour chaque édifice retraçant la hiérarchie de l'ancien temps ou actuelle selon une valeur historique et de politique en un temps donné (Panthéon, Palais royal, Palais Bourbon etc) et selon une valeur religieuse donnée en un temps donné (Abbaye, Basilique, Cathédrale, Église, Chapelle, Baptistère - pour la religion catholique-, etc). Après la mise en place de l'industrie le caractère récent éphémère et multiple des métiers des entreprises qui ont été repris en continuation des métiers des personnes et de leur corporations qui ont pu œuvrer dans des manufactures a arrêté la création de noms particuliers désignant des édifices aux conformations particulières (tréfilerie, corderie, tannerie) au profit de noms composés avec les désignations génériques de salle, d'usine ou d'immeuble associés à une caractéristique (usine de produits bruns, usine chimique, immeuble de bureau d'assurances, salle de sport polyvalente etc).

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Source : Wikipedia