Confédération Paysanne

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Posté par rachel 01/03/2009 @ 17:06

Tags : confédération paysanne, syndicats, société

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Confédération paysanne

Le logo de la Confédération paysanne

La Confédération paysanne est un syndicat agricole français. Elle est membre de la Coordination paysanne européenne et de Via Campesina.

La Confédération paysanne a vu le jour en 1987. Elle est le fruit de la réunion de deux syndicats minoritaires, la FNSP et la CNSTP.

La Confédération paysanne a obtenu 19,6% des voix lors des élections aux chambres d'agriculture qui se sont déroulées en janvier 2007. Elle avait obtenu en revanche 26,82 % des voix lors des élections de janvier 2001. Elle reste cependant le troisième syndicat agricole français, le majoritaire étant la FNSEA , elle se situe derrière la Coordination rurale .

La Confédération paysanne est présente dans la quasi totalité des départements français, régions ultra-marines comprises.

Les actions de José Bové sur les scènes nationale et internationale ont fait connaître le syndicat bien au-delà de ses sympathisants et des frontières françaises. Sa candidature aux élections présidentielles françaises de 2007 et son positionnement à l'extrême-gauche de l'échiquier politique français semble cependant avoir contribué à l'affaiblissement de l'audience de son syndicat d'origine auprès des agriculteurs.

La Confédération paysanne milite pour une agriculture paysanne, respectueuse de l'environnement, de l'emploi agricole et de la qualité des produits. Avec le réseau Via Campesina, elle se bat pour une reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire. Avec cette revendication et sa participation aux forums sociaux, la conf est un acteur important au sein du mouvement altermondialiste. Le syndicat est solidaire avec les paysans des pays en développement face aux multinationales de l'agro-alimentaire. Il milite pourtant pour le maintien des subventions agricoles européennes, tout en regrettant le fait qu'elles profitent aux gros exploitants.

Ses actions contre la surtaxation du Roquefort par les États-Unis (en refus de l'Europe d'importer du bœuf aux hormones) puis contre les projets de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en août 1999, et contre l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) ont rencontré un écho important au sein de l'opinion publique.

Elle édite un mensuel Campagnes solidaires.

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Fédération nationale des syndicats paysans

La FNSP (Fédération nationale des syndicats paysans) est à l'origine, avec la CNSTP, de la création de la Confédération paysanne en 1987.

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José Bové

José Bové - Meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0188 2007-04-18 touched.jpg

José Bové, de son vrai nom Joseph Bové, né le 11 juin 1953 à Talence (Gironde), est l'une des figures du mouvement altermondialiste. Syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina, il est connu pour ses prises de position contre les OGM et ses actions d'arrachage illégal de plantations OGM, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs.

Il a été candidat à l'élection présidentielle française de 2007 où il a recueilli 1,32 % des voix.

Il est né à Talence (Gironde, France) le 11 juin 1953.

Son père Joseph-Marie, d'origine luxembourgeoise est spécialiste des maladies des plantes, se voit attribuer la nationalité française en devenant directeur régional de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et est membre de l'Académie des sciences. José Bové a déclaré que son père n'avait « jamais travaillé sur les OGM ». Colette, sa mère, née Dumeau, est professeur de sciences naturelles, l'un de ses frères est ingénieur, l'autre informaticien. Il parle anglais couramment, ayant suivi, à l'âge de trois ans, ses parents invités en tant que chercheurs à l'Université de Berkeley. La famille y reste de 1956 à 1959. Par ailleurs, elle passait ses vacances dans une résidence secondaire à Lacanau (hameau de Longarisse).

Inscrit dans un lycée privé d'Athis-Mons tenu par des Jésuites, il en est exclu étant réfractaire à l'enseignement de la religion en 1968 : il avait, dit-on, « fait l'apologie de la drogue dans une dissertation de français ». Demeuré seul à Paris (ses parents étant mutés à Bordeaux), il fréquente les galas libertaires. Il obtient son baccalauréat, section économie, avec mention. Il envisage l'enseignement de la philosophie et s'inscrit en classe préparatoire aux grandes écoles et à la faculté de Bordeaux où en 1971, il rencontre Alice Monier qu'il épousera en 1989; ils se sépareront en 2000. Pendant son séjour seul à Paris, début 1970, il est pacifiste et antimilitariste et proche des mouvements chrétiens ouvriers. Il milite également dans des mouvements hostiles à la guerre du Viêt Nam. Refusant de faire son service national, il est considéré comme déserteur en 1972. Il effectue un « voyage initiatique » en Inde en 1973. Il a été marqué par la fréquentation de la Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto, celle-ci développant une philosophie de « non-violence active ».

Réfractaire au service militaire et refusant le statut d'objecteur de conscience, José Bové, recherché par l'armée, trouve refuge dans une exploitation agricole des Pyrénées. En 1973, il participe au rassemblement national contre l'extension du camp militaire sur le causse du Larzac, où il rencontre Bernard Lambert. À l'été 1974, 50 000 personnes participent à l'opération Moisson pour le Tiers monde sur le causse. Il se trouve parmi les quelques militants qui évitent à François Mitterrand, candidat battu quelques semaines auparavant, d'être lynché par des groupuscules maoïstes.

Avec sa femme Alice Monier, et sa (première) fille, il s'y installe en 1976 et élève des brebis mais ne lâche en rien son côté contestataire. Son opposition au militarisme le conduit tout naturellement à participer à la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac, qui fédère paysans et ouvriers au cours des années 1970. Il fait partie des vingt-deux personnes qui investissent en 1976 le camp militaire et s'emparent de documents attestant la vente de terrains par divers paysans. Il fait trois semaines de prison préventive, et est condamné à quatre mois avec sursis et privation de ses droits civiques pour activités antimilitaristes. Il décide avec sa femme de squatter une ferme à l'abandon depuis 1920, Le hameau de Montredon, et de mettre en valeur les terres convoitées par l'armée. En 1976, il s'installe sur cette ferme. En 1977, il est au volant de l'un des 90 tracteurs qui pénètrent sur le champ de tir avec, sur le garde-boue, un soldat contestataire en cagoule, délégué par les comités de soldats.

En 1981, c'est la victoire du mouvement du Larzac, François Mitterrand annonçant l'annulation du projet d'extension du camp militaire. C'est l'abandon du projet pour les militaires, qui décident finalement de louer les terrains, autrefois réquisitionnés.

En 1978, Alice Monier et José Bové fondent un Centre cantonal des Jeunes agriculteurs, (CCJA), dont Alice devient vice-présidente. Dès septembre 1981, il fonde le Syndicat des Paysans-Travailleurs de l'Aveyron, où se retrouvent les membres du CCJA. Se revendiquant des situationnistes, et notamment de son ami René Riesel, il prône — déjà ! — une « autre agriculture ».

En 1987, il participe à la création de la Confédération paysanne, dont il devient l'un des cinq secrétaires nationaux. Composé de l'aile gauche du syndicat majoritaire (FNSEA) et de petits syndicats de gauche, ce nouveau syndicat agricole veut changer l'agriculture et s'opposer à l'industrie (l'industrie agro-alimentaire moderne et aux industriels fournisseurs des agriculteurs), au nom du respect des personnes (consommateurs et paysans) et de l'environnement.

Outre de multiples manifestations et actions, notamment contre le GATT et la PAC, il développe en local un syndicalisme actif auprès des petits producteurs qui fournissent le lait de brebis indispensable aux caves de Roquefort. Co-gérant de la Société civile des terres du Larzac, il fonde et dirige le Comité Roquefort, devenu en 1987, le Syndicat des producteurs de lait de brebis, affilié à la Confédération Roquefort. Il lui faudra batailler ferme (avec occupations et divers coups d'éclat) et longuement pour se faire admettre dans l'interprofession, en mai 1993.

L'engagement de José Bové ne se limite pas au syndicalisme agricole. En 1995, il participe dans l'océan Pacifique à l'opération menée par Greenpeace contre la reprise des essais nucléaires décidée par le président Chirac, fraîchement élu. Il intervient également pour soutenir les mouvements des Tahitiens et des Kanaks.

Engagé dans l'altermondialisme, il fait également partie des membres fondateurs de l'association ATTAC en 1998.

Un fait particulièrement médiatisé est l'action menée par José Bové et plusieurs personnes le 12 août 1999 contre le chantier d'un restaurant McDonald's à Millau. Le saccage du chantier, qualifié par ses participants de « démontage », a été sanctionné au cours d'un procès dont le verdict a condamné José Bové à une peine de trois mois de prison ferme.

Il s'agissait, pour José Bové et ceux qui l'accompagnaient, de protester contre la décision de l'Organisation mondiale du commerce de valider les sanctions américaines (sous forme de taxation punitive de certaines importations d'origine européenne, dont le fromage de Roquefort), en raison du refus de l'Union européenne d'importer des États-Unis du bœuf traité aux hormones de croissance. McDonald's, entreprise d'origine américaine, représentait à leurs yeux la cible symbolique idéale, tout à la fois de la « malbouffe » et du « capitalisme apatride ». L'action, collective, réalisée à visage découvert, avait été annoncée à la police par les organisateurs.

René Riesel, autre membre de la Confédération paysanne et auteur avec Bové de sabotages de cultures OGM, avance que cette action intervient à un moment critique de la lutte contre les OGM, quand celle-ci finissait par prendre de l'ampleur et osait s'attaquer à la recherche publique. Selon Riesel, la médiatisation de la « malbouffe » a permis de masquer la « guerre contre le vivant » que mène la société industrielle, et a permis à un courant de contestation légaliste qu'il qualifie de « citoyenniste » d'occuper seul la scène médiatique, avec Bové à sa tête. Alors que le précédent mouvement dénonçait toute forme de manipulation génétique comme moyen de domination du couple recherche/industrie sur le vivant et les populations, le mouvement « citoyenniste » milite seulement pour que l'État régule cette domination en protégeant le consommateur, ce que Riesel perçoit comme une dérive qui limite considérablement la portée contestatrice, et potentiellement émancipatrice, de la lutte contre les OGM,.

Il participe en 1999 aux manifestations de Seattle contre le sommet de l'OMC. En janvier 2001 en marge du Forum social mondial, il mène une action anti-OGM au Brésil contre une unité de la société Monsanto, qu'il accuse de produire illégalement des semences de soja transgénique. La même année, il est à Gênes aux côtés des militants altermondialistes pour manifester au sommet du G8, marqué par des violences et la mort du jeune Italien Carlo Giuliani.

En mars 2002, il participe à une délégation de Via Campesina avec Paul Nicholson (paysan basque) et João Pedro Stedile (responsable du Mouvement des sans-terre brésilien), invitée par les paysans palestiniens pour commémorer le Jour de la Terre. Cette visite s'inscrit dans le cadre plus large de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP). L'offensive lancée par l'armée israélienne le lendemain de leur arrivée dans les Territoires occupés bouleverse le programme originel. L'ensemble de la mission décide alors de rejoindre la ville assiégée de Ramallah puis de se rendre au Palais présidentiel dont ils craignent l'attaque, José Bové y rencontre d'ailleurs Yasser Arafat. Alors qu'il sort à la tête d'une délégation en agitant un drapeau blanc, José Bové est arrêté par l'armée israélienne et expulsé après deux jours d'emprisonnement. Il est violemment pris à parti à son arrivée à Orly par des membres du Betar.

Peu après, il livre à la presse des commentaires ressentis par certains comme ambigus au sujet des diverses attaques parfois violentes (cocktails Molotov ; voiture-bélier à Lyon-La Duchère) qui ont eu lieu en France contre des synagogues depuis le début de cette année-là, et déclare : « vous savez, il n'y a pas de fumée sans feu. Il faut se demander à qui profite le crime. Je dénonce tous les actes visant les lieux de culte. Mais je crois que le gouvernement israélien et ses services secrets ont intérêt à créer une certaine psychose, à faire croire qu'un climat antisémite s'est installé en France pour mieux détourner les regards. » (cité par Libération, 3 avril 2002), ce dont il s'excusera plus tard après protestations d'associations juives. Bové affirme par ailleurs qu'Israël serait « une sentinelle avancée du libéralisme sauvage », ce qui lui vaut l'hostilité des défenseurs de ce pays.

Dans son action syndicale ou politique, José Bové, assisté d'autres militants, a parfois recours à des méthodes illégales, qualifiées de désobéissance civile par ses défenseurs, et inspirées de la réflexion politique de Henry David Thoreau. Il y a, par exemple, procédé à la destruction du McDonald's de Millau, qu'il qualifie de « démontage », ou encore l'arrachage de champs d'essai d'OGM ou de plants de riz transgénique dans un laboratoire du CIRAD avec l'aide de militants indiens qui pratiquent régulièrement ce genre d'action dans leur pays.

La FNSEA critique son combat contre les OGM et la Malbouffe au nom de la santé. Elle pense que c'est son engagement pour des causes non agricoles qui ont valu à la Confédération paysanne de perdre 7 points (de plus de 26 % à plus de 19 %) lors des dernières élections aux Chambres d'agriculture, restant toutefois le second syndicat paysan.

« la dureté sans précédent de cette condamnation, aucun responsable syndical de niveau national n'ayant été incarcéré depuis le régime fasciste de Vichy », condamnation qui « montre la dégradation des libertés syndicales en France ».

Peu après son incarcération en juin 2003, son avocat demande pour José Bové le statut de prisonnier politique. Cette demande fait suite à une arrestation assez musclée à l'origine de multiples protestations.

José Bové, refusant de devenir « porte-parole » à vie de la Confédération paysanne, annonce son retrait à la fin du grand rassemblement du Larzac, évènement altermondialiste réunissant plusieurs centaines de milliers de personnes en août 2003, rendu effectif lors du congrès des 7 et 8 avril 2004. Il est remplacé dans cette fonction par Brigitte Allain, paysanne en Dordogne et Jean-Émile Sanchez, un de ses compagnons de lutte, également éleveur de brebis sur le causse du Larzac. Son exposition médiatique, lorsqu'il était porte-parole de la Confédération paysanne, provoquait un certain agacement.

José Bové poursuit néanmoins son activité syndicale internationale. Lors de la quatrième conférence internationale de Via Campesina, se tenant au Brésil en juin 2004, il devient porte parole de Via Campesina et se voit confier le soin d’animer la campagne internationale visant à faire reconnaître la souveraineté alimentaire comme un nouveau droit de l’Homme. Il représente Via Campesina à la conférence de la CNUCED de Sao Paulo où il présente cette proposition à Kofi Annan, Secrétaire général des Nations unies.

En juin 2004, il se rend en Bolivie où il participe à une mission de solidarité à Franscisco Cortes, militant colombien alors emprisonné dans ce pays depuis plus d’un an. Il est reçu par Evo Morales, député bolivien, responsable des syndicats de cocaleros et président du Movimiento Al Socialismo, première force politique du pays et par Carlos Mesa, président de la République.

Au cours de l'été 2004, José Bové et d’autres membres du réseau des « faucheurs volontaires » relancent la campagne de destruction d’essais d'OGM en plein champ.

Au mois de septembre 2004, José Bové se rend en Corée du Sud à l’invitation du Korean Peasants League, syndicat agricole coréen affilié à Via Campesina, pour participer aux manifestations en mémoire du syndicaliste paysan coréen Lee Kyung-hae qui s’est suicidé le 10 septembre 2003 à Cancún pour protester contre l’OMC.

Fin 2004 et début 2005, il se bat pour le non au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci « ultra-libéral » et « antisocial ». Le non l'emporte largement en France, bien que les partis majoritaires aient prôné le oui.

En juillet 2005, José Bové participe au dernier jour de la marche pour la décroissance, en marge du Grand Prix de France de Formule 1, symbole de ce à quoi cette dernière s'opposait.

En octobre 2005, pour faire avancer les revendications portées par le « Non de gauche » à la Constitution européenne, José Bové déclare que selon lui, des alliances entre mouvements seront nécessaires et n'exclut pas si la tâche lui est confiée, de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2007 dans le cadre d'une unité des forces anti-libérales.

Le 13 juin 2006, il se déclare candidat à la présidentielle dans un entretien au journal Libération, s'estimant le plus apte à rassembler la gauche de la gauche. Il s'est aussi investi dans les Collectifs du 29 mai, et maintenant dans le collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes, en débattant et en participant à une dynamique collective pour la présidentielle de 2007, pour les législatives, les municipales, les cantonales, et pour toutes les mobilisations liées à cela.

Le 23 novembre 2006, José Bové annonce son retrait « provisoire » de l'investiture des collectifs anti-libéraux, estimant que le PCF tentait d'imposer la candidature de Marie-George Buffet. Suite à l'impossibilité d'obtenir un accord sur une candidature commune et à la candidature de Marie-George Buffet, des militants lancent une pétition qui recueille rapidement 35 000 signatures appelant José Bové à représenter les collectifs à l'élection présidentielle. Le 21 janvier 2007 à Montreuil, Bové se déclare prêt à être candidat, et a annoncé officiellement sa candidature le jeudi 1er février 2007 à la Bourse du travail de Saint Denis pour « redonner l'espoir d'une alternative à gauche » et être « le porte-voix des sans-voix »,. La réunion de Montreuil a approuvé sa candidature comme « candidature trait d'union ». Il a alors indiqué disposer d'entre 150 et 200 promesses de parrainage et sa cote d'intention de vote est comprise entre 1 % et 3 %.

Le collectif national unitaire a réagi à la candidature de José Bové en indiquant qu'aucune candidature ne pouvait se réclamer des collectifs unitaires et que la réunion de Montreuil ne représentait pas les collectifs mais uniquement les membres présents.

Suite à l'échec de sa nomination comme candidat unique de la gauche antilibérale, il choisit une vingtaine de porte-parole dont des membres du PCF et des Verts en désaccord avec les directions de leur parti. L'objectif est de bien se positionner dans le débat sur l'unité de la gauche anti-libérale. Des associations de quartiers populaires l'ont rejoint et il a reçu le soutien d'un groupe de vétérans révolutionnaires autour de Jean-René Chauvin.

La force de José Bové est l'efficacité de ses méthodes qui conduisent à une médiatisation souvent difficile à obtenir sur les sujets agricoles et alimentaires. L'absence d'un parti en soutien est une faiblesse même si le fait qu'il soit « libre » peut attirer une fraction de la gauche anti-libérale anti-partis.

José Bové a réalisé au premier tour de l'élection présidentielle de 2007 un score de 483 008 voix soit 1,32 %. Ce score est très bas. Non seulement il n'y a pas eu de dynamique Bové durant la campagne électorale mais au contraire, les intentions de votes ont été divisées par deux entre la déclaration de sa candidature et le jour des élections. Il est 10e sur 12 candidats, devant les peu médiatisés Frédéric Nihous et Gérard Schivardi, derrière tous les candidats connus de la gauche du PS (Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Dominique Voynet et Arlette Laguiller). Si l'on se rappelle que José Bové avait demandé l'investiture comme candidat unique de la gauche antilibérale, on peut considérer que cette élection est pour lui un échec personnel.

Son attitude durant le second tour a été très critiquée par la LCR qui lui a reproché « d'aller à la soupe ». Le vendredi 27 avril, la candidate Ségolène Royal confiait à José Bové une mission d'étude sur la question de « la mondialisation et la souveraineté alimentaire ». Le lundi 30 avril, José Bové appelait à voter pour Ségolène Royal.

Les déclarations de José Bové quant à sa participation à un gouvernement socialiste ont été contradictoires. Face aux militants de l'extrême gauche anti-socialistes, il n'en a jamais été question. Le 20 avril, seulement deux jours avant le premier tour, alors que les sondages indiquaient déjà son score très bas impossible à remonter, il a déclaré au Nouvel Observateur qu'il excluait de devenir ministre ce qui semblait à ce moment là totalement improbable. Après avoir appelé à voter Ségolène Royal et faisant référence à la réalisation des actions du gouvernement français qui prolongeraient sa mission en cas de victoire socialiste, il a indiqué « être prêt à assumer mes responsabilités pour y participer ». C'est l'expression consacrée pour demander un poste politique.

Réagissant à la crise financière, José Bové appelle à la création d'un tribunal pénal de commerce à l'image du tribunal pénal international, pour juger les spéculateurs et « criminels financiers ».

En 2009, José Bové a été choisi comme tête de liste de la circonscription Sud-Ouest de la France dans le cadre du rassemblement Europe Écologie, qui regroupe certains écologistes.

Il a une culture libertaire qu'il revendique pour ses actions de désobéissance civile, en citant également l'article II de la déclaration des droits de l'homme de 1789, lequel garantit le droit de résistance à l'oppression. Il cite dans ses lectures Kropotkine, Voline, Nestor Makhno, Elisée Reclus, Bakounine, Thoreau et notamment sa Désobéissance civile qui inspira Gandhi et Martin Luther King, Jean Giono, aime à parler de sa rencontre avec Lanza del Vasto, qui connut Gandhi personnellement et apprécie Louis Lecoin et Jacques Ellul. Il a fréquenté Ellul de 1971 à 1973 au sein d'un groupe anarchiste non violent.

Il a été candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Sa candidature a été annoncée le 1er février 2007 à la Bourse du travail de Seine-Saint-Denis suite à l'appel de 40 000 personnes en sa faveur. Malgré la difficulté et le délai très court (45 jours), il parvient de justesse à réunir les parrainages autorisant sa candidature.

José Bové est membre d'un GAEC (exploitation agricole) d'élevage de brebis pour la fabrication, en transformation directe, de fromages de brebis et de yaourts, situé à Montredon (commune de La Roque-Sainte-Marguerite, dans le département de l'Aveyron) sur le plateau du Larzac, où il s'est fait construire une maison en matériaux écologiques.

Il est membre fondateur, et fut porte-parole, du syndicat agricole français Confédération paysanne, syndicat qui souhaite, également, une « autre politique agricole » (dans un sens plus favorable à la petite paysannerie locale, moins sensible aux échanges — à commencer par le grand commerce international, et plus indépendante à l'égard des industries qui fournissent les matières premières ou qui consomment les produits de l'agriculture).

Il est membre fondateur d'ATTAC, membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Dans son analyse de la société et du combat à mener, José Bové s'inspire de Henry David Thoreau, Gandhi et Jacques Ellul, qui se sont prononcés pour la désobéissance civile, la non-violence et la critique du système technicien.

Ses actions de désobéissance civile au sujet des OGM lui ont valu une forte médiatisation et notoriété, mais aussi de nombreux procès, amendes et dommages et intérêts, ainsi qu'un séjour en prison.

Sur le terrain comme devant la justice, l'entreprise avec qui la Confédération paysanne entretient des rapports les plus conflictuels est Monsanto, une firme américaine, en impulsant des réglementations plus strictes sur la recherche et l'industrie biotechnologique française et européenne. Réglementations qui, selon ces critiques, portent préjudice à ses activités. Cette lutte, il l'a aussi porté au nom de Via Campesina autour du monde, comme dernièrement à Bamako. Il y déclare qu'il est intolérable de pousser les agriculteurs des pays pauvres à cultiver les OGM pour ensuite les empêcher de replanter les graines produites par ces plantes sous prétexte de protection de brevets. Mais son combat se prolonge aussi en Inde, en Amérique latine ou à Hong-Kong où il sera gardé en centre de rétention et interdit de territoire lors de la manifestation du G8 en 2006. Cela n'empêchera pas des paysans coréens d'y manifester hardiment.

Il lui est reproché par ailleurs d'utiliser l'action directe pour lutter contre les OGM, sous prétexte « du principe de précaution », de défense de la santé des citoyens (certains OGM modifieraint le métabolisme des consommateurs et la majorité des citoyens seraient contre les OGM dans l'alimentation), les difficultés des paysans agriculteurs (62 % sont contre les OGM, surdosages d'herbicides, risques avérés de contamination,) ou apiculteurs voisins (OGM-insecticides,) qui subissent la contamination, ainsi que l'appauvrissement des paysans qui pratiquerait ce genre de culture via des taxes sur les brevets de ces plantes et enfin de la « liberté d'opinion et d'expression », alors que d'après le tribunal qui l'a jugé, dans ce cas, rien ne l'empêcherait de saisir un tribunal pour réclamer leur interdiction,. Il persiste dans sa pratique de la « désobéissance civile » malgré les avertissements de la justice établissant qu'elle n'était ni justifiée ni proportionnée. Pourtant, l'Union Européenne fait payer tous les mois une lourde amende pour ses cultures d'OGM en plein champ, celle-ci étant interdite dans l'Union et la directive européenne n'ayant pas été transposée par la France.

Enfin, il lui est reproché d'avoir une attitude « obscurantiste » vis à vis de la recherche scientifique en sabotant les recherches sur les OGM, invoquant le principe de précaution, empêchant ainsi de vérifier l'innocuité, de connaître ou de prouver la réalité des effets secondaires qu'il allègue de ces produits.

José Bové justifie son action en arguant d'une une fin suffisamment importante. Il avance par exemple que l'effet néfaste d'une alimentation à base d'aliments OGM sur les animaux, comme les insectes et les rongeurs, a été démontré par certains biologistes. D'autre part, et toujours selon lui, des études ont déjà démontré que certains OGM cultivés en France étaient dangereux, mais ces études n'ont pas été rendues publiques par les organismes officiels de protection de la santé en France, comme ça a été le cas pour la vache folle, ou lors de l'incident de Tchernobyl, montrant ainsi un déficit latent de protection des citoyens au bénéfice des industries.

Il existe une complémentarité entre les différents combats de José Bové comme par exemple sa lutte contre les OGM et celle contre le libéralisme. Ainsi celui ci dénoncerait les effets négatifs des OGM hors contamination qui seraient déjà connus dans de nombreux pays, notamment en Argentine où l'on s'aperçoit que l'argument de réduction de l'utilisation des pesticides ne tient que sur une ou deux semences, où les champs voisins se sont retrouvés détruits et des populations voisines malades de par l'utilisation d'herbicides censés rentabiliser les champs de soja OGM, où la culture massive d'OGM contrôlée par des fonds de pension étrangers a accéléré l'exode rural de la petite paysannerie, venant ainsi agrandir les bidonvilles.

Il déclare s'attaquer principalement à la culture OGM en plein champ, dont les risques de contamination seraient connus. Cependant, il a saccagé des plantations OGM à l'intérieur des serres et installations d'un centre de recherche du CIRAD permettant d'éviter de telles contaminations.

Avec 16 autres militants, il entame une grève de la faim le 3 janvier 2008 pour obtenir le respect par le gouvernement de son engagement d'enclencher la clause de sauvegarde contre les OGM prévue dans la directive européenne 2001/18, clause qui permettrait de fait un moratoire sur la culture des OGM en France.

Au cours de son parcours judiciaire, José Bové a été accompagné par François Roux, avocat à la Cour de Montpellier. En 2003, José Bové a sollicité une grâce présidentielle. Il a été entendu puisqu'il a été partiellement grâcié et le reste de sa peine adapté. Il n'est resté en prison qu'un mois et 10 jours au lieu des 22 mois prononcés contre lui. Dans des conditions normales de remise de peine, il aurait du effectuer au minimum 7 mois de prison.

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Solidaires Douanes

Solidaires Douanes est un syndicat français regroupant les personnels des douanes françaises.

Ce syndicat membre de l'Union syndicale Solidaires et de la Fédération des syndicats unitaires est né de la fusion des deux syndicats représentatifs SUD Douanes (déjà membre de l'Union syndicale Solidaires) et SNUDDI (syndicat national unitaire des douanes et droits indirects). Il se réfère aux valeurs de démocratie, d'unité dans la lutte et de solidarité chères à l'Union syndicale Solidaires.

Le syndicat est membre de l'union des personnels des finances en Europe (UFE).

En 2005 le syndicat a mené une campagne en faveur des biocarburants avec la Confédération paysanne lors du projet de loi d'orientation agricole, suite a cette campagne, le secrétaire national Olivier Geron eu des ennuis avec les autorités qui lui demandèrent de cesser de s'exprimer sur cette question, le syndicat a qualifié ces mesures de censure syndicale.

L'organisation s'est prononcée pour un renforcement de la lutte contre les mouvements financiers illicites, les services des douanes n'ayant dans ce domaine qu'une action symbolique via essentiellement l'obligation déclarative de transferts de capitaux.

Selon elle, en raison de l'augmentation du volume des marchandises qui n'est pas suivie d'une augmentation des effectifs cela ne permet pas d'améliorer le contrôle des marchandises, il dénonce aussi les disparités de contrôle entre les différents points d'entrée d'Europe et par endroit des contrôles beaucoup moins contraignants qui mettrait en place un dumping douanier entre les états membres qui, en l'absence de contrôles intra-européens, encouragerait le moins disant en matière de contrôles.

Il s'est prononcé pour le maintien du maillage des bureaux de douanes, selon lui un gage de professionnalisme et d'efficacité.

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Faucheurs volontaires

François Dufour, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, Vice-Président d'ATTAC France, lors d'une manifestation des faucheurs volontaires contre les OGM le 25 juillet 2004

Les faucheurs volontaires est un mouvement essentiellement français (mais des actions similaires ont eu lieu en 2007 en Allemagne, au Portugal et en Grande-Bretagne), proche des courants anti-industriels, dont les 6 700 militants revendiqués se sont engagés par écrit à détruire les parcelles d'essai transgéniques et de cultures d'OGM en plein champ.

Qualifiés par le droit pénal et civil de « destruction grave du bien d'autrui en réunion », ces actes constituent un délit. La peine maximale prévue pour ce type de délit est de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende (peine susceptible d'être doublée en cas de récidive légale).

Ils sont revendiqués par les faucheurs comme des actes de désobéissance civile bien que les détracteurs des faucheurs affirment que l'esprit non-violent de désobéissance civile est contraire aux destructions provoquées par les faucheurs. Toutefois, en dehors d'altercations avec des propriétaires, aucune violence envers une personne n'est à déplorer de la part des faucheurs, les seuls blessés à signaler l'ayant été du côté des faucheurs et des journalistes lors d'interventions des forces de l'ordre (ces interventions peuvent être parfois « musclées » comme à Valdivienne en 2004 où 300 militaires ont fait face à 500 faucheurs non armés).

Ils les lient à leur opposition à l'utilisation des organismes génétiquement modifiés en agriculture et au « brevetage du vivant ». Les « faucheurs volontaires » affirment qu'ils ont pour but de faire respecter le droit à un environnement sain, reconnu maintenant dans la Constitution française, et au nom du « principe de précaution », qui a été inscrit dans la Charte de l'environnement (bien qu'elle n'existait pas encore au moment des premières actions).

Le mouvement est né lors du rassemblement Larzac 2003, à l'initiative de Jean-Baptiste Libouban. 400 personnes se sont alors déclarées « faucheurs volontaires » ; en juin 2005, ses porte-parole affirmaient que « 4 800 personnes s'étaient déclarées faucheurs volontaires ». La Confédération paysanne et Les Verts notamment soutiennent les « faucheurs ».

En 2004, 2005 et 2006, les « faucheurs » ont détruit (en Midi-Pyrénées, Aquitaine, Centre et Poitou-Charente essentiellement) des parcelles d'essais de plantes transgéniques cultivées en plein champ, culture illégale en France selon eux. En 2006, les faucheurs ont aussi détruit trois parcelles de culture commerciale de maïs Monsanto (à Grézet-Cavagnan (Tarn-et-Garonne), à Ox (Haute-Garonne) et à Miradoux (Tarn)) et se sont attaqués à Lugos (Gironde) à un silo de maïs OGM. Ces déprédations ont donné lieu à des poursuites judiciaires. En juin 2005, les faucheurs annonçaient avoir détruit 70 % des essais commerciaux en France qui existaient en 2004. Le 31 juillet 2006, le ministère de l'Agriculture estimait que 40 % des champs expérimentaux avaient été détruits.

En 2007, les Faucheurs participent à nouveau à de nombreuses actions tant contre des parcelles d'essai que contre des cultures commerciales (21 000 hectares de maïs OGM ont été semés cette année en France, soit un peu plus de 0,7 % des surfaces totales plantées en France métropolitaine). Le samedi 18 août 2007 par exemple, un groupe de Faucheurs Volontaires détruit une parcelle d'essai de maïs OGM de Monsanto à Poinville (Eure-et-Loir). 58 d'entre eux sont mis en garde à vue par la gendarmerie, présente sur place lors du fauchage. Convoqués devant le tribunal de Chartres le 9 octobre 2007, leur procès est reporté au 8 avril 2008, pour cause de « Grenelle de l'environnement ». Le samedi 25 août, une centaine de Faucheurs sont allés symboliquement déposer chacun devant l'usine Monsanto de Monbéqui un épi de maïs OGM fauché dans l'après midi dans un champ dans le Gers.

Les « Faucheurs » agissent généralement en plein jour, sans outils ; la destruction des plants d'OGM est réalisée par arrachage manuel, non pas par fauchage. Les manifestations sont le plus souvent non-violentes, mais des affrontements avec les forces de l'ordre ont parfois eu lieu. Par exemple, le samedi 25 septembre 2004, lors d'un arrachage à Valdivienne, 300 militaires lançaient des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes sur les 500 faucheurs présents. Il y eut 17 blessés légers. L'information fit discrètement le tour de l'actualité, certains membres des Verts y étaient. Ces actes entraînent l'intervention des forces de l'ordre, de façon « totalement disproportionnée » selon les « Faucheurs ». Selon le journal le Figaro, « Pour éviter tout heurt avec les forces de l'ordre, les faucheurs volontaires préfèrent dorénavant les descentes nocturnes aux actions de jour à visage découvert ». Lors de leur assemblée générale, réunie à Cournon en juillet 2006, les Faucheurs décident de poursuivre leurs actions tant de façon publique que lors d'actions nocturnes, sur les parcelles d'essais et sur les cultures commerciales.

L'illégalité des actes d'arrachages d'OGM a provoqué un débat : les sympathisants des « Faucheurs volontaires » affirment qu'ils agissent selon les principes de non-violence et de désobéissance civile. Leurs opposants considèrent que la destruction de champs est un délit qui doit être condamné car elle freine la recherche et est une destruction du bien d'autrui. Il faut toutefois préciser que les faucheurs volontaires ne s'opposent, conformément à leur charte, qu'aux essais d'OGM en plein champ et à leur utilisation alimentaire, mais pas à la recherche en milieu confiné.

Les Faucheurs volontaires sont à l'initiative, avec 15 autres associations de « l'appel d'Orléans » lancé le 27 février 2007, demandant l'instauration en France d'un moratoire sur les essais et cultures d'OGM. Plus de 70 000 personnes avaient signé cette demande de moratoire le 25 mai 2007 quand l'idée d'un moratoire sur le maïs MON 810 (le seul cultivé en France de façon commerciale) est reprise publiquement, dans une interview au Parisien, par Alain Juppé, ministre d'État, en charge du développement durable.

Lors de leur assemblée générale réunie à Riec-sur-Belon les 22 et 23 juillet 2007, les Faucheurs volontaires ont décidé d'organiser un week-end d'actions les 4 et 5 août afin d'obtenir ce moratoire. Ces actions pouvant prendre différentes formes : pique-nique devant les parcelles, cueillette symbolique de plants de maïs OGM à déposer devant les préfectures, etc. Le 24 juillet 2007, 200 faucheurs ont bloqué le terminal agro-alimentaire du Port de Saint-Nazaire pour dénoncer l'importation de colza OGM. Suite à cette action, une délégation de 8 Faucheurs volontaires (tous poursuivis ou condamnés par la justice pour des actions de fauchage d'OGM) a été reçue par Mme la secrétaire d'État chargée de l'Écologie le 31 juillet au ministère, pour réclamer à nouveau un moratoire immédiat sur les OGM.

Ainsi, le 1er août 2006, 250 producteurs de maïs ont manifesté dans le sud de la France pour « protester contre le saccage par des anti-OGM d'une parcelle de maïs transgénique appartenant à un agriculteur ». En novembre 2006, à Lugos (33) un agriculteur a tenté d'empêcher la destruction (par arrosage) de ses récoltes de maïs OGM dans des silos par les faucheurs et a fait feu en l'air dans leur direction. Une manifestation pour le soutenir et protester contre les destructions faites par les faucheurs a rassemblé 350 personnes selon le journal Sud Ouest. Parmi les manifestants se trouvaient des agriculteurs, sympathisants, syndicalistes, élus (les maires locaux et la députée Marie-Hélène des Esgaulx). Une plainte a aussi été déposée contre l'agriculteur pour tentative d'homicide volontaire. Le 5 août 2007, un exploitant agricole du Lot s'est pendu à un arbre dans son champ, alors que des faucheurs avaient prévu d'y organiser un « pique-nique ». Il a laissé derrière lui un tract des faucheurs appelant à un « pique-nique débat » devant ses plants de maïs transgéniques. Afin de déterminer la cause et les raisons de ce suicide, une enquête a été ordonnée par la justice.

Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, a considéré le 20 août 2006 que ce sont des « actes de vandalisme irresponsable contraires à l'État de droit et au respect de la propriété privée et de l'outil de travail ».

Les sociétés Pioneer et Biogemma dont les plantations expérimentales ont été détruites ont déposé des plaintes contre X pour « association de malfaiteurs » et « incitation au fauchage ». Une instruction est en cours à Clermont-Ferrand depuis 2005.

Laurent Martel, directeur de la filiale française de Monsanto, a déclaré dans un communiqué du 20 août 2008 qu'« un pays qui laisse une poignée d'obscurantistes saccager sa recherche se prive de toutes les promesses de progrès que celle-ci porte pour le présent et pour l'avenir ». Dans le même esprit, Cécile Philippe, présidente de l'Institut économique Molinari, un think tank libéral, estime que les « faucheurs » sont « dangereux », car ils « menacent le progrès de la science au nom d’une vision conservatrice de l’agriculture ».

Pour certains observateurs, le comportement des faucheurs s'apparenterait au mouvement luddiste, constitué d'ouvriers qui détruisirent des métiers à tisser dans l'Angleterre de la Révolution industrielle parce que leur introduction bouleversait les modes de production,.

Les « fauchages volontaires » ont été suivis de poursuites judiciaires pour « dégradation volontaire en réunion ».

La défense des comparants s'appuie sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui en appelle à la « résistance à l’oppression », ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme qui protège l’environnement et dispose que « chaque citoyen a droit à un environnement sain ».

Les 8 condamnés se sont pourvus en cassation. La Cour de cassation a confirmé le 10 février 2007 les décisions de la Cour d'appel.

Les condamnés se sont pourvus en cassation. La Cour de cassation a confirmé en avril 2007 les décisions de la Cour d'appel.

La Cour de cassation a confirmé cette décision le 31 mai 2007.

Le 26 février 2007, 32 Faucheurs volontaires ont comparu devant le Tribunal d'Orléans pour avoir détruit une parcelle d'essai de maïs transgénique de la firme Monsanto le 14 août 2006 à Villereau (Loiret). Le Procureur a requis jusqu'à 6 mois de prison dont trois mois fermes. Le jugement a été rendu le 24 mai 2007. Les Faucheurs, reconnus coupables, ont été condamnés à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis, de 1 500 à 3 000 euros d'amende et de 1 à 2 ans de privation de leurs droits civiques. 16 d'entre eux qui avaient refusé de subir un prélèvement d'ADN pendant leur garde à vue ont été condamnés en outre à deux mois de prison avec sursis. Les condamnés ont fait appel de cette décision. L'audience est prévue devant la Cour d'appel d'Orléans les 17 et 18 décembre 2007.

Les 2 et 3 octobre 2007, deux nouveaux procès devaient se tenir devant le tribunal de Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) concernant l'un la destruction d'une parcelle d'essai de maïs OGM à Daux (Haute-Garonne) le 30 juillet 2006, l'autre celle d'une culture commerciale de maïs OGM à Ox (Haute-Garonne), également le 30 juillet 2006. À la demande du Procureur, ces procès sont reportés sine die, en raison de la proximité du « Grenelle de l'environnement ».

François Roux et Marie-Christine Ételin, principaux avocats du mouvement des Faucheurs, sont aussi à l'origine du mouvement des « Comparants volontaires », qui consiste pour les « faucheurs » à demander volontairement une comparution devant les tribunaux, conformément à l'esprit de la désobéissance civile. Les Tribunaux correctionnels de Toulouse et de Riom avaient reconnu cette démarche, mais leurs décisions ont été infirmées par les Cours d'appel.

Les « faucheurs volontaires » ne s'opposent pas à la recherche fondamentale en biologie : « À leurs yeux, celle-ci doit suivre des protocoles rigoureux dans ses expériences en milieu confiné. Les applications qui en découlent doivent répondre sans préjudice aux véritables besoins de la société et ne pas faire le jeu du marché. ». Pourtant, des plantations expérimentales en serre ont elles aussi été détruites.

Les « faucheurs volontaires » dénoncent les expérimentations en plein champ qui entraîneraient la contamination des autres espèces végétales, ce qui aurait pour effet de condamner définitivement les cultures non OGM et mettrait un terme à l'« agriculture biologique ».

Les défenseurs de la culture d'OGM thérapeutiques en plein champ avancent que le « fauchage volontaire » de plants de maïs transgéniques pourrait retarder la recherche sur la création de lipase d'origine végétale, élément primordial de la lutte contre la mucoviscidose. À cela, les « faucheurs volontaires » rétorquent qu'il existe d'autres solutions de production, en particulier pour la lipase gastrique. Parmi ces solutions, la culture de cellules végétales en bio fermenteur permettrait une production bien plus efficace, sans danger de contamination et probablement moins coûteuse,.

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Via Campesina

Rafael Alegria, ancien secrétaire général de Via Campesina avant la manifestation contre l'OMC à Hong-Kong en décembre 2005

Via Campesina est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d'Asie, des Amériques, d'Europe et d'Afrique. Ce réseau a vu le jour en 1993.

Via Campesina milite pour le droit à la souveraineté alimentaire et pour le respect des petits et moyens paysans.

Via Campesina a fait du 17 avril la Journée mondiale des luttes paysannes en souvenir des 19 paysans sans terre assassinés en 1996 au Brésil par des milices paramilitaires.

En avril 1992, lors du Congrès de l'Union nationale des agriculteurs et éleveurs (UNAG), à Managua (Nicaragua), se réunirent différents dirigeants d'organisations paysannes d'Amérique centrale, d'Amérique du Nord et d'Europe qui décidèrent de créer une coordination après avoir réalisé que les paysans des pays du nord et les paysans des pays du sud n'étaient pas concurrents mais faisaient face aux mêmes difficultés, et étaient de la même manière prisonniers de la politique des entreprises agro-alimentaires multinationales.

En mai 1993, la première Conférence internationale de Vía Campesina institue le mouvement comme organisation mondiale, et défini son mode d'organisation et ses statuts. Cette rencontre eut lieu à Mons en Belgique. En 1996, la deuxième Conférence internationale de Vía Campesina se déroula à Tlaxcala, au Mexique. La ville de Bengalore en Inde, accueillit la troisième conférence. La quatrième se tint au Brésil à proximité de Sao Paolo, et la cinquième s'est déroulée en octobre 2008 à Maputo au Mozambique.

Via Campesina est un mouvement qui se dit indépendant de toute organisation politique, économique ou religieuse. Elle est composée par des organisations paysannes nationales ou régionales dont l'autonomie est respectée.

Via Campesina est structurée en huit régions : Europe, Asie du Nord-Est et du Sud-est, Asie du Sud, Amérique du Nord, Caraïbes, Amérique centrale, Amérique du Sud et Afrique. La CCI (Commission de Coordination Internationale) est l'organe international qui assure la coordination du mouvement. Chaque région y délègue deux militants, une femme et un homme. Javier Sanchez,d'Espagne et Josie Rffaud, de France sont les représentants européens siégeant à la CCI.

Le siège de Via Campesina est actuellement fixé en Indonésie depuis 2004. L'Indonésien Henry Saragih, qui a succédé à Rafael Alegria originaire du Honduras, occupe la fonction de secrétaire général.

En Europe , la Coordination Européenne Via Campesina, issue en 2008 d'un élargissement de la Coordination Paysanne Européenne (CPE), membre fondatrice de Via Campesina, rassemble ses membres. En sont membres la Confédération Paysanne et le MODEF,pour la France, Uniterre pour la Suisse , la FUGEA et le MAP pour la Belgique .

Depuis son congrès au Mozambique, en octobre 2008, La Via Campesina compte 148 organisations dans 69 pays du monde. Le mouvement est organisé en 9 régions.

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Source : Wikipedia