Compiègne

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Posté par hal 06/04/2009 @ 11:10

Tags : compiègne, oise, picardie, france, environnement

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Compiègne

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Compiègne est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie. Les habitants sont appelés les Compiégnoises et Compiégnois. Pendant la Révolution française la ville fut appelée Marat-sur-Oise.

Elle est limitée à l'ouest par l'Oise, à l'est par la forêt domaniale de Compiègne, au nord par l'Aisne, au sud la limite avec la Croix-Saint-Ouen est conventionnelle. Le quartier de la gare, bien que sur la rive droite de l'Oise, est située dans la commune de Compiègne. De ce côté, le reste de l'agglomération se trouve soit à Margny-lès-Compiègne, soit à Venette (avec le centre commercial).

À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Le gué se trouvait au lieu-dit « le clos des roses ».

Compiègne s'appelait Compendium, c'est-à-dire « raccourci ».

Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises à jour.

Compiègne fut associée à la couronne de France dès l'avènement des Mérovingiens.

La ville bénéficie d’institutions communales qui lui sont accordées par Louis VI en 1153.

L’administration royale est à Compiègne, ville de 8 000 habitants, d’après le recensement d’Arthur de Marsy, et dans les environs de la ville, peu importante, comme d'ailleurs dans l’ensemble des villes du royaume.

Quelques notables (médecins, chirurgiens, etc) sont classés parmi eux. Par contre, les marchands, les industriels, les taverniers et les artisans sont classés dans une autre catégorie : Commerce et industries diverses. Cette catégorie s’étend aux mariniers et aux laboureurs, vignerons ou encore aux jardiniers.

Sur les 83 maîtres ou maîtresses d’écoles, 29 sont des ecclésiastiques. Mais, le nombre de membres du clergé régulier dans les établissements reste la grande inconnue. Le nombre des pauvres et celui des mendiants est de 320, chiffre peu important, si on le compare avec la situation de Châteauroux qui en 1789 avec 7.000 habitants doit secourir 3.000 malheureux venus principalement du Massif Central. Par contre, il est supérieur à celui des pauvres vers 1760 à Morlaix, ville de 10.000 habitants qui est de 100.

Le capitaine de la ville de Compiègne, les gouverneurs-attournés, le receveur de la ville, le greffier de la ville et celui du bureau de la ville, le contrôleur de la ville, et le serviteur.

L'élection est la juridiction la plus complète, on y trouve un président, neuf élus, le procureur du roi, l'avocat du roi, le lieutenant, le contrôleur, le greffier, le commis-greffier et deux huissiers, en tout 48 fonctionnaires.

Le lieutenant au bailliage, le lieutenant particulier, la procureur et l'avocat du roi ; un greffier et un commis greffier ; le prévôt de l'exemption, le prévôt de Margny, le prévôt forain, et leurs greffiers, ainsi que le greffier du prévôt de Thourotte, Deux grenetiers et deux contrôleurs du grenier à sel. Trois receveurs des tailles, un des consignations et un des Gabelles, ainsi qu'un commis aux Gabelles. Vingt avocats. Neuf notaires. Vingt-sept procureurs. Dix praticiens. Trente et un sergents. Le greffier et quatre sergents pour la police de Saint-Corneille. Le geôlier et deux exécuteurs des hautes œuvres.

Le lieutenant, le greffier et trois archers de la Maréchaussée, cinq archers de robe courte.

Forêts de Compiègne et de Cuise. - Le capitaine de la forêt, le maître particulier, le lieutenant, un garde marteau, un greffier, un greffier du maître verdier, trois sergents dangereux, et un sergent louvetier.

Forêt de Laigue - Un maître particulier, un lieutenant, un procureur du roi, un garde marteau, un greffier et un sergent dangereux.

Un concierge du logis du roi, un maître du Pont, un maître des relais, quatre portiers aux portes de la ville. Cinq médecins, sept chirurgiens, sept apothicaires et trois sages-femmes. Trois arpenteurs, le recommandeur des trépassés.

Signalons encore un fondeur et un charpentier de l'artillerie du roi, le fauconnier du gouverneur, et quelques officiers de la maison royale, ou de celles des princes, dont on trouve les noms aux différents tours qu'ils habitent.

Ses armoiries se blasonnent : d'argent au lion d'azur, armé et lampassé de gueules, fleurdelysé d'or de six pièces et couronné de même.

Sa devise est : Regi et regno fidelissima « Au roi et au royaume le plus fidèle ».

Compiègne est desservie par 11 lignes de bus totalement gratuites qui ont transporté 4,7 millions de voyageurs en 2000.

Un service de co-voiturage a aussi été créé par la ville.

L’église, les sépultures et l’abbaye Saint-Corneille sont profanées pendant la Révolution et détruites, comme dans les sépultures de la cathédrale Saint-Denis.

Ville fleurie : 3 fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.

Compiègne est classée Ville d'Art et d'Histoire.

Hôtel de ville.

Hôtel de ville.

Hôtel de ville, de nuit.

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US Compiègne Club Oise

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L'US Compiègne Club Oise est un club français de football féminin basé à Compiègne. L'équipe fanion du club présidé par Daniel Hiberty dispute en 2007-2008 le championnat de Division 2 après sa relégation de Division 1 au printemps 2007.

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Forêt de Compiègne

Le poteau de carrefour du carrefour des Dryades

La forêt de Compiègne est une forêt domaniale de Picardie proche de Compiègne. D'une superficie de 14 417 hectares, elle constitue un des grands massifs forestiers de France et la troisième forêt domaniale du pays par sa taille. Elle est riche autant en production de bois (chêne et hêtre) qu'en gibier.

La forêt de Compiègne s'étend au nord jusqu'à la vallée de l'Aisne, à l'ouest jusqu'à celles de l'Oise et de l'Automne, à l'est jusqu'aux rus de Berne et de Vandy ; au sud (Champlieu, Morienval) la forêt s'étend sur le plateau, la limite est conventionnelle.

De manière géométrique, le contour de la forêt forme un cercle de 14 km de diamètre et de 43 km de périmètre, sa superficie est de 14 417 ha.

Le point culminant de la forêt est la plaine du haut Palesne dans le Sud-Est à 145 m d'altitude.

L'Aisne la sépare de la forêt de Laigue au nord. Au sud-est, la forêt de Compiègne est séparée de la forêt de Retz par 2,5 km de cultures (au niveau de Brassoir).

Les lieux au XIe siècle occupés par la forêt étaient à l'époque gauloise un vaste marécage, qui sera partiellement cultivé à l'époque romaine comme le montrent les nombreux vestiges de fermes ou d'habitats gallo-romains.

La forêt proprement dite, autrefois appelée forêt de Cuise, s'étendait plus à l'est, probablement proche du village de Cuise.

C'est là qu'en 561 selon Grégoire de Tours, le puissant roi franc Clotaire « s’en étant allé, comme il était, durant la cinquante et unième année de son règne, dans la forêt de Cuise (la forêt de Compiègne), occupé à la chasse, il fut saisi de la fièvre, et se rendit à Compiègne. Là, cruellement tourmenté de la fièvre, il disait : « Hélas ! Qui pensez-vous que soit ce roi du ciel qui fait mourir ainsi de si puissants rois ? ». Et il rendit l’esprit dans cette tristesse ».

Ce n'est que tardivement au Moyen Âge que les arbres colonisent ou recolonisent les marais, alors délaissés pour composer la forêt actuelle.

De nombreux souverains de France vont aimer y chasser. François Ier est le premier à la faire aménager en traçant 8 routes. Louis XIV fait tracer le grand octogone et 54 routes, Louis XV et Louis XVI en feront percer d'autres, jusqu'à 200. Napoléon Ier fait amorcer la percée des Beaux-Monts. La forêt présente un relief varié se pretant bien à la chasse : plateaux entaillés de vallons et de gorges, petites collines appelée les monts, ruisseaux et étangs.

La clairière de Rethondes ou clairière de l'Armistice, où le Maréchal Foch a reçu les plénipotentiaires allemands le 11 novembre 1918, se trouve dans non loin du village de Rethondes, dans la forêt de Compiègne, mais sur le territoire de la commune de Compiègne. Son nom dérive du nom de l'ancienne gare de Rethondes, gare située dans la forêt sur la commune de Compiègne nommée alors ainsi pour la différencier de la gare principale de la ville. C'est de cette gare que partait la voie menant à deux épis ferroviaires qui s'enfonçaient dans une futaie et qui étaient utilisés en 1918 pour le tir longue portée sur les lignes allemandes. En novembre 1918, recherchant un endroit calme et isolé, ni trop éloigné du quartier général allié de Senlis, ni du front, le train du maréchal Foch et le train pour la délégation allemande y seront acheminés. Le wagon-salon du maréchal Foch servira de lieu de négociations et de signature de l'armistice de la Première Guerre mondiale le 11 novembre 1918. Sur ce site, aménagé entretemps en clairière avec monument, et dans ce même wagon, sera également signé l'armistice du 22 juin 1940 suite à la bataille de France au début de la Seconde Guerre mondiale.

La forêt de Compiègne compte aujourd'hui 1 200 km de routes et 311 carrefours baptisés. La forêt est aménagée depuis le Moyen Âge pour la pratique de la chasse à courre. En 1521, à l'époque de François Ier, on trace quatre axes principaux (8 routes) qui se coupent au carrefour du Puits du Roi. Sous Louis XIV, 54 nouvelles routes sont dessinées ; sous Louis XV 229.

Ces routes de chasse délimitent des triangles. Les routes autour du carrefour du Puits du Roi, lieu privilégié de chasse, forment des octogones.

En 1669, on commence à installer des poteaux indicateurs à chaque carrefour et le long des routes en forêt. Les carrefours principaux reçoivent un poteau indicateur caractéristique dessiné sous Charles X. Sa taille correspond à la hauteur d'un cavalier. Une marque rouge indique la direction du château de Compiègne après que l'impératrice Eugénie s'est attardée en forêt.

La forêt est essentiellement constituée de futaies de hêtres et de chênes. Le plus vieil arbre de la forêt de Compiègne est un if de plus de neuf-cents ans (en 2008) planté dans Saint-Pierre-en-Chastres.

L'arbre le plus imposant est le chêne Saint-Jean âgé d'environ sept-cent-cinquante ans (en 2005). C'est un chêne rouvre planté sous saint Louis près de Saint-Jean-aux-Bois. Son tronc mesure 2,5 m de diamètre. C'est l'un des plus vieux arbres forestiers de France.

De manière plus générale, on compte pas moins de 5600 espèces végétales et de 6600 espèces animales, dont une importante population de cerfs et de chevreuils.

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Château de Compiègne

L'Électeur Maximilien-Emmanuel de Bavière séjourne à Compiègne de 1708 à 1715.

Le château de Compiègne est une ancienne résidence royale située à Compiègne dans l'Oise (Picardie, France).

Quatre palais se sont succédé à Compiègne. Le plus ancien remonte au début de la dynastie mérovingienne et datait vraisemblablement du règne de Clovis.. Il était probablement construit en bois et son emplacement est malaisé à déterminer.

De nombreux actes officiels sont datés de Compiègne, ce qui semble indiquer que les Mérovingiens y passaient du temps. C'est dans ce « palais royal » de Compiègne que meurt Clotaire Ier en 561, au retour d'une chasse à Saint-Jean-aux-Bois. C'est à Compiègne que Clotaire II fait la paix avec son neveu Théodebert II en 604. Dagobert Ier y réunit en 633 le parlement qui décide de la fondation de la basilique de Saint-Denis et c'est au palais de Compiègne qu'était conservé son trésor, partagé en 639 entre ses successeurs.

Sous les Carolingiens, Compiègne est fréquemment le lieu de réunion des « assemblées générales » d'évêques et de seigneurs et, à partir du règne de Pépin le Bref, devient un lieu important sur le plan diplomatique : c'est là qu'en 757, Pépin accueille, au milieu d'une grande assemblée, une ambassade de l'empereur de Constantinople Constantin V Copronyme et qu'il reçoit l'hommage du duc de Bavière, Tassilon III. C'est là aussi que Louis le Pieux réunit plusieurs assemblées dont deux, en 830 et 833, tentent de le pousser à l'abdication.

Charles le Chauve établit progressivement à Compiègne le siège de son autorité royale puis impériale. En 875, il y reçoit une ambassade de l'émir de Cordoue, Muhammad Ier, qui apporte de riches présents convoyés à dos de chameau. Sacré empereur à Rome à la Noël 875, Charles fonde en 877 l'abbaye Notre-Dame de Compiègne qu'il établit à l'emplacement de l'ancien palais mérovingien, tandis que lui-même se fait construire un nouveau palais situé vers l'Oise, auquel l'abbaye sert de chapelle impériale, sur le modèle du palais que son grand-père Charlemagne avait créé à Aix-la-Chapelle.

Le fils de Charles le Chauve, Louis II le Bègue, est intronisé et sacré à Compiègne en 877, dans la chapelle palatine, où il est enterré deux ans plus tard, en 879. C'est là qu'est sacré Eudes, duc de France, fils de Robert le Fort, proclamé roi en 888 par l'assemblée des grands de préférence à Charles le Simple, trop jeune. Devenu roi à son tour, ce dernier séjourne fréquemment à Compiègne qui reste la principale résidence des souverains de la deuxième dynastie. C'est là que meurt le dernier des Carolingiens, Louis V, en 987.

Les Capétiens continuent à fréquenter Compiègne, mais le palais perd progressivement son rôle politique. Le développement de la ville de Compiègne les conduit à aliéner peu à peu l'ancien domaine royal au profit de la population. Philippe Auguste renforce les murailles de la ville et fortifie le vieux palais carolingien en érigeant un donjon pour mieux contrôler l'Oise.

Le processus d'aliénation du domaine royal s'achève sous Saint Louis. Seule la grande salle et la tour de l'ancien palais sont conservées comme siège et symbole de l'administration militaire et féodale, mais les grandes assemblées doivent désormais se tenir à l'abbaye Saint-Corneille. Le roi ne conserve à Compiègne qu'une modeste résidence en lisière de la forêt, au lieu-dit Royallieu.

Charles V édifie vers 1374 un château à l'origine du palais actuel. En 1358, alors qu'il n'est encore que régent du royaume, il a réuni à Compiègne, dans l'ancien palais carolingien, les états généraux et éprouvé le manque de sécurité du logis de Royallieu, en lisière de forêt. Il décide alors de bâtir un nouveau château sur un terrain qu'il rachète en 1374 aux religieux de Saint-Corneille, à qui Charles le Chauve l'avait vendu. Il faut faire abattre les maisons qui s'y trouvent et les travaux ne sont pas terminés lorsque Charles V meurt en 1380. C'est ce château qui, agrandi au fil des siècles, va donner naissance au palais actuel. N'en subsistent que quelques faibles vestiges, noyés dans la maçonnerie du bâtiment.

C'est dans ce château que Charles VI réunit les états généraux de 1382. Les rois séjournent fréquemment à Compiègne avec une interruption au XVe siècle, la ville tombant aux mains des Bourguignons entre 1414 et 1429. Charles VII, qui vient de se faire sacrer à Reims, y fait son entrée solennelle le 18 août 1429 et y séjourne pendant douze jours, inaugurant la tradition du séjour du roi à Compiègne au retour du sacre, qui sera observée par presque tous les monarques jusqu'à Charles X inclus. Il ne revient à Compiègne, accompagné du dauphin, le futur Louis XI, qu'en 1441, pour trouver un château très endommagé au cours de différents sièges, qu'il fait remettre en état et agrandir en 1451, à l'occasion d'un séjour prolongé.

Charles VIII et Louis XII font plusieurs séjours à Compiègne. François Ier, qui y vient fréquemment, fait améliorer les bâtiments et se préoccupe de l'aménagement de la forêt. Son fils, Henri II, qui y séjourne pour des durées généralement plus longues, fait décorer la Porte-Chapelle, percée dans le rempart de la ville pour donner accès à la cour de la chapelle du château.

Charles IX est à l'origine de la création d'un « jardin du Roi » d'environ 6 hectares, qui constitue l'amorce du futur parc. Les troubles des guerres de Religion sont peu propices à de longs séjours royaux à Compiègne. Henri III doit renoncer à tenir à Compiègne les états généraux de 1576, mais c'est en l'église de l'abbaye Saint-Corneille que son corps est transporté pour y être inhumé après son assassinat en 1589, Compiègne étant alors la seule ville royale à être encore « au roi ».

Le château de Compiègne, inoccupé et mal entretenu durant les guerres de Religion, est devenu inhabitable. Lorsque Henri IV vient à Compiègne, il préfère loger en ville, tandis que l'atelier des monnaies est installé dans le château en 1594. Toutefois, à partir de 1598, les travaux de réparation commencent. Quand Louis XIII vient pour la première fois à Compiègne, en 1619, il trouve le séjour si agréable qu'il y revient trois fois dans l'année. En 1624, il s'y installe d'avril à juillet et reçoit au château une ambassade du roi d'Angleterre Jacques Ier ainsi que les délégués des Provinces-Unies. Lors de son dernier séjour, en 1635, Louis XIII ordonne la réfection totale des appartements du Roi et de la Reine, réalisée sous la régence d'Anne d'Autriche.

Sous Louis XIV l'exiguïté du château amène à construire en ville des bâtiments pour la grande et la petite chancellerie, les écuries du Roi et de Monsieur, des hôtels pour les ministres et leurs bureaux, car Compiègne est, avec Versailles et Fontainebleau la seule demeure royale où le Roi réunisse le Conseil. Pour autant, Louis XIV considère avant tout Compiègne comme un séjour de repos et de détente. Il aime à y chasser et fait tracer le grand octogone et 54 routes nouvelles et construire des ponts de pierre sur les ruisseaux.

En 1666 a lieu le premier camp de Compiègne, premier d'une série de seize grandes manœuvres militaires, dont le dernier se tiendra en 1847, destinées à la formation des troupes et de leurs chefs, à l'éducation des princes et au divertissement de la Cour et du peuple. Le plus important de ces camps est celui de 1698 où, selon Saint-Simon, « l'orgueil du Roi voulut étonner l'Europe par la montre de sa puissance et l'étonna en effet ».

Après 1698, Louis XIV ne revient plus à Compiègne. Le château reste inoccupé pendant dix ans. D'octobre 1708 à mars 1715, il accueille l'Électeur de Bavière Maximilien II Emmanuel, mis au ban de l'Empire et à qui son allié Louis XIV offre asile et protection à Compiègne.

Louis XV arrive pour la première fois à Compiègne le 4 juin 1728. Le jeune roi a choisi de s'établir au château pendant qu'est réuni à Soissons le congrès qui discute de la paix avec l'Espagne. Louis XV prend un grand plaisir à chasser dans la forêt. Dès lors, chaque année, à l'été, il va passer un à deux mois à Compiègne.

L'incommodité du château, ensemble de bâtiments sans unité, sans plan d'ensemble, mal reliés entre eux et trop petits devient manifeste. Après une campagne d'aménagements intérieurs (1733), des travaux d'agrandissement sont réalisés sous la direction de Jacques V Gabriel de 1736 à 1740.

Le château de Compiègne devint rapidement la résidence préférée de Louis XV, qui envisagea un temps de déplacer sa résidence de Versailles à Compiègne.

Entre 1740 et 1751, plusieurs projets de reconstruction totale sont présentés. Tous sont éclipsés par celui qu'Ange-Jacques Gabriel présente en 1751 : immédiatement agréé, il est aussitôt mis à exécution. Malgré les travaux, Louis XV continue de venir souvent à Compiègne, où il aime à chasser. C'est là qu'il choisit d'accueillir le 14 mai 1770 l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche, venue épouser le dauphin, futur Louis XVI. La mort de Louis XV n'interrompt pas les travaux, qui sont poursuivis à partir de 1776 sous la direction de Louis Le Dreux de La Châtre, élève d'Ange-Jacques Gabriel avant de devenir son collaborateur. Il achève la reconstruction du château en respectant scrupuleusement les plans de son maître. L'ensemble – gros œuvre et décors – est achevé en 1788.

Louis XVI vient très peu à Compiègne. Il y séjourne une première fois en 1774, peu après son accession au trône, et, conformément à la tradition, s'y arrête en 1775 trois jours en allant à Reims et trois jour en en revenant. Par la suite, il n'y fait que quelques brefs séjours de chasse. L'accélération des travaux, à la suite de décisions prises par le Roi et la Reine en 1782, rendait au demeurant le château difficilement habitable. Louis XVI et Marie-Antoinette ne virent pas leurs appartements terminés.

L'assemblée des notables de 1787 juge les dépenses effectuées à Compiègne excessives. Sous la Révolution, le mobilier est vendu, comme celui des autres résidences royales (mai-septembre 1795). En 1799, une première section du Prytanée militaire est installée au château. Avec d'autres éléments, elle forme l'École des Arts et Métiers, qui occupe le bâtiment jusqu'en 1806.

Le 12 avril 1807, par un décret daté de Finckenstein, Napoléon Ier ordonne la remise en état du château. L'architecte Louis-Martin Berthault est chargé de la direction des travaux. Ceux-ci consistent en la mise hors d'eau du bâtiment et en de considérables travaux de réaménagement intérieur et de décoration. Une grande galerie (galerie de Bal) est notamment créée dans une aile de la cour des Cuisines à partir de 1809. Le jardin est entièrement replanté et une continuité est créée avec la forêt, le mur d'enceinte étant remplacé par une grille.

Dans l'ancienne aile de la Reine, Berthault commence par aménager sommairement un appartement destiné au logement d'un roi étranger, qui ne tarde pas à recevoir Charles IV d'Espagne, qui arrive à Compiègne le 18 juin 1808, après avoir été contraint d'abdiquer. Il y reste jusqu'en septembre avant d'être transféré à Marseille.

Napoléon accueille à Compiègne l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, future impératrice, le 27 mars 1810 pour leur première rencontre. La Cour revient à Compiègne après le mariage, célébré à Paris. Elle y retourne l'été suivant, le couple impérial étant accompagné, cette fois-ci, du roi de Rome. En 1813, le château abrite provisoirement le roi de Westphalie Jérôme Bonaparte et la reine Catherine.

Le 1er avril 1814, le château est vaillamment défendu par le major Otenin. Peu après, Louis XVIII, sur le chemin de Paris, choisit de s'y arrêter quelques jours pour analyser la situation avant de faire son entrée dans la capitale (29 avril - 2 mai 1814). Dans les années qui suivent, les princes et les princesses de la famille royale viennent fréquemment à Compiègne, mais toujours pour de brefs séjours d'un à deux jours, parfois même une nuit ou quelques heures, à l'occasion d'une chasse, avec une très petite suite.

Charles X fait son premier séjour à Compiègne comme roi de France du 8 au 10 novembre 1824, accompagné d'une suite nombreuse. Du 24 au 27 mai 1825, il s'y arrête sur le chemin de Reims et, au retour, séjourne au château, selon l'usage, du 1er au 13 juin. Il y vient ensuite fréquemment pour de brefs séjours de chasse, en dernier lieu du 24 au 29 mai 1830.

Louis-Philippe vient pour la première fois à Compiègne en 1832 pour préparer le mariage de sa fille aînée Louise avec le roi des Belges Léopold Ier, qui est célébré au château le 9 août 1832.

Après la Révolution de 1848, Compiègne devient domaine national. Le Prince-Président, Louis-Napoléon Bonaparte, s'y rend en février 1849 à l'occasion de l'inauguration de la ligne de chemin de fer Compiègne-Noyon. Devenu Empereur, il revient y passer une dizaine de jours du 18 au 28 décembre 1852, avec une suite d'une centaine de personnes. La Cour revient à Compiègne en 1853 et 1855, mais ce n'est qu'en 1856 que commence la série des « Compiègne », c'est-à-dire un séjour d'un mois à un mois et demi chaque automne, pour les chasses en forêt, avec organisation des invités en « séries » d'une centaine d'invités chacune. Il y avait généralement quatre séries. L'étiquette est réduite à son minimum, les invités jouissant d'une large indépendance.

En 1870 et 1871, le château est occupé par les Prussiens. Il accueille en 1901 le tsar Nicolas II de Russie, dernier souverain à résider à Compiègne. Pendant la Première Guerre mondiale, les Anglais s'y installent, puis l'état-major allemand en 1914. Le château est transformé en hôpital en 1915 avant d'abriter le Grand Quartier général de mars 1917 à avril 1918.

Après la Guerre, le service des Régions libérés s'installe au château et occasionne des dégâts importants : en 1919, un incendie dévaste la Chambre de l'Empereur et le Cabinet du Conseil. En 1939, avec la Seconde Guerre mondiale, le château est vidé de son mobilier, qui retrouvera sa place en 1945.

Le 23 septembre 2006, le château accueille le sommet France-Allemagne-Russie réunissant Jacques Chirac, Vladimir Poutine et Angela Merkel.

Avec ce château construit entre 1751 et 1788, Ange-Jacques Gabriel et Louis Le Dreux de La Châtre réalisent l'un des monuments les plus sobres du grand style Louis XV, celui du projet de Gabriel pour le château de Versailles (le « Grand dessein »), alors même que la construction a été presque entièrement exécutée sous le règne de Louis XVI.

À l'intérieur, la distribution est claire et la plupart des grandes circulations sont doublées par des circulations de service. À chaque intersection de deux corps de bâtiments, un escalier dessert l'ensemble des étages. La principale innovation introduite par Le Dreux par rapport aux plans de son maître a été la substitution d'un escalier droit à l'impériale à l'escalier tournant initialement envisagé du côté de la reine à droite de la cour d'honneur. Pour la chapelle, qui ne fut réalisée que sous la monarchie de Juillet, Gabriel avait imaginé un plan en croix grecque tandis que Le Dreux a donné un projet de plan quadrilobé.

Les grands appartements occupent le niveau qui correspond au rez-de-chaussée de la façade sur jardin et au premier étage du reste du château. Le décor architectural des façades est sobre et précis et ne cherche qu'à rythmer, sans ornementation inutile.

Sous Louis XV, tout le décor intérieur de l'appartement du roi est voué à la chasse : portraits de chiens par Alexandre-François Desportes et Jean-Baptiste Oudry en dessus-de-porte, grandes cartes de la forêt de Compiègne par Pierre-Denis Martin le jeune, tapisseries de la tenture des chasses du roi, tissées aux Gobelins spécialement pour Compiègne sur des cartons d'Oudry. Les boiseries sont en blanc, sans rehauts de dorure ou de couleur.

Ce décor, dont certains éléments sont mis en place dès les aménagements de 1733, reste en place jusqu'en 1781. Il n'en reste rien, sinon quelques réemplois de panneaux de boiseries dûs à Jacques Verberckt dans des endroits secondaires. Le décor entièrement refait entre 1782 et 1786 continue de s'inscrire dans la tradition du château en blanc, dans un parti-pris de simplicité et de fraîcheur adapté à une résidence d'été et de chasse. Les tissus étaient en revanche particulièrement soignés. Ce décor a subsisté en partie, notamment dans l'appartement préparé pour Marie-Antoinette.

Le décor intérieur a été profondément remanié sous le Premier Empire : Compiègne présente aujourd'hui un décor Premier Empire homogène de la meilleure période qui en fait l'image la plus fidèle qui ait subsisté jusqu'à nous d'une grande résidence impériale du temps de Napoléon Ier. Ce décor résulte des travaux exécutés à partir de 1808 par Louis-Martin Berthault, et poursuivis selon ses plans jusqu'au début de la Restauration. Par contraste avec la période précédente, l'Empire utilise ici des couleurs primaires, joue de contrastes accusés, et propose une extrême somptuosité de décors mêlant boiseries, bronze, peinture, fixés sous verre, draperies, etc.

Le jardin à la française, initialement projeté par Ange-Jacques Gabriel, ne fut jamais achevé. A partir de 1811, Louis-Martin Berthault, créateur du parc de Malmaison, replante la partie centrale en un jardin à l'anglaise à dominante arborée, caractéristique du goût du temps.

Cette tonnelle longue de 1 200 m et couverte de plantes grimpantes permettait à l'impératrice (Marie-Louise, puis Eugénie) de relier la forêt au palais sans s'exposer au soleil du jardin alors à découvert. À cette époque il faut garder le teint pâle.

L'avenue des Beaux-Monts longue de quatre kilomètres et large de soixante mètres, prolonge le Petit Parc et la vue depuis le château. Elle est ouverte en 1810 par Napoléon Ier pour évoquer la perspective de Schönbrunn à l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise. Elle est terminée deux ans après la mort de l'empereur, en 1823.

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Source : Wikipedia