Coluche

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Posté par woody 05/03/2009 @ 02:13

Tags : coluche, acteurs, culture, humoristes, arts du spectacle

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Coluche

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Coluche ou de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris, France - mort le 19 juin 1986 dans la commune d'Opio, France, est un humoriste impertinent et un comédien français.

Revendiquant sa grossièreté mais selon lui-même « sans jamais tomber dans la vulgarité », l'humoriste a donné très rapidement par sa liberté d'expression un ton nouveau et critique dans le domaine du music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la société contemporaine.

Avant 1976, il occupe des rôles de second plan au cinéma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l'affiche durant les années 1980, essentiellement pour des comédies. En parallèle dès 1974, il devient célèbre en parodiant un jeu télévisé : le schmilblick. Il obtient un César du meilleur acteur en 1984 mais pour un rôle dramatique.

Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de positions sociales, il se présente à l'élection présidentielle de 1981 avant de se retirer.

Devenu très populaire et apprécié des médias, il fonde l'association Les Restos du Cœur, relais nourricier des plus pauvres, quelques mois avant de mourir dans un accident de moto.

Michel, Gérard, Joseph Colucci naît le 28 octobre 1944, quelques semaines après la libération de Paris, dans un hôpital du XIVème arrondissement de Paris. Sa mère, Simone Bouyer dite Monette, est employée chez le fleuriste Baumann, boulevard du Montparnasse. Son père, Honorio Colucci, originaire de la région de Naples en Italie, est peintre en bâtiment. Ce dernier décède en 1947 à 31 ans d'une poliomyélite et son épouse doit élever seule ses deux enfants. Délaissés par la belle-famille (à l’exception notable de Maria, la mère d’Honorio qui passe encore les voir) , Monette, Michel et Danièle, laquelle a un an et demi de plus que son frère, vivent ensemble dans une pièce et une cuisine. Alors qu’elle avait renoncé à son travail pour élever ses enfants, Monette retrouve de petits emplois qu’elle doit parfois cumuler pour gagner un salaire de misère. Souffrant d’une grave scoliose, elle emmène ses enfants un été à Berck pendant ses traitements. Malgré toutes ces difficultés, elle garde espoir en l’avenir et adopte les façons de classes sociales plus aisées, veillant à ce que ses enfants soient bien mis. Michel n’apprécie pas cette fracture entre la réalité et les aspirations de sa mère, et à propos de ses vêtements qui tranchent avec ceux des autres enfants du quartier, il lui reprochera de l’habiller comme une fille.

Loin des rêves maternels, Michel choisi Montrouge (banlieue sud de Paris) où il traîne avec ses copains. Le travail scolaire ne le passionne pas et il fait rire ses camarades de classe en tenant tête à l’instituteur. Son parcours scolaire s’arrête au Certificat d'études primaires qu'il rate volontairement en juin 1958. Ayant fait une seule faute à la dictée le matin et ainsi avoir selon lui fait ses preuves, il ne juge pas bon d’y retourner l’après-midi. Quand il n’est pas à l’école, il traîne avec ses copains de la bande Solo, du nom de la cité : la Solidarité. Accompagné généralement de Bouboule, de son vrai nom Alain Chevestrier, il cumule les petits larcins et aura régulièrement affaire à la police. Tous les deux, ils vont même jusqu’à s’essayer à des méfaits plus graves comme l’agression physique, mais en tentant de dérober le sac d’une vieille dame ils se font tirer dessus par un passant. Coluche, qui avait alors la quinzaine, mettra longtemps avant de relater cet épisode de sa vie dont il a honte.

Son comportement exaspère Monette qui s’interroge de plus en plus vivement sur l’avenir de son fils. Il s'essaie alors à de petits boulots, qu'il n'arrive pas à garder bien longtemps. Ainsi il est tour à tour télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, sous-préparateur en pharmacie, photostoppeur, aide-pompiste, assistant de marchand de fruit et légumes ou encore fleuriste. C’est à ce moment qu’il prend goût pour la musique. Comme les autres jeunes de sa génération, il est fan de rock, des Beatles, de Johnny Halliday, des Chaussettes Noires ou encore d’Elvis Presley. Mais il voue également une profonde admiration à Georges Brassens. Après de longues discussions avec Monette, il obtiendra sa première guitare, dont il joue sans jamais avoir appris.

Peu à peu, il s’éloigne de Montrouge, à la recherche d’une autre vie que celle que lui réserve cette cité. Il traîne dans Paris, s’intéressant au métier de comédien sans suite, ou au monde des sports mécaniques, touchant un peu au bricolage. Il travaille un temps chez un fleuriste de l’île de la Cité. En 1964, il est incorporé dans le 60e régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier, où il fait de la prison pour insubordination. De retour à la vie civile, il travaille comme fleuriste avec sa mère à la boutique qu'elle vient d'ouvrir dans le quartier de la Gare de Lyon. Toutefois, il estime ce travail peu intéressant et le quitte brutalement, ce qui lui vaut de se brouiller provisoirement avec sa mère.

À la fin des années 1960, il décide de se lancer dans la musique. Entre 1966 et 1967, il interprète certaines chansons de Boby Lapointe, Boris Vian, Georges Brassens, Léo Ferré ou encore Yves Montand, aux terrasses des cafés des quartiers de la Constrescarpe et de Saint-Michel. Il s’associe avec des musiciens rencontrés sur place, Xavier Thibault, Jacques Delaporte et Jean-Claude Dagostini, dit Le Bœuf, avec lesquels il créé un groupe éphémère : les « Craignos Boboys ». Il se rapproche ensuite du monde des cabarets. Tout en assumant un travail de plongeur (dans la restauration), il se produit sur la scène du cabaret Chez Bernadette, dans le quartier de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris. Il y fait la connaissance de Georges Moustaki, lequel l'héberge et le soutient financièrement. Toujours à Paris, il travaille ensuite au cabaret La Méthode rue Descartes, comme barman et régisseur. Il y rencontre France Pellet et son frère, Alain Pellet avec lesquels il se produit sous le nom : « Les Tournesols ». Il y rencontre également Romain Bouteille, qu'il présentera toute sa vie comme son modèle,.

Avec Romain Bouteille, il est présent dès l'origine du Café de la Gare, inauguré officiellement le 12 juin 1969. Ce lieu réunit une bande de jeunes comédiens dont beaucoup deviendront célèbres, tels que Patrick Dewaere, Henri Guybet, Miou-Miou, Martin Lamotte... Parmi les parrains du Café de la Gare on retrouve Georges Moustaki, Raymond Devos, Jean Ferrat, Jacques Brel, Leni Escudero, Pierre Perret, Jean Yanne et l'équipe de la revue Hara-Kiri. Plus tard, Gérard Lanvin, Renaud Séchan, Rufus, Diane Kurys, Coline Serreau, Anémone, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko ou encore Gérard Jugnot vont rejoindre la nouvelle troupe ou y faire une collaboration ponctuelle.

Son premier sketch, C'est l'histoire d'un mec, tourne en dérision la difficulté de raconter une histoire drôle. Il le déclame à la télévision française, durant la soirée électorale de l'élection présidentielle en 1974. Ses sketches suivants lui valent rapidement un succès populaire qui ne se démentira plus : « Il inventait pour les années 1970 une image de pauvre urbain, bonne pâte mais à court d'idées, empêtré dans les mots, raciste faute de mieux, ballotté par la publicité et les jeux radiophoniques ». Il revendique sa grossièreté : « Toujours grossier, jamais vulgaire ».

Suite à ses problèmes d'alcool qui, selon ses proches, le rendent exécrable voire violent, il se voit contraint de quitter la troupe en 1970.

En octobre 1971, Jacques Martin le recommande à Georges Folgoas, producteur de Midi magazine pour faire équipe avec Danièle Gilbert. L'expérience ne durera que cinq jours.

Durant la fin des années 1960 et le début des années 1970, il est engagé sur plusieurs tournages de séries télévisées françaises de l'ORTF (Madame êtes-vous libre ? avec Denise Fabre puis La cloche tibétaine avec Philippe Léotard). Au cours de cette période, à l'instar de ses collègues de café-théâtre, il apparaît dans des spots publicitaires à la radio et à la télévision. En 1970, il campe un petit rôle dans son premier long-métrage, Le pistonné de Claude Berri.

En novembre 1971, il fonde une autre troupe, Au vrai chic parisien - Théâtre vulgaire, puis Le vrai chic parisien. Le premier spectacle s'intitule Thérèse est triste, avec une affiche réalisée par son ami Jean-Marc Reiser.

Il rencontre à cette période, sa future épouse Véronique Kantor, alors étudiante "de bonne famille" qui se destine au journalisme. Il l'épouse le 16 octobre 1975. Ils ont deux garçons, prénommés Romain en 1972 et Marius en 1976.

Toujours à cause de son comportement et de ses addictions, il quitte sa troupe une nouvelle fois et se lance dans une carrière solo.

Au printemps 1974, l'impresario et producteur Paul Lederman lui offre le Théâtre La Bruyère pour y prolonger Thérèse est triste, mais c'est un fiasco. Il devient alors son propre impresario; Claude Martinez devenant son associé.

Du 15 février au 2 mars 1974, il se produit à L'Olympia dans le spectacle Mes adieux au music-hall. C'est dans ce spectacle qu'apparaissent sa célèbre salopette à rayures bleues et son tee-shirt jaune. Il y met en scène ses personnages favoris, des beaufs grossiers, incapables de s'exprimer correctement, haineux. Le 10 mars 1974, il signe le contrat d'un premier disque : l'album des Adieux.

Comme humoriste, Coluche apparaît pour la première fois à la télévision le 19 mai 1974, lorsque Guy Lux diffuse L'histoire d'un mec juste avant l'allocution du perdant de l'élection présidentielle, François Mitterrand, lequel était en retard.

En 1975, il est en tournée à travers la France, lorsque toutes les radios diffusent son pastiche du jeu télévisé de Guy Lux, le Schmilblick. Dans ce sketch apparaît un autre personnage célèbre de l'humoriste : Papy Mougeot.

En 1976, il remonte la pièce Ginette Lacaze à l'Élysée Montmartre avec les comédiens du Splendid, auxquels il a offert des mobylettes pour leurs déplacements entre deux scènes parisiennes ou les tournages.

En plus de sa carrière de comique au théâtre, il joue à cette époque dans plusieurs comédies à succès au cinéma, dont L'Aile ou la Cuisse en 1976.

Du 24 avril 1978 au 24 juin 1979, il co-anime avec Robert Willar et Gérard Lanvin l'émission On n'est pas là pour se faire engueuler sur Europe 1, mais son ton provocateur le fait renvoyer. Il triomphe dans le même temps tous les soirs au Gymnase.

Passé à RMC en janvier 1980, il se fait également renvoyer après seulement douze jours, après avoir pris l'antenne par un : «  Bonjour, nous sommes en direct du rocher aux putes. ».

Après sa période d'interdiction d'antenne sur l'ensemble des radios et TV françaises, Coluche profite de la libéralisation de la bande FM. Il participe au lancement de la station RFM fondée par le journaliste Patrick Meyer en juin 1981. Alors que sa concurrente NRJ n'existe pas encore, cette station qui a de gros moyens de diffusion, dérange le pouvoir et sera brouillée durant plusieurs années. Coluche restera trois mois à l'antenne.

Le 30 octobre 1980, il organise une conférence de presse où il annonce son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1981. Certains y voient une blague, pourtant un sondage le crédite de 16 % d'intentions de vote. C'est la panique chez certains hommes politiques : les coups bas et menaces anonymes fusent ; suite à cela et à l'assassinat de son régisseur René Gorlin, il annonce qu'il se retire en avril 1981.

Il divorce en décembre 1981. Lors d'une édition spéciale, il pose en photo pour le magazine satirique Hara-kiri avec une carabine 22 long riffle qu'il confiera à son meilleur ami, Patrick Dewaëre. Durant cette période d'errance, il vit en Guadeloupe où il s'adonne à sa passion ; fabriquer des chaussures. Il invite la compagne de son meilleur ami Patrick Dewaëre à le rejoindre sur l'île. Elle quitte alors Dewaëre pour Coluche. Le 16 juillet 1982, Patrick Dewaëre se suicide en se tirant une balle dans la tête avec la carabine que Coluche lui avait donné. Michel Colucci sombre alors dans la dépression, l'alcool et la drogue.

Sur l'insistance de Bertrand Blier, Coluche doit tourner en 1982 le film La femme de mon pote avec Miou-Miou et Patrick Dewaere. Le scénario s'inspire sensiblement de faits réels et de l'intimité qui unit ces trois acteurs. Après le suicide de Patrick Dewaere, son ex-compagne Miou-Miou refuse d'assumer le rôle, trop douloureux. Le climat doux-amer du film laisse transparaître un certain changement dans le style de jeu de Coluche, préfigurant le rôle dramatique de Tchao Pantin.

En tant qu'acteur, la consécration vient avec le film Tchao Pantin (1983) de Claude Berri où il joue le rôle dramatique d'un pompiste meurtri, pas si différent de la vie qu'il mène alors. Il obtient le César du meilleur acteur en 1984.

Au delà de son métier d'humoriste, Coluche veut incarner un agitateur d’idées. Le 15 juin 1985, il anime avec Guy Bedos le concert de SOS Racisme place de la Concorde. De même, il organise le 25 septembre 1985 un gigantesque canular gratuit : les télévisions et la France entière peuvent assister au mariage de Coluche et de Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire ». Une provocation parodique du très médiatisé mariage d'Yves Mourousi et une vision avant-gardiste autour du mariage homosexuel.

Du 8 juillet 1985 jusqu'en mars 1986, il anime l'émission Y en aura pour tout le monde sur Europe 1 ainsi que Coluche 1-faux sur Canal+.

Le 26 septembre 1985, il lance l'idée des Restos du Cœur sur Europe 1, en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsorer une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris. ».

Passionné de sports mécaniques, il s'engage sur le Paris-Dakar. Il tente et obtient le record du monde à moto de vitesse du kilomètre lancé sur piste, le 29 septembre 1985. Il atteint 252,087 km/h sur le circuit de Nardo au guidon de la Yamaha 750 OW 31.

Pour préparer son spectacle, il s'établit sur la Côte d'Azur à proximité d'Opio (Alpes Maritimes). Peu avant l'accident, il vient d'enregistrer ses essais de sketches sur une cassette audio (Les Hommes Politiques, Les Journalistes, L'Administration, Les Sportifs...) qu'il avait fait parvenir à son producteur, Paul Lederman. Une partie de ces sketches ont été édités par la suite (on entend distinctement que les rires en fond ne sont pas ceux d'une grande salle à laquelle Coluche était alors habitué). Sa compagne (Fred Romano) déclarera que certains de ces enregistrements auraient disparu durant la période de son accident.

Le 19 juin 1986, sur le trajet à moto qui le ramène de Cannes à Opio, Coluche est accompagné de deux amis. En dépit des déclarations officielles du chauffeur du poids-lourd à l'origine de l'accident, il ne porte pas de casque durant ce trajet et roule à vitesse modérée (selon l'expertise, à environ 60 km/h au lieu des 90 km/h autorisées). Il percute le camion quelques mètres avant de le croiser, lequel effectue au dernier moment, une manœuvre (virage sec à gauche) sur une route de Grasse (fin de ligne droite au croisement route de Cannes et chemin du Piol à Opio). Vidéo.

Les circonstances entourant cet accident entraîneront plusieurs rumeurs et même la thèse d'un assassinat; les reportages et articles de presse publiés autour de l'accident comprennent de nombreuses erreurs, omissions et lacunes. Un ouvrage publié en 2006 permettra d'aborder les conditions étranges dans lesquelles l'intervention de la gendarmerie locale et l'enquête policière ont été menées en 1986 : Coluche, l'accident de Jean Depusse et Antoine Casubolo.

Michel Colucci est enterré le mardi 24 juin 1986 à 10h30, au cimetière de Montrouge, dans le 14e arrondissement parisien, près de la porte d'Orléans. De nombreuses personnalités du milieu du Show Business seront présentes à son enterrement parmi lesquelles Yves Montand, Gérard Jugnot, Dominique Lavanant, Mathilda May, Claude Berri, Miou-Miou, Thierry Lhermitte, Michel Serrault, Josiane Balasko, Michel Blanc, Martin Lamotte, Gérard Lanvin, Anémone, Richard Anconina, Michel Boujenah, Jean-Paul Belmondo, Jean Yanne, Valérie Mairesse, Gérard Depardieu. La cérémonie funéraire est célébrée par l'Abbé Pierre.

Tour à tour dénigré, craint et admiré, Coluche est devenu le provocateur majeur des années 1980, osant combiner grossièreté et idées fortes. Chacune de ses apparitions télévisées et radiophoniques ont toujours représenté un succès populaire. À la télévision comme en radio, il a participé à combattre toutes les censures, la langue de bois, à l'ouverture des esprits et à démystification du racisme, de la politique, des médias, de la publicité ou encore du journalisme à la française. Sa créativité, sa maîtrise des médias et la pertinence des thèmes qu'il a traités autant que son investissement personnel dans une cause humanitaire survivent à Coluche. Il reste un personnage majeur dans l'imaginaire populaire français, y compris longtemps après sa mort.

Connu comme comique, il est également le fondateur des Restos du Cœur. Issu d'un milieu défavorisé (« Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre »), il a pris conscience de grosses défaillances dans l'entraide française envers les plus démunis. Et cette association est là pour pallier les carences. Elle qui ne devait durer qu'un temps, est malheureusement dans l'obligation d'être toujours active. Il est également à l'origine d'une loi (dite « Loi Coluche »), votée en 1988, qui permet à un donateur de déduire une partie de son don de ses impôts.

Sa célèbre salopette lui avait été donnée par le mouvement Emmaüs. Devenu célèbre, il renvoya l'ascenseur en remettant un chèque d'un montant élevé à l’Abbé Pierre pour ce mouvement. Les deux hommes, pour utiliser une formule de Jacques Brel, « n'étaient pas du même bord, mais cherchaient le même port ».

Le 15 octobre 2008, Coluche, l'histoire d'un mec, un film réalisé par Antoine de Caunes et portant sur les événements autour de la candidature de Coluche lors de l'élection présidentielle française de 1981 sort en salle. François-Xavier Demaison en est l'acteur principal.

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Loi Coluche

La loi de finances pour 1989, votée le 23 décembre 1988, est connue sous le nom de loi ou amendement Coluche en référence au fondateur des Restaurants du Cœur. Son nom officiel est article 238 bis du Code Général des Impôts. Elle crée une déduction fiscale supplémentaire pour certaines associations, caritatives et humanitaires dites « organismes d’aide aux personnes en difficulté » (Restos du cœur, Croix-Rouge, Compagnons d'Emmaüs, Secours populaire et toutes les associations fournissant de la nourriture, des soins ou un logement aux personnes en difficulté). L'amendement Coluche est considéré comme une des principales causes de la faveur dont jouissent les actions de lutte contre l'exclusion auprès des donateurs français. C'est ce qu'a mis en évidence l'étude menée pour la Fondation de France par Jacques Malet, rapporteur à la Cour des comptes, sur les dons aux œuvres déclarés par les foyers français lors de l'année 1996 : les associations non concernées par le dispositif « Coluche » y enregistraient une baisse des dons de 1,44 %, après celle de 4 % en 1995, dans un contexte de scandales et de détournements de fonds (Association pour la recherche contre le cancer, Sidaction…). Les dons aux associations bénéficiant de l'amendement Coluche, en augmentation constante depuis 1990, ont explosé en 1996 : à peine supérieur à 50 millions de francs en 1990, leur montant était passé à plus de 400 millions six ans plus tard. En juin 1996, la déduction était passée de 50 à 60 %, et le plafond de 1 000 à 2 000 francs. Une nouvelle enquête menée en 2004 par la Fondation de France a cependant révélé une baisse de 10 % des dons aux associations depuis le début des années 2000. C'est dans ce contexte qu'est intervenu un nouveau relèvement de l'avantage fiscal, passant de 60 % à 66 % du montant versé, en même temps que la réduction d’impôt pour l’ensemble des dons aux œuvres (de 50 % à 60 %). La loi Borloo du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale a fait passer le taux de cette déduction de 66 % à 75 %. L’État prend ainsi à sa charge les trois quarts du don pour les contribuables soumis à l’impôt sur le revenu dans la limite du plafond (488 euro pour les dons versés en 2007). Le ministre de la Cohésion sociale entend faire un geste en direction des personnes en difficulté dans une période de chômage élevé. Au total, la dépense fiscale liée à ces deux mécanismes s’élèverait à 580 millions d’euros en 2004, contre 460 millions en 2003. Le coût de l’amendement Borloo n’est pas encore connu. Lors des débats autour du projet de loi de cohésion sociale, les parlementaires ont voulu maintenir la distinction entre le « don Coluche » et les autres régimes de dons. De nombreuses associations, relayées par des organismes comme l'Union nationale des organismes faisant appel à la générosité du public, ont de leur côté dénoncé l’instauration d’une « générosité à deux vitesses » : la distribution de repas aux personnes en grande précarité ne constitue pas à leurs yeux une cause plus nécessaire que l’aide à l’enfance maltraitée, aux personnes âgées dépendantes, l’aide internationale ou encore le soutien à la recherche médicale.

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Candidature de Coluche lors de l'élection présidentielle française de 1981

Automobile miniature Solido produite début 1981

La candidature de Coluche lors de l'élection présidentielle française de 1981 est au début une simple plaisanterie, puis devient sérieuse lorsque des sondages le crédite de plus de 15 % d'intentions de vote. À partir de ce moment, diverses pressions sont exercées sur l'humoriste, incluant des menaces de mort, pour que ce dernier renonce à se présenter. Ce qu'il fait finalement le 16 mars 1981. Coluche n'a jamais été officiellement candidat à la présidentielle, mais candidat à la candidature. Pour être candidat, il lui aurait fallu réunir les 500 signatures d'élus, ce qui n'a jamais été réalisé.

À la suite de son renvoi de RMC après plusieurs lettres de protestations envoyées par des auditeurs, son ami Romain Goupil lui suggère de se présenter à l'élection présidentielle de 1981. De cette manière, personne ne pourra le censurer.

Il lance également son slogan de campagne : « Jusqu’à présent la France est coupée en deux, avec moi elle sera pliée en quatre ! ».

Il s'y jette avec ardeur, bientôt soutenu par Paul Lederman sous la bannière de la dérision et patronné par l'équipe d'Hara-Kiri et Cavanna en tête. Coluche est depuis longtemps un compagnon de route des romans-photos et des bouclages du journal « bête et méchant ». Il sera le « candidat nul », avec pour tout programme « d'emmerder la droite jusqu’à la gauche ».

Au début, tout le monde croit au canular et au coup médiatique, mais le 14 décembre, un sondage publié par le Journal du dimanche le crédite de 16 % d'intentions de vote. C'est la panique chez les principaux candidats. Coluche reconsidère alors le sérieux de sa candidature et décide de s'y engager véritablement. Plusieurs sondages le placent quasiment en troisième position, avec 10 à 12% d'intentions de vote.

Des ralliements hétéroclites soutiennent le candidat Coluche : de Gérard Nicoud, leader de la CIDUNATI, au comité d'intellectuels conduit par Félix Guattari, avec parmi eux Pierre Bourdieu et Gilles Deleuze.

Brice Lalonde déclare que ce Michel Colucci est peut-être « l'un des meilleurs candidats de gauche ». Le Nouvel Observateur consacre sa une au phénomène Coluche (la même semaine de l'annonce de la candidature de François Mitterrand).

Pour Mitterrand, le candidat du Parti socialiste, Coluche risque sérieusement de lui prendre de nombreuses voix qui peuvent le faire échouer au second tour. François Mitterrand envoie alors Gérard Colé et Jean Glavany persuader Coluche d'abandonner sa candidature pour rejoindre le Parti socialiste. Il se méfie et refuse l'offre.

Valéry Giscard d'Estaing est depuis plusieurs années la cible de Coluche. Et pour déstabiliser l'actuel président, Coluche pourrait ressortir l'Affaire des diamants révélée par Le Canard enchaîné en 1979, ce qui explique le fait que Coluche l'avait surnommé à une période "Le bijoutier". Pour ne pas prendre de risque, une consigne passe sur les trois chaînes de télévision française et le réseau de Radio France (qui sont publiques et dont les directeurs sont nommés par l'exécutif) : Coluche n'a pas droit de cité. Tandis qu'au Gymnase, le public le rappelle sur l'air de « Coluche président », le boycott des médias s'organise.

Mais il persiste et sa popularité ne se dément pas, des méthodes plus radicales et illégales auraient alors été employées. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Christian Bonnet aurait donné l'ordre aux Renseignements généraux au sein du groupe Dauvé d'espionner et de rechercher tous faits pouvant discréditer Coluche. C'est ainsi que L'Express reçoit des informations qu'il publie le 27 décembre 1980, où l'on apprend que Coluche a été condamné à 3000 francs d'amende pour outrages à agent de la force publique.

Les choses commencent à mal tourner : le journal Minute exhume un procès-verbal relatant un larcin de Coluche à l'âge de 19 ans. René Gorlin, régisseur de Coluche, est retrouvé par la police, abattu de deux balles dans la nuque. Mais il semblerait que la police se garde de dire que c'est un crime passionnel, ce qui laisse Coluche supposer que ce meurtre est lié à sa candidature.

Il reçoit alors des lettres anonymes (comme « COLUCHE : ATTENTION A LA MORT ! » dont les lettres sont découpés dans un journal) et coups de téléphone menaçant sur les risques à conduire en moto… Il reçoit une menace de mort signée du groupe Honneur de la Police fustigeant son rôle dans Inspecteur la Bavure.

Le 9 février, Coluche avertit la presse anglo-saxonne qu'il a recueilli 632 promesses de signatures de grands électeurs (pour se présenter, il lui faut recueillir 500 signatures), il en obtiendra en réalité 11. L'opération restaurants du coeur n'ayant pas encore démarré, Coluche n'avait pas montré de réalisations concrètes.

Le 2 mars, il affronte la presse, dans le simple appareil d'un clown défroqué. Sous la pression, il annonce le 16 avril 1981 qu'il se retire, sans plus d'explication que « Je préfère que ma candidature s'arrête parce qu'elle commence à me gonfler. ». Il demande alors de voter pour Mitterrand et il proclame alors son intention d'entamer une grève de la faim jusqu’à ce que cesse la censure qui le frappe à la télévision et à la radio (le carême commence le lendemain du Mardi Gras).

Il fête la victoire de François Mitterrand, premier président socialiste de la Ve République.

Le 15 octobre 2008 le film Coluche, l'histoire d'un mec réalisé par Antoine de Caunes et portant sur ces événements de 1980-1981 sort en salle. François-Xavier Demaison en est l'acteur principal.

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Coluche 1-faux

Coluche 1-faux est une émission télé animé par Coluche de 1985 à 1986.

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Gérard Oury

Gérard Oury (de son vrai nom Max-Gérard Houry Tannenbaum), né le 29 avril 1919 à Paris, mort le 20 juillet 2006 à Saint-Tropez (France) est un réalisateur de cinéma, un acteur et un scénariste français. En tant que réalisateur, ses plus grands succès sont Le Corniaud et La Grande Vadrouille.

Fils d'un violoniste d’origine juive et russe, Serge Tannenbaum, et de Marcelle Houry, journaliste critique d'art à Paris-Soir, résidant rue de la Tour, à Paris, il mène une scolarité sans histoire au lycée Janson-de-Sailly. Il y côtoie François Périer, Jean Dutourd, Maurice Siegel. À 17 ans, il suit les cours de René Simon, puis il entre au Conservatoire en 1938, aux côtés de Bernard Blier et François Périer, dans la classe de Mme Dussane. Pensionnaire de la Comédie-Française en 1939, il obtient son premier rôle que lui confie Edouard Bourdet dans Britannicus, en remplacement d'un acteur mobilisé. En 1940, il fuit la France avec sa compagne comédienne, Jacqueline Roman (élue Miss Exposition en 1937), d'abord en zone libre, puis à Marseille, à Monaco et enfin à Genève afin d'échapper aux mesures antijuives ayant cours en France occupée. En 1942, il ne reconnaît pas sa fille unique : la réalisatrice Danièle Thompson, pour lui éviter ce statut. À Marseille, il participe aux émissions de théâtre de la radio nationale, repliée sur place. À nouveau évincé pour les mêmes raisons, il est remarqué par Paul Olivier, l'agent de Raimu, qui l'engage dans une revue avec Alibert, Raimu et Rellys. Raimu le prend un temps sous son aile. C'est aussi à cette époque, en zone libre, qu'il fait ses premiers pas au cinéma, en tant qu'acteur, dans Les Petits riens et dans Médecin des neiges (1942), de Marcel Ichac.

Après la Seconde Guerre mondiale, il revient en France, retrouve la Comédie Française, s'y bat même avec Robert Hirsch. Il joue au théâtre (notamment Les Vivants d'Henri Troyat, au Vieux Colombier en 1945), et quelques seconds rôles au cinéma (Antoine et Antoinette, de Jacques Becker, en 1948). Il boucle ses fins de mois avec les toiles que lui remettait Raoul Dufy, un des amis artistes de sa mère, qui l'avait initié à l'art. On le verra aussi dans La Belle que voilà (1949) de Jean-Paul Le Chanois. C'est dans ce film, dont le scénario est de Françoise Giroud, qu'il embrasse pour la première fois Michèle Morgan, dans une scène tournée dans un ascenseur. Un baiser de cinéma qui n'enflamme pas l'actrice. Dans Le Passe-Muraille, il reçoit des claques de la part de Bourvil, « le meilleur homme qu'il m'ait été donné de connaître », disait-il. On le voit encore dans La Nuit est mon royaume (1951) de Georges Lacombe, La Fille du fleuve (1954) de Mario Soldati, La Meilleure part (1955) d'Yves Allégret ou encore Le Dos au mur (1958) d'Édouard Molinaro.

En 1958, il s'essaie au scénario dans Le Miroir à deux faces, coécrit avec André Cayatte. C'est à cette occasion qu'il va séduire Michèle Morgan.

Gérard Oury réalise son premier film, La Main chaude, en 1959. C'est l'histoire d'une riche veuve qui prête 100 000 francs à Lécuyer (interprété par Alfred Adam) pour qu'il envoie son fils à la campagne. En fait, Lécuyer donne cet argent à sa maîtresse pour qu'elle avorte. Mais elle n'est pas enceinte et remet la somme à son autre amant afin qu'il achète un scooter. Celui-ci se sert de la somme pour séduire une jeune femme qu'il croit riche... Lors de sa sortie en salle en 1960, le film fut un échec commercial.

Il se met en scène dans un rôle de docteur dans La Menace. Le film a pour interprètes principaux Robert Hossein et Marie-José Nat. Cette dernière interprète Josépha, une femme qui s'ennuie beaucoup chez son tonton, antiquaire. Elle préférerait aller s'amuser avec la bande des Mariolles qui passent à scooter sous ses fenêtres. Un jour, elle est prise en stop par le pharmacien local qui l'emmène au ciné. Gentil, mais entreprenant. Puis une jeune fille de la bande est retrouvée assassinée. Josépha témoigne et ment. Le film n'est pas non plus un succès.

Gérard Oury rencontre le succès en 1962 avec Le crime ne paie pas, qui réunit un casting d'exception, avec entre autre Michèle Morgan et Louis de Funès. Ce film se déroule en 4 sketches, inspirés des célèbres bandes dessinées verticales de Paul Gordeaux du journal France Soir.

1er sketch : Une comtesse apprend que son amant la trompe. Dans sa rage, elle le fait tuer. Sa rivale décide alors de se venger ...

2e sketch : Inspiré de l'affaire Hugues, dans laquelle un député socialiste est pris malgré lui dans une machination voulant atteindre sa femme.

3e sketch : Au début du XXe siècle, une jeune femme tue son mari et son amant pour être avec un troisième homme.

4e sketch : Comment réussir un crime parfait ...

Le comédien Louis de Funès qui tournait dans l'un de ces sketches déclare à Oury: « Quant à toi, tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là. » Le réalisateur suit cette suggestion et prépare une comédie, Le Corniaud, qui deviendra l'un des plus grands films à succès en France.

Gérard Oury écrit avec André Tabet et Georges Tabet l'histoire d'Antoine Maréchal (Bourvil), un honnête commerçant utilisé par Saroyan (Louis de Funès) un trafiquant, pour emmener de Naples à Bordeaux une Cadillac remplie d'héroïne. Le tournage se déroule en France à Paris et en Italie à Rome et Naples en 1964. L'année suivante Le Corniaud est le plus gros succès du box-office avec près de 12 millions de spectateurs.

Gérard Oury renouvelle l'expérience avec La Grande Vadrouille, toujours écrit avec André Tabet et Georges Tabet, avec le tandem Bourvil / De Funès. Le réalisateur écrit le scénario avec sa fille Danièle Thompson qui fait ses débuts comme scénariste. Par la suite, elle coécrira tous les films de son père jusqu'à Vanille fraise, en 1989. Elle réalisera son premier film, La Bûche, en 1999. L'histoire se déroule en 1942, un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterrissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d'orchestre et un peintre en bâtiment qui acceptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance. Dans le film, Louis De Funès joue le rôle du chef d'orchestre. Et c'est l'acteur lui-même qui a dirigé La Marche hongroise, extraite de La Damnation de Faust, d'Hector Berlioz, à la grande surprise des musiciens du Palais-Garnier. Le film est un succès phénoménal et historique! Avec 17 267 000 spectateurs, La Grande vadrouille , sorti en décembre 1966, a longtemps été le numéro 1 du box-office français. Il faudra attendre 1998, et les 20 millions d'entrées de Titanic, de James Cameron, pour que le record soit battu. Le film de Gérard Oury est resté le plus gros succès public de l'histoire du cinéma français pendant plus de 40 ans, jusqu'en avril 2008, date à laquelle Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon l'a dépassé.

En mai 1968, alors que les étudiants s'attaquaient au bitume parisien, Gérard Oury, lui, s'inquiétait de savoir s'il allait pouvoir tourner son sixième long métrage: Le Cerveau. C'est l'histoire de deux gagne-petit du crime (Bourvil et Jean-Paul Belmondo) qui veulent attaquer un train transférant les fonds de l'OTAN, alors qu'un as britannique du braquage surnommé le Cerveau est déjà sur le coup. "Un film pleins d'idées chères", comme le dit aujourd'hui la fille de Gérard Oury, coscénariste du film. Mais le roi du rire est riche de ses deux précédents succès. Aussi peut-il s'offrir le luxe de faire un film en Scope, avec des stars françaises, mais aussi anglo-saxonnes – David Niven (dans le rôle titre) et Eli Wallach (un parrain de la mafia italienne)-, une séquence animée, des effets spéciaux, des cascades, des milliers de figurants, une copie de la statue de la Liberté, et même des images de la vraie, filmées à New York du pont du paquebot France! Pour financer cette folie des grandeurs, la Gaumont (et son producteur Alain Poiré) s'est associée à la Paramount, qui compte sortir ce film à dimension internationale aux États-Unis. Cela oblige dans un premier temps les scénaristes, Danièle Thompson et Marcel Jullian, à équilibrer l'importance des rôles entre vedettes locales et étrangères, puis Gérard Oury à filmer en même temps une version en français et une autre en anglais... Fin juillet 1968, les étudiants sont rangés des barricades et le tournage du Cerveau commence enfin. Il dure trente semaines ! Mais dans la bonne humeur. Un jour qu'Alain Poiré est de passage sur le plateau, Oury lui dit : "C'est fou ce que je m'amuse." Ce à quoi le producteur lui répond: "Tu as des amusements coûteux." Certes. Mais qui rapporte aussi. Sorti en France le 7 mars 1969, Le Cerveau est un carton avec plus de 5,5 millions de spectateurs ! Rien de tel aux États-Unis. Déstabilisée par l'échec de La kermesse de l'ouest, une comédie musicale avec Clint Eastwood, la Paramount sort The Brain dans une version amputée, sans y croire. C'est l'échec. Si cela n'avait pas été le cas, Gérard Oury serait parti finir sa carrière aux États-Unis.

Après le succès du Cerveau, Gérard Oury devait retrouver le tandem qui a contribué à son succès Louis de Funès / Bourvil. Mais ce dernier mourut quelques mois avant le début du tournage. En plein désarroi, De Funès et Oury envisagent de ne pas faire le film. Mais après un remaniement de scénario le rôle de Bourvil revint à Yves Montand. L'histoire est celle de Don Salluste (interprété par De Funès) qui profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d'Espagne pour s'enrichir. Mais la Reine qui le déteste réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromettre. Son neveu Don César ayant refusé de se mêler du complot, il choisit son valet Blaze, transi d'amour pour la souveraine, pour tenir le rôle du Prince charmant. Malheureusement à force de quiproquos, il ne parvient qu'à s'attirer les faveurs de la peu avenante Dona Juana (Alice Sapritch). Lors de sa sortie La Folie des grandeurs a été l'un des grands succès de 1971, 4e au box-office de cette année-là, après Les Aristochats, Les Bidasses en folie et Mourir d'aimer.

En 1973, Gérard Oury et Louis de Funès se retrouvent pour un dernier film Les Aventures de Rabbi Jacob. Ce dernier campe Victor Pivert, un homme d'affaires irascible et raciste, qui se retrouve malgré lui confronté à un règlement de compte entre terroristes d'un pays arabe. Pour semer ses poursuivants, il se déguise en rabbin, après avoir croisé à Orly des religieux juifs en provenance de New-York, et pris leurs vêtements. Pour les besoins du tournage, Gérard Oury a fait reconstruire l'ensemble du hall d'arrivée d'Orly et transposa la Rue des Rosiers dans un quartier tranquille de la région parisienne. La scène où Louis de Funès tombe dans une cuve de l'usine de chewing-gum fut particulièrement éprouvante pour l'acteur, mais le cinéaste se souvient surtout des difficultés rencontrées à New York. Lors du tournage dans le Lower East Side, les juifs orthodoxes se montrèrent particulièrement agressifs et lui reprochent de réaliser "a pornographic picture". La sortie du film fut programmée pour 1972 et tomba malheureusement au même moment que la guerre du Kippour. Le caractère religieux du film provoqua plusieurs réactions inattendues et violentes. Georges Cravenne, célèbre publiciste, fut chargé de la promotion du film. Sa femme, Danielle Cravenne, imaginait que le film était politique. Le jour de la sortie, elle détourna un avion et menaça de faire sauter l'appareil si le film n'était pas interdit. L'avion atterrit et la jeune femme fut abattue d'une balle en pleine tête. Sa mort fut qualifiée de coup publicitaire et Gérard Oury reçut d'innombrables lettres d'insultes et de menaces : "Je ne changerais rien à ma vie, mais les jours qui suivirent je me promenais armé d'un pistolet" (G. Oury). Néanmoins, le film fut un carton, avec 7,3 millions d'entrées.

En 1976, Oury devait tourner à nouveau avec Louis de Funès dans un film intitulé Le Crocodile, avec au casting : Régine Crespin, Aldo Maccione et Charles Gérard. Mais suite aux deux attaques cardiaques consécutives de Louis de Funès, le projet est annulé, alors que Gérard Oury pense à Peter Sellers pour interpréter le rôle principal.

Deux ans après, le réalisateur tourne La Carapate. En mai 1968, Jean-Philippe Duroc (Pierre Richard), taxé de gauchisme, rend visite à son client, Martial Gaulard (Victor Lanoux), accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. À ce moment, une mutinerie éclate à la prison et Gaulard parvient à s'échapper. Recherché par toutes les polices de France, Jean-Philippe parvient à voir le général de Gaulle et lui demander la grâce présidentiel pour Martial. Le film est tourné 10 ans après les événements de mai 68. Lors de sa sortie, le film totalise 2,5 millions d'entrées, un gros succès mais perd de la vitesse en comparaison avec les précédents films du cinéaste.

Deux ans plus tard, Gérard Oury collabore une seconde fois avec Pierre Richard pour tourner Le Coup du parapluie. Ce dernier tient le rôle de Grégoire Lecomte, un comédien sans envergure, qui se rend à un rendez-vous pour obtenir un rôle de tueur dans un film. À la suite d'un quiproquo, il se retrouve engagé par de véritables mafiosi comme tueur à gages, tout en croyant que le "contrat" en question est celui de son rôle dans le film. Il part ainsi pour Saint-Tropez où il doit éliminer lors d'une soirée un trafiquant d'armes en usant d'un parapluie dont la pointe contient du cyanure. Mais Grégoire ignore que Moskovitz, le vrai tueur, est à ses trousses. Gérard Oury, profitant de l'affluence du 33e Festival de Cannes, a situé l'une des séquences principales du film pendant la compétition de 1980. Après cela, le tournage c'est déroulé à l'aéroport de Nice, à Saint-Tropez, à Antibes et à Paris. Le casting comprend Valérie Mairesse, Gordon Mitchell, Gérard Jugnot, Maurice Risch et Dominique Lavanant. Sorti le 8 octobre 1980, Le Coup du parapluie est un succès dans la même veine que La Carapate (2,4 millions d'entrées).

En 1982, Gérard Oury exploite la fibre comique de Jean-Paul Belmondo pour la deuxième fois, avec L'As des as. L'histoire est celle de Jo Cavalier, entraîneur de l'équipe Française de boxe pour les jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des péripéties qui le mèneront à affronter Hitler, il prendra un enfant juif sous sa protection, le jeune Simon Rosenblum. Sorti le 27 octobre 1982, L'As des as est un carton avec 5 450 000 entrées, et restera n° 1 au box-office de l'année.

Gérard Oury décide de tourner alors avec le comique n° 1 de l'époque Coluche sur La Vengeance du serpent à plumes, tiré d'une vérité : la réunion des chefs d'état de différentes nations, à Cancún, au Mexique. Coluche campe Loulou Dupin, tire-fesse, qui apprend que sa grand mère est morte et qu'il est l'héritier d'un appartement à Paris. À son arrivée, il a l'agréable surprise de trouver deux jeunes femmes dans son appartement : Valérie et Laura, dont il tombe sous le charme. Il ne sait pas que les jeunes femmes appartiennent à un groupe terroriste, Ravachol-Kropotkine, et qu'elles préparent un attentat avec des complices à Cancún, là ou 23 chefs d'état doivent se réunir pour discuter du Tiers-Monde. La Vengeance du serpent à plumes n'a pas eu le succès espéré mais s'est retrouvé n° 4 au box-office de cette année-là, avec un peu plus de 2 600 000 entrées.

Gérard Oury réalise alors trois ans plus tard Lévy et Goliath un film dans la même veine que Rabbi Jacob, une comédie sur les juifs. Richard Anconina interprète Moïse Lévy, un juif orthodoxe, diamantaire de profession, qui se rend à Paris pour son travail et se retrouve involontairement mêlé à un trafic de drogue. Cela lui vaut l'antipathie de Goliath, que joue Maxime Leroux, un chef de bande mais il pourra compter sur son frére Albert (Michel Boujenah) qui malgré leur brouille, apportera sa précieuse aide. Ils réussiront à se sortir d'affaire. Avec pourtant un excellent casting, comprenant Jean-Claude Brialy, Ticky Holgado et Robert Hossein, le film est un échec avec seulement 544 892 entrées.

Gérard Oury a publié sa première autobiographie en 1989. Intitulée Mémoire d'éléphant, ce livre est remplie d'anecdotes.

Avec un humour toujours burlesque il tourne Vanille fraise en 1989, avec Pierre Arditi et Sabine Azéma. Cette dernière campe Clarisse Boulanger, une mère de famille et mariée à Antoine, chirurgien, qui tient une usine de porcelaine. Un beau jour, elle revoit son ancien amant, Guillaume (Jacques Perrin), qui lui demande de reprendre son rôle d'espionne, abandonné dix ans auparavant. Las des conquêtes de son mari, elle accepte et part en Italie. Nom de code : Vanille. Arrivée sur place, sa mission est de faire sauter un bateau contenant des missiles, avec l'aide de Hippolyte (Nom de code : Fraise), qu'elle doit faire passer pour son mari. Ayant appris le stratagème, Antoine, jaloux, part en Italie et se lance à la recherche des jeunes mariés. Le film totalise un résultat bien inférieur Lévy et Goliath, avec seulement 216 853 entrées.

Gérard Oury travaille ensuite avec Christian Clavier, sur La Soif de l'or qui vient de cartonner dans Les Visiteurs. Ce dernier interprète Urbain Donnadieu, PDG d'une entreprise de maisons préfabriquées, qui a été élevé par sa grand-mère, Zézette (Tsilla Chelton), dans le culte du profit. Avare de première classe, il a volé 60 000 francs par jour à son entreprise, qu'il a transformé en lingot. Il voudrait bien les faire passer en Suisse. Il décide donc de cacher les lingots dans les briques d'une des maisons qu'il doit livrer. Tout irait pour le mieux si son épouse, Fleurette (Catherine Jacob), et son amant, Jacques (Philippe Khorsand), chauffeur et meilleur ami de Urbain, ne venaient pas y mettre leur nez. Le film totalisera 1 517 890 entrées.

Gérard Oury reçoit la même année, en 1993 un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Le réalisateur a offert sa récompense à Jeanne de Funès en hommage à son époux décédé 10 ans plus tôt.

Pour Fantôme avec chauffeur, réalisé en 1995, Gérard Oury réalise le duo d'acteur en confiant à Gérard Jugnot et Philippe Noiret les rôles principaux. L'histoire se déroule à Paris, un grand patron de la finance (Noiret) et son chauffeur (Jugnot) sont tués. Alors que, vivants, ils n'avaient que des relations strictement professionnelles et hiérarchiques, leurs fantômes assistent le plus souvent ensemble aux conséquences de leurs modes de vie troublés. De nouveau, malgré de grandes stars du cinéma français, Fantôme avec chauffeur ne fait que 428 867 entrées.

Le Schpountz est le dernier film de Gérard Oury. Soixante-ans après le film de Marcel Pagnol, le réalisateur a choisi Smaïn pour chausser les souliers de Fernandel dans cette nouvelle version. Sabine Azéma succède à Orane Demazis. Également de la partie, Ticky Holgado et Martin Lamotte dans le dernier film produit par Alain Poiré pour la Gaumont. L'histoire est celle d'Irénée Fabre, brave et naïf, qui rêve de devenir vedette du grand écran. Victime d'une farce montée par une équipe de cinéma qui tourne dans son village, il est cruellement déçu. Mais il met un pied dans un studio et remplace un jour au pied levé un acteur. C'est la gloire. Le tournage s'est déroulé à Marseille et en studio dans la région parisienne. La première eut lieu à Saint-Tropez le 25 août 1999. Lors d'une interview, le réalisateur a déclaré que : "Le Schpountz de Marcel Pagnol est la réhabilitation du rire et quelques fois malheureusement, c'est une œuvre tenue à mépris". Ce n'a pas été le cas de cette phrase satirique. Pari gagné, non seulement ce Schpountz nouveau a le don de faire rire mais aussi d'émouvoir. Voilà ce que pensaient les critiques du nouveau film de Gérard Oury.

Le 11 mars 1998, Gérard Oury a été élu membre de l'Académie des Beaux-Arts et reçu sous la Coupole le 1er mars 2000 par Pierre Schoendoerffer. Il a été élu dans la section des créations artistiques dans le cinéma et l'audiovisuel, au siège qu'occupait René Clément. Le cinéaste a rejoint plusieurs confrères dont Roman Polanski, installé en décembre 1999. Son fauteuil est occupé depuis 2007 par Jean-Jacques Annaud.

En mai 2001, Gérard Oury, presque aveugle mais toujours actif a publié Ma Grande Vadrouille chez Plon. Loin d'être une autobiographie, ce livre de souvenirs rassemble une série d'anecdotes et de pensées classées par ordre alphabétique. Le lecteur voit ainsi défiler des tranches de vie où apparaissent aussi bien Bourvil que le Général de Gaulle, Coluche, ou l'élue de son coeur Michèle Morgan. Toute la vie de Gérard Oury, comédien passé réalisateur avant d'être intronisé membre de l'Institut, est ainsi contenue dans un abécédaire amusant.

Le 14 mai 2001, le Festival de Cannes a rendu hommage à Gérard Oury. Le réalisateur était entouré à l'occasion de sa famille, mais aussi de Smaïn, Michel Boujenah et Jean-Paul Belmondo. Le cinéaste évoque: "Je n'ai jamais eu de film sélectionné à Cannes. Tout vient à point à qui sait attendre." Il déclare également qu'il n'y a pas de recette pour faire un film, c'est un apport d'auteurs, de techniciens.

Son petit fils Christopher Thompson déclare qu'il a vu son grand-père travailler et son plaisir à travailler. Il évoque également la projection de Rabbi Jacob et le bonheur du public.

La fille de Gérard Oury, Danièle Thompson explique qu'elle a vu ses parents travailler, heureux de faire ce qu'ils faisaient, que c'est un privilège. Elle parle de son père, de son humour mais dit qu'il avait le sens du travail.

L'épouse du réalisateur Michèle Morgan explique qu'elle a tourné avec son mari à ses débuts. Elle parle de lui comme d'un artisan, quelqu'un qui a beaucoup d'humour.

Jean-Paul Belmondo lui, raconte que ce qui l'intéressait dans le cinéma c'était de jouer des vaudevilles, que Gérard Oury lui a donné de grands rôles.

Pour finir, le réalisateur tire la leçon de ses années de cinéma : du travail et une bonne histoire.

Le vendredi 20 septembre 2002, Gérard Oury a été élevé au rang de Grand officier de l'Ordre national du mérite par Jacques Chirac, lors d'une cérémonie dans la salle des fêtes de l'Élysée à laquelle assistaient notamment Michèle Morgan et Danièle Thompson, le Président de la République a déclaré que les films du metteur en scène se distinguaient par « un comique sympathique, sans prétentions intellectuelles, fraternel et efficace », avant d'ajouter que Gérard Oury est « un comique dont la vérité est universelle comme celle de Molière ».

Cette même année, en octobre, La Grande Vadrouille a été projeté dans une version restaurée à l'Opéra de Paris en présence du réalisateur.

En pleine folie cannoise 2005, une rumeur sur un projet de remake du Corniaud courait : Benoît Poelvoorde et Jamel Debbouze avaient donné leur accord pour tourner dans le film et reprendre respectivement les rôles de Bourvil et de Louis de Funès. Mais Gérard Oury, qui a écrit et réalisé ce classique du cinéma français, a annoncé qu'il n'avait jamais donné son accord à un tel projet et que celui-ci n'était « en aucun cas à l'ordre du jour ».

Gérard Oury meurt le 20 juillet 2006 dans sa maison de Saint-Tropez, à l'âge de 87 ans. Il est enterré à Paris au cimetière du Montparnasse. À ses funérailles, de nombreuses personnalités furent présentes : sa fille Danièle Thompson, son petit-fils Christopher Thompson, sa compagne Michèle Morgan, et de nombreux acteurs comme Anouk Aimée, Richard Anconina, Pierre Arditi, Sabine Azéma, Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Jean-Claude Brialy, Robert Hossein, Gérard Jugnot, Pierre Richard, Smaïn, Philippe Torreton, les réalisateurs Alexandre Arcady, Alain Corneau, Claude Lelouch, Claude Pinoteau, Jean-Marie Poiré, Alain Terzian, les écrivains Jorge Semprun et Marek Halter, ainsi que le Premier ministre Dominique de Villepin, le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, l'ancien ministre Jack Lang, les journalistes Claire Chazal et Philippe Labro.

Dominique de Villepin a rendu hommage au réalisateur, en saluant à la fois « l'acteur qu'il fut, le merveilleux cinéaste, l'ami. Je perds un ami et la France perd l'un de ses plus grands cinéastes, une grande figure du cinéma français », a déclaré le Premier ministre. Jacques Chirac a lui salué un « maître du rire et de la bonne humeur » qui était aussi « un formidable créateur de mythes ». Donnedieu de Vabres a rendu hommage à un « maître du rire ». « Au Panthéon du cinéma populaire de haute qualité, (Gérard Oury) figure en première place », avait affirmé peu auparavant son prédécesseur au ministère de la Culture, Jack Lang. Ils étaient tous là pour lui rendre un dernier hommage et l'entrée du cimetière était noire de monde. Le réalisateur a été enterré au cimetière du Montparnasse à Paris dans le caveau familial, sous un soleil radieux au son de la musique de Rabbi Jacob. « Pour la première fois, le roi du rire nous laisse seuls, lui qui a su mettre en lumière ce je ne sais quoi qui nous rassemble. Gérard Oury voulait enchanter nos vies en conteur généreux avec le sens du partage, donnant vie à des personnages éternels », a déclaré le Premier ministre devant l'assemblée. Un hommage a également été rendu par le rabbin Josy Eisenberg qui avait été conseiller technique sur Les aventures de Rabbi Jacob : « selon la tradition juive, remercions Dieu d'avoir donné vie à celui qui nous quitte ». Trois cents anonymes ont également été autorisés à se rendre sur la tombe du cinéaste à l'issue de la cérémonie, lors de laquelle le cinéaste a été porté en terre au son des musiques de ses films interprétées par un quatuor à cordes. Famille et amis devaient ensuite se retrouver à la Closerie des Lilas pour un verre de l'amitié.

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Source : Wikipedia