Colmar

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Posté par woody 11/03/2009 @ 22:13

Tags : colmar, haut-rhin, alsace, france, environnement

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Colmar

Armes de Colmar

La rue des Marchands, dans la vieille ville.

Colmar (du latin columbarium : « colombier ») est le siège de la préfecture du département du Haut-Rhin, l'un des deux départements de la région Alsace. Troisième ville de la région par sa population, elle est souvent présentée comme la « capitale des Vins d'Alsace ».

La ville est classée ville fleurie 4 fleurs depuis 1984 et a obtenu à de nombreuses reprises le Grand Prix national du fleurissement depuis 1996.

Colmar est notamment, la ville natale du créateur de la statue de la Liberté à New York, Frédéric Auguste Bartholdi (Colmar, 2 août 1834 - Paris, 4 octobre 1904) et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi. Ses habitants sont appelés les Colmariens et les Colmariennes.

Colmar est, au pied du massif des Vosges, la troisième plus grande ville d'Alsace, et la deuxième de son département, après Mulhouse. Elle est située à mi-distance entre Strasbourg au nord (75 km), Bâle (65 km) en Suisse, et à 20 km seulement de la frontière allemande.

La ville est relativement proche des grands aéroports européens : Paris (par le passage du col du Bonhomme dans les Vosges), Zurich en Suisse, Francfort en Allemagne ainsi que de nombreuses autres villes importantes.

La proximité immédiate du massif des Vosges permet d'accéder aux stations de sports d'hiver en 30 minutes, et les Alpes du nord sont accessibles en moins de trois heures seulement par la Suisse.

De multiples cours d'eau traversent Colmar de part en part. La ville s'élève principalement au bord d'une rivière, la Lauch, et le long d'un canal, le Logelbach, en part couvert.

L'Ill coule à proximité, à l'est de la cité.

Un fait remarquable : Colmar, bien que située dans une zone de climat semi-continental (comme le reste de l'Alsace, la Lorraine et la Franche-Comté) est la ville la plus sèche de France (à peu près à égalité avec Clermont-Ferrand) . En effet, la moyenne des précipitations y est de 53 cm (530 mm) par an.

Pourquoi un tel phénomène ? Parce que Colmar se situe juste au pied de la partie la plus haute des Vosges : les nuages, bloqués par les crêtes, déversent une grande partie de leur eau sur le versant lorrain, laissant Colmar au sec (ce phénomène météorologique s'appelle l'effet de fœhn ). Ainsi, il tombe en un an plus d'un mètre d'eau à Épinal, 1,60 m au col de la Schlucht et seulement 53 cm à Colmar.

En décembre 1999, une violente tempête balaye toute l'Europe de l'Ouest, les mesures indiquent que le vent a soufflé à 165 km/h à Colmar le matin du 26.

Pendant la première quinzaine du mois d'août 2003, une importante canicule s'est abattu sur l'ensemble de l'Europe. À Colmar, la température a grimpé à un niveau jamais atteint auparavant : 40,9°C.

Le 4 mars 2006, en l'espace d'une journée entière, il est tombé plus de 40 centimètres de neige fraîche sur l'ensemble du département, cela n'était pas arrivé depuis près de vingt ans.

La population est cosmopolite avec plusieurs dizaines de nationalités différentes provenant de tous les continents (Union européenne, Turcs, Marocains, Algériens, Japonais, Américains…) : 7779 résidents de la ville sont des étrangers.

L'aire urbaine de Colmar compte 116 268 habitants.

Colmar est la préfecture du Haut-Rhin et abrite le siège du conseil général du Haut-Rhin, malgré sa population bien moins importante que celle de Mulhouse C'est l'exception partagée avec Digne-les-Bains (Manosque), Privas (Annonay et Aubenas), Foix (Pamiers), Carcassonne (Narbonne), Tulle (Brive-la-Gaillarde), Quimper (Brest), Lons-le-Saunier (Dole), Saint-Lô (Cherbourg), Châlons-en-Champagne (Reims), Chaumont (Saint-Dizier), Bar-le-Duc (Verdun), Vannes (Lorient), Arras (Boulogne-sur-Mer, Calais) Mâcon (Chalon-sur-Saône), Rouen (Le Havre), Melun (Meaux), Evry (nombreux exemples), Nanterre (Boulogne-Billancourt), Bobigny (nombreux exemples) et Pontoise (nombreux exemples). Cette exception est due au fait que lors du choix des chefs-lieux de département au moment de la Révolution, la ville de Mulhouse n'était pas française, mais suisse, et le choix s'est donc porté sur Colmar, alors la plus grande ville du département.

La ville héberge de multiples organismes départementaux et régionaux : l'INAO, l'INRA, Météo France, le service d'incendie et de secours du Haut-Rhin (SDIS), le Comité régional du tourisme, le Comité départemental de tourisme, le groupement départemental de gendarmerie et le centre interdépartemental de déminage, le CIVA, entre autres.

Le 30 septembre 2008, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé le second tour de l'élection municipale à Colmar, qui avait eu lieu en mars 2008, cela à la suite d'irrégularités constatées. La population a été appelée à élire un nouveau conseil municipal les 30 novembre et 7 décembre 2008. À l'issue du premier tour du 30 novembre, Gilbert Meyer a été réélu maire de Colmar, avec 50,44% des suffrages.

Le budget primitif 2008 de la ville se caractérise par la maîtrise des dépenses de fonctionnement tout en assurant le maintien du niveau des taux d'imposition identique à 2007. Le budget principal et les quatre budgets annexes atteignent en 2008 la somme de 146,6 millions euros dont plus de 32 millions euros pour les dépenses d'équipement.

La dette continue toujours à diminuer depuis 2004 pour s'établir en 2008 à 695 euros par habitant.

Inauguré en novembre 2006, le nouvel hôtel de police de la ville met à disposition des quelques 130 policiers de la circonscription de Colmar un équipement efficace et performant, et en particulier des vitres pare-balle et une grille de protection à tous les étages contre d'éventuels projectiles.

Un bureau de police mixte (locaux partagés entre la police nationale et la police municipale) est implanté en plein cœur du quartier Europe, secteur sensible de la ville.

En matière de criminalité et de délinquance, 4944 infractions ont été constatées en 2006 mais une baisse significative est constatée depuis 2002 de l'ordre de 23,6% sur la circonscription.

Au début de l'année 2009, la ville se verra doté de caméras de vidéo-surveillance dans différents quartiers.

Colmar, ville d'art et d'histoire, très restaurée et entretenue, en grande partie « piétonnière » ou « semi-piétonnière » attire plus de trois millions de visiteurs chaque année.

La ville possède un grand nombre d'anciennes constructions typiques de l'architecture alsacienne (maisons à colombages) et de la Renaissance allemande ainsi que plusieurs églises de style gothique.

La ville peut se visiter en petit train touristique, en bateau sur la Lauch ou en calèche.

Colmar compte également l'une des plus vastes zones piétonnes d’Europe avec 5,1 km de voies réservées.

À ne pas manquer chaque week-end, en période de festivités et à Noël à l'illumination nocturne de la vieille ville dès la tombée de la nuit. Plus de 1000 points lumineux variables en couleur et en intensité offre un charme et une mise en valeur unique.

Une réplique de la statue de la Liberté, haute d'environ 12 mètres, à l'entrée nord de Colmar, ville natale de Bartholdi. Elle a été inaugurée le 4 juillet 2004, lors de la commémoration du centenaire de la mort du sculpteur.

En hiver, la magie de Noël à Colmar, c'est d'abord l'ambiance de la vieille ville illuminée et décorée « comme un conte de fées » : les illuminations de Noël, en cette période de fête, s'intègrent harmonieusement aux éclairages valorisant le patrimoine, et qui parent le centre de Colmar d'une aura de lumière.

La ville entière est décorée, l’ambiance de Noël chaleureuse dans le centre historique.

Chaque année, les Colmariens participent à un concours de décorations, rivalisant d'imagination pour parer les façades des maisons et des vitrines de magasins.

Les cinq marchés de Noël ont, chacun, des caractères spécifiques. L'un d'eux est essentiellement dédié aux enfants.

La place Rapp offre une ambiance ludique pendant l'époque de l'Avent et lors des fêtes de Noël. Une grande patinoire y est illuminée dans un décor hivernal de sapins floqués et de chalets.

Le Vignoble d'Alsace, omniprésent à l'ouest de la ville (piedmont vosgien), bénéficie dans la région colmarienne d'un climat particulièrement favorable.

Située à peu près à mi-parcours de la route des vins d'Alsace, Colmar est réputée pour son propre vignoble (quelques producteurs) et les vignes des environs (nombreux grands crus, là où la pente se relève).

La Ville dispose de son propre domaine viticole qui s'étend sur 25 hectares. Il fut fondé en 1895 par Chrétien Oberlin. Ce domaine exploite des vignes sur les terroirs de grands crus prestigieux, à proximité de Colmar : Pfersigberg (à Eguisheim), Hengst (à Wintzenheim), Florimont (à Ingersheim) et Mambourg (à Sigolsheim). Il propose, ce qui est habituel en Alsace, une large gamme de vins de sélection, de réserve, de grands crus, de vendanges tardives et de cuvées spéciales mais également de crémants, de liqueurs et d'eaux-de-vie.

Le Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace (CIVA), le comité des vins d'Alsace a son siège à Colmar. Cet organisme est une source d'informations sur les cépages cultivés en Alsace, les appellations (AOC Alsace, AOC Alsace Grand Cru, AOC Crémant d'Alsace), les mentions (Vendanges tardives, Sélections de grains nobles) et les palmarès. Il regroupe également de multiples syndicats de vignerons-propriétaires, négociants et coopérateurs.

Dès la fin juin, une petite foire aux vins s'installe en plein cœur historique de la ville (au Koïfhus, place de l'Ancienne Douane).

Plusieurs scènes de films, téléfilms et séries télévisées ont été tournés dans la ville ou à ses abords, on peut citer la Grande Illusion (1937), la Décade prodigieuse (1971), les Alsaciens ou les Deux Mathilde (1995), la Secrétaire du Père Noël (1999), un épisode de Quai numéro un.

Dans le film d'animation japonais Le Château ambulant de Hayao Miyazaki sorti en 2004, certaines maisons typiques de Colmar (maison Pfister entre autres) apparaissent mais également quelques bâtiments d'autres communes de la région.

L'École nationale de musique et de théâtre de Colmar est ancré dans le paysage musical depuis de nombreuses années. Sa réputation dépasse largement les portes de la ville.

De nombreux festivals et salons ont lieu à Colmar tout au long de l'année, certains d'une renommée internationale.

Colmar fait souvent figure de ville endormie. Il est vrai qu'à première vue on ne remarque pas grand chose de l'extérieur, mais il suffit de franchir la porte d'un bar pour découvrir une ambiance tout à fait différente. Plus d'une vingtaine de bars, brasseries et autres lieux de divertissement sont parsemés à travers le centre-ville mais aussi dans les quartiers périphériques. La plupart des bars sont ouverts jusqu'à 3h du matin le week-end et à la saison estivale, les terrasses sont sollicitées par une clientèle nombreuse. Cinq discothèques à Colmar et dans son agglomération y sont également implantées.

On dénombre pas moins de 162 associations sportives pour environ 65 disciplines pratiquées. Le nombre de licenciés atteint 16 000 personnes.

Chaque année au mois de juin a lieu l'arrivée de la plus grande épreuve de marche du monde : le Paris-Colmar à la marche, soit près de cinq cents kilomètres à parcourir.

Colmar fut à plusieurs reprises ville-étape du Tour de France lors du passage de la grande boucle en Alsace, en 1949, 1955, 1957, 1997 et 2001. Le Tour de France sera à nouveau de passage à Colmar en 2009 les 17 et 18 juillet.

En décembre 2008 s'est déroulé à la patinoire de Colmar les Championnats de France Élite de patinage artistique. 150 patineurs et 30 juges internationaux s'y sont retrouvés pour l'épreuve qualificative pour les championnats d'Europe et du monde.

A l'été 2009 ouvrira au nord de la ville la base de loisirs de Colmar-Houssen. Elle est située dans une gravière, à proximité de l'échangeur du Rosenkranz. Ce grand complexe pourra accueillir entre 100 000 et 135 000 personnes par saison.

Colmar est la capitale et le moteur de l'attractivité économique et touristique du centre-Alsace.

Les zones industrielles de Colmar Nord et Colmar Est en y incluant l'aéroport occupent une surface de 382 ha.

La société Liebherr avec 1676 salariés (à la fin 2006) et Timken Europe avec plus de mille salariés, sont les plus grands employeurs privés de la ville.

D'ici à 2012, environ 1000 emplois supplémentaires vont voir le jour dont près de 500 pour la seule société Liebherr qui a décidé la construction d'un technopôle. C'est l'un des plus grand investissement industriel dans le nord-est de la France de ces dernières années.

Colmar est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar et du Centre-Alsace. Elle gère le port de plaisance de Colmar, le port rhénan de Colmar/Neuf-Brisach, l’aéroport de Colmar-Houssen et divers bâtiments industriels et tertiaires.

La ville dispose d'un tissus commercial très dense : plus de 300 boutiques et restaurants sont implantés en centre-ville. De nombreuses enseignes nationales et internationales y sont représentées. 3 hypermarchés, 8 supermarchés, de multiples supérettes et discounters sont répartis dans l'ensemble de l'agglomération.

Toute la commune est desservie par un réseau câblé qui a commencé à être déployé dès 1994. Celui-ci permet d'avoir accès à plus d'une soixantaine de chaînes de TV (certaines en option), à Internet à haut débit et à la téléphonie gratuite. L'ensemble des sept fournisseurs français à Internet sont présents et desservent l'ensemble de l'agglomération colmarienne.

Depuis la fin 2007, la télévision numérique terrestre (TNT) est également disponible.

Le réseau de bus de la TRACE (Transports de Colmar et Environs) dessert à ce jour 18 communes : Andolsheim, Bischwihr, Colmar, Fortschwihr, Grussenheim, Holtzwihr, Horbourg-Wihr, Houssen, Ingersheim, Jebsheim, Muntzenheim, Riedwihr, Sainte-Croix-en-Plaine, Sundhoffen, Turckheim, Wettolsheim, Wickerschwihr et Wintzenheim pour un total de 103 245 habitants. La longueur du réseau est de 194 km.

Le réseau est articulé à partir d'un point central de correspondance de toutes lignes du réseau urbain : l'arrêt Unterlinden, situé en plein centre-ville.

En 2007, plus de 6 millions de voyageurs on emprunté les transports publics colmariens.

C'est l'un des premiers réseaux de France à avoir mis en service des bus fonctionnant au gaz naturel (GNV) à partir de 1998 : près de 60% des bus circulent avec cette motorisation aujourd'hui.

Plus de 70 arrêts sont équipés d'un système d'information des voyageurs leurs permettant de connaître en temps réel l'arrivée du prochain bus. 15% sont aménagés pour l'accessibilité des personnes à mobilités réduites.

Une quinzaine de lignes de bus départementales transitent ou ont leur origine/destination à Colmar. La ligne n°1076 permet un accès à l'Allemagne et la desserte des villes de Breisach et de Fribourg-en-Brisgau. Le point de correspondance de toutes les lignes interurbaines se situe à la gare de Colmar.

L'autoroute A 35, appelée également rocade Est à hauteur de la ville dispose de 4 échangeurs ( 26 à  23) dans le sens sud-nord (Colmar Centre, Colmar Semm, Ladhof et Rozenkranz) et de 2 échangeurs ( 23 et  25) dans le sens nord-sud (Rosenkranz et Colmar Sud). Elle relie le nord de l'Alsace et Strasbourg au sud de la région (Mulhouse) et à la Suisse : 40 minutes environ suffisent pour rejoindre Strasbourg, moins de 30 minutes pour Mulhouse, 40 minutes pour Bâle en Suisse.

A court terme, la section entre l'échangeur du Rosenkranz et la commune d'Ostheim située 15 km au nord sera mise aux normes autoroutières avec un élargissement à 2x3 voies afin d'accroître les capacités de circulation et éviter la saturation aux heures de pointe.

La rocade Ouest permet quant à elle de contourner Colmar par le nord et l'ouest évitant ainsi tout le transit des poids-lourds. Sur cet axe, des travaux de mises à 2x2 voies sont en cours pour fluidifier le trafic.

Depuis la mise en œuvre du nouveau plan de circulation au centre-ville à l'automne 2002, deux rocades limitent dorénavant le transit par l'hyper-centre. Chacune circule en sens opposé.

La gare de Colmar est située en plein cœur de l'axe ferroviaire Strasbourg-Mulhouse-Bâle (TER Alsace). Elle est desservie par trains régionaux toutes les 30 minutes aux heures de pointe.

Depuis le 10 juin 2007, la ville est reliée à la grande vitesse grâce à la mise en service de la ligne du TGV Est. 3 aller-retour sont actuellement programmés ce qui permet de rejoindre Paris en 2h50 seulement contre plus de 4h30 auparavant.

En 2011 ou 2012, la branche est de la nouvelle ligne TGV Rhin-Rhône sera mise en service entre Dijon et Mulhouse. Cela permettra de relier Colmar et Lyon en moins de 3h (plus de 4h actuellement).

La ligne Colmar-Munster-Metzeral d'une longueur de 24,2 km offre la possibilité de rejoindre la vallée de Munster et les Vosges en toute tranquillité et en un minimum de temps.

Une étude est menée en ce moment pour la réouverture aux voyageurs de la ligne Colmar-Volgelsheim (près de Neuf-Brisach).

Le port de plaisance de Colmar est équipé de huit pontons permettant l'accostage de 58 bateaux, tous desservis individuellement en eau et électricité, d'une capitainerie aux multiples services : accueil, sanitaires avec douches, lingerie avec lave-linge et sèche-linge, boutique avec accastillage et d'un parking clôturé pour bateaux et voitures. Il est possible de louer des bateaux à la demi-journée ou à la journée complète.

Il a également obtenu en 2006, 2007 et 2008 le pavillon bleu d'Europe qui récompense et valorise les communes et les ports de plaisance français qui répondent à des critères d'excellence pour la gestion globale de leur environnement.

En matière de fleurissement, le port collectionne de nombreux trophées et récompenses.

Le Port Rhénan Colmar/Neuf-Brisach avec plus de 70 péniches et 500 000 tonnes de fret ferroviaire par an, est la plate-forme logistique "Eau-Fer-Route" du Centre-Alsace.

L'aéroport de Colmar-Houssen (code AITA : CMR, code OACI : LFGA) est utilisé pour l'aviation d'affaire et sportive. L'infrastructure est aussi exploitée pour le transport médical d'urgence. Par conséquence, c'est l'un des seuls aéroport ouvert au trafic aérien 24h/24. Son utilité a cependant été très contestée dans un passé récent.

Il est classé "C" code de référence 3 aérodrome destiné aux services à courte distance (inférieur à 1000 km) et à certains services à moyenne distance (1000 à 3000 km) et même à longue distance qui ne comportent que des étapes courtes au départ, ainsi qu'au grand tourisme. Il est également équipée d'une Lounge pour les pilotes.

2 aéroports internationaux sont situés à moins de 45 minutes (l'aéroport de Strasbourg Entzheim et l'Euroairport de Bâle-Mulhouse-Freiburg).

De 1935 à 1964, Édouard Richard préside l'office qui est transformé en 1950 en société d'HLM.

Dans des lotissements communaux, la ville sous l'impulsion de Joseph Rey, maire de 1947 à 1977, fait construire 5000 nouveaux logements entre 1945 et 1963, soit le tiers du patrimoine immobilier de la ville.

À l'ouest de la ville est ensuite réalisée une ZUP (quartier Europe) formée d'immeubles bas de 4 étages et de tours de 11 à 16 étages qui permettent de loger 11 000 personnes.

L'éclatement géographique de Colmar incite alors le conseil municipal à restaurer le cœur historique de la cité et à le transformer en secteur sauvegardé sur 36 ha.

Depuis quelques années maintenant, la municipalité conduite sous Gilbert Meyer a lancé différents plans de rénovation urbaine essentiellement dans les quartiers ouest consistant à détruite plusieurs centaines de logements dans des immeubles parfois vétustes et à en construire des neufs.

De nombreux parcs et jardins publics sont disséminés à travers la ville : 108 ha de verdures ainsi que 33 ha de jardins familiaux.

Colmar est récompensée par quatre fleurs et par le Grand Prix national du fleurissement depuis plusieurs années au palmarès du concours des villes et villages fleuris.

Le parc du Champ de Mars est situé entre la place Rapp au nord et la préfecture du Haut-Rhin au sud. Il dispose de vastes espaces verts et de nombreux arbres et plantations. Au centre est implanté une grande fontaine surmontée de la statue de l'Amiral Bruat. Dans sa partie nord-ouest est installé depuis de nombreuses années un carrousel avec sa galerie fermée, modèle unique en Europe par son envergure, ainsi qu'un kiosque proposant confiseries et boissons. A l'ouest, le long de l'avenue de la République est dressé une aire de jeux pour les enfants avec de multiples agrès. Au nord-est a été érigé un kiosque à musique lors du réaménagement de la place Rapp au début des années 2000. Chaque année, durant la période estivale, de multiples orchestres et chorales y effectuent des représentations.

Implanté à l'angle de l'avenue Joffre et de l'avenue Poincaré, le parc du Château d'Eau héberge comme son nom l'indique l'ancien château d'eau de la ville érigé en 1884 et classé Monument historique. Ce dernier n'est plus utilisé depuis 1984, car la capacité de stockage était devenue insuffisante par rapport aux besoins. Une statue représentant Frédéric Auguste Bartholdi est érigée à l'entrée sud-est du parc, alors que dans sa partie ouest a été créé sous l'impulsion des services municipaux une magnifique roseraie. Accolé dans la partie ouest du parc, on peut admirer la Cour d'Appel avec ses deux fontaines situées à l'avant du bâtiment et ses nombreuses fleurs.

Il ne faut pas non plus oublier les autres parcs et jardins, petits et grands : parc Saint-François-Xavier, jardin Mequillet, square Hirn, plaine de jeux Pasteur...

À l'est de la ville se trouve le massif du Neuland/Fronholz sur 614 hectares et disposant d'un parcours de santé et d'une maison de la nature(ouverture en 2009). Le massif du Niederwald/Rothleible quant à lui est implanté sur une superficie de 778 hectares.

Les Hôpitaux civils de Colmar sont classés parmi les 50 meilleurs hôpitaux de France (24e en 2008 au classement national sur plus de 700 établissements hospitaliers, 36e en 2007).

Les Hôpitaux civils de Colmar constituent l'un des cinq plus grands ensembles hospitaliers non CHR de France et l'un des vingt plus grands, CHR compris.

D'une capacité totale de 1 368 lits et places, l'établissement compte actuellement environ 3 700 personnels soignants, médico-techniques, techniques et administratifs au service de la population. Son recrutement déborde largement l'agglomération colmarienne. L'établissement emploie 234 médecins, 69 praticiens attachés et 97 internes.

Structure semi pavillonnaire de près de 1000 lits, l’hôpital Pasteur est consacré essentiellement à la prise en charge de court séjour des adultes.

L’hôpital Pasteur a été inauguré le 21 novembre 1937 par le ministre de la Santé publique Marc Rucart, entouré du maire de Colmar Édouard Richard et du Dr Jacques Duhamel, respectivement président et vice-président de la commission administrative du nouvel hôpital. Il est l’œuvre de l’architecte William Vetter (1902 – 1986).

De plus, on peut noter la présence d'un héliport pour l'atterrissage des hélicoptères de secours.

Le Service d’Accueil des Urgences (SAU) prend en charge 24h/24 et 7j/7 les urgences médicales.

Ce regroupement inclut la présence d'un pédiatre 24h/24 et a permis de développer un service d'anesthésie réanimation spécifique pour la mère et l'enfant. Doté d'équipements modernes, il offre un plateau technique performant et des consultations spécialisées.

Le regroupement sur un seul site de ces services rend possible la préservation de la relation mère-enfant, notamment dans l'environnement de l'accouchement.

Le Centre pour Personnes âgées comprend un secteur de médecine gériatrique dédié à la prise en charge en court séjour des patients âgés. Ce secteur est composé d’un hôpital de jour de 20 places de médecine gériatrique et est complété par une unité d’hospitalisation complète de 25 lits de court séjour gériatrique.

Il comprend également un secteur de soins de suite et de réadaptation de 70 lits assurant le prolongement temporaire des soins médicaux après une hospitalisation.

Il comprend enfin des lits d’EHPAD d'une capacité de 259 lits assurant une prise en charge globale de la personne âgée pour les soins, l’hébergement et la restauration, les services de la vie courante et l'animation.

Les Hôpitaux civils de Colmar disposent d'un institut de soins infirmiers, qui accueille 140 étudiants par promotion, d'une école d'aides-soignants (60 élèves par an) ainsi que d'une école régionale d'infirmiers de bloc opératoire.

Ouvert au printemps 2007, l'établissement privé regroupe deux cliniques (Saint-Joseph et Sainte-Thérèse) qui étaient auparavant réparties dans la ville. L'hôpital est spécialisé dans les domaines du cardiovasculaire et de la maternité. Les urgences sont assurées 24h/24.

Il dispense des formations professionnelles de bac+2 et bac+3, tant scientifique, commerciale, juridique que technologique. Associant théorie et pratique, elles débouchent sur de nombreux métiers avec de réelles perspectives d'évolution de carrière, par élargissement de compétences.

Certaines formations peuvent se faire par la voie de l'apprentissage. Il existe aussi des parcours aménagés pour les sportifs de haut niveau, étudiants de la formation "techniques de commercialisation", ainsi qu'une formation trinationale dans la même filière.

Les relations internationales de l'IUT de Colmar permettent d'effectuer des stages à l'étranger ou des poursuites d'études dans de nombreux pays : Allemagne, Grande-Bretagne, Irlande, Pays-Bas, Belgique, Suède, Canada, etc.

Situé à proximité du centre ville, l'IUT de Colmar dispose d'équipements neufs et modernes. Il s'intègre dans un campus universitaire à taille humaine doté d'un restaurant, d'une bibliothèque universitaire, d'un service médecine préventive et d'un Service d'information et d'orientation.

L’Unité de formation et de recherche PEPS (anciennement Département universitaire de Colmar – DUC -) née en janvier 2000 est en pleine extension et compte environ 350 étudiants.

Elle regroupe un ensemble de formations professionnelles du 2e et 3e cycle en commerce et en agronomie.

Elle abrite le Laboratoire de Recherche en Biologie : le LVBE – Laboratoire Vigne Biotechnologies Environnement.

Située sur le campus universitaire colmarien, l’UFR dispose de locaux et d’équipements de qualité dont un réseau informatique, un restaurant et une bibliothèque universitaire.

De plus, les structures universitaires sont desservies et reliées entre elles par une ligne de bus.

Colmar devint la capitale judiciaire de l´Alsace en 1800. Le tribunal d´appel y fut installé. Il fut transformé en Cour d´appel en 1804.

De grands procès se sont déroulés ces dernières années à Colmar. On peut noter celui en appel de Pierre Bodein, dit « Pierrot le Fou » en 2008. Mais aussi concernant le crash du Mont Sainte-Odile (procès en 2006, en appel en 2008).

Administrée par un conseil communautaire composé de 46 conseillers communautaires élus par les conseils municipaux des communes-membres, la CAC est présidée par M. Gilbert Meyer, maire de Colmar, assisté de 10 vice-présidents.

Il se déploie sur 1087 km² de la Montagne Vosgienne au Rhin. Il intègre 93 communes soit 8 intercommunalités (1 communauté d'agglomération, 5 communautés de communes et 2 SIVOM) et 9 communes non regroupées représentant 191 220 habitants. Environ la moitié de son territoire est couvert par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

L'Eurodistrict Mulhouse-Colmar-Fribourg-en-Brisgau est née en 2003 sous l'impulsion du maire de Colmar, Gilbert Meyer, et celui de Fribourg-en-Brisgau Dr. Dieter Salomon. La convention de coopération marquant la création de celui-ci a été signée le 5 juillet 2006 et couvre une superficie de 5197 km² pour plus d'1,2 million d'habitants.

La TriRhena est un projet touristique trinational réalisé par Bâle et le canton de Bâle-Campagne (Suisse), Colmar et Mulhouse (France), Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) et l'EuroAirport Bâle-Mulhouse-Fribourg-en-Brisgau.

Le but de la TriRhena est de promouvoir le tourisme dans l'ensemble de la zone frontalière concernée.

Le 152e Régiment d'Infanterie surnommé les Diables rouges est cantonné au quartier Walter à Colmar. À ce jour, l'effectif est d'environ 1000 personnes. Le 152e RI est actuellement déployé dans plusieurs régions du monde, en particulier au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine et au Liban.

Elle est située à mi-chemin entre Colmar et Mulhouse, à Meyenheim. L'effectif est de plus de 1300 personnes. La base est équipée de mirages de type F1, de Crotale (unité d'acquisition et unité de tir), de systèmes d'arme Aspic, Mistral et Cerbere. La BA132 dispose d'un détachement permanent de 3 mirages F1 au Tchad, sur la base aérienne de N'Djamena.

En 2010, la base aérienne fermera ses portes dans le cadre de la nouvelle carte militaire établie par le gouvernement. Mais en contre-partie, le site accueillera l'année suivante (2011) le régiment de marche du Tchad actuellement basé à Noyon.

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Aéroport de Colmar

Aeroport colmar.jpg

L'aéroport de Colmar- Houssen (code AITA : CMR ; code OACI : LFGA) est situé sur la commune de Colmar (Haut-Rhin) au centre de la région Alsace en France.

Cet aérodrome est ouvert au trafic national et international, commercial non-régulier, aux avions privés, aux IFR et aux VFR.

L'aéroport est essentiellement utilisé pour les vols d'affaires, de tourisme, d'écolage, ainsi que pour le transport d'équipes sportives et de personnalités.

L'aéroport de Colmar-Houssen est l'aéroport d'affaires d'Alsace et une plate-forme dynamique pour les activités aéronautiques.

L'Aéroport de Colmar-Houssen est membre de l'EBAA (European Business Aviation Association) depuis 2007.

L'aéroport de Colmar a été créé par les troupes alliées à la fin de la Seconde guerre mondiale. Le terrain militaire, désaffecté, est acquis par la Ville de Colmar, puis ouvert à la Circulation Aérienne Publique (CAP) en 1953 et affecté à cette époque aux seuls besoins de l'aviation légère et sportive.

En 2000, le terrain a été menacé de fermeture. Mais, devant l'opposition des acteurs concernés et le monde socio-économique, plusieurs conventions de gestion ont été mises en place. D'abord, la Ville de Colmar et la Chambre de commerce et d'industrie de Colmar et du Centre-Alsace puis la Société d'Exploitation de l'Aéroport de Colmar (SEAC) et depuis le 1er Janvier 2007, la Société de l'Aéroport de Colmar - ADC est devenue gestionnaire.

L'aérodrome, implanté à 1 kilomètre au Nord de la ville de Colmar et au Sud du village de Houssen, se situe dans la vallée du Rhin à proximité du relief des Vosges dont les premiers contreforts sont à environ 3 kilomètres à l'Ouest de la plate-forme aéronautique.

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Communauté d'agglomération de Colmar

La Communauté d'agglomération de Colmar (CAC) est une structure intercommunale française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.

La CAC a son siège à Colmar, compte 45 conseillers communautaires et son président est Gilbert Meyer, maire de Colmar.

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Cour d'appel de Colmar

La cour d'appel de Colmar

La cour d'appel de Colmar connaît des affaires venant des tribunaux de sa circonscription qui s'étend sur les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

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Arrondissement de Colmar

L'arrondissement de Colmar est une division administrative française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.

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Poche de Colmar

Mémorial de la poche de Colmar à Jebsheim

La Poche de Colmar (Alsace) était l'emplacement d'une bataille de trois semaines pendant la Seconde Guerre mondiale qui opposa la Première Armée française et le XXIe corps U.S. à la XIXe Armée allemande. Les combats eurent lieu du 20 janvier au 9 février 1945 dans des conditions extrêmement difficiles liées à l'hiver, particulièrement froid cette année là, et au terrain qui n'offrit pratiquement aucune couverture naturelle aux assaillants alliés.

Une tête de pont de 65 km de long sur 50 km de large a été formée en novembre 1944 sur la rive occidentale du Rhin lorsque la défense allemande dans les Vosges s'est effondrée suite à l'offensive du 6e groupe d'armées américain. La Première Armée française du général de Lattre De Tassigny, arrivant de Belfort, au sud, est parvenue à libérer Mulhouse le 21 novembre et à atteindre le Rhin à proximité de Bâle. De même, la 2e division blindée française a percé le front dans les Vosges du nord et a libéré Strasbourg le 23 novembre 1944. Les forces allemandes encore présentes en Alsace méridionale se sont donc retrouvées dans une tête de pont semi-circulaire centrée sur la ville de Colmar, une tête de pont qui pris le nom de poche de Colmar. Cette poche n'a pas été réduite rapidement, d'une part à cause des difficultés logistiques croissantes que connurent les alliés après leur déferlement sur la France qui les éloignaient de plus en plus des côtes et de leurs ports de ravitaillement, d'autre part parce que le commandement français manquait d'initiative, et n'était pas offensif. On peut rajouter que l'Allemagne qui avait annexée l'Alsace quatre ans plus tôt, fut défendue par les Allemands avec la même âpreté que n'importe quelle autre terre du Reich. A cette fin, les Allemands avaient spécialement formé le groupe d'armées "Oberrhein" (Rhin supérieur) placé sous le commandement direct du Reichsführer-SS Heinrich Himmler. Ce groupe d'armées avait à sa charge la défense de ce secteur qui allait de la forêt du Bienwald au nord jusqu'à la frontière Suisse au sud. Le ravitaillement des forces allemandes qui se trouvaient dans cette poche se faisait grâce aux ponts sur le Rhin encore intacts près de Chalampé et Neuf-Brisach.

En janvier 1945, les Allemands ont lancé l'opération Nordwind dans le nord de l'Alsace en direction de Strasbourg. Pour appuyer cette action, les troupes allemandes de la 198e division d'infanterie et de la 106e brigade de Panzer "Feldherrnhalle" ont attaqué vers le nord, en direction de la capitale alsacienne, depuis la poche de Colmar du 7 au 13 janvier 1945. Les troupes françaises furent chargés par le Général De Gaule de tenir le sud de Strasbourg (les américains ayant retirés leurs troupes du secteur), elles y parvienrent au prix de lourdes pertes et en particulier grace à l'héroïque résistance du BM24 (bataillon anéanti le 11 janvier 1945 car à cour de munitions) dans la ville d'Obenheim. Après l'échec de l'opération Nordwind, le 6e groupe d'armée allié a reçu l'ordre de réduire la poche de Colmar. Cette action faisait alors partie du plan global défini par le général Eisenhower qui prévoyait que toutes les forces alliées atteignent le Rhin avant d'envahir la partie de l'Allemagne située à l'est du fleuve. Et comme la majeure partie des troupes alliées entourant la poche de Colmar étaient françaises, cette mission a été assignée à la Première Armée française.

La 3e division d'infanterie U.S. s'était retirée dans les Vosges à la mi-décembre pour relever la 36e division d'infanterie U.S. et était ainsi déjà en place pour soutenir la réduction de la poche de Colmar. Réalisant que les Français auraient besoin du soutien de troupes américaines additionnelles pour la bataille qui allait commencer, le général Jacob Devers, commandant du 6e groupe d'armée U.S., a arrangé le transfert d'une division américaine depuis une autre partie du front. La 28e division d'infanterie U.S. fut donc transférée depuis les Ardennes et a pris position le long du flanc droit de la 3e division d'infanterie U.S. Avec la 28e division positionnée dans la vallée de Kaysersberg, la 3e division pourrait alors se concentrer pour attaquer les deux divisions allemandes qui lui faisaient face, la 708e Volksgrenadier Division et la 189e division d'infanterie. En plus, une division blindée U.S., la 10e, a été détachée pour soutenir l'offensive, mais suite à l'évolution des événements, ce fut finalement la 12e division blindée U.S. qui a finalement participé à la bataille.

L'hiver 1944-45 était inhabituellement froid pour l'Europe du nord-ouest. Dans son Histoire de la Première Armée française, le général de Lattre a décrit le temps en Alsace en tant que « Sibérien », avec des températures pouvant atteindre 20 degrés Celsius au-dessous de zéro, des vents forts et une couche de neige de près d'un mètre d'épaisseur.

La plaine alsacienne est extraordinairement plate et n'offre pratiquement aucune couverture à un attaquant, hormis quelques forêts occasionnelles. La plaine est également un colossal bassin versant pour le Rhin et est par conséquent coupée par beaucoup de rivières et de canaux de drainage avec des berges aménagées, les rendant difficilement franchissables à gué par des véhicules. D'autre part la plaine est parsemée de petits villages composés de maisons solides dont la construction sur plusieurs étages offre aux troupes défendant une bonne vue du champ de bataille. Lorsque les troupes alliées attaquèrent, elles furent donc gênées par un temps très froid et fortement exposées aux feux défensifs des Allemands bien retranchés dans les villages.

Le 1er corps d'armée français du général Béthouart est passé à l'attaque le 20 janvier 1945. La 2e division d'infanterie marocaine et la 4e division marocaine de montagne (D.M.M.) ont eu pour objectif initial de prendre Ensisheim. La 9e division d'infanterie coloniale a conduit des attaques secondaires sur le flanc droit du corps, au nord de Mulhouse. Ces unités furent appuyées par des chars de la 1re division blindée française. Attaquant durant une tempête de neige, le 1er corps d'armée français a d'abord réussi à surprendre le LXIIIe corps d'armées du général Erich Abraham et à libérer cinq villages dès le premier jour : Lutterbach, Pfastatt, Bourtzwiller, Illzach et Kingersheim. Mais lorsque l'offensive française commença à être ralentie par la tombée de la nuit, les Allemands contre-attaquèrent. Le mauvais temps et le terrain difficile, couplés à une défense allemande farouche, ont finalement stoppé l'avance du 1er corps d'armée français et ont sévèrement limité son succès.

L'attaque française a tout de même conduit les Allemands à déplacer leurs réserves (la 106e brigade de Panzer, le 654e bataillon antichar lourd et la 2e division de montagne) vers le sud. Mais ce succès limité n'était pas sans coût significatif : une brigade de la 1re division blindée française, le Combat Command 1 (CC1), a perdu trente-six blindés moyens (sur un total d'environ cinquante) qui ont sauté sur des mines. Dans d'autres unités blindées les pertes étaient semblables.

À la différence de la majeure partie du terrain de la plaine alsacienne, le terrain sur lequel opérait le 1er corps d'armée français comprenait des régions boisées et des secteurs urbains, ce qui entraîna une progression lente le premier jour de l'attaque. Ainsi la 4e D.M.M. ne réussit qu'à progresser d'environ 3 km vers le nord-est en direction de Cernay. Sur le flanc droit de la 4e division, la 2e division d'infanterie marocaine a remporté un plus grand succès, poussant presque 6 km vers le nord-est en direction de Wittelsheim. Sur le flanc droit et au départ de Mulhouse, la 9e division d'infanterie coloniale a également progressé de 5 à 6 km dans les banlieues et les bois au nord de la ville, avec le CC1 prenant Richwiller et le 6e régiment d'infanterie coloniale libérant Wittenheim. Le 24 janvier, une contre-attaque blindée allemande de la 106e brigade de Panzer "Feldherrnhalle" près de Richwiller a été repoussée par les troupes coloniales françaises, avec les Allemands perdant 15 chars et chasseurs de chars. Globalement, les gains de terrain du 1er corps d'armée français étaient plus importants dans la partie occidentale (flanc droit) de son secteur du front, mais les Allemands réussirent en grande partie à interrompre l'avance française entre le 20 et le 30 janvier. Durant cette période, les Français durent se battre dans les cités minières du bassin potassique, au milieu de terrils, de puits de mines et d'usines piégées qui offraient une bonne protection aux défenseurs allemands. La violence des combats est telle que le 30 janvier, le CC2 ne dispose plus que de 16 chars Sherman sur un total de 53 !

Le 2e Corps d'Armée français du général de Monsabert a lancé son offensive les 22 et 23 janvier 1945 avec la 3e division d'infanterie américaine et la 1re division de marche française. Le sud de la 3e division a été défendu par la 28e division d'infanterie U.S., tandis que la 2e division blindée française restait en réserve.

La 3e division d'infanterie américaine du général O'Daniel a lancé son offensive en direction du sud-est le 22 janvier 1945, traversant l'Ill, contournant la ville de Colmar par le nord et ouvrant une brèche pour les chars de la 5e division blindée française en direction du pont ferroviaire de Neuf-Brisach, utilisé par les Allemands pour ravitailler leurs troupes se trouvant encore en Alsace. Le 30e régiment d'infanterie se dirigea vers le sud-est, traversa l'Ill au nord de la ferme La Maison Rouge, puis avança vers le sud et captura le pont de La Maison Rouge au petit matin du 23 janvier. Le 30e régiment d'infanterie traversa ensuite le bois de Riedwihr en direction des villages de Riedwihr et de Holtzwihr. Le pont de La Maison Rouge s'avéra finalement trop faible pour supporter le poids des chars américains, le pont s'étant effondré lorsqu'un blindé tenta de le traverser. De ce fait, le 30e régiment d'infanterie ne pouvait compter que sur un minimum de moyens de défense anti-char (constitué de bazookas et de trois canons anti-char de 57 mm) lorsqu'il subit tard dans l'après-midi une contre-attaque de l'infanterie allemande de la 708e Volksgrenadier Division soutenue par des chasseurs de chars du 780e bataillon de canons d'assaut. Sans protection naturelle et ne pouvant pas creuser de tranchées à cause du gel, le 30e régiment d'infanterie fut contraint de se replier et de se reformer sur la rive ouest de l'Ill. Sa réorganisation pris 3 jours pendant lesquels il n'était pas en mesure de poursuivre le combat.

Le 24 janvier, le 15e régiment d'infanterie U.S. poursuivit l'action du 30e régiment d'infanterie et repris le pont de La Maison Rouge. Une contre-attaque allemande soutenue par des blindés, a enfoncé les lignes d'une compagnie de ce régiment mais ne parvint pas à atteindre le pont défendu par les Américains. Plus tard dans la journée, des troupes du génie U.S. ont édifié un pont à travers l'Ill au nord de La Maison Rouge et un bataillon du 15e régiment d'infanterie appuyé par des blindés attaqua en direction du sud pour finalement sécuriser cette tête de pont. Durant les deux jours suivants, le 15e régiment d'infanterie poussa au sud vers les villages de Riedwihr et Holtzwihr et entra dans la forêt de Riedwihr. Les contre-attaques allemandes étaient fréquentes, mais les Américains parvinrent à leur tenir tête grâce au soutient de leurs blindés.

Le 26 janvier 1945, au sud du bois de Riedwihr, des unités d'infanterie et de blindés allemandes déboulèrent depuis Riedwihr pour contre-attaquer la compagnie B du 15e régiment d'infanterie. Le lieutenant Audie Murphy ordonna alors à ses hommes de se replier dans les bois, tandis que lui-même grimpa sur un char M10 destroyer en feu et engagea les Allemands avec la mitrailleuse lourde du blindé tout en réclamant un tir de barrage d'artillerie sur sa propre position. Incapables de déterminer d'où Murphy leur tirait dessus, les assaillants allemands furent désemparés avant de se faire attaquer par des chasseur-bombardiers américains qui profitèrent d'une trouée dans les nuages au-dessus du champ de bataille. Les Allemands furent contraints de se replier sur Holtzwihr et le lieutenant Murphy fut décoré avec la Medal of Honor pour son acte héroïque. Riedwihr tomba aux mains du 15e régiment d'infanterie le 26 janvier et Holtzwihr fut conquis par le 30e régiment d'infanterie le jour suivant. Cette dernière unité poursuivit en direction du sud, atteignant le canal de Colmar le 29 janvier 1945.

La prise de Jebsheim devenait nécessaire pour protéger le flanc nord de la 3e division. Le général O'Daniel chargea le 254e régiment d'infanterie de cette mission. Du 26 au 27 janvier, des Allemands du 136e régiment de Gerbirgsjäger (chasseurs de montagne) ont défendu Jebsheim qui fut finalement prise le 28 et 29 janvier par le 254e régiment d'infanterie U.S., des chars français du Combat Command 6 (5e D.B.) et un bataillon du 1er régiment de parachutistes français. Le 254e régiment d'infanterie poussa ensuite vers l'est, en direction du canal du Rhône au Rhin. Pendant ce temps, le 7e régiment d'infanterie U.S. s'est déplacé vers l'avant et fut déployé, en même temps que le 15e régiment d'infanterie et la 5e division blindée française, pour se diriger vers la ville fortifiée de Neuf-Brisach, distante de 8 km des unités avancées de la 3e division.

Sur le flanc gauche, au nord de la 3e division U.S., la 1re division de marche d'infanterie (anciennement 1re division française libre) du général Garbay attaqua vers l'est le 23 janvier avec le Rhin comme objectif. Face à quatre bataillons de la 708e Volksgrenadier Division, soutenus par des blindés chasseurs de chars et de l'artillerie, la division française a combattu dans des conditions semblables à celles qu'ont connu les Américains plus au sud. Les Allemands avaient mis en place une défense en profondeur, en mettant à profit leurs positions dans les villages et les forêts d'où ils dominaient le terrain découvert que devaient traverser les assaillants. Les Allemands avaient de plus miné le terrain afin de ralentir et de canaliser l'avance des attaquants. Deux bataillons de la 708e Volksgrenadier Division ont contre-attaqué les unités françaises avancées situées sur l'Ill le 23 janvier, mais ils furent repoussés. Désireux d'attirer l'infanterie et les blindés allemands dans la forêt d'Elsenheim, le général Garbay ordonna à la 1re brigade d'avancer le long de la route entre Illhaeusern et Elsenheim. Du 26 au 27 janvier, la 1re brigade a concentré ses efforts pour ouvrir cet itinéraire et nettoyer l'obstacle que constitua la forêt d'Elsenheim, avec une attaque principale dans les bois réalisée le 27 janvier par le 3e bataillon du Régiment de marche de la Légion étrangère française (R.M.L.E.). Le village de Grussenheim a été pris avec de lourdes pertes le 28 janvier grâce au soutient de chars de la 2e division blindée française. Afin de disperser la résistance allemande, les Français ont poussé en avant, prenant Elsenheim et Marckolsheim le 31 janvier, et atteignant le Rhin le jour suivant. Durant les opérations dans la poche de Colmar, la 1re division de marche française eut à déplorer 220 tués, 1240 blessés, 96 disparus.

Notant la progression difficile des unités alliées qui subirent la forte résistance allemande dans la poche de Colmar, le général de Lattre a demandé des renforts au 6e groupe d'armées U.S. Donnant son accord, le général Devers a placé le XXIe corps U.S. du général Milburn sous les ordres de la 1re armée française. Ce corps américain a pris position entre les deux corps d'armée français le 28 janvier et a assumé le commandement des 3e et 28e divisions d'infanterie U.S. Deux autres divisions américaines, la 75e division d'infanterie et la 12e division blindée, ont également été assignées au XXIe corps ainsi que trois unités françaises, la 5e division blindée, le 1er régiment de parachutistes, et le 1er bataillon de Choc (commando). Le XXIe corps ainsi constitué a alors reçu la mission de prendre la ville de Colmar et de se diriger vers le pont de Neuf-Brisach.

Pour sa part, le haut commandement allemand a mal interprété les objectifs alliés, pensant que l'assaut allié était une offensive générale sur tout le front pour essayer de percer à n'importe quel endroit. Hitler avait donné son accord pour effectuer un retrait partiel dans le nord (le saillant d'Erstein) dans la nuit du 28 au 29 janvier, mais a interdit un retrait général au-delà du Rhin. Des avant-postes allemands dans les Vosges ont été retirés, mais dans la confusion générale de la retraite et des pressions du champ de bataille, beaucoup d'unités se sont mélangées à d'autres. Ceci n'affectait pas l'effectif disponible pour combattre, il a diminué sensiblement la cohésion défensive des unités allemandes. Le 29 janvier 1945, le Heeresgruppe Oberrhein a été dissous et les unités se trouvant dans la poche de Colmar ont été placées sous le commandement du Heeresgruppe G (groupe d'armées G) sous les ordres du général SS Paul Hausser.

Pendant ce temps, la 3e division d'infanterie U.S. a continué sa manœuvre en direction du sud et de l'est. Dans la soirée du 29 janvier, l'artillerie divisionnaire a ouvert le feu pendant trois heures avec ses canons de 105 mm et de 155 mm pour préparer l'assaut des 7e et 15e régiments d'infanterie vers le canal de Colmar, au sud, que l'infanterie a effectivement traversé entre 21 heures et minuit. Après avoir sécurisé les points de passage, les unités du génie ont commencé la construction de trois ponts Bailey au-dessus du canal pour permettre aux véhicules blindés de le franchir. Le jour suivant, les combat commands blindés français CC4 et CC5 (tous les deux appartenant à la 5e D.B.) ont traversé le canal, le CC4 appuyant le 7e régiment d'infanterie U.S. et le CC5 appuyant le 15e régiment d'infanterie U.S. Peu de temps après, le 15e régiment d'infanterie et le CC5 ont pris Urschenheim au cours d'une vive action, alors que le 7e régiment d'infanterie s'est positionné devant Horbourg. Le même jour, le 254e régiment d'infanterie U.S. a progressé vers l'est en direction d'Artzenheim avec l'appui du combat command CC6 français, mais les Allemands ont utilisé l'appui d'artillerie et des Jagdpanthers camouflés pour parer l'assaut, détruisant six chars et quatre halftracks français. Artzenheim a finalement été libérée par le 2e corps d'armée français le 1er février 1945.

Combattant dans la zone de la 3e division, le 1er régiment de parachutistes français a attaqué et a pris Widensolen au petit matin du 31 janvier. Vers 17 heures, des patrouilles de la 3e division U.S. avaient atteint le canal du Rhône au Rhin à environ 8 km au sud-est des points de passage déjà établis sur le canal de Colmar. Le même jour, le CC6 français a été retiré du front après avoir subi de lourdes pertes et ne comptant plus que 13 blindés opérationnels dans son bataillon de chars et 30 hommes dans sa compagnie de fusiliers de la légion étrangère. Il fut remplacé par un combat command de la 2e division blindée française. Le 1er février, les 15e et 30e régiments d'infanterie se sont redéployés au sud, le long du canal du Rhône au Rhin, atteignant le secteur situé juste au nord de Neuf-Brisach. Du 2 au 3 février, le 7e régiment d'infanterie U.S. s'est déplacé au sud, le long du même canal, passant par Artzenheim et prenant Biesheim après avoir livré une bataille amère durant toute une journée. Le 3 février, près de Biesheim, le Technician 5 Forrest E. Peden de la 3e division d'artillerie U.S. traversa les violents tirs allemands pour aller chercher de l'aide afin de dégager une unité encerclée. Retournant dans un char léger, Peden a été tué quand son blindé a été frappé de plein fouet et détruit. Pour son héroïsme, le soldat Peden a été décoré à titre posthume de la Medal of Honor.

Après un jour passé à consolider ses positions fraîchement conquises, la 3e division s'est encore déplacée vers le sud le 5 février, prenant Vogelgrun le jour suivant. La ville fortifiée de Neuf-Brisach a été rapidement prise le 6 février par le 30e régiment d'infanterie U.S. grâce à l'aide de deux enfants français et d'un autre civil qui ont montré aux Américains les passages non défendus dans la cité. Mais les Allemands, qui avaient auparavant évacué le restant de leurs hommes et de leur équipement, avaient détruit non loin de là le pont enjambant le Rhin à Breisach. La prise de Neuf-Brisach a marqué la fin des opérations dans la poche de Colmar pour la 3e division d'infanterie U.S.

La 75e division d'infanterie U.S. a rejoint le front le 31 janvier où elle a pris position entre les 3e et 28e divisions d'infanterie U.S. Attaquant le 1er février, le 289e régiment d'infanterie U.S. a nettoyé Horbourg et le 290e régiment d'infanterie U.S. a progressé sur Andolsheim, occupant la ville le 2 février à 14 heures.

Le même jour, la 75e division d'infanterie a fait des attaques de diversion pour couvrir l'avancée alliée sur la ville de Colmar située juste à l'ouest de son secteur. Le 3 février, la 75e division d'infanterie a nettoyé une forêt et le jour suivant elle a consolidé ses nouvelles positions. Se déplaçant encore le 5 février, la division a débordé Appenwihr, Hettenschlag et Wolfgantzen. Le 6 février, la 75e division d'infanterie a atteint le canal du Rhône au Rhin au sud de Neuf-Brisach. Cette action a été la dernière de cette division dans la poche de Colmar.

Ayant été maintenue en réserve jusqu'à ce moment de la bataille, la 28e division d'infanterie U.S. du général Cota était maintenant liée au combat command CC4 français et reçut pour mission de prendre la ville de Colmar.

Le 2 février, progressant en compagnie du 109e régiment d'infanterie U.S., les fantassins ont franchit un fossé antichar au nord de la ville tandis que les blindés français cherchaient un point de passage pour franchir l'obstacle. Ceci accompli, les chars français entrèrent dans Colmar, atteignant la place Rapp à 11 heures 30. Du 2 au 3 février, le 109e régiment d'infanterie U.S., le CC4 français, le 1er régiment de parachutistes et les commandos ont nettoyé la ville des Allemands. Dans un acte symbolique, le 152e régiment d'infanterie français a regagné Colmar, sa garnison d'avant-guerre. Le 3 février, poussant au sud, le 112e régiment d'infanterie U.S. est entré à Turckheim et a nettoyé Ingersheim située à l'ouest de Colmar. D'autres unités de la 28e division d'infanterie U.S. ont rejoint les Français qui bloquèrent les voies de retraites des Allemands en provenance des Vosges. Le 6 février, la 28e division s'est déplacée à l'est du canal du Rhône au Rhin Canal, sur le flanc du sud du XXIe corps U.S., terminant par cet acte sa participation à cette bataille.

Le 3 février, la 12e division blindée U.S. a fait mouvement vers le sud, longeant les lignes de la 28e division d'infanterie U.S., avec pour objectif de faire la jonction avec le 1er corps d'armée français et de couper ainsi la poche de Colmar en deux. Le combat command B (CCB) tenait une tête de pont près de Sundhoffen et le CCR avança sur la route entre Colmar et Rouffach. Le jour suivant, le CCA a capturé Hattstatt, mais le CCR a été stoppé par des défenseurs allemands. Le 5 février, le CCA est entré à Rouffach et a fait la jonction avec la 4e division marocaine de montagne du 1er corps d'armée français, quelques 17 jours après le début de l'assaut des Français. Plus tard, la 12e division blindée U.S. à prêté main forte à la 28e division d'infanterie pour bloquer la retraite allemande en provenance des Vosges.

Début février, le 1er corps d'armée français a procédé au nettoyage des îlots de résistance allemands dispersés au sud de la Thur, entre Cernay et Ensisheim qui étaient toujours aux mains des Allemands. Cette action n'a pas été achevée avant le 3 février. Le 4 février, enfin, le 1er corps d'armée parvint à percer vers le nord, traversa la Thur, et, ne rencontrant qu'une faible résistance allemande, la 4e division marocaine de montagne (D.M.M.) parvint, après avoir libéré Cernay et la chaîne des villages qui flanque le pied des Vosges (Uffholtz, Wattwiller, Hartmannswiller, Wuenheim, Berrwiller, Soultz, Guebwiller, ...), jusqu'à la périphérie sud de Rouffach.

Le lendemain, la 4e D.M.M. a réalisé la jonction avec la 12e division blindée américaine à Rouffach et la 9e division d'infanterie coloniale a attaqué Ensisheim, l'objectif initial du corps d'armée. Hirtzfelden a été prise par la 2e division d'infanterie marocaine le 6 février et la 9e division coloniale a terminé d'accomplir la libération d'Ensisheim avant de se positionner à l'est, dans la forêt de la Hardt. Le 7 février, la 9e D.I.C. et la 1re division blindée ont atteint le canal du Rhône au Rhin à l'est d'Ensisheim. Les Spahis et le 151e régiment d'infanterie ont nettoyé la Harth le 8 février, tandis que la 1re division blindée avançait vers le sud, en direction de la tête de pont allemande de Chalampé, tout en effectuant plus au nord la jonction avec des éléments de la 2e division blindée française, près de Fessenheim.

Durant toute cette période, les forces allemandes situées sur la rive occidentale du Rhin ont été soumises au feu intensif de l'artillerie et des chasseurs-bombardiers américains et français. Finalement, le 9 février, le 1er corps d'armée a éliminé l'arrière-garde allemande à Chalampé et, n'ayant plus de forces majeures à l'ouest du Rhin dans cette région, les Allemands ont, non loin de là, dynamité le pont au-dessus du fleuve. Cette action a marqué la fin des opérations alliées dans la poche de Colmar.

Conformément aux directives du Général Eisenhower, la poche de Colmar avait été réduite et le 6e groupe d'armée américain a alors occupé des positions sur le Rhin depuis la frontière suisse jusqu'au nord de la région de Strasbourg. La 19e armée allemande, bien que pas complètement détruite, a perdu la plupart de ses combattants expérimentés (seule la 708e Volksgrenadier Division n'a presque pas subi de pertes) et a été forcée de se reformer dans le pays de Bade en recrutant parmi le personnel inexpérimenté du Volkssturm pour remplacer ses pertes cruelles subies dans la plaine d'Alsace. Les Allemands ont également laissé derrière eux 55 véhicules blindés et 66 pièces d'artillerie.

L'élimination de la poche de Colmar a permis au 6e groupe d'armée U.S. de se concentrer sur son assaut pour franchir la ligne Siegfried et envahir l'Allemagne, une opération qui débuta en mars 1945. En Alsace du nord, par contre, le front était toujours figé depuis l'échec allemand de l'opération Nordwind et cette région ne sera finalement entièrement libérée que le 20 mars 1945.

L'Alsace avait alors changé de mains pour la quatrième fois en 75 ans entre la France et l'Allemagne.

Après la bataille, les Français ont accordé à la 3e division d'infanterie U.S. le droit de porter la Croix de Guerre, et le président des États-Unis lui a octroyé la Distinguished Unit Citation. La France a également distingué le 109e régiment d'infanterie U.S. (28e Division) avec la Croix de Guerre.

Aujourd'hui, de nombreuses rues en Alsace sont nommées d'après les commandants et les unités alliés qui ont combattu au cours de cette bataille et les grands cimetières militaires français et américains, mais aussi allemands, toujours visibles en Alsace, témoignent aujourd'hui encore de la sauvagerie du combat qui eut lieu durant le terrible hiver 1944 - 1945 dans cette région de l'est de la France.

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Source : Wikipedia