Claude Erignac

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Posté par marvin 01/04/2009 @ 02:07

Tags : claude erignac, justice, société

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Assassinat de Claude Érignac

Le 6 février 1998 à 21h05, le préfet de Corse Claude Érignac est assassiné rue Colonna-d’Ornano à Ajaccio. Il est abattu de trois balles de calibre 9 mm dans la nuque à bout portant. L'arme du crime, un Beretta qui avait été subtilisé cinq mois plus tôt, le 6 septembre 1997, pendant la prise en otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud), est retrouvée sur les lieux.

L’instruction en co-saisine est confiée aux juges, Gilbert Thiel et Laurence Le Vert. Quelques heures plus tard, la police interpelle trois jeunes d’origine maghrébine dont le signalement correspond aux premiers témoignages recueillis par les enquêteurs. Ils seront innocentés et remis en liberté dans les jours qui suivent.

Le 9 février 1998, une revendication anonyme, crédibilisée par l'indication de la provenance de l'arme retrouvée sur les lieux du crime, arrive sur le bureau des enquêteurs. Le même jour la « piste agricole » est officiellement privilégiée par les enquêteurs de la Division nationale anti-terroriste (DNAT) avec l’arrestation de Marcel Lorenzoni. Les enquêteurs ont trouvé chez ce militant radical de la mouvance nationaliste plusieurs armes de gros calibre, dix-huit bâtons de dynamite et six détonateurs.

Cette piste sera considérée crédible pendant plus d’un an et Mathieu Filidori, un autre agriculteur et militant nationaliste, est arrêté le 19 mai 1999 pour « complicité d’assassinat ». Mathieu Filidori est relâché le 8 juin 1999, Marcel Lorenzoni le 6 août — ce dernier après dix-huit mois passés en prison.

Le 21 et le 22 mai 1999, la DNAT arrête Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, et Alain Ferrandi, ainsi que cinq autres personnes. Les membres du commando ont été repérés à l'aide de leurs téléphones portables. Dans la nuit du 22 au 23 mai, Didier Maranelli livre les noms de trois autres membres du commando et désigne Yvan Colonna comme le tueur du préfet. Le 23 au matin les policiers interpellent Joseph Versini et Martin Ottavioni, mais Yvan Colonna parvient à prendre la fuite.

On apprendra par la suite que dès le 16 novembre 1998 le préfet Bernard Bonnet avait fait parvenir au procureur de la République Jean-Pierre Dintilhac une note relevant l’implication d’Alain Ferrandi dans l’assassinat. Elle sera suivie d'une autre note le 10 décembre, puis d'une troisième le 8 février 1999. Elles reprennent les déclarations d’un informateur, proche, selon le préfet, de la mouvance nationaliste. Ces notes auraient été négligées par Roger Marion, le directeur de la DNAT, à cause des relations exécrables qu'entretenaient les deux hommes. Ce n’est qu’après l’arrestation du préfet Bonnet le 3 mai à la suite de l’« affaire des paillotes » que Roger Marion explore cette piste. Avec la certitude que l'arrestation du préfet va médiatiser les notes, il souhaite éviter d'être accusé d'avoir négligé certaines informations, même si cela signifie qu'il faut travailler sur des renseignements qu'il estime bien peu convaincants. D'ailleurs, du coté judiciaire, Jean-Louis Bruguière a lui aussi négligé d'informer ses deux confrères de l'existence de ces notes. Ces notes s'avéreront pourtant décisives.

Le 30 mai 1999, Vincent Andriuzzi est arrêté, Jean Castela le sera le 2 décembre. Ce sont les deux autres noms cités, avec Alain Ferrandi, par les notes du préfet Bonnet. Présentés comme les « intellectuels » du réseau, les deux enseignants sont mis en examen pour « complicité d’assassinat ». Condamnés par la cour d'assises spécialement composée de Paris, ils sont acquittés en appel pour l'assassinat du préfet Érignac et condamnés pour d'autres faits avant d'être remis en liberté.

Le 2 août 2001, l'enquête est close. Le cas d'Yvan Colonna, alors toujours en fuite, est disjoint.

Le 4 juillet 2003, après 4 années de fuite, Yvan Colonna est arrêté et mis en détention provisoire. Il est renvoyé devant la cour d'Assise spéciale de Paris pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" du 12 novembre au 12 décembre 2007. Après cinq semaines d'un procès que ses avocats jugent "équitable" le parquet requiert la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ses avocats demandent l'acquittement. La cour le condamne le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance. Ses avocats interjettent appel, suivi en cela par le parquet de Paris.

Le procès en appel, à nouveau devant une cour spéciale, se tient du 9 février au 27 mars 2009, et il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Jeudi 14 octobre 2004, Pierre Alessandri a affirmé, lors de sa confrontation avec Yvan Colonna, dans le bureau du juge antiterroriste Gilbert Thiel être le tireur qui a abattu Claude Érignac dans le dos. Pour Maître Sollacaro, avocat d’Yvan Colonna : « La partie civile parlera de « manipulation » ou de « révélations pitoyables ». C’est de bonne guerre. Mais, nous apporterons les éléments d’analyse matérielle qui attestent que la thèse proposée par Alessandri est corroborée par le dossier d’instruction". En effet, dans ce dossier, Yvan Colonna n’a pas sa place sur la scène de l’assassinat : les témoins décrivent deux personnes identifiées comme étant Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, à proximité du préfet. Et, Maître Sollacaro de rappeler : « Ceux qui ont assisté au procès se souviennent de la question du juge Van Ruymbeke : « Mais où était donc Colonna ? »» Et Maître Sollacaro de conclure : « Dans un dossier similaire de droit commun, Colonna serait déjà dehors. Il n’y a pas d’élément matériel et plus de mise en cause. Mais, nous ne sommes pas devant une juridiction indépendante. Se repose le problème d’un procès équitable, l’État agissant à travers la famille Érignac ».

Selon Maître Sollacaro, au sujet du courrier qu’Alessandri a écrit au juge Laurence Le Vert, s’accusant d’être le « tireur » : « C’est un document qu’il voulait concrétiser depuis plusieurs mois, qu’il a mûri longuement. Il ressentait la nécessité de faire ses déclarations. Mais, au gré des événements et des circonstances qui entouraient le dossier, il en différait l’envoi ».

Maître Lemaire, avocat de la famille Érignac, ne croit pas à l’aveu d’Alessandri car celui-ci, lors du procès en 2003, déclara : « Ma participation me place au même niveau de responsabilité que celui qui a tiré ». Cela signifie clairement pour Maître Lemaire, que ce n’est pas Alessandri qui a tiré sur le préfet.

Toujours selon Me Lemaire, il ne saurait y avoir de non-lieu pour Yvan Colonna car « il existe un ensemble de présomptions contre Yvan Colonna qui sont extrêmement lourdes. Il y a des dépositions sérieuses qui attestent, par exemple, de sa présence sur les lieux du crime, en repérage ».

D'autre part, Yvan Colonna s'est soustrait à la justice française durant près de quatre ans en se cachant.

Lors de son arrestation, le 4 juillet 2003, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur se réjouit de l'arrestation de « l'assassin du préfet Érignac », .

Le 22 février 2007, les avocats de Colonna assignent Nicolas Sarkozy en référé pour « atteinte à la présomption d'innocence ». Ils perdent le 4 avril 2007. Les avocats d'Yvan Colonna annoncent aussitôt qu'ils font appel et entament le 5 avril une nouvelle action, cette fois-ci au fond, en visant les mêmes propos.

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Claude Érignac

Claude Érignac, né le 15 octobre 1937 à Mende et mort le 6 février 1998 à 21h15 à Ajaccio, était un haut-fonctionnaire français.

Il était préfet de Corse lorsqu'il fut assassiné par des indépendantistes corses. Reconnu par le monde politique dans lequel il était très présent, Claude Erignac était un homme de dialogue et de négociation.

Au ministère de l'Intérieur, place Beauvau (Paris 8e arrondissement) un salon porte son nom en son hommage, ainsi que la cinquante-quatrième promotion de commissaires de police issus de l'école nationale supérieure de la police, entrée en fonction en 2004.

Les auteurs de l'assassinat ont été condamnés à la réclusion criminelle a perpétuité, l'un deux, Yvan Colonna, jugé postérieurement au reste du groupe, a été condamné en appel à la même peine le 27 mars 2009mais nie sa participation à l'attentat.

L’association Claude Érignac, a été créée par son épouse, ses enfants et des proches après sa disparition tragique le 6 février 1998 à Ajaccio. Les statuts ont été déposés au Journal officiel le 5 février 2000. L’objet de l’association est de perpétuer sa mémoire et de faire vivre les valeurs républicaines. Valeurs qui furent siennes, tout au long de ces décennies entièrement consacrées au service de l’Etat et de la société. Valeurs qui ont noms : Courage, Fermeté quant au Respect de la Loi, Tolérance et Respect de l’autre, Solidarité et Humanisme. Elle regroupe autour du souvenir du préfet assassiné des amis, des collaborateurs et des proches. Elle compte parmi ses membres des anciens ministres, des hauts fonctionnaires, des journalistes ou des sportifs de haut niveau. De nombreux anonymes, touchés par l’assassinat de Claude Érignac, et sensibles à l’action entreprise, ont également rejoint l’association depuis sa création. L’association Claude Érignac réunit aujourd’hui près de 450 membres, personnes physiques et morales. Sa présidence est assurée depuis sa création par Antoine Rufenacht, maire du Havre et ami de Claude Érignac.

Le prix Claude-Érignac récompense une personne morale ou physique s'étant illustrée par une action dévouée au service de la collectivité ou de l'intérêt général. Il est doté d'une récompense de 8 000 €.

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Yvan Colonna

Yvan Colonna, né le 7 avril 1960 à Ajaccio (Corse), est un militant indépendantiste corse poursuivi pour l'assassinat du préfet Claude Érignac le 6 février 1998 à Ajaccio et reconnu coupable pour ce fait en première instance, le 13 décembre 2007. Sans qu'aucune preuve matérielle n'ait jamais été rapportée, il est condamné à la perpétuité le 27 mars 2009 assortie d'une période de sureté de 22 ans par une cour spécialement composée de 9 magistrats professionnels alors qu'il a toujours clamé son innocence depuis sa mise en cause controversée par les auteurs reconnus de l'assassinat.

Il est le fils de Jean-Hugues Colonna, né à Cargèse et ancien député socialiste des Alpes-Maritimes, et de son épouse Cécile Riou, d'origine bretonne (Finistère sud). Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Ajaccio. En 1975, toute sa famille s'installe à Nice où Jean-Hugues Colonna, son père, alors enseignant en éducation physique, a été muté. Après un Baccalauréat D, Yvan Colonna entame des études pour devenir professeur d’éducation physique et sportive. Il les abandonne en 1981 et retourne en Corse après avoir passé son service militaire dans la brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Il s'installe à Cargèse, où il se lance dans l’élevage de chèvres. Il milite dans des mouvements nationalistes proches du FLNC. Dans les années 1990, lors de l'éclatement du mouvement FLNC entre Canal Historique, Canal Habituel et Resistenza, il semble prendre du recul par rapport à la mouvance nationaliste.

Yvan Colonna doit répondre d'« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » pour l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud) en 1997, au cours de laquelle 2 gendarmes ont été pris en otage et où l'arme qui servira plus tard à tuer le préfet Erignac a été dérobée.

Dénoncé à plusieurs reprises, pendant un an et demi, et de manière étayée mais sans preuve tangible par 4 des 6 nationalistes co-accusés dans l'assassinat du préfet Érignac, ainsi que par leurs épouses, tous revenus sur leurs déclarations au bout de 18 mois, Yvan Colonna prend la fuite le 23 mai 1999. Il est arrêté près d'Olmeto le 4 juillet 2003 après s'être soustrait pendant plus de quatre ans à la justice française. Trois semaines après son arrestation, ses complices supposés étaient condamnés à des peines allant jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.

Le 31 octobre 2006, la Cour de Cassation ayant rejeté le pourvoi d'Yvan Colonna contre son renvoi devant la Cour d'assises spécialement composée de Paris, celui-ci est renvoyé pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » devant la cour d'assises spéciale de Paris du 12 novembre au 12 décembre 2007, qui le condamne le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité. La peine prononcée par la cour d'assises spéciale de Paris après un mois de procès ne suit pas les réquisitions de l'accusation, qui avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, la défense ayant demandé l'acquittement.

L'un des avocats d'Yvan Colonna, maître Antoine Sollacaro, a évoqué une « erreur judiciaire », affirmant que le dossier est « absolument vide de preuve » et a conclu en annonçant: « Nous allons faire appel dans les plus brefs délais ».

Le soir de l'interpellation d'Yvan Colonna le 4 juillet 2003, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur se réjouit de l'arrestation de l'« assassin du préfet Érignac,,,,,,» . Le lendemain, il déclare : « La cavale d'Yvan Colonna était une insulte à la mémoire du préfet Érignac. Elle faisait peser une lourde suspicion sur la République, incapable d'arrêter l'assassin présumé d'un préfet de la République. ».

Plus tard, en janvier 2007, à des journalistes qui lui demandent s'il croit que Colonna est coupable, Nicolas Sarkozy répond « Si vous le savez, il n'y a pas que moi qui le pense, sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison ». Le 22 février 2007, ses avocats annoncent qu'Yvan Colonna assigne au tribunal Nicolas Sarkozy pour « atteinte à la présomption d'innocence ». Le 4 avril 2007, il perd ce procès en référé (le tribunal a estimé que les propos du ministre de l'Intérieur, même s'ils « suscitaient une impression certaine de culpabilité » d'Yvan Colonna, ne le présentaient pas comme l'auteur du crime et ne portaient pas atteinte à ses droits).

À partir du mois de février 2006, « l'affaire Colonna » a suscité de nombreux soutiens, notamment celui de la Ligue française des Droits de l'Homme, l'avocat d'Yvan Colonna faisant partie de cette organisation. Un comité de soutien a été officialisé en septembre et a recueilli 35 226 (13 décembre 2007) signatures en faveur de « l'équité et du respect de la présomption d'innocence ».

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Marcel Lorenzoni

Marcel Lorenzoni est un militant nationaliste corse , Né en 1944 à Poggio-di-Lozzi (Haute-Corse), décédé le 24 juin 2000 à Bastelica.

Très jeune, il est poussé à l’excellence par sa mère institutrice et qui l’amène à entreprendre trois années de faculté dentaire à Marseille, puis un an de fac de lettres à Nice. Marqué par l’envie de s’affirmer, il abandonne ses études pour s'engager dans les parachutistes dont il ressort sergent-chef, ayant acquis un goût marqué pour l'autorité, le commandement et l'action directe. Il retourne alors au pays ou il s'engage progressivement dans la lutte nationaliste.

Il participe, l'arme au poing, près d'Aléria, le 21 août 1975, à la première action violente et spectaculaire de la mouvance autonomiste menée par Edmond Simeoni. A la tête de 12 hommes armés de fusils de chasse, ils ont "occupé" une cave viticole appartenant à un important chef d'entreprise d'origine pied-noir, pour protester contre une escroquerie qui menaçait de ruiner des centaines de petits viticulteurs (condamnation le 19 novembre 1975 de Depeille, Siegel, Junqua, Cuaz frères, ainsi que celle du groupe Covirep pour infraction sur les lois sur la société et banqueroute). L'assaut donné deux jours plus tard par la gendarmerie (1 200 hommes officiellement), renforcée par des véhicules blindés légers, sur les ordres du ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski, approuvé par le Premier ministre Jacques Chirac, fera deux morts parmi les forces de l'ordre et un blessé dans la cave. C'est la première action violente et spectaculaire de la mouvance autonomiste. Marcel Lorenzoni prend le maquis et écope, en juin 1976, de quatre ans de prison par défaut. Quelques jours après sa condamnation, il est arrêté à Paris, soupçonné d'avoir déposé une bombe dans un dépôt pétrolier à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Incarcéré jusqu'en décembre 1976, il entame en prison une grève de la faim et obtient une relaxe l'année suivante.

Il s'installe alors dans son fief familial, le village de Bastelica.

En janvier 1980, il participe à une opération contre des militants du groupe anti-autonomiste « Francia ». ces derniers se livrent alors à une guerre secrète, et selon certains encouragée par le pouvoir, contre les activistes corses. Lorenzoni repère ainsi, dans son village, un commando de Francia, dirigé par un certain commandant Bertolini, dont il pense qu’il vient pour l'assassiner. Le militant nationaliste capture le commandant et se réfugie avec ses hommes dans l'hôtel Fesch, situé au centre d'Ajaccio. Les clients sont pris en otages. La police fait le siège de l'établissement, bientôt rejointe par le GIGN. suit une nuit d'émeutes proches de la guerre civile, au cours de laquelle un CRS est assassiné par un jeune nationaliste, ainsi que deux habitants de la ville abattus par erreur par les forces de l’ordre. Désavoué par François Santoni, Marcel Lorenzoni accepte finalement de se rendre au capitaine Paul Barril, parachutiste comme lui, à condition que ses hommes et lui sortent avec leurs armes. Lorenzoni est condamné pour ces faits à quatre ans d'emprisonnement par arrêt du 11 février 1981, mais après une nouvelle grève de la faim, il bénéficie d’une amnistie ordonnée par le Gouvernement Mauroy dont bénéficient plusieurs nationalistes Corses et est libéré le 5 août 1981.

Parallèlement à son engagement au sein du FLNC, Marcel Lorenzoni se lance dans la contestation agricole et fait occuper par des Compatriotes des terrains appartenant à des continentaux. Il fonde les PPCA (Producteurs de porcs corses associés) afin de créer une filière porcine industrielle. Il obtient ainsi des crédits bancaires, bien que sa première année d'exploitation se solde par un échec commercial.

Il cherchera néanmoins des débouchés dans différents pays européens, au Danemark, et en Italie. Ses contact avec Lillo Lauricella, un promoteur italien installé dans l'île de Cavallo, soupçonné d'entretenir des liens étroits avec la Mafia italienne lui vaudra d’être désavoué une nouvelle fois par François Santoni, qui n’apprécie pas ses « aventures ».

Les contacts qu’il créera à l’occasion de ses activités agricoles lui permettront de créer le Syndicat Corse de l'Agriculture. Lequel occupera la chambre d'agriculture d'Ajaccio, qui est ensuite détruite par un attentat.

Marcel Lorenzoni participera également en 1991 à l'enlèvement d'Aurélien Garcia, Commissaire au développement économique de l'île, action pour laquelle il est une nouvelle fois condamné la même année à trois mois d'emprisonnement avec sursis.

Il sera également lié à l'assassinat d'un militant du FLNC Canal Historique , Robert Sozzi, qu’un groupe de clandestins cagoulés dont l’arrivée est annoncée par Lorenzoni revendiquera lors des Journées internationales de Corte.

Ce meurtre interne va déclencher une profonde crise au sein du mouvement.

Après la mort du préfet Claude Érignac, les policiers découvriront en effet en perquisitionnant au domicile de la compagne de Lorenzoni, dans la mémoire de son ordinateur, un projet de revendication du meurtre de Sozzi, dont une version légèrement modifiée avait été distribué lors d'une conférence de presse clandestine dans le maquis.

Cette situation n’empêche cependant pas Lorenzoni de monter dans la hiérarchie du mouvement dans les années 90. Il devient ainsi secrétaire général d’ A Cuncolta Naziunalista, la vitrine officielle du FLNC Canal Historique, en 1993, et fonde un syndicat agricole encore plus radical.

Sur le plan de la lutte clandestine, il devient chef opérationnel sur le secteur d’Ajaccio au début des années 1990, grâce au soutien retrouvé de François Santoni, chef incontesté du FLNC Canal Historique.

Ce soutien ne durera pas, et la rupture entre les 2 hommes sera définitivement consommée en 1996, ou Lorenzoni claquera la porte d’A Cuncolta Naziunalista pour fonder son propre mouvement, le collectif pour la Nation, qui deviendra le Parti pour l’indépendance en 1998.

Ce mouvement marquera un durcissement de Lorenzoni, qui récuse toute amorce de discussion avec le pouvoir et prône le maintien des actions violentes.

Il participera ainsi le 10 décembre 1997 avec le Comité de défense des agriculteurs corses à l'occupation des locaux de l'Odarc (Office de développement agricole et rural de la Corse), pour protester contre la décision d' Alain Juppé de revoir les conditions d'obtention de certains prêts agricoles.

A cette occasion, Lorenzoni livrera aux manifestants le contenu d'une note secrète du préfet délégué à la police corse, Gérard Bougrier, qui réclame, à Paris, une enquête fiscale approfondie sur certaines personnes, dont Marcel Lorenzoni.

Ladite note sera utilisée pour prendre violemment à parti le préfet Claude Érignac, à tel point que les enquêteurs suivront longtemps une « piste agricole » après l’assassinat de ce dernier.

La participation de Lorenzoni à ce crime sera longtemps sujet de polémique, et ce non seulement car alors qu’il avait la haute main sur toutes les opérations clandestines qui se déroulaient dans le secteur d’Ajaccio, il connaissait parfaitement les activistes de la région de Cargèse, impliqués plus tard dans l'assassinat du préfet Claude Érignac.

En effet, peu avant la mort du haut fonctionnaire, Marcel Lorenzoni s’est vu mis en cause par deux communiqués d'un mystérieux groupe Sampieru, lequel avait revendiqué l’attentat contre la caserne de gendarmerie de Pietrosella, où des armes sont volées, dont le pistolet MAS 9 millimètres qui servira à assassiner Claude Érignac, le 6 février 1998.

Trois semaines avant l’assassinat, ce mystérieux groupe annonce son autodissolution. Dans un premier communiqué, il évoque l' «idéal parachutiste» et les chefs «méprisés malgré leur capacité militaire». Il parle également de la «filière porcine». Marcel Lorenzoni est ainsi clairement désigné.

Le deuxième texte, lui, condamne par avance toutes les actions menées «contre certains fonctionnaires représentants éminents de l'Etat colonial».

Ces textes, expédiés le 21 janvier 1998 à un journaliste parisien, vont prendre une très grande importance, après le séisme politique provoqué par la mort du préfet Claude Érignac.

Trois jours après l'Assassinat du préfet Érignac , il est arrêté par la Division nationale anti-terroriste (Dnat). On trouve plusieurs armes chez lui: un fusil à pompe, une carabine Ruger, un fusil semi-automatique, un gilet pare-balles, mais également 18 bâtons de dynamite, ainsi que 6 détonateurs.

Les enquêteurs ont indiqué que Marcel Lorenzoni paraissait sincèrement surpris de la découverte de ces explosifs, qui appartenaient peut être à son fils Pierre, dit Petru. L’affaire avait semble-t-il créée une réelle tension entre les deux hommes.

Marcel Lorenzoni effectue dix-huit mois de détention provisoire sans que sa participation à l'attentat contre le préfet Claude Érignac puisse être prouvée à un seul instant, même s’il ne faisait aucun doute qu’il connaissait personnellement chacune des personnes plus tard condamnée pour le meurtre, de par ses activités syndicales et clandestines, notamment Alain Ferrandi.

Il est finalement libéré le 6 août 1999.

Un mois plus tard, il comparaît devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio pour une dégradation volontaire commise contre le bureau de poste de Porticcio, peu avant son arrestation.

Le 3 mai 2000, il dénonce une dernière fois dans un journal militant, Amnistia, le processus de négociation avec Matignon, et continue à prôner la ligne dure, du combat violent.

Marcel Lorenzoni trouve la mort le matin du samedi 24 juin 2000 dans des circonstances tragiques, alors qu’il était monté pour raisons familiales d'Ajaccio dans son village de Bastelica, où vivent son ex-femme Catherine et ses enfants, dont son fils Petru - Pierre - 22 ans.

Lors d’une ballade improvisée à Vintusella, à 1 600 mètres d'altitude, proche de la petite station de ski du val d'Ese, il semble que le jeune homme se soit jeté dans un accès de démence sur son père et lui ai porté plusieurs coups d’un couteau qu’il portait caché sur lui.

En se défendant, ainsi que son ex-épouse qui tentait de s’interposer, Marcel Lorenzoni a réussi à s’emparer du de l’arme et à la retourner contre Petru en lui portant un coup mortel.

Marcel Lorenzoni est quant à lui mort de ses blessures en attendant les secours appelés par son ex-femme, qui ont mis plus d’une heure à parvenir dans ce secteur difficilement accessible.

Il semblerait que Petru connaissait de sérieux problèmes d’ordre psychiatrique et ait fait d’objet d’un internement en centre hospitalier un an avant les faits. Il avait également mal vécu l’incarcération de son père dans le dossier Erignac.

Le père et le fils voient leurs obsèques célébrées ensembles à la cathédrale Saint-Roch d'Ajaccio, le lundi 26 juin, a en présence de plus de 1 000 personnes en deuil, dont les principaux responsables nationalistes.

Le FLNC, dans le communiqué qui revendique l'attentat avorté de l'avenue Kléber, à Paris, le 26 juin 2000 «s'incline devant la disparition de Petru et Marcel Lorenzoni, militant de la première heure et de tous les combats».

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Bernard Legras

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Bernard Legras est un haut magistrat français. Il fut en particulier procureur de la République en Corse. Il fut l'auteur d'un "rapport sur la criminalité organisée en Corse" demandé dans les suites de l'assassinat du préfet Claude Érignac et rendu en juillet 2000 .

Il est procureur général depuis le 3 décembre 2007 à Montpellier.

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Roanne

Le Palais de Justice de Roanne

Roanne est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les "Roannais".

Roanne se situe à environ une heure de Saint-Étienne et un peu plus de Lyon, au carrefour des régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Auvergne. La ville est traversée par la Loire.

En plus de la Loire, Roanne est arrosée par les rivières du Renaison et de l'Oudan en rive gauche, et par le Rhins en rive droite. Roanne se trouve au 300e km de la Loire.

C'est à Roanne que prend naissance le canal menant à Chassenard, près de Digoin, en communication directe avec la Loire qui l'alimente par un linquet. Il se situe sur l'un des deux anciens bras comblé et aménagé de la Loire lors des grands travaux de 1792.

La plaine du Roannais, à l'ouest des monts de la Madeleine, au nord du département de la Loire, à la jonction des monts du Lyonnais, du Beaujolais et du Forez s'ouvre largement sur le centre de la France. Elle est donc plus sensible aux circulations atmosphériques de nord à nord-ouest, qu'aux perturbations venant du sud.

Le régime pluviométrique de Roanne n'est en moyenne que de 706 mm/an (moyenne annuelle 1961 - 1990: 770 mm/an). La proximité du fleuve Loire favorise les brumes d'automne.

Pour certains, Roanne provient de Rod-Onna - Rod que l'on retrouve dans Rhône (qui coule) – et onna (l'eau) d'où l'appellation Rodumna donnée vers 150 par l'astronome-géographe grec Ptolémée. Pour d'autres, le nom de Roanne vient d'un dérivé du celte Rodo (le gué); là où la Loire commence à devenir navigable on trouvait un gué permettant aux voyageurs de traverser le fleuve.

Rodumna devient au IVe siècle Roidumna, au Xe siècle Rodona, au XIIe siècle Rohana et Rouanne au XVIIe siècle.

D'azur, à un croissant d'argent surmontée de la croix de la Légion d'honneur. En 1864, la Légion d'honneur fut octroyée par Napoléon III à la ville pour sa résistance aux Autrichiens en 1814.

Ce blasonnement est connu depuis 1663 (sans la Légion d'honneur). Cependant, un autre blason est cité : D'argent, au chevron de gueules chargé d'une merlette d'or.

Il est permis de voir dans le croissant un bateau stylisé, évoquant la vocation batelière ancestrale de Roanne. Ce motif du croissant se retrouve dans le blason de Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire, ancienne cité de bateliers dominant les gorges de la Loire, à quelques kilomètres en amont de Roanne.

La devise de Roanne est Crescam et Lucebo : Je grandirai et je brillerai / resplendirai.

La fondation de Roanne remonte plus sûrement selon les historiens entre le IIe et Ie siècles av. J.-C..

La région de Roanne est occupée par les Segusiaves à l'époque de la conquête de la Gaule par César.

Après les invasions romaines, un à deux milliers de gaulois, quittent Joeuvre et Saint-Maurice-sur-Loire pour s'installer en plaine.

Rodumna apparaît dans les textes romains sur la table de Peutinger sous la forme "Roidumna".

La poterie était une activité importante de cette époque. On a retrouvé dans le quartier du château des fours gallo-romains pour certains remarquablement conservés et visibles sur demande à l'école de Musique.

Là où la Loire s'apaise au sortir des gorges de granite et porphyre on a bien compris la situation stratégique de Roanne en créant de nombreuses voies de circulation.

On installe le cœur de la cité dans le quartier de la Livatte. Il est entouré de murailles, d'un côté par la rue Fontenille et la rue de Charlieu, de l'autre par la rue Bourgneuf et la rue de la future sous-préfecture.

Le musée Joseph Déchelette conserve de cette époque de nombreux objets (poteries, céramiques, pièces d'or, bijoux, urnes funéraires) ; Selon l'usage les multiples voies qui se croisent à Rodumna sont bordées de tombeaux qui nous renseigneront sur cette période gallo-romaine.

Après une existence de quatre siècles, Rodumna est détruite par des barbares.

Au IIe siècle, la ville décline. À partir de là les historiens perdent peu ou proue la trace de Rodumna, jusqu'au Moyen-Age.

La ville n'est plus qu'un pauvre petit bourg divisé en deux agglomérations, Fontenille et le Château en raison du château fort construit par les seigneurs de Roanne. Le château reste le plus ancien monument de la ville. Il abrite aujourd'hui l'office de Tourisme.

D'un côté les comtes de Forez qui administrent une partie de la ville par la justice et les impôts.

De l'autre côté, la famille de la Perrière qui fait construire vers 1343 près du château ce qui deviendra l'église Saint-Étienne.

Un siècle plus tard sous Henri IV, la ville s'est agrandie grâce aux nombreux voyageurs et commerçants de passage. On compte quatre quartiers.

Durant la Renaissance, Roanne est une ville moderne avec près de 7 000 habitants. En 1610 les jésuites et le père Cotton fondent un collège, aujourd'hui le lycée Jean Puy.

Les capucins s'établissent dans un couvent sur l'actuelle place de l'Hôtel de Ville. Les ursulines s'installent dans ce est devienu en 1820 le Palais de Justice.

Le Roannais est érigé en duché en faveur de Artus Gouffier de Boissy, puis de François d'Aubusson de la Feuillade.

Les puissantes corporations ouvrières des mariniers, et des charpentiers, tout en défendant leurs intérêts accompagnent le développement et la prospérité de la ville jusqu'à l'apparition de l'industrie au XVIIIe siècle.

La classe dirigeante, la bourgeoisie et la noblesse sont très présentes à l'image de Nompère de Champagny et Pierreffite, duc de Cadore et ministre de Napoléon Ier.

Vers 1762, la région roannaise se spécialise dans la filature et le tissage du coton qui emploie les enfants pauvres de la maison de Charité.

On construit à Roanne le premier port sur la Loire pour transporter le charbon arrivant de la région de Saint-Étienne.

Des mariniers indépendants exploitent ce qu'on appelle des "cabanes" ou "coches de Loire" (sortes d'embarcations à voile) avec des voyageurs parfois célèbres comme Madame de Sévigné ou le duc de Richelieu. Ils peuvent rejoindre Paris par le canal de Briare. Arrivées à bon port ces embarcations sont souvent détruites et le bois vendu (le fleuve n'étant navigable que dans un sens).

Le 9 septembre 1792, une troupe de vétérans, de grenadiers et de gardes nationaux, venant de Lyon où ils ont massacré six officiers du 5e régiment de cavalerie et trois prêtres, avaient l’intention de faire subir le même sort aux cent détenus de la prison de la ville. Le maire de Lyon, Louis Vitet, est arrivé avec regroupe trois bataillons de gardes nationaux lyonnais et réussit à empêcher cette répétition des masssacres de septembre à Roanne.

Après la Révolution de 1789, la ville s'organise et installe les diverses administrations dans les biens religieux confisqués: La mairie dans la maison des Capucins ou le Tribunal dans le couvent des Ursulines.

Le principal commerce se fait par la Loire. On construit des bateaux grâce aux bois légers des Monts environnants. On expédie les vins de la côte roannaise, les toiles d'Amplepluis et de Thizy ou le coton filé.

Ainsi depuis 1634, les deux bras du fleuve étaient reliés par deux ponts de bois souvent détruits par les crues qui envahissent la ville (voir photo ci-dessus).

Une digue destinée à dévier le fleuve par le seul bras droit est mise en place. Le pont de pierre sur la Loire ou "Pont du Coteau" est construit sur le bras droit et achevé en mai 1834.

Entre-temps, deux banquiers roannais, Devillaine et Merle s'associent à quatre confrères helvétiques au travers de la "Société Franco-Suisse". Ils s'installent avec François Populle dans ce qui est aujourd'hui la sous-préfecture, d'où le nom de "carrefour helvétique" donné à l'intersection des actuelles rues Jean-Jaurès et Anatole France. En face à cet endroit se trouvait aussi jadis le "café helvétique".

Le bâtiment de la sous-préfecture fut construit en 1770 par l'Architecte Lyonnais Jean-Antoine Morand, pour l'intendant Jacques de Flesselles. De son passé de banque, l'hôtel conserve toujours une chambre forte encore en place dans les murs sous le grand escalier d'honneur.

Pie VII se rendant au sacre de Napoléon 1er, Napoléon, la Duchesse d'Angoulême et autres célébrités historiques y séjournèrent.

Les banquiers obtiennent en 1827, la concession du canal latéral Roanne-Digoin. Ce dernier est creusé sur le bras gauche de la Loire et achevé en 1837. En 1838, on aménage le port et les rives.

Jusqu'en 1858, le port de Roanne est le deuxième port français. 250 000 bateaux (les "rambertes") transitent en provenance de Saint-Rambert. Il transportent 12 millions de tonnes de charbon, acheminés vers Orléans, Paris et l’estuaire.

Au début du XXe siècle, le port compte 600 000 tonnes de matériaux transportés : charbon, vins, huiles, tissus, briques et tuiles, etc. Son fret atteint son apogée en 1917.

L'ingénieur Léonce-Abel Mazoyer est chargé de la modernisation du port de Roanne et de sa desserte ferroviaire de 1890 à 1905. Un viaduc sur la Loire construit en treize mois est inauguré en 1858.

Roanne ayant refusé l'entrée du chemin de fer dans la ville, c'est sa voisine du Coteau qui est desservie par le chemin de fer depuis le 15 mars 1833, avec la liaison d'Andrézieux-Bouthéon, 3ème ligne de France.

Une nouvelle voie ferrée en direction de Paris par le nord et Saint-Germain-des-Fossés est achevée le 7 juin 1858. La gare construite par la compagnie du Paris Orléans, est mise en service par le P.-L.-M. à la même date.

Entre 1874 et 1918, on remblaie l'ancien lit principal et on aménage la place de la Loire avec les matériaux de démolition de la ville.

Le pont sur la Loire est pavé en 1889. Le tramway (voir sur la photo, suivi de la voiture "Buffalo") est installé en 1901. En 1909, les câbles électriques destinés à alimenter Roanne sont installés depuis l'usine de Pincourt du Coteau.

Après le tramway, et le tacot du faubourg Mulsant, les premières automobiles feront leur apparition vers 1934. Pour faire face à l'évolution de la circulation le pont a depuis été élargi.

En 1983, un nouveau pont rocade (N7) sur la Loire permet le contournement de la ville.

La prolongation de l'A89 fin 2012 mettra Lyon à moins d'une heure de Roanne et achèvera l'autoroute reliant Bordeaux à Genève via Lyon. Les travaux ont débuté le 28 juin 2008 par le creusement d'un premier tunnel souterrain de 4 kms à Violay. D'une distance de 49,5 km dont 31,5 dans la Loire, cette portion autoroutière reliera Roanne à la Tour-de-Salvagny à l'entrée de Lyon via Balbigny et Tarare, un chantier de 1,3 milliard d'euros.

La Gare SNCF est en cours de rénovations jusqu'en mars 2009. Elle sera dotée d'un espace de vente nouvelle génération au design revu et corrigé sur le modèle des gares de Saint-Étienne-Châteaucreux et de Lyon Part-Dieu. 3 300 voyageurs empruntent chaque jour 86 trains.

Depuis le 9 décembre 2007, la gare a une desserte cadencée comme l'ensemble du réseau TER Rhône-Alpes.

En 2008, le trajet Lyon-Roanne a comptabilisé 1 476 557 voyageurs (+ 29% sur 1 an).

Après avoir chargé pendant plus d'un siècle des millions de tonnes de charbon et de céramique, de sucre et de phosphate, de sable de Nemours, d'eaux minérales de Saint Galmier, de pâte à bois pour France Rayonne, de céréale et d'argile, le port cesse toute activité commerciale le 1er juin 1992. Il se reconvertit en 1993 vers le tourisme. Il est idéalement placé à moins de 5 mn à pieds des commerces du centre de la ville et géré par le Capitaine Hervé Pételet.

Avec une renommée aujourd'hui internationale, le prix d'amarrage y est un des moins chers de France. En 2002, plus de 300 bateaux de plaisance venus de toute l'Europe ont franchi l'écluse et fait escale dans la ville. Le port dispose d'une centaine d'emplacements.

À la fin du XIXe siècle, la desserte entre les différents quartiers de la ville se fait par des voitures publiques tirées par deux chevaux. Face au développement de la population, on installe trois lignes de tramway (Les Canaux-gare du Coteau, Saint-Clair - Cimetière, Carrefour - gare de Roanne). Les trams sont inaugurés le 1er janvier 1901. Il serviront jusqu'au 28 novembre 1949. Les premiers autobus font leur apparition en 1934.

La ville et la communauté d'agglomération avec le réseau de la "STAR" dispose d'un service de transports en commun très dense, géré par Veolia Transport et son directeur Patrick Charollois. Au 1er juillet 2008, le ticket à l'unité est vendu 1.15 €, le coupon mensuel à 29€ et la carte annuelle "liberté" à 15€ (sous certaines conditions).

Un pôle d'échanges (accessible aux personnes à mobilité réduite) du côté du quartier Mulsant, adossé à la gare, regroupe l'ensemble des transports urbains et interurbains ainsi que le bus assurant la desserte avec la Gare du Creusot TGV en 1H30. La gare routière abrite 9 lignes régulières (sur les communes de Balbigny, Neulise, Saint-Martin d'Estréaux, Ambierle, Renaison, La Gresle, Perreux, St-Alban-les-Eaux, St-Just-en-Cheval, St-Germain-Laval, Boën, Charlieu, Vougy, Chauffailles, Briennon) et 5 scolaires. En 2008, on estime à 18 000 le nombre d'entrées et de sorties quotidiennes sur le site du pôle d'échanges.

Marie-Hélène Riamon (1ère adjointe, finances), Jean-Philippe Madani (éducation et nouvelles technologies), Suzy Viboud (culture), Louis Gonnelli (sécurité et tranquillité publique), Pascale Vialle-Dutel (sports), Saïd Ayachi (urbanisme), Annie Fassolette (famille et petite enfance), Christian Prat (voirie, déplacements et accessibilité), Catherine Hary (jeunesse, éducation populaire et vie des quartiers), Samuel Jabrin (emploi, économie et coopération décentralisée), Françoise Pelletier-Travard (personnes agées et CCAS), Philippe Serreau (citoyenneté et vie associative), Joëlle Argot (communication interne et externe, personnel), Norbert Gipon (vie des quartiers), ces trois derniers étant également adjoints de quartier.

Christian Avocat (relations avec Grand Roanne Agglomération), Elisabeth Roche (santé et relations avec le centre de détention), Dolorès Ponramon (lutte contre les exclusions, la précarité et les discriminations), Alain Guillemant (les anciens combattants et les relations avec le Conseil Général), Emmanuel Maurin (environnement et espaces verts), Maurice Durand (service funéraire public), Chantal Bravard (embellissement de la ville), Giuliana Maestracci (habitat, logement et jumelage), Jeannine Bernay (les handicaps), Paul Paput (commerce et artisanat, Président d'ARCADIA), Hicham Mohcine (jeunesse et vie étudiante), Yoann Anselmini (la famille), Françoise Dessale (patrimoine, foncier et assurances), Yildiz Bingol (mieux vivre ensemble), Jean-Pierre Moal (commande publique, appels d'offres et commissions de sécurité).

Yves Nicolin, Jean-François Vial, Annie-Claude Souchon, Brigitte Durantet, Monique Guillermin, Christian Maisonneuve, Antoine Gerdaoui, Roland Mignard, Rose Malderieux.

La première alerte pour Yves Nicolin s'est produite aux législatives du 17 juin 2007. L'ancien maire, conserve alors de justesse son siège de député sur la 5ème circonscription de la Loire (50,67% contre 49,33%), bien que déjà devancé sur les bureaux de vote de la ville par Laure Déroche.

Aux présidentielles de 2007, Roanne s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy par 50,49% des voix contre 49,51% pour Ségolène Royal.

Grand Roanne Agglomération regroupe les communes de Roanne, Riorges, Mably, Le Coteau, Villerest, et Commelle-Vernay, soit 68 190 habitants (données du recensement 2009).

Depuis le 18 avril 2008, elle est présidée par Christian Avocat, 65 ans, ancien 1er adjoint de Jean Auroux.

La ville est subdivisée en 2 cantons, Roanne-Nord administré par le conseiller général Alain Guillemant (PS) et Roanne-Sud administré par le conseiller général Bernard Jayol (PS).

Depuis juillet 2008, pour favoriser la démocratie participative, les huit quartiers (Clermont, Mulsant, Paris, Arsenal, Le Parc, Charlieu, Bords de Loire, Centre), disposent chacun d'un "conseil de quartier" de 40 membres résidents élus pour deux ans (24 volontaires, 8 issus des listes électorales, et 8 représentants des associations, institutions et professionnels). Ils sont chacun dotés d'un budget annuel maximum de 5.000 Euros.

Le plus récent des quartiers de Roanne. Comme son nom l'indique, voit le jour avec la décision le 13 octobre 1916 d'Albert Thomas, alors sous-secrétaire d'État à l'armement, de créer à Roanne un atelier pour produire des obus et des canons lourds. Le projet et la réalisation sont confiés à l'ingénieur Charles Emile Hugoniot. Le 7 janvier 1917 les maires de Mably et des communes environnantes sont informés par le Sous-Préfet de la construction d'un futur Arsenal. Annonce mal accueillie car l'état demande de créer les infrastructures d'une ville: égouts, rues, abattoirs, tramway, écoles, police, octroi etc...André Citroën fit un court passage à Roanne (locataire au château de Mably et non pas au Château de Matel après avoir occupé la villa de la Martinière) où il supervisera avec une partie de son personnel parisien l'installation d'une chaîne de production entre juin et novembre 1918, ses usines du quai de Javel étant menacées par les Allemands. (En 1919 A.Citroën, absent de Roanne, achète et revend 6 mois plus tard le château de Mâtel) L'Arsenal compte 3 bâtiments - Somme, Verdun, Marne sur les cinq prévus. À l'armistice de 1918, l'Arsenal n'a pas atteint son objectif de production car il est encore en construction ainsi que ses cités. Il était alimenté par une importante centrale thermique, par le chemin de fer et par l'eau avec la construction d'un port, vers Bonvert. C'est à partir des années 1950 et l'extension de Roanne que le quartier de l'Arsenal va se développer par la construction de maisons et lotissements sur Mably. Les cités ouvrières situées sur les communes de Mably et de Roanne furent construites en même temps que l'établissement à partir de 1917.Celles de Mably furent remplacées par des HLM et des lotissements à partir de 1972.73 et les maisons de la cité Roanne vendues dans les années 90.

Le 1er janvier 1920 l'Arsenal met à disposition de la ville de Roanne les locaux de son école publique ouverte en octobre 1918.

En 1817, les 2 fils collaborent à l'achat à la limite du marais de terrains pour y construire de petites maisons individuelles surnommées les " Baraques" (dans le bas de l'actuelle rue Mulsant) où seront installés leurs ouvriers tisseurs. Jean-Pierre fait faillite, et Sébastien devient en 1796 maire de Mably.

En 1863, la Mairie de Roanne obtiendra l'annexion de ces terrains qui prendront officiellement le nom de faubourg Mulsant.

Le quartier voit l'arrivée des Frères Montgolfier en 1823. Ils construisent une papeterie au-dessus de la rivière du Renaison et installe au début de la rue Mulsant un entrepôt. Les papiers fabriqués par les Montgolfier ont pour emblème un phénix. C'est ce nom que Roanne donnera au dépôt qui depuis 1846 a été transformé en orphelinat par les sœurs Saint-Charles.

Le réseau des CFDL (Chemin de Fer Départementaux de la Loire) voit le jour en 1901 avec le chemin de fer de la Côte et l'ouverture de la 1ère ligne Roanne-Boën. En 1909, il relie Renaison, puis Vichy en 1910. On surnomme ce train le "Tacot": il part de "l'Octroi" situé aux Canaux au faubourg Mulsant. En 1936, la CFDL est raccordée à la gare de Roanne et le départ déplacé au 22 rue Mulsant. En 1935 la construction du pont autoroutier des Promenades Populle supprime le passage à niveau de la voie SNCF vers Lyon et Saint-Étienne. Dès 1933 apparaissent les premiers autobus. Ils marquent la disparition progressive de la CFDL.

Aujourd'hui la vie commerçante du quartier a beaucoup décliné, après l'ouverture fin 1993 à l'entrée de Riorges du centre commercial "Les Portes de Riorges" avec l'hypermarché E.Leclerc. Il reste néanmoins rythmé chaque dimanche matin par le marché de la place Victor Hugo. Les commerçants réunis dans l'association "Mulsant-Canaux" rencontrent la Mairie en juillet 2008 pour lui proposer des idées destinées à redynamiser le quartier: zone bleue, rénovation de l'habitat, espaces verts, résidences pour personnes agées.

Depuis le 7 mai 2008, le quartier est relié par une passerelle donnant entre le nouveau pôle d'échanges et la gare de Roanne.

Sa croissance récente dans l'histoire, est liée aux implantations industrielles autour du bassin de l'Oudan avec notamment les papeteries Navarre et la société "le Cuprotextile" fondée le 29.01.1925 avec la participation de l'entreprise "GILLET & Fils" fondée vers 1837 par Gillet François. La société "France-Rayonne" arrivera plus tard. En 1928, les enfants de la citée "Gillet" allaient à l'école primaire de l'Arsenal par le chemin des écoliers jusqu' à la création dans les années trente de l'école route de Charlieu. Elle marque le début du développement du quartier de Mâtel. En 1957, l'école de la Livatte ouvre ses portes, mais sommes nous encore à Mâtel??

Un ancien marécage. Le quartier se développe après 1750, quand Trudaine, un des créateur du réseau routier en France décide l'aménagement de la route entre Paris et Lyon, future Rue Nationale puis Route nationale 7.

Il se développe vers 1830, une fois installée une passerelle permettant de franchir la rivière du Renaison. Le quartier débutait rue Brison où se trouvait l'importante manufacture de quincaillerie et fabrique de boutons de Joseph et Michel Alcock. Des tanneries comme Fortier Beaulieu et Desbenoit s'installèrent le long de la rivière du Béal, affluent du Renaison. Une filature pris place en 1830 en bordure du Collège Jules Ferry: le bâtiment subsiste toujours comme centre administratif du collège.

Signalons la rue du Moulin à Vent ainsi dénommée par la présence d'un moulin construit en 1705 entre les rues de Clermont et l'impasse des Tisseurs. C'était une tour de 8 m de haut et 6,50 m de diamètre extérieur. Son emplacement figure sur un plan des propriétés de la Comtesse douairière de la Feuillade, en 1759, avec cette mention: "Où fut un moulin à vent". Il a donc depuis été démoli. Des traces du passé ne demeure aujourd'hui qu'une haie de charmille, dans le jardin du n°5 de l'impasse des Tisseurs, encore appelée aujourd'hui "la maison du moulin à vent".

Le faubourg Clermont a longtemps hébergé une population immigrée d'Afrique du Nord dans les grands ensembles HLM du Mayollet. Dans les années 1980/90 il a fait l'objet de nombreux travaux de démolition et de réhabilitation. Le quartier permet de rejoindre l'autoroute A89 en direction de Thiers et Clermont-Ferrand.

En 1957, on pose la première pierre du "Baticoop" dans le quartier du Parc des Sports. C'est ce que l'on a appelé les "cités-jardin", des logements autour d'un espace vert. C'est dans ce quartier que dans les années 1970 s'implante l'usine "Michelin".

Avec le projet de réforme 2007 de la carte judiciaire et la fermeture du Tribunal de Montbrison, le Tribunal de Grande Instance de Roanne voit sa position renforcée.

L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de ses prisons: de Mandrin qui s'évada en 1754 de la prison du château à Claude Berri qui tourna des scènes du film "Uranus" en 1989, dans les cellules désaffectées de la rue Jean Macé .

424 157 €, le budget des juridictions roannaises; 738, le nombre de jugements prononcés par le tribunal correctionnel; 299, le nombre de couples en instance de divorce ou de séparation; 197, le nombre de mineurs délinquants convoqués devant le juge des enfants; 66, le nombre de suspects mis en examen par le juge d'instruction; 21, le nombre de personnes placées en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention; 4,4 mois, le délai moyen de jugement, toutes affaires confondues du TGI de Roanne.

Selon l'hebdomadaire le Point du 5/02/2009, la commune se classe 15ème commune du département de la Loire par le taux du niveau de revenus de ses habitants (parmi les revenus supérieurs à la tranche fiscale de 97500 euros, 121 foyers fiscaux ont déclarés en moyenne en 2008, 203017 euros de revenus annuels). Au niveau national elle est la 826ème ville des contribuables les plus aisés de France .

En 2008, la ville a enregistré 3434 actes (en baisse par rapport aux années précédentes). Les divorces passent de 105 en 2005 à 68 en 2008. On compte 956 décès (6 de moins qu'en 2007). 1962 enfants (1003 garçons et 959 filles) ont vus le jour en 2008 (40 de moins qu'en 2006) et 339 actes de reconnaissances pour les enfants nés hors mariage ont été établi.

Saint-Paul, Saint-François d'Assise, Arago (professionnel).

Le Lycée Carnot dirigé par le proviseur Denis Bégard obtient en 2007, le meilleur indicateur de réussite des établissements de la Loire pour les examens avec 97 % dont 100% pour la série S .

En 2008, sur le pôle lycée Carnot-Sampaix, le taux de réussite pour le bac général est encore de 96.55%. Pour la rentrée 2008 / 2009, les effectifs attendus sont de 340 élèves au lycée Sampaix et 560 au lycée Carnot, qui lui, propose en outre 1) une filière STI (Sciences et Techniques industrielles): Productique, Systèmes motorisés et mécanique auto, électrotechnique 2) BTS conception des produits industriels, mécanque et après-vente auto 3) CAP MVA 4) BEP Conduite et services dans le transport routier 5) BEP métiers de la mode 6) BEP électrotechnique 7) BEP MPMI, MSMA, MVM 8) BAC Pro SEN, EEEC, MEI, métiers de la mode, Technicien usinage.

Le pôle Sampaix-Carnot vient de faire l'objet de travaux importants pour 58 millions d'euros.

Le lycée Jean-Puy accueille près de 1 000 élèves et 100 professeurs. En 2008, sur 319 candicats au baccalauréat, 277 ont été reçus dont 99 avec mention, soit 87% de taux de réussite. Après avoir été agrandi en 1968, le lycée Jean-Puy programme des travaux importants pour 2011 - 2012.

Depuis la rentrée 2008, la filière automobile est présente dans de nouveaux locaux au lycée Sampaix. Elle propose un CAP et un BEP (60 élèves), un BTS (27 élèves), un Bac STI (51 élèves) et à la rentrée 2009, un Bac Pro (en 3 ans).

En 2009, le Conseil Général de la Loire lance un concours d'architecte pour la restructuration du collège Jules Ferry.

La Région décide un chantier de 20 millions d'euros pour la rénovtion du Lycée Jean-Puy en 2011-2012 et une première tranche de 8 millions d'euros pour le Lycée Albert Thomas en 2012-2014.

L'Université Jean Monnet de Saint-Étienne a décentralisé une partie de ses enseignements à Roanne.

L'Université Lyon I Claude Bernard, l'école d'ingénieurs l'ISTIL est présente à Roanne depuis 1992 avec un Département Systèmes Industriels (productique) et le soutien financier de Grand Roanne Agglomération et de la CCI du Roannais.

A la rentrée 2008, l'Université Jean Monnet propose à Roanne aux titulaires d'une licence, une nouvelle formation de Master (2ans) en génie industriel, autour de la découverte et de l'apprentissage de l'utilisation des outils d'aide à la décision pour la conception et le pilotage des processus industriels.

La communauté d'agglomération va se doter en 2009 d'une agence pour le développement de l'enseignement supèrieur.

L' A.F.P.A. de Roanne emploie 35 formateurs et agents de service qui accueillent jusqu'à 200 stagiaires dans des domaines divers comme le tertiaire, l'industriel ou la restauration.

De Roanne, on connait souvent sa gastronomie et son textile...

Les commerçants sont regroupés dans l'association "Vitrines de Roanne", particulièrement active; Présidée par l'assureur Paul-Eric Dupont, elle a reçu en janvier 2008, le pannonceau d'or récompensant au niveau national les unions commerciales les plus innovantes et entreprenantes.

Dans le magazine l'Express du 18 décembre 2008, Mme le Maire s'engage à rénover les rues piétonnes, la place des Promenades Populle, la place du Marché et celle de l'Hôtel de Ville à partir de 2010.

L'industrie textile semble naitre à Roanne au début du (XIXe siècle) dans le quartier Mulsant (qui appartient alors à Riorges). Jean-Pierre Mulsant, originaire de Thizy, achète des terrains du clergé devenus biens nationaux sous la Révolution et y implante les premiers logements-ateliers nommés "baraques Mulsant". Jean-Pierre Mulsant connaissant quelques difficultés financières, son frère Sébastien reprend l'affaire sous l'Empire.

Au passage, signalons que le tissu "Vichy" popularisé dans les années 1950 par Brigitte Bardot est d'origine roannaise notammment grâce à Lucien Langénieux, technicien du tissage, inventeur et représentant la firme suisse Rüti, qui propose dès 1920 un métier automatique très performant à quatre couleurs.

Le 18 juin 2008 le groupe allemand Döring-Guhema installé à Hockenheim sauve une nouvelle fois l'entreprise qui est rebaptisée "Ultra Nova SAS". Dirigée par Mr Claude Waltz, elle produira aussi des scies bi-métal avec un effectif de 94 salariés (sur 150 auparavant et près de 600 dans les années 80).

La ville a subi une profonde crise économique dans les années 1970 lorsque l'État diminue ses activités d'armement. Dans le textile c'est aussi la crise avec le début de la concurrence étrangère à bas coûts.

En 2007, une commande ferme de 177 VBCI (sur un programme de 700) est passée par l'armée française. Les trois premiers sont livrés le 22 mai 2008, 200 autres le seront d'ici 2015. Concernant le CAESAR, Nexter Systems livre le premier exemplaire à l'école d'application de l'artillerie à Draguignan le 15 juillet 2008 ; L'Armée de Terre en recevra encore 7 en 2008, sur un total de 72 commandés en 2004. En 2009, la délégation générale pour l'armement lui commande 800 systèmes d'information terminaux pour équiper 400 VBCI. Le programme du char Leclerc s'est définitivement arrêté le 5 mars 2009.

Le site roannais dirigé par Dominique Guillet, produit en 2008 jusqu'à 10 véhicules par mois. En 2007, Nexter a réalisé un C.A. de 587 M€. En 2008 le C.A. est en retrait de 1,4% à 579 M€.

Le tissage et la bonneterie sont aussi représentés par "Carré Blanc", "Dévernois" (400 employés dans le groupe dont 150 sur le site, 46,58 M€ de C.A. en 2008 (- 4%)), "Christian Cane", "Rhodamel", "Pauporté", "Marcelle Griffon" ou "Rotkopf".

En 2008, le Tribunal de Commerce de Roanne enregistre 113 nouvelles procédures collectives contre 116 en 2007 et 121 en 2006.

La ville compte un Lions Clubs, de 32 membres, fondé par le docteur René Margotton et présidé en 2008 par Mr Bernard Demeure-Besson.

40 ha uniques en bord de Loire pour découvrir la flore et la faune, avec observatoire, affûts, sentier pédestre, 2 étangs et espace muséographique: Des films sont projetés, un espace est dédié aux expositions. On trouve un castor, des perroquets, des libellules... Le site est ouvert tout l'été.

Une autre gravière existe à Roanne, entre le canal et la Loire avec 30 ha de plan d'eau pour observer les différentes espèces d'oiseaux.

Ancien hôtel de M. de Valence de Minardière, conçu par Lavoipierre, le bâtiment est acheté en 1892 par Joseph Déchelette. Le musée est créé en 1844 par l'archéologue Joseph-Antoine-Fleury-Léonard Mulsant (frère de Sébastien et Jean-Pierre créateur à Roanne du faubourg Mulsant). Il en fut le conservateur jusqu'à sa mort en 1851. Après la mort au front de Déchelette en 1914, sa veuve le céde à la ville en 1923.

L'amateur d'art et d'histoire verra les collections archéologiques de Joseph Déchelette et ses successeurs (art et artisanat celtique et gallo-romain), d'importantes collections artistiques du XVe au XXe siècle avec bien sûr plusieurs toiles de Jean Puy, mais aussi de Maurice Tête, Maurice Aubret, Michel Degenne, etc., une exposition permanente d'art africain sous les combles réaménagés, et une autre exposition permanente consacrée à la céramique artistique contemporaine. Enfin, il verra une collection de céramiques révolutionnaires inaugurée le 23 juin 1989 par le président François Mitterrand.

On peut aussi consulter de très nombreux ouvrages et documents dans la bibliothèque attenante, créée par Déchelette lui-même.

La conservatrice actuelle est Brigitte Bourret.

Le premier conseil municipal se déroule le 27 octobre 1874 dans une salle qui deviendra plus tard la salle Charles de Gaulle. Aujourd'hui il s'y tient encore.

La fontaine place de l'hôtel de ville est l'œuvre de Charles-Louis Picaud. Elle rend hommage au maire François Populle qui avec l'aide de 20 000 paysans défendit la ville en 1814 face aux autrichiens. Cet acte de courage valut à Roanne la croix de la Légion d'Honneur sur décret de Napoléon III le 4 mai 1864.

En 1767 Jacques de Flesselles fera appel au célèbre Architecte-Urbaniste Lyonnais Jean-Antoine Morand (futur créateur du quartier des Brotteaux à Lyon) pour la construction de cette magnifique demeure, qui fut terminée en1770. L'hôtel de la sous Préfecture abrite entre autres, un salon Louis xv octogonal à la décoration classé monument historique et comportant de très belles boiseries, un plancher marqueté et à chacune des quatre portes, serrure et clé représentant les signes d'un jeu de cartes. Ce salon était utilisé jusqu'en 1981,comme bureau du sous-Préfet.

On peut y voir le buste en marbre de François Populle réalisé par Nicolas Lescornel ainsi que le couple "les pauvres gens" de Charles-Louis Picaud. Après avoir hébergé le nœud central du réseau de bus, dans les années 1970, c'est aujourd'hui un parc agréable. Le kiosque à musique est toujours présent. Le jardin dispose d'un joli parc de jeux pour enfants.

Voulue par le maire Jean Auroux, elle ouvre ses portes en 1997. Imaginée par l'architecte Jean-Louis Godivier, elle offre un lieu vaste et lumineux, pour la lecture, la découverte et l'échange. Elle met à la disposition du public plus de 120 000 documents imprimés, sonores audiovisuels et multimédia à emprunter et à consulter ainsi que des accès internet. Elle s'appuie sur des collections encyclopédiques et pluralistes et favorise l'accès aux différentes formes d'expressions culturelles.

Il remplace les cinémas "le Médian" et "le Palais des Fêtes". Ce dernier, en plus d'un cinéma, fut un dancing très fréquenté et un haut lieu du music-hall dans les années 1960/70 (Maurice Chevalier, Édith Piaf, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan... s'y sont produits), avant de devenir uniquement un cinéma en 1976.

L'histoire du cinéma à Roanne remonte à 1908, avec l'ouverture de la première salle, l'Eden, place de l'hôtel de ville. D'autres cinémas verront le jour comme le "Z", aujourd'hui remplacé par la discothèque "Le Thé Dansant", l'"Empire" rue Charles de Gaulle, où le Médian (ex-Majestic, rue A. France)récemment fermé en 2007.

Un somptueux théâtre à "l'italienne". Sur décision du maire Alexandre Raffin, il fut construit en 1884 par l'architecte Barberot et inauguré en 1885 par une représentation du "Barbier de Séville". D'une capacité de près de 560 places il offre un nouveau programme culturel chaque saison. En janvier 2009, Anne-Marie Barret est nommée à la direction du théâtre municipal.

Le "Scarabée" est un bâtiment conçu par l'architecte Alain Sarfati. Il accueille sur la commune voisine de Riorges, un grand nombre de manifestations : salons, spectacles, concerts, conventions d'entreprises, séminaires, congrès, assemblées générales.

Quelques chiffres à propos de la salle du "Scarabée": 6,600 m2 - 5.500 places - 23 millions d'euros d'investissements de la part de Grand Roanne Agglomération. La gestion et l'organisation ont été confiées à l'entreprise internationale GL Events dirigée localement par Laurence Bussière.

Le "Scarabée" est inauguré le 8 décembre 2008 par un concert de Charles Aznavour.

Sur ses 2 premiers mois d'exploitation, le Scarabée est un succès; Toutes animations confondues, il a attiré près de 58 000 personnes pour 40 000 attendues.

Le programme 2009 prévoit notamment les spectacles de Julien Clerc, "Age tendre et têtes de bois", Francis Cabrel, Patricia Kaas, Patrick Bruel, Elie Semoun, Nicolas Canteloup, Laurent Gerra, Roch Voisine, Alain Souchon.

7ème édition de ce festival en octobre 2009: Artistes, restaurateurs et métiers de la bouche, font de Roanne une des capitales nationales de la gastronomie : déjeuners et dîners-spectacles, soirées dégustations aux Halles Diderot, ateliers gastronomiques et d'œnologie… Le festival a déjà reçu les comédiens Pierre Richard et François Morel.

L'édition des 13 et 14 septembre 2008 rend un hommage à l'aviation de Antoine de Saint Exupéry à nos jours. Elle accueille la patrouille de France, ou encore les Red Arrows britanniques sous les commentaires du journaliste Bernard Chabbert.

En 1930, un bourguignon Jean-Baptiste Troisgros et son épouse Marie (Mémé Forte ! comme se plaît à l'appeler son petit-fils Michel ), reprennent face à la gare l'Hôtel des Platanes. Ils le rebaptisent à l'époque "Hôtel Moderne". Aujourd'hui "La Maison Troisgros" affiche toujours"Trois Etoiles" au Guide Michelin sans discontinuer depuis 1968 !

L'hôtel (4 étoiles) est membre de "Relais & Châteaux" depuis 1966.

En 2007, le guide américain de référence Zagat Survey (en) a élu " La Maison Troisgros" meilleur restaurant mondial.

La place devant le restaurant porte le nom de Jean Troisgros décédé en 1983. Elle est ornée d'une œuvre du sculpteur Arman et représente un empilage de fourchettes.

Michel Troisgros propose également une cuisine traditionnelle dans un autre restaurant à Roanne, "Le Central" (surnommé "l'annexe"), sur le cours de la République toujours face à la gare. Michel Troisgros exporte la cuisine de Roanne, à Iguerande avec la Colline du Colombier, à Paris, à Moscou et à Tokyo.

C'est dans cette fameuse maison et dans la région de Tarare (Rhône) que furent tournées certaines séquences du film d' Etienne Chatiliez en 1995 "Le bonheur est dans le pré" avec Michel Serrault et Eddy Mitchell.

Selon une étude de 2007 , la clinique du Renaison se classe qualitativement dans les meilleurs établissements en Région Rhône Alpes pour les opérations de prothèses de la hanche.

Le centre hospitalier, actuellement dirigé par André-Gwenaël Pors emploie en 2008, 1786 personnes - le 1er employeur de la ville - avec 210 médecins. Il regroupe toute les spécialités cliniques (médecine, cancérologie, chirurgie, gynécologie obstétrique, pédiatrie, psychiatrie...), d'une capacité de 1048 lits et dispose d'une maternité de niveau 2 . Il est, depuis 2002, en restructuration complète. Le chantier du site principal, représente 140 millions d'investissement, en site occupé, et est piloté par le cabinet d'architecture Groupe 6. Une partie du site secondaire, sera bientôt rapatrié en centre ville, avec la reconstruction du pôle de psychiatrie (mandataire: Léon Gross - Keops Architecture), et la création du centre de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle du roannais, en partenariat avec Roanne Mutuelle EOVI. Le plan stratégique du centre hospitalier se fixe des objectifs ambitieux jusqu'en 2014. Enfin, une communauté hospitalière de territoire est en cours d'élaboration avec les hôpitaux locaux et les maisons de retraite du territoire de santé roannais.

Selon le magazine l'Express, qui publie en janvier 2009 le classement des hôpitaux les plus sûrs de France, sur 223 classés de plus de 300 lits, le centre hospitalier de Roanne figure à la 173ème place.

Toujours selon cette enquête, sur 324 cliniques classées de plus de 100 lits, la clinique du Renaison se situe à la 261ème place.

La ville compte près de 15 000 licenciés, pour 165 clubs et 52 disciplines..

Le cyclisme à Roanne est représenté par le VRC (Vélo Club Roannais) et le CR4C, le club roannais des 4 chemins car, créé au carrefour des 4 routes (Réaumur, Vichy, Joanny Augé, Mulsant) aujourd'hui rond-point des Canaux au faubourg Mulsant. Le CR4C est champion de France de DN1 en 2008.

Historiquement, la première épreuve du tour de France passe une première fois à Roanne le 1er juillet 1903 lors de la 1ère étape Paris (Montgeron) - Lyon (467 kms). Le premier Roannais à s'illustrer dans la grande boucle est Joseph Normand en 1921 (23ème au classement général sur 38 coureurs).

L'équipe de rugby à XIII Le Racing Roanne est créée le 30 juin 1934. Le club est l'un des dix fondateurs de la discipline aux côtés de l'ex-quinziste international Jean Galia. La nouvelle équipe participe au premier championnat de France en 1934 en se classant 2ème. Le club remporte ses premiers titres nationaux en 1938 et 1939 contre Villeneuve-sur-Lot. Au total il a été cinq fois champion de France (1939, 1947, 1948, 1960, 1986), deux fois vainqueur de la Coupe (1938, 1962) et trois fois finaliste (1962, 1971, 1984). L'équipe doit beaucoup à l'industriel textile, Claudius Devernois, son Président durant près de 30 ans. En 2008, faute de finances suffisantes, l'équipe présidée par Bernard Vizier évolue en "Région" dans une poule comptant quatre équipes.

L'équipe de rugby à XV, l'ASR XV présidée par Vincent le Gallic accuse en 2008 un déficit conséquent de 120 000 € compensé par une subvention municipale annuelle et définitive portée à 70 000 € et une avance de 50 000 € remboursable sur cinq ans. L'ASR XV propose une école de rugby.

Le club "Mâtel-Sport-Canoë-Kayak" est implanté dans la base nautique René Captier en contre-bas de la levée de la Loire, près des jardins ouvriers du Faubourg Clermont. Il a été créé en 1948 par le comité d'entreprise de l'usine de textiles artificiels de Mâtel (disparue aujourd'hui). La section Canöé-Kayak de Roanne est l'un des plus important club de course en ligne de la région Rhône-Alpes. Le club se déplace sur toutes les compétitions inter-régionales et nationales organisées par la Fédération française de canoë-kayak. "Mâtel Sport-CK" pratique occasionnellement la descente de rivière et consacre l'essentiel de ses activités à la randonnée d'initiation sur la Loire et surtout à la "course en ligne". Cette discipline se pratique en vitesse sur 200, 500 ou 1 000 mètres, en fond sur 5 kilomètres (quatre distances communes à toutes les catégorie sauf minimes et plus jeunes) et en Marathon sur 35Km (pour les Seniors). Le club accueille les mercredi et samedi après-midi à 14h.

Le club d'aviron de Roanne Le Coteau (CAR) avec plus de 700 adhérents est le plus important des 4 associations de rameurs de la Loire.

Le club de hockey des Renards roannais a eu 30 ans en 2008.

Le Golf du Roannais , présidé par Henri Drajnudel est situé à Champlong, sur la commune limitrophe de Villerest.

Aux abords du parcours, se situe le restaurant du Château de Champlong dans une somptueuse demeure du XVI siècle. La bâtisse a appartenu à César Auguste Michelin en 1854, avant d'être cédée en 1891 à la famille de l'industriel papetier Jules Rabourdin, puis rachetée en 1993 par le chef-restaurateur Olivier Boizet. Depuis 2009, l'établissement aménagé en hôtel offre 12 chambres haut de gamme.

Le Club Athlétique du Roannais (C.A.R) est présidé par Alain Tacher. Il accueille les débutants comme les confirmés, dès 6 ans. Il possède une école d'athlétisme forte de plus de 70 enfants âgés de 6 à 12 ans, pour un total de 250 licenciés. Il fait partie du Comité d'Athlétisme de la Loire, de la Ligue d'Athlétisme Rhône-Alpes et de la FFA. Il possède un coach athlétisme et santé qui entraîne et enseigne une remise en forme pour toutes les personnes qui ne font plus ou pas de sport, de manière progressive et non compétitive. Les jeunes du CAR ont remporté pour la 3ème année consécutive le challenge estival de la Loire et pour la 2ème fois de suite, une équipe minimes s'est qualifiée parmi les 30 meilleures de France pour accéder au championnat de France de leur catégorie. Plusieurs internationaux sont sortis des rangs du club roannais comme Adeline Roche ou Paméla Baert dernièrement. Le club s'entraîne sur le stade Malleval de Roanne et au COSEC de Mably.

La Halle André Vacheresse abrite les rencontres de basket Pro A. Sa capacité devrait être porté de 3 000 à 5 000 places en mai 2011 pour un coût de 10 millions d'euros.

Roanne possède 5 stades (dont le plus important "Henri Malleval"), 8 gymnases, 1 skate-parc, 3 terrains multisports, une patinoire, un pétanquodrome couvert, un bowling privé, un centre Nautique moderne, "le Nauticum", découvrable l'été.

La municipalité en 2009 forme le projet d'un nouveau pôle sportif dans le quartier Fontalon-Saint-Clair avec notamment un nouveau terrain synthétique.

Brasserie "La Taverne Alsacienne" à Roanne.

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Source : Wikipedia