Claude Bartolone

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Posté par talos 09/03/2009 @ 12:07

Tags : claude bartolone, ps, partis politiques, politique

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Claude Bartolone

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Claude Bartolone, né le 29 juillet 1951 à Tunis (Tunisie), est un homme politique français, ancien ministre et président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Ancien ancien cadre commercial de l’industrie pharmaceutique, il est élu député en 1981 à la surprise générale à la faveur de la vague rose des législatives de 1981. Il est réélu, sans discontinuer et pour la dernière fois le 17 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis, composée du canton de Bagnolet, des Lilas, du canton de Pantin-Est et de Pantin-Ouest. Il fait partie du groupe socialiste et est le « premier lieutenant » de Laurent Fabius.

Claude Bartolone a d'abord été identifié comme un élu du Pré-Saint-Gervais, dont il a été conseiller général, maire-adjoint puis maire jusqu'à son entrée au gouvernement Jospin. La règle du non-cumul de la présidence d'exécutifs locaux alors imposée aux ministres le fait redevenir maire-adjoint, cédant son siège de maire à Gérard Cosme. Homme de consensus dans la fédération socialiste quand la conquête de la présidence du conseil général s'est vue devenir en 2004 probable aux cantonales 2008, il a annoncé sa candidature sur le canton de Pantin-Est en 2008. Elu au premier tour, il a été élu le 20 mars 2008 président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis..

A la tête du conseil général, il annonce vouloir faire entrer le département dans le XXIe siècle. Il affirme quelques priorités dont la mixité sociale, l'aide à la petite enfance, le développement économique, la protection de l'environnement et la lutte contre l'échec scolaire et les discriminations. Ses ambitions se heurtent au défi porté par une dette composée essentiellement d'emprunts dit "toxiques" qui fragilisent la santé financière du Conseil général .

Claude Bartolone, membre de l'équipe du "Pacte Présidentiel" de la campagne de Ségolène Royal lors de l'Élection présidentielle française de 2007, est également responsable d'un des principaux courants du Parti Socialiste en France, Rassembler A Gauche, pôle de la gauche socialiste et fabiusienne animé avec des personnalités telles que Alain Vidalies ou Marie-Noëlle Lienemann.

Lors du Congrès de Reims du PS en 2008, il est l'un des principaux soutiens de la candidature de Martine Aubry, nouvelle première secrétaire. En décembre 2008, il est nommé secrétaire national en charge des relations extérieures. A l'occasion de la composition du secrétariat national, il se voit reprocher par Laurent Fabius de ne pas avoir obtenu suffisamment de représentants pour son courant, ce qui affaiblit la légendaire complicité des deux hommes .

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Laurent Fabius

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Laurent Fabius, né le 20 août 1946 dans le 16e arrondissement de Paris, est un homme politique français, Premier ministre socialiste de 1984 à 1986, député de la Seine-Maritime, 1er adjoint au maire du Grand-Quevilly et président de la Communauté d'agglomération rouennaise.

Laurent Fabius est le fils d’André Fabius (décédé en 1984), antiquaire, d'une famille d'origine juive ashkénaze, et de Louise Mortimer, américaine.

Il est élève au lycée Janson-de-Sailly, Paris 16e. Après le baccalauréat, il s’inscrit en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand. Il est admis à l’École normale supérieure, où il passe l’agrégation de lettres classiques et intègre parallèlement l’Institut d’études politiques de Paris.

Lors de ses études à Sciences-Po, il est responsable de la Conférence Olivaint. Élève de l’École nationale d’administration, promotion François Rabelais (1971-1973), il sort dans les trois premiers et devient auditeur au Conseil d’État. Il est nommé maître des requêtes en 1981.

En 1970, il participe à l’émission La Tête et les jambes où il se révèle un excellent cavalier et candidat.

Remarqué par des proches de François Mitterrand, c’est peu après sa sortie de l’ENA, en 1974, qu’il adhère au Parti socialiste et rencontre François Mitterrand dont il devient le directeur de cabinet en 1979. Il travaille à ses côtés jusqu’à sa victoire de 1981 : c’est ainsi qu’il le défendra vigoureusement au congrès de Metz en avril 1979, en affirmant contre Michel Rocard que : « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ».

Parallèlement, il est élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977, puis député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly). Il pose ainsi les bases de ce qui deviendra son fief électoral.

À la suite de la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du Budget, fonction lors de laquelle il instaure l’Impôt sur les grandes fortunes, aboli en 1987 par le gouvernement de Jacques Chirac et ancêtre de l’Impôt de solidarité sur la fortune. Les œuvres d’art étant exclues de l’assiette de recouvrement de l’impôt nouvellement créé, une polémique le visant débuta : en effet, la fortune familiale de ses parents est bâtie sur le commerce des œuvres d’art. Il conteste être à l’origine de cette mesure. Selon la biographie de Jean-Gabriel Fredet, c’est Jack Lang, alors ministre de la Culture, qui aurait obtenu cette exonération, contre l’avis de Fabius. En 1983, il plaide pour une application fidèle du programme de la gauche, soutenant un flottement du franc et le protectionnisme industriel. Toutefois, il se rallie finalement au « tournant de la rigueur » voulu par Pierre Mauroy et décidé par le président pour maintenir la France dans le Système monétaire européen.

Puis à partir de 1983, il devient ministre de l’Industrie et de la Recherche, puis ministre de la Modernisation industrielle du temps où les plus importantes entreprises industrielles étaient dans le giron de l'État. Dans cette fonction, il a entrepris de profondes restructurations qui l'ont fâchées avec le Parti communiste et la CGT, surtout après sa célèbre sortie sur les « canards boiteux », mais qui lui ont acquis l'estime de nombreux dirigeants d'entreprises. Deux anciens membres de son cabinet, Louis Schweitzer et Serge Weinberg, ont depuis fait carrière dans l'industrie.

À la suite de l’échec du projet de réforme de l’éducation mise en œuvre par Alain Savary, François Mitterrand décide de changer de Premier ministre, et remplace Pierre Mauroy par Laurent Fabius le 17 juillet 1984 à ce poste. À 37 ans, il est le plus jeune Premier ministre de la République. Arrivé dans une situation de crise, il poursuit la « politique de la rigueur » afin de maîtriser la dette de l’État et l’inflation. En conséquence, le Parti communiste refuse de participer à son gouvernement.

Sur le plan diplomatique, Laurent Fabius empiète parfois sur le domaine de François Mitterrand. Ainsi, en 1985, il prend fait et cause pour la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud : il rencontre l’évêque anglican Desmond Tutu lors d’une grande réunion à Paris en mai 1985 et obtient que la France impose des sanctions au régime de Pretoria : embargo commercial, suspension de tout nouvel investissement et rappel de l’ambassadeur de France. En juillet 1985, lors d'une interview donnée au quotidien Le Matin, il se définit ainsi : « Au jeu des définitions, je dirais que je suis un socialiste moderne, pragmatique et amoureux de la liberté ».

Au cours de cette même année 1985, en décembre, il s’oppose au président qui invite le général Jaruzelski, chef de la République populaire de Pologne, alors que ce dernier réprime la contestation du syndicat Solidarność, conduit par Lech Wałęsa. Il fait part de son trouble à la tribune de l’Assemblée nationale, puis à la télévision en déclarant "Lui c'est lui, moi c'est moi", ce qui provoque le mécontentement de Mitterrand.

Enfin, il dénonce les excès du régime de Fidel Castro alors même que les proches du président (Danielle Mitterrand et Jack Lang) sont régulièrement invités par le chef de l’État cubain.

Suite à la défaite de la gauche aux législatives de 1986, il quitte Matignon le 20 mars 1986. Il retrouve son siège de député lors de ces élections. Pendant le duel télévisé avec Jacques Chirac, celui-ci le rabroue sèchement en le traitant de « roquet ». Laurent Fabius le reprend en ces termes : « Vous parlez au Premier ministre de la France ».

Il devient président de l’Assemblée nationale en 1988 après la dissolution qui suit la réélection de François Mitterrand. Il conduit la liste socialiste lors des élections européennes du 18 juin 1989 : il est élu, mais réalise un très mauvais score. Le Canard enchaîné titrera même : « Pour Fabius, c’est la pelle du 18 juin » (en référence à l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle).

Finalement, Laurent Fabius est élu premier secrétaire du Parti socialiste en janvier 1992, et le restera jusqu’au congrès du Bourget, qui suit la défaite de la gauche aux législatives de 1993. Cependant, il subit une perquisition menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, le jour même de son installation au siège du parti, le 9 janvier 1992. En octobre 1993, la défaite de la gauche aux législatives l'oblige à céder la place à Michel Rocard.

Ne pouvant se présenter lui-même à l'élection présidentielle en raison de l'affaire du sang contaminé, il se range derrière Henri Emmanuelli contre Lionel Jospin. Élu maire du Grand-Quevilly en 1995, il obtient la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée nationale la même année, poste qu’il quitte pour retrouver la présidence de l’Assemblée en 1997, suite à la victoire de la Gauche plurielle aux législatives et la nomination de Lionel Jospin au poste de Premier ministre.

Lors de cette nouvelle traversée du désert, il prend le temps de voyager et de mesurer les problèmes soulevés par la mondialisation, envisageant même de postuler au Fonds monétaire international. À l'époque, des rumeurs médiatiques annoncèrent effectivement son intention de prendre la direction de cette grande institution financière internationale. Loin de se vanter de ne pas posséder de Sicav et définitivement rallié sans arrière-pensée aux lois du marché, il s'est désormais efforcé d'incarner dans la gauche française une tendance plutôt libérale, proche des positions de Tony Blair et de Gerhard Schröder.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde du 25 août 1999, il dénonce l'emballement de la machine fiscale responsable de la fameuse « cagnotte » et pronostique : « La gauche ne court pas beaucoup de risques d'être battue par la droite, mais elle peut l'être par les impôts et par les charges ». Le 3 février 2000, dans une entretien accordé au quotidien La Tribune, il déclare : « Nous devons aussi alléger l'impôt sur le revenu, à mon avis, pour l'ensemble du barème : en bas, afin d'éviter les « trappes d'inactivité », au milieu pour réduire la charge des classes moyennes, en haut, afin d'éviter la fuite ou la démotivation des contribuables aux revenus les plus élevés » précisant le 7 mars 2000 dans un entretien accordé aux Échos : « Nous devons pour 2002 ramener les prélèvements obligatoires, qui ont considérablement gonflé, à leur niveau de 1995 ».

Non intégré dans les premiers gouvernements Jospin, il rentre en grâce suite à la démission du successeur éphémère de Dominique Strauss-Kahn, Christian Sautter, victime d’une fronde des agents de son ministère, celui de l’économie, face à un projet de réforme interne dont le but était d'établir un lien « entre les rémunérations et la manière dont les tâches sont accomplies » et qui fut considéré comme une provocation par les syndicats. C'est la période du grand remaniement ministériel où Lionel Jospin nomme dans son gouvernement les principaux « éléphants » du PS, jusque là écartés. Il est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie le 27 mars 2000. Cependant pour équilibrer politiquement sa présence, le premier ministre fait entrer au gouvernement Jean-Luc Mélenchon, Catherine Tasca, un représentant des verts Guy Hascoët et un communiste Michel Duffour.

Laurent Fabius enterre le projet de son prédécesseur et à Bercy, il met en œuvre la deuxième phase de la réforme des 35 heures, tente de poursuivre la politique de réduction de la fiscalité et de maîtrise des dépenses menée depuis 1997, prônant l'application du principe de sincérité dans les comptes de l'État à l'instar de ce qui se fait dans les entreprises, et tente une modification des pratiques de recrutement dans la fonction publique. Sa politique lui est immédiatement reprochée par ses adversaires plus à gauche, estimant qu’il sacrifie ainsi le social, ce qui renforce la critique de son libéralisme, souvent exercée à son encontre. Cependant, même si le Premier ministre donne l'impression d'écouter son ministre de l'économie en déclarant : « Je retiens donc l'idée avancée par Laurent Fabius et par quelques autres que nous devons poursuivre cette politique d'allègement des impôts. Et l'objectif que je fixe au gouvernement, c'est que d'ici à la fin de la législature nous revenions à un taux de prélèvement qui soit celui qui existait en 1995 », il refuse finalement de conditionner la baisse des impôts à celle des dépenses, et considère les cadeaux fiscaux comme des prélèvements sur les surplus dégagés par la croissance et non pas comme les vecteurs d'une réforme fiscale de fond. De plus, dans une logique d'efficacité électorale, il concentre la baisse des impôts sur les deux tranches les plus basses — les « trappes d'inactivité » évoquées par Laurent Fabius et rien pour les revenus moyens et les tranches les plus élevées — et autorise une large progression des dépenses portée par les investissements dans les hôpitaux, de nouveaux recrutements dans l'Éducation nationale et plus généralement dans toute la fonction publique, contrairement à son engagement sur le gel des effectifs dans la fonction publique.

Laurent Fabius est également le ministre du passage à l'euro, et fut partisan d'une taxation des flux de capitaux. Premier ministre de l'Économie à accepter de dialoguer avec les représentants de l'organisation anti-libérale ATTAC, il participe aussi au Forum social européen aux côtés de José Bové. En 2001, il supprima la vignette pour les véhicules particuliers.

Essayant d'amadouer les syndicats et de vaincre les réticences de la majorité plurielle, persuadée d'être reconduite aux affaires, Laurent Fabius reste en poste jusqu’à la défaite de Lionel Jospin à l’élection présidentielle d’avril-mai 2002. Quelques mois avant la nomination de ce dernier, Laurent Fabius avait pronostiqué : « Lionel Jospin aura deux haies à franchir. S'il perd les législatives, la présidentielle sera aussi perdue » et en décembre 1999 il déclara « Pour gagner, il faut un bilan, mais il faut aussi un projet ».

Lionel Jospin ayant annoncé au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril 2002, qu’il se retirait de la vie politique, Laurent Fabius est la principale tête d'affiche pour mener les élections législatives qui suivent, difficiles pour la gauche. Dès lors, il affiche ses ambitions présidentielles. C’est François Hollande qui est réélu premier secrétaire du Parti socialiste tandis que Laurent Fabius devient son second au Congrès de Dijon. Il affiche alors une ligne marquée à gauche et par le rejet du libéralisme : il estime que c’est le rejet massif du libéralisme qui explique la défaite socialiste aux élections de 2002. Il prône également ce qu’il nomme une « opposition frontale » à la droite, et exclut toute alliance future avec l’UDF qui, après la réélection de Jacques Chirac, commence à prendre son autonomie.

Au cours de l’année 2004, il se fait remarquer en devenant le plus important responsable socialiste à s’opposer au traité établissant une Constitution pour l’Europe. Dès fin 2003, il évoque son hésitation à l’égard du projet qui prend forme, évoluant ensuite d’un « non sauf si » en juin 2004 à un non définitif qu’il défend au sein du parti socialiste. Ce faisant, il déclenche une vive polémique au sein de l’ensemble des partis socialistes européens, dont la plupart sont acquis au « oui ». Par référendum interne, les militants socialistes décident toutefois le 2 décembre 2004 de soutenir le « oui » par 55 % des voix.

Contrairement à d’autres opposants au TCE au sein du parti socialiste, son courant décide néanmoins de faire campagne pour le « non ». Lors du référendum national du 29 mai 2005, le « non » l’emporte. Le « oui » est ratifié par 16 pays sur 25 (dont 14 par procédure parlementaire sans consultation de la population) et est rejeté par les 2 derniers scrutins directs en France et aux Pays-Bas, les autres scrutins directs prévus (dont celui de la Grande-Bretagne) étant alors annulés.

Son positionnement contre le Traité constitutionnel européen a fait l’objet de nombreuses critiques, particulièrement parmi les socialistes et une partie de la gauche. Il est accusé de manque de sincérité et de cohérence dans son rejet du libéralisme : celui-ci serait en contradiction avec la politique économique qu’il a menée, de 1984 à 1986 et de 2000 à 2002, qualifiée de social-libérale. Ses détracteurs voient dans cette décision une manœuvre opportuniste de positionnement en vue de la présidentielle de 2007. Selon ses partisans, elle est conforme à son évolution dès le lendemain de la défaite historique du PS le 21 avril 2002.

Le 4 juin 2005, le Conseil national vote son exclusion, ainsi que celle de ses amis ayant prône le « non », des instances du secrétariat national du PS (les autres instances étant représentées à la proportionnelle des voix du congrès et étant non touchées). Ce faisant, le Parti socialiste veut clarifier sa ligne politique, tout en prenant le risque de la division, en interne et avec son électorat.

Lors du congrès du Mans de novembre 2005, Laurent Fabius dépose une motion contre la majorité sortante, à laquelle il avait appartenu, avec le soutien de Jean-Luc Mélenchon, André Laignel, Alain Vidalies et Marie-Noëlle Lienemann. Avec le score de 21,21 %, elle arrive en troisième position derrière la motion défendue par la direction sortante (53,6 %) et celle du Nouveau Parti socialiste (23,6 %). Au congrès du Mans, il accepte de voter un texte destiné à faire la synthèse entre les motions, texte qui inclut certains de ses amendements. Il évite ainsi de faire partie d’une minorité du Parti socialiste. Il choisit cependant de ne pas réintégrer la direction du parti, laissant ce soin à d’autres membres de son courant.

Le 10 janvier 2006, Laurent Fabius se déclare candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007. Sa candidature a été officialisée le 1er octobre 2006 lors d’un discours prononcé à Fleurance en marge d’un congrès de chercheurs. Étaient en lice pour l’investiture avec lui, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. À l’issue des primaires du 16 novembre 2006, vainqueur dans son département de la Seine-Maritime, en Haute-Corse et à Mayotte, il arrive en troisième et dernière position avec 18,66 % des voix des militants et annonce dès le lendemain son soutien à Ségolène Royal, désignée candidate du Parti socialiste dès le premier tour avec 60,65 % des voix.

Pendant la campagne de 2007, alors qu'il avait auparavant durement critiqué Ségolène Royal, il a pris sa défense au moment où elle a rencontré les premières difficultés. Il démissionne du bureau national du PS en juin 2007.

Il est réélu député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime en juin 2007. Le 3 avril 2008, il prend la tête de la communauté d'agglomération de Rouen, qu'il avait déjà occupé entre 1989 et 2000, avec comme objectif de la faire évoluer en communauté urbaine.

À l’occasion de la désignation du candidat PS pour la présidentielle de 2007, de nouveaux militants, issus notamment du courant Nouveau Parti socialiste se rallient à Laurent Fabius, comme le groupe Nouvelle Gauche de Benoît Hamon et une partie des anciens soutiens d’Arnaud Montebourg. Ces rapprochements se concrétiseront ultérieurement dans l'initiative des "Reconstructeurs" puis de la motion D du Congrès de Reims, dont la première signataire Martine Aubry est élue première secrétaire : les fabiusiens se retrouvent, pour la première fois depuis des années, dans l'axe central de la majorité. A l'occasion de la composition du secrétariat national, il reproche à Claude Bartolone de ne pas avoir obtenu suffisamment de représentants pour son courant, ce qui affaiblit la réputation de complicité entre les deux hommes.

Au sein du Parti socialiste, Laurent Fabius dispose d'un courant et de nombreux soutiens attachés à sa personne. Les proches de Laurent Fabius ou ceux partageant ses idées politiques sont appelés « fabiusiens » ; ses principaux « lieutenants » sont Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis et Alain Claeys, député de la Vienne.

Historiquement, les fabiusiens se sont opposés aux « rocardiens », puis aux « jospinistes », et plus récemment aux « hollandais » et encore plus récemment à Ségolène Royal.

Lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005, le courant des fabiusiens a défendu le « non », malgré le vote des militants du PS en faveur de ce texte. Des fabiusiens comme Jack Lang ont à cette occasion rompu avec Laurent Fabius.

Les fabiusiens et les proches de Jean-Christophe Cambadélis sont les initiateurs de l'initiative des "Reconstructeurs" qui fédérera des courants épars, caricaturés d'abord comme « l'alliance de la carpe et du lapin », mais qui trouveront une cohérence aboutissant à la la motion D du Congrès de Reims, dont la première signataire Martine Aubry est élue première secrétaire , replaçant les fabiusiens dans l'axe central de la majorité.

Il est membre de la Commission trilatérale depuis 1998, du club Le Siècle, et participe, en 1994, à la réunion du groupe Bilderberg. Il a été élu administrateur de l'Institut François-Mitterrand.

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Seine-Saint-Denis

Localisation de la Seine-Saint-Denis

Le département de la Seine-Saint-Denis (93) est un département français situé au nord-est de l'agglomération parisienne, dans la région Île-de-France. Il a été crée le 1er janvier 1968 et regroupe vingt-quatre communes de l'ancienne Seine et seize communes de l'ancienne Seine-et-Oise. Sa préfecture est Bobigny.

D'une superficie de 236 km², la Seine-Saint-Denis regroupait 1 382 861 habitants au dernier recensement de 1999. En 2006, avec une population estimée à 1 503 536 habitants, c'est le sixième département français le plus peuplé. Avec une densité de 6 371 hab/km², c'est le troisième plus densément peuplé de France.

Les habitants de la Seine-Saint-Denis sont les Séquano-Dionysiens.

Le département de la Seine-Saint-Denis a été créé le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, par le décret d'application du 25 février 1965, à partir de la partie nord-est de l'ancien département de la Seine (24 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (16 communes).

Il hérite du code postal « 93 », autrefois dévolu au département de Constantine.

La création du département, qui répondait à l'origine à la disparition des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, et à la dissolution du District de Paris, a été motivée par le souhait plus ou moins implicite du pouvoir politique de l'époque de cantonner dans un espace déterminé ce qui pouvait constituer un obstacle majeur à la mise en œuvre de la politique gaulliste, c'est à dire la présence du Parti communiste français. En effet, celui-ci, grâce à son influence dans les communes de la ceinture rouge de la petite couronne où il s'était implanté dès les élections municipales de 1935, avait réussi à plusieurs reprises à exercer la présidence du Conseil général de la Seine.

La Seine-Saint-Denis était, quelque part, comme la concession tacite d'un territoire donné à la principale force politique d'opposition de l'époque.

Par voie de conséquence, elle permettait d'envisager que les deux autres départements constitués dans la proche banlieue (Hauts-de-Seine et Val-de-Marne) échapperaient à l'influence de cette même force d'opposition, tout en bénéficiant des programmes les plus déterminants d'aménagement urbain (La Défense pour les Hauts-de-Seine notamment, ou encore le secteur de la Ville Nouvelle de Créteil).

Cependant, comme pour les deux autres départements de la petite couronne, le subtil découpage territorial était organisé de telle sorte que ce qui avait constitué pour l'essentiel la ceinture rouge depuis l'époque du Front populaire (les anciennes communes du département de la Seine) soit « tempéré » par adjonction de communes issues de la Seine-et-Oise, réputées à priori moins portées à choisir des élus de gauche, et surtout communistes, pour les représenter.

Illustre notamment cette situation le choix délibéré et parfaitement arbitraire de la ville sous-préfecture, issue de Seine-et-Oise, la petite ville bourgeoise, créée de toutes pièces sous le Second Empire, Le Raincy.

Au regard de sa sociologie, de la réalité de ses activités économiques, Le Raincy était (et demeure) parfaitement atypique dans le département.

De même, alors que Saint-Denis était sous-préfecture de l'ancien département de la Seine, et aurait pu voir confirmer cette fonction, c'est Bobigny, placée au centre du département, qui fut finalement désignée ville Préfecture, alors qu'elle n'était, au début des années 1960, qu'une ville moyenne à vocation industrielle et à l'habitat souvent marqué par l'insalubrité et la précarité.

Les questions de l'aménagement urbain et de l'évolution économique ont constitué la trame de l'histoire séquano dionysienne depuis la création du Département.

Toutes les villes de l'ancien département de la Seine ont été confrontées, dans les années 1960 et 1970, à la nécessité de lutter contre l'habitat insalubre, les bidonvilles et les logements indignes et toutes ont mené, à des degrés divers, des politiques ambitieuses de réalisation de programmes locatifs sociaux, par la constitution d'un parc social très important dont la qualité de vie était réelle à l'époque de sa mise en oeuvre.

Ceci dit, la maîtrise de ce développement urbain n'a pas été totalement dévolue à l'origine aux collectivités locales, et l'existence de l'Office Interdépartemental de la Région Parisienne ( organisme HLM contrôlé par la Préfecture de Région et la Ville de Paris ) a motivé que certaines réalisations, décriées par la suite, aient été faites sans contrôle réel des collectivités locales.

C'est notamment le cas des ensembles immobiliers des 4000 de la Courneuve ou du Clos Saint Lazare à Stains.

Cette maîtrise urbaine a également été nettement moins forte dans les communes issues de l'ancien département de Seine-et-Oise, où la grande majorité des programmes d'habitat social réalisés l'ont été soit sous la responsabilité de l'OIRP, soit sous celle de sociétés HLM privées, issues notamment de la Caisse des Dépôts et Consignations, ou filiales des organismes collecteurs du 1 % logement.

C'est notamment le cas des ensembles des 3000 logements à Aulnay sous Bois ou de celui des Beaudottes à Sevran.

Enfin, dans certains cas, le choix de la réalisation de grandes copropriétés a été validé en lieu et place de la réalisation de logements locatifs sociaux.

C'est notamment le cas de l'ensemble des Bosquets sur Clichy Montfermeil, qui a constitué, sur la durée, l'un des quartiers les plus difficiles du département, dans le cadre de la politique de la ville.

Mais elles ont aussi été confrontées à la désindustrialisation progressive de l'ensemble de la région Parisienne, et singulièrement de la proche banlieue, notamment parce que le pouvoir gaulliste ( et le pouvoir pompidolien après lui ) favorisait l'implantation d'entreprises de production dans le cadre de l'aménagement du territoire dans les autres régions de France, y compris celles n'ayant que peu de tradition industrielle.

Cette situation a fait de la Seine-Saint-Denis l'un des départements les plus touchés par le phénomène des friches industrielles, et l'un de ceux les plus précocément et les plus lourdement frappés par le chômage.

Ce processus a notamment affecté des communes comme Saint Denis, Saint Ouen, Aubervilliers, Pantin, Montreuil sous Bois, La Courneuve ou encore le Bourget, Drancy ou Bobigny, toutes villes de riche et importante tradition industrielle, notamment dans l'ensemble des activités liées à la métallurgie, toutes villes frappées par les réductions massives d'effectifs, les fermetures d'entreprises et les délocalisations d'activité.

L'activité économique ( cf. ci dessous ) a connu des évolutions ultérieures importantes, notamment de par la réalisation et le développement de la zone de l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle mais aussi par la relance des activités sur les anciennes communes à vocation industrielle.

Ainsi, l'autoroute du Nord a t elle constitué, pendant de longues années, une véritable blessure ouverte dans le paysage urbain, notamment à la Plaine Saint-Denis, mais plus généralement entre Saint-Denis et jusqu'à Garonor, morcelant les quartiers et les villes et générant une paupérisation progressive des riverains.

De même, le département est, de longue date, l'objet de luttes importantes en matière de transport public, dont la moindre preuve n'est pas la difficulté de réaliser les infrastructures de transport en commun prévues au Schéma directeur de la région Île-de-France, malgré des inscriptions financières dans les divers Contrat de projets État-région.

Pour autant, le département a été le premier d'Île-de-France à se doter d'un tramway, le  , qui favorise, depuis 1992 les liaisons entre banlieues, entre Bobigny et la Courneuve dans un premier temps, parcours étendu vers la gare de Saint-Denis à l'Ouest ensuite, puis vers celle de Noisy-le-Sec à l'Est.

Le Département attend des prochaines années qu'elles soient marquées par la poursuite de l'extension de ce réseau, vers Asnières - Gennevilliers - Les Courtilles puis Nanterre - La Boule et Rueil-Malmaison à l'Ouest et vers Montreuil et Val de Fontenay vers le sud-est.

Il attend également la prolongation de la ligne 12 du métro parisien vers la Plaine Saint-Denis et la mairie d'Aubervilliers et l'ouverture de la Tangentielle Nord, entre Sartrouville et Bobigny, par réutilisation de la voie ferrée de Grande Ceinture aujourd'hui dévolue au seul trafic de marchandises.

La Seine-Saint-Denis est située au nord-est de Paris. Sa superficie est de 236 km², ce qui en fait l'un des plus petits départements français. La Seine-Saint-Denis forme avec les deux autres petits départements touchant Paris (les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne) l'agglomération parisienne, c'est-à-dire la proche banlieue parisienne.

Elle est située dans le Bassin parisien et comprend une part importante du Pays de France. Le département est essentiellement constitué par une plaine structurée par les larges vallées de la Seine et de la Marne et par un relief de buttes-témoins, avec le Plateau d'Avron et la colline de Belleville - Ménilmontant, culminant à 130 m. de hauteur, qui matérialisent l'extrémité du plateau de la Brie, ou l'extrémité du massif de l'Aulnoye. Ils sont séparés par les dépressions de Gagny et de Rosny-sous-Bois, qui matérialise un ancien lit de la Marne. Au nord du département se trouve la Butte-Pinson, qui annonce les premiers contreforts du plateau de Montmorency.

Le Département est limité à l'ouest par la Seine, à la hauteur de la Boucle de Gennevilliers, et, à l'ouest, par son affluent, la Marne. Deux canaux construits au début du XIXe siècle par la Ville de Paris l'irriguent également, le Canal de l'Ourcq et le Canal Saint-Denis.

La géologie du département est celle, sédimentaire, du Bassin parisien. Une succession d'horizons argilo-marneux s'intercalent dans des formations gypseuses, qui ont lointemps été exploitées dans des carrières de pierre à plâtre à ciel ouvert ou en galerie.

Le département fait partie de l'agglomération parisienne et bénéficie de son important réseau d'infrastructures de transport routier, avec notamment les autoroutes A1 et A4, ainsi que le Boulevard périphérique de Paris. S'y rajoutent les autoroutes urbaines maillant le territoire que sont les A3, A86, A103 et A104.

Il est également traversé par d'importants faisceaux ferroviaires, avec notamment les lignes Paris - Lille, Paris - Strasbourg et Paris - Mulhouse, ainsi que par la Ligne de Grande Ceinture. Sauf cette dernière, dévolue au trafic de marchandise, les autres lignes accueillent des services TGV, grande ligne, Transilien et RER. Le département accueille la première ligne de tramway moderne en Île-de-France, le le  , ouvert en 1992, et plusieurs projets sont actuellement en cours d'étude. Certaines extrémités du Métro de Paris desservent également des communes de la Seine-Saint-Denis.

La Seine et les canaux permettent permettent également le transport fluvial. Il n'existe toutefois pas de port important en Seine-Saint-Denis, le port de Gennevilliers étant situé dans les Hauts-de-Seine, sur la rive opposée d'Épinay sur Seine.

Le département dispose du système aéroportuaire parisien géré par Aéroports de Paris, et accueille l'Aéroport du Bourget, réservé à l'aviation d'affaire, ainsi qu'une partie de l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Le département comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Sa localisation au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec +4,7°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +20°C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25°C est de 43, dont 9 au-delà de 30°C. Au Bourget, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.

Malgré un taux de chômage élevé (10,7 en août 2007 ), dû en partie à un niveau d'éducation plus faible que dans les départements voisins, à la crise industrielle des années 1970 et, de plus en plus, aux discriminations dont sont victimes les jeunes résidents, le « 93 » est un département dynamique, bien que ses domaines d'excellence soient parfois méconnus. Chaque année, plus de 8 000 entreprises sont créées dans le département (source: APCE 2006).

La première implantation industrielle du département est l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-bois, mais le premier employeur sera dès 2009 la BNP, signe de l'évolution du territoire.

Le département est aussi en position de force dans le domaine du commerce textile, des services à l'industrie aéronautique et aéroportuaire, des biotechnologies, des matériels de transport , des éco-industries et des industries de l'image, du cinéma et la télévision.

La Seine-Saint-Denis est aussi un territoire qui concentre beaucoup d'entreprises du secteur du multimedia : Ubisoft, HEOPS atelier, Moviken, Neko Entertainment... La Seine-Saint-Denis est le premier département français à s'implanter sur Second Life.

Cet essor de la filière est accompagné depuis juillet 2005 par la mise en place du pôle de compétitivité « Cap Digital » qui comprend les domaines de l’Image, du Multimédia et Vie Numérique. Il associe les pouvoirs publics, les laboratoires de recherche et les entreprises afin de développer des zones d’excellence. Actuellement, 30 entreprises internationales (EADS, Thales, Siemens, Thomson, Ubi Soft, Alcatel, INA, Fujitsu…), 200 PME, 30 universités et écoles d’ingénieurs, 50 laboratoires de recherche sont impliqués dans ce projet.

Pour autant, les évolutions les plus récentes affectent d'autres champs d'activité que les activités industrielles historiques du département.

Ainsi en est-il de l'implantation du groupe d'assurances Generali, comptant plus de 4 000 salariés sur son nouveau site de la Plaine Saint-Denis, de celle des services d'EDF dans le quartier Pleyel ou encore le projet de Cité du cinéma de Luc Besson. Malgré la crise financière de 2008, plusieurs programmes immobiliers ont continué de trouver preneur vers Saint-Denis, Villepinte et promité du Bourget, le territoire proposant des immeubles neufs et de qualité à un coût moindre que l'ouest parisien.

Dans un autre ordre d'idées, le Ministère de l'Economie et des Finances entend implanter des services plus conséquents sur le site de Noisy le Grand, tandis que le groupe Air France a choisi de s'implanter à Tremblay en France.

Le département est l'un de ceux qui ont, ces dernières années, vu s'accroître de manière plus sensible qu'ailleurs le nombre des entreprises implantées ou créées et celui des emplois du secteur marchand.

L'augmentation annuelle de l'emploi privé est ainsi cinq fois plus importante dans le département qu'elle ne peut l'être dans les Hauts de Seine.

De ce fait, le département, qui reste sensiblement plus marqué par le chômage (9,8 % au 4e trimestre 2007 - 64 385 demandeurs d'emploi rencensés par l'ANPE en mai 2008) que les autres départements franciliens (6,9 % au 4e trimestre 2007), voit celui-ci baisser de 10,6 % en un an.

Le PIB de la Seine-Saint-Denis s'élève en 2000 à 32,350 milliards d'euros, ce qui fait du Département le 6e département français pour la richesse produite, même si le PIB par habitant ( 23 305 € par tête ) situe la Seine St Denis à la 19e place de ce point de vue (cf. Liste des départements français classés par produit intérieur brut par habitant). De même, en rapportant ce PIB à chaque emploi, on constate que le département se situe au 6e rang national, avec une productivité moyenne d'ailleurs supérieure à la moyenne nationale.

En décembre 2008, le département se dote d'une unique agence pour le développement économique, Seine-Saint-Denis Avenir, dont Claude Bartolone préside le Conseil d'orientation et de surveillance, et fusionne ses deux sociétés d'économie mixte pour renforcer et rationnaliser son action dans le développement économique, alors que le département, déjà au 5erang des départements par le PNB, à l'avantage d'une population jeune et multilingue et propose un immobilier d'entreprise abordable et moderne..

La Seine-Saint-Denis est l'un des départements français comptant le plus d'immigrés, ou de personnes issues de l'immigration. La mortalité infantile y est la plus élevée de France métropolitaine (5,4 pour 1 000) (taux moyen 2001-2003).Pour comparaison en Ile de France elle est de 4,2.

Cette immigration est d'ailleurs particulièrement ancienne et participe de l'identité départementale.

En effet, dès le développement industriel de la seconde moitié du XIXe siècle, les communes de l'actuelle Seine-Saint-Denis accueillent des populations de travailleurs issus de l'immigration.

Cela commence notamment par des immigrés d'origine Belge ou Espagnole, notamment dans les métiers difficiles du bâtiment ou encore de la chimie ( colorants par exemple ), les verreries ou encore la teinturerie et la mégisserie.

Dès la fin des années 1880 - 1890, une ville comme Saint-Denis accueille aussi des immigrants venus d'Afrique du Nord.

Ce mouvement accompagne, faut il le souligner, l'arrivée massive d'immigrés de l'intérieur (Bretons, Limousins, Auvergnats, Flamands, Lorrains, Hainuyers ou Alsaciens) venus travailler dans les industries parisiennes.

L'ensemble des grandes vagues d'immigration, notamment après chacune des guerres mondiales, s'est manifesté en Seine-Saint-Denis : Espagnols et Italiens entre 1920 et 1940; Nord Africains après la Seconde Guerre Mondiale, Portugais et encore plus récemment Chinois, Turcs ou Africains des pays situés au Sud du Sahara.

Dans les plus grandes villes du département, il n'est pas rare de rencontrer des personnes originaires de plusieurs dizaines de pays, sinon même de plus de cent pays différents.

Cette diversité d'origine est aujourd'hui entrée dans une nouvelle phase, faisant notamment de la population séquano-dionysienne l'une des plus métissées du pays.

Les données du recensement général de la population 1999 sont les suivantes : le département compte un peu moins de 1 383 000 habitants, dont près de 260 000 sont de nationalité étrangère (dont plus de 40 000 nés en France ) et plus de 126 000 des Français par acquisition, représentatifs de ce qu'il est convenu d'appeler la seconde génération.

D'ailleurs, le département compte, entre autres spécificités, près de 40 000 habitants nés Français à l'étranger ainsi que plus de 42 000 Domiens d'origine, chiffre sans équivalent en France métropolitaine.

En effet, Paris ne compte par exemple qu'un peu plus de 27 000 Domiens et les Hauts de Seine, département de population comparable, moins de 22 000.

Les données des recensements réalisés depuis 1999 devraient se traduire par un accroissement du nombre des résidents français d'origine étrangère, et une contraction de l'effectif des personnes de nationalité étrangère.

Une population, faut il le souligner, de plus en plus formée, prolongeant de plus en plus ses études, et qui constitue l'un des potentiels de développement futur du département, et du pays en général.

En effet, sur les 191 730 jeunes âgés de 15 à 24 ans résidant en 1999 dans le département, 123 448 étaient encore scolarisés tandis que 23 694 avaient terminé leur scolarité en obtenant un diplôme au moins équivalent au baccalauréat de l'enseignement secondaire.

A contrario, le département comptait également 18 529 jeunes dépourvus de diplôme ou de niveau certificat d'études primaires, soit environ 10 % de la tranche d'âge. Cette situation est cependant en évolution sensible puisque ces faibles niveaux de formation initiale touchaient, en 1999, le quart des Séquano-Dionysiens âgés de 30 à 39 ans et plus de 45 % de ceux âgés de 40 à 59 ans.

Mais ces jeunes sans qualification sont particulièrement soumis aux aléas de la vie professionnelle et rencontrent des difficultés grandissantes d'insertion sociale et professionnelle.

Le revenu moyen des ménages s'élève selon l'INSEE en 2004 à 15 175 €/an, alors que la moyenne nationale s'élève à 15 027 €/an. Cependant le département de la Seine-Saint-Denis marquent une disparitée criante des niveaux de vies selon villes habitées. Ainsi la circonscription de Saint-Denis est la plus défavorisée, la quasi totalité des villes s'y trouvant cumulant des obstacles en matière sociale (chômage, taux de logement sociaux trés élevés, revenus des ménages faibles...). Ainsi, en 1999, alors que le taux de chômage était de 12.9 % en moyenne pour les communes françaises la circonscription de Saint-Denis affichait 21.5 % et la circonscription du Raincy approximativement deux fois moins. Le revenus des ménages variaient alors entre les deux circonscriptions, en 2004, respectivement de 11 500 € à 17 820 €.

Les inégalités sont également visibles entre les villes. De fait, la ville de Clichy-sous-Bois est limitrophe à la ville du Raincy alors qu'elle sont particulièrement opposée ; les ménages du Raincy ayant des revenus plus élevés que ceux de Levallois-Perret et de Saint-Maur-des-Fossés.

D'une manière générale le département reste légèrement moins favorisé que la moyenne Française mais tend à s'en rapprocher,il n'apparraît cependant pas mériter totalement sa mauvaise réputation bien qu'il conserve de nombreuses faiblesses (niveau d'études, sécurité dans certaines communes, faible prix immobilier).

Selon le recensement de 1999, le département compte 580 479 logements, soit 11,5 % du parc francilien sur 2 % du territoire régional. Le logement social, dont les premières HBM datent de la fin du XIXe siècle est fortement représenté dans le département, avec 200 000 HLM, soit 18 % du parc régional. Ce parc est principalement regroupé dans les communes limitrophes de Paris.

Malgré ce parc important, et compte tenu de l'insuffisance de l'offre dans d'autres départements franciliens, 57 000 demandes de logement social sont enregistrées dans le département, ce qui implique de grandes difficultés d'attribution. D'autre part, le logement privé ancien est parfois fort dégradé: 140 arrêtés d'insalubrité ont pris en 2007; pour les seules six villes de Romainville, Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen, Pantin et Montreuil, 1255 logements sont considérés comme à démolir et 2921 à réhabiliter. En 2005, le nombre d'immeubles insalubres était estimé à 1 500 et le nombre de logements concernés entre 4 000 et 10 000. En 1999, la seule Plaine commune recensait 6 700 logements indécents dont 2 500 insalubres. Malgré les efforts entrepris, en particulier par les six villes citées qui ont passé un contrat en ce sens avec l'État, leur éradication est relativement lente en raison de la complexité juridique des opérations et du nombre important (54 000) de demandeurs de logement social qui complique parfois le relogement des occupants.

Le parc HLM, pourtant relativement récent, est également marqué par d'importants dysfonctionnements, ce qui fait de la Seine-Saint-Denis le département français où l'ANRU finance le plus d'actions de renouvellement urbain. Plaine Commune a ainsi signé un contrat territorial de renouvellement urbain qui concerne le tiers de ses logements, qu'il s'agisse d'HLM dégradées, de copropriétés en difficulté où d'habitat indigne. Globalement, 40 % du département est concerné par la géographie prioritaire de la politique de la ville. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bidonvilles parsemaient le département. Suite à l'appel de l'Abbé Pierre en 1954 et la relance du logement, ceux-ci ont été globalement éradiqués vers 1974.

Le SDRIF, révisé en 1994 sous la responsabilité de l'Etat, est le schéma directeur de la Région d' Île-de-France. Ce document planifie l'évolution de l'organisation urbaine dans les vingt prochaines années, et prévoit les équipements publics nécessaires pendant cette durée. C'est dans le cadre du SDRIF que le nord et l'est de la région ont été développés : l'édification du Stade de France, le renouveau de la Plaine Saint-Denis, le développement de la zone de Roissy et de Marne-la-Vallée.

Le SDRIF est en cours de révision, et ses nouvelles orientations seront validées lorsque le conflit qui oppose la Région et l'État aura été résolu.

A ces établissements de soin public, il faut rajouter les cliniques privées, telles que le Centre cardiologique du nord, à Saint-Denis, l' Hôpital privé du Vert-Galant à Tremblay-en-France, la Clinique des Presles, à Épinay-sur-Seine ou la Clinique de l'Estrée, à Stains et l' Hôpital européen de la ROSERAIE à Aubervilliers.

De même, le pôle de santé publique de la Plaine Saint-Denis regroupe des agences majeures du Ministère de la Santé.

Néanmoins, il faut remarquer un sous-équipement global du département en terme d'offre de soins, notamment libérale : un nombre de médecins spécialistes ou généralistes, de professionnels paramédicaux sensiblement inférieur à la moyenne régionale, sans doute lié à la forte précarité d'une part importante de la population séquano-dionysienne, et à son faible pouvoir d'achat.

De ce fait, un nombre significatif de communes ont fait le choix ancien de proposer une offre publique de soins de proximité, avec des dispensaires et des centres de santé fortement fréquentés par les habitants.

La Croix-Rouge française a décidé en 2006 de fermer trois de ses équipements, les dispensaires de Drancy, du Blanc-Mesnil et du centre Blumenthal d'Épinay-sur-Seine. Dans le cas du Blanc-Mesnil, cette annonce a été fortement critiqué, car le dispensaire se situait au nord de la ville, au cœur du grand ensemble des Tilleuls, qui fait parties des 100 Zones Franches du pays. De plus, selon une étude de la D.R.E.S.S, le nord du Blanc-Mesnil, qui comporte un bassin de prés de 20.000 Habitants, essentiellement locataire H.L.M, est la zones la moins médicalisés, et la moins bien loties en spécialistes de la région.

Le département est riche d'une vie culturelle et associative importante. Associations artistiques, collectifs cityens mais aussi réseaux de solidarités du secteur de l'Economie social, le département compte quatre Systèmes d'Echanges Locaux, un grand nombre d'associations de quartiers... Les liens ci-dessous offrent quelques exemples.

Compagnie indépendante de théâtre installée à Drancy depuis 1991 et dirigée par Mohamed Rouabhi, acteur, auteur, metteur en scène et personnalité de la Seine-Saint-Denis engagée tant dans le choix de ses thèmes (la Palestine, le 17 octobre 1961, le combat des Noirs Américains dans les années 1960) que dans ses prises de positions personnelles (conflit des intermittents, défense des travailleurs étrangers, des sans-papiers). Avec à son actif une quinzaine de créations théâtrales dans le département, en France et à l'étranger (Brésil, Palestine, Italie, Sénégal, Nouvelle-Calédonie...), la compagnie développe parallèlement des ateliers d'écriture en direction de populations en grande difficulté, en milieu carcéral, etc.

Génération Nouvelles Technologies Multimédia milite pour la liberté d'expression écrite, vidéo, sonore et lutte contre l'exclusion numérique. L'association permet aux habitants de s'initier aux outils informatiques et multimédias par le biais d'ateliers, de formations et à l'accès au web.

Plaine Page a été mis en œuvre par les habitants du quartier et avec le soutien de l'association « Les conteurs de la plaine » et l'association GNTM.

Mise à disposition d'un espace internet pour susciter un débat entre les associations dionysiennes.

Faire de Saint-Denis un pôle artistique et culturel qui rayonne largement au-delà de ses murs.

Plaine Evolution est un projet global, un portail d'informations des NTIC sur la Plaine. Il est ouvert aux débats et permet une gestion de projets entre les membres.

Pour autant, le Département trouve d'autres traductions de la diversité de son activité culturelle.

Ainsi, le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis est centre dramatique national, tout comme le Théâtre de la Commune à Aubervilliers ou la MC 93 à Bobigny tandis que Montreuil sous Bois est lieu de formation théâtrale.

Le département comporte également un réseau de salles municipales de cinéma d'art et d'essai qui, à leur création, ont pallié la quasi disparition des salles commerciales banales.

Au demeurant, les groupes UGC et MK2 s'opposent depuis plusieurs mois à l'extension de l'une de ces salles, le Méliès de Montreuil sous Bois, malgré la nécessaire complémentarité des réseaux.

Par ailleurs, plusieurs festivals artistiques importants sont organisés chaque année dans le département : Festival de Saint-Denis ( musique classique et chorale, musiques du monde ), Festival Banlieues Bleues ( jazz ), Festival Banlieues du Monde ( musiques du monde ), Biennale de la Danse à Bagnolet.

Le spectacle vivant est aussi présent par les arts du cirque : cirque Zingaro à Aubervilliers, Académie Fratellini à Saint-Denis ou la danse, Saint Denis accueillant la compagnie de Philippe Decouflé.

Le patrimoine muséal et monumental du département est loin d'être négligeable et particulièrement varié ; Musée de Saint Denis, Musée de l'Automobile à Pantin, Musée Christofle à Saint Denis, Château de Saint Ouen, Musée d'Histoire Vivante de Montreuil ; Basilique de Saint Denis, Eglise Notre Dame des Vertus d'Aubervilliers, entre autres monuments classés.

Ce mouvement trouve par ailleurs une illustration nouvelle dans le cadre du développement de l'agglomération de Plaine Commune avec l'installation du CNAM, et celle à venir de la Maison des sciences de l'homme et de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

Par ailleurs, par restructuration de l'établissement public qui les gère, les Archives Nationales vont bientôt s'installer dans de nouveaux locaux situés à proximité de l'Université Paris VIII.

Le développement des formations supérieures touche également les établissements secondaires où croissent le nombre des classes préparatoires aux grandes écoles et le nombre des étudiants les fréquentant.

On notera aussi que l'IEP de Paris a signé une convention de formation avec plusieurs lycées du département en vue de permettre l'inscription dans cet établissement des élèves issus de ces lycées.

Toutefois,compte tenu de la situation sociale de nombre de familles, une part importante de ses écoles, collèges et lycées sont classés en Zone d'éducation prioritaire.

Le département accueille depuis 1998 le Stade de France à la Plaine Saint-Denis à Saint-Denis.

La Seine-Saint-Denis compte également plusieurs clubs sportifs de haut-niveau comme Tremblay en France Handball qui évolue en première division de handball mais également le Hockey Club de Neuilly sur Marne, qui évolue en Ligue Magnus depuis septembre 2008.

Elle abrite également plusieurs clubs de football au niveau amateur (CFA) comme le Red Star, Noisy-le-Sec et Villemonble. Le premier club vainqueur de la Coupe de France fut l'Olympique de Pantin en 1918.

La Seine-Saint-Denis a également des équipes echiquéennes dans le haut-niveau National comme le Cavalier Bleu de Drancy ou Noisy le Grand qui évoluent respectivement dans le Top 16 et la Nationale I. Le club de Villepinte évolue en deuxième division jeunes.

Depuis quelques années, le Conseil général de Seine-Saint-Denis édite un mensuel « Seine-Saint-Denis Magazine » .

Le quotidien Le Parisien, dont le siège est par ailleurs situé à Saint-Ouen a parmi ses éditions départementales une édition consacrée à la Seine-Saint-Denis. Le quotidien L'Humanité est lui implanté dans à Saint-Denis.

Parc de la poudrerie, parc historique, ancien lieu de la première poudrerie en Europe.

La Seine-Saint-Denis est l'un des départements constituant la Ceinture Rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore la préfecture et plusieurs grandes mairies du département (Saint-Denis, Bobigny, Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve...). Après y avoir disposé de la majorité absolue de 1967 à 2001, le PCF a détenu la présidence du Conseil général de la Seine-Saint-Denis jusqu'en mars 2008, avec des personnalités comme Georges Valbon.

La Seine-Saint-Denis vote très majoritairement à gauche depuis fort longtemps, avec, cependant, quelques différences de comportements électoraux entre les communes issues de l'ancien département de la Seine et celles issues de l'ancienne Seine-et-Oise. La droite dispose de quelques bastions anciens dans l'est du département comme Le Raincy ou Montfermeil. Le PS a longtemps dû se contenter de quelques bastions comme Bondy, Le Pré-Saint-Gervais et Epinay-sur-Seine, ville qui vite François Mitterrand prendre la tête du parti en 1971.

En 1968, année où le parti gaulliste UNR avait obtenu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, il n'avait pu obtenir que 2 des 9 sièges de député du département, les 7 autres restant acquis au PCF.

Lors des élections municipales de 1977, la gauche obtint un résultat jamais atteint puisque 27 des 40 communes du département avaient élu un Maire communiste et 7 autres un Maire socialiste.

En 1979, la gauche disposait d'ailleurs de l'ensemble des parlementaires du département, celui ci comptant neuf députés communistes, quatre sénateurs communistes et deux sénateurs socialistes.

Il aura fallu attendre 1981 pour que les premiers députés socialistes soient élus sur le département, étant dominés uniquement que par les communistes sous la précédente législature.

Aux élections municipales de 1983, la Droite a pu conquérir un certain nombre de municipalités comme Rosny-sous-Bois et, allié au Front National lors d'une partielle, Aulnay-sous-Bois. Sa faiblesse organisationnelle (en termes de militants entre autres) a toutefois permis au Front National de se positionner en force pendant une certaine période et damer le pion à la droite parlementaire lors des consultations tenues dans les années 1990. Le PCF voit émerger une nouvelle génération communiste autour notamment du nouveau maire de Saint-Denis Patrick Braouezec.

Les sénatoriales de 1986 vont également marquer l'arrivée de premiers sénateurs de droite du département après les pertes des municipalité de gauche en 1983.

Aux élections municipales de 1995, le PS a gagné quelques positions notables comme Noisy-le-Grand.

Aux élections municipales de 2001, la droite a conquis notamment Epinay et Drancy, respectivement sur le PS et le PCF, alors que le PS gagnait Pantin sur le PCF, les Verts l'Île-Saint-Denis sur le PCF.

La situation au sein de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti Socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités. Ce processus s'est concrétisé avec le gain de la présidence du Conseil général par le socialiste Claude Bartolone en mars 2008.

Les municipales et cantonales de 2008 ont confirmé cet ancrage à gauche, principalement au profit du PS et des Verts, les premiers faisant basculer Aubervilliers et Aulnay-sous-Bois et les seconds à Montreuil.

Sur le plan de la représentation parlementaire, le département depuis 2007 4 députés communistes, 5 députés socialistes, 1 député Nouveau Centre et 3 députés UMP ; il compte également 2 sénateurs communistes, 1 sénateur socialiste, 1 sénatrice Verte, 2 sénateurs UMP.

Un grand nombre d'hommes politiques d'envergure nationale sont des élus de Seine Saint-Denis.

Notons toutefois qu'Alain Calmat, comme Élisabeth Guigou et Dominique Voynet ont exercé des responsabilités ministérielles avant d'être élus en Seine-Saint-Denis.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

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Conseillers généraux de la Seine-Saint-Denis

Claude Bartolone, président du Conseil général.

Les conseillers généraux de la Seine-Saint-Denis sont au nombre de 40. Claude Bartolone en a été élu président le 20 mars 2008. Socialiste, il prend la présidence d'un conseil général présidé par le PC depuis sa création.

Claude Bartolone, homme politique français, ancien ministre de Lionel Jospin, né le 29 juillet 1951 à Tunis (Tunisie).

Il est réélu député le 17 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis, composée du canton de Bagnolet, des Lilas, du canton de Pantin-Est et de Pantin-Ouest. Il fait partie du groupe socialiste et est le « lieutenant » de Laurent Fabius.

Claude Bartolone, membre de l'équipe du « Pacte Présidentiel » de la campagne de Ségolène Royal lors de l'Élection présidentielle française de 2007, est également responsable d'un des principaux courants du Parti Socialiste en France, Rassembler à Gauche, pôle de la gauche socialiste et fabiusienne animé avec des personnalités telles que Alain Vidalies ou Marie-Noëlle Lienemann.

Claude Bartolone a annoncé sa candidature sur le canton de Pantin-Est en 2008. Succédant à Didier Ségal-Saurel (app. PRG en 2007, élu sous les couleurs des Verts), il a été élu au premier tour. Puis il a été désigné par 30 voix contre 10 le 20 mars président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Gilbert Roger (Parti socialiste) a été élu conseiller général du canton de Bondy-Sud-Est en 1988. Il est premier vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis depuis 2004.

Il est également maire de Bondy depuis 1995. Lors du Congrès du Mans, il a rejoint le courant NPS. Puis il fut l'un des premiers soutiens de Ségolène Royal dans sa campagne interne pour l'investiture socialiste.

En 2008, il est réélu conseiller général au premier tour. Vice-président, il est en charge du développement économique, de l'emploi, des relations européennes et internationales.

Josiane Bernard a été élue en 2001 conseillère générale du canton de Bagnolet et vice-présidente du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Elle est adjointe au maire de Bagnolet et réélue en 2008. En 2008, elle est chargée de l'environnement.

Corinne Valls est une personnalité politique française de gauche.

Militante d'abord au PCF, elle est adjointe au maire de Romainville (Seine-Saint-Denis) Robert Clément qui lui cède son siège en 1998.

En dissidence du PCF, elle est élue maire en 2001, elle a une majorité fragilisée par le départ dans l'opposition de 6 élus communistes de sa liste en 2003. Malgré le soutien des socialistes (élus sur la liste concurrente) en 2004, plusieurs dossiers (dont l'intercommunalité) sont bloqués du fait d'une majorité fragile et d'un soutien au cas par cas de certains conseillers municipaux. Ces difficultés la contraignent à remettre sa démission en décembre 2006. Elle est réélue avec plus de 50 % des voix le 18 février 2007 lors de l'élection municipale partielle consécutive. La liste Antilibérale Citoyenne et populaire (Pcf Comité Citoyen Romainvillois et personnalités locales) menée par Jean-Marie Doussin et arrivée en seconde position au premier tour s'est maintenue au second. Malgré sa fragile majorité municipale, Corinne Valls a été élue conseillère générale du canton de Romainville en mars 2004, où Robert Clément ne se représentait pas. Elle siège dans le groupe PS-Verts au conseil général. Elle a fondé son mouvement politique départemental, le Mouvement de la Gauche Citoyenne. Elle a été réélue maire en 2008.

Elle est élue vice-présidente en 2008 chargée des transports, déplacements et voirie.

Pierre Laporte est maire adjoint aux affaires de Tremblay-en-France, il a été élu conseiller général du canton de Tremblay-en-France en 2001 et réélu en 2008. Il est élu en 2008 vice-président chargé de l'autonomie des personnes.

Pascal Popelin est un homme politique français, né le 27 février 1967 à Paris XIXe.

Diplomé de l’Institut d'études politiques de Paris, et titulaire d'une maîtrise de droit public (juin 1989), il a aussi été l'un des meilleurs fleurettistes français au Cercle d'Escrime de Livry-Gargan.

Claude Bartolone, député de la Seine-Saint-Denis et alors vice-président du Conseil général. lui offre à partir de décembre 1988, sa première expérience professionnelle, en le recrutant comme chargé de mission au Conseil général de Seine-Saint-Denis, puis il passera le concours d'attaché territorial.

Adhérent au PS depuis 1985, il est secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis de 1998 à 2007.

En 1994, il est élu conseiller général du canton de Livry-Gargan. Réélu avec 65,3 % des voix en 2001, il a été président de la commission des finances et des affaires économiques (1994-1998), 9e vice-président du Conseil général (1998-2001), 7e vice-président du Conseil général (2001-2004), 2e vice-président du Conseil général (depuis le 1er avril 2004). Il est notamment chargé au sein de l’exécutif départemental de la politique en faveur des populations âgées, des personnes handicapées et des allocataires du RMI. En 2008, il prend la charge de l'enfance et de la famille.

En juin 1995, Pascal Popelin devient adjoint au maire de Livry-Gargan dans l’équipe conduite par Alain Calmat, qui succède à son tour à Alfred-Marcel Vincent à la mairie. Réélu en 2001 puis en 2008, il a en charge depuis onze ans les finances et les affaires économiques de cette ville.

Il est très investi dans la politique de l’eau où il exerce des responsabilités dans plusieurs organismes. Il a été investi par le PS dans la 12e circonscription, face au sortant UMP Éric Raoult, pour les législatives de 2007, mais n'est pas élu. À l'automne 2007, il démissionne de ses fonctions de premier secrétaire fédéral.

Daniel Guiraud est membre du Parti Socialiste.

Militant associatif (notamment pour la défense des locataires) et politique, il a été élu maire des Lilas en mars 2001 en battant la liste de droite sortante. En mars 2004, il est élu conseiller général du Canton des Lilas ; il devient président du groupe des élus socialistes.

Marié et père de trois enfants, il est diplômé d’études supérieures spécialisées en droit public et en sciences politiques.

Président de l’association de promotion du prolongement de la ligne 11 du métro depuis 2003.

D'abord membre de la Gauche socialiste, il se rallie en 1998 aux amis de Laurent Fabius en devenant collaborateur de Claude Bartolone.

Il est en charge du Développement des territoires et de l'évaluation des politiques publiques.

Azzedine Taïbi a été élu conseiller général du canton de Stains en 2001 et réélu en 2008.

Il est aussi adjoint au maire de Stains. En 2008, il devient vice-président du conseil général chargé du Sport, de la jeunesse et de l'éducation populaire.

Mathieu Hanotin (PS) a été élu face au communiste sortant Ronan Kerrest conseiller général du canton de Saint-Denis-Sud. Il est chargé de l'Éducation, citoyenneté et lutte contre les discriminations.

Succédant à Didier Paillard, maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko est été élu conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est apparenté Parti communiste français en 2008. Il est adjoint au maire de Saint-Denis depuis 2001. Il est nommé vice-président du conseil général chargé des services urbains et des nouvelles technologies.

Stéphane Troussel est né le 7 avril 1970 à Saint-Denis. Il habite depuis toujours à La Courneuve. Il est fonctionnaire territorial en position de détachement.

Il a milité à SOS Racisme puis à l'UNEF-ID. Après avoir été membre d'associations sportives ou culturelles, il est maintenant membre d'une association de parents d'élèves et de consommateurs.

Adhérent au PS depuis 1993, il a rallié les amis de Laurent Fabius au moment de son soutien au non dans le référendum sur le traité constitutionnel européen.

Il a été élu au Conseiller municipal de La Courneuve en 1995 et en 2001 sur une liste d'union de la gauche. En son sein, il avait été élu adjoint au maire chargé de la petite enfance en 2001 auquel s'ajoute depuis 2004 la population.

Il a été élu conseiller général du canton de La Courneuve en 2004 face à la candidate communiste sortante et a été désigné pour conduire une liste PS-Verts-PRG-MRC aux municipales 2008, qui n'a pas réussir à détrôner le maire sortant PCF. En mars 2008, il devient vice-président du conseil général chargé de l'habitat, de la politique de la ville et de la mixité sociale.

Jean-Charles Nègre est une personnalité politique française de Seine-Saint-Denis.

Conseiller municipal de Montreuil-sous-Bois, il a été élu le 20 octobre 2002 conseiller général du canton de Montreuil-Est suite à l'annulation le 29 juillet 2002 de l'élection du conseiller général Verts Michel Poirier . Il est vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Il est réélu en 2008 et est en charge de l'insertion, du développement social et de la formation professionnelle.

Emmanuel Constant est une personnalité politique française, né le 17 mars 1968 à Gourdon. Il est membre du PS.

Il a été réélu conseiller général du canton de Noisy-le-Grand en 2004. Il est vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, délégué aux sports et à la jeunesse de 2004 à 2008, puis chargé de la culture.

Il est également adjoint au maire de Noisy-le-Grand, délégué à la culture.

La commission permanente regroupe le président et les vice-présidents, ainsi que Evelyne Yonnet, Michèle Bailly, Sylvine Thomassin, Abdel-Madjid Sadi, Gilles Garnier, Jean-Jacques Karman, Ludovic Toro, Claude Capillon, Vincent Capo-Canellas, Raymond Coenne, Stéphane Salini, et Michel Teulet.

Gérard Ségura (PS) Gérard Ségura est né en 1948 à Ammi Moussa (Algérie). Militant à l'UNEF de 1968 à 1972, il y a exercé des responsabilités au sein de l'AGE de Sorbonne Censier. Instituteur de 1972 à 1993 il a occupé des responsabilités au Syndicat national des instituteurs jusqu'en 1983. Il adhère en 1983 à Force Ouvrière où il est membre du bureau national du Syndicat national unifié des directeurs et instituteurs (SNUDI FO) et secrétaire général adjoint de l'Union départementale Force Ouvrière de Seine-Saint-Denis.

Il adhère en 1986 au Parti Socialiste. Membre du courant jospiniste jusqu'en 1996 il rejoint le courant de Laurent Fabius.

Élu conseiller général (PS) du canton d'Aulnay-sous-Bois-Nord en 1998 il succède à Gérard Gaudron (conseiller général sortant UMP et 1er adjoint du maire UMP Jean-Claude Abrioux). Réélu en 2004 conseiller général du canton nord d'Aulnay-sous-Bois contre Gérard Gaudron (entre temps élu maire d'Aulnay-sous-Bois), il devient vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il y est chargé de la politique de la ville, de l'aménagement urbain et du logement.

Il est élu conseiller municipal d'Aulnay-sous-Bois en 2001 et préside le groupe d'opposition.

Il a été investi par le PS pour les élections législatives de 2007 dans la 10e circonscription de la Seine-Saint-Denis et fut battu au deuxième tour par le candidat UMP Gérard Gaudron. En 2008, il défait ce dernier aux élections municipales.

Évelyne Yonnet est une personnalité politique française de Seine-Saint-Denis, membre du Parti Socialiste.

1ère adjointe au maire d'Aubervilliers, elle a été élue conseillère générale de la Seine-Saint-Denis du canton d'Aubervilliers-Est.

Elle est mariée à Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers.

Michel Fourcade (PS) a été élu conseiller général du canton de Pierrefitte-sur-Seine en 2004 face à la candidate communiste sortante et alors maire de Pierrefitte-sur-Seine Catherine Hanriot. En mars 2008, il devient maire de Pierrefitte.

Bertrand Kern est une personnalité politique française, membre du PS, né le 4 février 1962 à Belfort.

Suppléant de Claude Bartolone, il devient député le 1er mai 1998 (jusqu'au 18 juin 2002) quand ce dernier est nommé ministre du gouvernement Lionel Jospin.

En 1998, il a été élu conseiller général du canton de Pantin-Ouest, puis réélu au premier tour en 2004.

En 2001, il a été élu maire de Pantin (Seine-Saint-Denis), dont le maire sortant Jacques Isabet était communiste. Il est réélu au premier tour en 2008.

Succédant à Claire Pessin-Garric (MARS), Frédéric Molossi a été élu conseiller général du canton de Montreuil-Nord en 2008.

Succédant à Anne-Marie Mahéas qui ne se représentait pas, Michèle Bailly (Parti Socialiste) a été élue en 2008 conseillère générale du canton de Neuilly-sur-Marne.

Manuel Martinez est une personnalité politique française, membre (exclu, sera bientôt réintégré) du PS.

Il a été élu conseiller général du canton de Montreuil-Ouest en 2004 en bénéficiant du désistement de la sortante communiste Catherine Puig.

En 2008, il soutient la candidature de Dominique Voynet à la mairie de Montreuil, contre les instances du PS.

Serge Méry est une personnalité politique française, membre du PS depuis 1968.

Vice-président du Conseil régional d'Île-de-France en charge des transports, il est une personne clés de l'exécutif régional et du Syndicat des transports d'Île-de-France.

Il a été réélu conseiller régional en 2004. Il a été membre du conseil municipal d'Epinay de 1977 à 2001.

Conseiller général du canton d'Épinay-sur-Seine depuis 1998, il a été réélu en 2004 contre le maire de la ville, malgré un premier tour difficile.

Sylvine Thomassin est une personnalité politique française de Seine-Saint-Denis, membre du Parti Socialiste.

Adjoint au maire de Bondy, elle a été élue en 2001 conseillère générale de la Seine-Saint-Denis du canton de Bondy-Nord-Ouest et réélue en 2008.

Elle représenta de nombreuses fois son parti aux élections sur la commune de Drancy.

10 membres, dont 8 élus UMP, 1 élue apparentée UMP, 1 élu Nouveau Centre.

Michel Teulet a été réélu conseiller général du canton de Gagny en 2004.

Il est aussi maire de Gagny depuis 1995.

Jean-Michel Bluteau est élu conseiller général du canton de Villemomble lors des élections cantonales partielles qui se sont tenues les 14 et 21 octobre 2007, à la suite de l'élection de son prédécesseur, Patrice Calméjane, devenu député de la huitième circonscription de la Seine-Saint-Denis, puis réélu en 2008.

Né le 13 août 1972 au Raincy, il était maire-adjoint de Villemomble, dont il est conseiller municipal depuis 1995.

Claude Capillon a été élu conseiller général du canton de Rosny-sous-Bois en 2004, le sortant et maire Claude Pernès ne s'était pas représenté .

Vincent Capo-Canellas est une personnalité politique française, membre de l'UDF puis du Nouveau Centre, né le 4 mai 1967 à Nîmes (Gard).

Il a été élu maire du Bourget en 2001.

Le 23 mars 2003, il a été élu conseiller général du canton du Bourget, suite à la démission de Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy pour cause de cumul des mandats. Il est réélu en 2008.

En décembre 2006, il a été élu président de la nouvelle Communauté de communes Drancy-Le Bourget.

À partir de janvier 2007, il met en place dans les deux communes de la communauté de communes la gratuité des cantines scolaires pour les enfants des écoles élémentaires, ce qui assure à la nouvelle structure une certaine notoriété.

En mars 2008, il est ré-élu Maire du Bourget et Conseiller général, dès le premier tour. Il préside toujours la Communauté de Communes qui est devenue le 1er janvier 2009 la Communauté de Communes de l'Aéroport du Bourget, avec l'entrée de Dugny.

En septembre 2008, il est élu Président départemental de la Fédération Nouveau Centre de Seine-Saint-Denis.

Raymond Coënne est une personnalité politique française, membre de l'UMP.

Maire de Coubron (Seine-Saint-Denis) depuis 1990 (succédant à son cousin Jean Corlin), il a été réélu conseiller général du canton de Montfermeil en 2004 lors d'une triangulaire.

Katia Coppi (apparentée à l'UMP) a été élue conseillère générale du Canton des Pavillons-sous-Bois en novembre 2004, suite à la démission du titulaire Philippe Dallier, élu sénateur.

Elle est aussi adjoint au maire des Pavillons-sous-Bois.

Pierre Facon, né le 20 janvier 1957, est une personnalité politique française, membre de l'UMP.

Stéphane Salini (né le 21 novembre 1970 au Blanc Mesnil) est une personnalité politique française, membre de l'UMP. Conseiller municipal d'opposition à Drancy, il a été élu premier adjoint au maire de Drancy après la victoire de Jean-Christophe Lagarde aux municipales de 2001.

En 2004, il est élu conseiller général du canton de Drancy, sur lequel le sortant communiste Gilbert Conte ne représentait pas.

Ludovic Toro (né le 16 février 1959 à Paris) est médecin généraliste à Coubron. Il est président de « Coubron santé » qui regroupe tous les professionnels de santé de la ville et également de l'association « Santé 93 ».

Il est conseiller municipal de Coubron, délégué à la santé depuis 1995. Il est également depuis 2002 le suppléant d'Eric Raoult, député de la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Il a a été élu Conseiller général en 2004 dans le Canton du Raincy.

Le groupe compte 7 élus PCF, 1 élu apparenté PCF, 1 élue MARS-GR (MARS-Gauche républicaine), dont le président du conseil général, Hervé Bramy, et les vice-présidents Claire-Pessic-Garric, Gilles Garnier, Josiane Bernard, Jean-Jacques Karman, Jean-Charles Nègre.

Président du groupe : ?

Gilles Garnier est une personnalité politique française de Seine-Saint-Denis.

Il a été élu en 2001 conseiller général du canton de Noisy-le-Sec et vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis.

Il a été réélu au second tour en 2008.

Abdel-Madjid Sadi est un homme politique français, apparenté PCF, né en 1962 à La Courneuve, il travaille comme animateur à Bobigny, où il réside depuis 1983.

Conseiller municipal puis adjoint au maire de Bobigny depuis 1995, il a été élu conseiller général du canton de Bobigny en 2001, puis réélu en 2008.

En 2006, suite au décès du maire de Bobigny Bernard Birsinger, il devient premier adjoint de la nouvelle maire, Catherine Peyge. Il est candidat du PCF aux élections législatives de 2007, sur la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis (qui regroupe les villes de Drancy et Bobigny).

Jacqueline Rouillon-Dambreville est une personnalité politique française, membre du PCF.

Militante au PCF et maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), elle a été élue conseillère générale du canton de Saint-Ouen, où Jean-Pierre Heinen ne se représentait pas.

Stéphane Gatignon est un homme politique français, né le 25 août 1969 à Argenteuil.

Maire (depuis mars 2001) et conseiller général (depuis mars 2004) du canton de Sevran en Seine-Saint-Denis. Communiste, il succéda à Jacques Oudot (droite) à la tête d'une liste de rassemblement de la gauche le 18 mars 2001.

Jean-Jacques Karman est une personnalité politique française, membre du Parti communiste français née le 16 août 1946 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Son père André Karman était lui aussi une personnalité politique d'Aubervilliers.

Il est conseiller général de Seine-Saint-Denis depuis 1984 (succédant à son père), vice-président du conseil général, réélu en 2001. Cette même année, il présentait une liste contre le maire sortant PCF lui aussi Jack Ralite, dont il était adjoint au maire depuis 1989. Il rejoint la majorité municipale en 2003 ou 2004 et est depuis maire adjoint d'Aubervilliers. Il est réélu conseiller général en 2008, mais siège maintenant dans l'opposition municipale suite à la prise de la mairie par le PS.

Candidat aux législatives en 2002 pour la succession de Muguette Jacquaint qui ne devait pas se représenter, en concurrence contre l'autre candidat communiste, Gilles Poux, et le socialiste Daniel Goldberg, il se maintient contre la sortante finalement soutenue par le PCF, les Verts et le PS, qui est réélue.

Florence Haye est une personnalité politique française, membre du PCF.

Militante au PCF, elle fut une collaboratrice de Patrick Braouezec, avant de se présenter et d'être élue en mars 2004 conseillère générale du canton de Saint-Denis-Nord-Ouest, où Claudie Gillot-Dumoutier ne se représentait pas.

Hervé Bramy est un homme politique français, né le 15 décembre 1954 au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).

Adjoint au maire du Blanc-Mesnil depuis 1995, il est élu conseiller général du Canton du Blanc-Mesnil depuis 1997, lorsque le maire Daniel Feurtet devenu député de par la nomination de Marie-George Buffet au gouvernement, puisque celui-ci est en situation de cumul des mandats.

Hervé Bramy devient président du groupe communiste au conseil général en 1998, puis président du Conseil général de Seine-Saint-Denis en avril 2004, mais cède son siège en 2008 à un socialiste.

Nelly Rolland Iriberry est une personnalité politique française, apparentée PCF.

Conseillère municipale de Villepinte, elle a été élue en mars 2004 conseillère générale du canton de Villepinte, face à l'UMP sortant Charles Vayssié, puis elle a été élue maire de Villepinte face à la maire de droite sortante en mars 2008.

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Conseil général de la Seine-Saint-Denis

Stéphane Troussel et Claude Bartolone.

Le conseil général de la Seine-Saint-Denis est un Conseil général de la région Île-de-France, créé en 1968, dont le siège est à Bobigny.

En effet, la Seine-Saint-Denis a été constituée lors de la réorganisation administrative de la région parisienne, qui a scindé les anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise en application de la Loi du 10 juillet 1964.

L'assemblée départementale est présidée par le socialiste Claude Bartolone qui a déclaré "vouloir faire entrer le département de le XXIe siècle". Il doit toutefois faire face lors de la crise financière mondiale 2008, à la découverte massive d'emprunts "toxiques" à taux variables (97% de la dette, dont un tiers de de type swap ou snowball) qui menacent l'équilibre du budget 2009.

En décembre 2008, le département se dote d'une unique agence pour le développement économique, Seine-Saint-Denis Avenir, dont Claude Bartolone préside le Conseil d'orientation et de surveillance, et fusionne ses deux sociétés d'économie mixte pour renforcer et rationnaliser son action dans le développement économique.

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Source : Wikipedia