Claix

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Posté par hal 30/03/2009 @ 08:07

Tags : claix, isère, rhône-alpes, france

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Claix (Isère)

Carte de localisation de Claix (Isère)

Claix est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes, dans l'agglomération de Grenoble.

Ses habitants sont appelés les Claixois .

Claix se situe au sud de Grenoble non loin du confluent de la Gresse et du Drac.

La commune de Claix présente le visage à la fois d'une commune de l'agglomération de Grenoble et d'une commune de montagne, puisque son altitude culmine à plus de 1800 m. sur l'arête du Vercors.

Au delà de ces 2 quartiers, une multitude de hameaux s'égrénent dans la plaine ou sur les pentes du Vercors : La Batie, Risset, la Balme, Saint Ange, Furonnières, le Peuil, Savoyères, Jayères, Cossey, La côte, Le Village du Rif, Malhivert, le Chateau d'Alliére ...

La présence humaine à Claix et dans ses environs est attestée depuis l'antiquité, avec même des restes préhistoriques trouvés sur la commune. Sans spéculer sur un éventuel passage de Hannibal sur la commune, on peut remarquer des points de franchissement du Drac existent depuis fort longtemps, et que la route qui relie Seyssins à Claix remonte à l'époque romaine.

Le nom de Claix est attesté sous la forme Clais dès le XIe siècle, et connaîtra de nombreuse variantes orthographiques jusqu'à la révolution, où il prend sa forme actuelle. Le nom viendrait du latin clavis, peut-être parce que Claix avec son château fort contrôlait l’entrée de la vallée du Drac.

En 1421, la terre et seigneurie de Claix passent à Jean de Dunois, fils illégitime de Louis de France, duc d'Orléans, et de Mariette d'Enghien, compagnon de Jeanne d'Arc.

Au XvIIe siècle, une page fondamentale de Claix s'écrit, avec la construction du fameux pont sur le Drac, sous l'impulsion de Lesdiguières.

Le périmètre actuel de la commune de Claix date de 1873 , date à laquelle la commune de Pont-de-Claix fut créée par démembrement de la commune de Claix.

D'argent au chevron d'azur accompagné de deux croix treflées en chef et d'une croix tréflée en pointe du même.

L'activité économique a été essentiellement agricole jusque dans les années 1960. Les vins de Claix étaient même réputés au début du XXe siècle. Depuis le développement de la commune s'est fait essentiellement par l'accueil de personnes travaillant dans le bassin d'emploi de l'agglomération grenobloise, même si une activité économique locale s'est développée dans des zones industrielles ou artisanales (ZA des Bauches, de Fond Ratel, ...).

Jean de Dunois, bâtard du duc d'Orléans, compagnon de Jeanne d'Arc a été seigneur de Claix au XVe siècle. Sa mère, la belle Mariette d'Enghien habitait une maison qui est toujours visible.

Stendhal a passé de longs moments de son enfance à Claix, où sa famille possédait une propriété. Il dit y avoir passé "les plus belles années de sa vie". La Vie de Henry Brulard raconte longuement les moments qu'il a passé dans la maison familiale du hameau de Furonnières. Le personnage du prêtre dans Le Rouge et le Noir lui aurait été inspiré par l'abbé Chélan, ami de la famille, officiant dans le hameau voisin de Risset.

Hector Berlioz a séjourné longuement au château de la Balme, propriété à l'époque de son oncle Victor Berlioz.

L'équipe de football féminine de Claix évolue depuis plusieurs années en troisième division nationale.

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Claix (Charente)

Carte de localisation de Claix

Claix est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes.

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Pont-de-Claix

Carte de localisation de Le Pont-de-Claix

Le Pont-de-Claix est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Pontois.

Le Pont-de-Claix est une ville du sud-est de la France et se trouve dans la banlieue sud de Grenoble, plus précisément dans le canton de Vif.

Après plusieurs échecs sanglants, François de Bonne de Créquy (le futur Duc de Lesdiguières) s'empare de Grenoble en 1590. C’est alors qu’il va engager tout un ensemble de grands travaux. Parmi eux, la construction entre 1608 et 1611 sur le Drac d’un pont d'une grande hardiesse : le Pont de Claix ou Pont Lesdiguières.

Ce petit bijou d’architecture fût construit à la demande des maraîchers des plaines fertiles de Claix qui avaient besoin à l’époque de traverser le Drac pour aller vendre leurs produits à Grenoble.

Plus de deux siècles plus tard, un nouveau pont plus large et surtout moins raide est construit en aval du Vieux Pont Lesdiguières. Dans le même temps, l'industriel papetier qui a installé son usine aux abords du Drac obtient un petit hameau à proximité du Pont. Le hameau en question, qui voit le nombre de ses habitants grossir avec l'arrivée des ouvriers papetiers, deviendra Pont de Claix en 1873. Deux ans plus tard, la gare SNCF est construite. Il faudra tout de même attendre 1911 pour qu’une mairie de 246 mètres d’altitude soit édifiée.

Sous l’impulsion de la première Guerre Mondiale, une usine de chlore nécessaire à la fabrication de gaz de combat est construite à Pont de Claix. Par la suite, le site deviendra la plate-forme chimique du Pont-de-Claix, abritant notamment l’entité Rhône-Poulenc, du nom du groupe chimique et pharmaceutique français créé en 1928. En 2007, la plate-forme chimique du Pont-de-Claix abritait 8 sociétés dont Rhodia, Lyondell, Teris/Suez, Air Liquide et Isochem.

Les premiers H.L.M sont construits en 1953. La ville compte alors 3500 habitants, trois fois plus qu'au début du siècle.

Dans le quartier des Iles de Mars, la nouvelle Eglise aux traits résolument modernes côtoie la Mosquée de Pont-de-Claix, gage de la mixité religieuse de la ville. La commune abrite également une ancienne Eglise sur la route de Vizille, aujourd'hui fermée.

D'allure encore médiévale avec sa chaussée en dos d'âne, son unique arche d'une portée de 46 mètres et de 16 mètres de haut représentait à l'époque une véritable prouesse technique. A l’origine, on pouvait lire gravé dans la roche deux inscriptions latines : UNUS DISTANCIA JUNGO (Unique par ma longueur, je réunis) et ROMANA MOLES PUDORE SUFFUNDO (Je fais rougir de honte les constructions romaines). Il a été classé monument historique en 1898.

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Pont Lesdiguières du Pont-de-Claix

Le Pont Lesdiguières , dit aussi Pont de Claix est un pont en maçonnerie reliant les communes de Claix (Isère) et Pont-de-Claix. Il est cité parmi les sept merveilles du Dauphiné. C'est une construction très hardie avec une unique arche de 46 mètres d'ouverture, à 16 mètres au dessus du Drac. Il est classé monument historique depuis 1898.

La traversée du Drac aux abords de Grenoble a toujours été problématique. De nombreux bacs ponts ont existé, et plusieurs ponts médiévaux ont été détruits , dont un le 15 septembre 1219 par l'effondrement de la digue d'un lac créé sur la Romanche par une avalanche . C'est le duc de Lesdiguières qui ordonna la construction du pont qui porte maintenant son nom. Il fut construit entre 1608 et 1610 par Louis Brisset, et livré à la circulation en 1611.

En raison des difficultés d'accès que présentaient les abords du pont, un nouveau pont surbaissé fut construit en 1873 en aval de l'ancien.

Selon la légende, Mandrin aurait attaqué les employés des gabelles en 1754 sur le Pont Lesdiguières, tuant un gardien, enfermant les autres gardes avant de faire passer sa bande. Selon une autre version, sur le point d'être pris il se serait jeté du haut du pont avec son cheval pour échapper à ses poursuivants. L'ancien corps de garde est toujours appelé "salle Mandrin".

Le pont a été représenté par Jean Achard et Charles Bertier.

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Mariette d'Enghien

Yolande (dite Mariette) d'Enghien, fille de Jacques d'Enghien, châtelain de Mons et de Marie de Roucy de Pierrepont, était la maîtresse de Louis Ier d'Orléans, frère du roi de France Charles VI.

Elle donne au duc d'Orléans un fils, Jean de Dunois, qui deviendra le compagnon d'arme de Jeanne d'Arc. Elle est néanmoins l'épouse d'Aubert Le Flamenc, sire de Cany et chambellan du roi qui ne la châtiera pourtant pas pour ce crime d'adultère. Elle meurt à Claix dans les Alpes, où l'on peut encore admirer sa demeure.

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Communes de l'Isère

Liste des 533 communes du département de l'Isère par ordre alphabétique, avec leur code INSEE et leur code postal principal, ainsi que leur appartenance aux principales structures intercommunales en 2004. Voir aussi la liste des cantons et la liste des anciennes communes.

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Grenoble

Grenoble#Politique et administration

Le cours Jean Jaurès.

Grenoble est une ville du Sud-Est de la France, chef-lieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné, capitale des Alpes françaises. Elle est la ville-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.

En termes de population, Grenoble est la 16e ville intra-muros de France et son agglomération la 12e. Son aire urbaine concentrait 530 506 habitants en 2006 (en prenant les limites de 1999) et 560 222 habitants en 2008.

Ses habitants sont les Grenoblois(es).

La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaine de Belledonne (à l'Est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes. Cette position géographique lui vaut le surnom de « capitale des Alpes ».

La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est une commune disposée sur un large plateau avec un très faible relief. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres, ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne et en particulier le ski donnent à Grenoble un attrait touristique certain : une vingtaine de stations de ski entourent la ville dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route.

Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent de ce que l'on appelle symboliquement le serpent et le dragon, du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent), mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse.

Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à près de 475 mètres et étant accessible depuis le centre-ville par un téléphérique appelé communément « les bulles », devenues depuis un des symboles marquants de la commune. Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.

Grenoble et son agglomération bénéficient d'un climat un peu atypique, avec une amplitude des plus élevées en France. Alors qu'en hiver, la température peut descendre très bas, en été la ville subit les chaleurs les plus fortes du pays. Les montagnes environnantes forment une cuvette géante, dans laquelle la chaleur devient parfois lourde, à cause du manque d'air.

Le climat est semi-continental, mais influencé par le climat méditerranéen, et également influencé par les montagnes environnantes (beaucoup d'orages, et une météo "capricieuse").

Le temps d'ensoleillement annuel est toutefois proche de Toulouse. En effet, on peut avoir de longues périodes d'ensoleillement sur le bassin grenoblois, mais ces périodes sont compensées par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer.

Grenoble est reliée au Nord-Ouest à Lyon par l'intermédiaire de l'A48, au Nord-Est à Chambéry par l'A41, au Sud-Ouest à Valence par l'A49 et enfin au Sud l'A51, qui si elle était prolongée, relierait Grenoble à Aix-en-Provence en passant par Gap.

La ville est entourée par deux rocades.

Ce périphérique est donc inachevé.

Depuis des années (au moins 1973), un projet de bouclement de la rocade par le Nord associé à un tunnel sous la Bastille est à l'étude à Grenoble. Cela permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au voironnais (Nord-Ouest) sans emprunter la rocade Sud. De plus cela permettrait d'avoir une périphérie routière achevée à Grenoble. Ce projet, qui été soumis à une consultation (très critiquée ) organisée par le Conseil Général de l'Isère, a recueilli une large majorité d'approbation mais ne fait néanmoins pas l'unanimité.

L'agglomération à mis en place des voies supplémentaires à Grenoble-Universités-Gières (réalisé en 2007), pour disposer à l'avenir d'un réseau de trains de banlieue. Ces trains circulant à intervalles très réguliers (déjà toutes les 20 minutes en heure de pointe les jours ouvrables entre Rives et Gières en 2008), devraient allèger une partie du problème de trafic routier qui règne aux heures de pointe. En effet, l'on pourrait atteindre Grenoble en quelques minutes, depuis la banlieue. Ce réseau serait une alternative au métro, qui est impossible à mettre en place à Grenoble à cause des nappes phréatiques et à cause du manque de quai en gare de Grenoble.

Au 1er janvier 2005, l'agglomération grenobloise s'étend sur les communes suivantes : Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon, Gières, Grenoble, La Tronche, Le Gua, Meylan, Murianette, Noyarey, Poisat, Le Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif font actuellement partie de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole.

Le territoire actuel de cette communauté d'agglomération comptait 389 560 habitants en 1999 (estimé à 398 906 habitants au 1er janvier 2007). L'unité urbaine de Grenoble comptait 419 334 habitants en 1999 et son aire urbaine 514 559 habitants.

1 - L'Île Verte : ce quartier excentré est situé au Nord-Est du centre ville mais indépendant de celui-ci. Son nom vient du fait qu'il est entièrement enserré dans un méandre de l'Isère. On y découvre les trois plus hautes constructions de la ville dénommées les « Trois tours » mesurant chacune 98 mètres de hauteur (sans compter l'antenne de la tour Belledonne) ainsi que le « S », un long immeuble de la forme de la lettre situé près des Trois tours. L'avenue du Maréchal Randon qui mène au CHU de Grenoble situé sur la commune de La Tronche sépare ce quartier en deux parties et est empruntée par la ligne B du tramway grenoblois.

2 - Chorrier-Berriat : également appelé Saint-Bruno en référence au nom de l'église du quartier, cet ancien quartier ouvrier est situé à l'Ouest de la ville. Il est bordé par le Drac à l'Ouest et par le quartier des Eaux-Claires au Sud. Il reste séparé des autres quartiers de Grenoble par la voie de chemin de fer. Ce quartier abrite « Le Magasin », un ancien bâtiment industriel de Grenoble transformé en Centre National d'Art Contemporain (CNAC) où des expositions y ont lieu de façon régulière. On y trouve aussi le Théâtre 145, l'ADAEP, ... Deux marchés importants se déroulent dans ce quartier : celui de la place Saint-Bruno et celui de l'estacade. Le premier est cosmopolite, le second réservé à l'alimentation. Une partie est réservée aux producteurs locaux. Le cours Berriat qui traverse le quartier est emprunté par la ligne A du tramway grenoblois et par la ligne B à partir de l'intersection cours Berriat / rue Abbé Grégoire.

3 - Europole : situé à l'Ouest du centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, Europole est le quartier d'affaires de l'agglomération grenobloise. Il fut créé dans les années 1990 sous l'impulsion d'Alain Carignon. Il abrite le World Trade Center (centre de congrès), le nouveau palais de Justice, la cité scolaire internationale, l'école de commerce de Grenoble ainsi que de nombreux sièges d'entreprises dont Schneider Electric. Le nouveau pôle Minatec (micro et nanotechnologies) se trouve à proximité et fait le lien entre Europole et le Polygone scientifique.

4 - Le Polygone scientifique : situé sur la presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au Nord-Ouest d'Europole, le Polygone scientifique de Grenoble comprend tout un domaine de recherches a la fois privées et publiques qui représente près de 10 000 salariés. On peut citer notamment le CEA, le CNRS, l'ESRF (Synchrotron), l'ILL, l'EMBL ou encore STMicroelectronics, Schneider Electric, Biomérieux et Minatec, le centre européen des nanotechnologies.

Depuis le 1er juillet 2006 est ouvert le pôle d’innovation européen sur les moteurs de recherche de « Yahoo! Search » en France. Ce site de développement a pour but d'innover dans la recherche mondiale et locale sur Internet en se basant sur « Yahoo! Questions-Réponses » . En Europe, seul Barcelone (Espagne) est équipé de tels locaux.

5 - Alpexpo - Grand'Place : grand complexe au Sud de Grenoble comprenant le double centre commercial « Grand'Place - Carrefour Échirolles » (140 enseignes), le parc des expositions Alpexpo (44 950 m²), le centre de congrès Grenoble Alpes Congrès (auditorium de mille places), le Summum (salle de concerts de 5 000 places assises/debout) ainsi que la patinoire Pôle Sud (plus grande patinoire fixe de France avec 3 500 places assises).

6 - Les quartiers sud : les quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie Sud. Les secteurs du Village olympique et de la Villeneuve (Arlequin, Baladins) sont classés en Zone Franche Urbaine. Les secteurs Mistral, Abbaye, Jouhaux sont classés en Zone Urbaine Sensible. Le quartier de la Villeneuve est un grand ensemble construit avec une ambition de mixité sociale, à l'époque où la ville était dirigée par Hubert Dubedout. Des locataires et des propriétaires de leur logement y sont mélangés, autour de vastes espaces verts. L'utopie originelle s'est progressivement transformée en quartier sensible, à la suite de politiques d'attribution des logements sociaux concentrant les difficultés sociales dans les mêmes quartiers.

7 - Le centre-ville  : il s'étend de la gare SNCF et routière jusqu’à l'Île Verte en passant par le centre historique (du XVIe siècle au XVIIIe siècle). Verticalement, il part de la bastille jusqu'aux grands boulevards. Il réunit à lui seul un bon nombre de quartiers : Aigle, Mutualité, Championnet, Victor Hugo-Grenette (Hyper-centre), Saint Laurent, Notre-Dame, Phillipeville. On peut y découvrir les quais de l'Isère, la Bastille, la place Notre-Dame, la place Victor Hugo (XIXe siècle), la place Grenette, la place de Verdun, la place Saint-André, le Jardin de Ville mais également des bâtiments architecturaux représentatifs du XXe siècle, l'Hôtel de Ville, le parc Mistral et l'urbanisation proche du secteur de l'Île Verte (qui ne fait pas partie du centre).

L'Hyper-centre, est le nom donné à la zone qui réunit les places Notre-Dame, Grenette, Victor Hugo, Dr Martin, Verdun ainsi que la suite de boulevards Jean Pain - Lyautey - Agutte Sembat - Édouard Rey. Cet endroit représente le point phare de la ville. Même si les commerces sont concentrés dans la totalité du centre-ville, c'est l'Hyper-centre qui est le plus en mouvement, et dont la circulation devient très difficile aux heures de pointes, la politique de la ville étant de limiter l'accès aux véhicules. Toutes les lignes de bus de Grenoble y sont reliées et le tramway y est très présent.

8 - Le parc Paul Mistral : initialement terrain de l'armée en plein centre ville, cet espace est devenu un parc depuis que le maire de l'époque, Paul Mistral, a expulsé celle-ci. Depuis la superficie des espaces verts a été fortement amputée, notamment lors des jeux olympiques. Ce parc abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville, la tour Perret d'une hauteur de quatre-vingts mètres ainsi qu'un grand complexe sportif composé du Palais des sports de Grenoble, de l'ancienne patinoire, de l'anneau de vitesse et de la plaine des jeux. Il se situe à l'Est du centre-ville. Il est également le lieu d'accueil en lieu et place de l'ancien stade, du nouveau Stade des Alpes, dont la construction a été l'objet d'une vive polémique sur sa légitimité.

9 - Les Grands boulevards : il s'agit d'une des plus grandes artères urbaines de Grenoble. Ils furent aménagés à l'emplacement des anciens remparts Sud et traversent Grenoble d'Ouest en Est (du Drac au parc Paul-Mistral) par le boulevard Joseph Vallier, le boulevard Maréchal Foch, la place Gustave-Rivet, le boulevard Maréchal-Joffre, la place Pasteur et la place Paul Mistral. Les immeubles des grands boulevards ont commencé à être construits dans les années 1920 et jusque dans les années 1970 mais la plupart datent des années 1950-60. À l'occasion de la construction de la ligne C du tramway grenoblois qui dessert l'intégralité des grands boulevards, la voirie a été entièrement réaménagée et tous les immeubles vont subir un ravalement de façade. Les grands boulevards et le projet urbain de la caserne de Bonne toute proche ont été sélectionnés par l'Union européenne comme lieu pilote et lieu d'étude sur l'habitat écologique.

La commune de Grenoble comptait 85 883 logements en 2005, contre 83 955 en 1999 (soit une augmentation de 2,3%), dont 78 805 résidences principales.

Le nombre total de logements dans l'agglomération en 1999 s'élevait selon l'INSEE à 191 157, dont 1,8% de résidences secondaires.

Plusieurs projets visent à renouveler et embellir la ville de Grenoble très marquée par l'architecture des années 60-70.

Certains projets ont pour objectif de renforcer l'attractivité de Grenoble dans des domaines de pointe.

La commune de Grenoble est surnommée la Capitale des Alpes. La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.

Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens, pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la Houille Blanche, les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : Saint-Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; Saint-André, patron des Dauphins ; Saint-Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité.

Grenoble était placée sous l’autorité de deux pouvoirs rivaux, celui de l’évêque et celui du Dauphin. Au XIVe siècle, apparaît une troisième tutelle, les consuls élus par les habitants et défenseurs des libertés et des franchises qui leur avaient été accordées par les deux co-seigneurs.

Cette hypothèse vraisemblable contredit la version du père Ménestrier (1631-1703), jésuite et savant en sciences héraldiques, qui estimait que les trois roses évoquaient les roses d’or que le Pape avait coutume de bénir à la messe du 4e dimanche de Carême.

Au XVe siècle, le sceau de la ville de Grenoble, un des plus anciens de France, ne reprend pas la symbolique des roses mais représente la cathédrale avec la mitre épiscopale (l’évêque), l’église Saint-André un dauphin (le Dauphin) et enfin la Tour de l’Isle, construite en 1381 qui fut le premier Hôtel de Ville (les consuls). Les trois roses en sont certes absentes mais ceux qu’elles sont censées représenter apparaissent de façon figurative.

Grenoble ne s’ornera d’armoiries aux trois roses qu’au XVIe siècle. Une gravure de la ville, éditée en 1575 par François de Belleforest, reprend cette symbolique. Toutefois, il faudra attendre le 13 juin 1698 pour que les armoiries aux trois roses soient enregistrées à l’Armorial général de France suite à un ordre de Louis XIV. La ville de Grenoble les enregistra selon l’intitulé : « Armoiries peintes et figurées d’or à trois roses de gueules posées 2 et 1, surmontées d’une couronne murale d’or ».

À la Révolution, la Convention nationale décida en 1792 la suppression des armoiries et leur remplacement par un sceau représentant une femme appuyée sur un faisceau et tenant une lance surmontée du bonnet de la liberté. Les trois roses avaient vécu.

Avec l’Empire, les armoiries réapparurent. Grenoble récupéra ses trois roses en 1811 agrémentées de trois abeilles, d’un caducée et de l’aigle de l’Empereur.

Après la chute de l’Empire, Louis XVIII décida en 1814 que toutes les villes de France reprendraient les armoiries attribuées par les rois. Au milieu du XIXe siècle, les armoiries de Grenoble animèrent des batailles d’experts sur la couleur du fond : or ou argent. À terme, l’or original s’imposera.

La dernière des évolutions date de la Libération. Par décret du 4 mai 1944, le Général de Gaulle décerna à Grenoble la Croix de la Libération. Comme l’attribution de cette distinction comporte également celle de la Croix de Guerre 1939-1945, Grenoble pouvait joindre à ses armoiries ces deux décorations.

Il faut souligner que les armoiries municipales font partie du patrimoine incorporel et moral de la cité. Elles n’appartiennent pas au domaine public ou privé de la ville. Elles n’ont qu’une valeur symbolique, elles sont un signe de reconnaissance mais elles n’ont pas de valeur juridique comme ce fut le cas sous l’ancien régime.

La première référence à Grenoble date de -43. Le bourg s'appelle alors Cularo et a été fondé par des peuples gaulois appelés Allobroges. Ce n'est qu'une petite bourgade gallo-romaine par rapport à des villes telles que Vienne ou Valence. Un pont en bois à l'emplacement de l'actuelle passerelle Saint-Laurent permet alors de passer de la Savoie à la Gaule.

En 286 est construite une enceinte entourant neuf hectares et dont certains éléments persistent encore aujourd'hui en plusieurs points de la ville (des pastilles métalliques sont disposées sur le tracé de cette enceinte avec l'inscription Cularo IIIe siècle).

Touché par l'accueil que lui ont réservé les habitants de Cularo, l'empereur Gratien élève la ville au rang de « Cité ». La ville est renommée Gratianopolis en 377 en l'honneur de cet empereur. Son nom se transformera par la suite en Graignovol puis Grenoble après que l'on y eut associé le mot noble en référence au roi de France, propriétaire du Dauphiné. Il reste aujourd'hui de la période gallo-romaine et du IVe siècle la crypte Saint-Laurent et le baptistère de Grenoble, utilisé jusqu'au IXe siècle, puis redécouvert en 1989 lors de la construction du tramway et fouillé jusqu'en 1996. Plusieurs portions du mur d'enceinte gallo-romain sont aussi visibles dans la vieille ville notamment rue Lafayette.

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, Grenoble est ravagée par une crue sans précédent. Le 10 août 1191, le lit de la Romanche est barré par un éboulement qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Un lac, appelé Saint-Laurent, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg d'Oisans jusqu’à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-du-Lac ». Le 14 septembre 1219, un violent orage apporte un surplus d'eau qui cause la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac. Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère. Grenoble est plutôt épargnée par cette première crue car la ville ne s'étend pas jusqu'au Drac. Mais la hausse du niveau des cours d'eau provoque un reflux de l'Isère qui coule à contre-sens pendant quelques heures et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de Meylan. Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les quais et sont emportés par les flots. Des milliers de personnes périssent. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Les marchands connaissant mal les heures de fermeture des portes et les marchandises encombrant les rues, le nombre des victimes s'est alourdi. Grenoble mettra des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants sont morts et le pont a été emporté. Le dauphin Guigues-André exemptera d'impôts tous ceux qui ont souffert de la crue.

Durant le Moyen Âge, puis à la renaissance, Grenoble devient la capitale du Dauphiné et voit la création d'une université au XIVe siècle peu avant le rachat du Dauphiné par la France le 30 mars 1349 avec le traité de Romans. Ce rachat est singulier car c'est le propre souverain du Dauphiné, Humbert II, dauphin du Viennois et sans héritier, qui vend son royaume à la France afin d'éponger ses dettes. Le premier Dauphin qui réside dans la province et la gouverne est Louis XI.

En 1453, Grenoble est la troisième ville française à obtenir son parlement, la faisant passer au statut de capitale provinciale.

Pierre Terrail, seigneur de Bayard naît à Pontcharra en 1476. Sa statue trône au centre de la place Saint-André de Grenoble.

La Réforme déclenche de violents affrontements entre catholiques et protestants de Grenoble.

En 1562, Mongiron, capitaine catholique, s’empare de la ville. Les huguenots sont jetés à l’Isère. La ville est reprise sans combat par le baron des Adrets, qui venge les morts. Le connétable de Lesdiguières s'empare de la ville en passant par la Bastille et décide de fortifier la rive droite de l'Isère en construisant une muraille rejoignant la Porte de France (à l'Ouest) à la porte Saint-Laurent (à l'Est). Il transforme la ville en construisant l'Hôtel de Lesdiguières et le Jardin de Ville qui deviendront publics en 1719, ainsi que des égouts, ponts et fontaines.

Après les années mouvementées des guerres de Religion, le renouveau catholique de la Contre-Réforme permet la construction de plusieurs édifices religieux.

C'est le cas du couvent Sainte-Marie-d'en-Haut en 1622 (l'actuel musée dauphinois), de son extension rue Très-Cloître, Sainte-Marie-d'en-Bas (l'actuel Théâtre Sainte-marie-d'en-Bas).

Les Minimes construiront une chapelle transformée de nos jours en salle de musique Olivier Messiaen. Enfin, les Jésuites construiront leur collège qui deviendra par la suite le futur lycée Stendhal.

Au milieu du XVIIIe siècle sévit Louis Mandrin qui vole les riches et redistribue ses larcins aux pauvres. Il dirige jusqu’à 300 hommes ; il est roué vif à Valence en 1755.

Naissance d'Henry Beyle, plus connu sous le nom de Stendhal en 1783, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau).

Le 7 juin 1788 est une date clé dans l'histoire de Grenoble, de la France et de la Révolution française. À cette date a lieu la « Journée des Tuiles » : les protestations se multipliaient depuis mai suite à l'annonce de la dissolution du parlement dauphinois par Louis XVI et le 7 juin ces agitations poussent la garnison à intervenir. Celle-ci est reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Il s'agit là des préludes de la Révolution française. Suite à ces évènements, Louis XVI autorise la réunion des États généraux de la province à Vizille, à l'origine des États généraux à Paris. Une représentation de cette journée se trouve au musée de la Révolution française de Vizille (on y distingue très nettement l'ancien couvent qui deviendra par la suite la cité scolaire Stendhal). La « fontaine des Trois Ordres » sur la place Notre Dame rend hommage aux Dauphinois qui ont porté les prémices de la Révolution française. Elle fut réalisée par le sculpteur Henri Ding pour célébrer le centenaire des évènements en 1888. Grenoble n'a pas été le seul foyer d'agitation mais ses élus ont été le plus loin dans les revendications politiques et ont donné au mouvement un retentissement national. En l'hommage à son rôle, le fort surplombant la ville fut baptisé La Bastille.

Le 7 mars 1815, Grenoble accueille triomphalement Napoléon de retour d'exil de l'île d'Elbe. Le tracé de sa remontée vers la capitale au départ de Golfe-Juan est appelé Route Napoléon ; elle passe et se termine à Grenoble avenue Jean Perrot.

La Bastille est transformée entre 1824 et 1848 par le général Haxo et prend son aspect actuel.

La dernière enceinte urbaine est remaniée à l'occasion de la guerre de 1870 contre l'Allemagne.

Dans la période de l'entre-deux guerres, la ville connait une très forte immigration italienne provenant de quelques villages comme Corato. Ces immigrés italiens s'installent principalement sur la rive droite de l'Isère dans le quartier Saint-Laurent.

Sous le mandat du maire Paul Mistral, natif de La Morte, la ville organise en 1925 l'exposition internationale de la houille blanche (énergie hydraulique par conduites forcées) et du tourisme.

Le maire profite de l'occasion pour ouvrir la ville vers le Sud ; les remparts sont détruits et des grands boulevards sont aménagés à leur place.

En 1934 est construit le téléphérique de la Bastille qui permet d'accéder très facilement à un point de vue étonnant sur Grenoble.

Le 26 mai 1944, la ville est bombardée par les Alliés, et libérée le 22 août. La même année, elle est nommée « Compagnon de la Libération » par le gouvernement provisoire du Général de Gaulle.

Le 10 juin 1961, Grenoble ouvre le premier planning familial de France, ce qui représente alors une étape essentielle dans le combat mené par les défenseurs d'une maternité libre et choisie.

La ville se développe énormément vers le sud à partir de cette date : l'urbanisation est continue entre toutes les communes de l'agglomération, la Villeneuve et le centre commercial Grand'Place sont construits dans les années 1970, le parc des expositions Alpexpo est installé à la limite avec Eybens, les autoroutes (A48, A41, A49, A51 et A480) arrivent à Grenoble et la Rocade sud est construite.

En 1987, Grenoble est la deuxième ville française après Nantes à réintroduire le tramway en ville.

Enfin, dans les années 1990, création d'un centre d'affaires, à l'image du quartier de la Défense, Europole. Ce quartier est aujourd'hui un centre rassemblant les implantations de plusieurs sociétés emblématiques de la ville telle Schneider Electric (ex- Merlin Gerin).

L'ensemble finit par constituer un tout peu homogène, intégrant beaucoup d'éléments caractéristiques de l'architecture des années 1950-1960. Le centre historique, petit pour une agglomération de cette taille est de plus en plus mis en valeur mais n'est pas exempt d'insertions malheureuses comme l'Office du Tourisme. Il fait actuellement l'objet d'une valorisation grâce au classement en 2005 du centre ancien en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP). Le gris des façades dû au « ciment moulé » donne à la ville un chromatisme particulier renforcé par une assez forte densité des constructions. Des quartiers entiers nés ex-nihilo dans les années 1960 ou 1970 comme Mistral, Teisseire ou La Villeneuve à l'architecture typique des ZUP sont autant de témoins d'une ville qui a grandi trop vite. Les autres villes de l'agglomération, quasi inexistantes il y a cinquante ans, sont la plupart du temps d'anciens villages composés aujourd'hui d'immeubles des années 1960-1970. Grenoble est une ville champignon qui, favorisée par son développement économique, a poussé à la plus mauvaise période de l'histoire architecturale.

Grenoble est divisée en deux circonscriptions (qu'elle partage avec les cantons de Meylan et de Fontaine-Sassenage), six cantons, six secteurs, vingt-deux quartiers.

Grenoble est divisée en six secteurs qui divisent la ville en zones dirigées par des antennes de la mairie. Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.

Grenoble est membre de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole communément appelée La Métro.

La population de la ville de Grenoble, après avoir atteint un pic en 1975 à 166 037 habitants, n'a cessée de diminuer jusque dans les années 1990, où elle est repartie à la hausse, hausse qui se confirme aujourd'hui puisque la population de la ville est estimée selon l'INSEE à 156 107 habitants en 2006. Grenoble est aujourd'hui la troisième ville-centre la plus dense de France, après Paris et Lyon avec 8 610 hab/km². Ceci est dû essentiellement à la relative petite taille de la commune (18,13 km²) en comparaison avec les villes de même importance (à l'exception de Nancy) ; à part la colline de la Bastille, tout le territoire est urbanisé.

La population de l'agglomération grenobloise connaît une très forte augmentation durant le XXe siècle, liée au développement industriel de la ville. Longtemps Grenoble est restée une petite ville de province, avec une population plutôt stable.

Puis la ville poursuit son essor grâce à la ganterie et ensuite la houille blanche, au début du XXe siècle, entraînant une arrivée importante d'immigrés étrangers, notamment d'Italiens (Grenoble et son agglomération présentent une importante communauté italienne), et une augmentation de la population.

Mais c'est surtout après la Seconde Guerre mondiale, durant les années 1960 et 70 que Grenoble va connaître sa véritable expansion, se caractérisant par une très forte augmentation de la population (accentué par l'exode rural de l'époque). Grenoble connaît alors une des croissances les plus importantes parmi les villes de France.

Elle s'est ensuite fortement ralentie à partir de la fin des années 1970, pour arriver à une croissance plutôt faible aujourd'hui, même si le rythme tend à s'accélérer légèrement.

L'académie de Grenoble regroupe les départements de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie.

L'agglomération de Grenoble est un des grands centres d'enseignement supérieur en France (plus de 60 000 étudiants), en particulier dans le domaine scientifique.

Grenoble compte également deux écoles de commerce, l'école privée ESC Wesford (située dans l'ancienne chambre de commerce) ainsi que le groupe Grenoble Ecole de Management (GEM) qui proposent des cursus de formation après classe préparatoire et bac+2/+3. GEM, fort de ses vingt-et-une années d'ancienneté s'affiche comme la sixième ESC de France.

L'UIAD , l'Université-Inter Ages du Dauphiné propose des cours aux seniors.

La ville possède également un lycée hôtelier qui a la particularité de posséder son propre hôtel d'apprentissage.

Enfin plusieurs lycées disposent de classes préparatoires aux grandes écoles, comme le lycée Champollion ou encore le lycée Vaucanson.

La cité scolaire internationale située dans le quartier Europole comporte un collège et un lycée publics. Elle permet aux enfants de chercheurs et travailleurs étrangers de continuer leur scolarité et de la valider par l'OIB, un diplôme international équivalent au baccalauréat, en anglais, allemand, espagnol, italien, arabe ou portugais. Le cursus McLuhan propose aux élèves venant des États-Unis de poursuivre leur scolarité américaine. L'admission à la cité scolaire s'effectue en sixième ou en seconde, sur tests de langue. Chaque année une pièce de théâtre en anglais est jouée par les lycéens au théâtre de Sainte Marie d'en bas. De plus, les collégiens de la section allemande présentent deux soirées de théâtre chaque année. Le CDI partage sa salle de lecture avec la bibliothèque municipale internationale.

Le forum Libération de Grenoble sur le devenir de notre société se déroule en septembre.

Autre thème, chaque année en avril a lieu une fête foraine très attendue des petits et des grands, la Foire des Rameaux.

Grenoble comprend plusieurs établissements hospitaliers au sein de l'agglomération grenobloise : le CHU Albert Michallon situé sur la commune de la Tronche, l'Hôpital Sud à Echirolles. De nombreuses cliniques se répartissent également sur le territoire : la clinique des Cèdres, la clinique des Alpes, la clinique mutualiste des Bains, la clinique mutualiste des Eaux-Claires à Grenoble ainsi que la clinique de Belledonne à Saint-Martin-d'Hères. La commune comprend également un institut privé de cancérologie.

La ville de Grenoble a obtenu la première place du 3e Palmarès santé, publié par la revue Impact médecine en 2008. Le CHU Albert Michallon a été désigné comme le plus sûr de province par L'Express et 5e au niveau national en 2009.

Toutefois l'image du sport grenoblois ne se limite pas aux sports d'hiver. La capitale des Alpes est riche de trois-cent-cinquante clubs exerçant dans soixante-cinq disciplines différentes représentant 33 000 athlètes licenciés et 1 800 cadres dirigeants. Un Grenoblois sur trois pratique une activité sportive de compétition ou de loisir.

Le bassin grenoblois bénéficie de la présence de nombreuses télévisions locales, parmi lesquelles on peut citer Télégrenoble, France 3 Grenoble et France 3 Alpes.

Début 2008, l'ancien rédacteur en chef du 6 minutes édition Grenoble a lancé Grenews.com, une webTV d'information locale. Les grenoblois ont également la possibilité d'écouter plusieurs radios locales telles que, Alpes 1,Radio Malherbe Grenoble Radio Campus Grenoble, Max FM, Hot Radio, France Bleu Isère, New's FM , Radio Grésivaudan , Radio Kaléidoscope et Radio Kol Hachalom.

Au niveau de la presse écrite, là aussi, un large choix de journaux locaux et de magazines est diffusé sur Grenoble. Les lecteurs peuvent, entre autre chose, lire le Dauphiné Libéré, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, l'hebdomaire du mercredi Grenews.com, Grenoble & Moi, Métroscope, Le Petit Bulletin, Guide du Dahu, Tramy, Les nouvelles de Grenoble, Minizou et Isère Magazine.

En ce qui concerne les médias locaux sur la toile, on retrouve site site du Dauphiné Libéré ainsi que GreBlog MonGrenoble. Grenoble a été l'une des quatorze villes récompensées par le label Villes Internet en 2008 avec la mention maximale @@@@@.

Au cours du XIXe siècle, Grenoble s'est progressivement industrialisée. Grenoble et sa région sont pionnières en matière d'hydro-électricité : quelques carrières, de l'industrie de transformation mais surtout la houille blanche. Grenoble organisa ainsi l'exposition internationale de la houille blanche en 1925. Toutefois, dans le courant du milieu du XXe siècle, la ville connaît un certain déclin industriel, bien que son industrie du gant soit réputée dans le monde entier (Gant Perrin, etc.).

Depuis plusieurs décennies, la ville s'est réorientée et elle est réputée aujourd'hui pour être un important pôle de recherche scientifique (universités, Synchrotron, etc.). Elle possède, en outre, plusieurs entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies (STMicroelectronics, Sun Microsystems, Hewlett-Packard, Schneider Electric, R&D France Télécom, etc.). D'autres grandes sociétés y ont leur siège comme Teisseire et les Éditions Glénat. Le tourisme représente aussi une part non négligeable de l'économie locale avec les nombreuses stations de sports d'hiver implantées dans la région.

Grenoble est le siège d'une Chambre de commerce et d'industrie qui gère l’aérodrome du Versoud, Grex et Euromart. Elle gère aussi Grenoble Ecole de Management.

La recherche scientifique tient une place primordiale dans l'agglomération grenobloise. Le Polygone scientifique ainsi que d'autres lieux de l'agglomération regroupent huit organismes de recherche nationaux (CEA, CNRS, CEMAGREF, CEN, CRSSA, INRA, INRIA, INSERM), quatre centres de recherche internationaux (l'EMBL l'ESRF, l'ILL, l'IRAM) et trois centres techniques industriels (CETIM, CSTB, CTP). De plus les universités et l'INP Grenoble possèdent aussi de nombreux laboratoires de recherche. Cette recherche de haut niveau s'appuie sur la présence à Grenoble d'équipements de renommée mondiale, à l'image de l'ESRF, l'un des trois plus importants synchrotrons de la planète, ou du réacteur de recherche de l'institut Laue-Langevin qui constitue la source de neutrons la plus intense du monde.

Grenoble fut aussi une des premières villes de France à posséder un technopôle, Inovallée (ex-ZIRST), en 1971.

Tous ces domaines font de Grenoble, avec 21 000 chercheurs (14 500 dans la recherche publique, 6 500 dans la recherche privée), le 2e centre de recherche en France après Paris, et un pôle de recherche scientifique majeur en Europe ce qui lui vaut parfois le surnom de « Sillicon Valley française ». D'autre part, l'aire urbaine de Grenoble est un fleuron national pour son taux d'emplois métropolitains supérieurs (12,7% de l'emploi total, soit 28 202 emplois). Elle se situe au premier rang des grandes aires urbaines de province, devant toutes les métropoles régionales. Ils sont principalement spécialisés dans la recherche et l'informatique.

Grenoble est classée ville d'art et d'histoire.

Grenoble a obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2008.

NB : les lieux de cultes sont classés par confession et par nombre sur la commune de Grenoble.

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Source : Wikipedia