Citroen

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Posté par seb 21/04/2009 @ 08:13

Tags : citroën, auto, loisirs

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Citroën 2CV

Citroën 2CV

La Citroën 2CV (deux-chevaux) est une voiture populaire française produite par Citroën entre 1949 et 1990.

En 1935, Michelin, le célèbre fabricant de pneumatiques, rachète Citroën et place Pierre Boulanger comme patron. Il a l'idée de créer une voiture destinée aux classes sociales du monde rural et à faibles revenus. Le soucis premier étant de permettre à la maison mère Michelin d'accroître son activité de pneumatiques.

S'inspirant d'une enquète faite au près d'un public ciblé, envoyé à plusieurs milliers d'exemplaires à travers l'ensemble du territoire, PJB écrit le cahier des charges précis et draconnien, définissant le projet TPV (Très Petite Voiture) : avec quatre places assises, 50 kg de bagages transportables, 2 CV fiscaux, traction avant comme les 11 et 15/Six, 60 km/h en vitesse de pointe, boîte à trois vitesses, facile d'entretien, possédant une suspension permettant de traverser un champ labouré avec un panier d'œufs sans en casser un seul, et ne consommant que 3 litres aux 100 kilomètres. Elle doit pouvoir être conduite en sabot, par un débutant ou une femme. Et surtout, aucun signe ostentatoire. Le slogan publicitaire 4 roues sous 1 parapluie de la fin des années 60, résume assez bien l'esprit général de ce que le patron attendait.

Il désigne André Lefebvre à la tête du bureau d'étude, qui a déjà fait ses preuves sur la Traction. Il aura pour associés Alphonse Forceau s'occupant de la suspension, Jean Muratet spécialiste de la carrosserie, et Flaminio Bertoni, .

L'équipe a carte blanche, tant qu'il ne s'agit pas d'esthétique ou de performance valorisante. Le projet explore toutes les voies possibles dans tous les domaines: des matériaux rares comme le magnésium sont employés pour la réalisation des bras de suspension; les portes sont circulaires pour s'ouvrir en basculant (Attention les doigts); on expérimente un dispositif d'éclairage s'inspirant des lucioles, le toit du véhicule est en toile cirée et les vitres en mica pour alléger l'ensemble...

Chaque prototype fait l'objet d'essais au centre de La Ferté-Vidame. Et PJB donne son aval à chaque étape. Dès qu'une solution aboutit sur un excès de confort elle est rejetée: deux idées toutefois seront conservées: le dispositif de chauffage que les ingénieurs s'étaient confectionné pour les essais en hiver, à partir de manchon en feutre récupérant les calories du tuyau d'échappement, et l'habillage des portes et de la sellerie que Mme boulanger suggérera à son époux.

À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, les projets dirigés par André Lefèbvre aboutissent à une voiture en tôle ondulée très fine, équipée d'un bi-cylindre à plat refroidi par eau de 375 cm³.

Le 1er septembre 1939, 250 voitures sont déja assemblées à l'usine de Levallois-Perret. Quelques jours plus tôt, le 28 août, l'administration des Mines vient de donner son agrément pour la commercialisation.

Sur ordre du patron, toutes les « Type A » sont démontées et détruites. Quelques unes, essentiellement des prototypes, sont cachés à La Ferté-Vidame dans les greniers du centre d'essai, ou dans les sous-sols du bureau d'étude de Citroën, rue du Théâtre.

Durant la guerre, les Allemands, qui étaient au courant de l'étude de cette TPV, demandent à Pierre Boulanger de mettre à leur disposition les plans de cette TPV en échange de la divulgation des plans d'Hitler concernant celle qui deviendra la « Volkswagen ». Le patron de Citroën refuse cet échange. À partir de l'année 1941, après le bombardement de l'usine du quai de Javel, les études de la TPV reprennent en cachette de l'occupant allemand. On décide d'abandonner les matériaux coûteux, comme le magnésium qui est devenu introuvable. Le moteur reste encore longtemps refroidi par eau mais présente des problèmes de gel à basse température. Les études sont longues et contraignantes pendant la période de l'occupation.

Modèle de présérie de 1939 : vue de l'arrière.

Modèle 1939 vue de l'avant.

Après la fin de la guerre, le rythme s'accélère. Walter Becchia finit de mettre au point un nouveau moteur, toujours bicylindre de 375 cm³ mais refroidi par air, directement inspiré du moteur équipant la moto de celui qui réclama longtemps de pouvoir dessiner la TPV : Flaminio Bertoni. La TPV reçoit aussi une boîte de vitesses à trois vitesses et une surmultipliée, et le patron accepte enfin que l'on emboutisse la carrosserie de la future 2CV ce qui autorise quelque galbes de tôles. Elle dispose d'une suspension à ressorts hélicoïdaux avec amortisseurs à friction et batteurs d'inertie, inventée par Léon Renault qui lui procure sa fabuleuse tenue de route.

Le souci d'économie conduit à des solutions techniques parfois minimalistes, par exemple les essuie-glace actionnés par le compteur de vitesse ou les joints de Cardan non homocinétiques, ce qui fait « brouter » la voiture dans les virages (ces points seront corrigés dans des versions ultérieures).

Le 7 octobre 1948, au salon de l'automobile Citroën présentée la 2CV type A presque définitive, elle n'est pas encore disponible et il n'est pas possible de voir ce qui se cache sous le capot. Elle est énormément critiquée par la presse qui n'a pas apprécié le silence de la firme autour de son projet . Malgré cela, l'accueil du public est plus enthousiate.

En 1949, juste avant l'ouverture du salon de Paris, elle est reçue par le service des mines et désignée « Type A » (comme la TPV en 1939). La production de la 2CV type A commence alors, avec un modèle unique et une seule couleur disponible. Elle est vendue sans serrures de portes, le dispositif d'antivol proposé étant celui adopté sur les bicyclettes, pris entre le volant et la barre centrale du siège avant.

Dans le même esprit de sobriété que la voiture le dépliant présentant le produit est simple: 4 pages au format d'une carte postale (9 x 13 cm) imprimées en monochromie avec 4 photos.

La longue carrière de la 2CV commence alors. Son départ est cependant très lent. Les stocks d'acier étant pauvres, l'État français réserve la matière première à Renault devenue régie nationale, qui produit dès 1947 la 4CV, concurrente directe de la 2CV. La production est alors de 4 unités par jour.

Les premiers clients triés sur le volet peuvent commander « le vilain petit canard ». Ils doivent pour la plupart prendre leur mal en patience du fait d'une demande importante qui fait allonger les délais à 3-5 ans. À cette époque, elle est sur le marché d'occasion plus chère que neuve, parce qu'il n'y a pas de délai. Il faut alors compter 228 000 F pour une voiture neuve.

De 876 unités produites en 1949, et déjà 6200 en 1950, la production va croître lentement pour atteindre 232 551 en 1961. Au total 5 114 961 sont officiellement sorties des usines auxquelles ils faut ajouter près de 2 millions de Dyane et Méhari.

En 1951, Citroën présente la 2CV type AU (U pour utilitaire) : la 2CV fourgonnette. Elle est équipée du même moteur que la berline (type A) et permet de transporter 150 kilogrammes de bagages avec deux personnes. Elle est adoptée dès 1952 par les services postaux pour la distribution du courrier dans les campagnes. Le berline reçoit alrs des serrures de porte.

En 1954, les nouveaux dirigeants de Citroën, incités par des clients désireux d'avoir une voiture plus rapide et plus puissante, décident de sortir une nouvelle 2CV : la « Type AZ » équipée d'un nouveau moteur issu de celui de la Type A mais de 425 cm³, ce qui lui permet d'atteindre les 70 km/h. Elle est aussi équipée d'un embrayage centrifuge qui permet de ne pas débrayer, pour s'arrêter sans caler. La fourgonnette « Type AZU » sort en même temps avec les mêmes améliorations par rapport au Type AU, mais sans embrayage centrifuge : ce système déclaré pratique en ville pouvait devenir gênant à la campagne.

En 1957 apparaît le « Type AZL »(le L signifiant « luxe »), qui est une Type AZ avec un dégivrage du pare-brise, un compteur éclairé, une grande lunette arrière (à la place d'un hublot au travers duquel la visibilité était quasi-nulle) ainsi que quelques joncs chromés qui soulignent (ou surchargent) la ligne de la 2CV déjà considérée comme démodée et « moche » depuis 1948.

En 1958, alors que les Type A, AU, AZ, AZU, AZL restent en production, sort la 2CV Type AZLP ou AZLM (P ou M pour Porte de Malle) qui délaisse la bâche longue pour s'équiper d'une porte de malle, plus utile, qui manquait depuis neuf ans.

La commercialisation des Types A et AU, devenus marginaux dans la gamme depuis 1954, est officiellement arrêtée en 1960.

En 1961, une Sahara avec deux moteurs réussit à grimper jusqu'au sommet de la dune du Pyla. Une version reprenant le concept mais néanmoins modernisé (Bip-Bip 1 et 2) est engagée dans le Rallye Dakar 2005 et 2007.

En février 1963 apparaît l'AZA (A pour amélioré), nouvelle 2CV issue du Type AZLP, mais bénéficiant d'un moteur plus puissant (18 ch DIN, même cylindrée) et d'une boîte de vitesse ré-étagée. Le « trou » entre la 2e et la 3e est corrigé mais existe encore : il faut attendre la 2CV4 et la 2CV6 pour le voir rectifié définitivement. Vient peu après le Type AZAM, version améliorée du Type AZA : le confort est un tout petit peu plus poussé.

En 1967 apparaît à la place de la 2CV AZAM la 2CV AZAM Export équipée d'un tableau de bord d'Ami 6, et d'un confort jamais atteint auparavant sur une 2CV. La carrière de l'Export est courte puisque la Dyane (en quelque sorte une super 2CV) piétine dès 1967 les plates-bandes de l'Export qui reste un modèle marginal (ce sera la 2CV la moins produite).

En 1968, après l'apparition de la Dyane, la 2CV est en déclin et ses ventes chutent notablement. Début 1970, toute la gamme des 2CV est donc modifiée et se divise désormais en deux modèles : la 2CV 4 équipée d'un 435 cm³ de 24 ch n'ayant plus grand chose à voir avec le 425 cm³ d'antan et la 2CV 6 équipée d'un 602 cm³ de 29 ch proche de celui des Ami 6, avec plus de couple que le moteur de la 2CV4. Ces deux modèles conservent l'appellation 2CV, bien que la 2CV6 ait en fait une puissance fiscale de 3CV.

Les 2CV4 et 2CV6 apportent à la gamme le renouveau espéré et évoluent doucement, avec des changements esthétiques mineurs, tels l'adoption en 1974 d'une calandre plastique en remplacement de la calandre « 3 lames » en aluminium, et des perfectionnements mécaniques. En 1975, arrive en plus la 2CV Spécial, version dépouillée (elle reprend le tableau de bord ancien modèle) de la 2CV4, qui perd la 3e glace latérale. Elle sera la seule à conserver des optiques rondes, les 2CV4 et 2CV6 ayant opté pour des optiques rectangulaires (de type H4 pour l'export). La 2CV Spécial est principalement vendue en jaune cédrat en France et en rouge en Suisse. Cette version subsiste jusqu'en juillet 1979 où la 2CV6 Spécial prend sa relève.

En 1976 apparaît la première version à thème de son histoire : la 2CV SPOT à la robe orange et blanche. Suivront bien d'autres séries, en particulier la 2CV « 007 » inspirée du film Rien que pour vos yeux, et les « Dolly », « France 3 », ou « Charleston ».

Le prix d'achat de la 2CV est toujours très bas. En Allemagne, dans les années 1960 par exemple, il est environ deux fois moindre que celui d'une Volkswagen. Avec le temps, celle qui avait été conçue comme produit de remplacement du cheval dans le secteur rural gagne une nouvelle clientèle : ceux qui s'opposent à la culture de consommation de masse.

Une plaisanterie de l'époque affirme que la 2CV sort d'usine en portant déjà l'autocollant « Nucléaire, non merci ! ». La possession d'une 2CV devient un signe d'appartenance - les propriétaires 2CV se feraient un signe de reconnaissance entre eux sur la route.

En ce début des années 1980, boudée dans de nombreux pays à cause des réglementations de plus en plus strictes en matière de sécurité, de pollution, etc., la deuche comme on l'appelle familièrement, est de moins en moins produite. Elle se fait vieille et n'est plus exactement au goût du jour même si elle a su dépasser les modes et les époques, mais obtient encore quelques succès, par exemple en Allemagne, où l'on vend plus de 2CV que d’AX. La 2CV est relativement chère par son choix de conception (démontage) : elle nécessite beaucoup plus d'heures de main-d'œuvre pour sa fabrication qu'une auto moderne, mais en contrepartie sa « réparabilité » est largement supérieure à n'importe laquelle d'entre elles.

L'année de sa nomination, 1984, le premier ministre Laurent Fabius utilise volontiers sa Charleston personnelle pour se rendre à Matignon, assurant encore un peu de succès au modèle.

Néanmoins, en 1988, la production de la 2CV est stoppée à l'usine française de Levallois-Perret (devenue très vétuste), là où les premières 2CV furent construites quelques 40 ans auparavant. La production de la 2CV 6, certes très vieillissante mais encore prisée par les jeunes, n'est alors assurée que dans une usine Citroën au Portugal, à Mangualde.

Un projet de vente des outillages de l'usine à la Chine n'a pas connu de suite, la Chine jugeant cette automobile « dépassée » ; elle était pourtant alors très bien adaptée à ce pays dont près de 90% des routes n'étaient pas revêtues.

Le 27 juillet 1990 à 16h30 la production de cette voiture qui défia les époques et unifia sur son usage les classes sociales prend définitivement fin. Une petite fanfare accompagne la "ultima" (une Charleston grise n° de série 08KA 4813 PT réservée au directeur de l'usine de Mangualde, Claude Hebert) au bout de sa chaîne de fabrication. Mais cinq 2CV Special, dont au moins une blanche (n° de série KA 372168) équipée en improbable millésime 1991, quitteront encore les ateliers la semaine suivante. Trois d'entre elles (bleue, blanche et rouge) répondaient à un projet de décoration du Mondial de l'Automobile d'octobre 1990 mais finalement cet adieu public ne se réalisera pas.

L'incrémentation numérique n'était pas toujours respectée (les plaques constructeur sont rangées en vrac dans une caisse et posées au hasard sur les véhicules terminés). Des écarts de numéros de série allant jusqu'à 17500 unités ont donc été relevés, par exemple sur les véhicules transportés par le dernier camion qui quitta Levallois le 29 février 1988. L'arrêt officiel de cette dernière chaîne en France avait d'ailleurs été célébré 10 jours plus tôt, le 19 février. Ce désordre avait commencé dès 1948 avec les 6 premières 2CV, numérotées successivement 000 007, 000 002, 000 003, 000 348 et 000 006. On ne peut donc dater avec certitude les numéros de série les plus élevés et qui sont : KA 366 694 (Grande-Bretagne), KA 359 666 (Belgique), KA 375 563 (Allemagne), KA 376 002 (France) et 08KA 4813 PT (Portugal).

La « deuche » reste toujours appréciée et collectionnée par de nombreux amateurs, car totalement irremplaçable par sa polyvalence et sa légèreté. Sa carrière aurait pu être largement prolongée si Citroën avait eu le courage de la moderniser du point de vue technique, notamment par l'adoption du bien plus moderne moteur 652cc issu de la Visa et LNA (cylindres alu/nicasil, allumage électronique) qui a fait baisser la consommation du petit bicylindre de près de 18% tout en améliorant très nettement son couple et sa puissance, et d'une injection électronique + catalyseur (nombreuses adaptations faites par des amateurs) pour réduire les émissions polluantes, ainsi que d'une boîte de vitesses à 5 rapports qui lui manquait cruellement (également adaptée par des amateurs). Des tests comparatifs réalisés dans les années 1980 ont prouvé que la sécurité active (freinage/tenue de route) de la 2CV était encore parfaitement au goût du jour alors, y compris, à l'étonnement général des experts, en sécurité passive, le châssis plate-forme absorbant remarquablement bien les chocs sur test d'impact à 40km/h sur obstacle massif (mur en béton).

Le problème pour Citroen n'était pas seulement les problèmes d'homologation de la 2CV. En effet, la marque ne mettra pas la 2CV aux normes essentiellement par mesure d'économie, car en cas de modification de la caisse, du nouvel outillage aurait été nécessaire, sans compter qu'une nouvelle homologation aurait été demandée. La 2CV étant de moins en moins vendue, cet investissement,logique et peu coûteux au début des années '80, se serait révélé non rentable, l'AX ayant comme prévu pris le pas sur la 2CV.

En 42 ans de commercialisation, Citroën aura construit et vendu 5 114 961 2CV. Cela représente 3 867 932 berlines, 1 246 335 fourgonnettes et 694 2CV Sahara bimoteur les dernières étant sorties sur les chaînes de montage de l'usine de Mangualde au Portugal.

Tandis que Citroën ne remplaça jamais la 2CV, sauf marginalement la C3 pluriel, les constructeurs comme Chrysler avec la PT Cruiser (certes bien plus puissant et spacieux), Toyota avec la Scion xB, et Honda avec l'Elément ont identifié le concept 2CV spacieux et utilitaire et l'ont traduit à l'ère moderne.

Symbole d'une époque, mais aussi d'un certain art de vivre, la 2CV compte de nombreux passionnés qui prolongent son histoire en organisant des rassemblements sur la terre entière… Ce mouvement, organisé en de multiples associations (160 en France), intègre toutes les générations et toutes les classes sociales. À l'étranger, la 2CV représente une certaine image de la « France classique », avec la baguette et la Tour Eiffel. La 2CV a marqué son époque et est devenue un mythe de l’automobile et de l'industrie. Aujourd'hui il est possible de redécouvrir ce mythe dans le musée qui lui est consacré en Alsace, seul musée intégralement dédié à la 2CV et aux modèles dérivés.

Des le début des années 50 les clubs de 2CV se forment, le premier d'entre eux étant celui d'Orléans créé par André Malard Claude Perrault et André Nodiot en 1952. Cette même année, ils organisent un rallye de 893 kilomètres, que les plus rapides des 20 concurrents couvrent en un peu plus de 16 heures soit une moyenne de près de 56 km/h, ce qui montre l'endurance et la fiabilité de l'auto.

Les clubs sont aujourd'hui nombreux en France et à l'étranger, fédérés pour ce qui est des clubs français, par l'Association des 2CV Clubs de France.

La simplicité de la plate-forme a autorisé bien des carrossiers à s'exprimer et proposer d'autres modèles que ceux sortis des Quai Javel.

Les frères Dagonnet ont dès le début proposé une 2CV aux performances améliorées. La Bijou est un exemple de voiture dérivé de la 2CV fabriqué par un carrossier anglais. Parmi les plus courantes on note également la Tangara.

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Citroën Saxo

Citroën Saxo

La Citroën Saxo est un modèle d'automobile du segment B produit par le constructeur automobile français Citroën.

Elle a été produite sur le site d'Aulnay-sous-Bois et dans l'usine située à Mangualde au Portugal en version 3 et 5 portes. Elle a été présentée pour la première fois en 1996 au Salon de Genève. La Saxo étonne le public de Citroen qui n'y voit qu'une Peugeot 106 restylée et rebadgée. Les premiers exemplaires seront distribués en février 1996 et elle ne sera alors disponible qu'en version 3 portes. Il faudra aussi attendre le mois de mai pour voir apparaître les premières Saxo équipées d'un moteur diesel puis la saxo VTR équipée du 1.6 8S de 90ch. En juillet, les modèles 5 portes deviennent disponibles et la version VTS à caractère résolument sportif, équipé d'un moteur 1.6l 16 soupapes d'une puissance de 120ch fait son apparition.

Fin 1997, la Saxo a eu un léger restylage : calandre nouvelle, plus ouverte que l'ancienne pour répondre à un problème de refroidissement du moteur et modification de l'apparence des feux arrières, plus clairs. La version "Exclusive", le haut de gamme chez Citroën est désormais disponible. Ce restylage intervient également pour la différencier de la peugeot 106. En effet cette "ressemblance" lui cause du tort depuis le début de sa carrière et Citroën est bien obligé d'admettre que le succès tarde à venir.

Mais c'est en 2000 qu'intervient celui qui lui changera radicalement la face. Les projecteurs qui rappelaient ceux de l'AX sont abandonnés au profit de ceux en forme d'amande que l'on redécouvrira quelques mois plus tard sur la Xsara phase 2. Le capot intègre désormais 2 nervures ainsi que la nouvelle calandre. Les feux arrières deviennent rouge et blanc (gris auparavant). À partir de ce moment-là les jours de la Saxo sont comptés. 2002 voit l'apparition de celle qui sonnera le glas de la Saxo : la C3. Et en Juin 2003 la Saxo est arrêtée et vendue jusqu'à épuisement des stocks.

Le diesel est un 1500 de 58 chevaux fiable et sympathique, sa transmission courte ainsi que sa boîte de vitesse bien étagée ne la cantonne pas à un usage citadin. Il n'est pas désagréable, la voiture étant légère. Son gros avantage réside dans sa sobriété : 5 l/100 km en moyenne.

Discrète de ligne, plus en tous cas que la 106, la Saxo est une voiture volontaire. Confortable autant de sièges que de suspensions, elle est habitable et dispose d'un coffre plus vaste que celui de la 106. Son intérieur est normalement fini, plus moderne que celui de la 106. Son châssis est équilibré et lui garantit une tenue de route correcte; le comportement est précis, le train avant est bien guidé par une direction précise et plaisante lorsqu'elle est assistée. Légère, la voiture est à l'aise avec les 1.1 et l.5D, modestes en puissance mais suffisants. C'est avec les essence de 75 et 90 chevaux que la voiture montre des capacités routières très intéressantes, avec des performances élevées. La voiture est alors très vive et dynamique. Une version 1.0 de 50 chevaux non assistée jusqu'en 2000 existe aussi, c'est la version de base. Très dépouillée (moquette, allume cigare, vitres teintées et vitres arrières entrouvrables sur 3 portes), elle est moins homogène que les autres modèles de la gamme, sans être ridicule pour autant.

La 1.1i existe, en option (1500€uros), en motorisation bicarburation Essence+GPL, à noter la transmission automatique fût proposée en option tout d'abord sur les versions VSX 1600 8 soupapes puis proposée en option sur les versions 1400.

Citroën a engagé des Saxo Kit-cars, puis Super 1600 en championnat de France des Rallyes et en championnat du monde junior.

L'auto débuta en 1997 avec Patrick Magaud. Sébastien Loeb en 2001, puis Daniel Sola en 2002 ont remporté le championnat du monde de rallye junior au volant de la Saxo S1600.

La saxo VTS est une auto résolument typée sportive, dotée d'un châssis "joueur", de performance intéressantes et jouant particulièrement sur le rapport poids/puissance. La série spéciale "New Morning" se distingue de la VTS par son coloris extérieur "bi-ton" (gris quartz en haut, et gris orageux en bas), ainsi que par son intérieur "efka". Elle était vendue sensiblement moins cher que la VTS, pour un même niveau d'équipement.

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Citroën Berlingo

Citroën Berlingo First

Le Berlingo est un modèle d'automobile du constructeur automobile français Citroën sorti en 1996 pour la première version et sorti en 2008 pour la deuxième version.

Le Berlingo existe en plusieurs versions : véhicule particulier à 5 places, utilitaire (600 et 800 kg de charge utile) et en version châssis-cabine. Dans la même catégorie : Renault Kangoo, Fiat Doblò, Opel Combo Tour, Mercedes Vaneo, Peugeot Partner, Ford Tourneo.

À l'origine, le couple Berlingo-Partner apparaît pour remplacer des fourgonnettes obsolètes, dont la conception remonte aux années quatre-vingt. La version utilitaire est lancée en premier, et Citroën crée un marché en décidant, en 1996, de lancer en parallèle une version familiale, appelée « Multispace », et un peu plus haut de gamme par rapport à l'utilitaire (pare-chocs peints, meilleur choix de matériaux intérieurs et de coloris de peinture, hayon monobloc, moteur 1,8 l essence disponible, meilleur choix d'options).

Mais ce segment des ludospaces ne reste pas l'exclusivité de Citroën pendant très longtemps, surtout qu'il présente des avantages pour les deux partis : les clients ont de l'espace pour pas cher, et le constructeur rentabilise ses installations industrielles en augmentant ses ventes du même modèle.

Renault présente rapidement un concurrent, le Kangoo avec un design ludique et une porte coulissante à l'arrière. Ces ventes sont bonnes, et Peugeot-Citroën doit répliquer. Le Berlingo doit disposer d'une porte coulissante, et ce, en modifiant au minimum les moyens de production : le profil du véhicule doit rester le même, la porte avant, initialement prévue large, doit rester en place.

Ainsi apparaît, au printemps 1999, un Berlingo avec une porte coulissante. Pour des raisons de sécurité, celle-ci est sur le côté droit de la carrosserie.

Il adopte début 2000 un moteur 2 litres HDi de 90 ch, en complément du 1.9 diesel de 71 ch et des deux blocs essence. Les pare-chocs des versions Multispace reçoivent un demi-bandeau en plastique noir en lieu et place de la peinture intégrale, et l'intérieur devient coloré en harmonie avec la couleur extérieure.

Dans la suite logique de cette démarche, Renault équipe le Kangoo d'une deuxième porte de ce type, à gauche.

Citroën alignera à nouveau son offre, avec une deuxième porte coulissante, d'abord en option, puis en série sur les Multispace.

Le Berlingo vieillit tranquillement, jusqu’à ce que le Kangoo tente de reprendre l'avantage que Citroën avait pris grâce à une tenue de route bluffante pour un utilitaire et au 2 litres HDi doux et polyvalent. Le Kangoo se repoudre le nez et adopte un diesel un peu moins « agricole ».

Le Berlingo First a 1 moteur pour 1 niveau de finition.

Le Berlingo doit réagir une énième fois à ces attaques, ce qui se fera assez rapidement, à l'occasion du restylage de 2002. Ce restylage concerne la face avant, et l'on passe d'une vague imitation de Xsara à un look vraiment personnel, imitant un SUV et son pare-buffle à l'avant. La planche de bord est aussi modifiée à cette occasion, mais l'arrière n'en a pas profité, et la couleur, omniprésente de la planche de bord aux ceintures de sécurité, disparaît à cette occasion.

Les modifications techniques sont à l'avenant : multiplexage, renforcement de la zone d'absorption des chocs à l'avant, adoption en série sur Multispace des freins antiblocage et de coussins gonflables.

Aucune modification sérieuse depuis, hormis l'apparition des moteurs 1,6 l Hdi (75 et 92 ch) et de la version XTR, imitant un tout-terrain (bas de caisse, pare-chocs, etc.).

Le Berlingo dispose, en version utilitaire, de deux moteurs à essence, 1,1 l (60 ch) et 1,4 l (75 ch), et de deux motorisations diesel, l'une atmosphérique de 1,9 l et l'autre turbocompressée, le fameux moteur 2,0 HDi de PSA.

Il peut aussi recevoir, dans sa version utilitaire, une motorisation électrique disponible depuis 1998 (ce modèle remplace la C15 électrique), et une motorisation au gaz, basée sur le moteur à essence de 1,4 l.

La version particuliers (5 places) commence, en essence, par le 1,4 l, et est complétée par le 1,6 l à 16 soupapes (version 110 ch). Les anciennes versions ne bénéficiaient "que" d'un 1,8 l à 8 soupapes comme "gros" moteur, celui-ci développe 90 ch et présente l'avantage du couple à bas régime, important quand on roule avec de la charge.

Pour le salon de l'auto 2006 de Bruxelles les motorisations essence sont la 1.4i et la 1.6i 16v. En diesel, 1.6 HDi, 2.0. HDi et 1.9D.

Courant 2006, le 1.6 HDi remplace à la fois le 2.0 HDi, dans sa définition de moyenne puissance (92 ch), et le 1.9 diesel par sa plus modeste définition (75 ch). Ce moteur de 75 ch est exclusif au Berlingo. Les ventes en diesel de ce véhicule représentent plus de 85 % du total des ventes de Berlingo, Citroën mise donc en grande partie dessus.

Le châssis est issu de feu la ZX, et a été amélioré en 2002 au moment du restylage pour satisfaire aux normes de sécurité. Il a ainsi glané quatre étoiles en crash-test EuroNCAP. Les suspensions avant de ZX permettent un guidage précis et une tenue de route saine, en tout cas honorable pour un utilitaire plus haut que large.

Les suspensions arrière (issus de Peugeot 405 break) sont spécialement conçues pour résister à l'écrasement en charge. L'effet "cul tassé" bien connu des propriétaires de C 15 est ainsi évité au maximum. La charge maximale utile pour les versions utilitaires est de 800 kilogrammes. En fait, le Berlingo semble, par sa répartition des masses, être plus conçu pour rouler en charge, qu'à vide. Une fois chargé, l'avant est un peu moins plongeant, et l'ensemble est rééquilibré.

Dangel fournit une transmission intégrale sur demande spéciale, alors que Citroën imite le SUV avec sa version “XTR”.

Ne pas confondre le Berlingo XTR avec le Berlingo Dangel, ce dernier est un véritable 4 roues motrices à boîte de transfert, blocage de différentiel, protection du carter et garde au sol augmentée, alors que le XTR n'est qu'une simple traction.

L'habitacle des versions 5 places est bien évidemment très spacieux, et il peut se muer en utilitaire à l'envi, offrant un volume de chargement impressionnant pour 4,13 m de long : une fois la banquette repliée, on dispose d'un volume de l'ordre de 2,8 à 3 mètres cube, selon les sources.

Les sièges arrière ont été légèrement surélevés en 1999, à l'occasion de l'adoption de la porte latérale coulissante.

Ceci afin de faciliter l'accès à bord, mais aussi d'éviter le mal des transports chez les enfants, en leur offrant une meilleure visibilité sur la route.

Ce surélèvement ne grève que très peu la hauteur habitable à l'arrière (distance siège - toit), celle-ci reste d'environ 98 cm, là où une berline traditionnelle ne dépasse pas 80 cm.

Les versions utilitaires profitent de la même planche de bord, donc de la même finition, et de plus en plus, de la porte coulissante droite, offrant un accès aisé à l'aire de chargement. Par contre, le plus souvent, les utilitaires n'ont pas de hayon mais deux portes battantes, s'ouvrant vers les côtés et non vers le haut.

Le hayon des versions familiales offre l'avantage de pouvoir servir de “parapluie”, car il représente une importante surface de tôle, plate, et qui s'ouvre jusqu’à l'horizontale. L'inconvénient vient de ce que d'autres peuvent se garer à cinq centimètres d'une telle porte : impossible alors de l'ouvrir. Citroën a prévu des portes battantes en option gratuite.

Des versions à toit ouvrant en toile ont existé jusqu'au restylage de 2002. Ce toit, façon deux-chevaux, s'ouvrait jusqu'après les sièges arrière. L'étanchéité est le point faible de ce type de mécanisme, d'autant plus qu'il fait diminuer la rigidité du châssis.

Sur les modèles restylés, et profitant de l'importante hauteur sous plafond, Citroën propose en option sur le Multispace un aménagement dit "Modutop". Le Modutop, accroché au toit, consiste en un hublot au-dessus de chaque siège, une bouche de ventilation par passager arrière, un range-CD et deux capucines individuelles à l'avant, deux coffres de rangement aux places arrière, et une capucine dans le coffre. Ceci est livré avec une "Modubox", chariot pliant disposant d'ancrages dans le coffre (pour transporter un faible volume de courses, par exemple).

Le Berlingo est produit un peu partout dans le monde, notamment en Russie, en Chine, en Espagne et en France pour le marché européen, et en Amérique du Sud. En 2008, PSA a annoncé le lancement d'une version rallongée produite en Turquie.

Le remplacement du Berlingo et de son clone Peugeot Partner est prévu à court terme. En réalité, deux modèles (pour chaque marque) remplaceront les petits utilitaires actuels, alors que le Belingo I continuera à être produit pour certains marchés sous le nom Berlingo First.

Les Berlingo II et Partner II seront développés entièrement par PSA sur la même plate forme que la Citroën C4 et la Peugeot 308. Ils bénéficieront de moteurs plus puissants avec l'arrivée du HDi 110 chevaux FAP, le DV6 HDi 90ch étant reconduit, de même que le 1,6l 90 ch essence. La version ludospace aura un équipement enrichi (aide au démarrage en pente, volant réglable en hauteur et en profondeur, volet arrière avec lunette ouvrante, 3 sièges indépendants et déposables en rang 2, nouveau Modutop®...).

Par contre le tapis de coffre en PVC disparaît.

Moteur disponible avec cette finition : 1.6i 16v, 1.6 HDI 92ch et 1.6 HDI 110ch FAP.

Moteur disponible avec cette finition : 1.6i 16v, 1.6 HDI 92ch et 1.6 HDI 110ch FAP.

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Source : Wikipedia