Citigroup

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Posté par marvin 10/03/2009 @ 05:09

Tags : citigroup, banques, economie, environnement

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Citigroup

Citicorp Center (à présent Citigroup Center), Ville de New York.

Citigroup Inc. (NYSE : C, TSE: 8710), opérant sous le nom Citi, est une entreprise financière majeure basée à New York, issue de la fusion de Citicorp avec Travelers Group le 7 avril 1998. Au regard du Forbes Global 2000 de mars 2007, Citigroup serait la plus grande entreprise mondiale, avec des actifs financiers totalisant 2 200 milliards de dollars américains (juin 2007). L'entreprise emploie 332 000 personnes dans le monde, et possède environ 200 millions de clients dans plus de 100 pays différents. Elle fait partie du Dow Jones Industrial Average depuis le 17 mars 1997. Depuis novembre 2007, son actionnaire principal, avec 4,9 % du capital est l'Abu Dhabi Investment Authority suivi (avec environ 4,6 % du capital) de la Kingdom Holding Company du prince Al-Walid Al Saoud.

Citigroup a été crée le 8 octobre 1998 après la fusion de la banque Citicorp et de la compagnie d'assurances Travelers Group, devenant ainsi la plus grande organisation de services financiers au monde. Interdite auparavant, cette fusion a été rendue possible par le Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999.

Son histoire est donc divisée entre l'histoire de toutes les sociétés qui ont précédemment fusionnées avec soit Citicorp - une multinationale du secteur bancaire opérant dans près de 100 pays -, soit Travelers Group dont les principaux secteurs d'activités sont : l'assurance, les crédits, le courtage et le financement des consommateurs.

En tant que tel, l'historique de Citigroup remonte à la fondation de la City Bank of New York (renommée en Citibank) en 1812, de Bank Handlowy en 1870, de Smith Barney en 1873, de Banamex en 1884, et de Salomon Brothers en 1910.

Citicorp est la société mère de Citibank. L'histoire de Citicorp remonte à 1812. Après l'accord de l' Etat de New-York daté du 16 juin 1812, c'est en effet le 14 septembre de cette même année que fut créée avec un capital de 2 millions de dollars, The City Bank of New York, une institution financière pour les commerçants locaux et les négociants et dont le siège se trouvait à Wall Street. Samuel Osgood en fut le premier président. Bien avant la fin du siècle, elle déploya ses ailes dans d'autres États du pays ainsi qu'à l'étranger. The City Bank of New York fut alors transformée en The National City Bank of New York en 1865 après avoir rejoint le nouveau système des banques fédérales des États-Unis. En 1895, The National City Bank of New York est alors la plus grosse banque des États-Unis.

National City achète en 1910 une part importante de la Banque de la République d'Haïti, la banque centrale d'Haïti, trésorier du pays et doté d'un monopole sur l'émission de billets Après l'invasion américaine d'Haiti, National City acheta tout le capital de la Banque de la République. Elle fut alors critiqué pour des pratiques jugées déloyales, telle que le refus de payer au gouvernement d'Haïti les intérêts sur l'argent déposé sur ses comptes, qui étaient transférées par City Bank à New York. Elle ne se mit à payer les intérêts qu'après 1922, mais seulement à un taux de 2%, au lieu des 3,5% accordé aux autres dépositaires équivalents. Selon le sénateur et économiste Paul Douglas, cela équivalait à une perte d'un million de dollars en intérêt, à une période où les revenus du budget haïtien étaient de moins de 7 millions de dollars .

En devenant le plus gros contributeur de la Réserve fédérale de l'État de New York en 1913, puis l'année suivante en inaugurant la première banque Américaine à l'outre-mer à Buenos Aires, The National City Bank of New York s'est imposée comme l'un des leaders majeurs du secteur bancaire. Le 24 décembre 1927, l'anarchiste italien Severino Di Giovanni pose une bombe devant ses bureaux à Buenos Aires, dans le cadre d'une campagne internationale en soutien à Sacco et Vanzetti.

Après la Première Guerre mondiale, l'achat de la banque Américaine d'outre-mer, The International Banking Corporation, en 1918, a fait d'elle la plus importante banque des États-Unis avec des capitaux dépassant le milliard de Dollars, et par conséquent la plus grande banque de commerce du monde en 1929. Au fur et à mesure de son développement, la banque est devenue l'un de leaders en termes d'innovations de services bancaires, avec la création des Traveler's Chèques (1904), les intérêts composés sur l'épargne (1921), les prêts personnels à risque (1928), les comptes courants clients (1936) et le certificat négociable de dépôt (1961).

À partir de 1902, l'expansion internationale se concrétisa par l'ouverture d'agences à Londres, Shanghai, Hong Kong, Yokohama, Manille et Singapour. Dans les années 1930, la banque comptait déjà plus de 100 agences dans 23 pays avant que la Seconde Guerre mondiale ne la contraigne temporairement à mettre un frein à ses activités en Europe et en Asie. L'internationalisation de la banque était cependant bien en marche. La City Bank devint la plus grande banque des États-Unis, changea son nom en The First National City Bank of New York en 1955 raccourci par First National City Bank lors du 150e anniversaire de la création du groupe en 1962. Elle en profitera pour transférer son nouveau siège principal dans le bâtiment caractéristique de Park Avenue qui définit la silhouette de New York.

La logique a voulu que la First National City Bank s'intéresse elle aussi aux secteurs de la carte bancaire et du leasing, et, son introduction dans les certificats de dépôts à Londres a marqué le début des nouveaux instruments de négociation du marché depuis 1888. Devenant ensuite la MasterCard, le groupe lança sa carte de crédit First National City Charge Service en 1967, popularisée sous le nom de « la carte à tout faire ».

Afin de soutenir une nouvelle expansion de ses activités, l'institution créa en 1968 un holding composé d'une seule banque. En 1974, elle le rebaptisa Citicorp, dont la principale filiale n'est autre que Citibank. Peu après, la banque lança la Citicard, qui a été pionnière dans l'utilisation des distributeurs automatiques 24h/24h.

Dans son expansion, la banque a acquis en 1981 la compagnie de cartes de crédit Narre Warren-Caroline Springs. John S. Reed a été élu Directeur général en 1984, et Citi est devenu alors un membre fondateur de CHAPS (Clearing House Automated Payment Service) à Londres. Sous sa direction et durant 14 années, Citibank est devenue la plus importante des États-Unis, le plus grand fournisseur de cartes de crédit au monde, et a étendu son offre à plus de 90 pays.

Travelers Group, au moment de la fusion, était un groupe diversifié dans le milieu de la finance qui fut unifié par le PDG Sandy Weill. Ses racines proviennent de Commercial Credit, une filiale de Control Date Systems qui fut rendue privée par Weill en Novembre 1986 après avoir pris le contrôle de l'entreprise plus tôt dans l'année. Deux ans plus tard, Weill entreprit le rachat de Primerica - un conglomérat qui possédait déjà l'assurance-vie A L Williams et aussi Smith Barney. La nouvelle entreprise prit le nom de Primerica, et fonctionna selon une stratégie de "cross-selling", c'est-à-dire que chaque entité de la compagnie-mère vendait ses services aux autres filiales.

Au mois d'avril 1998, Citicorp fit part de son intention de fusionner avec Travelers Group, un holding principalement actif dans les assurances, mais qui compte également Salomon Smith Barney (Smith Barney en 2008) et Primerica parmi ses activités. Le 8 octobre 1998, cette fusion fut réalisée pour former ainsi Citigroup, l'une des plus grandes sociétés de services financiers au monde, avec 200 millions de clients dans plus de 100 pays.

Le 23 novembre 2008, suite à une baisse du cours des actions de Citigroup d'environ 70%, le gouvernement fédéral américain a garanti plus de 300 milliards USD de ses actifs en échange d'une prise de participation dans l'entreprise pour 27 milliards USD.

Le 16 janvier 2009, Citigroup a annoncé son intention de se réorganiser en deux entités : Citicorp pour ses activités bancaires visant le détail et l'investissement et Citi Holdings pour ses activités de courtage et de gestion d'actifs. Citigroup continuera d'exister comme une seule entité pour le moment, mais les gestionnaires de Citi Holdings seront encouragés à profiter des opportunités d'affaires quand elles apparaitront et de futures fusions ou ventes d'actifs ne sont pas exclues.

Le 27 février 2009, le Département du Trésor des États-Unis a signé une entente lui permettant d'augmenter sa participation jusqu'à 36 % du capital de Citigroup. Cette participation donne au gouvernement américain sept fois plus de droits de vote que Al-Walid ben Talal ben Abd al-Aziz Al Saoud, deuxième plus important actionnaire. Dans le cadre de cette entente, le gouvernement fédéral américain a décidé d'acquérir pour 25 milliards USD d'actions privilégiées sur un montant total émis de 27,5 milliards USD.

Citigroup a récemment acquis la marque Egg quand elle a racheté Egg Banking plc, la plus grande sur internet, à Prudential.

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Citigroup Center

Le Citigroup Center

Le Citigroup center est un gratte-ciel situé dans le quartier de Manhattan, à New York. Il se trouve au 601 de la Lexington Avenue entre la 53e et la 54e rue, dans le quartier de midtown. Le Citigroup Center fait partie des immeubles les plus élevés de la ville, avec une hauteur de 279 mètres pour 59 étages, et est en outre l'un des buildings les plus reconnaissables de la ville, avec son toit incliné à 45°, et sa couleur blanche tranchée par le bleu de ses fenêtres. La surface totale de bureaux du bâtiment est de 120 000 m², occupés en majorité par le Citigroup, qui avait commandé le bâtiment.

Le Citigroup Center a été conçu par l'architecte américain Hugh Stubbins Jr et le cabinet d'architectes Edward Larrabee Barnes Associates avec la coopération de Emery Roth & Sons. La construction a débuté en 1974 et s'est achevée en 1977, pour un coût total de 195 millions de dollars. Les matériaux principaux utilisés dans la construction sont l'aluminium, le béton, le verre et l'acier.

Le site sur lequel le bâtiment a été construit abritait une église, la St. Peter's Evangelical Lutheran Church (église luthérienne évangélique de Saint Pierre), construite en 1862, et qui fut déplacée plus haut sur Lexington Avenue, au niveau de la 54e rue en 1905.

La construction du Citigroup Center s'est vite révélée être un défi architectural. Lorsque les premiers plans du bâtiment furent présentés, au début des années 1970, le coin nord-ouest du futur bâtiment était encore occupé par l'église luthérienne Saint Pierre. L'église autorisa alors la construction du bâtiment sous réserve de certaines conditions ; une nouvelle église devrait être construite dans le même coin, sans que cette dernière ne touche le gratte-ciel, et sans qu'aucune colonne ne passe à travers elle. Les architectes se demandèrent alors si la construction serait possible avec de telles conditions.

L'ingénieur William LeMessurier trouva alors la solution. Il décida de construire le bâtiment de 59 étages sur une colonne centrale massive octogonale, et sur quatre colonnes massives (35 mètres), qui seraient positionnées au milieu de chaque côté de la base, et non aux quatre coins, ce qui permettrait de garder un espace pour la construction de l'église grâce à un porte-à-faux de 22 mètres au niveau du coin nord-ouest.

Le bâtiment fut ainsi construit selon les plans de LeMessurier, mais en 1978, les architectes se rendirent compte que les changements dans les plans de construction de l'immeuble l'avaient rendu dangereux et peu stable ; LeMessurier comprit en effet, grâce à une question d'un étudiant que le bâtiment présentait un défaut qui pourrait se révéler fatal : les boulons utilisés dans l'assemblage de la structure ne pouvaient pas supporter des rafales de vent dépassant 115 km/h à certains endroits. L'erreur provenait de remaniement dans les plans, car les plans originaux de LeMessurier prévoyaient d'utiliser des joints métalliques soudés dans sa structure, plus solides, mais dans une optique d'économie de travail et d'argent, les joints métalliques soudés furent remplacés par des joints métalliques boulonnés dans les plans finaux.

LeMessurier se serait alors tourmenté pour trouver une solution à ce problème qui, s'il était ébruité, risquerait en plus de ruiner sa carrière. Mais alors que la saison des ouragans approchait, il prit la décision courageuse de s'adresser directement à la Citicorp, en lui conseillant de prendre des mesures rapidement. Il parvint à convaincre Citicorp d'engager une équipe de soudeurs, qui répareraient le bâtiment fragilisé sans en avertir le public, ce qui fut facilité par la grève de la presse qui avait lieu au même moment.

Pendant une durée de trois mois, l'équipe engagée par la Citicorp devait souder des plaques d'acier de cinq centimètres d'épaisseur sur chacun des 200 joints métalliques de l'immeuble. Ce travail se faisait de nuit, à l'insu du grand public. Mais au bout de six semaines, les autorités annoncèrent que l'ouragan “Ella” qui venait de quitter Cap Hatteras se dirigeait vers New York. Avec une seule moitié de l'opération de renforcement du bâtiment réalisée, et des autorités qui n'étaient pas prévenues, un plan d'évacuation n'était pas envisageable ; mais par chance, “Ella” vira vers l'est, en direction de la mer, offrant assez de temps aux soudeurs pour régler le problème.

Bien qu'aucun incident n'ait eu lieu, cette « crise » fut gardée secrète pendant près de vingt ans, et le comportement responsable de LeMessurier, qui prévint la Citicorp en dépit des risques que cela présentait pour sa carrière est aujourd'hui étudié comme modèle de comportement éthique.

Avec les réparations qui ont été effectuées sur le bâtiment, le Citigroup Center est aujourd'hui considéré comme l'un des gratte-ciel les plus sûrs au monde dans sa conception.

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Citigroup Centre (Sydney)

Le Citigroup Centre est un gratte-ciel de bureaux construit à Sydney (Australie) en 2000 et situé au 2 Park Street.

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Auction rate security

L'expression auction rate security (ARS) fait référence à un effet de créance (principalement à une obligation ou à un Municipality bond) américain, de longue échéance à l'émission, dont le taux d'intérêt est régulièrement mis à jour par une adjudication à la hollandaise. Elle peut également faire référence à une action de préférence dont la valeur du dividende est actualisée selon le même processus.

Dans une adjudication à la hollandaise, les sociétés de courtage soumettent une enchère au nom des acheteurs potentiels de l'obligation. Sur la base des enchères, le commissaire priseur définit le taux d'intérêt selon le taux le plus bas conciliant offre et demande. Comme les porteurs d'ARS n'ont pas le droit de revendre leurs parts à l'émetteur, aucune facilité de liquidité bancaire n'est exigée.

Les enchères se tiennent en général tous les 7, 28, ou 35 jours; les intérêts de ces valeurs sont payés à la fin de chaque période d'enchère. Certains types d'enchères d'ARS ont lieu tous les jours et leur coupon est payé le premier jour de chaque mois. Il existe également des périodes moins usuelles de 14, 49, 91 jours, semi-annuel et annuel.

Quand les intérêts d'emprunts bancaires augmentent, le marché des enchères devient plus attractif pour les émetteurs à la recherche d'un coût d'émission plus bas et de la souplesse d'une dette à taux variable.

La première ARS du marché défiscalisé fut introduite par Goldman Sachs en 1988. Actuellement (en 2008) le marché des ARS dépasse les 200 milliards de dollars, dont à peu près la moitié sont émises par des entreprises. En raison de leur complexité et d'une valeur nominale de 25 000 dollars ou plus, la plupart des détenteurs de parts d'ARS sont des investisseurs institutionnels et des particuliers ayant un niveau de revenu élevé.

Parmi les aspects négatifs des ARS on peut mentionner leur liquidité de marché réduite et le risque d'une baisse importante du taux d'intérêt du coupon.

Le taux d'intérêt des ARS est déterminé par une adjudication à la hollandaise. Le nombre total de titres disponibles pour l'enchère à chaque période donnée est déterminé par le nombre de porteurs désireux de vendre ou d'acheter des parts uniquement à un rendement minimum.

Les porteurs et les investisseurs potentiels entrent dans un processus d'enchères via une société de courtage. Les acheteurs spécifient le nombre de titres qu'ils désirent acquérir ainsi que le taux d'intérêt le plus bas qu'ils sont susceptibles d'accepter.

Chaque enchère et quantité de titre est classée du taux le plus faible au taux le plus élevé. L'enchère sur le taux le plus bas à laquelle le titre peut être vendu à sa valeur nominale détermine le taux d'intérêt, que l'on nomme le clearing rate (« taux de compensation »). C'est ce taux qui sera payé sur la période à venir. Les investisseurs qui misent à un taux supérieur au clearing rate ne reçoivent aucune parts alors que ceux qui misent à un taux inférieur recevront une rémunération égale au clearing rate pour la période suivante.

Si le nombre d'ordres d'achat est inférieur au nombre de titres à vendre lors de l'enchère, il y a échec de l'enchère. Dans ce cas, le taux est fixé au taux maximum défini par l'émetteur (en général, un multiple du LIBOR ou du TBMA). Le but du taux maximum est d'offrir une compensation aux vendeurs qui n'ont pas pu réaliser leurs positions. Habituellement, les sociétés de courtage enchérissent pour leur propre compte pour éviter tout échec des enchères. Ce qui rend l'échec des enchères assez rare, mais possible. En 2008, le marché s'est retrouvé gelé lorsque les sociétés de courtage se sont retirées.

Dès le 7 février 2008, des enchères sur ces titres ont échoué lorsque les investisseurs renoncèrent à enchérir sur ces valeurs. Les quatre plus grandes banques d'investissement qui commercialisent ces titres (Citigroup, UBS AG, Morgan Stanley et Merrill Lynch) renoncèrent elles-mêmes, en dernier ressort, à agir en tant qu'enchérisseurs, comme elles le faisaient par le passé. Ceci étant sans doute dû à l'ampleur de l'effondrement du marché, combiné à la volonté de ces banques de protéger leur capital lors de la crise financière de 2008.

80% des enchères échouèrent, le 13 février et le 20, 62% (395 sur 641). En comparaison, de 1984 à fin 2007, ce ne sont que 44 enchères qui échouèrent. UBS AG annonce, le 28 mars 2008, abaisser la valeur des ARS dans les comptes de courtage de quelques pour cents jusqu'à plus de 20%. Cette baisse reflète la chute de la valeur des titres sur le marché, sans cependant qu'UBS n'offre de les racheter à cette nouvelle valeur.

Au début mars 2008, plusieurs recours collectifs ont été entrepris contre quelques unes des plus importantes banques. Les plaintes déposées auprès de la cour fédérale de Manhattan accussent les banques d'investissement d'avoir subrepticement mis sur le marché les ARS au lieu de placements de trésorerie.

Andrew Cuomo, le procureur général de l'État de New York, le 1er août, informe Citigroup de son intention de la poursuivre pour « sale of troubled auction-rate securities » (« vente d'ARS présentant des problèmes ») et de destruction de documents.

En réponse aux accusations des régulateurs de l'État et au niveau fédéral, le 7 août, Citigroup accepta le principe de régler sa part de la crise en rachetant environ 7,3 milliards de dollars d'ARS qu'elle avait vendues à des associations, des investisseurs privés et des PME. L'accord impose également à Citigroup de faire « tout son possible » afin de rendre liquide les 12 milliards de dollars d'ARS qu'elle a vendus aux investisseurs institutionnels, dont des plans d'épargne retraite, avant fin 2009. L'accord permet à Citigroup d'échapper aux poursuites ou d'éviter d'admettre qu'elle a vendu les ARS comme étant aussi sures que des investissements en liquide.

Quelques heures après l'annonce de Citigroup, Merrill Lynch, à son tour, indique qu'avec effet au 15 janvier 2009, et jusqu'au 15 janvier 2010, elle offre d'acheter à leur valeur nominale les ARS qu'elle a vendus à ses clients de la branche retail, le montant du rachat est estimé à 12 milliards de dollars. UBS AG fait à son tour une offre similaire, le 8 août, mais pour le montant bien plus conséquent de 19,4 milliards de dollars.

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Stanley Fischer

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Stanley Fischer est un économiste américano-israélien. Il est le fondateur de la théorie des contrats croises en macroéconomie. Il est le gouverneur actuel de la Banque d'Israël.

Né en Zambie, il a obtenu son Bachelor of Science et sa maîtrise à l'école de Londres des sciences économiques (LSE) de 1962-1966 et son doctorat du Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1969, le tout dans le domaine des sciences économiques. Il a été professeur au MIT de 1977 à 1988, où il a écrit deux manuels populaires de sciences économiques : La Macro-économie (avec Rudiger Dornbusch et Richard Startz) et Conférences de macro-économie (avec Olivier Blanchard).

De janvier 1988 à août 1990, il était vice-président du département sciences économiques de développement et économiste principal à la banque mondiale. Il est ensuite devenu le premier directeur général du Fonds monétaire international, de septembre 1994 jusqu'en août 2001.

Après avoir quitté le FMI, il est devenu vice-président de Citigroup et président de Citigroup international, puis directeur du secteur clientèle public du groupe. Fischer a travaillé chez Citigroup de février 2002 à avril 2005.

Il est devenu gouverneur de la banque d'Israël le 1er mai 2005. Il a accepté ce poste le 9 janvier 2005 après avoir été nommé par le premier ministre Ariel Sharon et le ministre des finances Benyamin Netanyahou. Il a remplacé David Klein, qui a fini son mandat comme gouverneur de la Banque d'Israël le 16 janvier 2006.

Fisher maitrise parfaitement l'hébreu. De plus, il avait eu dans le passé des contacts avec la banque d'Israël, lorsqu'il était conseiller du gouvernement américain dans le cadre du programme de stabilisation de l'économie israélienne en 1985.

Stanley Fischer est devenu un citoyen israélien, ayant exercé son droit en application de la loi du retour, ce qui était impératif pour qu'il puisse être nommé à la Banque d'Israël. Les É.-U. ont indiqué qu'il n'aurait pas à renoncer à sa citoyenneté américaine.

Attention : La clé de tri par défaut « Fisher, Stanley » écrase la plus récente « Bourguignon, Francois ».

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Source : Wikipedia