Chrysler

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Posté par woody 14/04/2009 @ 21:07

Tags : chrysler, auto, loisirs, automobile, economie, finance

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Chrysler Corporation

Logo de Chrysler Corporation

Chrysler Group est une société américaine contrôlant plusieurs marques automobiles ; Chrysler, Dodge et Jeep.

Entre 1998 et 2007, elle a fait partie du groupe allemand DaimlerChrysler, puis a été rachetée le 14 mai 2007 par le fond d'investissement américain Cerberus Capital Management. Ce rachat a été consacré le 6 août 2007 avec la présentation de The New Chrysler et le retour du Pentastar (étoile à cinq branches) comme nouveau logo.

La première voiture de marque Chrysler, la six est sortie en 1924 et fut présentée à l'hôtel Commodore de New York. Son créateur, Walter Percy Chrysler souhaitait que sa voiture soit présentée au New York Automobile Show mais il se vit refuser l'entrée sachant que son véhicule n'était pas encore en production. Avide de marketing, il a donc eu l'idée d'exposer aux investisseurs potentiels la six dans ce grand hôtel de Manhattan. Cette stratégie alternative a payé, un banquier de la Chase Securities a souscrit une participation de 5 millions de dollars dans la Maxwell Motor Corp. (Société de W. Chrysler). La six fut donc rapidement commercialisée et fut la première voiture au prix abordable. Cette auto amena d'autres évolutions comme les quatre freins hydrauliques ou un moteur six cylindres.

Le 6 juin 1925, W. Chrysler racheta les capitaux restants de la Maxwell Motor Corp. afin de créer la Chrysler Corporation. Le développement de cette nouvelle société fut d'une rapidité considérable.

Ainsi début 1926, Chrysler détient près de 3 800 concessions sur le territoire des États-Unis avec un bénéfice gigantesque de 17 millions de dollars. La prospérité de la société continua pendant la décennie qui suivit avec le lancement de nombreux véhicules qui connaîtront un certain succès, notamment l'Imperial 80 en 1927. Non seulement cette voiture était la première voiture réellement décapotable de Chrysler, mais c'était aussi le premier modèle de la marque à faire l'objet d'une campagne publicitaire en couleurs.

En 1928, Chrysler fonde la marque Plymouth pour l'entrée de gamme, la DeSoto pour le milieu de gamme et achète la société Dodge Brothers. Cette stratégie avait pour but d'offrir une gamme complète de véhicules à l'image de la production de General Motors.

Ce programme prit sa fin logique en 1955 avec la mise en place de la marque Imperial (au lieu de modèles). À cette date, Chrysler proposait comme GM cinq marques de voitures.

Durant les années 1930, Chrysler est remarqué pour à la fois ses qualités techniques et ses crises financières périodiques. A la fin de la décennie, les marques DeSoto et Dodge vont concurrencer les gammes des autres divisions sur leurs propres marchés.

Durant la grande dépression, W. Chrysler refuse de laisser mourir sa compagnie. En 1934, la société lance la Chrysler Airflow, un modèle révolutionnaire comprenant un corps aux formes très élancées qui fut parmi les premiers véhicules à utiliser les principes scientifique de l'aérodynamique. L'Airflow, avec ses formes reprises de l'aviation fut une grande réussite technologique (carrosserie allégée, records de vitesse). Chrylser développe aussi la première soufflerie pour tester ce nouveau modèle. Malheureusement le Chrysler Airflow ne fut pas bien accueilli par le public et ce sont les modestes divisions Dodge et Plymouth qui ont permis à Chrysler de perdurer durant la Grande dépression grâce à des modèles conventionnels et un peu plus populaires.

Plymouth fut l'une des rares marques qui ont augmenté leurs ventes pendant cette période. La société lança aussi à cette époque une division pièces détachées nommée Mopar (Motor Parts) dont le nom reste associé à certains produits de la firme.

L'insuccès de l'Airflow eu un effet refroidissant sur les services ventes et promotion de Chrylser qui laissa la marque sans réelle innovations durant les années 1940 et 1950. On peut noter l'exception de l'installation de phares escamotables sur certains véhicules de la production des DeSoto de 1942. C'est la division militaire de Chrysler avec les célèbres chars M3 Lee qui ont surtout porté la société à cette époque.

Lors de l'engagement américain dans la Seconde Guerre mondiale, Chrysler Corporation avait déjà participé aux préparations et fournissait des chars d'assaut de 25 et 28 tonnes aux forces alliées en Europe. Heureusement pour les motoristes américains, l'effort de guerre n'a pas freiné la production automobile de Chrysler - au moins pendant un moment. Le modèle le plus caractéristique lancé au début des années 1940 a été le fourgon de luxe Town & Country qui a démarré en 1941. Ce précurseur du minivan moderne Town & Country permettait de transporter jusqu'à 9 personnes. Il avait un panneau arrière et était le premier fourgon à intégrer des panneaux authentiques en bois à l'extérieur. Sans surprise, le nouveau "woody" a remporté un beau succès auprès du public, en particulier durant l'après-guerre avec la version décapotable populaire sur les autoroutes dès 1946. Le prix de départ raisonnable était de 3 970 dollars.

Les avancées technologiques se poursuivirent toutefois et en 1951, Chrysler lance le premier d'une longue série, le Hemi V8.

En 1955, les choses s'éclaircirent après le lourd style après-guerre avec le lancement des modèles et de la campagne publicitaire Forward Look de Virgil Exner. Cette campagne continua jusqu'en 1961. Avec ces nouveaux modèles, Chrylser pris l'avantage sur ses concurrents dans le domaine du desgin automobile et produisit quelques authentiques classiques dont la Plymouth Fury de 1956 et la Chrysler 300C de 1957.

La seconde génération de véhicules Forward Look en 1957 vit le lancement de la Torsion-Aire. Ce n'était pas une suspension à air mais un système de suspension à action indirect par torsion du ressort qui réduisait drastiquement les masses non suspendues et déplaçait le centre de gravité du véhicule vers le bas et l'arrière rendant la conduite plus souple et assurée. Toutefois un afflux en production provoqua des problèmes de contrôle de qualité (principalement lié à la carrosserie et au final provoquant une plus rapide dégradation par la rouille). Ces problèmes, ajoutés à une récession américaine, poussèrent la société vers une nouvelle période d'attente.

Aux débuts des années 1960, la société fit de bons et de mauvais investissements.

En 1960, Chrysler lança la construction du châssis monocorps et fut la première des trois grands constructeurs automobiles (Chrysler, Ford et General Motors) à le proposer. Tous les produits Chrylser furent ainsi standardisés à l'exception des modèles de la marque Imperial. Cette technique donnait une plus grande rigidité au châssis, la faisant moins « brinquebaler ». Ce système devint rapidement un standard de l'industrie automobile.

La nouvelle ligne de berline Vailant, démarra rapidement dans les années 1950 et continua à gagner des parts de marché pendant plus d'une décennie. Cette marque devint une division à part entière avant d'être intégré à Plymouth en 1961. Les alternateurs remplacèrent les générateurs dans les Vailant dès 1960 et furent ensuite proposés en standard dans tous les modèles de 1961, une première dans l'industrie.

La marque DeSoto fut arrêtée après le lancement des modèles de 1961 en partie à cause de la large gamme de Dodge et l'abandon général de la division. Le même problème impacta la marque Plymouth lorsque Dodge empiéta sur la gamme de prix que sa consoeur. (Cela semble avoir provoqué la disparition de la marque quelques décennies plus tard.) Une réduction mal-conseillée de l'intégralité des gammes de Dodge et Plymouth en 1962 fit chuter les ventes et la profitabilité de Chrysler durant plusieurs années.

En avril 1964, Chrysler a lancé la Plymouth Barracuda, qui était une sous-série de Valiant. L'énorme fenêtre arrière en verre a donné l'impression d' une berline avec hayon arrière avec un style «aimez-la--ou-détestez-la ». Battant la Ford Mustang sur son segment de marché pendant près de deux semaines, il serait possible de la nommer comme étant la première Muscle car. Cependant, à la différence de la Mustang, ce modèle n'a pas volé les ventes des modèles des autres divisions. Malgré une meilleure qualité de construction pour le Barracuda, le Mustang se vendait toujours en plus grande quantité que le Barracuda à un ratio de 10 contre 1 entre avril 1964 et août 1965.

En 1966, Chrysler s'étend en Europe, en achetant le groupe britannique de Rootes Group, et la marque française Simca pour former Chrysler Europe. Cet achat s'est avéré être une importante erreur pour la compagnie en raison du problème principal des relations industrielles qui ont affecté l'industrie de l'automobile britannique à cette époque. En outre, Rootes avait des usines archaïques et une gamme de produits périmées. Chrysler a retiré toutes les marques de Rootes en faveur du seul nom Chrysler. La division Simca réussit mieux, mais les divers problèmes qui accablaient les autres divisions poussèrent Chrysler a s'en désengager. Chrysler a vendu les capitaux de Chrysler Europe dont Simca et Talbot à PSA Peugeot Citroën en 1978. PSA renommera l'entité sous le nom unique de Talbot dès le mois de juillet 1979.

Avec plus de succès à cette époque, la société aide à créer le marché des voitures Muscle car aux États-Unis, d'abord en produisant une version de rue de son Hemi comprenant un moteur de course, puis en proposant une ligne légendaire de véhicules accessibles mais à haute performance tels que la Plymouth GTX, la Plymouth Road Runner et la Dodge Charger. Le succès galopant de plusieurs de ces modèles sur le circuit de NASCAR a forgé la réputation de la compagnie pour la haute technologie.

Les années 1970 ont elles aussi apporté le succès et la crise. Les vieillissantes mais solides berlines ont vues leurs ventes grimper en raison de la forte demande de petites voitures après la crise pétrolière de 1973. Cependant, un lourd investissement dans une toute nouvelle gamme complète de véhicules a largement été rendu vain quand lors de leur sortie en 1974 les prix du pétrole atteignaient des sommets et les ventes de grosses voitures chutaient. La même année a été marquée par l'arrêt de la production des Barracuda 10 ans après, jour pour jour.

Au milieu de la décennie, la société obtint un remarquable succès avec la Chrysler Cordoba, sa première entrée sur le marché des voitures de luxe personnelles. Toutefois la sortie des modèles jumeaux Dodge Aspen/Plymouth Volare en 1976 ne reproduisit pas le succès des lignes disparues Valiant/Dodge Dart. La société dut retarder son entrée dans le marché maintenant très important des citadines. Les problèmes se multiplièrent aussi à l'étranger quand Chrysler Europe s'effronda en 1977. Elle fut reprise et renflouée par Peugeot l'année suivante, ironiquement juste après avoir aidé à la conception de la nouvelle Plymouth Horizon et du Dodge Omni sur lesquels la société, en dépression croissante, plaçait ses espoirs.

Peu après la société, Chrysler Australie qui produisait alors une version démarquée de la japonaise Mitsubishi Galant, a été vendue à Mitsubishi Motors. La berline Horizon avait juste commencé à entrer sur le marché américain quand la seconde crise pétrolière frappa, réduisant à néant les ventes de grosses voitures Chrysler et de camions, et la société n'avait plus de forte ligne de berlines pour se rattraper.

Dans le désespoir, la Chrysler Corporation signa le 7 septembre 1979 avec le gouvernement américain, pour 1 milliard de $, des garanties de prêt pour éviter la faillite. En même temps, Lee Iacocca, un ancien directeur de Ford, fut amené à prendre la place de directeur-général exécutif (CEO) et à prouver qu'il était un porte-parole efficace pour la société. Un congrès, quelque peu réticent, a approuvé «la Loi de garantie de prêt de la Chrysler Corporation de 1979 » (loi publique 96-185) le 20 décembre 1979 (signé par le Président Jimmy Carter le 7 janvier 1980), qui était décriée par les ouvriers et les vendeurs de Chrysler en raison de la peur de perdre leur emploi. Avec l'aide de ces personnes et quelques véhicules innovants (tel que la Chrysler K platform), l'invention du monospace (Chrysler Town & Country et Dodge Voyager)dont Chrysler reste encore un des leaders du marché, la société a évité la faillite et commence à reprendre des forces.

Au début des années 1980, les prêts étaient remboursés à un rythme vif et les nouveaux modèles basés sur la plateforme de K-voiture se vendaient bien. Une coentreprise avec Mitsubishi appelé de Diamond Star Motors a renforcé la présence de la compagnie sur le marché des petites voitures. Chrysler a acquis American Motors Corporation en 1987 auprès de Renault, principalement pour sa marque Jeep bien que la marque déclinante Eagle Premier ai servi par la suite de base aux berlines Chrysler LH platform. Ceci a soutenu la société plus loin, bien que Chrysler ai toujours été le plus faible des trois grands constructeurs américains.

Au début des années 1990, Chrysler fait ses premières tentatives expérimentales pour un retour en Europe, installant une usine de production de voiture en Autriche où sont assemblées des Voyager sur les mêmes lignes de montage que des 4x4 Mercedes, et en commençant en 1993 la fabrication de certains modèles de Jeep avec volant à droite pour marquer son retour sur le marché britannique. La popularité continue de la jeep, avec de nouveaux modèles audacieux pour le marché intérieur tel que le pickup Dodge Ram, la voiture de sport Dodge Viper, la Plymouth Prowler, et les nouvelles berlines à roues avant motrices ont placé la société dans une position forte alors que la décennie arrivait à sa fin.

C'est durant cette période que Chrylser négocie une fusion avec l'allemand Daimler-Benz.

En 1998, la société Chrysler fusionne avec l'allemand Daimler-Benz AG et forme la société DaimlerChrysler. Cette opération est initialement présentée comme une fusion d'égal à égal, mais au bout de quelques années la vérité devient évidente : il s'agit d'un achat de Chrysler par Daimler-Benz qui devient le partenaire dominant du couple. Comme preuve, Chrysler retombe dans les déboires financiers juste après la fusion, faisant gravement chuter le cours de l'action commune et provoquant de sérieuses inquiétudes au sein du siège social allemand, qui dépêche le nouveau CEO Jürgen Schrempp pour reprendre les rênes.

La marque Plymouth est arrêtée en 2001 et des projets de réduction de coûts, grâce à des partages de technologies (composants et plateformes), sont lancés. La Chrysler Crossfire, qui est issue de la plateforme SLK Mercedes, est l'un des premiers résultats concrets de ce programme.

En 2002, la compagnie renoue avec ses innovations techniques, elle était la première à proposer la pédale de frein réglable.

Un retour à la propulsion arrière est annoncé et en 2004, la nouvelle Chrysler 300 utilisant cette technologie ainsi qu'un nouveau Hemi V8 apparaissent devenant rapidement des succès commerciaux. Les performances financières commencent à s'améliorer, avec Chrylser fournissant maintenant une part significative des profits de DaimlerChrysler, tandis que Daimler s'est lancé dans des efforts de restructuration de la branche Mercedes.

Toutefois, les difficultés de Chrysler l'emportent sur son dynamisme. Les pertes s'accumulent, en raison notamment des énormes coûts sociaux liés au personnel retraité (frais médicaux, retraites...). Ce poids pénalise fortement le cours boursier de la compagnie.

Le 7 avril 2005, une décision de justice est prise par le juge de district Joseph Farnan Jr., présidant la cour d'appel de Wilmington au Delaware au sujet d'une affaire entre Kirk Kerkorian et DaimlerChrysler concernant les déclarations de Jürgen Schrempp de Daimler Benz, avant la fusion de 1998. Celui-ci aurait menti et manipulé la Securities and Exchange Commission ainsi que les actionnaires de Chrysler Corporation (dont le principal était la Tracinda Corporation de Kirk Kerkorian) en annonçant qu'il s'agissait d'une fusion égalitaire et non d'une acquisition. Le verdict est en faveur de Daimler, protégeant ainsi Jürgen Schrempp. Cependant, une autre affaire impliquant les autres actionnaires de Chrysler et avec les mêmes charges a été jugée en 2003 en faveur des actionnaires minoritaires de Chrysler avec une amende de 300 millions de dollars à l'encontre de DaimlerChrysler.

Le partenariat avec Mitsubishi Motors, démarré dans les années 1980, prend fin lorsque DaimlerChrysler vend ses 34 % d'action alors que Mitsubishi exige plus de contrôle sur la direction.

Le 14 mai 2007, scellant l'échec de la fusion, le fond d'investissement américain Cerberus rachète 80,1 % de Chrysler pour 5,5 milliards d'euros. Daimler, qui conserve le reste du capital et des projets de développement techniques communs avec le constructeur américain, devrait être rebaptisé « DaimlerAG ».

Le constructeur allemand avait déboursé 36 milliards de dollars en 1998, lors de l'« acquisition » de Chrysler.

L'année 2008 est marquée par une aggravation substantielle des difficultés économiques des Big Three, et en particulier de General Motors et de Chrysler, désormais orphelin face à la tempête qui secoue le marché américain. La contraction du marché du crédit, consécutive aux difficultés des établissements bancaires, fut en effet à l'origine d'une baisse globale de la consommation des ménages américains, rapidement imités outre-atlantique et ailleurs dans l'OCDE. Ainsi les ventes de Chrysler se sont contractées de 53 % en décembre 2008 par rapport au même mois de 2007. Les ventes sur l'ensemble de l'année 2008 ont plongé de plus de 30 %.

Avant la publication de ces résultats, la firme s'était vue octroyer un prêt de 4 milliards de dollars américains par le gouvernement fédéral américain. En échange, Chrysler s'engageait à poursuivre les importantes réformes structurelles déjà entamées lors de son alliance avec Daimler.

Le 21 janvier, le fonds d'investissement Cerberus, propriétaire du groupe, annonce à la surprise générale une entrée du groupe Fiat dans le capital de Chrysler à hauteur de 35 % (20 % supplémentaires en option d'ici trois ans). Cette alliance permettra à Chrysler, ainsi qu'à Dodge et Jeep, de profiter du savoir-faire du constructeur italien en matière de véhicules compacts. Parallèlement, elle permettra à Fiat de s'implanter durablement sur le plus grand marché automobile mondial.

Le 4 mars 2009, Chrysler a annoncé la suppression de 1 200 emplois à l'une de ses usines canadiennes.

Ils sont nombreux et restent à détailler. Citons la Stratus, la Le Baron, l‘Horizon pour les modèles vus en Europe, la New Yorker, l'Imperial, la Saratoga ou la Town & Country.

Le Town & Country existe toujours en Amérique du Nord, il s'agit en fait du Grand Voyager.

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Chrysler Airflow

Chrysler Airflow

La Chrysler Airflow est la première automobile des années 30 à s'intéresser de près à l'aérodynamique et à l'offrir de série, d'où le nom qui signifie flux d'air. Elle est ainsi l'emblème le plus expressif du courant Streamline Moderne, cette tendance aux États-Unis à dessiner des lignes courbes et très fluides. Néanmoins, ce courant moderne appliqué sur une automobile de série se révèle trop innovant pour susciter, outre un succès d'estime, un succès commercial.

Elle est produite entre 1934 et 1937 par la marque automobile américaine Chrysler Corporation et sa production totale atteint seulement les 29 878 exemplaires.

Le jeudi 24 octobre 1929 survient le krach financier de Wall Street, plongeant ainsi l'économie mondiale dans une période de récession, dénommée Grande Dépression. Les industries américaines sont ainsi les premières touchées, faisant ainsi dégringoler les ventes automobiles : 2 500 000 sont produits en 1930 puis seulement 1 500 000 en 1932.

C'est ainsi que dans cette période, régie par de nombreuses contraintes établies par les conséquences de la dépression, que nait un certains nombres de créateurs, près à bousculer les conventions stylistiques et apporter du sang neuf à l'automobile. Des figures emblématiques comme Raymond Loewy, Walter Teague, Henry Dreyfuss, Norman Bel Geddes et Harold Van Doren imaginent un nouveau courant artistique, le Streamline Moderne, qui consistent à appliquer des formes fluides sur des objets usuels comme l'architecture ou les transports. Raymond Loeway est à l'origine de nombreux emblèmes de l'American way of life, comme l'autocar Greyhound, le distributeur de Coca Cola, etc. Il s'intéresse rapidement au domaine des transports et dessine ainsi les locomotives pour la Pennsylvania Railroad. Cependant, les constructeurs automobiles sont plus réticents à appliquer les principes du Streamline (ligne fluide) à l'automobile. Il s'agit de simplifier les formes, d'intégrer les accessoires et d'effacer les aspérités. En 1932, Hutsmobile définit la ligne Aerodynamic, avec le concours de Loeway. Les phares sont ainsi intégrés à la carrosserie et la roue de secours est carénée.

En 1933 a lieu l'exposition universelle de Chicago, sur le thème « A Century of Progress » (Un siècle de progrès). Les visiteurs et industriels y découvrent ainsi de nouveaux modèles, de nouveaux dessins et de nouvelles carrosseries. Chrysler devient le premier groupe industriel à commercialiser une automobile inspirée par le Streamline. Issue du département Art & Colour, la Crysler Airflow voit le jour en février 1934, au salon de New York.

La paternité de la conception de l'Airflow est difficile à établir étant donné que de nombreux ingénieurs et stylistes se sont réunis autour de ce même projet. Le chef de projet est Carl Breer, directeur technique de la marque entre 1925 et 1949, aidé dans la conception aérodynamique par l’aviateur Orville Wright. Selon la légende qui circule dans l'entreprise, Carl Bree s'est inspiré d'avions militaires en exercice qu'il prend de prime abord pour des oies, lors d'un déjeuner familiale en aout 1927 au bord du lac Huron, au nord de Détroit. Conscient de son erreur, il imagine dès lors appliquer les principes aérodynamiques aux véhicules terrestres. Pour confirmer ses théorie, Breer fait appel à William Earnshaw, un ingénieur récemment engagé chez Chrysler, afin de chercher quelles sont les conséquences du design automobile dans la pénétration dans l'air du véhicule. C'est ainsi que Earnshaw fait appel à Wright pour mesurer la résistance de l'air.

Les années qui suivent, différentes expérimentations sont réalisées. Breer et Wright emmènent des maquettes en soufflerie, une première dans l'automobile, pour trouver la bonne forme et se décident pour une monocoque tout acier, technique déjà utilisée en 1921 mais très peu diffusée. Pour l'étude de résistance des matériaux, ils embauchent un néerlandais, le docteur Alexander Klemin. Sur le plan purement stylistique, l'étude est confiée à Norman Bel Gedds et quant à Oliver Clark, il est chargé, à titre de executive body engineer, des dernières phases technologiques.

Le premier prototype, construit en 1932, dénommé « Trifon Special » en l'honneur d'un employé du laboratoire moteur, Demitrion Trifon, est peu convainquant, étant donné que Klemin se trompe dans ses calculs, ce qui n'est pas sans déplaire à John Tjaarda, tenant ainsi sa revanche. En effet, Klemin est à l'époque son professeur et il n’hésite pas à le traiter d’imbécile. Or, 20 ans après, Tjaarda travaille sur une Lincoln Zephy qui se révèle tout aussi aérodynamique, mais presque 2 fois moins lourde.

L'idée originale est que l'Airflow est présenté seulement sous la marque DeSoto. Mais étant donné que la voiture commence à prendre forme, Walter Chrysler est devenu de plus en plus enthousiaste à ce sujet. « Je crois sincèrement, dit-il, qu'elle apportera une toute nouvelle tendance dans le transport personnel ». Bien sûr, il désire voir son nom inscrit dessus. L'introduction de cette nouvelle automobile « révolutionnaire » serait, selon lui, une façon de célébrer le prochain 10ème anniversaire de la fondation de Chrysler Corporation.

L'argument de vente principal de l'Airflow étant outre son aérodynamique, sa résistance, une démonstration est organisée en 1934, durant laquelle une Airflow est envoyée d'une falaise de plus de 110 pieds. À la fin de sa chute, après avoir touché une fois la falaise, elle atterrit sur ses roues,. Les performance sont également un autre point de vente pour la Chrylser Airflow. Lors des essais sur route, elle s'est révélée être capable de rouler pendant 500 milles à une vitesse moyenne de 95,7 milles à l'heure, témoignant ainsi de sa durabilité et de ses capacités.

Au départ, lors de sa première présentation qui a lieu au salon de New York, l'Airflow reçoit un accueil enthousiaste. Elle se distingue des autres automobiles par sa carrosserie profilée et sa calandre très arrondie intégrant les phares. Elle fait, par la suite, sensation dans les différents Salons de l'automobile à travers les États-Unis, où les visiteurs auraient passé des commandes en nombre record. La presse, cependant, est plus mitigée à son égard. Carolyn Edmundson, artiste de mode pour Harper's Bazaar, déclare que l'Airflow possède un « breathlessly different-looking », qui signifie littéralement un « design différent à couper le souffle », mais qui peut néanmoins en anglais, être interprété comme un compliment ou pas. Malheureusement pour Chrysler, l'enthousiasme initial du public pour l'Airflow est de courte durée. En 1933, 45% de tous les nouveaux véhicules américains sont des Chrysler mais avec l'arrivée de l'Airflow, ce chriffre chute à 31. Cette chute de l'entouthiasme du public pour l'Airflow peut s'expliquer par le fait que Chrysler ne livre pas les premiers véhicules dans les délais, l'assemblage de l'Airflow est plus difficile et plus couteux que prévu et enfin, de nombreux problèmes techniques sont rapidement survenus. Par ailleurs, une grève survient entre septembre et octobre 1933, conduite par la Mechanics Educational Society of America (MESA).

L'Airflow subit de nombreuses retouches stylistiques. Elle subit ainsi un lifting en 1936, arborant une grille Diecast. Un coffre dit à bosse est ajouté à l'arrière de la berline, ce qui permet au pneu de secours d'être installé à l'intérieur du véhicules et non plus sur la carrosserie.

Les ventes de l'Airflow sont de 11 000 exemplaires en 1934 puis de seulement 4 603 en 1937. Walter Chrysler, alors malade et en fin de vie, se demande ce qui n'aillait pas. Richard M. Langworth et Jan Norbye, auteur d'une histoire complète de Chrysler, offre l'explication suivante : « Walter Chrysler approuva ce concept moderne sans se poser la question de savoir si le public l'accepterait. Ce fut la plus grande erreur de Chrylser ».

La Chrysler Airflow propose de nombreuses idées innovantes, comme le positionnement d'une partie du moteur devant l'essieu avant, ce qui permet au compartiment passager de se déplacer vers l'avant, offrant plus de coffre. Le corps du véhicule, comme l'auteur George Dammann le note, « est construits autour d'une cage de poutres en acier, à laquelle les panneaux de carrosserie sont soudés ». Cette technique utilisée pour la structure confère ainsi une grande rigidité au châssis. Généralement, cette structure est dite autoporteuse, qui s'oppose aux châssis habituels constitués d'une plate-forme en échelle,. Chrysler nomme la structure, développée en collaboration avec Budd Manufacturing, de l'Airflow, bridge truss, qui signifie pont à treillis.

Son moteur à essence est un huit cylindres en ligne, équipé de 2 soupapes par cylindres. La puissance maximale est de 130 bhp (soit environ 122 ch) atteint au régime 3 400 tr/mn. En 1936, Chrysler abandonne le 8 cylindres pour un 6 cylindres, probablement plus économique. Le moteur et la transmission sont inclinés pour abaisser le centre de gravité.

En 1934, une Chrysler Airflow 2 Door Coupe qui correspond à une version coupé 2 portes comme son l'indique, est produite.

Piqué par le manque d'intérêt des consommateurs dans la voiture, Chrysler répond par des modifications, en 1935, sur le design de la carrosserie. La calandre notamment s'affirme, s'éloignant un peu du Streamline, se banalisant pour satisfaire les clients. Cette version est souvent connue sous le nom de Chrysler Airflow Imperial Sedan.

En 1936, l'Airflow abandonne la roue de secours accroché sur l'arrière de véhicule, mais l'intègre dans une malle. La calandre est également devenue plus prononcée.

Dans sa dernière année, l'Airflow n'est proposé qu'en deux portes et quatre portes berline. Cette même année, l'Airflow limousine devient la voiture officielle du Président des Philippines, Manuel L. Quezon.

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Chrysler Crossfire

Chrysler Crossfire

La Chrysler Crossfire est une automobile de marque Chrysler disponible en coupé ou roadster (cabriolet à toit en toile). Elle est construite par les usines Karmann à Osnabrück en Allemagne, sur le châssis de la première version de la Mercedes-Benz Classe SLK, elle emprunte à la marque allemande également son moteur 3.2 litres de 218ch. Disponible en boîte automatique ou manuelle.

Deux explications au terme "cross" (traverser) du nom de la voiture: l'antagonisme entre le caratère de la ligne avant, alongée et sportive, et celui de l'arrière ramassé et affublé d'un coffre à hayon. Autre explication: la Crossfire illustre de manière éclatante (et sans doute pour une unique fois) la collaboration entre Daimler et Chrysler, puisque 39% des composants de la voiture sont issus de la technologie Mercedes-Benz (Le chassis, le moteur et l'intérieur du premier SLK).

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Chrysler Sebring

Chrysler Sebring

La Sebring est une voiture construite par Chrysler.

Elle est fabriquée depuis 1995 où elle était proposée uniquement en version Coupé, sur la base de la plateforme Chrysler JA.

Elle est assemblée dans l'usine de Sterling Heights (Michigan) aux États-Unis. En 1996, une version cabriolet est apparue et en 2001, la berline.

La voiture tient son nom du célèbre circuit automobile de Sebring, Floride où se déroule chaque année une course d'endurance, les 12 heures de Sebring.

La ligne s'est inspiré de la Plymouth Satellite des années 1970. La plateforme utilisée était celle de la Mistubishi Eclipse.

Dernière version du coupé dont la production s'est arrêtée en 2005 pour laisser place à la berline et au cabriolet.

Apparu dès l'année suivante de la sortie du Coupé, le modèle cabriolet continue a être commercialisé aujourd'hui sur le marché nord américain uniquement.

La société GAZ appartenant à l'oligarque russe Oleg Deripaska possède depuis avril 2006 une licence pour produire en Russie sous une marque propre le modèle 2006 de la Sebring, et de sa cousine la Dodge Stratus. Il lui en a coûté 124 millions d'euros, une production annuelle de 65 000 de ces deux véhicules est planifiée.

Les moteurs 2,7 litres et le 3,5 litres sont tous les deux des V6, et le premier peut fonctionner avec du carburant E85, moins polluant que les carburants ordinaires.

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Source : Wikipedia