Christine Arron

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Posté par marvin 04/04/2009 @ 04:11

Tags : christine arron, athlètes, athlétisme, sport

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Christine Arron

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Christine Arron, née le 13 septembre 1973 aux Abymes, Guadeloupe, est une athlète française spécialisée dans le sprint. Elle est, depuis 1998, l'actuelle détentrice du record d'Europe du 100 m en 10"73.

Arrivant en 1992 en métropole (elle est déjà recordwoman de France junior des clubs sur relais 4 x 100 m cette année-là), elle s'entraine avec Fernand Urtebise avant de rejoindre le groupe de Jacques Piasenta. En 1997, elle bat le record de France du 200 m en salle détenu par Marie-José Perec en 23"13. Blessée au dos, elle déclare forfait pour les mondiaux en salle qui se déroulent en France à Paris.

Lors de l'été, elle s'impose sur 200 m lors de la Coupe d'Europe. Mais victime de vertiges, elle choisit le 100 m lors des Championnats du monde d'athlétisme 1997, compétition où elle termine 4e. Elle obtient une médaille de bronze avec le relais 4 x 100 m.

En 1998, elle bat à quatre reprises le record de France du 100 m alors détenu par Marie-José Perec depuis 1991, le portant de 10"95 à 10"73. Cette dernière performance, qui constitue le record d'Europe actuel, est réalisée à l'occasion des Championnats d'Europe d'athlétisme 1998 à Budapest (Hongrie) ; en outre, ce temps de 10"73 constitue la 3e meilleure performance de tous les temps.

Lors des mêmes championnats d'Europe de 1998, Christine Arron remporte un second titre avec le relais 4 x 100 m au terme d'une dernière ligne droite légendaire où elle comble plus de 5 mètres de retard sur la Russe Irina Privalova.

L'année suivante, elle connait de nombreuses blessures qui l'empêchent de briller aux Championnats du monde d'athlétisme 1999 de Séville. Elle remporte toutefois la médaille d'argent avec le relais 4 x 100 m, avec ses coéquipières Patricia Girard-Léno, Muriel Hurtis et Katia Benth, et bat le record de France en 42"06.

Les blessures continuent l'année suivante. De plus elle connait des problèmes de départ. Elle échoue alors en demi-finale lors des Jeux olympiques d'été de 2000 de Sydney.

Elle décide de rejoindre le groupe d'entrainement de l'Américain John Smith. Elle doit renoncer aux Championnats du monde d'athlétisme 2001 sur blessures, puis annonce en novembre 2001 l'arrêt de sa collaboration avec John Smith.

Après un arrêt consécutif à la naissance de son fils, elle revient à la compétition avec un nouvel entraineur, Guy Ontanon - qui entraine également Muriel Hurtis -, en 2003, pour remporter le 60 mètres de la Coupe d'Europe Indoor. Le 30 aout 2003, elle remporte la médaille d'or du 4 x 100 mètres lors des Championnats du monde d'athlétisme 2003 à Saint-Denis. Quatrième relayeuse, après Patricia Girard-Léno, Muriel Hurtis et Sylviane Félix, elle finit dans un temps de 41,78 secondes (nouveau record de France de la discipline).

En 2004, elle bat son record de France du 60m en salle. Elle est éliminée en demi-finales du 100 m des Jeux olympiques d'été de 2004 d'Athènes, alors qu'elle est l'une des grandes favorites, vu ses performances antérieures de la saison. Elle obtient la médaille de bronze sur le 4 x 100 mètres aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004, avec Véronique Mang, Muriel Hurtis et Sylviane Félix.

Après une brillante saison en salle en 2005, elle se blesse malheureusement en série des Championnats d'Europe en salle à Madrid.

En aout 2005, aux Championnats du monde d'Helsinki, elle décroche sa première médaille individuelle intercontinentale sur 100 m en terminant 3e de la course en 10"98. Elle décroche une deuxième médaille dans la foulée en terminant aussi 3e sur 200 m moins d'une heure avant de qualifier la France pour la finale du relais. Les autres relayeuses, moins rapides que celles des années précédentes, l'empêchent toutefois de prendre une médaille mondiale supplémentaire en relais où elle était tenante du titre.

En Coupe d'Europe des nations d'athlétisme, elle finit 1re du 100 m en 2003, 2004 et 2005 (2e en 1998 et 2000), et également 1re du 200 m en 2005 et au relai 4 x 100 m en 2003 et 2004.

Elle fut championne de France du 100 m en 2000, 2003 et 2004, championne de France du 200 m en 1997, 2004 et 2005, du 60 m en salle en 2004 et 2005, et du 200 m en salle en 1996.

Lors de l'hiver 2006, elle bat son record de France sur 60 m (7"06) et remporte le meeting international de Lievin sur 60 et 200 m (22"80). Aux championnats du Monde indoor de Moscou, elle est considérée comme l'une des prétendantes au titre. Après une série (7"16) et une demi-finale (7"11) parfaitement négociées, la Française manque de tomber au départ de la finale. Malgré une bonne fin de course, elle ne prend que la 4e place en 7"13.

Annoncée comme la favorite des Championnats d'Europe d'athlétisme à Göteborg, Christine Arron déclare forfait pour cette compétition, suite à une blessure contractée le 1er mai au meeting de la Baie-Mahault. Elle renoue avec la compétition au Meeting de La Chaux-de-Fonds en terminant deuxième du 100m en 11"25. Sa dernière course de la saison sera celle du Décanation à Paris, où elle finit de nouveau 2e, en 11"33.

Elle se sépare en janvier 2007 de son entraineur Guy Ontanon (parti pour le Team Lagardère) au profit de l'ancien hurdler Stéphane Caristan. Christine Arron reprend la compétition en 2007, lors de la Coupe d'Europe des nations d'athlétisme. Elle finit 2e du 100 m B en 11"36 et 2e du relais 4 x 100 m. 6e du Meeting de Paris en 11"34, elle revient au meeting de Reims en 11"23 et remporte le meeting de Monaco en 11"06, sa meilleure performance depuis 2 ans.

Annoncée comme l'une des favorites des Championnats du monde d'Osaka sur 100 m, elle s'aligne sur 200 m aux Championnats de France afin de se qualifier également sur cette distance pour les Mondiaux. En aout 2007, elle est sélectionnée en équipe de France aux Championnats du monde d'athlétisme 2007 avec un bon espoir de podium. Elle se qualifie pour la finale avec son meilleur temps de l'année en 11"04, mais finit seulement 6e, en 11"08, d'une finale extrêmement serrée.

Elle clôture brillamment sa saison par une victoire au Meeting de Zurich devant les médaillées du 100 m, et une 3e place lors des Finales Mondiale IAAF à Stuttgart.

Lors des Jeux olympiques de Pékin, elle est éliminée en quarts de finale du 100m finissant 4e de sa série en 11"36.

Christine Arron donne naissance à un fils en 2002. Le 27 mars 2008, elle signe, avec 14 autres sportifs dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, un appel au président chinois Hu Jintao, dans le cadre des JO 2008 à respecter les droits de l'homme inscrits dans la Charte olympique, suite aux événements survenus au Tibet.

Les performances irréelles de Florence Griffith Joyner sur 100 et 200 mètres, encore inaccessibles de nos jours, et sa mort prématurée ont nourri des doutes concernant son éventuel dopage. Si celle-ci ne fut jamais contrôlée positive (à l'instar des anciens athlètes du bloc soviétique), ses transformations physiques ne laissent guère de doutes.

L'Américaine Marion Jones, deuxième performer mondiale de tous les temps (10"65) ayant avoué s'être dopée, certains considèrent que le véritable record du monde appartient à Christine Arron en 10"73 (le 19/08/1998 à Budapest). Ce temps, réalisé en finale du 100 mètres des Championnats d'Europe d'athlétisme de 1998 à Budapest (qui lui offrit la médaille d'or), est d'autant plus crédible, que la Française ne réalisera des temps sous les 10"80 que beaucoup moins régulièrement lors de la suite de sa carrière, contrairement aux deux athlètes américaines. À moins d'un mois de ses 25 ans, le pic de cette performance, ainsi que la non répétition de celle-ci, rendent ce temps de 10"73, par ailleurs record d'Europe officiel du 100 m femmes, beaucoup plus "humainement" réalisable.

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Championnats du monde d'athlétisme 2005, résultats détaillés

Tour du stade olympique 1952

Résultats détaillés des Championnats du monde d'athlétisme 2005 d'Helsinki.

Après avoir réalisé les meilleurs temps en série, en quart de finale et en demi-finale, la Française Christine Arron remporte sa première médaille internationale après son échec aux jeux Olympiques d'Athènes. Surprenante, l'Américaine Lauryn Williams, qui n'avait remporté aucun grand meeting européen en 2005, réussit la course parfaite pour résister à Veronica Campbell et Christine Arron. La Bahaméenne Chandra Sturrup, meilleure performer mondiale de l'année, échoue au pied du podium, tout comme la championne olympique Yulia Nesterenko, dernière de la course.

Après avoir remporté la médaille d'argent à Athènes l'année dernière, Allyson Felix confirme sa suprématie sur cette distance, en s'imposant de belle manière. Dominée par Christine Arron et Veronica Campbell en début de course, l'Américaine remporte sa course au finish devant sa compatriote Rachelle Boone et la Française Christine Arron, seule athlète à être présente sur les deux podiums en sprint. La Championne olympique Veronica Campbell rate complètement sa course en parcourant quinze mètres dans le couloir voisin à la sortie du virage.

Après un début de course sensationnel, l'Américaine Sanya Richards se fait souffler le titre par la championne olympique Tonique Williams. Plus expérimentée, la Bahaméenne a parfaitement géré sa course sous une pluie battante, pour largement dominer ses adversaires. Ana Guevara, championne du monde en titre, revient de nulle part pour la médaille de bronze, qu'elle prend finalement au dépens de la Russe Svetlana Pospelova.

Pourtant favorites, les Russes n'ont pas su tenir leur rang dans cette finale. Parties lentement, elles se sont fait surprendre par l'incroyable accélération de Zulia Calatayud qui gagne le titre de façon incroyable avec plus de 10 mètres d'avance. Hasna Benhassi, en finisseuse, prend logiquement l'argent. Tatyana Andrianova sauve l'honneur de la Russie en prenant la médaille de bronze, résistant de justesse au sprint de Maria Mutola, de nouveau quatrième.

Joanna Hayes et Michelle Perry, partenaire d'entrainement chez Bob Kersee, étaient les favorites logiques de ce 100 m haies. Perry, dès le départ a pris l'ascendant sur sa camarade et sur les Jamaicaines Foster et Ennis-London. Alors que Hayes semble pouvoir revenir au contact de sa compatriote, elle trébuche sur la neuvième haie et heurte de plein fouet la dixième. Elle termine la course effondrée sur la piste et est prise en charge par les secours. Devant, Michelle Perry exulte : elle est championne du monde en 12"66, les deux Jamaicaines étant départagées au centième à l'avantage de Ennis-London pour l'argent, Foster prenant le bronze. L'Allemande Kirsten Bolm, qui semblait pouvoir jouer les troubles-fêtes à mi-course, finit quatrième.

Après avoir échoué aux Mondiaux de Paris en 2003 (troisième) et aux jeux Olympiques en 2004 (huitième), la détentrice du record du monde Yuliya Pechonkina (52"34) remporte enfin sa première victoire internationale en championnat. Tallonnée par les Americaines Demus et Glover, elle n'a pas tremblé et s'offre même le luxe de battre la meilleure performance mondiale de l'année en 52"90.

Pour la première fois présente aux championnats du monde, cette épreuve n'a pas déçue. Dès le début, les favorites Docus Inzikuru, Yelena Zadorovnaya et Wioletta Janowska ont pris en main le rythme de la course, mais à leur dépens pour les deux dernières. En effet, si Docus Inzukuru a réussi à résister à un premier kilomètre suicidaire (2'57"94), ce ne fut pas le cas de Janowska qui décrocha à trois tours de l'arrivée pour finir quatorzième, ni de Zarodovnaya qui détenait encore le bronze à la cloche, avant de s'effondrer dans la dernière rivière pour ne finir que sixième. Inzukuru s'impose donc logiquement devant la Russe Volkova, auteure d'une très belle fin de course, et la Kenyane Kiptum, troisième.

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Merlene Ottey

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Merlene Joyce Ottey, née le 10 mai 1960 , est une athlète. Merlene Ottey a représenté la Jamaïque au début de sa carrière mais depuis 2002, elle représente la Slovénie où elle réside désormais. Elle est classée quatrième (derrière Florence Griffith Joyner, Marion Jones et Christine Arron) dans la liste de tous les temps du 100 m féminin et troisième dans la liste du 200 m derrière Florence Griffith Joyner et Marion Jones.

Ottey détient plusieurs records : celui de la plus vieille médaillée, d'avoir couru le 200 indoor le plus rapide en 21 s 87 à Liévin le 13 février 1993 et celui d'avoir obtenu le plus de médailles (14) lors des championnats du monde. Ces résultats et sa longévité lui ont valu le surnom de « Reine de la piste ».

Elle est descendue sous les 11 secondes sur 100 m au cours de treize saisons d'athlétisme, la première fois en 1985 à l'âge de 24 ans, la dernière en 2000 à l'âge de 40 ans.

Ottey est la quatrième des enfants d'Hubert et Joan Ottey de Cold Spring, Hanover. Elle fut initiée au sport par sa mère qui lui acheta un manuel d'athlétisme. Dans ses jeunes années, pendant ses études, elle participait souvent pieds nus à des courses locales.

Son inspiration lui vint en écoutant les retransmissions des Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal lorsque son compatriote Don Quarrie courait les finales du 100 et 200 m. Sa carrière d'athlète commença lorsqu'elle émigra en 1976 aux États-Unis pour suivre les cours de l'Université du Nebraska où elle y rejoint l'équipe d'athlétisme. Elle représentait la Jamaïque aux jeux Panaméricains de 1979 y gagnant la médaille de bronze sur 200 m. Elle obtint son diplôme de Bachelor of Arts et se maria avec Nathaniel Page, un athlète, en 1984. Le couple divorça plus tard.

Aux Jeux olympiques d'été de 1980 à Moscou, Merlene Ottey devint la première athlète anglophone des Caraïbes à conquérir une médaille olympique. De retour en Jamaïque, elle se vit décerner les titres dOfficer of the Order of Nation et lOrder of Distinction pour les services rendus.

Aux Jeux du Commonwealth de 1982, Ottey gagna la médaille d'or sur 200 m et l'argent sur 100 m. Près de dix ans plus tard, aux Jeux du Commonwealth de 1990, elle remporta l'or dans les deux disciplines. Après sa victoire aux championnats du monde de 1993, elle fut nommée ambassadeur de Jamaïque. Elle a également été désignée quinze fois sportive jamaïcaine de l'année entre 1979 et 1997.

Tout au long de sa carrière, elle a remporté neuf médailles olympiques, un record dans l'histoire de l'athlétisme féminin. Cela inclut trois médailles d'argent et six de bronze. Même si elle détient le record de médailles olympiques gagnées, elle n'a jamais remporté de titre olympique, le manquant parfois pour un centième de seconde.

Elle a remporté 14 médailles lors des championnats du monde, plus que n'importe quel autre athlète masculin ou féminin. Pourtant son manque de titres remportés dans les grandes compétitions internationales lui valut le surnom de Reine de bronze sur le circuit. Elle a gagné trois médailles d'or, trois d'argent et huit de bronze sur le relais 4 x 100 m, le 100 m et le 200 m.

Merlene Ottey est célèbre pour son manque de réussite lors des finales internationales. Pourtant 37 fois médaillée en Championnats, la Jamaïcaine a plusieurs fois laissé passer de grand titres, mondiaux ou olympiques, parfois pour pas grand chose. C'est à 31 ans que Merlene Ottey a obtenu son premier titre mondial... mais pas en individuel. En finale du 4 x 100 m des championnats du monde de Tokyo, elle profitait d'un mauvais passage de témoin de l'équipe d'Allemagne pour remporter la course avec la Jamaïque.

La chance ne lui sourit pas aux Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone : très mal partie en finale du 100 m, Ottey finissait cinquième en 10 s 88 (seulement à 6 centièmes de la championne olympique Gail Devers). Sur 200 m, elle sortait en tête dans la dernière ligne droite mais ne pouvait résister au finish de Gwen Torrence (USA) et de Juliet Cuthbert (JAM), pour ne prendre que la médaille de bronze.

Aux mondiaux de Stuttgart en 1993, en finale du 100 m, après un départ canon de Gail Devers, Merlene Ottey revenait comme une bombe sur sa rivale américaine, les deux jeunes femmes se jetaient en même temps sur la ligne d'arrivée. Mais, pourtant créditée du même temps (10 s 82), le titre revenait à Devers pour quelques millièmes de secondes... Le 200 m fut la consécration : menacée par Gwen Torrence, championne olympique en titre, la Russe Irina Privalova et la championne olympique française du 400 m Marie-José Pérec, Merlene Ottey n'avait pas la tâche facile. Partie superbement, elle allait au bout de son effort résistant au finish de Gwen Torrence. En 21 s 98 et à 33 ans, Merlene Ottey remportait enfin un championnat du monde.

Elle conserva son titre deux ans plus tard à Göteborg dans des conditions abracadabrantes. Dominée sur 100 m par Gwen Torrence, elle subissait la même loi de l'Américaine en finale du 200 m. Vainqueur en 21 s 77, Torrence était finalement disqualifiée pour avoir mordu sur le couloir d'à côté. Merlene Ottey fut donc déclarée vainqueur en 22 s 12.

La dernière chance de médaille olympique pour Merlene Ottey se présenta aux Jeux d'Atlanta. Frappée par la malchance, elle connaissait la même mésaventure qu'à Stuttgart sur 100 m : partie derrière Gail Devers, elle revenait sur la fin, mais, était devancée aux millièmes par l'Américaine. (10 s 94) Sur 200 m, Merlene Ottey subissait la loi de la Française Marie-José Pérec, en échouant dans sa quête de l'or olympique (22 s 12 contre 22 s 24).

En 1997, aux mondiaux d'Athènes, Merlene Ottey semblait être en mesure de battre Marion Jones, nouvelle égérie du sprint mondial. La poisse continuait pour la Jamaïcaine qui n'entendit pas le rappel du faux départ en finale du 100 m et parcourait 50 m en sprint. Elle termina septième de cette finale en se relevant complètement dans les derniers mètres. Sur le 200 m, après avoir battu la meilleure performance mondiale en demi-finale (22 s 26), elle était battue par l'Ukrainienne Zhanna Pintusevich et la Sri-Lankaise Susanthika Jayasinghe et terminait troisième en 22 s 40.

En 1999, lors d'un meeting à Lucerne, un échantillon d'urine la révéla positive à un stéroïde anabolisant, la nandrolone. L'échantillon « B » confirmant la première analyse, elle fut suspendue par l'IAAF, ce qui l'empêchait de participer aux jeux de Sydney et aux championnats du monde de Séville.

Ottey combattit la sanction, prétextant une terrible erreur et qu'elle était totalement innocente. En été 2000, avant les jeux de Sydney, elle fut disculpée de toutes les charges retenues par l'IAAF la fédération d'athlétisme de Jamaïque. Le laboratoire qui avait fait les expertises fut sévèrement critiqué.

En Jamaïque, lors des qualifications pour les jeux olympiques, elle ne se placa qu'à une décevante quatrième place. En accord avec les règles de la fédération, seuls les trois premiers des qualifications étaient éligibles pour les jeux, elle ne fut que repêchée pour participer au relais 4 x 100 m. Ottey demanda à remplacer une autre athlète, une faveur qui avait déjà été accordée à d'autres par le passé. La décision de la fédération jamaïquaine de remplacer Peta-Gaye Dowdie par Ottey causa une large controverse... Les camarades de club de Dowdie et de nombreux Jamaïcains croyaient qu'elle avait forcé sa participation dans l'équipe. Elle fut considérée comme une icône vieillissante essayant de garder son rang en usurpant la place d'une jeune athlète talentueuse. Le champion olymique du 400 m Gregory Haughton menait la protestation au village olympique pour évincer Ottey. L'affaire se termina quand le CIO menaça d'exclure les Jamaïcains des jeux.

Aux jeux Olympiques d'été de 2000, Ottey termina quatrième du 100 m, battue pour une médaille par sa jeune compatriote Tayna Lawrence. La course fut remportée par Marion Jones en 10 s 75 suivie par Ekaterini Thanou en 11 s 12. Lawrence dans un temps de 11 s 18 battait Ottey pour un centième. Mais, suite aux aveux de dopage de l'américaine Marion Jones en 2007, Merlene put décrocher la médaille de bronze sept ans après la finale courue. Dans le relais 4 x 100 m, la Jamaïque composée de Lawrence, Veronica Campbell, Beverly McDonald et Ottey conquit la médaille d'argent, la huitième médaille olympique pour Merlene Ottey, le record pour une athlète féminine.

Suite à toute la controverse durant ces jeux, Ottey décida de ne plus courir une seule course pour la Jamaïque après Sydney car elle estimait que les Jamaïcains essayaient de la sortir du sport et elle voulait prouver que même âgée de quarante ans, elle pouvait toujours courir.

En 1998, Ottey déménagea en Slovénie et commença à s'y entraîner avec le coach Srđan Đorđević. Elle représentait toujours la Jamaïque, mais en mai 2002, le jour de ses 42 ans, elle prit la nationalité slovène. Elle réside désormais à Ljubljana et court pour son nouveau pays dans les épreuves internationales. Elle a couru pour la première fois pour la Slovénie lors des championnats du monde en salle de Birmingham en 2003 où elle prit la quatrième place en finale sur 60 m à 43 ans... Aux mondiaux de Paris-Saint-Denis, elle manquait de peu la finale du 100 m, tout comme aux Jeux Olympique d'Athènes en 2004. Lors de ces Jeux, Merlene Ottey, 44 ans, se blessait et abandonnait en demi-finale du 200 m. On croyait alors sa carrière terminée. Mais, âgée de 46 ans, elle continua la compétition et participa aux championnats d'Europe d'athlétisme de 2006 à Göteborg. Elle franchissait brillamment le cap du premier tour, avant d'échouer de peu en demi-finale, en prenant la cinquième place. Elle remporta cette même année le meeting de Glasgow en 11 s 34.

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Guy Ontanon

Guy Ontanon, est un entraîneur d'athlétisme français, plus particulièrement spécialisé dans le sprint.

Après la retraite de Jacques Piasenta, il avait vu arriver dans son groupe, lors de l'automne 2001, Muriel Hurtis. Puis en 2002, c'est au tour de Christine Arron de rejoindre le groupe après sa maternité. Le groupe, qui comprend également Sylviane Félix, présente depuis 2000, constituera le relais champion du monde 2003 à Paris Saint-Denis.

Mais les rivalités entre les filles, le partage entre deux centres d'entraînement, Nogent sur Oise et l'INSEP, débouchent sur des ruptures : c'est tout d'abord Sylviane Félix qui quitte le groupe en 2003. Puis, les mauvais résultats, atténués toutefois par une médaille de bronze avec le relais 4x100 mètres, achèvent la disloquation: Muriel Hurtis annonce une future maternité et quitte le groupe. Christine Arron, qui s'est longtemps interrogée sur la question, reste toutefois.

Le groupe a vu toutefois un nouveau membre arriver : l'espoir Ronald Pognon rejoint le groupe en 2003.

L'année 2005 apporte enfin un blian très positif : après un record de France de Ronald Pognon sous la barre des 10 secondes au 100 mètres, c'est enfin Chistine Arron qui remporte deux médailles de bronze individuelles aux championnats du monde 2005 d'Helsinki, puis un titre mondial avec le relais 4x100 mètres masculin dont il est co-entraîneur avec Laurence Billy.

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Sylviane Félix

Sylviane Felix, né le 31 octobre 1977 à Créteil, est une athlète française pratiquant le sprint.

Commençant l'athlétisme assez tard, elle remporte un premier titre de championne du monde junior sur 200m en 1996. En 1998, lors des championnats d'Europe, elle remporte son premier titre sénior avec le relais 4 x 100 mètres français, avec Katia Benth, Frédérique Bangué et Christine Arron.

Après une pause pour ses études, elle redevient championne d'Europe du relais 4x100 en 2002 avec Delphine Combe, Muriel Hurtis et Odiah Sidibé. L'année suivante, le relais français confirme au niveau mondial lors des Championnats du monde d'athlétisme 2003 qui se déroulent au Stade de France à Paris : une nouvelle médaille d'or avec Patricia Girard-Léno, Muriel Hurtis et Christine Arron.

Par contre lors des Jeux Olympiques d'été de 2004, le relais déçoit un peu, remportant toutefois une médaille de bronze, Véronique Mang remplaçant Patricia Girard-Léno.

En 2005, ces performances individuelles déçoivent, mais elle réussi 11s 20 au Championnats de France. En raison de son absence lors des rassemblements et de sa mésentente avec les autres relayeuses (notamment Christine Arron), Sylviane Félix est écartée du relais 4x100m. Elle représentera néanmoins la France aux Championnats du monde d'athlétisme 2005 sur 100m, où elle sera éliminée en 1/4 de finale.

En 2006, aux Championnats d'Europe d'athlétisme 2006, elle atteint la finale à la fois sur 100m (7e en 11s 40) et sur 200m (5e en 23s 45). Pour les mêmes raisons qu'en 2005, elle ne participe pas au relais 4x100m.

En 2007, elle est sélectionnée en équipe de France aux Championnats du monde d'athlétisme 2007 (relais 4 x 100 m).

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Source : Wikipedia