Christiane Taubira

3.4182763744173 (1346)
Posté par seb 09/04/2009 @ 07:13

Tags : christiane taubira, ps, partis politiques, politique

Dernières actualités
Les mémoires vives - cafebabel.com
Lors d'un débat animé par Serge Moati dans son émission Ripostes sur France 5, il ya quelques années, Christiane Taubira et Pascal Bruckner, notamment, avaient évoqué la question de la colonisation. Selon P. Bruckner, le « rôle positif » de la...
Christiane Taubira soutient Alain Louis aux municipales - Le Parisien
Elle est en venue en RER D. Au centre commercial des Olympiades à Goussainville, Christiane Taubira, a tenu à soutenir en personne, le candidat socialiste aux prochaines municipales Alain Louis. « C'est une question de solidarité, explique la députée...
Hommage au poète - Paris Normandie
Michel Champredon et Christiane Taubira inaugurent la rue Aimé-Césaire au cœur de La Madeleine. Michel champredon, maire d'Evreux, était accompagné samedi de Christiane Taubira, député de Guyane, pour l'inauguration de la rue Aimé-Césaire à La...
Les enfants font la loi - FranceAntilles.fr Martinique
C'est la députée junior de la circonscription de Christiane Taubira, la jeune Katleen Dubois qui est venue la défendre, accompagnée de son père et de son institutrice, Lisa Hubert. Avant le vote en séance, samedi après-midi, les députés juniors des...
Images et paroles autour de la commémoration - FranceGuyane.fr
Jeudi à 18 heures salle Andrée-Surlemont à l'annexe mairie, une conférence de Jacqueline Zonzon et Christiane Taubira (sous réserve) sur le thème « Transmettre l'histoire de l'esclavage » . Puis à partir de 20 heures au cinéma Le Toucan,...
Européennes : échos de campagne - Clicanoo.com
Quelle liste aura les faveurs de Christiane Taubira à l'occasion des prochaines européennes ? Tête de liste PS pour la région océan Indien, Ericka Bareigts affirme avoir le soutien de la députée guyanaise. “Faux”, rétorque le porte-parole des Verts...
L'heure de l'ouverture - Le Figaro
Au printemps 2008, Nicolas Sarkozy a confié une mission à la vice-présidente du PRG Christiane Taubira sur les «accords de partenariats économiques». Mais l'émoi suscité à l'époque dans les rangs radicaux semblait indiquer que le fruit n'était pas mûr....
Le PRG veut sortir du « coma » - Paris Normandie
La réunion, prévue à l'occasion de la venue de Christiane Taubira, n'avait en fait pour objectif que d'annoncer l'entrée de Rodrigue Flahaut au cercle radical d'Evreux. Ce nom n'évoque peut-être rien aux oreilles des Ebroïciens....
Europe écologie, Europe utile - Zinfos 974
Une autre candidate tente, elle, de faire croire qu'elle a le soutien de Christiane Taubira, laquelle a pourtant choisi de soutenir Europe Ecologie. Pourquoi tant de sollicitude envers notre liste, pourquoi cette tentative de capter les voix des...
Chers camarades, il est peut être temps de réecouter ce que ... - MediaPart
Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement étaient avec nous. Au soir du premier tour, les communistes et les Verts, puis José Bové, Arlette Laguiller et Olivier Besancenot appelaient les électeurs à se réunir autour de nous....

Christiane Taubira

Christiane Taubira - Royal & Zapatero's meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0529 2007-04-19.jpg

Christiane Taubira-Delannon est une femme politique française, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane). Elle est présidente de son parti Walwari (« éventail » en amérindien) et membre du Parti radical de gauche.

Christiane Taubira est née le 2 février 1952 à Cayenne dans une famille modeste — sa mère, aide-soignante élevait seule six enfants. Elle est divorcée et mère de quatre enfants. Diplômée d'économie et d'agro-alimentaire à Paris, elle est professeur de sciences économiques en 1978.

Cofondatrice de Caricoop (Confédération caraïbe de la coopération agricole), elle en est la directrice générale de 1982 à 1985. Depuis 1990, elle est membre de l'OCCE (Office de coopération et de commerce extérieur de la Guyane).

Elle crée le parti Walwari (« éventail » en amérindien) en 1993 et en devient la présidente. La même année, elle est élue députée « non inscrite » de Guyane et est réélue en 1997. Elle dirige son parti. En 1993, elle vote, dans l'hémicycle, l'investiture du gouvernement Balladur. Elle intègre un petit groupe parlementaire, République et liberté. L'année suivante, elle est quatrième de la liste Énergie radicale menée par Bernard Tapie. En avril 1994, elle est observateur parlementaire aux premières élections multiraciales en Afrique du Sud..

À sa réélection en juin 1997, elle rallie le groupe socialiste, et se voit confier par Lionel Jospin un rapport sur la recherche de l'or en Guyane.

Jusqu'en novembre 2001, elle est apparentée PS. Elle rejoint ensuite le groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR).

En 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle avec une campagne axée sur l'« égalité des chances ». Elle obtient 2,32 % des voix. Selon certains socialistes, cette candidature aurait contribué à l'éparpillement des voix « de gauche » et aurait été une des causes de l'échec de Lionel Jospin à accéder au second tour de l'élection présidentielle. Mais d'après Jacques Séguéla, Christiane Taubira avait proposé une alliance à Lionel Jospin, qui n'aurait pas donné suite à cette demande.

Elle est élue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste.

Tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari, elle devient, après le Congrès de Toulouse (septembre 2002), première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle.

Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l'investiture du Parti radical de gauche (PRG) pour l'élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législatives.

Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l'équipe de Ségolène Royal où elle est nommée « déléguée à l'expression républicaine ».

Lors de la campagne des législatives de juin 2007, elle déclare avoir été « approchée » par l'entourage de Nicolas Sarkozy « avant la fin de la présidentielle » pour faire partie du gouvernement, mais « avoir alors décliné l'offre ».

Elle est réélue député le 17 juin 2007 pour la XIIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

En 2008 et 2009, dans le cadre des élections européennes elle soutient, aux côtés des écologistes, la candidature de Daniel Cohn-Bendit et les listes Europe Écologie.

Christiane Taubira a donné son nom à la loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu'elle limite l'esclavage à la traite européenne des Noirs.Christiane Taubira n'a pas parlé de la collaboration des ethnies africaines à la traite atlantique. Par ailleurs, elle a déclaré qu'il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les «jeunes Arabes» «ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes». Dans une étude fouillée, l'historien Max Lagarrigue confirme "La loi sur « la traite et l’esclavage », dite « loi Taubira », a sans doute accéléré à la fois le phénomène de la concurrence des mémoires et radicalisé le discours de certaines associations à l'instar du COFFAD de Assani Fassassi qui a lancé une campagne très violente contre le spécialiste français des Traitres négrières, Olivier Pétré-Grenouilleau." Une organisation, ajoute t-il, qui est "proche du pouvoir libyen qui ne cesse de comparer la Traite à la Shoah, tout en réclamant l'indémnisation des "Africains".

En 2005, elle prend position pour le « Non » lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, contrairement au PRG, dont elle est à l'époque encore vice-présidente.

En avril 2008, elle est chargée par Nicolas Sarkozy d'une mission sur les accords de partenariats économiques ACP.

En haut



Loi française du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés

La loi française n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés est une loi dont l'article 4 a été très contesté pour son ingérence dans l'histoire coloniale.

L'article 13 a été violemment critiqué en ce qu'il bénéficie clairement aux anciens terroristes de l'OAS qui avaient fait l'objet de condamnation.

Cette loi, et particulièrement les mots de rôle positif introduits par un amendement du député UMP du Nord Christian Vanneste, ont suscité quelques satisfécits, mais aussi de nombreuses critiques des communautés originaires des ex-colonies, de mouvements anti-raciste, de partis de gauche et de nombreux historiens comme Claude Liauzu. D'après les initiateurs de cette pétition, ils étaient 1038 professeurs et doctorants (toutes spécialités) à avoir signé la pétition « Colonisation non à l'enseignement d'une histoire officielle » le 25 avril 2005 (plus de 11.000 professeurs adhèrent à l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie de l'Enseignement Public) . À noter que par la suite une autre pétition accessible à tous, aurait recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures selon ses instigateurs.

Plusieurs parlementaires furent actifs pour dénoncer cette loi, dont Christiane Taubira qui déclara cette loi « désastreuse », car catégorielle, faite par clientélisme pour certains milieux harkis et pieds-noirs, en faisant l'impasse sur le Code de l'indigénat ou le travail forcé. La gauche ne s'était pas opposée au texte, lors des débats parlementaires un député communiste avait même fait l'éloge de « l'œuvre accomplie en des terres ingrates ». Cet article de loi était calqué sur celle de Christiane Taubira sur la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité. La loi Taubira du 21 mai 2001, si elle demande à ce que la traite des noirs figure dans les programmes, ne fait aucune injonction aux enseignants sur la manière dont ils doivent traiter le sujet. C'est le sous-amendement déposé par Christian Vanneste qui a changé le sens de cette disposition. La loi du 23 février 2005 a suscité des débats qui ont porté également sur les autres lois mémorielles.

Dans un appel « Liberté pour l'histoire », 19 historiens (dont Élisabeth Badinter, Alain Decaux et Marc Ferro) ont demandé l'abrogation de toutes les lois « historiques », soit la loi du 23 février 2005, la loi Gayssot, la loi Taubira et la loi portant reconnaissance du génocide arménien. Cet appel affirme que ces lois « ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver » et que « l’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous ».

Par un arrêt Comité Harkis et Vérité C/ Gouvernement français du 6 avril 2007, le Conseil d'État a jugé les articles 6 et 9 de la loi du 23 février 2005 comme contraires à la Convention européenne des droits de l'Homme. Ces deux articles opéraient en matière de droits des familles de harkis une discrimination en fonction du mode d'acquisition de la nationalité du harki demandeur.

De plus, par un autre arrêt du 6 avril 2007, les circulaires ayant servi de fondement à la politique gouvernementale à destination des familles de harkis ont été déclarées illégales par le plus haute juridiction administrative.

La loi reconnaît toujours dans la continuité d'une loi précédente "la Guerre d'Algérie" et non plus les "événements d'Algérie" et la violation des accords d'Évian à l'issue de cette guerre. Elle omet de reconnaître l'abandon des harkis.

Le projet de loi originel a été discuté à l'Assemblée nationale le 11 juin 2004; son rapporteur était le député UMP Christian Kert. La disposition litigieuse a été introduite par un sous-amendement du député UMP Christian Vanneste: « Le sous-amendement 59 à l'amendement 21 et le sous-amendement de coordination 58 tendant à mieux faire connaître aux jeunes générations le côté positif de la présence française en Afrique et en Asie, dans la lignée voulue par Jules Ferry » mais il est passé inaperçu. Lors de la discussion au Sénat le 16 décembre, personne n'avait soulevé d'objection et le groupe socialiste avait même voté pour le texte.

Le texte fut définitivement adopté le 10 février 2005 et la loi promulguée le 23 février. C'est ce mois là que des voix s'élevèrent pour dénoncer la loi.

L'historienne Sandrine Lemaire a reconstitué les précédentes tentatives de faire inscrire ce terme dans une loi. Il apparaît dès le 5 mars 2003 dans une proposition, jamais discutée en séance, déposée par Jean Leonetti et Philippe Douste-Blazy: L'œuvre positive de l'ensemble de nos citoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de présence française est publiquement reconnue.

Suite à la commande du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le député Michel Diefenbacher en février 2003 remet un rapport « visant à parachever l'effort de solidarité nationale envers les rapatriés » et à « promouvoir l'œuvre collective de la France d'outre-mer ». Il écrit « La France avait demandé à ses fils les plus intrépides d'assurer son rayonnement par-delà les mers: avec courage, avec enthousiasme, avec ténacité, ils l'ont fait. Les terres ont été mises en valeur, les maladies ont été combattues, une véritable politique de développement a été promue ». Il critique l'enseignement de l'histoire du colonialisme car les manuels scolaires feraient « penser trop souvent que la violence était d'un seul côté ».

Une autre proposition de loi sera déposée le 10 mars 2004. La ministre Michèle Alliot-Marie affirmera à son sujet que «  reconnaître l'œuvre positive de nos compatriotes sur ces territoires est un devoir pour l'État français ».

L'Assemblée nationale a examiné le 29 novembre 2005 une proposition de loi du groupe socialiste destinée à amender cette loi, en retirant l'expression rôle positif. 277 députés étaient présents; 183 ont voté contre (UMP) et 94 pour (PS, PCF, UDF). La proposition a donc été rejetée.

Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault président de l'association France Algérie avait reconnu la veille dans le journal Libération que son parti avait fait preuve de manque de vigilance lors du parcours législatif de la première loi. « L’article que nous voulons abroger est une faute politique et une aberration éducative. Il n’aide pas notre pays à regarder lucidement son histoire. Il réhabilite ‘le bon vieux temps de la Coloniale’ et occulte les violences, les exactions». Et d’ajouter : «Il n’appartient pas au législateur d’écrire l’histoire ». En signe de « bonne volonté », il proposait de rétablir le texte originel du député UMP Christian Kert « les programmes scolaires accordent la place qu'elle mérite à l'histoire de la présence française outre-mer ». La proposition avait recueilli la sympathie de plusieurs députés UMP, mais la discipline des groupes parlementaires leur a fait rejeter cette proposition. Le ministre délégué aux anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra, lui même rapatrié, a soutenu la première loi: « Cet article 4 n'est pas normatif. Il est purement déclaratif. Il laisse, de ce fait, aux responsables de l'enseignement la mission d'élaborer les programmes. (…) Au nom du gouvernement, je le redis de la façon la plus nette et la plus ferme: il n'est pas question d'imposer une histoire officielle. (…) Le gouvernement s'en tient à ce qui a été débattu et voté lors des examens dans les assemblées en première et deuxième lectures ».

Ce second texte a été particulièrement combattu par des députés du Sud de la France comme Lionnel Luca : «  Toute vérité n'est pas bonne à dire », « Et qu'on ne me dise pas que cette loi va mettre le feu aux banlieues. Vous pensez qu'ils s'intéressent au texte dans les banlieues » et « Cet article cherche à rétablir un équilibre dans la représentation de la colonisation française en particulier en Algérie ». Son collègue Jean-Claude Guibal déclarera : « Le procès que nous intentent nos professeurs d'objectivité relève avant tout de la défense de leurs fonds de commerce. (…) Si nous voulons intégrer ces jeunes gens qui n'ont que depuis peu la nationalité française, ne nous contentons pas de leur assurer un emploi et un logement. Donnons-leur la fierté d'être français, en commençant par l'être nous-mêmes ».

A contrario l'historien Nicolas Bancel commentera : « J'avais pourtant l'espoir qu'un sursaut de lucidité ait lieu dans les rangs de l'UMP. Je ne sais pas si la droite réalise que le monde entier nous regarde avec des yeux étonnés ! Il n'y a que le Japon qui agit de la sorte de nos jours. Cette situation est symptomatique du malaise très profond qui existe dans notre pays par rapport à l'histoire coloniale. (…) Pendant cinquante ans déjà, on a nié Vichy. Pourtant le mythe gaulliste d'une France unie contre l'Allemagne ne tenait pas face à une analyse historique. La vérité de la collaboration et de l'attentisme des Français a été bénéfique. Avec cette loi, le gouvernement porte une responsabilité grave. Il nie la vérité historique de la colonisation et ses conséquences sociologiques ». Pour SOS Racisme, « Les députés, plutôt que de faire un premier pas vers l'élaboration d'une mémoire commune avec les anciennes colonies ont fait valoir leur vision réactionnaire. Cette persistance dans la position du gouvernement n'est malheureusement pas sans conséquence pour nos relations avec les pays anciennement colonisés et notamment l'Algérie ».

Le 25 janvier 2006, suite aux déclarations de Jacques Chirac, le Premier ministre Dominique de Villepin a demandé au Conseil constitutionnel de constater le caractère réglementaire du 2e alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 afin de permettre sa suppression par décret et d'éviter un débat au Parlement. Le 31 janvier 2006, le Conseil constitutionnel a constaté le caractère réglementaire dudit alinéa.

Invité du journal télévisé de France 3 le 7 décembre 2005, M. Sarkozy a expliqué « qu'il faut cesser avec la repentance permanente revisiter notre histoire. Cette repentance permanente, qui fait qu'il faudrait s'excuser de l'histoire de France, parfois touche aux confins du ridicule ». Selon lui, l'article 4 de la loi du 23 février « dit que le colonialisme, ce n'est pas bien, naturellement, mais cela n'a rien à voir avec les départements et territoires d'outre-mer. Cela n'a rien à voir avec la Martinique, ça avait tout à voir avec l'Afrique du Nord. (…) Un certain nombre de parlementaires ont voulu dire qu'il y a eu des instituteurs qui ont alphabétisé, qu'il y a eu des médecins qui ont soigné et qu'il fallait laisser les historiens faire leur travail ».

Le premier secrétaire du PS François Hollande et Ségolène Royal ont réclamé l'abrogation des dispositions contestées, soutenus par le ministre UMP et élu local de Guyane Léon Bertrand. En revanche, des députés comme Christian Vanneste ont défendu la loi en l'état soulignant qu'elle ne traitait pas de la « colonisation », mais de la « présence française outre-mer ». D'autres ont souligné l'absence de « caractère normatif » de l'enseignement.

Lundi 12 décembre, un autre ministre, Azouz Begag ministre délégué à l'égalité des chances, a demandé l'abrogation de l'article 4 contesté. La porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse a défendu le statu-quo, alors que le député UMP Lionnel Luca a déclaré que « sans la colonisation, ni M. Bertrand ni M. Begag ne seraient ministres ».

A la fin du mois de décembre 2005, Nicolas Sarkozy, charge Arno Klarsfeld (en concurrence avec la mission confiée à Jean-Louis Debré) président de l'Assemblée nationale, de mener un « travail approfondi sur la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire », suite à la polémique autour des lois mémorielles dont celle du 23 février 2005 mentionnant le « rôle positif » de la colonisation. Il doit notamment proposer une analyse - comme celles sur le négationnisme et le génocide arménien - dont des historiens demandent l'abrogation au nom de la « liberté » de leur travail. Le choix d'Arno Klarsfeld est immédiatement dénoncé par le MRAP alors que son secrétaire général Mouloud Aounit, qualifie l'avocat de « militant actif de la colonisation » (En 2002, il a pris la nationalité israélienne et a effectué ostensiblement son service militaire dans les rangs des gardes-frontières de l'armée israélienne) et de « farouche défenseur de la guerre coloniale contre l'Irak ». Dans sa réplique, Arno Klarsfeld précisa qu'il était favorable à « un pays pour les Palestiniens, un pays pour les Israéliens (à peu près dans les frontières de 1967) et le partage de Jérusalem ». Le 30 décembre 2005 dans Libération, il prône non l'abrogation de l'article 4 de la loi mais une solution qui « doit s'inspirer du discours (…) de Jacques Chirac au Vel d'Hiv' en 1995 qui a reconnu les fautes de l'État français, mais aussi rappelé l'attitude courageuse de la population française ». Ainsi, pour la colonisation, tout en rappelant ses méfaits (torture, massacres, injustices), il propose aussi d'en dégager des aspects positifs (construction des routes, des dispensaires, culture, administration…).

Le FLN algérien déplore « que les députés de la majorité en France aient consacré une loi qui falsifie l'histoire ».

Le secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem a déclare: « Nous sommes favorables à l'établissement de relations privilégiées entre les Algériens et les Français. Mais ces relations ne doivent pas se construire au détriment de la mémoire algérienne ».

L'ensemble des partis politiques a dénoncé le vote de la loi. Les députés algériens ont dénoncé la loi et demandé que des démarches soient engagées pour obtenir son abrogation.

Le débat autour de cette loi a connu un rebondissement avec l'annulation forcée du déplacement dans les Antilles du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. En effet, la situation politique locale était tendue et l'écrivain anti-colonialiste Aimé Césaire, auteur en 1950 du Discours sur le colonialisme, avait indiqué dans un communiqué qu'il ne recevrait pas le ministre: « Parce que, auteur du discours sur le colonialisme, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Et ne saurais paraître me rallier à l'esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005 » « rôle positif de la présence française en outre-mer ». Les écrivains Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau ont également critiqué le ministre dans une lettre ouverte.

Dans le journal Frances Antilles, M. Sarkozy explique : « Les conditions de sérénité d'un travail collectif nécessaire pour traiter efficacement des questions fondamentales pour les Antillais que sont la sécurité, le développement économique et l'emploi ne me paraissent pas (…) aujourd'hui réunies. (…) J'ai par conséquent décidé de reporter mon voyage de quelques semaines (…) J'ai longuement préparé ce voyage qui revêt, à mes yeux, une importance toute particulière compte tenu des enjeux en cause et des attentes des Antillais dans les domaines de ma responsabilité ». « Or je constate que des polémiques, qui tiennent pour l'essentiel à des malentendus liés à la loi du 4 février 2005, mais qui sont bien réelles, suscitent une émotion particulière ».

Le député PS de la Guadeloupe Victorin Lurel déclarera : « Je suis meurtri, endolori et triste par ce que j'entends ici. Comme si on était condamné, par une sorte de châtiment historique, à remâcher le vomi du racisme, de l'orgueil et de l'arrogance colonialistes ».

Pour Christiane Taubira : « Je ne demande pas réparation pour les spoliations ou pour le tiers de la population algérienne décimé au cours des vingt-cinq premières années de la conquête. Je ne demande pas non plus qu'on passe sous silence le rôle émancipateur des instituteurs français ou le courage de nombreux militaires lors de l'épidémie de choléra de 1949 » et dénonçant « l'entreprise de lacération de l'humanisme à laquelle certains ont cru bon de se livrer », Mme Taubira a encouragé les députés à se reconnaître dans « cette voix de la France qui donne force et espoir aux opprimés de la Terre, et non (dans) celle qui s'enferme dans la nostalgie ».

Un millier de personnes ont manifesté à Fort-de-France, chef-lieu de la Martinique (381.000 hab.), contre la venue de Nicolas Sarkozy et pour réclamer l’abrogation de la loi française sur la colonisation dénoncée comme scélérate : article de RFI.

Aimé Césaire a également manifesté sa profonde consternation "Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du ’Discours sur le colonialisme’, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Je ne saurais paraître me rallier à l’esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005", écrit Aimé Césaire dans un communiqué.

En haut



Parti radical de gauche

logo du Parti radical de gauche

Le Parti radical de gauche (PRG) est un parti politique français de centre-gauche, membre observateur du Parti ELDR au Parlement européen.

Pour des raisons judiciaires l'opposant à l'autre mouvement issu du même parti, le Parti radical (dit valoisien), il a dû changer plusieurs fois de nom, passant de Mouvement de la gauche radicale-socialiste (MGRS) en 1972 (année de la scission du parti radical) à Mouvement des radicaux de gauche (MRG) en 1973, puis à Radical (mouvement des radicaux de gauche pour la réforme et la République) en 1994 puis Parti radical-socialiste (PRS) avant de prendre son nom actuel le 13 janvier 1998.

Le MRG est né d'une scission du Parti radical, car ses animateurs (Maurice Faure, René Billières, Robert Fabre, Jacques Maroselli) souhaitaient adhérer au Programme commun et soutenaient la candidature unique de la gauche, celle de François Mitterrand, pour l'élection présidentielle de 1974.

La montée en puissance du Parti socialiste dans les années 1970 l'a peu à peu marginalisé, au point qu'après la candidature de Michel Crépeau en 1981, et son résultat décevant de 2,09% des voix, le parti ne présente aucun candidat à la présidentielle. Il faudra attendre 2002 pour voir le parti soutenir son propre candidat au premier tour de la présidentielle. Au moment de la grave crise du PS au début des années 1990, les radicaux se choisiront Bernard Tapie pour leader, dont la liste « Énergie radicale » aux élections européennes de 1994 obtiendra 12,03% des voix, proche du score du PS (14,49%, liste conduite par Michel Rocard). Ce sera un succès sans lendemain, notamment à cause des tracas judiciaires de Bernard Tapie.

Le départ de Robert Fabre nommé en 1978 Médiateur de la République par Valéry Giscard d'Estaing, suivi de l'exclusion de plusieurs de ses proches, divise et affaiblit le parti (les tentatives de Robert Fabre d'accueillir au sein du MRG un certain nombre de gaullistes de gauche, comme Léo Hamon ou Jean Charbonnel lui avaient valu de solides inimitiés de la part des radicaux de gauche les plus proches du PS).

L'alternance en 1981, 1988 et 1997 permet au MRG puis au PRG d'accéder au pouvoir aux côtés des socialistes. Il participe à l'ensemble des gouvernements de la gauche depuis 1981.

Depuis 1981, l'importance des radicaux de gauche a décliné. Une scission survient en 1982 et voit la création du PDF. En 1984, Le MRG présente une liste commune avec des écologistes (dont Brice Lalonde) et l'UCR d'Olivier Stirn aux élections européennes. La liste ERE obtient un succès d'estime (3,32 % des voix) mais aucun élu. Aux élections législatives de 1986, une tentative de présenter des listes autonomes en alliance avec le MGP (Mouvement gaulliste populaire) achève de convaincre le MRG que l'alliance avec le PS demeure la seule solution raisonnable pour sa survie. Dès lors François Doubin puis Émile Zuccarelli s'emploieront, à la tête du PRG, à reconstruire tout à la fois une identité politique aux radicaux de gauche et une alliance équilibrée avec le Parti socialiste.

L'élection de Jean-François Hory à la tête du MRG en 1992 va permettre au MRG de prendre une importance nouvelle à gauche, grâce à l'adhésion de Bernard Tapie et son succès aux élections européennes de 1994. Mais cette nouvelle tentative d'indépendance échoue finalement en 1995, lorsque Jean-François Hory, crédité d'intentions de votes faméliques pour l’élection présidentielle à laquelle il s'est porté candidat, renonce à sa candidature puis à la présidence de Radical, éphémère nom du MRG au milieu des années 1990.

Le PRG choisit en 2002 d'être représenté par une personnalité non membre, Christiane Taubira, députée de Guyane. Cette décision créée au sein du PRG de fortes tensions, plusieurs de ses élus et dirigeants et au premier plan d'entre eux l'(ex-)député-maire de Bastia Émile Zuccarelli choisissant de soutenir la candidature du républicain Jean-Pierre Chevènement. À la suite de cette désignation, Madame Taubira, peu connue jusque là en France métropolitaine, n'obtient que 2,32%. Elle intégre provisoirement le PRG en qualité de vice-présidente avant de renoncer à cette fonction en 2005 et d'appeler avec Émile Zuccarelli et une majorité de députés PRG à voter « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le projet de Traité constitutionnel européen. Aujourd'hui le PRG apparaît divisé entre un courant « social-libéral » autour de Jean-Michel Baylet et un courant républicain de gauche conduit par Émile Zuccarelli auréolé par ses victoires consécutives au référendum insulaire puis au référendum sur le TCE.

Le PRG défend notamment l'héritage laïque dans les institutions françaises.

Le PRG comptait en 2005 8 députés et deux présidents de conseils généraux. PS et PRG vivent dans une relative symbiose, les deux organisations ayant même une association de financement public commune, et évitant généralement d'avoir des concurrents lors du 1er tour des élections législatives. De 1997 à 2002, les députés du PRG ont siégé à l'Assemblée nationale aux côtés des Verts et des chevènementistes au sein du groupe RCV (Radical, citoyen et vert) ; les radicaux de gauche, dans l'incapacité de reformer un groupe autonome après 2002, siègent aujourd'hui comme apparentés dans le groupe socialiste pour 6 d'entre eux ou sans étiquette pour les deux autres : Émile Zuccarelli et Gérard Charasse. A la suite des élections législatives de 2007, l'ensemble des députés radicaux de gauche siègent comme apparentés au groupe socialiste, radical et citoyen au sein duquel ils constituent un sous-groupe avec des députés divers gauche.

Ils poursuivent en revanche l'expérience originale de leur groupe commun Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) avec le Parti radical « valoisien », plutôt de centre-droit, au Sénat. A la suite des élections sénatoriales de septembre 2008, les sénateurs radicaux de gauche deviennent majoritaires au sein de ce groupe dont Yvon Collin assure la présidence.

Les 15 et 16 mai 2007, les présidents respectifs du Parti radical valoisien et du PRG ont fait savoir leur volonté de se rencontrer et de se rassembler, mettant ainsi fin à 35 ans de séparation, pour créer une "grande force centrale". Mais des élus et des cadres du PRG s'y opposent.

Les élections municipales de 2008 ont permis au PRG de presque doubler le nombre de ses conseillers municipaux, et de gagner la Mairie dans 42 communes de plus de 3000 habitants.

Le président du PRG est Jean-Michel Baylet. Réélu lors du congrès des 17 et 18 mai 2008, son mandat court jusqu'en 2011.

Pour l'élection présidentielle de 2007, le PRG n'avait pas immédiatement officialisé sa position. Bernard Castagnède, porte-parole, avait annoncé : « Si tout le monde à gauche y va, il serait surprenant que nous n'y allions pas ». Christiane Taubira s'est portée candidate.

Finalement, le dimanche 22 octobre, les militants du PRG réunis en congrès extraordinaire ont validé à une forte majorité la stratégie d'union avec le Parti socialiste dès le premier tour de l'élection présidentielle. 473 délégués l'ont approuvée contre 208 qui s'y sont opposés lors d'un vote à l'issue d'un congrès extraordinaire de deux jours à Paris. La conclusion d'un accord global entre le PS et le PRG pour les législatives 2007 était en effet conditionné par le PS au fait que le PRG soutienne le candidat socialiste dès le premier tour. 36 circonscriptions électorales sont réservées au PRG. Mais les résultats de ces élections législatives sont assez moyens pour le PRG, qui obtient toutefois 9 députés, dont Christiane Taubira (à comparer aux 8 sortants), dont cinq femmes, tandis que plusieurs de ses sortants sont battus (Émile Zuccarelli, Roger-Gérard Schwartzenberg, François Huwart…). Faute d'avoir obtenu la réduction à 15 députés du seuil de constitution d'un Groupe parlementaire, les députés radicaux de gauche décident finalement de constituer le groupe Socialiste, radical, citoyen (SRC) avec les députés du Parti socialiste et du Mouvement républicain et citoyen. Le groupe SRC est présidé par Jean-Marc Ayrault.

En haut



Walwari

Walwari est un parti politique guyanais, fondé en 1993 par Christiane Taubira et Roland Delannon, proche du socialisme.

Ce parti a obtenu 17 % de voix aux élections régionales de 2004 (4e force politique au conseil régional de Guyane) et dispose de la mairie de Kourou.

En 2007, un groupe de jeunes âgés de 18 à 35 ans a décidé d'adhérer massivement à Walwari et de créer une « section jeune », appelée « Génération Walwari ». Ce groupe présente son premier candidat aux élections cantonales de mars 2008 (canton de Cayenne nord-est).

En haut



Émeutes de mai 1967 en Guadeloupe

En mai 1967, des émeutes éclatent en Guadeloupe et leur répression cause la mort 7 à 200 personnes suivant les sources.

En mai 1967, des ouvriers du bâtiment de Guadeloupe mènent une grève pour obtenir une augmentation de salaire et la parité en matière de droits sociaux.

Déjà dans la matinée du 26 mai, des gendarmes mobiles auraient tiré sur des manifestation violentes de grévistes, faisant plusieurs blessés. Vers midi, une foule est rassemblée devant la Chambre de Commerce, à Pointe-à-Pitre et attend pendant que se déroulent des négociations entre organisations syndicales et représentants du patronat. Finalement les négociations sont rompues et un bruit court : le représentant du patronat, M. Brizzard, aurait dit : « Quand les nègres auront faim, ils reprendront le travail ! ».

Les affrontements commencent à coup de grenades lacrymogènes contre conques de Lambi. Les forces de l'ordre chargent, apparemment pour permettre la sortie des négociateurs, et finalement ouvrent le feu, sur ordre du préfet, provoquant notamment la mort de Jacques Nestor, militant du Groupe d’Organisation Nationale de la Guadeloupe (GONG). Selon les autorités, les gendarmes mobiles, après que quelques coups de feu aient été tirés sur eux, devaient riposter pour se dégager . Un certain nombre d'autres Guadeloupéens seront tués durant les 3 jours d'émeutes et/ou de répression qui s'ensuivent.

L'imprécision sur le nombre des victimes, paradoxale dans un département français doté d'un état civil, serait due, selon ceux qui contestent le bilan officiel de 7 ou 8 morts, au classement "secret défense" jusqu'en 2017, des documents de l'époque, à la peur des représailles ressenties par les familles et à la destruction d'archives municipales et hospitalières.

Par ailleurs, plus de 30 gendarmes et membres des Compagnies républicaines de sécurité auraient été blessés.

Les récits évoquent également la présence des képis rouges qui sont en fait les Gendarmes mobiles.

Certaines sources évoquent un bilan admis en 1985 par le secrétaire d'état chargé des DOM-TOM, Georges Lemoine, de 87 morts .

La députée Christiane Taubira évoque "100 morts".

Dans l'émission de France Inter, Rendez-vous avec X, du samedi 7 mars 2009, Patrick Pesnot et son invité, estiment que le bilan de 87 morts est probable et émettent l'hypothèse d'une responsabilité de Jacques Foccart.

L'historien Jean-Pierre Sainton auteur de " Mé 67 ", Mémoire d’un événement et interwievé dans l'émission de France2 Complément d'enquête du 9 mars 2009, fait un bilan de plusieurs dizaines de morts, par recoupements des témoignages. Il montre en outre un télégramme, envoyé par la préfecture au moment des évènements, admettant la possibilité de victimes non déclarées en sus de 7 victimes certaines. Cette même émission révèle que l'enregistrement des déclarations de Georges Lemoine sur RFO Guadeloupe a disparu, mais que ce dernier confirme toujours un bilan de 87 morts.

En haut



Candidats à l'élection présidentielle française de 2007

François Bayrou

Cette liste alphabétique détaille les candidats à l'élection présidentielle française de 2007.

La liste officielle des candidats a été annoncée par Jean-Louis Debré, Président du Conseil constitutionnel le 19 mars 2007 à 17 heures 30, après examen des parrainages.

À noter que des personnalités telles que Nicolas Hulot, Dieudonné, Bruno Mégret, Christine Boutin ou Christiane Taubira s'étaient aussi déclarés éventuels candidats pendant un temps mais se sont désistés avant la date fatidique du dépôt officiel des candidatures.

En haut



Source : Wikipedia