Christian Vanneste

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Posté par talos 28/04/2009 @ 12:17

Tags : christian vanneste, ump, partis politiques, politique

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Christian Vanneste

Christian Vanneste (né le 14 juillet 1947 à Tourcoing) est un homme politique français, ancien membre du RPR, vice-président du CNI et député UMP de la dixième circonscription du Nord depuis 1993.

Parallèlement à sa carrière politique, il a été professeur de philosophie au lycée industriel et commercial privé de Tourcoing, et a été directeur adjoint de l'École industrielle et commerciale (EIC) de Tourcoing dont dépend ce lycée.

Adjoint au Maire de Tourcoing, Stéphane Dermaux, en charge de la culture (1983 - 1989), il siège sans discontinuer au conseil municipal de Tourcoing de 1983 à 2008, et de 2001 à 2008 à celui de Lille Métropole Communauté urbaine, dont il était le 39e vice-président (sur 43), avec la délégation de « commande publique en matière de cadre de vie ».

De 1986 à 2002, il siège au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, qu'il quitte après son élection à l'Assemblée nationale, conformément à la nouvelle législation sur le cumul des mandats.

Élu député RPR-UPR de la dixième circonscription du Nord en 1993, il perd son siège en 1997 lors d'une triangulaire avec le Front national avant de le retrouver comme élu UMP le 16 juin 2002 pour la XIIe législature (2002-2007).

Le 10 juin 2007, lors du premier tour des élections législatives, Christian Vanneste est en ballotage très favorable avec 46,26 % des suffrages exprimés, contre 21,10 % pour la candidate socialiste Najat Azmy. En progression de plus de 14 points par rapport à 2002, Christian Vanneste semble avoir capté à son profit l'essentiel des suffrages perdus par le candidat du Front national dans la circonscription, Christian Baeckeroot. Celui-ci, dont l'électorat a subi comme dans la quasi-totalité des circonscriptions, une forte érosion par rapport à 2002, déclare alors qu'il votera personnellement pour Christian Vanneste au second tour.

Christian Vanneste est réélu, le 17 juin 2007, avec un nombre de voix presque équivalent à celui de 2002 (21 719 au lieu de 21 806 et améliore son pourcentage en termes de suffrages exprimés (58,56 % au lieu de 56,41 %), dans un contexte défavorable à la majorité présidentielle (second tour des législatives de 2007) et de progression notable, par rapport à 2002, tant de l'abstention (50,33 % des inscrits, au lieu de 45,71 %) que des suffrages blancs ou nuls (4,78 % des votants, au lieu de 3,87 %).

Il a été membre du RPR, parti qu'il a quitté avant les municipales de 2001, et a ensuite adhéré à l'UMP en 2002. Il est également vice-président du CNI, ancienne composante de l'UMP qui a récemment repris son indépendance politique, et membre du groupe parlementaire « Les Réformateurs » où il est en charge des libertés individuelles.

Bien que non-réinvesti par l'UMP suite à sa condamnation pour propos homophobes (condamnation annulée depuis par la Cour de cassation), Christian Vanneste est candidat à sa propre succession aux élections législatives de juin 2007 sous l'étiquette majorité présidentielle (CNI-UMP), grâce au soutien de l'UMP locale en la personne de son secrétaire départemental, Thierry Lazaro et des différents élus locaux UMP. Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, reconnaissait, sur France Info, le mercredi 30 mai 2007, que suite aux accords entre l'UMP et ses petits partis associés, la dixième circonscription du Nord était réservée au CNI, et que par conséquent l'UMP soutenait également ses candidats et ne présentait pas de candidats contre eux.

En décembre 2007, il est désigné comme le candidat officiel de l'UMP aux élections municipales dans la ville de Tourcoing par la commission nationale d'investiture du parti. M. Vanneste est éliminé dès le premier tour des élections municipales du 9 mars 2008 ne recueillant que 31% des suffrages exprimés. Suite à cette défaite, il décide d'abandonner tous ses mandats locaux.

Son discours politique oppose les conceptions de la droite traditionnelle au socialisme qu’il juge dangereux, et ce qu'il prétend être un certain bon sens provincial à un parisianisme qu’il estime trop marqué. Il défend généralement des positions conservatrices et soutient l'essentiel de la politique de Nicolas Sarkozy. Il a cependant rejoint le Centre national des indépendants et paysans (CNI), parti alors associé à l'UMP, qui correspond mieux à ces valeurs et dont il a pris la vice-présidence.

Depuis juin 2007, il est membre de la Commission des Lois, de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs (Hervé Mariton, président) et vice-président de la mission d'information sur l'exécution des peines pénales. Il est par ailleurs président du groupe d'études parlementaire sur le textile et les industries de main d'œuvre.

Partisan de la peine de mort pour les terroristes, il a signé la proposition de loi d'un de ses collègues allant dans ce sens en avril 2004.

En novembre 2005, il est l'un des premiers à déposer une proposition de loi visant à instituer la TVA sociale, proposition reprise ensuite malgré certaines controverses, par le candidat UMP, Nicolas Sarkozy. Il milite également pour les personnes atteintes de maladies rares en déposant en octobre 2006 une proposition de loi visant à lutter contre l'arrêt de commercialisation intempestif de produits médicamenteux, proposition qui sera reprise par le Gouvernement dans la loi du 4 mars 2007.

Il a déposé le 6 juillet 2006 une proposition de loi visant à supprimer dans l'article 32 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881 la condamnation pour diffamation envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle. De plus sa proposition de loi, si elle est adoptée, empêchera le ministère public d'engager des poursuites lorsque la diffamation a été commise envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle et empêchera donc les poursuites engagées contre sa propre personne pour les mêmes faits .

En novembre 2006, le député a déposé une proposition de loi composée d'un article unique, « La France reconnaît publiquement le génocide ukrainien de 1932-1933. » Proposition qui intervient quelques semaines après le vote par l'Assemblée nationale d'une proposition de loi punissant la négation du génocide arménien. Proposition de loi cosignée par près de trente parlementaires. En 2008, il reçoit d'ailleurs pour l'ensemble de son action, le Prix Ukraine-Europe.

En novembre 2007, il dépose une proposition de loi visant à supprimer la redevance audiovisuelle et une autre visant à permettre la création de logements étudiants.

En janvier 2008, il est l'orateur du groupe parlementaire UMP sur la proposition de loi de Marc-Philippe Daubresse visant à renforcer la coopération transfrontalière en mettant en place un Groupement européen de coopération territoriale (GECT), projet voté à l'unanimité.

Après avoir voté contre le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République, aboutissement des conclusions du Comité Balladur, en première lecture, il se ravise, et vote pour au Congrès du 21 juillet 2008.

Depuis avril 2008, il est président de l'association Famille et Liberté.

Christian Vanneste a été rapporteur du projet de loi DADVSI (droits d'auteur et droits voisins dans la société de l'information), voté le 30 juin 2006.

En avril 2009, lors de l'examen du projet de loi Création et Internet, il prend clairement position contre. Ainsi, il explique dans un communiqué que la loi Hadopi est « triplement inutile et stupide », car « elle ne prend pas en compte l'évolution des techniques et pratiques ». « La loi n'est pas encore votée qu'elle a été dépassée, contournée, ridiculisée ! », estime-t-il. Autre point, « elle introduit des conséquences juridiques inacceptables. En effet, la suspension d'abonnement va priver toute une famille de l'usage global d'Internet pour le téléchargement opéré par un de ses membres. Son application avant 2011 va créer une rupture d'égalité devant la loi entre les régions dégroupées et celles qui ne le sont pas. Elle va bien évidemment, et les réticences de la CNIL et de l'ARCEP l'ont bien montré, limiter la liberté des internautes ». Enfin, Christian Vanneste ajoute que « qu'elle va dans le contexte économique et financier actuel provoquer une nouvelle dépense improductive de 70 millions d'euros qui va peser sur l'industrie des fournisseurs d'accès pourtant si nécessaire à notre dynamisme économique, à moins que ceux-ci ne reportent ce coût sur les abonnés ».

Le projet de loi est rejeté le 9 avril 2009.

Cet amendement a suscité une polémique (voir loi mémorielle) à l'automne 2005, notamment dans les anciennes colonies françaises et dans certains départements d'Outre-mer ; il finira par être abrogé par un décret après avoir été déclassé en raison de son caractère règlementaire.

Lors de la révision constitutionnelle, en janvier 2007, il s'oppose, suivant en cela les députés de la Nouvelle-Calédonie Jacques Lafleur et Pierre Frogier, à la modification de l'article 77 de la Constitution estimant que cette révision « porte atteinte aux principes républicains ».

Il est membre de la Mission d'Information sur les Questions mémorielles de l'Assemblée nationale, créée par la Conférence des Présidents le 25 mars 2008.

En janvier et février 2005, après avoir voté contre la création de la Halde par la loi de décembre 2004, il déclare dans des interviews à La Voix du Nord et à Nord éclair : « l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité . Je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité . Pour moi leur comportement est un comportement sectaire. Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement  ».

Le 27 janvier 2005, répondant à une manifestante qui lui demande « les homosexuels sont-ils nuisibles à l'intérêt général ? », il répond « oui » et « c'est exactement le fond de ma pensée », après avoir affirmé que « les homosexuels sont hétérophobes » et que l'homosexualité est « un apartheid entre les sexes ».

Les propos publiés dans La Voix du Nord et à Nord éclair amènent l'association Act Up, le Syndicat national des entreprises gaies et SOS Homophobie, à déposer plaintes pour « injures en raison de l'orientation sexuelle ».

Le tribunal correctionnel de Lille, en janvier 2006, puis la cour d'appel de Douai, le 25 janvier 2007, le reconnaissent coupable « d'injures en raison de l'orientation sexuelle », et le condamnent à 3 000 euros d'amende et 6 000 euros de dommages-intérêts accordés aux plaignants. Toutefois, l'arrêt de la cour d'appel est annulé, le 12 novembre 2008, par un arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de cassation. En effet, la Cour de Cassation estime que ces propos ont « pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles », mais affirme qu'ils ne sont pas injurieux au sens de l'article 29 de la loi sur la presse.. Cette relaxe sans renvoi devant une nouvelle cour d'appel provoque la consternation des associations qui avaient engagé les poursuites et l'approbation de ceux qui y saluent une victoire de la liberté d'expression.

À l'époque, le jugement du tribunal correctionnel de Lille et l'arrêt de la cour d'appel de Douai étaient, en France, les premières condamnations publiques d'un homme politique pour homophobie. Plusieurs voix s'étaient élevées à cette occasion pour dénoncer un recul de la liberté d'expression : parmi elles, celle de Maurice Druon, ancien secrétaire perpétuel de l'Académie française, qui a dénoncé la loi de 2004 comme votée pour faire plaisir à des « des minorités opprimantes ».

Christian Vanneste estime qu'au plan juridique, la loi du 31 décembre 2004 portant sur la création de la Halde a instauré un délit d'opinion, sanctionnant en effet les comportements haineux envers les minorités sans en préciser la nature et que cela serait à cause de ce large champ d'interprétation du texte de loi, qui autoriserait les amalgames entre concepts mal définis (« discrimination directe ou indirecte ») ou les relations de cause à effet mal démontrées (d'une conviction à une discrimination effective), qu'il aurait été poursuivi et condamné en première instance. Sur un plan moral, il dénonce et combat la lente évolution de la société française qui depuis les années 1960 aurait développé une culture du « moi » qui aujourd'hui deviendrait une culture du « moi seulement ». Selon Christian Vanneste, le combat qui serait mené par certaines associations pour la reconnaissance de l'homosexualité comme une norme ou un modèle social s'inscrirait dans la destruction des valeurs traditionnelles qui seraient, selon lui, fondées sur le mariage entre partenaires de sexe opposé, et la famille avec père, mère et enfant.

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Loi française du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés

La loi française n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés est une loi dont l'article 4 a été très contesté pour son ingérence dans l'histoire coloniale.

L'article 13 a été violemment critiqué en ce qu'il bénéficie clairement aux anciens terroristes de l'OAS qui avaient fait l'objet de condamnation.

Cette loi, et particulièrement les mots de rôle positif introduits par un amendement du député UMP du Nord Christian Vanneste, ont suscité quelques satisfécits, mais aussi de nombreuses critiques des communautés originaires des ex-colonies, de mouvements anti-raciste, de partis de gauche et de nombreux historiens comme Claude Liauzu. D'après les initiateurs de cette pétition, ils étaient 1038 professeurs et doctorants (toutes spécialités) à avoir signé la pétition « Colonisation non à l'enseignement d'une histoire officielle » le 25 avril 2005 (plus de 11.000 professeurs adhèrent à l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie de l'Enseignement Public) . À noter que par la suite une autre pétition accessible à tous, aurait recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures selon ses instigateurs.

Plusieurs parlementaires furent actifs pour dénoncer cette loi, dont Christiane Taubira qui déclara cette loi « désastreuse », car catégorielle, faite par clientélisme pour certains milieux harkis et pieds-noirs, en faisant l'impasse sur le Code de l'indigénat ou le travail forcé. La gauche ne s'était pas opposée au texte, lors des débats parlementaires un député communiste avait même fait l'éloge de « l'œuvre accomplie en des terres ingrates ». Cet article de loi était calqué sur celle de Christiane Taubira sur la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité. La loi Taubira du 21 mai 2001, si elle demande à ce que la traite des noirs figure dans les programmes, ne fait aucune injonction aux enseignants sur la manière dont ils doivent traiter le sujet. C'est le sous-amendement déposé par Christian Vanneste qui a changé le sens de cette disposition. La loi du 23 février 2005 a suscité des débats qui ont porté également sur les autres lois mémorielles.

Dans un appel « Liberté pour l'histoire », 19 historiens (dont Élisabeth Badinter, Alain Decaux et Marc Ferro) ont demandé l'abrogation de toutes les lois « historiques », soit la loi du 23 février 2005, la loi Gayssot, la loi Taubira et la loi portant reconnaissance du génocide arménien. Cet appel affirme que ces lois « ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver » et que « l’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous ».

Par un arrêt Comité Harkis et Vérité C/ Gouvernement français du 6 avril 2007, le Conseil d'État a jugé les articles 6 et 9 de la loi du 23 février 2005 comme contraires à la Convention européenne des droits de l'Homme. Ces deux articles opéraient en matière de droits des familles de harkis une discrimination en fonction du mode d'acquisition de la nationalité du harki demandeur.

De plus, par un autre arrêt du 6 avril 2007, les circulaires ayant servi de fondement à la politique gouvernementale à destination des familles de harkis ont été déclarées illégales par le plus haute juridiction administrative.

La loi reconnaît toujours dans la continuité d'une loi précédente "la Guerre d'Algérie" et non plus les "événements d'Algérie" et la violation des accords d'Évian à l'issue de cette guerre. Elle omet de reconnaître l'abandon des harkis.

Le projet de loi originel a été discuté à l'Assemblée nationale le 11 juin 2004; son rapporteur était le député UMP Christian Kert. La disposition litigieuse a été introduite par un sous-amendement du député UMP Christian Vanneste: « Le sous-amendement 59 à l'amendement 21 et le sous-amendement de coordination 58 tendant à mieux faire connaître aux jeunes générations le côté positif de la présence française en Afrique et en Asie, dans la lignée voulue par Jules Ferry » mais il est passé inaperçu. Lors de la discussion au Sénat le 16 décembre, personne n'avait soulevé d'objection et le groupe socialiste avait même voté pour le texte.

Le texte fut définitivement adopté le 10 février 2005 et la loi promulguée le 23 février. C'est ce mois là que des voix s'élevèrent pour dénoncer la loi.

L'historienne Sandrine Lemaire a reconstitué les précédentes tentatives de faire inscrire ce terme dans une loi. Il apparaît dès le 5 mars 2003 dans une proposition, jamais discutée en séance, déposée par Jean Leonetti et Philippe Douste-Blazy: L'œuvre positive de l'ensemble de nos citoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de présence française est publiquement reconnue.

Suite à la commande du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le député Michel Diefenbacher en février 2003 remet un rapport « visant à parachever l'effort de solidarité nationale envers les rapatriés » et à « promouvoir l'œuvre collective de la France d'outre-mer ». Il écrit « La France avait demandé à ses fils les plus intrépides d'assurer son rayonnement par-delà les mers: avec courage, avec enthousiasme, avec ténacité, ils l'ont fait. Les terres ont été mises en valeur, les maladies ont été combattues, une véritable politique de développement a été promue ». Il critique l'enseignement de l'histoire du colonialisme car les manuels scolaires feraient « penser trop souvent que la violence était d'un seul côté ».

Une autre proposition de loi sera déposée le 10 mars 2004. La ministre Michèle Alliot-Marie affirmera à son sujet que «  reconnaître l'œuvre positive de nos compatriotes sur ces territoires est un devoir pour l'État français ».

L'Assemblée nationale a examiné le 29 novembre 2005 une proposition de loi du groupe socialiste destinée à amender cette loi, en retirant l'expression rôle positif. 277 députés étaient présents; 183 ont voté contre (UMP) et 94 pour (PS, PCF, UDF). La proposition a donc été rejetée.

Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault président de l'association France Algérie avait reconnu la veille dans le journal Libération que son parti avait fait preuve de manque de vigilance lors du parcours législatif de la première loi. « L’article que nous voulons abroger est une faute politique et une aberration éducative. Il n’aide pas notre pays à regarder lucidement son histoire. Il réhabilite ‘le bon vieux temps de la Coloniale’ et occulte les violences, les exactions». Et d’ajouter : «Il n’appartient pas au législateur d’écrire l’histoire ». En signe de « bonne volonté », il proposait de rétablir le texte originel du député UMP Christian Kert « les programmes scolaires accordent la place qu'elle mérite à l'histoire de la présence française outre-mer ». La proposition avait recueilli la sympathie de plusieurs députés UMP, mais la discipline des groupes parlementaires leur a fait rejeter cette proposition. Le ministre délégué aux anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra, lui même rapatrié, a soutenu la première loi: « Cet article 4 n'est pas normatif. Il est purement déclaratif. Il laisse, de ce fait, aux responsables de l'enseignement la mission d'élaborer les programmes. (…) Au nom du gouvernement, je le redis de la façon la plus nette et la plus ferme: il n'est pas question d'imposer une histoire officielle. (…) Le gouvernement s'en tient à ce qui a été débattu et voté lors des examens dans les assemblées en première et deuxième lectures ».

Ce second texte a été particulièrement combattu par des députés du Sud de la France comme Lionnel Luca : «  Toute vérité n'est pas bonne à dire », « Et qu'on ne me dise pas que cette loi va mettre le feu aux banlieues. Vous pensez qu'ils s'intéressent au texte dans les banlieues » et « Cet article cherche à rétablir un équilibre dans la représentation de la colonisation française en particulier en Algérie ». Son collègue Jean-Claude Guibal déclarera : « Le procès que nous intentent nos professeurs d'objectivité relève avant tout de la défense de leurs fonds de commerce. (…) Si nous voulons intégrer ces jeunes gens qui n'ont que depuis peu la nationalité française, ne nous contentons pas de leur assurer un emploi et un logement. Donnons-leur la fierté d'être français, en commençant par l'être nous-mêmes ».

A contrario l'historien Nicolas Bancel commentera : « J'avais pourtant l'espoir qu'un sursaut de lucidité ait lieu dans les rangs de l'UMP. Je ne sais pas si la droite réalise que le monde entier nous regarde avec des yeux étonnés ! Il n'y a que le Japon qui agit de la sorte de nos jours. Cette situation est symptomatique du malaise très profond qui existe dans notre pays par rapport à l'histoire coloniale. (…) Pendant cinquante ans déjà, on a nié Vichy. Pourtant le mythe gaulliste d'une France unie contre l'Allemagne ne tenait pas face à une analyse historique. La vérité de la collaboration et de l'attentisme des Français a été bénéfique. Avec cette loi, le gouvernement porte une responsabilité grave. Il nie la vérité historique de la colonisation et ses conséquences sociologiques ». Pour SOS Racisme, « Les députés, plutôt que de faire un premier pas vers l'élaboration d'une mémoire commune avec les anciennes colonies ont fait valoir leur vision réactionnaire. Cette persistance dans la position du gouvernement n'est malheureusement pas sans conséquence pour nos relations avec les pays anciennement colonisés et notamment l'Algérie ».

Le 25 janvier 2006, suite aux déclarations de Jacques Chirac, le Premier ministre Dominique de Villepin a demandé au Conseil constitutionnel de constater le caractère réglementaire du 2e alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 afin de permettre sa suppression par décret et d'éviter un débat au Parlement. Le 31 janvier 2006, le Conseil constitutionnel a constaté le caractère réglementaire dudit alinéa.

Invité du journal télévisé de France 3 le 7 décembre 2005, M. Sarkozy a expliqué « qu'il faut cesser avec la repentance permanente revisiter notre histoire. Cette repentance permanente, qui fait qu'il faudrait s'excuser de l'histoire de France, parfois touche aux confins du ridicule ». Selon lui, l'article 4 de la loi du 23 février « dit que le colonialisme, ce n'est pas bien, naturellement, mais cela n'a rien à voir avec les départements et territoires d'outre-mer. Cela n'a rien à voir avec la Martinique, ça avait tout à voir avec l'Afrique du Nord. (…) Un certain nombre de parlementaires ont voulu dire qu'il y a eu des instituteurs qui ont alphabétisé, qu'il y a eu des médecins qui ont soigné et qu'il fallait laisser les historiens faire leur travail ».

Le premier secrétaire du PS François Hollande et Ségolène Royal ont réclamé l'abrogation des dispositions contestées, soutenus par le ministre UMP et élu local de Guyane Léon Bertrand. En revanche, des députés comme Christian Vanneste ont défendu la loi en l'état soulignant qu'elle ne traitait pas de la « colonisation », mais de la « présence française outre-mer ». D'autres ont souligné l'absence de « caractère normatif » de l'enseignement.

Lundi 12 décembre, un autre ministre, Azouz Begag ministre délégué à l'égalité des chances, a demandé l'abrogation de l'article 4 contesté. La porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse a défendu le statu-quo, alors que le député UMP Lionnel Luca a déclaré que « sans la colonisation, ni M. Bertrand ni M. Begag ne seraient ministres ».

A la fin du mois de décembre 2005, Nicolas Sarkozy, charge Arno Klarsfeld (en concurrence avec la mission confiée à Jean-Louis Debré) président de l'Assemblée nationale, de mener un « travail approfondi sur la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire », suite à la polémique autour des lois mémorielles dont celle du 23 février 2005 mentionnant le « rôle positif » de la colonisation. Il doit notamment proposer une analyse - comme celles sur le négationnisme et le génocide arménien - dont des historiens demandent l'abrogation au nom de la « liberté » de leur travail. Le choix d'Arno Klarsfeld est immédiatement dénoncé par le MRAP alors que son secrétaire général Mouloud Aounit, qualifie l'avocat de « militant actif de la colonisation » (En 2002, il a pris la nationalité israélienne et a effectué ostensiblement son service militaire dans les rangs des gardes-frontières de l'armée israélienne) et de « farouche défenseur de la guerre coloniale contre l'Irak ». Dans sa réplique, Arno Klarsfeld précisa qu'il était favorable à « un pays pour les Palestiniens, un pays pour les Israéliens (à peu près dans les frontières de 1967) et le partage de Jérusalem ». Le 30 décembre 2005 dans Libération, il prône non l'abrogation de l'article 4 de la loi mais une solution qui « doit s'inspirer du discours (…) de Jacques Chirac au Vel d'Hiv' en 1995 qui a reconnu les fautes de l'État français, mais aussi rappelé l'attitude courageuse de la population française ». Ainsi, pour la colonisation, tout en rappelant ses méfaits (torture, massacres, injustices), il propose aussi d'en dégager des aspects positifs (construction des routes, des dispensaires, culture, administration…).

Le FLN algérien déplore « que les députés de la majorité en France aient consacré une loi qui falsifie l'histoire ».

Le secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem a déclare: « Nous sommes favorables à l'établissement de relations privilégiées entre les Algériens et les Français. Mais ces relations ne doivent pas se construire au détriment de la mémoire algérienne ».

L'ensemble des partis politiques a dénoncé le vote de la loi. Les députés algériens ont dénoncé la loi et demandé que des démarches soient engagées pour obtenir son abrogation.

Le débat autour de cette loi a connu un rebondissement avec l'annulation forcée du déplacement dans les Antilles du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. En effet, la situation politique locale était tendue et l'écrivain anti-colonialiste Aimé Césaire, auteur en 1950 du Discours sur le colonialisme, avait indiqué dans un communiqué qu'il ne recevrait pas le ministre: « Parce que, auteur du discours sur le colonialisme, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Et ne saurais paraître me rallier à l'esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005 » « rôle positif de la présence française en outre-mer ». Les écrivains Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau ont également critiqué le ministre dans une lettre ouverte.

Dans le journal Frances Antilles, M. Sarkozy explique : « Les conditions de sérénité d'un travail collectif nécessaire pour traiter efficacement des questions fondamentales pour les Antillais que sont la sécurité, le développement économique et l'emploi ne me paraissent pas (…) aujourd'hui réunies. (…) J'ai par conséquent décidé de reporter mon voyage de quelques semaines (…) J'ai longuement préparé ce voyage qui revêt, à mes yeux, une importance toute particulière compte tenu des enjeux en cause et des attentes des Antillais dans les domaines de ma responsabilité ». « Or je constate que des polémiques, qui tiennent pour l'essentiel à des malentendus liés à la loi du 4 février 2005, mais qui sont bien réelles, suscitent une émotion particulière ».

Le député PS de la Guadeloupe Victorin Lurel déclarera : « Je suis meurtri, endolori et triste par ce que j'entends ici. Comme si on était condamné, par une sorte de châtiment historique, à remâcher le vomi du racisme, de l'orgueil et de l'arrogance colonialistes ».

Pour Christiane Taubira : « Je ne demande pas réparation pour les spoliations ou pour le tiers de la population algérienne décimé au cours des vingt-cinq premières années de la conquête. Je ne demande pas non plus qu'on passe sous silence le rôle émancipateur des instituteurs français ou le courage de nombreux militaires lors de l'épidémie de choléra de 1949 » et dénonçant « l'entreprise de lacération de l'humanisme à laquelle certains ont cru bon de se livrer », Mme Taubira a encouragé les députés à se reconnaître dans « cette voix de la France qui donne force et espoir aux opprimés de la Terre, et non (dans) celle qui s'enferme dans la nostalgie ».

Un millier de personnes ont manifesté à Fort-de-France, chef-lieu de la Martinique (381.000 hab.), contre la venue de Nicolas Sarkozy et pour réclamer l’abrogation de la loi française sur la colonisation dénoncée comme scélérate : article de RFI.

Aimé Césaire a également manifesté sa profonde consternation "Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du ’Discours sur le colonialisme’, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Je ne saurais paraître me rallier à l’esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005", écrit Aimé Césaire dans un communiqué.

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Holodomor

Liste des pays ayant reconnu le Holodomor comme génocide:   Argentine[18],[19],[20][21], Australie[22][23],  Brésil[24][25],  Canada[26],[27],  Chili[28], Colombie[29][30],  Équateur[31][32], Slovaquie}[33][34],  Espagne[35][36],  USA[37]

Le Holodomor (en ukrainien : голодомо́р, littéralement « extermination par la faim ») est un terme désignant la partie spécifiquement ukrainienne de la Famine soviétique de 1932-33. Particulièrement meutrière dans les régions agricoles, cette famine fit, selon les estimations, entre 4,5 et 8 millions de morts en URSS, dont 3 à 5 en Ukraine même, la majorité des historiens estimant le nombre de victimes ukrainiennes supérieur à 4 millions,.

Au contexte général des brutales politiques de collectivisation et de « dékoulakisation » du gouvernement soviétique, exacerbées par la résistance acharnée de la paysannerie, s'ajoutèrent les mauvaises conditions climatiques des années 1931-33. Ceci entraîna une situation critique, encore aggravée par des réquisitions excessives du gouvernement sur la production des kolkhozes. Face au spectre grandissant d'une terrible famine, le gouvernement chercha alors à dissimuler l'ampleur de la tragédie en filtrant les informations et en empêchant, par de sévères restrictions de déplacement, un exode massif. Il revint également partiellement sur sa politique initiale, réduisant par exemple les réquisitions dans les régions les plus touchées.

Deux points sont particulièrement controversés. D'une part, la question de savoir si les autorités soviétiques ont volontairement aggravé, voire artificiellement créé, cette famine (accusation de crime contre l'humanité). D'autre part, la question d'une spécificité du cas ukrainien (accusation de génocide). Ces controverses sont anciennes chez les historiens, favorisées par la difficulté d'accès aux archives. Elles connaissent un regain d'intérêt depuis quelques années, notamment depuis l'indépendance de l'Ukraine,. Fin 2006, l'Ukraine a officiellement qualifié l'Holodomor de génocide, qualification reconnue par certains pays. Pour le Parlement européen, le Holodomor est une famine artificielle, qu'il qualifie de « crime contre le peuple ukrainien et contre l'humanité ». Le caractère génocidaire de cette famine est contesté par le Kazakhstan et la Russie — cette dernière arguant notamment que l'Ukraine n'a pas été la seule république touchée — et n'est pas reconnu par l'ONU. Le terme même de« Holodomor », qui semble avoir été employé la première fois à la fin des années 1980, suggère le caractère intentionnel de la famine.

En 1928, avec le premier plan quinquennal, le pouvoir soviétique remet en chantier la collectivisation de l'agriculture qui avait été suspendue entre 1921 et 1927, durant la mise en œuvre de la Nouvelle politique économique (NEP). Cette collectivisation réorganise la production agricole en instaurant le kolkhoze comme unité de base. Elle implique l'expropriation du monde paysan et notamment des plus riches d'entre eux, les koulaks. Elle implique aussi la prise de contrôle directe de la production agricole par l'État et la possibilité de ponctionner toujours plus l'agriculture au profit du secteur industriel et urbain. Ce ponctionnement se fait nécessairement au détriment des intérêts de l'ensemble de la paysannerie ; et plus la région est fertile, plus elle est ponctionnée.

En Ukraine, l'État collecte 30 % de la production dès 1930, 41,5 % en 1931. En 1932, il est prévu de collecter 32 % de plus qu'en 1931. Ce niveau de prélèvement, qui menace la simple survie des paysans, provoque chez ces derniers toutes sortes de manœuvres pour soustraire le maximum des récoltes à la collecte. Pour faire face à cette opposition, le pouvoir central constitue des brigades de choc recrutées au sein des Komsomols (jeunesses communistes) et des communistes des villes.

Le 7 août 1932 est promulguée une loi connue sous le nom de « loi des épis » qui permet de condamner à dix ans de camp ou à la peine de mort « tout vol ou dilapidation de la propriété socialiste ». De juin 1932 à décembre 1933, 125 000 personnes sont condamnées, dont 5 400 à la peine capitale, certains pour avoir volé quelques épis de blé ou de seigle dans les champs.

Malgré ces mesures répressives, les objectifs de la collecte dans les principales régions céréalières sont loin d'être atteints si bien que le bureau politique doit envoyer en Ukraine et dans le Caucase du Nord des commissions extraordinaires présidées respectivement par Molotov et Kaganovitch pour mettre au pas les structures locales du Parti.

À une réunion des secrétaires de district du parti, est prise une résolution qui illustre bien l'état d'esprit de de la commission : « à la suite de l'échec particulièrement honteux du plan de collecte des céréales, obliger les organisations locales du Parti à casser le sabotage organisé par les éléments koulaks contre-révolutionnaires, anéantir la résistance des communistes ruraux et des présidents de kolkhoze qui ont pris la tête de ce sabotage. » C'est ainsi qu'au cours du mois de novembre 1932, 5 000 communistes ruraux et 15 000 kolkhoziens sont arrêtés dans le Caucase du Nord. À partir de décembre, ce sont des villages entiers qui sont déportés, appelés « colons spéciaux ». Pour l'administration du Goulag, l'arrivée de déportés qui étaient de 71 000 en 1932 passe à 231 000 en 1933. Mais les objectifs de la collecte ne sont toujours pas atteints, et la prochaine étape consiste à réquisitionner tous les stocks, y compris ceux prévus pour les semences, ce qui revient à directement affamer les paysans.

En Ukraine, les communistes locaux d'un rang hiérarchique élevé ont beau plaider la nature contre-productive d'une telle politique, qui ne permet pas d'assurer la production de l'année suivante, Molotov reste inflexible. La famine atteint alors un tel niveau que les paysans quittent les villages et tentent de partir vers les villes. Une circulaire du 22 janvier 1933 ordonne aux autorités locales et au Guépéou d'interdire « par tous les moyens les départs massifs des paysans d'Ukraine ».

C'est au printemps 1933 que la mortalité atteint les plus hauts sommets. À la faim s'ajoute le typhus. Au total, en Ukraine, les morts se comptent par millions, alors même que l'URSS exportait des quantités importantes de céréales durant la même période ! En 2000, les statistiques portent encore la trace de cette catastrophe démographique.

La question de savoir si l'Ukraine a été plus durement touchée que le reste de l'URSS se pose. Nicolas Werth distingue la « zone de la faim » du reste de l'URSS où, pourtant, écrit-il, les pertes démographiques ne furent pas négligeables : par exemple, la région de Moscou où la mortalité augmente de 50 % entre janvier et juin 1933. L'Ukraine fait partie de la « zone de la faim », mais proportionnellement d'autres régions ont été tout autant touchées : les contrées cosaques du Kouban et du Don ainsi que le Kazakhstan, la région de Stavropol, la basse et la moyenne Volga. Pour l'ensemble du pays, et pour la seule année 1933, il estime à six millions le surplus de mortalité, l'essentiel provenant de l'Ukraine, du Kazakhstan et du Caucase du Nord.

De nombreux chercheurs, ukrainiens ou non, soutiennent que cette famine fut un génocide car elle résulterait de la volonté délibérée de Joseph Staline de détruire la nation ukrainienne comme ensemble politique et entité propre, en s'attaquant à sa racine et à ses représentants les plus nombreux, les paysans ukrainiens répartis sur les territoires de l'Ukraine et du Kouban.

À titre de référence, l'article 6 du statut de la Cour pénale internationale définit le génocide comme « l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel » et notamment la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ». Certains historiens appliquent cette définition au Holodomor.

De l'autre côté, les contestataires du génocide contre le peuple ukrainien arguent que plusieurs millions de Russes et de Kazakhs ont également péri durant cette période. Les recensements soviétiques avant et après la famine auraient démontré des baisses de population proportionnellement égales voire supérieures dans certains régions russes et kazakhes par rapport à l'Ukraine. De plus, une autre grande famine, celle de 1921, provoquée, elle aussi, par les réquisitions et les répressions des bolcheviks pendant la période dite du « communisme de guerre », avait entraîné la mort de 3 millions de paysans, majoritairement russes, vivant sur la Volga. Plusieurs chercheurs russes indiquent les similitudes des méthodes répressives ayant amené à ces deux grandes famines. Une des différences fondamentales réside dans le fait que la famine de 1921 n'a jamais été masquée, contrairement à la famine de 1932-33, ce qui a permis d'acheminer de l'aide internationale aux victimes de la première.

Proche des opinions de V. Kondrachine lors de la rédaction du Livre noir du communisme, Nicolas Werth explique dans une interview au journal Le Monde, suite à l'exhumation des lettres de Staline, l'évolution de sa position : « Est-ce un génocide ? Plutôt oui. Par rapport aux autres famines qui ont touché l'Union soviétique, celle-ci se distingue par la volonté d'éradiquer le nationalisme et de punir les paysans. Elle a été volontairement aggravée. Il y a une spécificité ».

Les analystes qui rejettent le terme de génocide insistent sur le caractère non-ethnique de la tragédie résultant de la politique de collectivisation forcée des paysans soviétiques, de réquisitions excessives de leurs récoltes et de la dékoulakisation. Pour eux, il n'existerait pas de directive prouvée qui ordonnerait une action ciblée des autorités soviétiques contre la nation ukrainienne dans son ensemble, mais plutôt contre une classe sociale, les paysans. Ainsi, Stephen Wheatcroft soutient que la famine a été une conséquence accidentelle de politiques mal conçues et que l'Ukraine a particulièrement souffert pour des raisons démographiques. Selon cet historien, il ne s'agit donc pas d'une famine volontairement provoquée par les dirigeants soviétiques pour réprimer le nationalisme ukrainien.

Une critique comparable a été formulée par John Arch Getty, professeur à l'université de Californie à Los Angeles, pour qui « les victimes de famines causées par la stupidité et l'incompétence d'un régime » ne peuvent pas être mise sur le même plan que « le gazage délibéré des juifs ». Pour sa part, l'historien Arno Joseph Mayer estime « qu'en définitive, la pleine responsabilité de ce drame revient à Staline et à ses partisans qui s'obstinèrent à aller de l'avant aveuglés par leur volonté d'industrialiser rapidement le pays et d'améliorer ses capacités militaires, ainsi que par l'exaspération que leur inspiraient les moujiks. » Cependant, il note que « dans la mesure où leur violence relevait de la terreur répressive, et malgré le recours aux boucs émissaires et aux rumeurs de complot, elle fut essentiellement instrumentale. On imagine mal que Staline ait organisé délibérément un génocide de la paysannerie ukrainienne en particulier, pour couper court au nationalisme naissant de cette province. En fait la famine irlandaise de la deuxième moitié des années 1840 constitue un parallèle beaucoup plus proche que le judéocide des années 1940. »Parlant de 4 millions de morts en Ukraine et de 7 millions dans l'ensemble de l'URSS, Jean-Jacques Marie rejette également la thèse du génocide.

Le Parlement ukrainien a voté la qualification de génocide pour la grande famine le 28 novembre 2006. L'argument est que l'Ukraine, principalement les paysans ukrainiens, ainsi que les cosaques de Kouban qui sont les descendants des cosaques zaporogues ukrainiens déportés à la fin du XVIIIe siècle par l'impératrice Catherine II de Russie à la suite de leur ultime révolte contre l'Empire Russe, auraient été soumis à un régime spécifiquement sévère par rapport aux autres parties de l'URSS . Un zèle particulier dans les réquisitions des vivres vis-à-vis des paysans ukrainiens qui montraient une démotivation pour la collectivisation stalinienne fut appliqué par les escadrons de la « Commission extraordinaire pour la réquisition du blé » (TchKhK) dirigée par Viatcheslav Molotov en novembre 1932. Ce zèle allait jusqu'aux confiscations complètes de la récolte (natoural'nyï chtraf) des paysans qui ne coopéraient pas. Molotov n'hésite pas à se rendre en personne dans l'Ukraine affamée par l'Holodomor pour inciter les communistes défaillants à rester fermes vis-à-vis des paysans révoltés et décimés par la faim.

De plus, le régime stalinien ayant installé un système limitant les migrations des populations au sein de l'URSS, les frontières de l'Ukraine furent fermées. Le passeport intérieur, avec un tampon attachant son propriétaire à son lieu de résidence, était un héritage de la Russie impériale, et rendu encore plus strict par les autorités soviétiques. Les paysans quant à eux n'avaient même pas droit au passeport et donc aucun droit non seulement pour déménager, mais non plus pour se déplacer. Cependant, un flot de paysans affamés avait pu affluer au nord pour se réfugier en Biélorussie, relativement épargnée par la famine. De plus, il fut légalement interdit de porter secours et assistance aux « koulaks » qui pouvaient déambuler dans les villes.

Le 10 novembre 2003, une déclaration aux Nations Unies en lien avec le 70e anniversaire de la « grande famine en Ukraine de 1932-1933 » rappelle le devoir de mémoire envers les victimes, qu'elles soient ukrainiennes, russes, kazakhes ou d'une autre nationalité. L'ONU ne place pas cependant l'Holodomor parmi les quatre génocides répertoriés du XXe siècle.

L'Ukraine, à l'automne 2006, avec l'arrivée d'un nouvel ordre politique suivant la Révolution orange, légifère en qualifiant juridiquement l'époque de l'Holodomor comme un génocide : déclaration assortie de peines pour négationnisme pour les personnes qui en discuteraient la nature.

Le Parlement européen reconnaît Holodomor en Ukraine comme « crime contre l'humanité » sans pour autant lui donner une qualification de « génocide ». Dans une résolution sur la commémoration de l'Holodomor, la famine survenue en Ukraine en 1932-1933 est décrite par les députés comme "un crime effroyable perpétré contre le peuple ukrainien et contre l'humanité ".

La résolution fait ainsi une "déclaration au peuple ukrainien, et notamment aux survivants de l'Holodomor qui sont toujours en vie, ainsi qu'aux familles et aux proches des victimes". La résolution "condamne fermement ces actes commis contre la population rurale d'Ukraine, caractérisés par une extermination et des violations massives des droits de l'homme et des libertés". Le Parlement exprime ensuite sa "sympathie à l'égard du peuple ukrainien victime de cette tragédie, et rend hommage à ceux qui sont décédés en conséquence de la famine artificielle de 1932-1933". D'après la résolution adoptée par le Parlement Européen, la famine de l'Holodomor de 1932-1933 "a été planifiée de manière cynique et cruelle par le régime stalinien pour imposer la politique soviétique de collectivisation de l'agriculture contre la volonté de la population rurale d'Ukraine".

Les députés pensent que "la commémoration des crimes contre l'humanité perpétrés au cours de l'histoire de l'Europe devrait permettre d'éviter la répétition de crimes semblables à l'avenir" et soulignent que "l'intégration européenne se fonde sur la volonté de surmonter les évènements tragiques du XXe siècle et que cette réconciliation avec une histoire difficile ne dénote en rien un sentiment de culpabilité collective, mais qu'elle constitue une base solide sur laquelle il sera possible de construire un avenir européen commun fondé sur des valeurs communes".

Les députés invitent enfin les États issus de l'éclatement de l'Union soviétique à "permettre un libre accès aux archives relatives à la grande famine d'Ukraine de 1932-1933, qui pourront être ainsi examinées en profondeur afin que toutes les causes et conséquences de l'Holodomor soient révélées et étudiées en détails".

En France, en novembre 2006, le député conservateur (UMP) Christian Vanneste a déposé une proposition de loi relative à la reconnaissance du génocide ukrainien. Au titre de la nouvelle législature, il dépose à nouveau la proposition de loi le 9 octobre 2007, proposition cosignée par plus de trente députés centristes et conservateurs.

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Thierry Mariani

Thierry Mariani, homme politique français, de droite, né le 8 août 1958 à Orange dans le Vaucluse.

Thierry Mariani a grandi à Valréas, où ses parents étaient artisans du bâtiment. Après des études au petit séminaire d’Avignon, il rejoint l’École militaire d’Aix-en-Provence, puis achève son parcours universitaire à l'Institut d'étude des relations internationales de Paris, avec un diplôme de droit international.

Thierry Mariani s'est engagé en politique au sein du RPR, dès 1976, année de fondation du mouvement gaulliste.

Après avoir exercé plusieurs mandats électifs locaux à Valréas, Thierry Mariani est élu député pour la première fois en 1993, lors d'élections législatives marquées par une écrasante victoire de la droite sur la majorité sortante de gauche. Sa circonscription d'élection est la 4e circonscription du Vaucluse, qui englobe également la commune d'Orange, où le Front national est à l'époque bien implanté.

Thierry Mariani est réélu député en 1997, dominant notamment Jacques Bompard, alors maire Front national d'Orange. Il est réélu en 2002 et en 2007. Depuis 2002, il fait partie du groupe UMP, après avoir soutenu la candidature de Nicolas Miguet la même année.

Il est président du groupe "Cafés-Hôtels-Restaurants-Discothèques" (CHRD) à l’Assemblée nationale.

Thierry Mariani s'est surtout fait connaître du grand public en intervenant souvent dans les débats sur les questions de société, sur la sécurité et sur l'immigration, et en y défendant des positions assez fermes et conservatrices.

En 1999, il est l'un des plus farouches opposants à l'institution du PACS.

En mai 2001, il fait passer un amendement autorisant la police à saisir le matériel dans les free party.

En janvier 2002, il refuse de voter la loi proposant de reconnaître le 19 mars 1962 comme Journée nationale du souvenir aux victimes de la guerre d'Algérie.

Il s'est également fait remarquer en participant, en septembre 2002, à un voyage à Bagdad à l'époque très médiatisé, avec les députés UMP Éric Diard et Didier Julia.

Il a également proposé avec Christian Vanneste les amendements n°150 et n°267 (surnommés 'amendements Vivendi-Universal' avec le n°247 en raison de leur proposition par cette société) lors de la discussion du projet de loi DADVSI entre décembre 2005 et mars 2006.

En 2008, Thierry Mariani se fait remarquer par ses propos tenus dans le VSD du 9 janvier. Il s'offusque de l'inhumation hors de France des deux jeunes adolescents de Villiers-le-Bel, pointant une contradiction entre ce choix et l'affirmation par les parents de leur nationalité française, invoquant l'exemple de sa propre famille italienne, qui est enterrée dans le Vaucluse.

Enfin, pour lui, « Grâce à Sarkozy, la droite n'a plus honte d'être à droite ».

Thierry Mariani est actuellement membre de la commission des lois de l'Assemblée nationale, vice-président de la délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne, et président du groupe d'amitié France-Kazakhstan.

Thierry Mariani est membre du collectif Jamais sans mon departement.

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Élections municipales françaises de 2008

Le forfait de David Martinon, précurseur de des difficultés de l'UMP.

Les élections municipales françaises de 2008 ont élu les conseils municipaux des communes françaises. Initialement programmées en 2007, les élections municipales françaises ont été reportées en 2008 pour ne pas surcharger un calendrier électoral qui prévoyait six échéances en une année cette année-là. Le premier tour a eu lieu le 9 et le second le 16 mars 2008.

Pour les éléments relatifs au régime électoral, au droit de vote des citoyens, aux modalités de candidatures, etc., il convient de se référer à l'article principal : Élection municipale française et Procédures électorales françaises. Certaines évolutions concernent spécifiquement les élections de 2008, et sont développées dans les paragraphes suivants.

Le mandat des conseillers municipaux reste fixé à six ans, selon l'article L. 227 du code électoral, même si le mandat des maires élus en 2001 a donc été prolongé de manière dérogatoire d'un an par la loi no 2005-1563 du 15 décembre 2005, laquelle applique une disposition similaire aux conseillers généraux et aux sénateurs.

Même si ces élections ont une importance locale, le fait que toutes les communes votent en même temps est un indicateur de la popularité des partis, surtout dans les villes où les élections se jouent d'habitude à peu de chose.

Les élus, en tant que grands électeurs sénatoriaux, voteront en septembre 2008 pour élire les sénateurs de la série A pour des mandats de 6 ans.

Afin de mettre en œuvre la révision constitutionnelle du 8 juillet 1999, qui a complété l'article 3 de la Constitution de 1958 par le paragraphe « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », la loi du 6 juin 2000 a modifié l'article L 264 du Code électoral, en disposant que « l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un. Au sein de chaque groupe entier de six candidats dans l'ordre de présentation de la liste doit figurer un nombre égal de candidats de chaque sexe ».

Cette règle a contribué à améliorer la participation des femmes aux conseils municipaux lors du scrutin municipal de 2001, mais a eu peu d'effet sur la féminisation des maires et de leurs adjoints. C'est pourquoi la loi no 2007-128 du 31 janvier 2007 a modifié à nouveau l'article L 264 du code électoral, qui dispose désormais que « la liste (des candidats) est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe ». Cette disposition s'est appliquée pour la première fois aux élections municipales de 2008.

En outre, l'article L 122-4-3 dispose que « dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un ». Cela introduit donc la parité dans les fonctions d'adjoints au maire lorsqu'il y a plusieurs postes d'adjoints créés par le conseil municipal, le nombre légal minimum restant celui d'un seul (et par conséquent il demeure élu au scrutin uninominal).

Le Ministère de l'Intérieur classe les listes selon des « grilles de nuances politiques ». Un répertoire national des élus a été institué par le décret n°2001-777 du 30 août 2001 dont l'article 5 mentionne que « Au moment du dépôt de candidature, chaque candidat, ou candidat tête de liste, est informé de la grille des nuances politiques retenue pour l'enregistrement des résultats de l'élection, et du fait qu'il peut avoir accès au classement qui lui est affecté et en demander la rectification, conformément à l'article 36 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. ». Concrètement, cela signifie qu'un candidat au scrutin majoritaire ou tête de liste au scrutin proportionnel se voit d'office attribuer une nuance politique (outre celle qu'il a déclarée, « étiquette politique choisie par le candidat »), la catégorie « sans étiquette » est donc supprimée de cette grille. Les « nuances » retenues pour les municipales de 2008 sont : extrême gauche, communiste, socialiste, radical de gauche, divers gauche, Les Verts, écologiste, régionaliste, autres, UDF-Mouvement démocrate, majorité dont le Nouveau Centre, Union pour un mouvement populaire, divers droite, Front national, extrême droite. Cela signifie notamment que la catégorie « sans étiquette » n'est plus acceptée en préfecture lors du dépôt des listes.

Le Parti socialiste conclut une alliance nationale avec le PCF, le PRG et les Verts.

Les Verts présentent néanmoins des listes autonomes dans de nombreuses grandes villes comme à Paris avec Denis Baupin, Rennes ou Lille avec Eric Quiquet.

Le PCF doit affronter des primaires avec le PS dans plusieurs des 35 villes de plus de 20 000 habitants qu'il dirige alors (Aubervilliers, La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Denain, Vaulx-en-Velin,) ou a dirigées antérieurement (Le Havre), mais plusieurs autres sont évitées comme à Montreuil où le bureau national du PS soutient le PCF malgré les demandes de Dominique Voynet, et malgré le vote négatif des militants de la section PS locale,. Il en résulte une fronde de certains militants du PS qui décident dès novembre 2007 de rejoindre le groupe de travail « Montreuil Renouveau » animé par Dominique Voynet ; d'autres se sont décidés en janvier 2008.

Allié habituel du PS, des personnalités locales du PRG font parfois défection comme à Nanterre où son leader local soutient la liste MoDem, ou au Mans, où a été constituée une liste MoDem-PRG (voir plus bas). À Nice, la liste « Nice arc-en-ciel » rassemble, pour les municipales et les cantonales, le MEI, le MoDem et le PRG.

Le MRC est partenaire de ces partis, mais est en conflit avec le PS sur des villes comme Paris et Belfort. A Paris, un accord de fusion au second tour est difficilement convenu, Georges Sarre (MRC) et Patrick Bloche (PS) menant une liste séparée au premier tour.

Lutte ouvrière annonce des alliances locales avec les partis de la gauche institutionnelle, PCF ou PS, là où elle ne présente pas ses propres listes, soit près de 5000 candidats sur 186 listes (contre 128 en 2001). Dans 69 villes les militants de Lutte ouvrière participent à des listes d'union, principalement conduites par le PCF (37 listes) ou le PS (26 listes), sur des listes qui comportent parfois d'autres partis comme la LCR, les Verts, le MDC, le PT ou le PRG. LO présente par ailleurs des listes indépendantes dans 117 villes . Au second tour, LO se retire des listes de gauche ayant fusionné avec le MoDem (Marseille, Perpignan).

La Ligue communiste révolutionnaire présente – là où des accords sont trouvés – des listes d'union avec la gauche antilibérale, mais pose en préalable le refus de toute cogestion avec le PS. Toutefois, la possibilité de fusions « techniques » avec les listes PS au second tour est envisagée, lui permettant ainsi d'avoir des élus tout en gardant une indépendance stricte dans ses prises de positions vis à vis des autres partis, et notamment du PS. La LCR espérait doubler le nombre de ses listes par rapport à 2001 et avait annoncé sa présence dans 36 des 37 villes de plus de 100 000 habitants.

Lors du premier tour, la LCR dépasse le seuil des 5 % des suffrages exprimés dans de nombreuses communes. Trois de ses listes ayant obtenu entre 5 et 10 % fusionnent avec la gauche au second tour : Au Haillan (Gironde) avec le PS, à Morlaix avec le PCF et à Montpellier avec les Verts. Dans les 11 villes où il dépasse les 10 % (Clermont-Ferrand, Foix, Ventabren, La Couronne , Louviers, Saint-Nazaire, Cavaillon, Prades-le-Lez, Quimperlé, Palaiseau, Noisy-le-Grand), le parti trotskyste décide de se maintenir au second tour.

Le MoDem annonce par la voix de François Bayrou, président du Mouvement, vouloir présenter des listes autonomes dans 80 % des villes ; malgré certaines défections individuelles en faveur de listes UMP comme celle de Jean-Marie Cavada à Paris (mais ce dernier n'était que sympathisant : il n'a jamais eu sa carte ni à l'UDF ni au MoDem), en faveur de listes Nouveau Centre et parfois en faveur de listes PS (Metz). L'UMP soutient Nicole Rivoire à Noisy-le-Sec et Hervé Chevreau à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), Alain Cazabonne à Talence (Gironde). L'UMP apporte également son soutien à Geneviève Darrieusecq à Mont-de-Marsan et à Vincent Delahaye à Massy (Essonne). Réciproquement, le MoDem soutient Alain Juppé à Bordeaux.

Des élus Verts qui ont rejoint les listes du MoDem sont suspendus à Strasbourg (Yann Wehrling) et Aix-en-Provence.

La stratégie de second tour du MoDem était une des inconnues du scrutin, l'UDF ayant été un allié traditionnel de la droite, alors que certains rapprochements locaux avec la gauche n'étaient pas à exclure comme à Lyon et à Marseille où Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts) est tête de liste, voire à Tours. Une alliance de premier tour a même été conclue entre la liste d'union de la gauche (PCF compris) avec le MoDem à Dijon par François Rebsamen.

L'UMP conclut une alliance nationale avec le Nouveau Centre, la Gauche moderne, rejointe localement par le MoDem (en Seine-Saint-Denis par exemple). l'UMP investit quelques têtes de listes issus de la gauche, comme les ex-PS Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, et Yves Urieta, maire de Pau, le radical de gauche Roger Didier, maire de Gap (où cette alliance suscite la confusion), Jean-Marie Kutner, maire adjoint (MDA) de Schiltigheim et débauche plusieurs seconds couteaux dans d'autres villes (Toul, Villeurbanne, etc.).

Le parti est aussi confronté à des dissidences de candidats contre les listes investies par l'UMP, comme celle de Marie-Anne Montchamp à Nogent-sur-Marne,, de Catherine Vautrin à Reims, de Jean-Pierre Roux à Avignon, etc. A Paris des listes « Paris Libre » sont parfois menées par des dissidents UMP comme le maire d'arrondissement René Galy-Dejean (ex-UMP). Le député Nouveau Centre Philippe Folliot avait juré ne faire alliance à aucun des deux tours avec le candidat UMP à Castres. Le membre du conseil national de l'UMP François Franceschi rejoint lui la liste de la gauche à Marseille.

Plusieurs ministres sont candidats, mais certains comme Brice Hortefeux (à Clermont-Ferrand) renoncent finalement à se présenter,. Bernard Kouchner (ex-PS) soutient quant à lui implicitement le candidat de gauche à Paris.

L'UMP soutient les listes conduites par des élus du MPF dans deux villes de plus de 30 000 habitants, Échirolles (35 700 habitants, Isère) et Vénissieux (57 600 habitants, Rhône). Par contre l'UMP présente des candidats contre Jacques Bompard, maire MPF (ex-FN) d'Orange (28 889 hab., Vaucluse), ainsi que contre son épouse Marie-Claude Bompard, candidate à Bollène (14 130 habitants, Vaucluse).

Le CNI et le RPF, organisations à la charnière entre la droite et l'extrême droite, devenues composantes (« personnes morales associées ») de l'UMP, obtiennent des investitures de ce parti notamment Christian Vanneste (Tourcoing, Nord) et Joël Wilmotte (maire d'Hautmont, Nord), condamné par la justice pour discrimination raciale et religieuse,. À Lyon, la liste UMP de Dominique Perben comprend tant des candidats du MPF que de la DLC, un autre de ces partis-charnières entre droite et extrême droite, une alliance sévèrement critiquée par l'ancien maire de droite Michel Noir,.

En difficulté financière et militante, le Front national a présenté moins de listes qu'en 2001 pour limiter les frais non remboursés des listes sous les 5 %. Néanmoins, Marine Le Pen avait annoncé un objectif de 400 listes en 2008 contre 150 en 2001 et le FN annonce sa présence dans les 20 arrondissements parisiens. Toutefois, elle reconnait que les finances du parti limitaient ses ambitions. Le Front national renonce ainsi à se présenter à Toulouse, où les sondages créditent la liste conduite par Philippe Riey de seulement 3 %. Marine Le Pen se présente sur la liste du parti à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Le FN n'a remporté aucune mairie, mais le score de Steeve Briois et Marine Le Pen a atteint toutefois les 30 % entre les deux tours à Hénin-Beaumont. Le FN obtient également 23,6 % des suffrages à Cluses (Haute-Savoie), 17 % à Noyon et près de 10 % à Marseille.

Ayant fait moins de 1 % lors des législatives de 2007, le MNR ne bénéficie plus de subvention publique. Au premier tour, il n'a présenté qu'une quarantaine de candidats aux cantonales et seulement sept listes aux municipales avec au final un seul élu d'opposition, Nicolas Bay, au conseil municipal de Sartrouville (Yvelines). Bruno Mégret a dû renoncer à être candidat à Marseille. Pour des raisons financiaires, mais aussi de par sa condamnation à un an d'inéligibilité pour complicité de détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles.

Parmi les anciens élus du Front national, Daniel Simonpieri, maire (ex-FN puis ex-MNR) de Marignane et conseiller général, était cette fois le candidat officiel de l'UMP, mais il est défait par une autre candidature issue de l'UMP. Jacques Bompard (ex-FN) est réélu dès le premier tour pour un troisième mandat consécutif à Orange, avec près de 61 % des voix. Son épouse, Marie-Claude Bompard remporte la mairie de Bollène.

Ces élections sont aussi vues sous l'angle de la présence accrue de candidats issus de l'immigration extra-européenne. Pour la première fois, un nombre significatif d'entre eux sont présentés en tête de liste tant par le PS que par l'UMP et le MoDem, même s'ils sont quasi-systématiquement présentés contre des maires sortants d'un autre parti.

Au moins huit maires métropolitains d'origine non-européenne avaient été élus ou réélus en 2001 dans des communes de moins de 5 000 habitants (voir le détail dans l'article sur les élections de 2001). Six se représentaient en 2008 dans la même commune, un septième dans une commune d'une autre région.

À gauche, le PS a investi une vingtaine de candidats dont Seybah Dagoma dans 1er arrondissement de Paris, Razzy Hammadi à Orly, Rachid Mammeri à Évreux, Hussein Mokhtari (conseiller général depuis 2004) à Garges-les-Gonesse, Zohra Bitan à Thiais, Samia Ghali (vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 2004) dans le 8e secteur de Marseille (contre le maire sortant PCF), ainsi qu'Abdelhak Kachouri à Saint-Ouen, Philippe N'Guyen Tahnn à Vernon, Lahceme Touati à Vénissieux, Hélène Geoffroy (conseillère générale et adjointe au maire) à Vaulx-en-Velin etc,. Parmi les têtes de liste non-PS de listes d'union, on trouve notamment Eddie Aït (PRG) à Carrières-sous-Poissy . Dans les listes, on note Nawel Rafik-Elmrini 2e à Strasbourg, Faouzi Lamdaoui à Argenteuil, Akli Mellouli, en 2e à Bonneuil-sur-Marne, Zorah Aït-Maten à Lyon, Linda Tahraoui 2e à La Courneuve, Dalila Dendouga 3e à Lille, Papa Waly Danfakha aux Mureaux . À Étaples, Baghdad Ghezal a quant à lui été investi comme tête de liste par la section locale, mais la fédération du Pas-de-Calais a investi un autre candidat : deux listes socialistes s'opposeront donc au premier tour.

À droite, l'UMP a investi à Paris Rachida Dati (7e arrondissement), Pierre Lellouche (8e arrondissement) et Lynda Asmani (10e arrondissement), mais aussi Karim Boudjema un professeur de médecine sans étiquette à Rennes, Six-Emmanuel Njoh à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). En Seine-Saint-Denis, Kamel Hamza à La Courneuve, Fayçal Menia à Aubervilliers, Leïla Bouzidi (apparentée Nouveau Centre) à Bobigny défendront les couleurs de la droite tandis que Noureddine Nachite et Rachid Kaci tenteront leurs chances respectivement à Creil (Oise) et à Nanterre (Hauts-de-Seine), pour des combats souvent donnés comme perdus d'avance. Dans le 8e arrondissement de Lyon, l'UMP a investi Nora Berra, médecin, membre du Mouvement des musulmans laïcs de France (dont l'initiateur et secrétaire général n'est autre que Rachid Kaci) et conseillère municipale de Neuville-sur-Saône,. En revanche, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), Raphaet Dali, un médecin d'origine tunisienne installé depuis 20 ans sur la ville s'est vu préférer un candidat inconnu localement, Gilles Chopard, et se présentera donc de manière dissidente.

Le MoDem a pour sa part investi comme chefs de file (tête de liste ou premier candidat MoDem sur une liste non conduite par ce mouvement) Rezak Bezzaouya (ex-PS) à Aulnay-sous-Bois, Mohamed Dine (ouverture) à Clichy-sous-Bois, Karim Ahmed à Villetaneuse, Nadia Falfoul à Bobigny , Mohamed Laqhila (adjoint au maire ex-Verts, d'origine marocaine) et Saïd Ahamara (ex-porte-parole départemental Bouches-du-Rhône des Verts, d'origine comorienne) dans les 7e et 8e secteurs de Marseille ou encore Mme Yanick Leflot-Savain à Amiens.

Si les listes sont légalement paritaires depuis 2008, les femmes sont nettement minoritaires dans le nombre de têtes de listes. Le PS fait valoir qu'il a investi six femmes et qu'il a réussi la parité dans les 20 arrondissements parisiens. L'UMP revendique 15% de candidates pour les 227 investitures dans les villes de plus de 30 000 habitants, tandis que le PS serait à près de 25%.

D'après l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, il y avait pour le premier tour 83,5% d'hommes tête de liste aux municipales et 79,1% d'hommes candidats aux cantonales.

Dans les 39 villes de plus de 100 000 habitants, on recense six femmes maires, alors qu'en 2001 elles n'était que quatre (Martine Aubry, Fabienne Keller, Brigitte Le Brethon et Maryse Joissains-Masini, plus Hélène Mandroux, élue en 2004). Les nouvelles élues sont Adeline Hazan, Valérie Fourneyron et Dominique Voynet.

Selon l'Observatoire de la parité, 48,5% des conseillers municipaux élus sont des femmes. 9,5% des maires de plus de 3500 habitants sont de sexe féminin (PC 12,9%, PS 11,3% Verts 6,7%, Nouveau Centre 6%, UMP 7,6%,); pour mémoire, ce taux était en 1995 de 4,4% et de 6,7% en 2001. Dans les villes de plus de 30 000 habitants, 8% des maires UMP ou Nouveau Centre sont des femmes, contre 15% pour le PS.

Le problème de la diversité socioprofessionnelle des élus demeure également.

Résultats dans les communes de 3 500 habitants et plus publiés par le Ministère de l'intérieur.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Alfortville, Amboise, Annemasse, Arcueil, Arles, Armentières, Aurillac, Auxerre, Bagneux, Balma, Blagnac, Besançon, Bressuire, Brie-Comte-Robert, Bobigny, Bondy, Boulogne-sur-Mer, Bourgoin-Jallieu, Bron, Cachan, Carmaux, Castelnaudary, Cayenne, Chambéry, Chelles, Cherbourg-Octeville, Clichy-sous-Bois, Colomiers, Conflans-Sainte-Honorine, Créteil, Decazeville, Dijon, Dunkerque, Échirolles, Éragny, Évry, Fécamp, Figeac, Flers, Fontenay-aux-Roses, Fort-de-France, Fresnes, Gennevilliers, Gravelines, Guéret, Guingamp, Issoudun, Ivry-sur-Seine, Joué-lès-Tours, L'Haÿ-les-Roses, La Flèche, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Langon, Lannemezan, Lannion, Lavelanet, Le Creusot, Le Grand-Quevilly, Le Kremlin-Bicêtre, Le Mans, Le Petit-Quevilly, Le Pré-Saint-Gervais, Le Tréport, Les Lilas, Libourne, Liévin, Limoges, Limoux, Livry-Gargan, Lorient, Lyon, Malakoff, Marmande, Martigues, Maubeuge, Mayenne, Merignac, Moissac, Montceau-les-Mines, Montigny-lès-Cormeilles, Nanterre, Nantes, Neuilly-sur-Marne, Nogent-le-Rotrou, Outreau, Pantin, Pessac, Poitiers, Pontivy, Privas, Rezé, Riom, Ris-Orangis, Ruffec, Saint-Herblain, Sarcelles, Sedan, Sevran, Sotteville-lès-Rouen, Stains, Thouars, Tourcoing, Tournefeuille, Trappes, Tremblay-en-France, Tulle, Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Villeneuve-sur-Lot, Villiers-le-Bel.

Aix-les-Bains, Alès, Allevard, Ancenis, Annecy, Antibes, Antony, Arcachon, Arras, Bagnères-de-Bigorre, Bayeux, Beaune, Béziers, Bordeaux, Bourges, Caluire-et-Cuire, Cambrai, Challans, Chamalières, Charenton-le-Pont, Châteaubriant, Châteauroux, Châtenay-Malabry, Cholet, Combs-la-Ville, Compiègne, Courbevoie, Dinan, Domont, Drancy, Draveil, Enghien-les-Bains, Épinal, Épinay-sur-Seine, Étampes, Évian-les-Bains, Franconville, Fréjus, Gien, Grasse, Issy-les-Moulineaux, La Baule-Escoublac, La Ciotat, Laon, Le Bourget, Le Perreux-sur-Marne, Le Plessis-Robinson, Les Herbiers, Les Sables-d'Olonne, Levallois-Perret, Lons-le-Saunier, Lunéville, Mâcon, Maisons-Alfort, Mantes-la-Jolie, Marcq-en-Baroeul, Meaux, Meudon, Missillac, Montaigu, Montargis, Montauban, Montfermeil, Montluçon, Montmorillon, Moûtiers, Nontron, Ollioules, Orange, Orvault, Palavas-les-Flots, Pamiers, Papeete, Parthenay, Plaisir, Pont-à-Mousson, Pontarlier, Pontoise, Provins, Rambouillet, Redon, Rivesaltes, Rosny-sous-Bois, Royan, Rueil-Malmaison, Sablé-sur-Sarthe, Saint-André-des-Eaux, Saint-Cloud, Saint-Cyr-l'École, Saint-Dizier, Saint-Etienne-de-Montluc, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Lô, Saint-Mandé, Saint-Michel-Chef-Chef, Saint-Quentin, Saint-Père-en-Retz, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint-Raphaël, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Maxime, Sarlat-la-Canéda, Sarreguemines, Sartrouville, Savigny-sur-Orge, Sisteron, Suresnes, Thiais, Troyes, Toulon, Valenciennes, Vesoul, Vertou, Vincennes, Vire, Vitré, Yerres.

Breuillet, Chaumont, Douarnenez, Le Puy-en-Velay, Vaires-sur-Marne.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Achères (Yvelines), Ajaccio, Angers, Athis-Mons, Aubagne, Aubervilliers, Aurillac, Bastia, Belfort, Brest, Cergy, Charleville-Mézières, Clamart, Clermont-Ferrand, Clichy, Cugnaux, Foix, Grenoble, Hénin-Beaumont, La Courneuve, Lens, Lille, Montpellier, Montreuil, Nevers, Niort, Palaiseau, Pantin, Paris, Pau, Rennes, Rezé, Romans-sur-Isère, Roubaix, Saint-Denis, Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Toul, Tours, Villejuif, Villeurbanne.

Aix-en-Provence, Albi, Aubenas, Avignon, Basse-Goulaine Bayonne, Beaucaire, Beauvais, Biarritz, Boulogne-Billancourt, Bourg-Saint-Maurice, Cannes, Carcassonne, Châlons-en-Champagne, Chartres, Châtillon, Colmar, Corbeil-Essonnes, Douai, Draguignan, Dreux, Fontainebleau, Gap, Garges-lès-Gonesse, Le Havre, Les Clayes-sous-Bois, Lisieux, Longjumeau, Lunel, Maisons-Laffitte, Mamoudzou, Marseille, Massy, Melun, Menton, Montauban, Montélimar, Moulins, Montrouge, Nancy, Neuilly-sur-Seine, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Oyonnax, Perpignan, Pézenas, Plougastel-Daoulas, Puteaux, Saint-Brieuc, Sceaux, Sète, Sèvres, Tarascon, Tarbes, Vannes, Vanves, Verdun, Versailles, Vichy, Vienne, Villefranche-sur-Saône.

Abbeville, Amiens, Angoulême, Apt, Argenteuil, Asnières-sur-Seine, Aulnay-sous-Bois, Bagnols-sur-Cèze, Bar-le-Duc, Berck, Bergerac, Billère, Blois, Boissy-Saint-Léger, Brive-la-Gaillarde, Brignoles, Bruz, Caen, Cahors, Carpentras, Cesson-Sévigné, Chennevières-sur-Marne, Cognac, Colombes, Cosne-Cours-sur-Loire, Dax, Dole, Évreux, Firminy, Forbach, Fondettes, Gros-Morne, Guebwiller, Granville, Guipavas, Issoire, Joigny, La Chapelle-Saint-Luc, La Seyne-sur-Mer, Les Ponts-de-Cé, Lodève, Lucé, Mende, Metz, Millau, Miramas, Montbéliard, Montmorency, Mont-Saint-Aignan, Muret, Narbonne, Nogent-sur-Oise, Noisy-le-Sec, Noyon, Ostwald, Orthez, Périgueux, Plérin, Poissy, Pont-Sainte-Maxence, Quimper, Reims, Roanne, Saint-André, Saint-Chamond, Saint-Denis, Saint-Étienne, Saint-Fons, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Omer, Saint-Louis (La Réunion), Saint-Paul (La Réunion), Saintes, Salon-de-Provence, Schoelcher, Sens, Sin-le-Noble, Strasbourg, Soissons, Thionville, Toulouse, Valence, Vandœuvre-lès-Nancy, Vernon, Villepinte, Voiron, Yvetot.

Agen, Bollène, Calais, Chaville, Châtellerault, Concarneau, L'Isle-sur-la-Sorgue, Landerneau, Longwy, Mont-de-Marsan, Montfort-sur-Meu, Morlaix, Mulhouse, Nemours, Pornichet, Olonne-sur-Mer, Saumur, Quimperlé, Tournon-sur-Rhône, Saint-Michel-sur-Orge.

Entre le 18 mars et le 18 avril 2008, les élections intercommunales ont abouti à l’élection au second degré et au scrutin majoritaire de 85.000 délégués communautaires par les conseils municipaux adhérents aux quelque 2.500 communauté de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines ainsi qu'aux syndicats intercommunaux (14.885 SIVU et n SIVOM).

Ce troisième tour des élections municipales, comme on le dénomme parfois, possède parmi les élus locaux de plus en plus d'importance. Les établissements qu'ils concernent, exercent des compétences stratégiques et structurantes de plus en plus importantes pour les bassins de vie et les agglomérations urbaines.

Un quatrième tour permet d'élire les présidents et vice-présidents de ces structures intercommunales.

On peut noter du fait de l'élection au second degré et du statut d' établissement public, la loi sur le cumul des mandats ne s'applique pas. La parité non plus ne s'applique pas : une poignée de femmes seulement président les communautés, le cas le plus fréquent étant celui ou une élue exerce le mandat de maire de la ville-centre (Caroline Cayeux à Beauvais, Brigitte Barèges à Montauban, Marie-Josée Roig à Avignon, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence. L’élection de Martine Aubry à la Lille Métropole Communauté urbaine n’a pour précédents dans ce type d’établissements que Catherine Trautmann à la communauté urbaine de Strasbourg (1989-2001) et le bref passage de Christine Roimier à la Communauté urbaine d'Alençon. De même Valérie Létard à la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole alors qu'elle n'est pas maire de la ville centre marque une avancée de la présence des femmes dans les présidences intercommunales. Ailleurs, de nombreuses femmes maires de ville-centre demeurent à l’écart de la présidence de l’intercommunalité. C’est le cas parmi les élues sortantes d’ Hélène Mandroux à Montpellier. De même parmi les nouvelles élues, on peut citer : Laure Déroche à Roanne, Natacha Bouchart à Calais, Valérie Fourneyron à Rouen, Bernadette Laclais à Chambéry.

Si le succès de la gauche aux élections municipales doit logiquement conforter ses positions dans les intercommunalités, celles-ci sont un lieu où les clivages traditionnels sont moins clairs. Le mode de gestion des communautés demeure plus consensuel que celui des assemblées élues au suffrage universel comme les conseils municipaux. Ainsi, 3% seulement des conseils communautaires de la précédente mandature (2001-2008) possédaient des groupes parlementaires de majorité et d'opposition. De même, un président et un vice-président sont fréquemment de bords politiques opposés ce qui n'est pas le cas d'un maire et de ses adjoints, chacun représentant davantage sa commune d'origine qu'un parti.

Ainsi le nouveau président de la Communauté d'agglomération du Grand Toulouse Pierre Cohen (PS) a été élu à l'unanimité, y compris des maires de L'Union et de Castelginest, Georges Beyney (DVD) et Grégoire Carneiro (UMP), bien que succèdant à l'UMP Philippe Douste-Blazy.

Inversement, le maire DVD de Yutz Patrick Weiten a été élu à la quasi unanimité président de la Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville alors que la ville-centre de Thionville a basculé de l'UMP au PS, son maire Bertrand Mertz devenant premier vice-président de l'agglomération.

De manière plus surprenante, Renaud Muselier (UMP) a dû faire face à des défections dans son propre camp, qui ont permis l'élection du PS Eugène Caselli à la tête de la communauté urbaine de Marseille.

Enfin, l'élection à la communauté d'agglomération de Metz Métropole a relativisé la victoire du socialiste Dominique Gros à la mairie de Metz en maintenant à droite la présidence avec la présence du maire UMP de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl.

Plusieurs figures de la politique nationale ont été élus ou réélus à la tête d'une structure intercommunale: François Rebsamen, Laurent Fabius, Martine Aubry, Luc Chatel, Christian Estrosi ...

Avant le scrutin des 9 et 16 mars 2008, la droite détenait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 37. Au soir du 16 mars, elle n'en dirigeait plus que 12. Six femmes dirigent désormais des villes de plus de 100 000 habitants (à Montpellier, Lille, Aix-en-Provence, Reims, Rouen et Montreuil), alors que quatre femmes avaient été élues en 2001 (à Strasbourg, Lille, Caen et Aix-en-Provence).

Le ministre d'ouverture Jean-Marie Bockel arrive largement en tête du premier tour. La surprise vient du Front National qui se maintient en triangulaire, améliorant de 4 points le score qu'il avait obtenu en 2001.

L'élection a fait l'objet d'une fraude électorale présumée de la part d'un président de bureau de vote du quartier du Haut-Vernet, frère d'un adjoint au maire, qui aurait caché des bulletins supplémentaires en faveur de Jean-Paul Alduy, y compris dans ses chaussettes. Il a été mis en garde à vue et l'élection de J-P Alduy (avec 574 voix d'avance) a été vivement contestée par l'opposition. Les résultats ont été promulgués par le préfet, mais l'élection a été annulée le 7 octobre 2008 par le tribunal administratif de Montpellier, décision confirmée par le Conseil d'État le 23 avril 2009.

Les listes de Gilbert Annette (PS) et de Gino Ponin-Ballom (dissident UMP) ont fusionné en vue du second tour. Sur la liste de M. Annette se trouvait déjà Ibrahim Dindar, vice-président UMP du conseil régional de la Réunion. En contrepartie de leur soutien à la liste PS, les dissidents UMP ont obtenu le retrait ou le désistement, en leur faveur, des candidats socialistes dans deux cantons de Saint-Denis.

La liste d'Hubert Falco l'emporte dès le premier tour. Il est réélu maire et fait son entrée au gouvernement.

Deux villes de taille moindre ont fortement alimenté les débats en raison, pour la première de la personnalité de son ancien maire actuel président de la République dont la succession a été émaillée de nombreuses péripéties, et la seconde en raison de la présence du candidat à la présidentielle du MoDem.

Dans cette ville de 60 000 habitants en banlieue parisienne, dont Nicolas Sarkozy fut élu maire en 1983, le porte-parole de l'Élysée David Martinon fut dans un premier temps désigné pour conduire la liste UMP. Mais des difficultés d'implantation et un sondage négatif l'ont obligé à se retirer notamment sous la pression de Jean Sarkozy, fils du président. L'UMP a décidé de soutenir la liste du divers droite Jean-Christophe Fromentin, mais le maire-adjoint Arnaud Teullé a refusé ce ralliement a constitué une liste UMP dissidente.

Jean-Christophe Fromentin devient maire de Neuilly au second tour, tandis que Jean Sarkozy ne figurait sur aucune liste.

Cette ville fait parler d'elle essentiellement en raison de la candidature du chef du MoDem François Bayrou dans une élection qui constitue un test pour son parti en vue des échéances de 2012. Face à lui, l'UMP a pris la décision de soutenir Yves Urieta, le maire sortant ex-socialiste qui a succédé en 2006 à André Labarrère décédé d'un cancer après 35 années de domination sans partage de la ville. Le Président Sarkozy s'est déplacé à Pau pour soutenir Urieta, ce qui a provoqué des critiques de la part de François Bayrou. Le PS a désigné Martine Lignières-Cassou pour porter les couleurs de la gauche.

Les électeurs choisiront la candidate du PS Martine Lignières-Cassou devant François Bayrou, qui distancent largement le maire sortant Yves Urieta.

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Source : Wikipedia