Christian Estrosi
- Vincent Peillon, le nouvel homme-clé du PS - Gala
- Parachuté dans le Sud-Est par l'appareil socialiste, Christian Estrosi, député-maire niçois, lui a promis, comme cadeau de bienvenue, un guide du routard pour qu'il se repère dans la région. L'eurodéputé répond aussi sec qu'il est «désolé de constater...
- Le maire de Saint-Martin-Vésubie au Parlement européen! - Nice-Matin
- Gaston Franco, maire UMP de Saint-Martin-Vésubie, conseiller spécial en charge du développement durable auprès de Christian Estrosi député-maire de Nice, ira donc siéger à Strasbourg! Porté par le score «fleuve» de l'UMP dans le Sud-Est et surtout dans...
- Manuel Valls devrait voter la loi Estrosi sur les bandes - nouvelobs.com
- "Cette question est suffisamment sérieuse pour justifier d'être débattue, sans a priori, lors de la prochaine discussion de la proposition de loi déposée par Christian Estrosi", explique-t-il dans une tribune au "Figaro". "La création d'une nouvelle...
- Bandes violentes : la proposition de loi Estrosi fait débat au PS - Les Échos
- La proposition de loi déposée par l'UMP Christian Estrosi visant à créer une infraction réprimant la « participation à une bande violente » et les violences avec port de la cagoule fait débat à gauche. Le secrétaire national aux fédérations du Parti...
- Estrosi veut des portiques - Le Figaro
- Après Xavier Darcos et son projet de création d'une « force mobile d'agents » du troisième type, ni policier ni enseignant, pour intervenir dans les établissements, Christian Estrosi, le bouillant député maire de Nice, relance le projet de mise en...
- Le coup d'accélérateur Estrosi - Clicanoo.com
- Conseiller politique de l'UMP, Christian Estrosi a fait hier un passage éclair sur l'île pour soutenir Yolaine Costes, candidate de la majorité présidentielle aux Européennes. Sa venue a donné un coup d'accélérateur à la campagne de la droite avec un...
- UMP : Xavier Bertrand et Christian Estrosi chargent le PS - Le Parisien
- Le tour de Christian Estrosi est venu. Le maire UMP de Nice a ironisé sur «la guerre des deux Roses» au parti socialiste et sur le rapprochement esquissé cette semaine entre Martine Aubry et Ségolène Royal. «L'union fait la force, pardon,...
- Estrosi veut des policiers spécialisés en milieu scolaire - Europe1
- Le député maire de Nice Christian Estrosi (UMP) a proposé lundi la création d'une unité spéciale de police chargée d'intervenir contre les violences en milieu scolaire. "Je propose la création d'une unité spéciale de police consacrée aux établissements...
- Européennes - Ils ont voté - France Soir
- Rien à voir avec l'ambiance frénétique des municipales de mars 2008 avec la victoire de Christian Estrosi, adoubé par l'UMP face au maire sortant UMP Jacques Peyrat mais sans investiture. Deux profils se dégageaient avec des jeunes plus mobilisés....
- Le passeport biométrique ne fait pas que des heureux - Nice-Matin
- Le maire, Christian Estrosi, est venu se rendre compte hier, à la mairie annexe du Ray, de la façon dont les choses se passent (lire page suivante). La grande innovation tient en fait à l'appareil photo numérique avec lequel un employé de mairie peut...
Christian Estrosi
Christian Estrosi, né le 1er juillet 1955 à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français, député-maire de Nice et président de la Communauté urbaine Nice Côte d'Azur.
Ancien ministre et ancien président du Conseil général des Alpes-Maritimes, il est conseiller politique de l'UMP.
Après avoir été pilote de Grand Prix motocycliste, Christian Estrosi est élu conseiller municipal de Nice en 1983 et devient l'adjoint aux sports du maire Jacques Médecin. Deux ans plus tard, il entre au Conseil général des Alpes-Maritimes dont il est alors le benjamin. En 1988, à 32 ans, il est élu député de la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes (Nice–Montagne) après avoir battu au second tour Jean-Hugues Colonna (PS). Sa carrière de pilote précédant son entrée en politique et son absence de diplômes lui valent à l'époque le surnom de « motodidacte », donné par ses adversaires.
Parallèlement à ces fonctions, il est élu en 1989 à la tête du comité départemental de la fédération RPR des Alpes-Maritimes. En 1992, il devient premier vice-président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il quittera son mandat de conseiller régional en 2002 pour cause de cumul de mandat.
Soutenu par de fidèles amis politiques dont Jean-Claude Gaudin et Nicolas Sarkozy, il est réélu député en 1993 (cette année là, dans la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes), 1997 et 2002.
En 2001, Christian Estrosi est élu conseiller général du canton de Saint-Étienne-de-Tinée avec plus de 80% des voix dès le premier tour. Dans la foulée il est élu premier vice président du Conseil général des Alpes-Maritimes.
Le 18 septembre 2003, à la suite de la démission de Charles Ginésy, Christian Estrosi est élu président du Conseil général des Alpes-Maritimes. Il est réélu à la tête de l'assemblée départementale en mars 2004, à l'issue des élections cantonales.
Christian Estrosi a été rapporteur en 2002 et 2003 à l'Assemblée nationale des lois sur la sécurité intérieure. A ce titre, il est auteur d'un amendement pérennisant les dispositions des articles 29, 30 et 31 de la loi du 15 novembre 2001 dite « Loi sur la Sécurité Quotidienne », adoptée à la suite des attentats du 11 septembre. Ces dispositions destinées à la lutte anti-terroriste devaient prendre fin initialement le 31 décembre 2003. Elles donnent accès à l'autorité judiciaire aux logs de connexions conservés par les fournisseurs d'accès à Internet qui enregistrent l'ensemble de l'activité de tous les citoyens français sur Internet. Depuis, le contrôle judiciaire sur l'accès aux données de connexion par la police a été supprimé (lois sur la lutte contre le terrorisme de 2005).
Il est d'ailleurs l’auteur de Insécurité : sauver la République, publié aux éditions du Rocher en 2001.
Le 2 juin 2005, il est nommé ministre délégué à l'Aménagement du territoire auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy, dans le gouvernement Dominique de Villepin. Dès sa nomination, il se saisit des dossiers des pôles de compétitivité, puis des pôles d'excellence rurale. Dans un souci d'équité envers l'ensemble du territoire, Christian Estrosi s'est engagé à ce que 100 % des communes françaises aient accès au haut débit, à la téléphonie mobile, mais aussi à la télévision numérique. Pendant les derniers mois de sa fonction, il prend position en faveur du ferroutage et du transport fluvial.
Le 10 juin 2007, il est réélu député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes en obtenant 60,08 % des voix dès le premier tour de l'élection législative. Le 19 juin 2007, il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, dans le gouvernement François Fillon II.
Le 21 octobre 2007, il annonce être candidat à la mairie de Nice. Le 7 février 2008, il présente son projet en tant que candidat UMP à la mairie au palais des congrès Acropolis de Nice. Il souhaite que la gestion de la ville devienne « plus honnête et plus transparente ». Au second tour du scrutin municipal, le 16 mars 2008, il arrive en tête avec 41,33% des suffrages, dans une triangulaire face au candidat de gauche Patrick Allemand (PS, 33,17%), et au maire sortant, Jacques Peyrat (DVD, 25,50%).
Respectant sa promesse d'entre deux-tours, il démissionne de son poste de secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer pour se consacrer à plein temps à sa nouvelle fonction.
Il est officiellement élu maire de Nice par le nouveau conseil municipal le 21 mars 2008.
Auparavant, le 20 mars 2008, il a été réelu président du Conseil général des Alpes-Maritimes. Il pourra cumuler durant un certain temps les fonctions de président du Conseil général et de maire de Nice en raison d'un recours en annulation déposé devant le Tribunal administratif de Nice par le Parti radical de gauche, à l'occasion du premier tour des élections municipales.
Le 18 avril 2008, il est élu président de la Communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur (CANCA) devenu, fin 2008, Communauté urbaine Nice Côte d'Azur.
A la faveur de la démission de son suppléant, Charles-Ange Ginésy, le 1er avril, il est réélu député le 25 mai 2008 avec 69,37% des voix au second tour après une participation insuffisante au premier pour assurer son élection directe.
Frappé par les règles sur la limitation du cumul des mandats, Christian Estrosi démissionne de la présidence du Conseil général des Alpes-Maritimes le 14 décembre 2008, après cinq années passées à la tête de l'exécutif départemental. Éric Ciotti lui succède le 18 décembre 2008.
Le 11 décembre 1991, en réaction aux viols et aux meurtres de deux petites filles, commis par un pédophile récidiviste le 19 octobre 1991, près de Perpignan (affaire Van Geloven), Christian Estrosi dépose à l'Assemblée nationale une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour certains crimes : Proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour certains crimes, n° 2430. Par la suite, en 1994, à l'occasion du débat sur l'instauration de la perpétuité réelle à l'encontre des assassins d'enfants (loi 94-89 du 1er février 1994), il considère, selon l'analyse qu'en faisait la journaliste Catherine Ehrel aux 6èmes Rencontres Nationales SMPR-UMD en 1994, qu'à défaut de la peine de mort « il n'y a rien d'inhumain à laisser les condamnés en prison jusqu'à la fin de leurs jours puisque c'est là qu'ils sont le mieux ».
En 2003, en plein débat sur la sécurité routière et alors que se généralise une politique de répression de la vitesse excessive par l'installation de radars automatiques, il dépose devant la Commission des lois de l'Assemblée Nationale un amendement au « projet de loi renforçant la lutte contre la violence routière » proposant de relever la vitesse maximale sur autoroute à 150 Km/h contre les 130 Km/h en vigueur (article additionnel sous l'article 10 du projet de loi). Cet amendement est motivé selon sa rédaction par la prise en considération de « la qualité du réseau routier et le renforcement de la sécurité des véhicules ». Initialement adopté par la Commission des lois, l'amendement est finalement retiré par son auteur.
En février 2008, alors secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer, il prend position dans le débat public sur l'immigration irrégulière et l'obtention de la nationalité française en se déclarant favorable à la remise en cause de l'application automatique de la règle du droit du sol à Mayotte, en déclarant : « Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française ». Il justifie cette mesure par le conflit en cours dans Les Comores, celui-ci risquant, selon lui, de provoquer « une invasion imminente » de Mayotte. Il déclare à ce sujet : « Nous avons aujourd'hui à Mayotte 30% de la population qui est en situation clandestine, irrégulière, et dans 10 ans elle pourrait être majoritaire par rapport à la population franco-mahoraise ». Cette réforme avait déja été envisagée en 2005 par François Baroin, son prédecesseur au Ministère de l'Outre-mer, avant d'être abandonnée face aux protestations, notamment de l'opposition de gauche.
Il milite pour le rapatriement en France de la dépouille de Napoléon III. Celle-ci se trouve actuellement dans l'abbaye Saint-Michel de Farnborough, dans le sud de l'Angleterre. Christian Estrosi espère le rapatriement avant 2010, 150e anniversaire du rattachement du Comté de Nice à la France en 1860, sous l'impulsion de Napoléon III.
Au début des années 1990, des élus départementaux et une partie de la presse mettent en cause Christian Estrosi et sa femme, à l'époque, Dominique Estrosi, au sujet de ce qu'ils considèrent comme le détournement en 1989 d'une subvention publique de 750 000 francs que le Conseil général des Alpes-Maritimes destinait initialement à une association loi 1901 appelée « Le Golf de Nice », association ayant vocation à assurer la promotion du lieu. Il apparaît en effet qu'à l'époque cette subvention n'a pas été perçue par l'association mais par une SARL portant le même nom, chargée de l'exploitation commerciale du golf, et dont Dominique Estrosi était la gérante quelques mois avant les faits. L'affaire fait l'objet d'une plainte « contre X » de la part du Conseil général mais sera finalement close par un non-lieu en aôut 1994, la décision du juge d'instruction étant confirmée par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence en 1995. S'exprimant sur l'affaire, Christian Estrosi déclare « C’était une cabale montée à l’époque. Je n’ai jamais connu la moindre mise en examen. Et les électeurs m’ont toujours témoigné leur confiance ».
Le 23 janvier 2008, Christian Estrosi, alors secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer, devait se rendre à Washington par un vol régulier d'Air France accompagné notamment d'une délégation d'une dizaine d'élus et de journalistes, afin de défendre l'inscription du récif corallien de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le Canard enchaîné révèle dans son édition du 6 février 2008 que le ministre a fait annuler par son cabinet les réservations sur ce vol régulier et fait louer à la place pour ce déplacement un Falcon 900 auprès de la Société Dassault Falcon Service, les horaires du vol d'Air France ne lui permettant pas d'assister à un pot organisé à l'Élysée entre le président de la République Nicolas Sarkozy et ses plus fidèles collaborateurs. Le Canard enchaîné indique que ce changement de programe a coûté la somme de 138 000 euros à l'État. Le jour de la parution de l'article, Christian Estrosi présente ses excuses en déclarant : « Bien évidemment, si on m'avait soumis ce devis, je ne l'aurais pas accepté, je souhaite présenter toutes mes excuses parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques. J'avais un calendrier très contraint, après on ne m'a pas soumis le montant pour déplacer (...) les parlementaires et les acteurs importants qui m'accompagnaient. Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement ». Sur le conseil de Nicolas Sarkozy qui lui glisse « en politique on ne s'excuse pas, ça ne méritait pas tout ce bruit », il revient sur ses excuses.
En août 2008, en sa qualité de Président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Christian Estrosi lance un projet d'aménagement de sentiers en montagne baptisé « Balcons du Mercantour ». Ce projet (d'un coût de 20 M€) vise, à terme (2011), à la création d’un itinéraire de randonnée de haute altitude, reconnu internationalement, à l’image du Tour du Mont Blanc, de Chamonix-Zermatt ou des Dolomites et prévoit la création ou le réaménagement de 140 kilomètres de sentiers le long de la crête frontalière du massif du Mercantour et la construction ou la réhabilitation de 12 refuges (dont certains en zone centrale du Parc national du Mercantour). Une des volontés affichées du projet est d'ouvrir l'accès a la montagne au plus grand nombre, et en particulier aux familles, plus précisément, il s'agit d'en faire un « produit d'appel accessible à tout un chacun » selon les termes de M. Estrosi.
Cette annonce, faite alors que des pelleteuses sont déjà en action, mobilise très rapidement une forte opposition, certains défenseurs de l'environnement y voyant une irruption du tourisme de masse dans un espace protégé par le statut de Parc National, soulignent que la zone concernée par la 1ère tranche des travaux est riche en espèces végétales protégées (notamment le Saxifrage a nombreuses fleurs, endémique au Mercantour) et dénoncent le manque de concertation dans ce dossier.
Deux manifestations successives (Refuge de Rabuons, samedi 20 septembre 2008 et Centre Administratif Des Alpes Maritimes, vendredi 26 septembre 2008) rassemblent des représentants du personnel du Parc National du Mercantour, des botanistes, des pratiquants de la montagne et des élus locaux.
Le 25 septembre 2008, Christian Estrosi annonce l'arrêt des travaux pour une durée de 6 mois et met finalement en place une commission de concertation.
Union pour un mouvement populaire
L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français de droite nommé à sa création Union pour la majorité présidentielle, en vue de soutenir la candidature du président Jacques Chirac à sa propre succession en 2002. Il est membre du Parti populaire européen, ainsi que de l'Union démocratique internationale, association des partis de centre-droit à l'échelle mondiale.
Regroupant le RPR et Démocratie libérale, l'UMP est rejoint à sa création par deux tiers des députés de l'Union pour la démocratie française (UDF). Ce parti cherche donc à être un rassemblement de tendances gaullistes, libérales et démocrates chrétiennes (ou des tendances bonapartistes et orléanistes, suivant la classification de René Rémond) de la droite française.
L'UMP est le premier parti politique de France en nombre d'adhérents revendiqués (277 141 au 31/12/2008 selon le site du parti).
Issue d'Alternative 2002 (mouvement de soutien à Jacques Chirac ambitionnant de rassembler l'ensemble des forces de droite et du centre) l'UMP est créée le 23 avril 2002 suite au premier tour de l'élection présidentielle et en vue des législatives de la même année, afin d'« unir les forces politiques de droite ». Elle se nomme d'abord Union pour la majorité présidentielle en signe de soutien au président. Une fois les élections passées, ce nom perd sa raison d'être.
Un débat interne eut lieu afin de nommer ce nouveau parti. Alain Juppé, proposa de nommer ce parti "La Maison Bleue", d'autres étaient partisans (les libéraux pour l'essentiel) d'une référence au Parti populaire européen et au Parti populaire espagnol, souvent cité en exemple, et proposèrent de nommer le parti "Union populaire".
Il a été choisi de conserver le sigle alors déjà bien connu des Français, mais de changer la dénomination en "Union pour un mouvement populaire", lors de son congrès fondateur le 17 novembre 2002 au Bourget. Lors de ce même congrès, Alain Juppé devient le premier président du mouvement et Philippe Douste-Blazy son premier secrétaire général. Le RPR et DL sont dissous à l'interieur de l'UMP. Seuls deux partis fondateurs substistent en tant que tel : le Forum des républicains sociaux (présidé par Christine Boutin) et le Parti Radical (Jean-Louis Borloo et André Rossinot).
Intronisé par Jacques Chirac, Alain Juppé devient le premier président de l'UMP. Refusant d'entrer au gouvernement, le parti lui permet de tenir une lutte à distance avec son principal rival à l'intérieur de sa famille politique, Nicolas Sarkozy. Les années 2003-2004 constituent l'apogée du combat féroce mené entre chiraquiens et sarkozystes. L'UMP en devient un de ses principaux théâtres.
En 2004, ont lieu les premières élections depuis 2002, ce qui constitue un véritable test pour le gouvernement Raffarin et le parti. Lors des régionales, cantonales et européennes, les résultats sont désastreux, la politique gouvernementale étant sévèrement sanctionnée. De plus, Alain Juppé est rattrappé par la justice. Le 16 juillet 2004, il rend sa démission, suite à sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Conformément aux statuts, en tant que vice-président, Jean-Claude Gaudin assure l'intérim à la tête du parti, en attendant l'élection d'un nouveau président par les adhérents.
Le 28 novembre 2004, au Bourget, Nicolas Sarkozy devient le deuxième président de l'UMP, élu par 85,1 % des membres du parti. Le nouveau secrétaire général est Pierre Méhaignerie.
Lui permettant de rivaliser à distance avec Jacques Chirac, le nouveau président de l'UMP n'a plus qu'un seul objectif en tête, à savoir l'élection présidentielle de 2007. Malgré l'échec du référendum constitutionnel de 2005, l'UMP bat tous les records d'affluence et d'adhésion. Le mouvement entreprend alors un vaste chantier de modernisation et de réflexion interne par l'organisation d'une vingtaine de conventions thématiques entre 2005 et 2006, afin d'élaborer le programme présidentiel et législatif de Nicolas Sarkozy et de l'UMP pour les échéances de 2007. Le parti abandonne alors toute référence gaulliste.
Le 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy est investi candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007. Le 6 mai 2007, il est élu président de la République. Quelques jours plus tard, il démissionne de la présidence du parti. Jean-Claude Gaudin, pour la deuxième fois, assure l'intérim jusqu'à la tenue d'un nouveau congrès à l'automne.
À partir de ce moment, se pose la délicate question de la succession de Nicolas Sarkozy à la tête du mouvement. La bataille est lancée entre Patrick Devedjian, proche du président de la République, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre développant une image consensuelle. À la sortie d'une réunion du bureau politique, le 25 juin 2007, Jean-Claude Gaudin affirme que "nous considérons que, moralement, le président (de l'UMP) reste Nicolas Sarkozy et, par conséquent, nous pensons qu'il n'est pas utile d'élire à nouveau un triumvirat (président, vice-président et secrétaire général) comme les statuts l'exigent".
Réuni le 7 juillet 2007, le conseil national de l'UMP adopte à 72 % la réforme des statuts du mouvement instituant une direction collégiale jusqu'en 2012 qui s'appuie sur un "pôle législatif" - le bureau du conseil national, animé par trois vice-présidents, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie - et sur un "pôle exécutif", le secrétariat général, dirigé par Patrick Devedjian assisté de Philippe Cochet et de Dominique Paillé.
Suite aux élections municipales et cantonales de 2008, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet sont nommés secrétaires généraux adjoints. Christian Estrosi les rejoint quelques semaines plus tard.
Le 5 décembre 2008, Patrick Devedjian est nommé ministre de la Relance économique. Il démissionne aussitôt de son poste de secrétaire général, l'intérim étant tout d'abord assuré par les trois secrétaires généraux adjoints, puis confié au seul Xavier Bertrand jusqu'au 24 janvier 2009, date à laquelle le Conseil national désignera les nouvelles instances dirigeantes.
Le 21 avril 2002, le candidat Jacques Chirac du RPR fusionné dans l'UMP deux jours plus tard, arrive en tête à l'élection présidentielle avec 19,88% des suffrages exprimés devant Jean-Marie Le Pen. Ainsi Lionel Jospin (candidat du PS) se retrouve — contre toute attente — éliminé, et le second tour permet à Jacques Chirac d'être réélu avec 82,06% des suffrages exprimés (notamment grâce aux votes de l'électorat de Gauche, espérant ainsi faire barrage à Le Pen). Les élections législatives de juin 2002 seront une seconde victoire sur la gauche pour le nouveau parti avec 365 sièges contre 141 pour le PS.
Pour son premier véritable test électoral depuis ses écrasantes victoires de 2002, l'UMP subit une lourde défaite aux élections régionales et cantonales de mars 2004, perdant 20 régions sur 22, et une contre-performance en Outre-mer, depuis longtemps dirigé par une majorité de droite. Néanmoins, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la liste UMP a obtenu la majorité relative des voix, devançant du double la liste suivante. Au final, les deux seules régions restant à droite sont l'Alsace et la Corse.
Le deuxième grand test électoral de l'UMP, les européennes de 2004, n'est guère brillant pour l'UMP ; en effet ce parti qui doit réunir l'ensemble de la droite n'obtient que 17% des voix alors que le PS en remporte pas loin du double avec 29%, et que l'UDF (constitué de ceux de ses membres qui ont refusé de rejoindre l'UMP à sa création) atteint les 12%.
Le référendum de mai 2005 marque aussi une défaite pour l'UMP, mais celle-ci dépasse le clivage habituel. La victoire revient majoritairement à la gauche antilibérale (réunissant le PCF, la LCR, l'aile Gauche du PS, la Confédération Paysanne, les Alternatifs, l'aile Gauche des Verts) et à la droite extrême et/ou souverainiste (FN, MPF, dissidents UMP) qui ont ainsi gagné en force et en popularité au détriment des partis qui avaient jusque-là plus ou moins le vent en poupe (UMP, UDF et PS). On assiste depuis simultanément au déchirement du PS avec l'écartement de Laurent Fabius, et à une nouvelle guerre de personnes et de programme entre Dominique de Villepin, devenu Premier ministre et Nicolas Sarkozy qui réintègre le gouvernement comme ministre de l'Intérieur et numéro 2.
L'UMP présente Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. Il accède au second tour de la présidentielle le 22 avril 2007, avec un score de 31,18% (11 448 663 voix), face à Ségolène Royal, candidate du PS (25,87 % soit 9 500 112 voix). Le 6 mai 2007 à 20h00, le candidat UMP Nicolas Sarkozy devient le 6e Président de la Vème République, avec 53,06% des voix, contre 46,94% pour sa rivale Ségolène Royal, candidate portée par le PS. Il entre officiellement en fonction le 16 mai 2007, lors de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac, président sortant, et lui. Par souci d'impartialité, Nicolas Sarkozy a démissionné de la présidence de l'UMP deux jours plus tôt, le 14 mai 2007.
Les élections législatives ont dès lors lieu sur le thème de donner au président les moyens de gouverner. Dès le premier tour de scrutin, l'UMP réalise des scores très importants, près de 100 députés de droite étant élu le 10 juin 2007 contre 1 de gauche (PS). Au second tour, l'UMP l'emporte largement mais la "vague bleue" attendue n'a pas eu lieu, sûrement à cause du lancement maladroit du sujet sur la TVA sociale. À elle seule, l'UMP obtient tout de même 313 sièges sur 577, soit la majorité absolue. Depuis 1978, c'est la première fois qu'une majorité se succède à elle-même.
Si à l'échelle nationale les listes apparentées à la « majorité présidentielle » sont arrivées en tête en nombre de voix et en nombre de siège, l'UMP et la droite en général ont perdu un certain nombre de villes importantes. Si après les élections municipales de 2001 elle contrôlait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 39, la droite en a alors perdu 10 et n'en a gagné aucune (à part Mulhouse, dont le maire sortant, Jean-Marie Bockel, ancien membre du PS, est désormais membre du gouvernement depuis 2007).
Pour les cantonales, la gauche qui contrôlait déjà une majorité de département depuis 2004, en remporte 8 de plus sur la droite qui n'en reprend que deux à l'opposition.
Pour les élections législatives de 2007, le programme de l'UMP est disponible sur internet .
Dans sa Charte des valeurs, l'UMP se donne pour but de donner à la politique française un « souffle nouveau » et d'enrayer « la montée méfiance à l’égard de la politique ». Ses mots d'ordre : « écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux ».
La doctrine de l'UMP déclare qu'il faut laisser libre cours au « destin individuel de la personne » qui dépasse le « déterminisme social ». L'UMP « "les systèmes qui étouffent la liberté (économique) en cherchant à tout encadrer », ce qui peut être compris comme une attaque directe envers les politiques de gauche. Le travail, le mérite et l'innovation doivent être encouragés, afin de mener la France vers la reprise de la croissance et la baisse du chômage. Cette « liberté » ne doit cependant pas être comprise comme un égoïsme : « La liberté ouvre la voie à la générosité ». Pour faire respecter cette "liberté", un respect strict de la loi est nécessaire : « L’autorité de l’État et la justice doivent assurer que chacun réponde de ses actes ».
L'UMP se déclare très attaché à la solidarité : « l’État est là pour que soit garantie la protection sociale à laquelle les Français sont légitimement attachés ». Néanmoins, la solidarité se doit de « respecter l’individu » et « ne (…) pas se transformer en assistanat ». Elle se limite essentiellement aux domaines des services publics, de l'égalité entre les territoires, du soutien des familles et de l'école de la République, laquelle doit « permettre à ceux que leurs mérites distinguent, d’exercer les responsabilités les plus élevées ».
Enfin, l'UMP affirme sa fierté pour la nation française, tout en définissant son horizon dans la construction européenne, synonyme de « paix » mais aussi d'« élargissement perspectives ». L'Europe ne doit pas se réduire à la seule coopération économique : Elle doit « permettre d'avoir plus de poids » dans le contexte de la mondialisation, tout en faisant en sorte que « chaque pays conserve son identité ».
Ils sont nommés par le bureau politique sur proposition du Président de l'Union. "Ils sont responsables de l’activité et de la réflexion de l’Union" (article 22 des statuts) dans leurs domaines respectifs. Ils doivent rendre compte de leurs travaux auprès du Comité d'Orientations, du Bureau Politique et une fois par an au moins devant le Conseil National.
Son but est d'assurer la direction de l'Union entre les sessions du conseil national. Le président ou un quart de ses membres peuvent le réunir et définir de l'ordre du jour. Les décisions sont prises à la majorité qualifiée (50% + 1 voix), à condition qu'il y ait au moins la moitié des membres présents.
Membres élus par le conseil national du 27 janvier 2009 : Marie-Dominique Aeschlimann ; Camille Bedin ; Natacha Bouchart ; Claude Greff ; Françoise Grossetête ; Nicole Guedj ; Jacqueline Irles ; Agnès Le Brun ; Bérengère Poletti ; Catherine Procaccia ; Catherine Troendle ; Brigitte Barèges ; Joëlle Garriaud-Maylam ; Françoise de Panafieu ; Michèle Tabarot ; Hervé de Charette ; Bernard Deflesselles ; Jean-Paul Fournier ; Louis Giscard d'Estaing ; Philippe Goujon ; Michel Herbillon ; Hervé Mariton ; Albéric de Montgolfier ; Renaud Muselier ; Patrick Ollier ; Didier Robert ; André Rossinot ; Philippe Briand ; Alain Lambert ; Antoine Rufenacht.
La Commission nationale des recours est formée de neuf membres, élus par le Conseil national. Toute personne dont la demande d’adhésion est repoussée peut faire appel devant la Commission. La décision de la Commission n’est ensuite susceptible d’aucun recours. Les personnes à l’encontre desquelles des décisions disciplinaires sont prises peuvent également formuler un recours devant la Commission, qui veille à ce que les droits de la défense soient garantis dans l’exercice du pouvoir disciplinaire. Quand un comité décide de prendre une sanction contre un de ses membres détenteur d’un mandat électif, exécutif ou parlementaire, il ne peut la rendre publique qu’après décision du Bureau Politique. Dans tous les autres cas, la Commission nationale des recours statue en dernier ressort.
Avant le Congrès, le Conseil National élit en son sein une Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales composée de sept membres titulaires et de deux suppléants. Elle a autorité pour préparer et organiser les opérations de vote nationales et territoriales et s’assurer de leur régularité. Elle est également chargée de s’assurer de la validité des candidatures et de veiller à l’égalité des candidats dans le déroulement des opérations de propagande et des opérations de vote.
Cette Commission est élue par le Conseil National sur proposition du Bureau Politique. Elle rend un avis sur les propositions de modification des statuts ou du Règlement Intérieur qui lui sont soumises par le Bureau Politique ou le Conseil National.
Elle comprend les anciens présidents et secrétaires généraux de l'Union ainsi que les présidents des anciens partis représentés dans l'Union et 8 personnes choisies pour leur ancienneté par les groupes parlementaires. "Elle examine tous les cas où un élu de l’Union est mis en cause dans son honneur et son intégrité." (article 35) Cette commission se réunit sur demande du bureau politique et peut à sa demande ou à celle de l'élu concerné, l'entendre.
La Commission nationale d’investiture est désignée statutairement par le Bureau Politique avant chaque scrutin national. Pour les élections législatives, sénatoriales, régionales, européennes et municipales (villes de plus de 30 000 habitants), la Commission nationale d’investiture a autorité pour préparer les investitures. Elle auditionne les responsables politiques départementaux, rend compte devant le Bureau Politique et saisit pour avis consultatif les comités départementaux concernés par l’élection considérée. Ses propositions définitives sont enfin soumises au vote du Conseil national, véritable parlement de l’UMP et seule instance compétente pour accorder formellement et en dernière instance les investitures. Pour les élections aux municipales et cantonnales ce sont les comités départementaux qui les investissent.
Au 5 janvier 2007, 335 000 adhérents étaient à jour de leur cotisation 2006, d'après les propres chiffres de l'UMP. L'UMP aurait enregistré plus de 200 000 adhésions depuis que Nicolas Sarkozy en était devenu le Président. le 31/12/2007 l'UMP compte plus de 370 000 militants.L'UMP revendique 256 000 adhérents au 7 novembre 2008.
L'UMP a une antenne pour les jeunes de 16 à 29 ans, les Jeunes Populaires/Jeunes UMP dont les vingt membres du Bureau national sont élus par des grands électeurs (conseillers nationaux Jeunes Populaires, représentant 10 % des adhérents jeunes). Ces vingt délégués nationaux forment le Bureau national des Jeunes Pop'. Les délégués nationaux sont thématiques ou sont nommés par zone régionale. Les Jeunes populaires revendiquent plus de 40000 adherents .
Les Jeunes Actifs sont une autre antenne de l'UMP pour laquelle l'appartenance n'est pas liée à une tranche d'âge spécifique, mais plutôt au fait d'exercer une activité professionnelle. Ils sont apparus dans le courant de l'année 2005, leur président est François Guéant (fils du Directeur de cabinet puis Directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant aujourd'hui Secrétaire général de la présidence de la République française).
L'UMP compte dans ses rangs plusieurs figures politiques qui ont occupé les plus hautes fonctions de la République, sous l'étiquette de l'UMP ou des partis qui l'ont précédé.
La création de l'UMP s'est voulue être le grand rassemblement des forces politiques de la droite et du centre. Afin de permettre aux différentes familles qui la composent de s'exprimer en son sein, les statuts de l'UMP prévoient la possibilité de créer des courants internes appelés « mouvements ». L'un des buts de ces mouvements était de favoriser l'émergence d'un débat interne riche et d'éviter que l'UMP, à l'instar du RPR de Jacques Chirac, ne se transforme en un parti avant tout organisé pour favoriser la victoire politique de son leader.
Cette création n'aura cependant jamais lieu. Dans un premier temps, Alain Juppé a été contraint de la repousser, Jacques Chirac, entre autres, y voyant un risque de recréer au sein de l'UMP une « guerre des chefs » telle que l'UDF l'a connue pendant plus de 30 ans entre libéraux et démocrates chrétiens et les multiples chapelles qui naquirent au sein de ces deux familles. De plus, les courants qui se dessinaient à l'époque reprenaient presque à l'identique les contours des anciens partis, ce qui aurait pu donner un argument à ceux qui dénonçaient (notamment au sein de l'UDF demeurée indépendante) le caractère artificiel de la nouvelle formation. Ce report devint très rapidement définitif, la peur des chiraquiens se fondant rapidement sur les conséquences que pourrait avoir la création d'un courant sarkozyste à vocation majoritaire. Lors de son élection à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy prit l'engagement de favoriser l'émergence de ces courants, bien des militants s'estimant quelque peu « floués » par rapport aux engagements qui avaient prévalu lors de la création de l'UMP. Mais devant le nombre de ralliements très important autour de son nom (devenant très largement majoritaire, il n'avait plus lui-même l'utilité de rassembler ses partisans au sein d'un courant, qui serait au contraire devenu exclusif pour les autres) et la difficulté pour certaines familles, comme celles des centristes ou des gaullistes, à se structurer sans démontrer par là même une déliquescence certaine, ce projet ne sera pas concrétisé.
Aujourd'hui, l'expression des différentes tendances internes à l'UMP n'en existe pas moins. Elle se traduit à travers plusieurs clubs, associations, voire partis politiques associés, qui regroupent des élus et/ou des militants. À l'exception des partis associés (Parti radical, FRS et CNI), ces différentes structures n'ont cependant aucune reconnaissance en termes de démocratie interne, bien que l'UMP les subventionne pour la plupart. Il est également à noter que certaines grandes familles comme les néo-gaullistes (« chiraco-villepinistes ») ne s'appuient sur aucune structure formelle, mais n'en ont pas moins une très forte influence grâce à leurs leaders.
Souvent désignés sous le nom de « Sarkozistes », héritiers eux-mêmes des « Balladuriens », ils sont issus du RPR (Nicolas Sarkozy) ou de DL qui se réclament des mêmes valeurs que les libéraux « réformateurs », mais y ajoutent un préalable plus pragmatique dans la pratique du pouvoir, le concept de libéralisme étant estimé rejeté par les Français car mal-compris par ceux-ci. On retrouve aussi dans cette famille quelques caractéristiques des familles gaullistes, avec notamment, un attachement relatif au dirigisme économique et au jacobinisme politique. Cette famille ne rejette pas non plus certaines valeurs traditionnelles (ex. attachement à la famille, à une structuration sociale forte de la société). Cette famille a tendance à devenir très composite du fait des nombreux ralliements à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007, mais constitue aujourd'hui le noyau central de l'UMP autour du président de la République. Elle pourrait être rangée, sur un échiquier politique européen, dans le camp des conservateurs plus que dans celui des libéraux.
Celle-ci a longtemps constitué, depuis la création de la Cinquième République en 1958, la base de la droite française, à travers notamment le RPR. Mais elle est elle-même divisées en plusieurs tendances.
Également appelés « chiraco-villepinistes », ils sont issus du RPR (Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé, Jean-Louis Debré) qui se placent dans l'héritage du Général de Gaulle, mais en ont surtout retenu la pratique pragmatique du pouvoir (qui peut les amener à défendre tantôt des solutions d'inspiration libérale, modérée, sociale ou dirigiste), plus que son corpus idéologique. Les néo-gaullistes ont donc un positionnement très mobile sur l'échiquier politique traditionnel (cf. thèmes de campagne de Jacques Chirac aux différentes élections présidentielles) tout en rejetant une approche transpartisane du gaullisme dont ils ont été les artisans de son ancrage définitif à droite, à la suite de Georges Pompidou. Malgré les postes clés qu'elle contrôle dans les institutions républicaines, et le soutien que lui apportent les autres familles d'inspiration gaulliste, cette famille apparaît en forte perte de vitesse au sein du parti depuis qu'Alain Juppé a été contraint d'en quitter la présidence. Les difficultés qu'a rencontré Dominique de Villepin en tant que Premier ministre a condamné les chances de cette famille à voir désigner l'un de ses membres comme candidat de l'UMP à la dernière élection présidentielle et a induit une perte d'influence de ce courant.
Issus du RPR (Jean-Louis Debré, Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie (via son mouvement Le Chêne), Jean-François Copé, soutiens indéfectibles de Jacques Chirac, rejetant le libéralisme comme solution globale, ils sont les héritiers de la tradition bonapartiste. Ils se réclament à la fois de la pratique du pouvoir du Général de Gaulle (pouvoir exécutif fort, dirigiste et pragmatisme transpartisan) et de son corpus idéologique propre, lié à la fameuse formule "une certaine idée de la France". Ils sont généralement difficiles à différencier des « néo-gaullistes ».
Issus du RPR au sein duquel ils étaient souvent regroupés sous le qualificatif de « séguinistes » (Philippe Séguin qui n'est pas membre de l'UMP et s'est retiré de la vie politique en 2002, François Fillon, Roger Karoutchi, défendent une forme de démocratie sociale sous une forme de réformisme social-démocrate sans toutefois remettre en cause le capitalisme. Ils sont présents surtout dans le club France.9 de François Fillon ou en partie dans le Club Nouveau siècle. À l'origine hostile à une Europe supranationale et trop libérale, cette famille s'étant, derrière Philippe Séguin, à l'origine opposée au Traité de Maastricht, elle a évolué sur cette question puisque la plupart de ses représentants ont fait campagne pour le « oui » lors du référendum du 9 mai 2005 sur le Traité instituant une constitution pour l'Europe.
Issue du RPR (Bernard Reygrobellet, Yves Guéna, Alain Terrenoire, Jean Peyrelevade, Alain Marleix) au sein duquel ils étaient très minoritaire, cette famille regroupe au sein du Club Nouveau siècle les gaullistes notamment issus de l'UJP (Union des jeunes pour le progrès) et du MSP (Mouvement solidarité participation) qui ne se reconnaissent pas en premier lieu dans les valeurs de droite, mais plutôt dans celle de la social-démocratie et qui rejettent en partie le capitalisme. Historiquement issus de l'Union démocratique du travail qui a soutenu le retour au pouvoir du général de Gaulle tout en rejetant les thèses marxistes et léninistes estimées être à la base du socialisme français et de ses alliés politiques (PCF, Les Verts, etc.).
Ils sont issus du RPR, du RPF de Charles Pasqua ou du MPF, notamment regroupés au sein de Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan), mouvement autrefois associé à l'UMP, aujourd'hui indépendant, mais aussi du RPF, dont plusieurs membres se sont présentés aux élections sous l'étiquette UMP. Ils se réclament pour une très grande majorité de l'héritage gaulliste dont ils retiennent essentiellement les prises de positions nationalistes et en faveur d'une « Europe des Nations ». Ce sont des euro sceptiques. Cette famille est souvent considérée comme proche de mouvements externes classés à la droite de l'UMP, comme le MPF de Philippe de Villiers, et constitue la famille qui exprime le plus son attachement à prendre en compte les aspirations des électeurs de l'extrême droite (FN, MNR), tout en affirmant vouloir indéfectiblement rester dans la famille de la droite républicaine. Cette famille compte peu de membres, mais son positionnement à sa marge lui donne une influence plus grande que son poids réel au sein du parti en ce qu'elle tient un discours susceptible d'attirer les suffrages d'électeurs souverainistes et nationalistes non membres de l'UMP. Suite à la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a quitté le parti pour maintenir la sienne, sans parvenir à rassembler les 500 signatures d'élus nécessaires à son officialisation.
Celle-ci est essentiellement issus de Démocratie libérale, et avant cela du Parti républicain au sein de l'Union pour la démocratie française et encore auparavant des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing. Une partie provient également du RPR, pour la plupart d'anciens « balladuriens ». Là encore il existe plusieurs tendances.
Issus de DL (Hervé Novelli), du RPR (Patrick Devedjian) ou de l'UDF (Pierre Méhaignerie), ils sont notamment regroupés au sein du club Les Réformateurs, de La Droite libre présidé par Rachid Kaci et des Cercles libéraux présidés par Alain Madelin. Cette famille trouve dans le libéralisme politique et économique une solution globale pour la société française. La liberté est donc leur valeur fondamentale et doit prévaloir à tous les niveaux qu'il s'agisse du développement économique, sur lequel ils mettent le plus l'accent, du champ d'intervention de l'État ou des questions sociétales (liberté individuelle). Ils rejettent l'égalitarisme, le dirigisme et encouragent les mouvements de mondialisation et de libéralisation de l'économie qu'ils estiment positifs. Cette famille est l'une des plus dynamiques au sein de l'UMP et a compté de nombreux ralliements aussi bien au niveau des adhérents que des élus. Elle est aussi la famille qui a su le mieux promouvoir ses idées en interne et constitue un soutien important de Nicolas Sarkozy qui, cependant, apparaît un peu moins libéral qu'il ne l'a été. On peut notamment citer David Martinon, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, ou encore Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet et l'une de ses « plumes ».
Tendance minoritaire, mais efficace dans son lobbying interne, issue de DL, du RPR et de l'UDF, ils se réclament du libéralisme dont ils retiennent surtout l'approche sociétale qui préconise de laisser à chaque individu la liberté de mener sa vie comme il le souhaite pour peu que cela ne nuise pas à la société dans son ensemble. Ainsi, on retrouve dans cette famille Jean-Luc Roméro, élu RPR, puis UMP, secrétaire national du Parti radical, président du parti politique Aujourd'hui, Autrement (indépendant de l'UMP), président de l'association Élus locaux contre le sida et affirme depuis un outing (révélation non souhaitée de l'homosexualité d'une personne par une autre - à différencier du coming out qui implique une action volontaire) son homosexualité . Cette famille se compose également de Gay Lib (Stéphane Dassé, président, Emmanuel Blanc, président-délégué, Emmanuelle Revolon, vice-présidente), organisation née au sein de DL qui constitue aujourd'hui le club de l'UMP s'adressant aux homosexuels et qui entend en défendre les droits au sein de la société.
Celle-ci est essentiellement issue de l'UDF et en son sein de Force démocrate (et de tous les partis qui l'ont précédé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, du MRP au Centre des démocrates sociaux). Il s'agit de l'une des idéologies dominantes au sein des droites européennes, et incarne aussi la famille la plus européiste au sein de l'UMP. Elle comprend deux tendances principales.
Ils sont pour la plupart issus de l'UDF (Philippe Douste-Blazy, Hervé de Charette) et sont notamment regroupés au sein des clubs Démocrate et Populaire et Convention démocrate. Ils se placent dans la tradition orléaniste de la droite française et dans celle de l'ancien MRP, parti politique pivot de la IVe République. Le fondement de leurs valeurs se situe dans le christianisme, mais la référence à ce dernier est très modérée et peu affichée. Idéologiquement ils sont très européens, plutôt fédéralistes (au niveau européen, mais aussi dans leur approche très « décentralisatrice » de l'organisation de l'État français) et revendiquent un libéralisme social, plutôt que d'opposer l'un et l'autre. On peut également classer dans cette famille la branche libérale-giscardienne incarnée par Jean-Pierre Raffarin et le PPDF. En raison de l'existence de l'UDF en externe, et du dynamisme très fort des libéraux, mais aussi de l'échec relatif de Philippe Douste-Blazy à se faire accepter comme son chef de file crédible, cette famille apparait en proie à une forte démobilisation qui a conduit bon nombre de ses membres à rejoindre d'autres courants voir même pour certains à rejoindre à terme le Nouveau centre qui tend à incarner le pôle centriste de la majorité présidentielle.
Ils sont issus entre autres de l'UDF (Christine Boutin) et rassemblés au sein du Forum des républicains sociaux, parti politique associé à l'UMP. Proches des démocrates chrétiens historiquement, ils en constituent une tendance plus radicale dans son attachement aux valeurs catholiques, et qui rejette le libéralisme d'un point de vue sociétal et économique. Ils se caractérisent notamment par des prises de positions très sociales (ex. revenu universel) dans une démarche humaine avec les catégories de populations qu'ils estiment négligées ou rejetées par la société (ex. détenus, sans abris…), souhaitant ainsi être les tenants d'une droite "plus humaine". Le FRS, minoritaire au sein de l'UMP, comprend 8 300 adhérents et compte 40 000 sympathisants .
Ils sont rassemblés au sein du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP), famille très minoritaire malgré un rôle historique important sous la IVe République, qui regroupe les indépendants qui n'ont pas soutenu Valéry Giscard d'Estaing à la fin des années 1960 lorsque celui-ci a créé les Républicains Indépendants (partisans d'un soutien au Général de Gaulle), futur Parti Républicain au sein de l'UDF, devenu DL en 1998. Le CNIP a connu des positionnements politiques très à droite, puis s'est positionné en allié de la droite républicaine à la fin des années 1980 après avoir tenté de devenir une « passerelle » entre les partis de droite classique (RPR, UDF) et le Front national. Aujourd'hui, le CNIP se veut constituer l'aile droite de l'UMP tout en rappelant son attachement à la République et à ses valeurs comme en témoigne la "Charte du CNIP" adoptée lors du conseil national du 18 novembre 2000. Il revendique 4500 adhérents. Jean Michel Jardy, son vice président, candidat à la présidentielle de 2007, a ensuite apporté son soutien à Nicolas Sarkozy. Plusieurs parlementaires se réclament toujours de lui : Philippe Dominati, Christian Vanneste, Édouard Leveau et Jérôme Rivière. Le 7 juin 2008, le CNIP, réuni en conseil national, a décidé de reprendre son indépendance vis-à-vis de l'UMP Communiqué du CNI.
Il existe au sein de l'UMP un certain nombre de mouvements tendant à défendre des valeurs généralement associées à la « gauche » et met l'accent sur la justice sociale et la solidarité, tout en ne remettant pas en cause le capitalisme et l'économie de marché. Il s'agit essentiellement des radicaux et, depuis plus récemment, des sociaux-libéraux.
Ils sont regroupés au sein du Parti radical, parti associé à l'UMP, (André Rossinot, François Loos, Jean-Louis Borloo), qui constitue la plus ancienne famille politique française qui a été au fondement de la IIIe République. Aujourd'hui, les radicaux valoisiens, trouvent leur originalité dans une ligne politique plus sociale que la majorité de l'UMP marquée par un fort attachement à la République et à ses valeurs fondamentales comme la laïcité. En 2005, le Parti radical a connu plusieurs ralliements d'anciens centristes (Renaud Dutreil) et gaullistes (Serge Lepeltier) qui y cherchent semble-t-il un espace d'expression moins libéral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP.
Ils sont issus pour la plupart du Parti socialiste (Eric Besson, Jean-Marie Bockel, Patrick Rajoelina). Ce courant a émergé à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007 et semble devoir se structurer en marge du parti plutôt qu'en son sein. Il s'est notamment constitué grâce au club La Diagonale, qui regroupe des personnalités et militants de gauche soutenant Nicolas Sarkozy. M. Bockel a en outre fondé son propre parti politique, Gauche moderne, qui se revendique du social-libéralisme et se veut un allié loyal de l'UMP. La création d'un "Pôle de gauche" au côté de l'UMP a été annoncé par François Fillon entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007.
Ils sont issus principalement de Génération écologie et de l'UDF et sont regroupés au sein d'Écologie bleue.
Écologie bleue, présidée à l'origine par Patrice Hernu, constitue l'une des cinq composantes fondatrices de l'UMP. Cette structure a été marginalisée par la création du Conseil de développement durable de l'UMP, sous l'égide de Nathalie Kosciusko-Morizet à laquelle Patrice Hernu s'est opposé. Cette famille politique très minoritaire, mais à l'influence non négligeable, défend avant tout un développement durable de la société et les valeurs du mouvement écologiste. Ils rejettent fortement le positionnement à gauche des Verts et se réclament volontiers d'un écologisme non idéologique, réaliste, très orienté vers les priorités du climat, de l'énergie et de la biodiversité.
Ce courant rejette le principe d'autonomie des mouvements écologistes et considère que les grands partis doivent désormais être les premiers à porter cette exigence. Leur rapprochement avec Corinne Lepage, également ancienne de Génération Écologie, ancienne ministre de l'Environnement du gouvernement d'Alain Juppé et avocate spécialisée dans les questions d'environnement, n'a jamais pu aboutir.
Écologie Bleue s'est en grande partie transmuée en un réseau, sympathisant de l'UMP, mais extérieur, "France Bleue" que préside Patrice Hernu.
À l'extérieur de l'UMP également, Génération écologie-Les Bleus, après avoir noué un partenariat avec DL en 2000, a entamé une démarche d'association à l'UMP en 2002 qui n'a pu se concrétiser formellement. Elle a pris ses distances suite aux élections régionales et cantonales de 2004 dans l'espoir de lancer la candidature de France Gamerre à l’élection présidentielle. Depuis, Génération écologie se défend de tout lien avec l'UMP, et l'organisation Les Bleus, à laquelle elle fait néanmoins toujours référence, semble sans réelle activité. Actuellement, Génération écologie est présidée par France Gamerre, par ailleurs adjointe de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et président-délégué de l'UMP. Plusieurs cadres de ce parti sont également élus municipaux aux côtés de maires UMP comme Philippe Dufetelle, auprès de Philippe Douste-Blazy ou Monique Baccelli, tous deux vice-présidents de GE.
L'article 3 des statuts de l'UMP évoque des "personnes morales associées", c'est-à-dire "les associations loi 1901, disposant ou non de la qualité de parti politique, ayant régulièrement demandé leur association à l’Union et dont celle-ci a été approuvée par le Conseil National de l’Union.". Ces "personnes morales associées" "sont représentées au Conseil National de l’Union et dans les instances départementales de l’Union dans des conditions fixées par le Bureau politique." .
Les partis associés le sont selon les statuts de l'UMP. En adhérant à ces partis autonomes, on adhère en même temps à l'UMP et participe donc de plein droit à la vie démocratique interne de l'Union.
À l'occasion des élections législatives de juin 2007, l'UMP n'a pas présenté de candidats contre plusieurs candidats d'autres partis ou associations politiques pourtant concurrents, qui siègent d'ailleurs parmi les non-inscrits : le Mouvement pour la France (Véronique Besse dans la quatrième circonscription de la Vendée) et Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan dans la huitième circonscription de l'Essonne).
En 2005, l'UMP a par deux fois recours à des méthodes publicitaires sur Internet jusqu'alors inusitées en politique.
En septembre 2005, de nombreux internautes français reçoivent un courrier électronique les invitant à rejoindre Nicolas Sarkozy autour du programme de l'UMP pour l’élection présidentielle de 2007 et à faire une donation à l'UMP . L'action se veut justifiée légalement par une inscription au programme publicitaire Maximiles.
L'UMP possède ETC, une entreprise spécialisée dans l'audiovisuel qui filme Nicolas Sarkozy pour revendre les reportages aux chaînes françaises.
Patrick Allemand
Patrick Allemand est un homme politique français. Il est né à Nice le 22 octobre 1960.
Il adhère au Parti socialiste en 1982.
Il est élu pour la première fois conseiller régional de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur en 1992.
Il exerce les fonctions de 1er vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 1998, où il est en charge du développement économique. Il est également conseiller général des Alpes-Maritimes (Nice, 12e canton), élu en 1998, et réelu en 2004.
Il est le premier secrétaire de la fédération du Parti socialiste des Alpes-Maritimes depuis 2000, où il a été réelu à trois reprises.
Patrick Allemand obtient l'investiture de son parti pour les élections municipales de Nice en mars 2008. Il est le seul candidat lors du scrutin interne, Patrick Mottard (son rival au sein du PS local) ayant décidé de présenter une liste hors-parti.
Patrick Allemand est défait au second tour des municipales, sa liste obtenant 33,17% des suffrages, contre 41,33% pour Christian Estrosi (UMP) et 25,50% pour le maire sortant, Jacques Peyrat (DVD).
Patrick Allemand milite tout de suite avec son parti pour une deuxième ligne de tramway à Nice. Il propose aussi après que Christian Estrosi a dévoilé le trajet de la future ligne T2 de l'étendre jusqu'au CADAM.
Charles-Ange Ginésy
Charles-Ange Ginésy est un homme politique français, né le 14 mai 1956 à Nice (Alpes-Maritimes).
Il est membre de l'Union pour un mouvement populaire.
Il est le fils de Charles Ginésy, ancien sénateur des Alpes-Maritimes et ancien président du conseil général des Alpes-Maritimes.
Chef d'entreprise de profession, il fait son entrée en politique en 1989, en entrant au conseil municipal de Péone (Alpes-Maritimes) alors dirigé par son père depuis 1959. À l'occasion des élections municipales de 2001, il prend la suite de ce dernier qui ne se représentait pas et devient maire de la commune.
En 1998, il est élu conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur ; il n'effectuera qu'un mandat à l'assemblée régionale.
Lors d'une cantonale partielle en 2003, suite à la démission de son père, il est élu conseiller général du canton de Guillaumes et fait son entrée au conseil général des Alpes-Maritimes. Il est réélu dès le premier tour en 2004 avec plus de 66 % des voix. Il devient alors premier vice-président du conseil général présidé par Christian Estrosi. Il est également président du groupe UMP à l'assemblée départementale.
Le 16 juin 2002, il est élu comme suppléant du député de la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes, qui n'est autre que Christian Estrosi. Il siège à l'Assemblée nationale à partir du 3 juillet 2005, lorsque celui-ci est nommé au gouvernement. Il est alors membre du groupe UMP. Il siège jusqu'à la fin de la XIIe législature, le 19 juin 2007.
Pour les législatives de 2007, il est à nouveau élu comme suppléant de Christian Estrosi. Celui-ci étant nommé au gouvernement le 19 juin 2007, il siège à nouveau au Palais Bourbon à partir du 20 juillet 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012). Il démissionne de son poste de député le 1er avril 2008, permettant à Christian Estrosi d'être réélu le 25 mai 2008.
Conseil général des Alpes-Maritimes
Le conseil général des Alpes-Maritimes est l'assemblée délibérante du département français des Alpes-Maritimes, collectivité territoriale décentralisée. Son siège se trouve à Nice.
Selon une enquête Sofres réalisée en décembre 2005, 73% des habitants des Alpes-Maritimes sont satisfaits de l'action du conseil général.
Le président actuel du conseil général des Alpes-Maritimes est Éric Ciotti (UMP).
Le conseil général des Alpes-Maritimes comprend 52 conseillers généraux issus des 52 Cantons des Alpes-Maritimes. La majorité absolue est historiquement à droite.
Le groupe UMP et apparentés ("Ensemble pour les Alpes-Maritimes") regroupe 40 membres dont 33 UMP et David Lisnard (NC), Anne Sattonnet (PR) et les Divers droite Jean-Auguste Icart, Gérard Manfredi, Thierry Gueguen, Maxime Coullet et Philippe Tabarot. Le conseiller général Sans étiquette du Canton de Beausoleil Gérard Spinelli n'appartient pas au groupe mais a voté pour le président Christian Estrosi.
Le groupe Socialiste et apparentés en dispose de 6 dont 4 PS et les écologistes Jean-Raymond Vinciguerra et Marie-Louise Gourdon.
Exclus du PS, les 2 conseillers généraux Divers gauche Patrick Mottard et Dominique Boy-Mottard siègent dans le groupe Gauche Autrement.
Le groupe Communiste est constitué des 3 conseillers généraux PCF Jacques Victor, Francis Tujague et Noël Albin.
Malgré l'existence d'une opposition et de débats passionnés, le consensus politique est souvent trouvé : depuis 2003, année de l'élection de Christian Estrosi à la présidence du Conseil général, 97% des délibérations ont été approuvées à l'unanimité.
Le conseil général des Alpes-Maritimes a en 2006 un budget de 1,246 milliards d'euros (1,308 en 2007) qui privilégie de plus en plus l'investissement (400 millions d'euros, +18,5%) au fonctionnement de l'administration (-0,44%). A titre de comparaison, le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur a un budget de 1,53 milliards d'euros.
Cependant, depuis 3 ans, le conseil général a fait le choix de la fiscalité zéro. Depuis 1999, celle-ci a en outre baissé de -12,6%.
Le chômage a baissé de -8,5% ainsi que le nombre de RMIstes de -1,6% (-6% en 2007), le nombre d'emplois a augmenté de 2%. 6 500 entreprises ont été créées augmentant leur chiffre d'affaires de 4%.
En 2007, avec 450€/habitant, le conseil général des Alpes-Maritimes devient le premier de France en terme d'investissement par habitant.

