Christian Blanc

3.32962138085 (449)
Posté par seb 31/03/2009 @ 04:07

Tags : christian blanc, gouvernement, politique

Dernières actualités
Zinedine Zidane : découvrez toutes les images de son ascension du ... - Pure People
Zizou, parrain, a donc accepté le pari fou de Christian Jeanpierre, journaliste sportif de TF1 : aller marquer un but sur le toit de l'Europe. Aidés d'une équipe de spécialistes, ils ont réussi leur ascension pour arriver à 4810, 90 mètres d'altitude....
Transports en Ile-de-France - Le Parisien
«On pense arriver à l'élaboration d'un projet commun» avec le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale Christian Blanc, at-elle ajouté, alors que plusieurs groupes de travail (Blanc-Huchon et Gilles Carrez, rapporteur du budget) sont à...
Grand Paris : Didier Arnal rencontre Christian Blanc - Vonews
et la signature de mise en danger d'un département qui a toute sa place dans la dynamique de développement de l'Ile-de-France" Les services du Conseil général annonce aujourd'hui que Didier Arnal portera devant Christian Blanc « un projet à la fois...
Genève lève le voile sur le copieux programme de ses Fêtes - Tribune de Genève
Parmi les autres nouveautés pour cette année: une fondue géante sur le pont du Mont-Blanc le soir de la Fête nationale. "Nous avons prévu 500 kg de mélange de fondue fribourgeoise pour environ 3000 personnes, explique Christian Colquhoun....
Ile-de-France. Schéma directeur régional : réunion du comité de ... - Gazette des communes
Seront présents côté gouvernement le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale, Christian Blanc, et son directeur de cabinet, Marc Véron. La région présidée par le socialiste Jean-Paul Huchon a reçu de la part des services du secrétaire...
Le pied de lampe s'avère être un vase Ming, il est vendu 1,6 M EUR - AFP
Le vase de 43 cm de haut, en porcelaine à décor bleu et blanc datant de la dynastie Ming, époque Yongle (1403-1424), avait été découvert lors d'une visite d'expertise par un spécialiste de Sotheby's dans le salon d'un château, où il servait de pied de...
L'ancien président de la FFT nie toute irrégularité - L'Express
Une version confirmée par Jean-Claude Blanc, directeur général de la FFT sur la période 2001-2006. L'actuel président de la Juventus de Turin, rappelait au tribunal que les dépenses de Christian Bîmes étaient validées par une direction financière,...
Le député UMP Axel Poniatowski sensibilise Christian Blanc à l ... - Vonews
Lors d'un entretien avec Christian Blanc Secrétaire d'Etat Chargé du Développement de la Région Capitale, le maire de L'Isle-Adam et député UMP du Val-d'Oise a discuté du problème de l'engorgement de l'A15 au niveau du viaduc de Gennevilliers tous les...
La sortie du 18ème Guide Gantié au Domaine de la Cavale - L'Hotellerie
... Origine de Cavale (rouge, blanc et rosé), Blason de Cavale (rouge) et Excellence de Cavale (rouge). Ces vins ont accompagné ce cocktail réalisé par quelques-uns des meilleurs chefs du Vaucluse : Christian Etienne (Christian Etienne à Avignon),...

Christian Blanc

Christian Blanc p1190584.jpg

Christian Blanc, né le 17 mai 1942 à Talence (Gironde), est un homme politique français. Il est depuis le 18 mars 2008, secrétaire d'État chargé du développement de la Région Capitale, poste nouvellement créé.

Proche de Michel Rocard dans les années 1970, il est élu député de la troisième circonscription des Yvelines en décembre 2002. Il siège en tant qu'apparenté UDF puis, suite à sa réélection en 2007, dans le groupe du Nouveau Centre. Il est vice-président du Nouveau Centre au sein de son organisation provisoire. C'est l'un des rares députés issu du monde de l'entreprise, il a ainsi dirigé la RATP, Air France ou Merrill Lynch France.

Il naît en Gironde et effectue ses études à Bordeaux au Lycée Montesquieu puis intègre l'Institut d'études politiques de Bordeaux. À la fin de sa scolarité il est président de la MNEF entre 1964 et 1965. Il devient entre autres animateur de la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines au début années 1970. Il rejoint alors entre 1974 et 1978 l'équipe de rénovation de la vie politique autour du socialiste Michel Rocard.

De 1981 à 1983 il est directeur de cabinet d'Edgard Pisani, commissaire européen, puis commissaire de la République des Hautes-Pyrénées en 1983-1984 et secrétaire général de la Nouvelle-Calédonie en 1983-1985.

Il est nommé préfet de Seine-et-Marne en 1985. En 1988, il retourne en Nouvelle-Calédonie en tant que chef de la "Mission du Dialogue" envoyée par le gouvernement français dans le but de trouver une solution politique au violent conflit que connait l'ile. Il négocie les Accords de Matignon, qui seront adoptés par referendum en novembre 1988 et qui sont toujours en vigueur.

Il prend ensuite la présidence de l'entreprise publique RATP. Il y reste trois ans et démissionne quand, en 1992, le gouvernement refuse de le soutenir pour instaurer le service minimum dans l'entreprise. C'est pendant sa présidence qu'est décidée la création de la ligne Meteor.

Il devient PDG d'Air France en 1993 alors que la société traverse une grave crise. Il évite la faillitte de l'entreprise et contribue à son redressement. Il fait notamment adopter un plan de sauvetage par un referendum interne à l'entreprise. Il démissionne en 1997 suite à un désaccord stratégique avec le ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, sur le rythme de sa modernisation. Il s'investit alors dans Action contre la Faim dont il est administrateur entre 1999 et 2001, période pendant laquelle il préside deux start-ups. Il est président de la banque d'affaires Merrill Lynch France entre 2000 et 2002.

En juin 2002, il se présente lors des élections législatives dans la troisième circonscription de Paris sous l'étiquette « Énergies démocrates » et essuie un échec. Six mois plus tard il se présente à une élection législative partielle dans la troisième circonscription des Yvelines. Élu au premier tour, il rejoint le groupe UDF à l'Assemblée Nationale en tant qu'apparenté.

En 2003 il se voit confier par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, une mission sur le développement économique. Six mois plus tard, il remet un rapport intitulé Pour un écosystème de la croissance dans lequel il recommande entre autres la création de pôles de compétitivité. Cette recommandation sera suivie d'effets puisque le gouvernement lance un appel à projets visant à créer de tels pôles en octobre 2004. En revanche, les réformes de l'organisation de l'Université et de la Recherche publique qu'il préconise dans ce même rapport ne seront pas mises en œuvre.

En 2006, il appelle à la démission de Jacques Chirac pour accélérer les réformes et en finir avec l'immobilisme. La même année il lance avec Alain Lambert (UMP) et Jean-Marie Bockel (PS) un « comité d’action pour la modernisation de la France », en faveur d'une modernisation « globale et cohérente » de l'économie et de la société française, en insistant sur le péril de la dette et la nécessité de la croissance. Il participe à la Commission Pébereau qui rappelle que la dette publique française s'élève à 2 000 milliards €.

En 2007, il soutient Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle et rejoint le Nouveau Centre au moment des élections législatives. Il est réélu au premier tour avec le soutien de l'UMP.

Entre 2002 et 2007, il est président du mouvement politique Energies Démocrates et fondateur d'Energies2007. Il est aujourd'hui l'un des vice-présidents du Nouveau Centre. En 2001, il a également fondé l'association citoyenne « L'Ami Public ».

En 2008, il se présente aux élections municipales au Chesnay contre le maire sortant Philippe Brillault. Il réunit environ un tiers des suffrages exprimés, échouant face au maire sortant qui est reconduit dans ses fonctions. Nommé Secrétaire d'État chargé du «développement de la région capitale» le 18 mars 2008, il cède son siège de député à sa suppléante Colette Le Moal.

En haut



Anne-Marie Idrac

Anne-Marie Idrac, née le 27 juillet 1951 à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), a le double profil, rare en France, d'une femme politique et d'une dirigeante d'entreprise.

Elle est actuellement secrétaire d'État en charge du Commerce extérieur auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi dans le second gouvernement François Fillon depuis le remaniement du 18 mars 2008, après avoir été notamment présidente de la SNCF et de la RATP. Elle est l'épouse de Francis Idrac, préfet, et la mère de quatre filles.

Titulaire d'une licence en droit de l'université Paris II, ancienne élève de l'Institut d'études politiques de Paris, et de l'École nationale d'administration (promotion Simone Weil), elle est, de 1974 à 1995, administrateur civil dans divers postes aux ministères de l'Équipement, du logement, de l'environnement, de l'urbanisme et des transports ; elle est notamment la première femme directeur général d'un établissement public d'aménagement, celui de Cergy-Pontoise de 1990 à 1993, et directeur des Transports terrestres, de 1993 à 1995. En 1995, elle est appelée au gouvernement en tant que femme issue de la société civile, au poste de secrétaire d'État aux Transports, qu'elle occupe sous les deux gouvernements Juppé, faisant ainsi partie des « Juppettes ». Elle conduit notamment la réforme législative de 1996 qui a permis le désendettement de la SNCF par la création de Réseau ferré de France (RFF), et l'expérimentation dans cinq régions de la décentralisation des trains régionaux (TER), généralisée en 2001 par Jean-Claude Gayssot. En 1996, le doublement des pistes de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et l'implantation de Fedex sur le site de Roissy sont décidés.

Fille d'André Colin, figure du MRP puis des partis politiques qui lui ont succédé au centre, elle choisit de rejoindre François Bayrou à Force démocrate, puis à l'UDF.

Elle est élue députée UDF de la troisième circonscription des Yvelines en 1997 et réélue en 2002. Elle a siégé également au conseil régional d'Île-de-France (1998-2002) au titre de l'UDF et a été secrétaire générale de la Nouvelle Union pour la démocratie française (UDF), ainsi que porte-parole de François Bayrou lors de sa première campagne présidentielle en 2002.

En septembre 2002, elle démissionne de ses mandats et fonctions politiques pour assumer la présidence de la RATP, sur proposition du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en remplacement de Jean-Paul Bailly, appelé à la présidence de La Poste. Christian Blanc (apparenté UDF), qui avait été l'un de ses prédécesseurs à la RATP, et avec qui elle avait mené à bien la fusion Air France/Air Inter, lui a succédé à l'Assemblée nationale.

Ses années de mandat à la RATP sont marquées notamment par le lancement de l'automatisation de la ligne 1 du métro parisien, l'instauration d'un service garanti contractuel en cas de grève, la conception du projet de métro circulaire de banlieue à banlieue (reprise par son successeur Pierre Mongin sous le nom de « Métrophérique »), et quelques contrats à l'étranger (Casablanca, Florence, Johannesbourg), nouveautés pour l'entreprise francilienne.

Reconduite à ce poste pour un mandat de cinq ans en juillet 2004, elle en démissionne le 12 juillet 2006 pour succéder à Louis Gallois, appelé à EADS, à la tête de la SNCF. À ce titre, première femme à présider la SNCF, elle est aussi la première vice-présidente de l'Union internationale des chemins de fer (UIC).

Le classement établi par la revue Fortune des femmes les plus puissantes du monde la positionne alors en 3e position (6e en 2007).

Au deuxième semestre 2007, dans un contexte de grèves dures, elle mène à bien la mise en œuvre de la loi sur le « service minimum » puis la réforme du régime spécial de retraites des cheminots par harmonisation avec celui de la fonction publique. Ces réformes conduites par Anne-Marie Idrac sont des symboles de la capacité de changements structurels impulsés par Nicolas Sarkozy et François Fillon, qui les cite à Davos en janvier 2008 sous le thème "France is back". Elle mène parallèlement un lobbying intense en faveur du train dans le cadre français du Grenelle de l'environnement et à l'échelle communautaire en relation avec le commissaire Jacques Barrot, déclarant vouloir faire de la SNCF le « leader de l' éco-mobilité  » en Europe, ceci dans le contexte nouveau de la concurrence non plus seulement de l'avion et de la route mais avec d'autres entreprises ferroviaires.

À la fin de son mandat le 21 février 2008, c'est son numéro 2 Guillaume Pépy, avec qui elle avait selon ses termes « copiloté en confiance et dans l'affection » l'entreprise, qui lui succède et reprend à son compte les orientations stratégiques fixées par Anne-Marie Idrac.

Au bilan important de ses dix-neuf mois de mandat, on note, outre la réforme du régime spécial de retraites des cheminots, et la mise en place du service minimum, le succès populaire du TGV Est européen, et le record du monde de vitesse sur rail. Se voulant en outre en rupture avec la politique précédente du « tout TGV », Anne-Marie Idrac assure le début de redressement et d'européanisation de l'activité fret et logistique du groupe SNCF en s'inspirant de l'exemple allemand, ainsi que la modernisation du transport régional — TER et Transilien (Île-de-France) — auquel elle consacre un plan d'actions appelé « nouvelle dynamique de proximité ».

Les résultats 2007 du groupe SNCF atteignent grâce à elle le niveau historique de plus de un milliard d'euros, autorisant pour la première fois l'entreprise à verser un dividende à son actionnaire État. En interne, Anne-Marie Idrac a innové en lançant un plan stratégique de développement concurrentiel à l'échelle européenne, assorti de chantiers de renouveau du dialogue social et de responsabilisation managériale.

Aujourd'hui en France signale que son départ a été salué par une standing ovation de quinze minutes des dirigeants de l'entreprise. Et c'est à l'unanimité que le conseil d'administration l'a nommée Présidente d'honneur de la SNCF.

Le 18 mars 2008, elle est nommée secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur et revient ainsi au gouvernement, alors qu'elle avait affirmé : « (...) ne pas intéressée par le retour dans la vie politique » lors d'une conférence organisée par l'Agora du Nord à l'EDHEC de Lille le 12 février 2008.

À ce titre, elle préside, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, le conseil des vingt-sept ministres européens en charge du pilotage politique des négociations à l'OMC conduites à Genève par le commissaire Peter Mandelson. Elle rassemble tous les acteurs du commerce extérieur de la France autour d'un objectif : 10 000 exportateurs de plus d'ici la fin du quinquennat, et parcourt le monde au service des entreprises pour « chercher la croissance là où elle est ».

En haut



Paris

Vue des toits de Paris depuis la terrasse de la Samaritaine.

La tour Eiffel (1er plan) et les gratte-ciel de La Défense (arrière-plan) dominent le paysage parisien.

Paris (prononcé ) est la ville la plus peuplée et la capitale de la France, chef-lieu de la région Île-de-France et unique commune-département du pays. Elle se situe sur une boucle de la Seine, au centre du Bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en amont, et de l’Oise et de la Seine en aval. Ses habitants s’appellent les Parisiens et les Parisiennes.

La position de Paris à un carrefour entre les itinéraires commerciaux terrestres et fluviaux au cœur d’une riche région agricole en a fait une des principales villes de France au cours du Xe siècle, avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours du XIIe siècle, Paris devient un des premiers foyers en Europe pour l’enseignement et les arts. Le pouvoir royal se fixant dans cette ville, son importance économique et politique ne cessera de croître. Ainsi, au début du XIVe siècle, Paris est la ville la plus importante de tout le monde chrétien. Au XVIIe siècle, elle est la capitale de la première puissance politique européenne, au XVIIIe le centre culturel de l’Europe et au XIXe capitale des arts et des plaisirs.

Paris est la capitale économique et commerciale de la France, sa première place financière et boursière. La densité de son réseau ferroviaire, autoroutier et sa structure aéroportuaire, plaque tournante du réseau aérien français et européen, en font un point de convergence pour les transports internationaux. Cette situation est issue d’une longue évolution, en particulier de l’absolutisme puis du jacobinisme révolutionnaire. Cette conception est celle d’une vision centralisatrice monarchiste puis républicaine qui donne un rôle considérable à la capitale dans le pays et tend à concentrer à l’extrême les pouvoirs. Cette dichotomie a poussé les gouvernements successifs depuis les années 1960 à développer la décentralisation afin de mieux rééquilibrer le pays.

Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi une ville importante dans l’histoire du monde, avec un impact politique et économique majeur. Symbole de la culture française, son animation et ses grands musées en font une attraction pour près de trente millions de visiteurs par an. Paris est également considérée comme une des capitales mondiales de la mode et du luxe.

En 2006, la population de Paris intra-muros était de 2 181 371 habitants d’après le recensement de l’Insee. Néanmoins, au cours du XXe siècle, l’agglomération de Paris s’est largement développée hors des limites de la commune. Son aire urbaine, qui inclut l’agglomération et la couronne périurbaine, comprenait 11 174 740 habitants en 1999. Elle est, derrière Moscou, la deuxième agglomération la plus peuplée d’Europe, et l'agglomération la plus peuplée de l'Union européenne.

Au cœur du Bassin parisien, Paris est implantée sur la Seine où se situent deux îles qui constituent le cœur historique de la ville : l'île de la Cité à l'ouest et l'île Saint-Louis, à l'est. De là, la ville s'étend inégalement de part et d'autre du fleuve, la superficie occupée au nord sur la rive droite étant nettement supérieure (environ deux fois) à celle sur la rive gauche, au sud.

Paris intra-muros, délimitée de fait en 1844 par l'enceinte de Thiers ainsi que par l'annexion de communes ou quartiers de celles-ci en 1860, est aujourd'hui séparée de la banlieue par le boulevard périphérique. Les accès routiers se font par les portes de Paris ou par les autoroutes et routes nationales qui rejoignent cette rocade. Le boulevard périphérique, voie rapide urbaine de 35 kilomètres, constitue de fait une frontière artificielle entre la ville et les communes limitrophes ; sa couverture progressive permet de mieux ouvrir Paris à son agglomération.

À l'extérieur de cette limite, Paris s'étend également sur des zones accueillant l'héliport (15e arrondissement) et surtout deux grands espaces boisés aménagés par Haussmann sur des communes voisines avant d'être rattachés à Paris en 1929 : à l'ouest, le Bois de Boulogne (846 hectares, 16e) et à l'est, le Bois de Vincennes (995 hectares, 12e), ce qui porte le périmètre de la ville à 54,74 kilomètres.

De part et d'autre du fleuve, plusieurs reliefs composés de buttes-témoin gypseuses forment de petites collines. Sur la rive droite : Montmartre (131 mètres d'altitude), point culminant au cimetière du Calvaire, Belleville (128,5 mètres), point culminant rue du Télégraphe, Ménilmontant (108 mètres), les Buttes-Chaumont (103 mètres), Passy (71 mètres) et Chaillot (67 mètres). Sur la rive gauche : Montparnasse (66 mètres), la Butte-aux-Cailles (63 mètres) et la Montagne Sainte-Geneviève (61 mètres).

La ville de Paris avec 105 km2 occupe le 113e rang des communes de France métropolitaine. En revanche, l'unité urbaine de Paris, c'est-à-dire la ville et son agglomération urbaine, recouvre une superficie de 2 723 km2 rassemblant 9 644 507 habitants répartis, en 1999, dans 396 communes d'Île-de-France.

Le point zéro des routes de France est matérialisé sur une dalle située devant Notre-Dame de Paris.

La Seine traverse la ville en formant un arc de cercle, y entrant par le sud-est pour en sortir au sud-ouest. Plus de trente ponts permettent de franchir le fleuve.

La ville est également traversée par deux autres cours d'eau : la Bièvre, qui arrive du sud de Paris, aujourd'hui entièrement souterraine, et le canal Saint-Martin, inauguré en 1825 et long de 4,5 kilomètres. Il est en partie souterrain de la rue du Faubourg-du-Temple à la Bastille et constitue la partie terminale du canal de l'Ourcq, long de 108 kilomètres, qui entre dans la ville par le nord-est. Il alimente le bassin de la Villette, passe sous la place de la Bastille avant de rejoindre la Seine en amont de l'île Saint-Louis, après le port de l'Arsenal. Un canal s'en détache au bassin de la Villette en direction de Saint-Denis, le canal Saint-Denis, long de 4,5 kilomètres et ouvert en 1821, il permet de rejoindre la Seine en aval et d'éviter la traversée de la ville.

Le Bassin parisien forme un grand ensemble de couches sédimentaires successives. C'est l'un des premiers lieux qui a fait l'objet d'une carte géologique et a permis de fonder de nombreuses théories en géologie comme la paléontologie et l'anatomie comparée, théories de Georges Cuvier. Le Bassin parisien s'est constitué il y a 41 millions d'années. C'est un bassin marin épicontinental reposant sur des massifs datant du paléozoïque que sont le massif des Vosges, le Massif central et le Massif armoricain. Avec la formation des Alpes, le bassin se referme mais reste ouvert vers la Manche et l'océan Atlantique. Cela préfigure les futurs bassins fluviaux de la Loire et de la Seine. À la fin de l'Oligocène, le Bassin parisien devient continental.

En 1911, Paul Lemoine montre que le bassin est composé de strates disposées en cuvettes concentriques,. Plus tard, des études approfondies sur des données sismiques, des forages et des puits ont permis d'en avoir une image précise. Celles-ci confirment les strates en cuvettes concentriques mais avec des objets complexes comme des failles. Les formations du relief parisien se situent dans les couches du Mésozoïque et du Paléogène (ère tertiaire) et ont été élaborées par l'érosion.

La première strate datant de l'ère tertiaire est constituée d'alluvions de la Seine d'époque moderne. Les plus anciens dépôts sont des sables et des argiles datant de l'étage sparnacien présent dans le 16e arrondissement d'Auteuil au Trocadéro. Mais l'étage le plus connu est le Lutétien, riche en gypse et en calcaire.

Le sous-sol parisien se caractérise par la présence de nombreuses carrières de calcaire, gypse et pierre meulière. Certaines ont été utilisées comme catacombes et forment l'ossuaire municipal, dont une partie est ouverte au public. Le calcaire a été exploité jusqu'au XIVe siècle sur la rive gauche, de la place d'Italie à Vaugirard. Aujourd'hui, son extraction s'est déplacée vers l'Oise, à Saint-Maximin par exemple. L'exploitation du gypse a été très active à Montmartre et Bagneux.

L'hydrogéologie est très influencée par l'urbanisation. La Bièvre, petit affluent de la Seine qui a modelé toute la rive gauche, a été couverte au XIXe siècle pour des raisons hygiéniques. De nombreuses nappes d'eau souterraines sont présentes dans le sous-sol parisien, comme celles d'Auteuil qui fournissent par forage de l'eau à la ville. La nappe albienne est la plus connue de la région parisienne et est exploitée à Paris depuis 1841 par le puits artésien de Grenelle.

Paris a un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante à celle continentale et se traduit par des étés relativement frais (18 °C en moyenne), des hivers doux (6 °C en moyenne) avec des pluies fréquentes en toute saison et un temps changeant mais avec des pluies plus faibles (641 millimètres) que sur les côtes et quelques pointes de températures (influence continentale) au cœur de l'hiver ou de l'été. Le développement de l'urbanisation provoque une croissance de la température ainsi qu'une baisse du nombre de jours de brouillard.

Comme toutes les grandes métropoles de la planète, Paris subit des conséquences environnementales liées à l'échelle de sa population et de son activité économique. Paris est la capitale la plus dense d'Europe en population et la part des espaces verts est des plus réduites, et ce malgré les parcs et jardins qui ont été créés au cours des deux dernières décennies afin de pallier cette carence. La pollution atmosphérique et le bruit constituent des problèmes de santé publique ; ils ont motivé la création de réseaux de surveillance.

Plus anecdotiquement, Paris possède une réputation peu glorieuse en matière de déjections canines. Ces déjections sont considérées comme la première cause de saleté de la ville par les habitants.

Paris tire son nom du peuple gaulois des Parisii (un Parisius, des Parisii). Le mot Paris est en fait dérivé du latin Civitas Parisiorum (la Cité des Parisii), désignation qui l'a emporté sur Lutetia (Lutèce). L'origine du nom des Parisii n'est pas connue avec certitude. Les Parisii ont donné leur nom à Paris, Villeparisis, Cormeilles-en-Parisis, Fontenay-en-Parisis et toute la région (pagus) du Parisis. À l'époque romaine, on trouve également des Parisii en Angleterre, dans l'actuel Yorkshire de l'Est.

Devise : « Fluctuat nec mergitur », ce qui signifie « Il est battu par les flots mais ne sombre pas » ou encore « Il flotte mais ne sombre pas ». Elle évoque le navire également représenté sur le blason de la ville et symbole de la puissante corporation des Nautes ou des Marchands de l'eau, gérante de la municipalité au Moyen Âge.

La patronne de la ville est sainte Geneviève, qui aurait écarté Attila et les Huns de la ville au Ve siècle par ses prières. Sa châsse se trouve aujourd'hui à l'église Saint-Étienne-du-Mont.

Un habitat permanent à Paris est attesté pour la période chasséenne (entre 4 000 et 3 800 av. J.-C.), sur la rive gauche d'un ancien bras de la Seine dans le 12e arrondissement,. La présence humaine semble avoir été continue durant le Néolithique.

Le flou le plus total caractérise la connaissance actuelle du site depuis cette occupation préhistorique jusqu'à la période gallo-romaine. Seule certitude, les Parisii, peuple gaulois, sont les maîtres des lieux quand les troupes de César arrivent, en 52 av. J.-C., et la renomment Lutetia (Lutèce). Ils s'étaient soumis à l'autorité de Vercingétorix pour lutter contre l'envahisseur romain, mais sans succès. On ne connaît pas encore avec précision l'emplacement de la cité gauloise : île de la Cité (hypothèse aujourd'hui très discutée), île Saint-Louis ou une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche, voire Nanterre.

La cité romaine a été construite, selon un plan hippodamien au Ier siècle, sur la rive gauche. Lutèce, n'ayant probablement que cinq à six mille habitants à son apogée, n'était qu'une cité modeste du monde romain, comparativement à Lugdunum, capitale des trois Gaules (dont la lyonnaise qui englobe la région de Lutèce), qui aurait compté, au IIe siècle, de 50 000 à 80 000 habitants.

Selon la tradition, la ville aurait été christianisée par saint Denis, martyrisé vers 250. Durant le Bas Empire, Lutèce est touchée par les grandes invasions et sa population se replie dans l'île de la Cité, fortifiée par la récupération de pierres prises aux grands édifices ruinés. Néanmoins dès le IVe siècle, l'existence de faubourgs est attestée, et la ville reprend le nom du peuple dont elle est la capitale, les Parisii.

En 451, sainte Geneviève, future patronne de la ville, serait parvenue à convaincre les habitants de ne pas fuir devant les Huns d'Attila qui s'en détournent effectivement sans combat.

Clovis en fait la capitale du royaume des Francs vers 506. Elle le demeure jusqu'au début du VIIe siècle au moins. Au VIe siècle, l'église Saint-Gervais est le premier lieu de culte implanté sur la rive droite, signe que la ville s'y étend.

Les Vikings, arrivant sur leurs drakkars à faible tirant d'eau, pillent une première fois en 845 la cité abandonnée par ses habitants. Leurs incursions se prolongent jusqu'au début du Xe siècle, leurs raids ne prenant fin qu'avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu en 911.

Les Capétiens, qui règnent à partir de 987, préfèrent à Paris Orléans, l'une des deux grandes villes de leur domaine personnel. Hugues Capet, malgré sa résidence dans l'île de la Cité, y séjourne peu. Robert le Pieux y vient plus fréquemment. La ville devient un important centre d'enseignement religieux dès le XIe siècle. Le pouvoir royal se fixe progressivement à Paris, qui redevient capitale du royaume, à partir de Louis VI (1108-1137) et plus encore sous Philippe Auguste (1179–1223), qui l'entoure d'une enceinte fortifiée.

Le commerce enrichit Paris qui profite de sa position à la convergence des grandes routes commerciales. Le blé entre par la rue Saint-Honoré, les draps du Nord par la rue Saint-Denis et le poisson de la mer du Nord et de la Manche par la rue des Poissonniers. L'importance de son marché, en liaison avec la foire du Lendit à Saint-Denis, nécessite de la place et son établissement dans un lieu plus dégagé que l'île de la Cité : Louis VI l'installe vers 1137 au lieu-dit « Les Champeaux » (les petits champs) ; les Halles de Paris y restent durant plus de huit siècles.

En 1163, l'évêque Maurice de Sully entreprend l'édification de la cathédrale Notre-Dame sur l'île de la Cité. L'importance de la ville augmente, tant sur le plan politique et financier que marchand. Les organes centraux du gouvernement y ayant leur siège, le roi souhaite mieux contrôler Paris et ne la fait pas bénéficier d'une charte communale. Néanmoins, il concède des privilèges de « bourgeois du roi » et accorde des faveurs à la « hanse » (ou « guilde ») des marchands de l'eau. En 1258, Saint-Louis ôte la prévôté des mains des marchands et la confie à un proche, Étienne Boileau. En 1263, la hanse des marchands élit une première municipalité composée d'un prévôt des marchands et de quatre échevins. Ainsi se met en place un système de double autorité entre la ville et le pouvoir royal.

Vers 1328, la population parisienne est estimée à 200 000 habitants, ce qui en fait la cité la plus peuplée d'Europe,. Mais en 1348, la Peste noire décime la population. Au XIVe siècle, l'enceinte de Charles V (1371–1380) englobe l'ensemble des actuels 3e et 4e arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis.

Durant la Guerre de Cent Ans, le mécontentement populaire nourrit l'ambition du prévôt des marchands Étienne Marcel, provoquant la grande ordonnance de 1357 puis la première grande émeute politique de l'histoire de Paris, nouvelle rupture entre le roi et la ville. Les rois ne séjournent alors plus au centre de la cité, préférant d'abord l'Hôtel Saint-Pol (détruit sur ordre de Charles VI suite au Bal des ardents), puis l'Hôtel des Tournelles, dont on peut plus facilement s'échapper en cas de troubles. En 1407 (suite à l'assassinat de Louis d'Orléans), éclate une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui dure jusqu'en 1420 et la cité bascule dans le camp bourguignon en septembre 1411.

Paris sort ruinée de la Guerre de Cent Ans : Jeanne d'Arc, en 1429, échoue dans sa tentative de la libérer des Anglais et de leurs alliés bourguignons. Charles VII et son fils Louis XI s'en méfient et n'y séjournent qu'exceptionnellement, lui préférant le Val de Loire. Sa population augmente entre 1422 et 1500, remontant de cent mille à cent cinquante mille âmes. Une modeste expansion économique reprend vers le milieu du XVe siècle, mais la ville souffre de l'absence de la Cour. Paris se transforme en une ville administrative et judiciaire.

La Renaissance, marquée par le roi et sa cour résidant dans le Val de Loire, ne bénéficie donc guère à Paris. Malgré son éloignement, la monarchie s’inquiète de l'expansion désordonnée de la cité. Une première règlementation d’urbanisme est édictée en 1500 à propos du nouveau pont Notre-Dame, bordé de maisons uniformes de brique et de pierre de style Louis XII.

En 1528, François Ier fixe officiellement sa résidence à Paris. Le rayonnement intellectuel s'accroît : à l'enseignement de l'université (théologie et arts libéraux) s'ajoute un enseignement moderne tourné vers l'humanisme et les sciences exactes voulu par le roi, au Collège de France. Sous son règne, Paris atteint 280 000 habitants et reste la plus grande ville du monde chrétien.

Le 24 août 1572, sous Charles IX, est organisé le massacre de la Saint-Barthélemy. On compte entre deux mille et dix mille victimes. La Ligue catholique, particulièrement puissante dans la capitale, se dresse contre Henri III durant la Journée des barricades en 1588. Ce dernier s'enfuit avant d'assiéger la ville. Après son assassinat, le siège est maintenu par Henri de Navarre, devenu Henri IV. La ville, pourtant ruinée et affamée, ne lui ouvre ses portes qu'en 1594 après sa conversion (occasion du célèbre mais apocryphe « Paris vaut bien une messe. »).

La Journée des barricades (1648) marque le début de la Fronde qui provoque une importante crise économique et une nouvelle défiance du roi vis-à-vis de sa capitale. Malgré une mortalité supérieure aux naissances, la population atteint les 400 000 habitants grâce à l'immigration provinciale. Paris est une ville misérable où règne une forte insécurité, la légendaire cour des miracles est progressivement vidée à partir de 1656 par le lieutenant-général de police Gabriel Nicolas de La Reynie. Louis XIV choisit Versailles comme résidence en 1677, avant d'y déplacer le siège du gouvernement en 1682. Colbert prend en main la gestion parisienne et fait la navette entre Paris et Versailles. Durant son règne, le Roi Soleil ne vient que vingt-quatre fois à Paris, essentiellement pour des cérémonies officielles, marquant ainsi envers la cité une hostilité que n'apprécient guère les Parisiens.

Au XVIIIe siècle, Versailles ne dépossède pas Paris de son rayonnement intellectuel ; au contraire même, elle en fait une puissante frondeuse ouverte aux idées des Lumières. C'est la période des salons littéraires, comme celui de madame Geoffrin. Le XVIIIe siècle est aussi celui d'une forte expansion économique qui permet une importante croissance démographique, la ville atteint 640 000 habitants à la veille de la Révolution française.

En 1715, le régent Philippe d'Orléans quitte Versailles pour le Palais-Royal. Le jeune Louis XV est installé au palais des Tuileries pour un retour, éphémère, de la royauté dans Paris. Dès 1722, Louis XV retourne au château de Versailles rompant la fragile réconciliation avec le peuple parisien.

La ville s'étend alors à peu près sur les six premiers arrondissements actuels, le jardin du Luxembourg marquant la frontière occidentale de la ville. Louis XV s'intéresse personnellement à la ville en 1749 lorsqu'il décide l'aménagement de la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), la création de l'école militaire en 1752, et surtout la construction d'une église dédiée à Sainte-Geneviève en 1754, plus connue sous le nom actuel de Panthéon.

C'est à Versailles que débute la Révolution française par la convocation des États généraux puis le Serment du Jeu de paume. Mais les Parisiens, atteints par la crise économique (prix du pain), sensibilisés aux problèmes politiques par la philosophie des Lumières et mus par une rancœur à l'égard du pouvoir royal ayant abandonné la ville depuis plus d'un siècle, lui donnent une nouvelle orientation. La prise de la Bastille le 14 juillet 1789, liée au soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine, en est une première étape. Le 15 juillet 1789, l'astronome Jean Sylvain Bailly reçoit à l'hôtel de Ville la charge de premier maire de Paris. Le 5 octobre, l’émeute, déclenchée par les femmes sur les marchés parisiens, atteint Versailles le soir. Le 6 au matin, le château est envahi et le roi doit accepter de venir résider à Paris au palais des Tuileries et d’y convoquer l’Assemblée constituante qui s’installe le 19 octobre dans le Manège des Tuileries.

Le 14 juillet 1790 se déroule la fête de la Fédération sur le Champ-de-Mars, lieu dont l'animation sera moins festive le 17 juillet 1791 puisque théâtre d'une fusillade. Le couvent des Cordeliers et le couvent des Jacobins, occupés après la mise en vente des biens nationaux à partir de mai 1790, constituent de hauts lieux du Paris révolutionnaire ; ils marquent la toute puissance des clubs parisiens sur le cours de la Révolution.

Dans la nuit du 9 août 1792, une « commune » révolutionnaire prend possession de l'Hôtel de Ville. Lors de la journée du 10 août 1792, la foule assiège le Palais des Tuileries avec le soutien du nouveau gouvernement municipal. Le roi Louis XVI et la famille royale sont incarcérés à la tour du Temple. La monarchie française (restaurée en 1814) est de fait abolie. Après les élections de 1792, les représentants de la Commune de Paris, très radicaux, s'opposent à la Convention nationale au groupe des Girondins (représentant l'opinion plus modérée de la bourgeoisie des provinces) qui sera écarté en 1793.

Les Parisiens vivent alors deux années de rationnement. La Terreur règne sous la poigne du Comité de salut public. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la mairie, s'emploient à incarcérer tout ce que la ville compte encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire est, à Paris, aujourd'hui encore le seul de France à être privé de tout pouvoir de police,. Le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné sur la place Louis XV, rebaptisée « place de la Révolution ». Il est suivi sur l'échafaud en seulement quelques semaines par 1 119 personnes, dont Marie-Antoinette, Danton, Lavoisier et finalement Robespierre et ses partisans après le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).

La Révolution n'est pas une période favorable au développement de la ville (peu de monuments sont édifiés) qui n'a plus que 548 000 habitants en 1800. De nombreux couvents et églises sont rasés et font place à des lotissements édifiés sans plan d'ensemble, ce qui aboutit à une réduction des espaces verts de la ville et à une densification du centre. Sous le Directoire, des immeubles de rapport, de style néo-classique, sont élevés.

En 1806, Paris a compensé les pertes subies durant la Révolution et compte 650 000 habitants ; cette progression est surtout le fait de l'immigration provinciale, la natalité restant faible. Depuis le milieu du XVIIIe siècle, la ville est distancée par Londres en pleine expansion économique et démographique qui atteint 1 096 784 habitants. Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte, qui a pris le pouvoir en 1799, est sacré empereur par le pape Pie VII à la cathédrale Notre-Dame. Il décide d'établir à Paris la capitale de son Empire.

La chute de l'Empire en 1814-1815 amène à Paris les armées anglaises et cosaques camper sur les Champs-Élysées. Louis XVIII, de retour d'exil, rentre dans Paris, s'y fait couronner et s'installe aux Tuileries.

Louis XVIII et Charles X, puis la monarchie de Juillet se préoccupent peu de l'urbanisme parisien. Le prolétariat ouvrier, en forte expansion, s'entasse misérablement dans les quartiers centraux qui, avec plus de 100 000 habitants au kilomètre carré, constituent d'importants foyers d'épidémie ; le choléra en 1832 fait 32 000 victimes. En 1848, 80 % des morts vont à la fosse commune et les deux tiers des Parisiens sont trop pauvres pour payer des impôts. La masse paupérisée du petit peuple, délaissée et excédée, est mûre pour des révoltes répétées que le pouvoir ne sent pas germer ou est sûr de vaincre : les barricades font tomber Charles X lors des Trois glorieuses puis Louis-Philippe en 1848. La société de l'époque est abondamment décrite par Balzac, Victor Hugo ou Eugène Sue.

Durant cette période, la ville accélère son rythme de croissance pour atteindre le mur des Fermiers Généraux. Entre 1840 et 1844, la dernière enceinte de Paris, dite enceinte de Thiers, est construite sur l'emplacement actuel du boulevard périphérique. Au cœur de la ville, la rue Rambuteau est percée.

Avec l'avènement du Second Empire, Paris se transforme radicalement. De structure médiévale, aux constructions anciennes et insalubres, quasiment dépourvue de grands axes de circulation, elle devient en moins de vingt ans une ville moderne. Napoléon III a des idées précises sur l'urbanisme ou le logement. Le Paris d'aujourd'hui est donc avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann.

Le 1er janvier 1860, une loi permet à Paris d'annexer plusieurs communes voisines. La capitale française passe ainsi de douze à vingt arrondissements et de 3 438 à 7 802 hectares. Après ces annexions, les limites administratives de la ville ne seront que peu modifiées et la croissance urbaine, qui continue toujours de la fin du XIXe siècle au XXe siècle, ne s'accompagnera donc plus d'une expansion des frontières communales, ce qui est à l'origine de la « banlieue ».

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, Paris est assiégée pendant plusieurs mois mais n'est pas prise par les armées prussiennes. À cette occasion, est inventée la poste aérienne, grâce aux ballons montés. Refusant l'armistice signé le 26 janvier 1871 et suite aux élections de février qui portent au pouvoir des royalistes désireux de mettre fin à la guerre, les Parisiens s'insurgent le 18 mars 1871. C'est le début de la Commune de Paris. L'Assemblée monarchiste installée provisoirement à Versailles, l'écrase entre les 22 et 28 mai lors de la Semaine sanglante qui reste à ce jour la dernière guerre civile qu'ait connue Paris,.

Pendant la Belle Époque, l'expansion économique de Paris est importante ; en 1913 la ville possède cent mille entreprises qui emploient un million d'ouvriers. Entre 1900 et 1913, 175 cinémas sont créés à Paris, de nombreux grands magasins voient le jour et contribuent au rayonnement de la ville lumière. Deux expositions universelles laissent une large empreinte dans la ville. La tour Eiffel est construite pour l'exposition de 1889 (centenaire de la Révolution française) qui accueille 28 millions de visiteurs. La première ligne du métropolitain, le Grand Palais, le Petit Palais et le pont Alexandre-III sont inaugurés à l'occasion de celle de 1900 qui reçoit cinquante trois millions de visiteurs. L'industrie se déplace progressivement en proche banlieue où se trouve l'espace nécessaire : Renault à Boulogne-Billancourt ou Citroën à Suresnes. Cette migration est à l'origine de la « banlieue rouge ». Néanmoins certaines activités restent fortement implantées dans la ville intra-muros, en particulier la presse et l'imprimerie.

De la Belle Époque aux Années folles, Paris connaît l'apogée de son influence culturelle (notamment autour des quartiers de Montparnasse et de Montmartre) et accueille de très nombreux artistes tels Picasso, Matisse, Braque ou Fernand Léger.

En 1910, une crue centennale de la Seine provoque l'une des plus graves inondations que la ville ait connue et cause trois milliards de francs de dégâts. Lors de la Première Guerre mondiale, Paris, épargnée par les combats, subit des bombardements et des tirs de canon allemands. Ces bombardements restent sporadiques et ne constituent que des opérations à caractère psychologique.

L'entre-deux-guerres se déroule sur fond de crise sociale et économique. Les pouvoirs publics, pour répondre à la crise du logement, votent la loi Loucheur qui crée les habitations à bon marché (ou HBM) érigées à l'emplacement de l'ancienne enceinte de Thiers. Les autres immeubles parisiens sont, pour l'essentiel, délabrés et constituent des foyers de tuberculose ; la densité urbaine culmine en 1921, Paris intra-muros comptant 2 906 000 habitants. Parallèlement, des lotissements se développent partout autour de la cité, en « banlieue » où l'expansion se fait de façon anarchique, souvent en pleins champs sans réels aménagements ou équipements publics.

Les Parisiens tentent de reprendre leur prééminence politique dans un contexte de multiples scandales financiers et de corruption des milieux politiques. Le 6 février 1934, la manifestation des Ligues patriotes contre la gauche parlementaire dégénère en émeute et fait dix-sept tués et mille cinq cents blessés, puis le 14 juillet 1935, un important défilé en faveur du Front populaire compte cinq cent mille manifestants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Paris, déclarée ville ouverte dès la débâcle, est occupée par la Wehrmacht le 14 juin 1940. Elle est relativement épargnée. Le gouvernement du maréchal Pétain installé à Vichy, Paris cesse d'être la capitale et devient le siège du commandement militaire allemand en France (Militärbefehlshaber in Frankreich). Le 23 décembre 1940, l'ingénieur Jacques Bonsergent est le premier résistant fusillé à Paris. Les 16 et 17 juillet 1942, il est procédé à la rafle du Vel' d'Hiv', arrestation de 12 884 Juifs, la plus massive en France, pour l'essentiel des femmes et des enfants.

À l'approche des troupes alliées, la Résistance intérieure déclenche un soulèvement armé le 19 août 1944. La Libération de Paris se fait le 25 août avec l'entrée dans Paris de la 2e division blindée du général Leclerc, qui commande au capitaine Raymond Dronne de percer les lignes ennemies avec sa neuvième compagnie (Régiment de marche du Tchad). Le général von Choltitz capitule sans exécuter les ordres d'Hitler demandant sa destruction,. La ville est relativement épargnée par les combats. Paris est l'une des rares communes de France à se voir décerner le titre de compagnon de la Libération.

En 1956, Paris se lie à Rome par un jumelage privilégié, symbole fort dans une dynamique géographiquement plus large de réconciliation et de coopération après la Seconde Guerre mondiale,.

Sous les mandats du général de Gaulle de 1958 à 1969, plusieurs événements politiques se déroulent dans la capitale. Le 17 octobre 1961, une manifestation en faveur de l'indépendance de l'Algérie est violemment réprimée. Selon les estimations, entre 32 et 325 personnes sont massacrées par la police, alors dirigée par Maurice Papon. À partir du 22 mars 1968, un important mouvement étudiant démarre à l'université de Nanterre. Il entraîne dans le quartier latin des manifestations qui dégénèrent en émeutes. La contestation, prenant corps dans un contexte de solidarité internationale et d'émulation (noirs et féministes américains, « provos » néerlandais, Printemps de Prague, attentat contre l'Allemand Rudi Dutschke, etc.) entre brimés idéalistes et jeunes, bercés par Bob Dylan et son tube The Times They Are a-Changin', voulant « changer le monde », se développe très vite en crise politique et sociale nationale. Le 13 mai, d'immenses défilés rassemblent 800 000 personnes venues protester contre les violences policières. Le 30 mai, une manifestation de soutien au gouvernement et au Général de Gaulle réunit un million de personnes, de la place de l'Étoile à celle de la Concorde. Après deux mois de désordre et de troubles, les Parisiens votent massivement en faveur du général de Gaulle lors des élections législatives des 22 et 29 juin et le calme revient.

Le successeur du général de Gaulle, Georges Pompidou s'intéresse de près à la capitale. Il laisse son nom au bâtiment qui abrite le musée national d'Art moderne et la bibliothèque publique d'information et à la voie express rive droite. Valéry Giscard d'Estaing, président à son tour, ne partage pas sa vision d'une modernisation radicale : il remet en cause le projet prévu pour les Halles et interrompt partiellement celui de voie express rive gauche. En 1976, l'État accorde pour la première fois depuis 1871 une municipalité autonome à la capitale. Le gaulliste Jacques Chirac est alors élu maire. Il sera réélu en 1983 et 1989. Sous le premier mandat du président François Mitterrand, une réforme est adoptée par la loi de décentralisation du 31 décembre 1982 : elle dote chaque arrondissement de la capitale d'un maire et d'un conseil municipal propre et non plus désigné par le maire de Paris.

En 1991, les quais de la Seine, du pont Sully (en amont) au pont d'Iéna (en aval), sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de remarquable ensemble fluvio-urbain avec ses monuments dont plusieurs constituent des chefs-d'œuvre architecturaux au rayonnement mondial.

Élu président de la République en mai 1995, Jacques Chirac est remplacé par Jean Tiberi dont l'unique mandat est marqué notamment par la mise au jour de plusieurs affaires politico-financières et par la division de la majorité municipale.

En 2001, le socialiste Bertrand Delanoë est élu maire. Il se démarque de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la ville au profit notamment des piétons et des transports en commun. Il développe l'animation de la vie parisienne par de grandes manifestations culturelles comme Nuit Blanche ou simplement ludiques comme Paris-Plage. Le 16 mars 2008, Bertrand Delanoë est réélu maire de Paris face à Françoise de Panafieu (UMP).

Entre 1870 et 1940, la capitale de la France prend peu à peu un nouveau visage : Paris laisse place au « Grand Paris ». L'organisation administrative de Paris avait connu sous Napoléon III une adaptation à l'évolution démographique. Mais la ville est restée ensuite à peu de choses près enfermée dans l’enceinte de Thiers, soit ses limites de 1860, sans connaître de nouvelle évolution administrative. En effet, Paris, surpeuplée, est incapable de loger l'importante immigration provinciale. Les communes périphériques absorbent alors le trop plein de l'expansion démographique liée à l'exode rural et à la croissance économique de la ville. La notion contemporaine de la « banlieue » fait son apparition. Désormais, on parle moins de Paris que de la région parisienne. Jusqu’alors largement négligés, de nouveaux problèmes, comme celui des transports, apparaissent. En 1961, à la demande du Général de Gaulle, Paul Delouvrier planifie enfin l'évolution urbaine et élabore la construction de cinq villes nouvelles et du réseau de RER. Mais cette mutation majeure ne s'accompagne pas de la création d'une autorité unique, voyant au contraire deux des trois départements de la région parisienne (la Seine et la Seine-et-Oise) en constituer sept qui, s'ils sont plus proches des habitants, dispersent également les ressources fiscales et les compétences politiques. Tandis que la population de la ville de Paris stagne longtemps avant de reprendre ces dernières années, celle de la banlieue s'accroît sans discontinuer depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à totaliser au XXIe siècle près de 80 % de la population du grand Paris.

La géographie sociale de l’agglomération parisienne s'est calquée sur les grandes tendances de la ville dans ses limites intra-muros dessinées durant le XIXe siècle : les classes aisées se retrouvent à l'ouest et au sud-ouest et les plus populaires au nord-est. Les autres secteurs sont peuplés de classes moyennes, avec cependant des exceptions liées à la géographie et à l'histoire des communes : Saint-Maur à l'est et Enghien-les-Bains au nord accueillent une population fortunée.

Les grands ensembles, ont été édifiés durant les années 1960 et 1970 afin de loger rapidement et à bas coût une population en rapide expansion. Une certaine mixité sociale y existait à l'origine, mais l'accession à la propriété (ouverte aux classes moyennes à partir des années 1970), leur piètre qualité de construction et leur mauvaise insertion dans le tissu urbain ont contribué à les faire déserter par ceux qui le pouvaient et à n'y attirer qu'une population sans grandes possibilités de choisir : la proportion d’immigrés pauvres y est très forte.

On trouve des « quartiers sensibles » dans les arrondissements du nord et de l'est parisien. En banlieue nord de Paris, ces quartiers sont essentiellement concentrés dans une grande partie du département de la Seine-Saint-Denis et dans une moindre mesure à l'est du Val-d'Oise. D'autres, plus épars, se trouvent par exemple dans la vallée de la Seine, en amont à Évry et Corbeil-Essonnes (dans le département de l'Essonne), en aval aux Mureaux et Mantes-la-Jolie (dans le département des Yvelines) ou encore dans certains ensembles sociaux des villes nouvelles.

La montée progressive de la délinquance et l’insécurité a aggravé la situation de ces ensembles dans les vingt dernières années. Le 27 octobre 2005, deux jeunes, poursuivis par la police, décèdent accidentellement à Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Cet événement déclenche des émeutes spectaculaires qui se propagent rapidement dans de nombreuses banlieues pauvres à travers le pays. Les violences urbaines concernent peu les centres-villes. Ces troubles, relayés par les médias de nombreux pays, révèlent alors, d'une part, l'état de révolte latent dans certains quartiers à population fortement minoritaire, typiquement pauvre et mal intégrée, et d'autre part le succès discutable de la « Politique de la ville » dans son effort pour enrayer ce phénomène.

L'absence d'une organisation administrative gérant le « grand Paris », butant sur des considérations historiques et politiques, est actuellement un des problèmes majeurs de l'agglomération parisienne.

Les limites communales actuelles résultent de traditions historiques, anachroniques (ou correspondant à une topographie disparue car fondue dans l'agglomération). Les populations ont pourtant de communs besoins administratifs et préoccupations économiques et sociales. Cependant chaque commune étant administrativement et fiscalement indépendante, l'organisation des besoins collectifs (transports, logement, etc.) qui dépassent de loin le cadre communal voire départemental n'a de fait aucune autorité organisatrice à l'échelle de l'agglomération, la région Île-de-France dépassant largement ce cadre (près de 80 % de l'espace régional reste rural).

La fiscalité locale est de même très concentrée dans certaines communes riches en entreprises et/ou populations aisées (cas typique de Neuilly-sur-Seine par exemple qui bénéficie des rentrées fiscales d'une population parmi les plus aisées de France et de nombreuses entreprises, tout en ne possédant que 2,8 % de logements sociaux), alors que les charges qu'entraîne l’afflux sur un territoire de populations de conditions modestes sont supportées par des communes qui n’ont pas toujours la possibilité de trouver dans leurs limites administratives les ressources nécessaires pour les compenser (Clichy-sous-Bois est ainsi une des villes les plus pauvres de France ; elle cumule une population défavorisée et des ressources fiscales très limitées, vivant essentiellement de dotations de l'État).

Cette difficulté est à l'origine de la Conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne qui s'est réunie à l'initiative de la Ville de Paris pour la première fois en mairie de Vanves le 7 juillet 2006, après que l'adjoint Pierre Mansat eut renoué le dialogue de Paris avec les communes riveraines. Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est également saisi du problème dans son discours du 26 juin 2007, critiquant le projet de SDRIF, se disant repenser « l'organisation des pouvoirs » et créer une communauté urbaine, imposant de fait la vision d'une reprise en main par l'État,, ce qui n'a pas manqué de provoquer de nombreuses réactions parmi les élus locaux de l'agglomération. Le 18 mars 2008, Christian Blanc a été nommé secrétaire d'État chargé du développement de la Région Capitale.

Selon l’Insee, la population de la ville de Paris est de 2 181 371 habitants au 1er janvier 2006 (cinquième ville de l'Union européenne) pour une superficie de 10 540 hectares soit une densité de 20 696 habitants par km2, l'une des plus fortes d'Europe. En 1999, l'agglomération définie par l'Insee comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la ville, atteint 11 174 743 habitants ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.

La démographie parisienne n'est pas autonome. Elle est totalement liée à celle de son agglomération. Ce phénomène dérive de la petite taille administrative de Paris, qui implique que le partage de l'espace ne se fait pas à l'échelle de la ville mais plutôt de sa région.

Depuis les années 1950-1960, la population de Paris a connu un déclin important, et ce malgré une augmentation du nombre des logements, mais depuis 1999, ce déclin est enrayé. Le dernier recensement montre une croissance de + 2.5% entre 1999 et 2006, la population intra-muros s'élevant désormais à 2 181 371 personnes.

La principale explication réside dans l'évolution socioculturelle commune aux sociétés occidentales, impliquant un recul du mariage et de la natalité. Toutefois dans le cas de Paris, l'évolution démographique s'explique davantage par les migrations que par le mouvement naturel. Ainsi en 1999, la capitale enregistrait 70 200 immigrants pour 30 500 naissances, et 85 000 émigrations pour 18 700 décès. Les explications sont diverses.

D'abord, la capitale a subi une baisse du nombre des résidences principales : en 1999, 10,3 % des logements sont vacants et 5,7 % sont des résidences secondaires ou occasionnelles, contre respectivement 1,6 % et 1,9 % en 1962.

Ensuite, la taille moyenne des ménages parisiens a beaucoup baissé : le recul de la cohabitation des générations adultes et la réduction du nombre d'enfants par couple ont longtemps été les principales explications. Cependant, la fécondité étant désormais constante, la diminution de la taille des ménages parisiens s'explique aujourd'hui essentiellement par l'attraction des jeunes adultes qui, sans enfants, peuvent profiter des loisirs et des emplois de la capitale et faire face au coût de l'immobilier en se contentant de petites surfaces. À l'inverse, les couples faisant de nouveaux enfants ont tendance à migrer vers la banlieue dont les habitations sont plus adaptées et meilleur marché,. Cette dynamique Paris-banlieue explique les spécialisations respectives de la capitale (dont 58 % des logements n'ont qu'une ou deux pièces) et du reste de sa région.

La hausse continue des prix de l'immobilier explique le remplacement progressif des populations modestes ou intermédiaires par une nouvelle classe plus aisée. On constate ce processus de gentrification dans de nombreuses autres mégapoles comme Londres ou New York. À Paris, cette évolution a vulgarisé le terme de bobos (pour bourgeois-bohème, caractérisant ces plus favorisés ayant peu à peu supplanté les ouvriers du centre) avant de provoquer une mutation sociale de quartiers encore récemment considérés comme populaires, tels le 10e arrondissement ou certaines communes de proche banlieue comme Montreuil en Seine-Saint-Denis. Paris est la 12e ville de France de plus de 20 000 habitants pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 34,5 foyers fiscaux pour 1 000 habitants. 73 362 foyers fiscaux déclaraient un patrimoine moyen de 1 961 667 euros en 2006. Le 16e arrondissement arrive en tête pour le nombre de redevables avec 17 356 contribuables,. Avec 27 400 euros de revenu moyen par unité de consommation en 2001, les ménages parisiens sont les plus aisés de France. Les quatre autres départements en tête du palmarès sont tous franciliens : Hauts-de-Seine, Yvelines, Essonne et Val-de-Marne, ce qui reflète la concentration de professions très qualifiées à haut revenu dans la région Île-de-France.

Mais si Paris a une image d'une « ville de riches » avec une proportion de classes sociales élevées plus importante qu'ailleurs, sa sociologie intra-muros reste en réalité très contrastée. Les différences sociales sont traditionnellement marquées entre les habitants de l'ouest de Paris (essentiellement aisés) et ceux de l'est. Ainsi, le revenu moyen déclaré dans le 7e arrondissement, le plus élevé, était de 31 521 euros par unité de consommation en 2001, soit plus du double de celui du 19e arrondissement qui n'était de 13 759 euros, valeur proche de la médiane des revenus de la Seine-Saint-Denis de 13 155 euros. Les 6e, 7e, 8e et 16e arrondissements sont classés au niveau des dix communes franciliennes au revenu moyen le plus élevé alors que les 10e, 18e, 19e et 20e arrondissements sont au niveau des communes les plus pauvres d'Île-de-France.

On y constate également la ghettoïsation ethnique et sociale de certains quartiers, comme celui de Barbès - Rochechouart (métro de Paris). En effet, la sociologie de certains arrondissements de l'est de Paris (comme le 19e) ressemble à celle de quelques quartiers sensibles de banlieue ne constituant que l'extension extra-muros de la cartographie sociale de la ville : le 16e arrondissement se prolonge par des communes de banlieue aisées, alors que le Nord-Est de la ville a pour appendice les communes de la Seine-Saint-Denis, réputées pauvres. Les 18e, 19e et 20e arrondissements concentrent 40 % des pauvres à Paris. Certains quartiers, comme celui de la Goutte d'Or cumulent toutes les difficultés sociales : échec scolaire, chômage élevé ou encore santé des habitants déficiente. Ainsi, 32,6 % des familles parisiennes d'origine étrangère hors Union européenne vivent sous le seuil de pauvreté ; ce n'est le cas que pour 9,7 % des Français de souche.

Certains quartiers se caractérisent par des regroupements communautaires : le quartier du Marais a la particularité d'attirer une importante communauté homosexuelle à proximité de la communauté juive ashkenaze dont l'implantation autour de la rue des Rosiers remonte au XIIIe siècle. Le 13e arrondissement concentre quant à lui la plus importante communauté asiatique d'Europe dans le quartier des Olympiades.

Il faut par ailleurs noter que la sociologie d'un quartier peut varier selon les heures. Celui de la place de la Bastille, par exemple, avec ses nombreux bars et lieux de vie nocturne, est animé le soir par beaucoup de jeunes en mal de divertissements tandis que, dans la journée, il jouit d'une relative tranquillité.

Paris rassemble, comme toutes les métropoles, plus d'étudiants, de jeunes adultes actifs et de personnes âgées que la moyenne du pays ; les familles sont par conséquent sous-représentées. En 1999, 22 % des ménages parisiens sont constitués d'un couple avec au moins un enfant de moins de 25 ans ce qui représente 865 000 personnes vivant en famille soit 40,7 % de la population, devant les personnes seules (27 %) et les couples (19 %). 47 % des personnes sont célibataires, contre 35 % en moyenne en France, et seuls 37 % des Parisiens sont mariés, contre plus de 50 % des Français. Les cellules familiales s'y caractérisent par la sur-représentation de familles monoparentales (26 % en 1999 contre 17 % en France), consécutives au plus fort taux de divorce s'élevant à 55 divorces pour 100 mariages et 7,7 % des Parisiens. C'est aussi à Paris que sont signés le plus de Pacs en France. La proportion de jeunes adultes explique un taux de natalité élevé de 14,8 naissances pour 1 000 habitants contre 13,2 au niveau national.

À l'inverse, le taux de fécondité de 1,75 enfants par famille est inférieur à la moyenne régionale (1,87) et nationale (1,86). Le nombre d'enfants par foyer est faible : 50 % des ménages n'ont qu'un enfant et la part des familles nombreuses est largement inférieure à la moyenne régionale et nationale (17 % de familles de trois enfants et plus), essentiellement à cause de la petite surface des logements et du tarif élevé de l'immobilier.

Plus de la moitié des appartements de Paris (58,1 % en 1999) ne possèdent qu'une ou deux pièces. À noter l'ancienneté du bâti, puisqu'en 1999, 55,4 % des logements avaient été construits antérieurement à 1949 contre seulement 3,8 % édifiés depuis 1990, s'ajoutant aux 10,3 % des logements parisiens déclarés vacants, soit 136 554 sur les 1 322 540 logements de la ville.

Le logement social représente un peu plus de 17 % du parc immobilier urbain mais ce taux moyen cache de fortes disparités dans sa répartition spatiale : les dix premiers arrondissements du centre historique ne totalisent que 6 % des logements sociaux de la ville, pour 23 % du parc total. Les 13e, 19e et 20e en comptaient 96 000 en 1999, soit 47 % du parc social parisien concentré dans seulement trois arrondissements. Si on ajoute les 12e, 14e, 15e et 18e arrondissements, on atteint un taux de 81 % concentrés dans un croissant périphérique du sud au nord-est de la ville. La proportion de logements sociaux comptabilisés selon la loi SRU en 2006 varie de 1,2  % dans le 7e arrondissement (357) à 34,1 % dans le 19e arrondissement (28 147). Entre 2001 et 2006, 23 851 logements ont été agréés dans la ville mais 88 131 Parisiens étaient demandeurs d'un logement social en 2006 ainsi que 21 266 non-Parisiens. La rotation des locataires est faible en raison du niveau élevé des prix de l'immobilier. Ce taux est de 10 % par an en France, 7,5 % en Île-de-France mais de seulement 5 % à Paris intra-muros.

Paris est la neuvième ville la plus chère du monde, en ce qui concerne les prix de l'immobilier de luxe : 12 600 euros par mètre carré en 2007 (contre 36 800 pour Londres, la plus chère),.

Les recensements français, comme l'impose la législation, ne posent aucune question concernant l'appartenance ethnique ou religieuse mais recueillent des informations au sujet du pays natal. Il est ainsi possible de déterminer que la zone métropolitaine de Paris est une des plus multiculturelles en Europe : au recensement de 1999, 19,4 % de sa population totale étaient nés à l'extérieur de la France métropolitaine. Selon ce même recensement, 4,2 % de la population de la zone métropolitaine de Paris étaient des immigrés récents (arrivés en France entre les recensements de 1990 et 1999), dans leur majorité de Chine et du continent africain. Par ailleurs, la zone métropolitaine de Paris compte également 15 % de musulmans,.

La première vague massive d'immigration vers Paris commence vers 1820 avec l'arrivée des paysans allemands fuyant la crise agricole et « ouverts » à la France depuis la présence Outre-Rhin des armées révolutionnaires et napoléoniennes. Plusieurs autres vagues migratoires ont ensuite suivi sans interruption jusqu'à nos jours : Italiens et Juifs d'Europe centrale pendant le XIXe siècle, Russes après la révolution de 1917, habitants des colonies pendant la Première Guerre mondiale, Polonais entre les deux guerres mondiales, Espagnols, Italiens, Portugais et Africains du Nord des années 1950 aux années 1970, Juifs séfarades après l'indépendance des pays d'Afrique du Nord, Africains et Asiatiques depuis lors.

La localisation des immigrés dans la ville varie en fonction de l'appartenance communautaire : les 18e et 19e arrondissements concentrent une forte part des originaires d'Afrique sub-saharienne, en particulier dans le quartier de Château Rouge, tandis que Belleville rassemble d'importantes communautés maghrébines et chinoises. Dans le 13e arrondissement se situe le quartier asiatique de Paris, plus important « chinatown » d'Europe. Le seizième arrondissement fait partie des zones qui ont la plus forte concentration de migrants des États-Unis.

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1er janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant et depuis 1790, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.

Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité à fiscalité propre entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.

Le département de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux créés lors de son extension territoriale de 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant depuis le 11 octobre 1795, et en 21 circonscriptions électorales.

Le statut de la ville a changé plusieurs fois. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue. Les débuts de la Troisième République furent dirigés par des conservateurs effrayés par cet épisode et horrifiés par les exactions commises. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de la Seine et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont la fonction était principalement représentative. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.

La loi du 31 décembre 1975 (entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977) instaure un Conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent le maire de Paris.

Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parité entre les électeurs, le maire de Paris et le Conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conserve les pouvoirs de police. Enfin, la loi du 31 décembre 1982 (dite loi PLM, entrée en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983 et portant à 163 le nombre de conseillers de Paris) étend les pouvoirs du Conseil de Paris, principalement en matière budgétaire, et crée les Conseils d'arrondissements.

Les pouvoirs de police administrative sont partagés entre le maire de Paris et le préfet de police qui se prêtent réciproquement leurs moyens d'action à cet effet. Ce dernier peut siéger au Conseil de Paris et doit lui soumettre chaque année son budget et son compte (bien que ce budget reste d'État). Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.

L'action de la Ville de Paris s'exerce également par l'intermédiaire de sociétés dont elle possède une part du capital, les Sociétés d'économie mixte de Paris.

Le budget primitif 2008 (ville et département) s’élevait à 7,058 milliards d’euros dont 5,566 milliards d’euros consacrés au fonctionnement et environ 1,49 à l’investissement.

Le Conseil de Paris a reconduit pour 2008 les taux d’imposition au même niveau qu’en 2000 (dernier budget voté et exécuté par la municipalité de Jean Tiberi), soit 8,8 % pour la taxe d'habitation, 7,11 % pour la taxe sur le foncier bâti, 13,5 % pour la taxe sur le foncier non bâti et 12,35 % pour la taxe professionnelle,. À noter que la fiscalité représente 53 % des recettes de la ville. Paris est l'une des quinze grandes villes françaises (plus de 100 000 habitants) n'ayant pas augmenté ses taux d'impôt foncier en cinq ans. Cette stabilité ne concerne que les taux d'imposition. La bulle immobilière qui s'est développée pendant toute la première mandature de M. Delanoë a permis une hausse extrêmement importante des rentrées fiscales assises sur l'immobilier. Le nombre des transactions en même temps que leur valeur a considérablement augmentés. Cette bulle fiscale a permis d'augmenter les effectifs de la Mairie de Paris de 40 à 49.000 agents. L'explosion de cette bulle immobilière temporaire laisse la mairie avec un excédent de dépenses permanentes à financer autrement. C'est pourquoi M. Delanoë a annoncé la création d'une nouvelle taxe de 3% sur le foncier et une hausse extrêmement importante des taux de l'impôt foncier. "Et je ne m'excuse pas " a-t-il ajouté.

Le tribunal de grande instance de Paris est situé dans le Palais de Justice, sur l'île de la Cité. C'est la juridiction qui traite le plus grand nombre d'affaires en France. Dans chaque arrondissement se trouve un tribunal d'instance.

Le tribunal de commerce de Paris se situe quant à lui quai de Corse, également sur l'île de la Cité. Le tribunal de police de Paris est installé rue de Cambrai, dans le 19e arrondissement, et le conseil de prud’hommes de Paris rue Louis-Blanc, dans le 10e arrondissement.

Outre les tribunaux de la ville, les tribunaux de plusieurs départements relèvent de la Cour d'appel de Paris : la Seine-et-Marne, l'Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'Yonne. Le ressort de cette cour concerne 12,6 % de la population française soit 7 605 603 personnes en 2004. Les autres départements d'Île-de-France ainsi que l’Eure-et-Loir dépendent, eux, de la cour d'appel de Versailles.

Dans l'ordre administratif, Paris est du ressort du tribunal administratif de Paris. Les appels sont portés devant la Cour administrative d'appel de Paris, laquelle connaît aussi les appels des tribunaux administratifs de Mata-Utu, Melun, de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française. À Paris siègent également les juridictions nationales suprêmes : Conseil constitutionnel, Cour de cassation et Conseil d'État.

La région Île-de-France totalise à elle seule plus du quart des crimes et délits commis en France métropolitaine. Au sein de la région, la grande couronne, la petite couronne et Paris intra muros comptabilisent chacune environ un tiers du total des faits constatés. La typologie de la criminalité parisienne reste largement dominée par les vols qui représentent les deux tiers des crimes et délits. En 2006, 255 238 faits ont été comptabilisés soit un taux de criminalité de 118,58 actes pour 1 000 habitants (crimes et délits), ce qui représente près du double de la moyenne nationale (61,03 ‰) mais se situe dans la moyenne des grandes villes de France (Lyon : 109,22, Lille : 118,93, Nice : 119,52, Marseille : 120,62). La part des femmes mises en cause est inférieure à 15 % (légèrement sous la moyenne nationale) et la part des mineurs est de 11,02 % soit sept points de moins que la moyenne française de 18,33 %. À l'inverse, la part des étrangers (résidents en France titulaires d'une carte de séjour) est supérieure à la moyenne française de 20,73 %,.

Le centralisme parisien explique également que la ville soit parfois victime d'attentats. Aussi bien sous Napoléon Ier ou, plus proche de nous, lors de l'attentat du RER Saint-Michel, l'histoire parisienne est ponctuée de ces événements à haute valeur symbolique. Ce qui n'est pas sans conséquence sur la vie quotidienne dans la ville, particulièrement avec la mise en place du plan vigipirate qui voit une présence renforcée de policiers, gendarmes et militaires près des lieux touristiques et stratégiques de la capitale.

À Paris, certaines prisons sont restées célèbres : le Grand Châtelet (sur la rive droite) abritait la prison du roi, et son annexe, le Petit Châtelet (au débouché du Petit-Pont sur la rive gauche), lieu d'incarcération à partir du XIVe siècle, fut démoli en 1782. Trois prisons sont devenues des symboles historiques : la Conciergerie, la Bastille et le donjon de Vincennes. Le Palais de justice possédait sa propre prison, la Conciergerie, qui après avoir accueilli parmi d'autres les Girondins et Marie-Antoinette pendant la Révolution française, continua à servir de prison temporaire jusqu'en 1914. La Bastille, édifiée à partir de 1370 et devenue exclusivement prison d'État sous Richelieu, constituait contrairement à l'idée générale une prison de « luxe » pour un nombre de prisonniers n'excédant jamais la quarantaine. Le donjon de Vincennes, également prison d'État jusqu'en 1784, mais plus résidence surveillée que véritable lieu d'incarcération, continua à servir occasionnellement de prison jusque sous le Second Empire. Il ne subsiste qu'une seule prison à Paris, la prison de la Santé, ouverte en 1867. Les principales prisons franciliennes se situent maintenant à Fresnes et Fleury-Mérogis, auxquelles il faut ajouter la maison centrale de Poissy.

Paris, comme le reste de l'Île-de-France mais de façon plus marquée encore, est plus riche et plus tertiarisé que la moyenne française. L'agglomération parisienne est toutefois nettement moins spécialisée économiquement que d'autres grands centres économiques mondiaux, notamment que Londres, sa grande rivale en Europe, qui est particulièrement dynamique dans le secteur financier. Toutefois, selon Éric Le Boucher, l'Île-de-France connaît un déclin économique et des pertes d’emplois : « aucune région-capitale au monde ne perd ses emplois comme celle de Paris, aveuglée par son passé brillant, mal gouvernée, fragmentée dans ses égoïsmes, anémiée faute de s'inscrire résolument dans la compétition mondiale des métropoles du XXIe siècle ». Les mêmes inquiétudes sont relayées par l'architecte Jean Nouvel qui estime impératif que Paris évolue, « sous peine de devenir une ville musée ».

John Ross, conseiller économique du maire de Londres estime, pour sa part, que Paris a perdu depuis longtemps la compétition économique avec Londres et ajoute : « Nous ne nous considérons pas comme en compétition avec Paris, nous avons déjà gagné ce combat. Nous nous mesurons à New York ». Cette assertion n'engage toutefois que son auteur et témoigne, si besoin était, de l'acuité de la rivalité entre les grandes métropoles mondiales (et tout particulièrement Londres et Paris) et des enjeux de communication qui entourent cette concurrence pour attirer les perspectives d'investissements associés. The Economist rajoute d'ailleurs que Londres dépasse désormais Paris sur la quasi-totalité des grands indicateurs économiques, alors même que Paris dispose de plus de m² de bureaux que la capitale londonienne (y compris en demande placée pour les banques), que plus de groupes du Fortune 500 y ont leur siège, que l'Île-de-France s'impose comme la première région européenne pour les emplois créés par les implantations internationales en 2007 et que, entre autres, la capitale française dépose chaque année plus de brevets que la capitale anglaise et dispose d'une plus grande proportion de chercheurs dans sa main d'œuvre. À l'heure actuelle, le PIB de Paris est ainsi estimé à 460 milliards de dollars, ce qui en fait la cinquième ville la plus riche du monde derrière Tokyo (1 191 milliards), New York (1 133 milliards), Los Angeles (639 milliards) et Chicago (460 milliards) mais devant Londres (452 milliards).

Le plus gros secteur économique est le tourisme de loisirs (cafés, hôtels, restaurants et services liés) et professionnel (salon, congrès...). Elle fait face à la concurrence émergente de villes d'Europe de l’Est ou du Sud parfois moins chères. Ainsi, Madrid est une concurrente sérieuse pour le tourisme de loisirs, Vienne et Milan pour les salons et congrès. Paris dispose d'un tissu hôtelier très diversifié, à un coût moindre que bien d'autres capitales pour les 2 et 3 étoiles et bénéficie encore de sa réputation pour l'élégance, le luxe, les parfums, la mode et la gastronomie.

Paris reste de loin le département qui regroupe le plus d'emplois dans la région avec près d'1 650 600 en 2004, soit 31 % des emplois privés de la région, devant les Hauts-de-Seine avec 848 200 emplois (16 %).

Les salaires parisiens sont très légèrement supérieurs à ceux de la région (19 euros de l'heure en moyenne annuelle au lieu de 18,2 euros, chiffres de 2002) et largement supérieurs à la moyenne des salaires en France (13,1 euros). Néanmoins, cet écart s'explique essentiellement par la forte sur-représentation de cadres qui constituent 25 % des salariés. La ville se caractérise surtout par sa forte inégalité salariale : les 10 % des salariés les mieux payés touchent quatre fois plus que les 10 % les moins payés, ce qui dépasse un peu la moyenne régionale (3,7), mais est largement supérieur à l'écart constaté en province (2,6). De même, les inégalités géographiques apparaissent également au sein même de la ville : le salaire horaire moyen offert dans le 8e arrondissement (24,2 euros) est supérieur de 82 % à celui du 20e arrondissement (13,3 euros). En revanche, les écarts salariaux homme-femme à niveau égal ne sont que de 6 % à Paris contre 10 % en province.

La ville de Paris connaît une tertiarisation croissante de son économie avec prolifération des sociétés de services. Néanmoins, l'artisanat et l'industrie représentent toujours une part non négligeable des emplois. Le commerce maintient son attractivité malgré le développement des grandes surfaces commerciales, sous-représentées en Île-de-France en proportion du nombre d'habitants.

Le secteur de l'industrie comptait près de 25 000 établissements en 2003 et employait 110 000 salariés en l'an 2000. L'imprimerie-presse-édition fournissait l'essentiel de l'activité avec 40 % des emplois industriels parisiens, et celui de l'habillement et du cuir 23 %. Le secteur de l'artisanat totalisait 36 237 entreprises (pour l'essentiel concentrées dans le nord et l'est de la ville), soit 28 % des artisans de la région, et rassemblait 123 000 salariés en 2003. Depuis les années 1980, la municipalité a organisé l'implantation artisanale et industrielle par la création d'« hôtels d'activités », en particulier dans les quartiers extérieurs de l'est de la ville. Les services rassemblent 35 % des effectifs salariés des entreprises artisanales, suivis par la fabrication avec 28,9  %, le bâtiment avec 22,4 % et enfin l'alimentation avec 13,7 %.

Le commerce parisien, resté particulièrement attractif bien au-delà des limites de la ville avec près de 80 000 locaux et 30 000 commerces de détail, se caractérise par son extrême diversité et sa répartition géographique relativement équilibrée. Néanmoins, l'implantation des grandes surfaces en périphérie ou l'augmentation des baux ont entraîné d'importantes mutations à la fin du XXe siècle. La monoactivité commerciale a progressivement remplacé les petits commerces de bouche par des boutiques d'informatique fort concentrées (rue Montgallet et rue de Charenton en particulier dans le 12e arrondissement) ou des commerces de gros du textile (quartier du Sentier et une partie du 11e arrondissement). L'arrivée massive de chaînes internationales de magasins, de vêtements pour l'essentiel (Celio, Zara, etc.), a encore accru le phénomène au point de faire craindre aux Parisiens la disparition rapide du petit commerce de proximité (commerces de bouche ou librairies de quartier en particulier), ce qui s'est produit dans de nombreux quartiers de Londres par exemple. La municipalité a finalement joué de son droit de préemption afin de lutter contre ce phénomène et le plan local d'urbanisme tente de limiter l'impact de cette évolution dans l'avenir en interdisant par exemple le changement d'affectation d'un local commercial revendu.

Le secteur des services aux entreprises est le plus important et correspond au tiers des établissements parisiens. Au 31 décembre 2001, près de 122 300 entreprises employaient au moins un salarié. En effet, une des caractéristiques de l'économie parisienne tient à la forte présence, aux côtés des grands sièges sociaux, de petites entreprises d'un à dix salariés qui rassemblent plus d'un quart des emplois. Ce secteur regroupe les activités de conseil et d'assistance, les services opérationnels, les postes et télécommunications ainsi que la recherche et le développement.

Le large « Paris-La Défense », ainsi nommé par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, domine le monde des affaires francilien. Il regroupe la partie Ouest de la rive droite parisienne et une dizaine de communes des Hauts-de-Seine. On y trouve la plupart des grands sièges sociaux et des emplois à haut revenu. Deux zones y sont particulièrement importantes : le centre de Paris et le quartier de La Défense, en banlieue Ouest.

Le quartier des affaires s'étend sur un périmètre assez large autour de l'opéra et de la gare Saint-Lazare. Il garde un rôle majeur mais les prix de l'immobilier de bureau y sont particulièrement élevés et les surfaces limitées par les règles de l'urbanisme. Entre 1994 et 2005, le nombre d'emplois privés y a assez nettement diminué au profit de la proche banlieue Ouest dans laquelle la Défense a une place centrale.

La Défense, caractérisée par ses gratte-ciels, se développe depuis les années 1960 et compte trois millions de mètres carrés de bureaux et 150 000 salariés. On y trouve 1 500 entreprises dont quatorze des vingt premières entreprises nationales et quinze des cinquante premières mondiales. Un grand plan de relance est prévu pour le quartier pour les années à venir.

D'autres quartiers d'affaires s'implantent aussi ailleurs. Paris Rive Gauche dans le 13e arrondissement est le plus avancé des projets en cours de développement. En banlieue, d'autres pôles naissent dans des zones où les prix de l'immobilier sont moins élevés ou sur des hubs stratégiques (aéroport Paris-Charles-de-Gaulle). Dans le département de la Seine-Saint-Denis et plus particulièrement dans le quartier intercommunal de La Plaine Saint-Denis, de nombreux projets dont certains sont classés ZAC devraient modifier radicalement l'ancienne plus grande zone industrielle d'Europe (au 1er juillet 2008 moins d'1 % des travaux prévus avaient débuté)..

Le « tourisme », dans le sens moderne du terme, n'a pris d'ampleur qu'à la suite de l'apparition du chemin de fer, au cours des années 1840. Une des premières attractions fut, dès 1855, la série d'expositions universelles, autant d'occasions d'édifier à Paris de nombreux nouveaux monuments, dont le plus célèbre est la tour Eiffel, érigée pour l'exposition de 1889. Ceux-ci, en plus des embellissements apportés à la capitale sous le Second Empire, ont largement contribué à faire de la ville elle-même l'attraction qu'elle est devenue.

Mais si Paris est aujourd'hui la capitale la plus visitée au monde, elle est une des moins accueillantes et des plus chères : selon une enquête sur soixante villes auprès de 14 000 personnes à travers le monde, elle se situe à la première place pour la beauté et le dynamisme, mais en fin de classement en ce qui concerne la qualité de l'accueil (52e sur 60) et les prix pratiqués (seulement 55e).

Paris a accueilli au total de 27 millions de touristes dont 17 millions d’étrangers en 2006, 44 millions en incluant la région Île-de-France, ce qui constitue la première destination touristique mondiale. Elle est également la ville organisatrice du plus grand nombre de congrès internationaux. En 2006, les cinquante premiers sites culturels de la ville ont enregistré 69,1 millions d'entrées soit une croissance de 11,3 % par rapport à 2005.

Les établissements d'enseignement de la ville de Paris relèvent de l'académie de Paris.

Durant l'année scolaire 2005–2006, 263 812 élèves sont scolarisés dans le secteur public, dont 135 570 dans le premier degré et 128 242 dans le second degré, ainsi que 138 527 dans le secteur privé, dont 91 818 sous contrat. Paris possède des établissements en zone d'éducation prioritaire (ZEP) ou en réseau d’éducation prioritaire (REP) : 214 écoles et 32 collèges (soit un enfant parisien sur cinq) relèvent de ces classements.

En 2007, la ville totalise 881 établissements publics dont 323 écoles maternelles, 334 écoles élémentaires, 6 établissements spécialisés (écoles à l’hôpital), 110 collèges, 72 lycées généraux et technologiques, 34 lycées professionnels et 2 lycées expérimentaux publics. S'ajoutent 256 établissements privés sous contrat : 110 écoles maternelles et élémentaires, une école spécialisée, 67 collèges, 73 lycées généraux et technologiques et 5 lycées professionnels privés sous contrat.

Dans l'enseignement secondaire, les lycées Louis-le-Grand, Henri-IV et le lycée international de Saint-Germain-en-Laye ont une envergure nationale voire internationale.

L'enseignement supérieur regroupait en 2004 environ 600 000 étudiants en Île-de-France, soit plus du quart du total français. Parmi eux, la moitié étudient dans Paris intra muros.

Il existe une certaine volonté de décentralisation qui a notamment conduit dans les années 1990 au transfert de l'ENA à Strasbourg et d'écoles normales supérieures à Lyon. Toutefois, la plupart des établissements nationaux les plus prestigieux se trouvent toujours en région parisienne.

Dès le XIIe siècle, Paris est un des grands centres intellectuels d'Europe, particulièrement en matière de théologie et de philosophie. On retient symboliquement 1200 comme date de fondation de l'Université de Paris, lorsque Philippe Auguste accorde un statut particulier à la corporation (maîtres et élèves) en l'affranchissant de la justice et de la police publiques, les faisant alors relever de la justice ecclésiastique. Les collèges, résidences de maîtres et d'élèves où se déroule également l'essentiel de l'enseignement, sont organisés en facultés. L'origine de la Sorbonne remonte à 1257. L'université vit essentiellement autour de la montagne Sainte-Geneviève, sur la rive gauche. Ce quartier, le quartier latin, est aujourd'hui encore un centre universitaire d'importance.

À partir du XVIIIe siècle, des écoles spécialisées sont créées pour certaines professions. Elles sont à l'origine des grandes écoles actuelles. L'École polytechnique et l'École normale supérieure sont fondées pendant la Révolution. L'Université de Paris moderne est constituée au XIXe siècle de six facultés : droit, médecine, pharmacie, littérature, théologie et science. Au XXe siècle, le nombre d'étudiants croît fortement. Après la révolte des étudiants de mai 1968 dont la Sorbonne est l'épicentre, l'Université de Paris est réorganisée en treize établissements autonomes (Paris I à Paris XIII), chacun spécialisé dans un domaine relativement délimité.

Paris intra-muros reste le centre universitaire français majeur. Les universités Paris I à VII y sont situées ainsi que Paris-Dauphine quoiqu'un peu excentrée. Le quartier latin conserve une place importante, avec les implantations les plus anciennes, la Sorbonne et l'ENS ainsi que le Collège de France. Plus généralement, les sites prépondérants se trouvent dans le Nord de la rive gauche (Sciences Po, Assas, Jussieu, EHESS, etc.). Il se manifeste une certaine volonté d'étendre le quartier universitaire vers l'est, dans le XIIIe arrondissement où se dresse la Bibliothèque nationale de France et où plusieurs bâtiments universitaires ont ouvert. La ville accueille de plus l'École nationale supérieure d'arts et métiers près de la place d'Italie depuis 1912.

Des universités ont été créées en banlieue depuis les années 1960, la plus ancienne étant celle de Nanterre en 1964. Dans le même temps, plusieurs grandes écoles ont également quitté le centre de Paris, notamment pour disposer de locaux plus vastes. Le plateau de Saclay, au sud de Paris, en est devenu un pôle important. Il regroupe, sur un territoire assez vaste, une université (Paris XI), des grandes écoles (HEC dès 1964, Polytechnique en 1976), et des laboratoires publics et privés. En 1991, trois autres universités sont fondées en banlieue : Cergy-Pontoise, Évry, Marne-la-Vallée et Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines. Signe d'un certain volontarisme décentralisateur, « Paris » n'apparaît pas dans leur nom contrairement aux autres universités de proche banlieue.

La ville de Paris entretient elle-même sept établissements d'enseignement supérieur. Quatre sont dédiés aux arts appliqués dont les prestigieuses École Boulle (ameublement) et École Estienne (arts graphiques, notamment reliure), deux sont des écoles d'ingénieurs (École des ingénieurs de la ville de Paris et École supérieure de physique et de chimie industrielle) et l'École du Breuil est à caractère horticole.

Outre un réseau dense de lignes de bus et de métro, Paris est desservie par le RER, réseau ferroviaire suburbain qui facilite les relations à l'échelle de l'agglomération parisienne. Six grandes gares ferroviaires la relient à sa périphérie grâce à une quinzaine de lignes de chemin de fer de banlieue (Transilien), à toutes les villes de France et aux pays proches par le biais du TGV ou de trains classiques.

Paris est, après Londres, la ville d'Europe qui comptabilise le plus de passagers aériens (82,5 millions) et 2,24 millions de tonnes de fret en 2006 dans les deux aéroports qui accueillent l'essentiel du trafic : aéroport Paris-Orly et surtout Roissy-Charles-de-Gaulle.

Comme dans toutes les mégapoles de la planète, la circulation routière est très dense et souvent difficile malgré les larges avenues tracées par Haussmann au XIXe siècle qui facilitèrent alors grandement un trafic déjà important à cette époque. La ville est ceinte par un boulevard périphérique, voie routière la plus empruntée de France. Un réseau d'autoroutes urbaines en toile d'araignée la relie aux banlieues périphériques et au reste du pays. Le stationnement à Paris se révèle délicat à l'image de la plupart des grandes métropoles. Il est payant dans la quasi-totalité des rues, la municipalité en place menant une politique de promotion du transport collectif et cycliste. Ainsi, la ville dispose depuis la fin des années 1990 d'un réseau de pistes cyclables en augmentation constante. Fin 2006, 371 kilomètres existent dans Paris, incluant les bandes et pistes cyclables ainsi que les couloirs de bus élargis,. À la suite de Rennes et Lyon, la Mairie de Paris lance le 15 juillet 2007 un système de location de vélos en libre-service, baptisé Vélib', avec le réseau le plus dense d'Europe, 20 000 vélos fin 2007, 1 400 stations dans Paris, une tous les 300 mètres en moyenne, et géré par JCDecaux. La ville compte par ailleurs 15 500 taxis parisiens début 2007.

La plupart des souverains français depuis le Moyen Âge ont tenu à laisser leur marque sur une ville qui n'a jamais été détruite comme Londres (lors du grand incendie de 1666) ou Lisbonne (par le tremblement de terre de 1755). Tout en conservant l'empreinte du passé le plus ancien dans le tracé de certaines rues, Paris a élaboré au cours des siècles un style homogène et a su moderniser ses infrastructures.

L'organisation actuelle de la ville doit beaucoup aux travaux d'Haussmann, sous le Second Empire. Il a fait percer la plupart des voies les plus fréquentées aujourd'hui (Boulevard Saint-Germain, Boulevard de Sébastopol, etc.). On associe souvent Paris à l'alignement d'immeubles de hauteur égale le long d'avenues bordées d'arbres, aux façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième étage. Le centre de Paris se distingue de celui de beaucoup d'autres grandes villes occidentales par la densité de sa population.

Il existe depuis longtemps des règles strictes d'urbanisme, en particulier des limites à la hauteur des immeubles. Aujourd'hui, les nouveaux bâtiments de plus de trente-sept mètres ne sont autorisés qu'à titre exceptionnel et la limite de hauteur est encore moins élevée dans de nombreux quartiers. La Tour Montparnasse demeure depuis 1973 le plus haut immeuble de Paris et même de France, bien que la situation devrait prendre fin dès 2010, les projets de gratte-ciel se multipliant dans le quartier de La Défense : la Tour Assur rénovée atteindra 225 mètres de hauteur mais sera surpassée par la Tour Phare, prévue pour une hauteur de 300 mètres, et par la Tour Generali qui devrait culminer à 318 mètres et devenir l'immeuble le plus élevé d'Europe occidentale.

Paris comptait 6 088 voies publiques ou privées en 1997. Parmi les plus remarquables, on peut citer l'avenue Foch (16e), la plus large de Paris avec 120 mètres, alors que l'avenue de Selves (8e), est l'avenue la plus courte avec 110 mètres de longueur. La rue la plus longue de Paris est la rue de Vaugirard (6e et 15e) avec 4 360 mètres. La rue des Degrés (2e) est quant à elle la rue la plus courte avec seulement 5,75 mètres tandis que la rue du Chat-qui-Pêche (5e) reste officiellement la plus étroite avec une largeur minimale de 1,80 mètre (certaines sources mentionnent néanmoins le sentier des Merisiers, dans le 12e, qui mesure moins d'un mètre, ou encore le passage de la Duée dans le 20e qui, bien que sa partie droite soit aujourd'hui détruite et bordée d'une palissade, mesure seulement 80 cm de largeur). Enfin, la voie la plus pentue est la rue Gasnier-Guy (20e) avec une pente de 17 %.

Voir aussi un tableau synoptique des boulevards des Maréchaux et des portes de Paris.

Les monuments les plus célèbres de Paris datent d'époques variées. Ils se trouvent souvent dans le centre et sur les rives de la Seine. Les quais de Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim constituent l'un des plus beaux paysages fluviaux urbains et sont d'ailleurs classés à l'inventaire du patrimoine mondial de l'UNESCO. On y trouve notamment, d'est en ouest : Notre-Dame, le Louvre, les Invalides, le pont Alexandre-III, le Grand Palais, le musée du quai Branly, la Tour Eiffel et le Trocadéro. Plus à l'est, d'importants édifices contemporains ont été construits (le ministère des Finances, le site François Mitterrand de la bibliothèque nationale de France, etc.).

On trouve sur l'île de la Cité des monuments anciens emblématiques. La cathédrale Notre-Dame, de style gothique, principalement bâtie du XIIe siècle au XIIIe siècle, a été très restaurée au XIXe siècle et sa façade occidentale nettoyée à la fin du XXe siècle. Elle est symboliquement le noyau de Paris et les distances routières françaises sont mesurées à partir de son parvis. L'ancien palais de la Conciergerie fut le siège du pouvoir royal jusqu'au règne de Charles V, dans la seconde moitié du XIVe siècle. Une partie du bâtiment fut dès lors aménagée en prison et fut notamment le lieu de détention d'illustres personnalités de l'Ancien Régime avant leur exécution, lors de la Révolution française. La Sainte-Chapelle, construite à proximité de la Conciergerie, est considérée comme un chef-d'œuvre de l'architecture gothique. Le pont Neuf, à l'extrémité occidentale de l'île et datant de la fin du XVIe siècle, est le plus vieux pont de Paris en l'état.

Des monuments de style classique marquent également le centre de Paris de leur empreinte. La chapelle de la Sorbonne au cœur du quartier latin, a été construite au début du XVIIe siècle. Le Louvre, résidence royale, a été embelli au XVIIe siècle et plusieurs fois retouché par la suite. L'Hôtel des Invalides, avec son fameux dôme doré, fut érigé à la fin du XVIIe siècle dans les faubourgs de la ville par un Louis XIV soucieux d'offrir un hospice aux soldats blessés. Il abrite depuis le 15 décembre 1840 les cendres de Napoléon Ier et son tombeau depuis le 2 avril 1861. Le Panthéon, édifié quant à lui à la fin du XVIIIe siècle à proximité de la Sorbonne, est devenu sous la Révolution un temple civil où des Français illustres sont enterrés.

Le patrimoine du XIXe siècle est très abondant à Paris avec notamment l'Arc de triomphe, les passages couverts, le Palais Garnier, construit à la fin du Second Empire et au début de la Troisième République et qui abrite l'opéra de Paris, et la Tour Eiffel, construction « provisoire » érigée par Gustave Eiffel pour l'exposition universelle de 1889 mais qui ne fut jamais démantelée. Elle est devenue le symbole de Paris, visible de la plupart des quartiers de la ville et parfois de la proche banlieue.

Au XXe siècle, de nombreuses réalisations des plus grands architectes parsèment les rues de Paris : Guimard, Plumet ou Lavirotte, références de l'Art nouveau en France, puis celles de Mallet-Stevens, Roux-Spitz, Dudok, Henri Sauvage, Le Corbusier, Auguste Perret, etc. pendant l'entre-deux guerres.

L'architecture contemporaine à Paris est représentée par le Centre Pompidou, édifice des années 1970 qui abrite le musée national d'Art moderne ainsi qu'une importante bibliothèque publique librement accessible, par l'institut du monde arabe ouvert en 1987 ou encore par les importantes réalisations voulues par le président François Mitterrand : la bibliothèque nationale de France dans le nouveau quartier de Paris Rive Gauche en plein développement, l'opéra Bastille et, probablement la plus célèbre, la pyramide du Louvre, œuvre de l'architecte Ieoh Ming Pei érigée dans la cour du Louvre. Plus récemment, le musée du quai Branly, ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques dessiné par Jean Nouvel et inauguré en 2006, a encore enrichi la diversité architecturale et culturelle de la capitale.

C'est dans la cour du Louvre que débute l'axe historique de Paris : il s'agit d'un alignement monumental d'édifices et de voies de communication partant du cœur de la ville en direction de l'ouest. Il commence à la statue de Louis XIV dans la cour principale du palais du Louvre et se poursuit à travers le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, les Champs-Élysées et aboutit à l'arc de triomphe au milieu de la place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l'Étoile). À partir des années 1960, la perspective fut prolongée plus à l'ouest par la construction du quartier d'affaires de La Défense, quartier où se situent la plupart des plus hauts gratte-ciel de l'agglomération parisienne. La perspective est parachevée en 1989 par la construction de l'Arche de la Défense.

La Tour Montparnasse et la basilique du Sacré-Cœur au sommet de la butte Montmartre sont, de par leur hauteur, des points de repère importants dans le ciel parisien. Cette dernière est un des lieux emblématiques de Paris et accueille de nombreux visiteurs, en particulier autour de la place du Tertre où se tiennent des peintres et caricaturistes.

Dans les années 1960, le ministre des affaires culturelles André Malraux lance une grande campagne de ravalement des façades, ce qui fait dire au cinéaste François Truffaut : « À partir du blanchiment de Paris, c'est devenu très difficile de montrer Paris tel qu'il avait été avant ».

On trouve des jardins anciens dans le cœur de Paris comme celui des Tuileries et celui du Luxembourg. Le jardin des Tuileries a été créé au XVIe siècle, sur la rive droite de la Seine, à proximité du Louvre pour le palais éponyme aujourd'hui disparu. Le jardin du Luxembourg, sur la rive gauche, était autrefois une dépendance privée du château construit pour Marie de Médicis vers 1625. Le jardin des Plantes, institué par Guy de La Brosse, le médecin de Louis XIII, pour la culture des plantes médicinales, fut quant à lui le premier jardin public de Paris.

C'est toutefois au Second Empire que les jardins parisiens doivent l'essentiel de leur physionomie actuelle. La création d'espaces verts fut une facette importante de la politique d'aération d'une ville où s'entassait une population en rapide augmentation. Sous la conduite de l'ingénieur Jean-Charles Alphand et du paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un nouveau type de jardin voit le jour. Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes, alors à l'extérieur de Paris, sont aménagés : situés respectivement à l'extrême ouest et à l'extrême est de Paris intra-muros, ils constituent aujourd'hui, et de loin, les espaces verts les plus étendus de la ville. Certains jardins du centre sont réaménagés et des squares de quartier sont créés. Dans les quartiers plus récents, d'importants parcs sont dessinés, Monceau (autrefois connu sous le nom de « folie de Chartres »), Montsouris, les Buttes-Chaumont ont été conçus par l'ingénieur de Napoléon III.

Depuis les années 1980, plusieurs espaces verts ont été aménagés dans des zones d'activités désaffectées. Le parc de la Villette, imaginé par l'architecte Bernard Tschumi à l'emplacement des anciens abattoirs de Paris, est aujourd'hui le plus grand parc de Paris intra-muros après les bois de Boulogne et de Vincennes. Durant les années 1990, le parc de Bercy, celui de Belleville et d'autres encore ont vu le jour. Des jardins familiaux ou éducatifs ont également agrémenté la périphérie de la ville le long de l'ancienne ligne ferroviaire circulaire de « petite Ceinture ». Les jardins d'Éole inaugurés en 2007 sont le plus important parc créé à Paris dans les années 2000.

Les principaux cimetières parisiens étaient situés à la périphérie de la ville à leur création en 1804 sous Napoléon Ier. Plusieurs églises de Paris possédaient également leurs propres cimetières mais à la fin du XVIIIe siècle, il fut décidé de les fermer pour des questions de salubrité. Tous les ossements contenus dans les cimetières paroissiaux supprimés en 1786 ont été transférés dans d'anciennes carrières souterraines en dehors des portes méridionales de Paris, lieu devenu depuis la place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement. Ces carrières sont connues de nos jours comme les catacombes de Paris.

Bien que l'extension de Paris ait aujourd'hui de nouveau englobé tous ces anciens cimetières, ceux-ci sont devenus des oasis de tranquillité très appréciés dans une ville trépidante. Plusieurs grandes figures ont trouvé le repos dans le cimetière du Père-Lachaise. Les autres cimetières majeurs sont le cimetière de Montmartre, le cimetière du Montparnasse, le cimetière de Passy et les catacombes de Paris.

De nouveaux cimetières « hors-les-murs » ont été créés en début du XXe siècle : les plus grands sont le cimetière parisien de Saint-Ouen, le cimetière parisien de Pantin, le cimetière parisien d'Ivry et le cimetière parisien de Bagneux.

Paris est un centre culturel de premier plan. Destination touristique visitée chaque année par quelque 26 millions de touristes étrangers, Paris dispose notamment de plus de 150 musées, tels Le Louvre, et des sites exceptionnels, comme les Champs-Élysées ou la tour Eiffel. Capitale mondiale des salons et conférences (5 % de l'activité mondiale des congrès sur près de 600 000 mètres carrés), de la mode, du luxe, de la gastronomie et (après Venise) de l'amour romantique, Paris propose également un choix important en matière de spectacles, théâtres ou opéras notamment, et présente à un public particulièrement cinéphile un choix sans égal de films en provenance du monde entier.

Les principaux quartiers pour les sorties nocturnes sont l'avenue des Champs-Élysées, de la place de la Concorde jusqu'à l'arc de triomphe, la Bastille, Pigalle, la rue Mouffetard, la rue Oberkampf, célèbre pour ses bars, le Marais, la Butte-aux-Cailles, la place de la République, les rives du canal Saint-Martin, le quartier Latin, le quartier des Halles, Montparnasse ou encore la rue de Lappe.

À Las Vegas, un casino a reconstitué à une échelle un demi la tour Eiffel, l'arc de triomphe et l'Opéra Garnier. Sur le même principe, un promoteur Chinois construit actuellement un « petit Paris » dans la banlieue de Hangzhou en Chine.

Paris et la région Île-de-France possèdent la plus importante offre muséographique de France. On compte en effet pas moins de cent musées dans Paris intra muros auxquels il faut ajouter plus de cent-dix musées dans la région. Mais au-delà du nombre, c'est surtout dans la diversité des collections que se trouve la plus grande richesse.

Capitale multi-centenaire au riche patrimoine, Paris attire chaque année de nombreux visiteurs. Le musée le plus ancien, le plus grand en surface et en collections est le musée du Louvre. Avec un record de fréquentation de 8,3 millions de visiteurs en 2006, le Louvre est de loin le musée d'art le plus visité au Monde. D'autres possèdent également une renommée mondiale tels le musée national d'Art moderne (dans le Centre Georges-Pompidou) ou le musée d'Orsay, consacré essentiellement à l'impressionnisme. À proximité de Paris, le château de Versailles, palais édifié par le Roi-Soleil et résidence des rois de France aux XVIIe et XVIIIe siècles, attire également plusieurs millions de visiteurs par an. Le palais et le parc de Versailles sont classés sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979.

On trouve des musées sous divers statuts administratifs : les plus célèbres sont des musées nationaux, c'est-à-dire appartenant à l'État Français. D'autres dépendent de ministères, tels le musée de l'Armée (Hôtel des Invalides) et le musée de l'air et de l'espace du Bourget qui relèvent du ministère de la Défense. On peut également citer le Panthéon, où reposent les grands hommes de la Nation tels que Victor Hugo, Voltaire, Jean Moulin, Jean Jaurès ou Marie Curie. D'autres relèvent de l'Institut de France ou encore sont des musées privés.

La municipalité de Paris possède et gère quant à elle quatorze musées et sites municipaux dont les plus célèbres sont le musée Carnavalet, consacré à l'histoire de Paris, à proximité de la maison de Victor Hugo ou encore les catacombes. De nombreuses expositions thématiques y sont organisées.

Paris accueille un grand nombre de bibliothèques, notamment publiques. La bibliothèque Mazarine, constituée à partir de la bibliothèque personnelle du cardinal Mazarin, est la plus ancienne bibliothèque publique de France ; elle fut ouverte au public en 1643.

La Bibliothèque nationale de France se trouve pour l'essentiel à Paris, notamment sur deux sites : « Richelieu » situé dans le 2e arrondissement et surtout « François-Mitterrand » dans le 13e arrondissement. Elle constitue l'une des plus importantes bibliothèques au Monde avec une collection estimée à trente millions de volumes. Cet établissement public est le dépositaire en France du dépôt légal depuis le règne de François Ier.

La ville gère cinquante-cinq bibliothèques municipales de prêt généralistes et une dizaine de bibliothèques municipales thématiques où il est également possible d'emprunter certains documents. On peut citer parmi les plus connues la bibliothèque historique de la ville de Paris, créée en 1871, qui possède un million de livres et brochures, des photographies, cartes et plans liés à l'histoire de la ville ou la bibliothèque de cinéma François-Truffaut, offrant une importante documentation sur le cinéma. Contrairement à l'accès à la BNF et à la bibliothèque Mazarine, l'accès aux bibliothèques municipales est entièrement gratuit même s'il peut être interdit aux mineurs dans les bibliothèques thématiques. L'emprunt des livres, revues, bandes dessinées ou partitions est gratuit, celui des disques et vidéos se fait moyennant un forfait annuel.

Il existe en outre des bibliothèques publiques, par exemple la Bibliothèque publique d'information du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, associatives ou privées. De nombreuses bibliothèques universitaires sont ouvertes au public.

Les plus grands opéras de Paris sont l'Opéra Garnier et l'Opéra Bastille ; ils offrent un répertoire varié de classique et de moderne.

Le théâtre est traditionnellement un lieu majeur de la culture parisienne. Cela demeure vrai, bien que plusieurs de ses acteurs les plus populaires sont également des vedettes de la télévision française. La Comédie-Française, le théâtre de l'Odéon ou, sur d'autres registres, le théâtre Mogador et le théâtre de la Gaîté-Montparnasse figurent parmi les principaux théâtres parisiens. Quelques uns sont également des salles de concert.

Des légendes du monde musical français tels qu'Édith Piaf, Maurice Chevalier, Georges Brassens et Charles Aznavour ont trouvé la gloire dans les salles de concert parisiennes : Bobino, l'Olympia, La Cigale ou encore Le Splendid. La salle Pleyel accueille de nombreux concerts symphoniques, la salle Gaveau de la musique de chambre ; la maison de Radio France offre, quant à elle, de nombreux concerts d'une grande diversité musicale.

L'Élysée Montmartre mentionné ci-dessous, dont la taille s'est nettement réduite, est devenu une salle de concert. Le New Morning est l'un des quelques clubs parisiens offrant toujours des concerts de jazz mais on peut y entendre des musiques d'autres horizons. Plus récemment, Le Zénith dans le quartier de la Villette et le palais omnisports dans le quartier de Bercy, voire le Stade de France à Saint-Denis ou le Parc des Princes proposent des concerts à plus grande échelle.

Les guinguettes et les cafés-concerts constituaient l'épine dorsale du divertissement parisien avant la Seconde Guerre mondiale. Parmi les exemples précoces, avant le milieu du XIXe siècle, on peut citer la guinguette du moulin de la galette et les cafés-concerts de l'Élysée Montmartre et du Château-Rouge. Les orchestres populaires ont ouvert la voie aux accordéonistes parisiens dont la musique a déplacé des foules à l'Apollo et la java a fait danser au faubourg du Temple et à Belleville. En dehors des clubs survivant de cette époque s'est développée la discothèque moderne : Le Palace, bien que fermé aujourd'hui, en est l'exemple le plus légendaire de Paris. Aujourd'hui, une grande partie du clubbing à Paris se déroule dans des clubs comme le Queen, l'Étoile, Le Cab qui sont très sélectifs. Les clubs orientés vers la musique électronique tels que Le Rex, le Batofar (un bateau converti en club) ou The Pulp sont assez populaires et les meilleurs DJ du monde y offrent leurs prestations.

Paris compte un grand nombre de salles obscures représentant 376 écrans, dont 150 écrans indépendants et 89 classés art et d'essai. Elles se distinguent par la variété de l'offre, environ 450 à 500 films différents à l'affiche chaque semaine et sont fréquentées par plus de vingt-sept millions de spectateurs par an (chiffres 2006).

Quelques grands groupes dominent de plus en plus et le cinéma indépendant est fragilisé. Depuis les années 1990, de grands multiplexes de dix ou vingt salles ont été créés (aux Halles, à Bercy, etc.).

La plus grande salle de cinéma à Paris est aujourd'hui Le Grand Rex avec 2 800 places, alors que toutes les autres salles possèdent moins de 1 000 places.

L'ancien American Center de l'architecte Frank O.Gehry abrite désormais la Cinémathèque française, au nord de la passerelle Simone-de-Beauvoir, dont elle est séparée par le parc de Bercy ; elle fait face au site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France.

Les cafés sont rapidement devenus une partie intégrante de la culture française de par leur aspect, en particulier à partir de l'ouverture du café Régence au Palais-Royal en 1688 puis, un an plus tard, sur la rive gauche du café Procope. Les cafés dans les jardins du Palais-Royal sont devenus particulièrement populaires au cours du XVIIIe siècle et peuvent être considérés comme les premières « terrasses de café » à Paris. Celles-ci ne connurent pas d'expansion jusqu'à ce que les trottoirs et les boulevards aient commencé à apparaître au milieu du XIXe siècle.

La réputation culinaire de Paris trouve ses fondations dans les origines diversifiées de ses habitants. Avec l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle et la révolution industrielle qui suivit, de nombreux provinciaux sont arrivés dans la capitale, apportant avec eux toute la diversité gastronomique des différentes régions de France et créant de nombreux restaurants de spécialités locales. « Chez Jenny » est un exemple typique d'un restaurant spécialisé dans la cuisine Alsacienne et « Aux Lyonnais » est un autre exemple caractéristique de cuisine régionale de ville évoquée. Naturellement, l'immigration de régions bien plus éloignées a apporté une encore plus grande diversité culinaire et aujourd'hui, en plus d'un grand nombre d'établissements de cuisine du Maghreb ou d'Asie, on trouve à Paris des établissements proposant des préparations culinaires en provenance des cinq continents.

La présence de nombreux hôtels dès la fin du XIXe siècle, en partie liée aux expositions universelles, est une autre conséquence de l'augmentation du nombre de voyageurs et de touristes dans la capitale. Parmi les plus luxueux, l'Hôtel Ritz est apparu sur la place Vendôme en 1898 et l'Hôtel de Crillon a ouvert ses portes sur le côté nord de la place de la Concorde en 1909.

Le caractère festif de la ville semble à nouveau à l'honneur depuis les opérations de Paris-Plage ou Nuit Blanche.

Paris accueille tout au long de l'année de très nombreuses festivités dont certaines se démarquent particulièrement. Fin janvier, les rues du 13e arrondissement s'animent avec les célébrations du Nouvel An chinois, tandis que le cortège traditionnel du Carnaval de Paris défile, chaque année, au mois de février, en passant à travers la ville. Fin février se déroule le salon international de l'agriculture. Mars voit se tenir le salon du livre tandis que fin avril ou début mai la Foire de Paris rappelle les grands rassemblements médiévaux. Le marathon de Paris a lieu courant avril dans les rues de la ville et la Gay pride en juin.

Le 14 juillet est l'occasion du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées où s'achève à la fin du même mois le Tour de France cycliste. C'est également entre juillet et août qu'est organisée depuis 2002 l'opération Paris-Plage, qui consiste à transformer une partie des quais de Seine en plage avec transats et activités. Octobre est le mois du Mondial de l'automobile les années paires qui alterne avec le mondial du deux-roues les années impaires. Le même mois accueille la Fiac, Foire internationale d'art contemporain, et depuis 2002, Nuit Blanche, qui permet au public d'assister gratuitement à différentes expressions de l'art contemporain à travers la ville pendant la nuit du premier samedi au premier dimanche d'octobre. Le deuxième samedi d'octobre, Montmartre renoue avec son passé viticole lors de la fête des vendanges de Montmartre .

La presse parisienne est représentée par plusieurs journaux. Le Parisien est le quotidien emblématique de la capitale, décliné aujourd'hui en plusieurs versions départementales en banlieue. 20 minutes et Métro sont deux quotidiens gratuits qui, sans être parisiens d'origine, sont particulièrement lus. Le premier est diffusé en Île-de-France à 510 000 exemplaires ce qui représente de très loin sa plus importante diffusion nationale. Un francilien lisant son « gratuit » dans les transports publics aux heures de pointe est devenu une image habituelle de la capitale. L'Officiel des spectacles, Le Pariscope (qui n'existe plus en version papier) et Zurban (également disparu) offrent le programme culturel exhaustif de la métropole. Paris frimousse est quant à lui un mensuel recensant les activités culturelles pour les enfants.

On peut citer, outre les programmes régionaux de la chaîne nationale France 3, quelques chaînes associatives ou de collectivités locales. Télif rassemble sur un unique canal diffusé par le câble, l'ADSL ou le satellite les chaînes locales de la région : VOTV (Val-d'Oise), Télessonne (Essonne), TVM Est parisien (Seine-Saint-Denis), TVFil78 (Yvelines) et RTV (Rosny-sous-Bois). Zaléa TV, chaîne associative parisienne, est périodiquement diffusée par voie hertzienne en fonction des autorisations distribuées qui ont parfois poussé la chaîne à des diffusions pirates. Teleplaisance.org, autre chaîne associative, diffuse uniquement des programmes amateurs. Les deux chaînes sont disponibles en 2007 grâce à une diffusion via internet.

Sept chaînes locales TNT émettent depuis le 20 mars 2008. Il s'agit de NRJ Paris, d'IDF 1, et de CAP 24. Quatre autres chaînes se partagent ensuite un même canal : Demain IDF, « télévision de l'urbanité et de la diversité » ; BDM TV, qui doit aller dans les quartiers parler culture et initiatives, Cinaps TV, composée de chercheurs voulant transmettre leur savoir par l'humour. Et enfin Télé Bocal, qui travaille dans les quartiers en difficulté, classés « politique de la ville ».

Voir aussi : Presse écrite en Île-de-France et Radio à Paris.

Dès le XIIe siècle, le rayonnement de son université fait de Paris l'un des grands foyers intellectuels du monde chrétien. L'adoption du dialecte parisien par la Cour affirme cette vocation. Durant la Renaissance, la ville devient un foyer de l'Humanisme. Avec la progressive centralisation du pouvoir, Paris se trouve renforcée dans sa prééminence culturelle en France. Vers le milieu du XVIIe siècle, Paris et ses salons deviennent le centre presque unique de la littérature française. Dans le dernier tiers du siècle, le prestige de la cour de Louis XIV à Versailles éclipse un peu celui de Paris. Toutefois, la vie intellectuelle parisienne reste active (création de la Comédie-Française sous le patronage du roi en 1680).

Au cours du XVIIIe siècle, Paris redevient le centre culturel du royaume. Les salons parisiens connaissent leur plus bel essor. Voltaire, au ton léger et ironique, est l'écrivain parisien par excellence. À l'inverse, Jean-Jacques Rousseau fuit cette ville « de bruit, de fumée et de boue » et se réfugie à Montmorency, à quatre lieues de là, avant de s'y réinstaller en 1770.

Après la Révolution, le monde littéraire se fait plus large, plus complexe. Paris n'en demeure pas moins le cœur de la vie intellectuelle française, en accueillant Frédéric Chopin et des progressistes (comme Heine) menacés ou chassés de différents pays d'une Europe restée globalement très conservatrice. Dans les années 1920, beaucoup d'écrivains étrangers viennent découvrir Paris et s'en inspirent dans leur œuvre : Ernest Hemingway, Henry Miller, Gertrude Stein, etc. et d’autres viennent y chercher l’espoir : D.H. Lawrence, James Joyce, etc. Montparnasse, quartier des artistes depuis la fin du XIXe siècle, connaît son âge d'or. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est Saint-Germain-des-Prés qui devient le foyer littéraire le plus célèbre, avec la présence de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian ou encore Jacques Prévert. On considère généralement que le prestige intellectuel de Paris a baissé dans le monde depuis cette époque. Mais elle reste la principale ville de l'activité littéraire et de l'édition françaises. Aujourd'hui presque chaque quartier de Paris possède sa plaque rappelant le séjour d'un écrivain.

Depuis longtemps, Paris a inspiré les écrivains. Au XVe siècle, François Villon plonge dans les bas-fonds de Paris pour amorcer son œuvre majeure : Le Testament. Toutefois, au XVIIe siècle et, dans une moindre mesure au XVIIIe siècle, la description de la réalité parisienne contemporaine intéresse peu les auteurs.

Au XIXe siècle, les écrivains français s'attachent davantage à décrire la réalité de leur temps de manière plus exacte. Sous la monarchie de Juillet, Honoré de Balzac cherche à brosser un tableau détaillé et moderne de la société française, c'est la Comédie Humaine. Paris occupe une place privilégiée dans cette œuvre et pas seulement dans les Scènes de la vie parisienne. Il distingue par la diversité des réseaux de relation : c'est là que sont possibles les succès les plus fulgurants, là que l'on cherche la gloire mais aussi là que l'on peut tomber dans l'anonymat le plus absolu.

Si Balzac s'intéresse avant tout à la haute société ou aux ambitieux désargentés, on commence à la même époque à s'intéresser à la ville populaire, perçue comme menaçante et fascinante. Des études paraissent sur les « classes dangereuses » d'une ville en expansion. Les Mystères de Paris d'Eugène Sue, qui fait une très large place au Paris de la pègre, connaît un immense succès lors de leur parution en feuilleton en 1842–1843. Vingt ans plus tard, c'est l'autre plus grand romancier de Paris, Victor Hugo, qui publie Les Misérables, autre volumineux ouvrage traitant du Paris populaire devenu un classique. Paris fascine avec une double image : une ville fastueuse et prestigieuse (Stendhal sublime Le Frascati, Balzac chante le boulevard des Italiens, Nerval ou Baudelaire ne jurent que par le Divan Le Pelletier) mais aussi une ville populaire où règne le vice. Gérard de Nerval s'y suicide dans le lieu le plus sordide qu'il ait pu y trouver. Le Paris en mutation d'Haussmann est largement décrit par Émile Zola dans Les Rougon-Macquart (Le Ventre de Paris, Nana, Au Bonheur des Dames) ; il est le cadre des errances et états d'âme des poètes Parnassiens et symbolistes et surtout de Baudelaire (Le Spleen de Paris).

Dans les années 1960, les écrivains transforment Paris en une ville mythique : parfois drôle et burlesque comme Zazie dans le métro de Raymond Queneau ou encore pleine de souvenirs comme Je me souviens de Georges Perec.

La ville fascine encore les écrivains de la nouvelle génération, tels Patrick Modiano (et le quartier de Belleville) ou Jean-François Vilar (et le quartier de la Bastille).

Paris a été une source d'inspiration pour de nombreux artistes qui ont diffusé son image dans le monde entier.

Aucune représentation de la ville n'existe jusqu'aux Guerres de religion à la fin du XVIe siècle. C'est sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII que la ville est représentée par Jacques Callot et par les peintres hollandais De Verwer et Zeeman, en particulier les bords de Seine qui les fascinent. Le Louvre devient un sujet de prédilection au XVIIe siècle mais il faut pourtant attendre la vogue de la peinture en plein air au XIXe siècle pour voir les artistes s'intéresser à la vie parisienne et au paysage urbain en mutation. Corot plante son chevalet sur les quais de Seine, Monet représente l'atmosphère vaporeuse de la gare Saint-Lazare, Renoir décrit la vie Montmartroise (Moulin de la galette, le Moulin rouge), Pissarro peint le Pont Neuf et Sisley l'Île Saint-Louis. Puis, au tournant du siècle, Seurat, Gauguin (parisiens de naissance), Cézanne et Van Gogh représentent largement Paris dans leur œuvre. Toulouse-Lautrec est peut-être le plus parisien dans l'âme mais il s'intéresse plus aux cabarets et aux bas-fonds parisiens, qu'il fréquente assidûment, qu'aux paysages. Au XXe siècle, les plus parisiens des peintres sont certainement Marquet et Utrillo qui représentent souvent les quartiers déshérités de la ville. Matisse, Vlaminck et Derain mènent une vie de bohème au Bateau-Lavoir à Montmartre tandis que Léger, Modigliani, Chagall, Zadkine et Soutine s'installent dans les ateliers de la Ruche à Montparnasse ; c'est l'âge d'or de l'école de Paris qui laisse place au surréalisme après la Seconde Guerre mondiale.

Les sculpteurs François Rude (La Marseillaise, composition la plus forte de l'Arc de Triomphe) puis Jean-Baptiste Carpeaux avec la fontaine de l'Observatoire précèdent les grands maîtres de la fin du XIXe siècle dont d'innombrables œuvres ornent la voie publique parisienne : Rodin, Dalou (jardin du Luxembourg, place de la Nation), Bourdelle (Palais de Tokyo), Maillol (jardin des Tuileries) puis Paul Landowski (sainte Geneviève au pont de la Tournelle). L'Art nouveau a trouvé un étonnant débouché en 1900 avec le métro de Paris naissant dont Guimard orna alors plusieurs dizaines de bouches d'entrée. L'art contemporain s'illustre par exemple au Palais-Royal avec les colonnes de Buren ou à Beaubourg avec la fontaine Stravinski.

Paris constitue un thème et un cadre pour d'innombrables chansons et œuvres musicales.

La tradition musicale à Paris remonte au Moyen Âge avec la création à la fin du XIIe siècle de l'école polyphonique de Notre-Dame dont les œuvres expriment la foi médiévale. Sous François Ier naît à Paris l'imprimerie musicale française et les premières chansons populaires apparaissent. Sous le règne de Louis XIV, les grands opéras sont représentés à Paris : Lully s'y installe et devient responsable de la musique de la Cour. Ses ballets sont représentés au Louvre à partir de 1655. Au XVIIIe siècle, Rameau accentue le rôle de l'orchestre dans ses opéras-ballets, la musique s'impose dans les salons. L'histoire de France influence également la musique parisienne : de nombreuses chansons populaires sont créées durant la Révolution française ; la Carmagnole devient l'hymne des Sans-culottes en 1792. Au XIXe siècle, Paris devient la capitale de la musique, plus par les grands maîtres étrangers qu'elle attire par son rayonnement que grâce à ses propres compositions. La musique évolue progressivement vers le Romantisme incarné par exemple par Frédéric Chopin. Gounod renouvelle l'opéra lyrique tandis que Berlioz importe la musique descriptive.

La musique festive de danses de Paris, au XIXe siècle est célèbre dans le monde entier. Jouée notamment au moment du Carnaval de Paris, elle influence des musiques traditionnelles et des compositeurs étrangers. Au nombre de ceux-ci, on trouve Johann Strauss père, venu à Paris, à l'invitation de Philippe Musard, alors très célèbre . Ce dernier, ainsi que des dizaines d'autres compositeurs parisiens très fameux à l'époque (Jullien, Tolbecque, etc.), sont à présent largement et très injustement oubliés. Des centaines de partitions attendent d'être rejouées. Leur renaissance serait un très grand événement festif et musical.

Après 1870, Dukas, Saint-Saëns ou Bizet font de la France la maîtresse de la musique de ballet. Le caractère national de la musique revient avec Ravel et Debussy, musiciens impressionnistes. La fin du XIXe siècle est aussi l'époque des chansonniers dont Le Chat noir est le lieu de représentation emblématique, immortalisé par Toulouse-Lautrec. Au XXe siècle, les chansons d'Édith Piaf, la « môme de Paris », ainsi que celles de Maurice Chevalier incarnent la chanson populaire parisienne dans le monde entier. Plus récemment, Jacques Dutronc chante en 1968 « Il est 5 heures, Paris s'éveille » et Dalida devient l'une des plus célèbres Montmartroises, une place de la Butte porte son nom et un buste a été érigé en son hommage dix ans après sa disparition.

Dès l'invention de la photographie, de nombreux artistes ont cherché à capter l'atmosphère de la ville et sa vie quotidienne prise sur le vif. Initiée par Eugène Atget (1857–1927), la photographie de scènes de rues et petits métiers aujourd'hui disparus est incarnée par Robert Doisneau (1912–1994), un des premiers grands photographes de Paris. Les scènes insolites constituaient ses sujets de prédilection : les enfants jouant dans les rues, les concierges, les bistrots, les marchés, etc. Ses photographies sont pleines d'humour et de tendresse, la plus célèbre étant Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Les images de Willy Ronis évoquent le Belleville et le Ménilmontant d'autrefois, saisissante illustration d'une atmosphère populaire à jamais disparue. Marcel Bovis (1904-1997) a quant à lui représenté la magie de Paris la nuit.

Paris est une des villes les plus filmées au monde. Outre l'importante production française, les réalisateurs étrangers qui l'ont choisie pour cadre sont nombreux.

Parmi une longue liste de films, quelques chefs-d'œuvre du cinéma français sont devenus des classiques. Hôtel du Nord (1938) fut le cadre de la célèbre réplique d'Arletty « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? ». Le petit hôtel au bord du canal Saint-Martin, où le film ne fut d'ailleurs pas tourné est devenu un lieu de pèlerinage cinéphile.

La Traversée de Paris (1956) rappelle une certaine réalité de l'Occupation en 1943 tout comme Le Dernier Métro (1980) tandis que Paris brûle-t-il ? (1966) évoque la libération de Paris en août 1944. Plus récemment, Chacun cherche son chat (1996) est une tranche de vie d'un immeuble parisien montrant l'isolement dans une grande métropole et la solidarité qui peut pourtant y exister. Enfin, le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001) est un conte contemporain dans un Paris mythique et intemporel. Ce film qui rencontra un succès populaire international a amené de nombreux cinéphiles à Montmartre à la recherche des lieux emblématiques du tournage.

Le cinéma international est incarné par de grands succès comme Tout le monde dit I love you (1996) de Woody Allen, Moulin Rouge ! (2001) ou Da Vinci code (2006) qui ont choisi la ville pour cadre. Plus récemment en 2007, grâce à son image et à sa position de capitale de la gastronomie, Paris a été choisie comme cadre de l'action du film d'animation américain Ratatouille.

L'argot « parisien » révélé par les écrivains du XIXe siècle comme Victor Hugo, Eugène Sue ou Balzac reste très vivace à Paris jusqu'aux années 1950. L'évolution sociologique et ethnique de la population parisienne explique en grande partie cette « mort » de l'argot parisien qui ne se pratique plus vraiment dans la rue mais qui fit longtemps la joie des lecteurs de romans comme San Antonio, des spectateurs de films dialogués par Michel Audiard ou des auditeurs de chansons de Pierre Perret, de Renaud (Titi parisien par excellence) ou de sketches de Coluche. Aujourd'hui, des jeunes auteurs de romans tels que Anthony Michel et son personnage Toni Truand reprennent ce genre de langage. Depuis, l'embourgeoisement de la capitale et l'arrivée massive de populations provinciales et étrangères contribuent progressivement à la disparition de l'argot Parisien, supplanté par le verlan, et de nouvelles formes d'expression développées en banlieue éventuellement ponctuées de mots empruntés aux langues étrangères, telles que le rap.

On appelle souvent Paris la « Ville lumière ». Elle doit ce qualificatif à la création de l’éclairage public par Gabriel Nicolas de La Reynie, au XVIIe siècle.

Paris est surnommée familièrement « Paname » surnom donné au début du XXe siècle aux Parisiens qui avaient adopté le chapeau dit panama, mis en vogue par les ouvriers qui creusaient le canal du même nom au début du XXe siècle. Cette coiffe très pratique s'exportait principalement vers les États-Unis et l'Europe, elle avait fait fureur à Paris où tous les hommes portaient un panama. Ce chapeau a donné lieu à de nombreuses chansons, notamment le Paname de Léo Ferré, mélancolique déclaration d'amour à la capitale, qui vaudra au chanteur son premier grand succès.

Plus anciennement, Paris et aussi une de ses proches banlieues, Pantin, étaient surnommées, argotiquement « Pantruche » (d'où le nom de la Compagnie Carnavalesque Parisienne « les Fumantes de Pantruche », présente au Carnaval de Paris).

« Parigot » est un terme d'argot qui désigne un Parisien. Ce terme est généralement considéré comme péjoratif ou au moins moqueur.

Paris est jumelée avec une seule ville, Rome, depuis 1956, avec le slogan « Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » (en italien « Solo Parigi è degna di Roma; solo Roma è degna di Parigi »).

La ville a également conclu des accords d'amitié et de coopération avec de nombreuses villes dans le monde.

Plusieurs organisations internationales ont leur siège à Paris.

On peut citer l'Unesco, l'OCDE, le secrétariat international de la Chambre de commerce internationale, le Groupe d'action financière (GAFI) ou encore l'Association mondiale anationale (SAT).

En 1945, il existait pas moins de 106 maisons labellisées haute couture en France, essentiellement concentrées à Paris, et parmi elles la plus célèbre : Givenchy. Aujourd’hui, elles ne sont plus qu’une douzaine : les plus anciennes, Dior, Jean-Louis Scherrer, Emanuel Ungaro, Chanel, Yves-Saint-Laurent, de plus récentes comme André Courrèges et Pierre Cardin, ou encore les plus modestes, Dominique Sirop, Adeline André et Franck Sorbier.

Ces maisons de haute couture excellent tant dans la mode que dans la parfumerie. Ainsi, Chanel n°5 ou Arpège, apparus dans les années 1920, sont devenus incontournables, tout comme Miss Dior dans les années 1940. Parallèlement à la parfumerie, se développe la maroquinerie, Vuitton et Hermès. Vuitton, l’inventeur des premières malles confortables et raffinées, est devenu un des premiers en la matière. Certains se partagent la marché de la mode et de ses accessoires : Guy Laroche, Nina Ricci, Marcel Rochas, Pierre Balmain. De nos jours, de nouveaux créateurs apparaissent comme Jean-Paul Gaultier (qui a remis les corsets à la mode), Claude Montana, Christian Lacroix (qui mise sur l'explosion des couleurs) ou encore Chantal Thomass (spécialiste des sous-vêtements sexy). Le prêt-à-porter n'est pas en reste, avec Jean-Charles de Castelbajac ou encore Vanessa Bruno et Isabel Marant.

Aujourd'hui, Paris doit faire face à la concurrence de New York, Los Angeles, Milan et de certaines villes asiatiques. La ville occupe néanmoins une place éminente sur la scène mondiale, en particulier pour la joaillerie (concentrée place Vendôme et rue de la Paix) et la haute couture. L'habillement de luxe est particulièrement présent dans le 8e arrondissement, avenue Montaigne ou rue du Faubourg-Saint-Honoré notamment. On y trouve le siège de LVMH, premier groupe mondial dans le secteur du luxe, Hermès, Cartier, Dior et les boutiques de nombreux grands couturiers indépendants ou affiliés à de grands groupes tels que LVMH ou PPR.

Paris est aussi une des capitales du « shopping » et des magasins aux enseignes réputées et présentes partout dans le monde, les Galeries Lafayette ou le Printemps. La ville vit naître les grands magasins modernes, fondés sur l'idée révolutionnaire, à l'époque, de présenter un assortiment large et profond, des prix fixes et apparents, un accès direct et une mise en valeur de la marchandise dans un espace de vente dont l'agencement, la composition et les décors ont été réfléchis. Le premier exemple du genre est Le Bon Marché transformé en 1852. En 1883, Émile Zola, dans le roman Au Bonheur des Dames décrit la vie d'une employée d'un grand magasin.

De nombreux hôpitaux sont implantés dans Paris, dont certains sont particulièrement anciens, la tradition hospitalière remontant au Moyen Âge. L'Hôtel-Dieu de Paris, fondé en 651 par saint Landry, évêque de Paris, est le plus ancien établissement de la ville. Symbole de la charité et de l'hospitalité, il fut le seul hôpital de Paris jusqu'au XIIe siècle.

La plupart des établissements relèvent de l'AP-HP, Assistance publique - Hôpitaux de Paris, établissement public de santé créé par la loi du 10 janvier 1849 et relevant de la ville de Paris. Elle exerce le rôle de Centre hospitalier régional pour Paris et l'Île-de-France et emploie plus de 90 000 personnes dont de nombreux médecins et des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière (FPH). L'hôtel de Miramion dans le 5e arrondissement qui abritait un hôpital a été transformé en musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et évoque l'histoire hospitalière de la ville.

Parmi les principaux établissements, on peut citer dans Paris intra-muros l'hôpital Necker - Enfants malades, la Pitié-Salpêtrière, Saint-Antoine, Saint-Louis, Bichat-Claude Bernard ou le dernier né, l'hôpital européen Georges-Pompidou. En petite couronne (proche banlieue), les établissements hospitaliers Henri Mondor (Créteil), Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre), Le Raincy-Montfermeil ou encore Beaujon (Clichy) sont parmi les plus connus. La grande couronne Parisienne possède plusieurs hôpitaux généralement intercommunaux ne relevant pas de l'AP-HP : on peut citer les hôpitaux Victor Dupouy d'Argenteuil ou encore le centre hospitalier de Versailles.

On peut également citer parmi les institutions hospitalières l'hôpital des Quinze-Vingts, fondé en 1260 par Saint Louis et dont le but était de recueillir les aveugles de Paris, l'hôpital militaire du Val-de-Grâce ou encore l'hôpital américain de Paris, fondé en 1906 et situé à Neuilly-sur-Seine, qui relève d'un statut particulier d'établissement privé à but non lucratif, agréé et non conventionné par la Sécurité Sociale.

Paris est par ailleurs une des villes de France les plus denses en médecins, qu'ils soient généralistes ou spécialistes : on comptait en 2005 pas moins de 5 840 médecins généralistes (contre par exemple 3 349 au total en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise, à la population cumulée légèrement plus élevée).

L'histoire de Paris est très marquée par le sport. Du jeu de paume dès le XIIe siècle au football au XXIe siècle en passant par les courses hippiques et le cyclisme au XIXe siècle, Paris a toujours connu les joies du sport depuis au moins un millénaire. La ville compte 360 équipements sportifs : 172 courts de tennis, 131 gymnases municipaux, 36 piscines (accueillant 3,4 millions d'entrées individuelles en 2006) et 10 bassins écoles, 32 stades municipaux, 2 bases nautiques sans oublier les 6 parcs interdépartementaux qui sont répartis dans les trois départements touchant Paris et facilement accessibles.

Les principaux clubs de sport de Paris sont le Paris Saint-Germain (football), le Paris-Levallois Basket (basket-ball), le Paris Handball (handball) et le Stade français, club de rugby à XV.

Le Parc des Princes est un stade édifié en 1897 au Sud-Ouest de Paris et reconstruit en 1972. Il compte 45 500 places assises. Son club résident actuel est le Paris Saint-Germain.

Le Palais omnisports de Paris-Bercy est un vaste espace modulable clos de l'Est parisien inauguré en 1984 qui accueille de nombreuses compétitions sportives mais fait également office de salle de spectacles et reçoit diverses manifestations : concerts, patinoire, etc. Le Stade Charléty, créé en 1939 et reconstruit en 1994, est réputé pour être le temple du sport amateur à Paris ; il comprend un stade d'athlétisme de 20 000 places et une salle omnisports de 1 500 places.

Le Stade de France de 80 000 places fut édifié à Saint-Denis en proche banlieue Nord pour la Coupe du monde de football de 1998 et est utilisé toute l'année pour les matchs à domicile de l'équipe de France de rugby durant le Tournoi des six nations et parfois pour de grands matchs de l'équipe de rugby du Stade français. En 2007, plusieurs matchs de la Coupe du monde de rugby furent joués au stade de France, dont la finale.

Paris a également accueilli les Jeux olympiques en 1900 et 1924 mais fut une candidate malheureuse à l'organisation des Jeux d'été de 1992, 2008 et 2012 (Paris 2012), finalement revenus respectivement à Barcelone, Pékin et Londres. Paris est également intéressée pour l'organisation des Jeux d'été de 2020. Elle fut par ailleurs la ville d'accueil des matchs de la Coupe du monde de football en 1938 et 1998.

Bien que le point de départ et l'itinéraire du célèbre Tour de France change chaque année, l'étape finale s'achève toujours à Paris et, depuis 1975, la course finit sur les Champs-Élysées. Le tennis est un autre sport populaire à Paris et dans l'ensemble de la France. Les Internationaux de France de Roland-Garros, tenus chaque année sur la terre battue du stade Roland-Garros à proximité du bois de Boulogne, sont l'un des quatre événements du Grand Chelem du tennis professionnel.

Catholicisme : l'archidiocèse métropolitain de Paris est l'un des vingt-trois archidiocèses de France. Diocèse depuis le IIIe siècle, le siège de Paris a été érigé en archidiocèse le 20 octobre 1622. L'archevêque actuel est le Cardinal André Vingt-Trois qui a pour évêques auxiliaires Monseigneurs Jérôme Daniel Beau, Jean-Yves André Michel Nahmias et Michel Pollien. Il remplace à cette fonction Monseigneur Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris de 1981 à 2005. En 2005, la ville comptait 106 paroisses catholiques accueillant les fidèles et 24 missions étrangères. On compte également sept églises catholiques orientales rattachées à l'ordinariat des catholiques des églises orientales résidant en France : copte, chaldéenne, grecque-melkite, maronite, roumaine, russe et syriaque. La même année, on comptait 730 prêtres, 2 500 religieuses, environ 220 communautés religieuses (140 de femmes et environ 80 d'hommes). Parmi les grands lieux de pèlerinage, les deux principaux sont la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre où les fidèles assurent depuis 1885 l'Adoration perpétuelle, et la chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où La Vierge Marie serait apparue plusieurs fois en 1830 à sainte Catherine Labouré.

Calvinisme : Paris compte quinze paroisses de l'Église réformée de France.

Luthéranisme : Paris compte dix paroisses de l'Église évangélique luthérienne de France.

Judaïsme : la ville possède 96 synagogues.

Islam : la Grande mosquée de Paris accueille les fidèles depuis 1926 sur plus d'un hectare de superficie, place du puits de l'Ermite dans le 5e arrondissement. La ville compte également 75 mosquées ou salles de prières se trouvant pour la plupart dans des foyers.

Bouddhisme : un temple se situe dans le bois de Vincennes, sur la rive méridionale du lac Daumesnil, dans un ancien pavillon de l'exposition coloniale de 1931. Deux autres se trouvent dans le quartier asiatique de Paris, dans le 13e arrondissement.

L'histoire de France et celle de sa capitale sont depuis longtemps intimement liées, du « Paris vaut bien une messe. » (attribué à Henri IV qui y laissa sa vie) au « Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! » (célèbre phrase du général de Gaulle prononcée le 25 août 1944, lendemain de la Libération de Paris). En effet, tous les grands événements emblématiques de la nation se sont déroulés à Paris, capitale concentrant tous les temps forts, tensions et douleurs se mélangeant aux joies collectives (grandes heures de la Révolution française, Commune de Paris, manifestations du Front populaire).

Les pages de l'histoire de France peuvent donc facilement s'illustrer par Paris, qui loin de n'être que le centre de la vie politique du pays, bénéficie d'une image qui, par son rayonnement culturel, ne peut se réduire à une accumulation de clichés : sa cour des miracles, ses monuments mondialement célèbres, la Tour Eiffel, son métropolitain, ses expositions universelles, les chansons (celles de la Belle Époque, de l'Entre-deux-guerres, de l'inoubliable Édith Piaf, ou de Maurice Chevalier). La ville de la fête et de la frivolité (avec ses cabarets), du swing et du jazz de l'après guerre, des cinémas, est aussi celle du progrès, celle où se réalise la réussite sociale (si souvent décrite dans la littérature). Cet ensemble a constitué le mythe de Paris. Ces représentations s'assoient sur une dualité, une représentation matérielle et une spirituelle et symbolique.

Pourtant la ville a fortement évolué au cours des siècles, les travaux d'Haussmann l'ont radicalement modifiée, les transformations des « trente glorieuses » ont encore modifié l'aspect de plusieurs quartiers au point de les défigurer, des générations de Parisiens se sont succédé, Paris change sans cesse, Paris évolue mais « Paris sera toujours Paris », par sa façon de se transformer sans cesse tout en restant la même et en conservant son âme.

Paris ne parvient toujours pas à concilier concentration de richesses et qualité de vie, contrairement à plusieurs grandes villes de France qui ont su développer leur attractivité économique et culturelle tout en conservant un environnement de qualité, ce qui explique en partie leur dynamisme démographique que ne possède plus Paris ni la région Île-de-France. La capitale reste largement en tête des villes de France pour sa puissance économique, le choix de filières et d'écoles pour l'enseignement supérieur, son offre culturelle d'exception, l'offre de soins et la qualité d'accès aux nouvelles technologies (couverture ADSL à 100 %, large concurrence des opérateurs internet et récemment le déploiement de la fibre optique résidentielle et du Wi-Fi gratuit mis en place par la municipalité). Sa qualité environnementale (pollution, part réduite des espaces verts) reste médiocre et les prix de l'immobilier ne cessent d'atteindre les sommets. Ces données nationales sont toutefois à relativiser, en effet, selon l'indice Mercer, Paris est la 33e ville du monde en termes de qualité de vie avec un indice de 102,7, supérieur à des villes comme Londres ou Tokyo, en ne se classant toutefois qu'en 60e position en termes d'hygiène et de santé, notamment handicapée par son niveau de pollution malgré la qualité de ses soins médicaux.

Marcel Le Clère, Paris de la Préhistoire à nos jours, Éd. Bordessoules, 1985, 705 p.

Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Éd. Robert Laffont, 1996, 1580 p.

En haut



Énergies démocrates

Énergies démocrates est un mouvement politique créé au lendemain de la présidentielle de 2002 par Christian Blanc, élu député des Yvelines depuis (apparenté UDF). Mouvement ouvert aux hommes et aux femmes de bonne volonté, toutes tendances politiques confondues, venant d’horizons divers, et réunis par une certaine idée de la France, et par l’intime conviction que l’engagement public doit être l’affaire des citoyens, de tous les citoyens.

Le mouvement se caractérise par une affirmation de ses objectifs au sein d'une charte à laquelle les adhérents doivent se soumettre.

Dans la perspective de la campagne présidentielle, Energies Démocrates - parti politique - a transféré tous ses moyens à Energies2007, association de promotion de réformes structurelles en matière économique, administrative et politique (cf. le site internet). Après son ralliement à Nicolas Sarkozy, Christian Blanc a adhéré au Nouveau Centre dont il est un des responsables, puis est entré dans le gouvernement Fillon. Energies démocrates et Energies 2007 semblent depuis en sommeil.

En haut



Nouveau Centre

logo du Nouveau Centre

Le Nouveau Centre (NC) est une formation politique française du centre et de centre-droit. Son orientation est libérale au sens politique du terme, humaniste et européenne.

Les statuts ont été initialement déposés sous l'appellation de « Parti social libéral européen » par des anciens membres de l'UDF, qui étaient en désaccord avec la décision prise par François Bayrou et le conseil national du 10 mai 2007 visant à créer le Mouvement démocrate pour succéder à l'UDF.

Le Nouveau Centre inscrit son action au sein de la « majorité présidentielle » de Nicolas Sarkozy. Il est juridiquement et financièrement indépendant de l'Union pour un mouvement populaire.

Sa création a été officiellement annoncée le 29 mai 2007 à l'occasion d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, réunissant ses principaux dirigeants autour d'Hervé Morin et d'André Santini, mais elle est officiellement confirmée à Nîmes par son congrès fondateur des 16 et 17 mai 2008.

Suite aux élections législatives de juin 2007 où il a obtenu 17 députés élus sous ce nom, il dispose à l'Assemblée nationale d’un groupe parlementaire, dénommé « groupe Nouveau Centre » rassemblant 21 membres (et 3 apparentés). En avril 2008, il déclare compter 7 000 membres.

Le Nouveau Centre (ou Parti social libéral européen, raison sociale à laquelle le parti ne fait plus référence) constitue un parti politique souhaitant accueillir le pôle centriste de la majorité présidentielle (XIIIe législature). Dans l'assemblée sortante, le pôle centriste était représenté par le groupe Union pour la démocratie française. Déposée au niveau national et dans plusieurs préfectures au niveau départemental, la création de cette nouvelle formation politique a été rendue publique dans la presse suite au dépôt des candidatures aux élections législatives françaises de 2007, dont la date limite était fixée au 18 mai.

Le 29 mai 2007, la création du parti, ainsi que son nom d'usage « Le Nouveau Centre » ont été officiellement rendus publics à l'occasion d'une conférence de presse et d'une tribune parue dans Le Monde du 30 mai. Il a également été annoncé la tenue de journées parlementaires à la rentrée (faisant suite à la création d'un groupe à l'Assemblée nationale en juin 2007) et d'un congrès fondateur du parti à l'automne (reporté, ce congrès s'est tenu les 16 et 17 mai 2008 à Nîmes).

« Nous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l’existence d’un parti du centre au sein de la vie politique française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en œuvre concrètement le message centriste. Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons ainsi dans une longue tradition politique : sous la Cinquième République, la majorité présidentielle s’est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et notre volonté de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne. Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP. C’est le choix de la raison et de la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utiles au pays. »     — Extrait du texte de présentation du Nouveau Centre, publié sur le site officiel du Nouveau Centre.

Les motivations ayant présidé à la création du Nouveau Centre sont un rejet des choix opérés par François Bayrou, notamment un rapprochement avec la gauche française et Ségolène Royal. De plus, pour les députés UDF sortants, « suivre la voie de l'indépendance choisie par M. Bayrou les aurait exposés au risque de devoir affronter des candidats de l'UMP », selon le journaliste Patrick Roger. Cela contribue également à expliquer le soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, parfois dès le 1er tour de l'élection présidentielle, d'un certain nombre d'élus membres de l'UDF.

Au sein de la majorité présidentielle, les députés Nouveau Centre se démarquent en partie des choix du président et de l'UMP ; ils défendent notamment une « gestion budgétaire saine et responsable ». À la veille de son premier congrès (à Nîmes), en mai 2008, selon Le Monde, « les prétentions du Nouveau Centre commencent d'ailleurs à agacer dans les rangs de l'UMP ».

Quatre porte-feuilles sont attribués au Nouveau Centre au sein du gouvernement François Fillon.

Une tribune dans le Monde, signée par dix-huit députés du groupe UDF, fait émerger les premiers membres : Jean-Pierre Abelin, Bernard Bosson, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, André Santini, Rudy Salles, François Sauvadet, et Francis Vercamer.

D'autres députés et élus sont réputés appartenir au Nouveau Centre au moment de sa création, mais n'ont pas signé la tribune : Pierre-Christophe Baguet (qui a finalement rejoint l'UMP), Christian Blanc, Jean Dionis du Séjour, Philippe Folliot, Michel Hunault, Philippe Vigier (candidat aux élections législatives). Ils sont également pour certains signataires de l'appel « Pour un centre libre dans la majorité présidentielle », paru dans Le Figaro du 9 mai 2007.

Jean-Christophe Lagarde qui s'est présenté sans étiquette, mais avec le soutien officiel du MoDem, a finalement décidé de rejoindre le groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.

Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, a rejoint le Nouveau Centre et constitué un groupe « Nouveau Centre et indépendants » au Conseil de Paris.

Le 16 décembre 2007, le Nouveau Centre tint son premier conseil national à la Maison de la Chimie (Paris). Plus de 1 500 membres, dont des membres du gouvernement (Valérie Létard, André Santini), des députés et des élus locaux, étaient présents. Une très large majorité des présents déclarent n'avoir pas voulu suivre « celui qui est parti avec les clés de la maison UDF ».

Le programme politique du Nouveau Centre demeure très largement inspiré de celui adopté par l'UDF lors de la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle.

Le 1er congrès, fondateur, du Nouveau Centre s'est tenu à Nîmes les vendredi 16 et samedi 17 mai 2008. Selon les organisateurs, il aurait rassemblé plus de 400 élus et 2 000 militants, un millier selon les médias.

À la veille de ce congrès, le Nouveau Centre cherche selon certains médias à « se démarquer de l'UMP tout en justifiant son appartenance à la majorité » afin d'« être respecté au sein de la majorité et mieux contrer le MoDem de François Bayrou ».

Lors du congrès, Hervé Morin a été élu avec 87 % des suffrages (contre 13 % à Mireille Benedetti). À la suite de son élection une direction nationale a été désignée.

L'adoption du projet d'orientation du parti a été reporté à un congrès ultérieur.

« Nous avons donc aujourd’hui un parti, un siège, rue de Grenelle, un groupe parlementaire, des sénateurs, 2 000 élus locaux, des présidents de départements ; et nous avons réussi un formidable congrès. Ce congrès de la refondation et de la renaissance montre que nous avons réussi notre premier défi ; ancrer la renaissance d’un parti du centre et de centre droit indépendant (...). Au moment où les conservatismes et les corporatismes montent de toute part, soyons le parti du changement, le parti de ceux qui veulent la réforme, la réforme audacieuse mais aussi de la réforme juste. Le parti de la modernité, du changement mais du changement juste. (...) Nous qui voulons assurer la renaissance du centrisme, nous ne devons pas compter sur nos vieilles habitudes conceptuelles.C’est pourquoi, un parti centriste ne suffit pas : nous voulons un grand parti centriste ! (...) Il faudra forcer un peu notre nature, car, vous le savez, par culture, nous repoussons le dogmatisme dont l’engagement partisan est parfois l’une des expressions. (...) Nous sommes forts. Le déclin, peut-être temporaire, du vote d’extrême droite réaffirme notre rôle pivot. Intellectuellement, jamais nos idées n’ont à ce point été en phase avec la marche du monde. C’est à nous qu’il revient de modérer les emportements idéologiques, à droite comme à gauche, d’œuvrer au consensus national sur les questions essentielles, d’assurer la défense et la promotion des valeurs d’humanisme, de liberté, de responsabilité et de solidarité. »     — Extraits du discours prononcé par Hervé Morin à l'issue de son élection, publié sur le site officiel du Nouveau Centre (17/05/2008).

L'ambition du parti est bien de reprendre la place qui était celle de l'UDF, en rassemblant « le centre et le centre droit ». Plusieurs personnalités membres d'autres partis politiques ont assisté au congrès, dont Jean-Marie Cavada et Éric Besson, ou encore le député Thierry Benoit.

Le NC a renoncé pour le moment à un nouveau nom proposé : « Solid » (pour « Social, libéral, démocrate ») mais la décision finale est repoussée « au plus tard début septembre » .

Le Nouveau Centre (PSLE) a présenté un total de quatre-vingts candidats selon le site officiel du Nouveau Centre et le Ministère de l'intérieur, mais entre 84 et 89 selon d'autres décomptes, certains candidats centristes qui n'ont pas manifesté leur adhésion au MoDem, s'étant présentés sous des étiquettes variées : « majorité présidentielle », « UDF », « UDF-majorité présidentielle », etc.

Les 18 députés sortants de l'UDF ayant fondé le Nouveau Centre ne se sont pas vu opposer au 1er tour de candidats investis par l'UMP.

Une polémique est née de la candidature à la députation sous l'étiquette Nouveau Centre (PSLE) de plusieurs membres de la famille d'élus sortants (conjoints, enfants) et de leurs anciens collaborateurs (attachés de presse et chauffeurs). Cette pratique a été révélée par Le Monde et dénoncée par plusieurs responsables de l'UDF-MoDem estimant qu'elle n'avait d'autre but que de tenter d'assurer au Nouveau Centre un accès au financement public des partis politiques (environ 1,63 euro par voix et près de 44 400 euros par élu), lequel est conditionné au dépôt d'au moins 50 candidatures réunissant 1 % des suffrages exprimés au 1er tour. Ce seuil n'a finalement pas été atteint par le PSLE, selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Un candidat Nouveau Centre, Nicolas Perruchot (qui se représentait dans le Loir-et-Cher) a, quant à lui, expliqué ces candidatures par la décision tardive de ces députés ex-UDF de se reconstituer en parti et leur impossibilité de s'appuyer sur une structure partisane et militante pré-existante .

Le 10 juin 2007, le Nouveau Centre a obtenu 416 361 voix (2,04 % ; 2,37 % avec les possibles apparentés) et revendique 7 élus dès le premier tour dont Christian Blanc qui ne se présentait pas sous l'étiquette PSLE.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a été réélu au premier tour dans l'Eure (50,05 %) ainsi que François Sauvadet (Côte d'Or), Charles de Courson (Marne), Rudy Salles (Alpes-Maritimes), l'apparenté UDF Christian Blanc (Yvelines) et Francis Hillmeyer (Haut-Rhin). Pour sa part Philippe Vigier (Eure-et-Loir), non sortant, a été élu, dès le premier tour.

Le 17 juin 2007, à l'issue du second tour des élections législatives, 11 députés PSLE sont élus. Le nombre total (1er et 2nd tours) de députés du PSLE élus est donc de 17. Deux députés sortants sont battus.

Le Nouveau Centre a privilégié la conclusion d'alliances électorales avec les partis de la majorité parlementaire (UMP principalement) et la constitution de listes communes. Il a également présenté des listes indépendantes, comme à Annecy, et conclu des alliances avec des listes menées par des candidats MoDem, comme à Arras.

À l'issue du scrutin, le parti perd Blois au profit du PS, conserve notamment Annecy (en dépit de la présence au 1er tour d'une liste menée par un député UMP et d'une liste MoDem), Meudon, Montrouge, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Vincennes, Drancy et conquiert plusieurs villes comme Agen et Châtellerault. Il conserve également des élus dans la plupart des villes conservées ou remportées par l'UMP, ainsi qu'un groupe au conseil de Paris.

Concernant les élections cantonales, le Nouveau Centre perd le conseil général de la Somme au profit du PS, conserve le département de Loir-et-Cher et succède à l'UMP à la tête de celui de Côte-d'Or. Ses candidats obtiennent 2 % des suffrages exprimés (soit 265 318 voix) au premier tour sur l'ensemble du territoire, puis 2,35 % (soit 161 575 voix) au second tour.

Le 10 avril 2008, lors d'une conférence de presse, le Nouveau Centre a indiqué son intention de présenter des listes autonomes aux prochaines élections européennes. Mais face à des sondages (Paris Match, 27 et 28 novembre 2008) qui ne lui donnaient que 2 % des voix, il préfère s'allier à l'UMP et désigne des « chefs de file » le 28 janvier 2009 afin que ceux-ci puissent négocier avec leur allié.

Le 7 mars 2009, Hervé Morin confirme qu'il n'y aura pas de listes autonomes mais que les listes de l'UMP comporteront 20 % de candidats NC (toujours en négociation) : « Je ne voulais pas risquer de jeter le parti, sur un coup de dés, dans une aventure dont l'issue était incertaine » a-t-il expliqué tout en assurant que « s'engager sur des listes d'union, ce n'est pas renier notre identité. » « Les négociations se poursuivent, mais je peux vous dire aujourd'hui que nous aurons au moins trois candidats en position éligible sur les listes d'union, et un quatrième en situation charnière, » a-t-il déclaré, précisant qu'il y aurait parmi les candidats éligibles « au moins un jeune centriste. » Le NC aura en revanche une liste autonome dans la circonscription d'outre-mer « avec l'ambition d'avoir un élu dans la zone Pacifique ».

Afin de promouvoir l'Europe en France, mais aussi préparer un programme pour les élections de 2009 la « Ruche européenne » (commission Europe du Nouveau centre) a été mise en place autour de Brigitte Fouré, députée PPE-DE (Nouveau centre) au Parlement européen, et de Jean-Louis Bourlanges, ancien député ADLE (UDF).

Le 19 janvier 2009, le Nouveau Centre a organisé à Paris la « 1re conférence européenne des centres » à l'occasion de laquelle une résolution « Europe : nouveau défis, nouvelles réponses » a été adoptée et cosignée par des représentants de partis politiques de sept autres États membres de l'Union européenne : Nouvelle démocratie chrétienne (Italie), Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque, Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), Parti social-démocrate (Portugal), Mouvement réformateur (Belgique), Parti populaire suédois (Finlande), Nouvelle Démocratie (Grèce). Il a également été annoncé lors de cette conférence la mise en place d'un comité de liaison qui aura la charge de rédiger une « plate-forme partagée » qui sera rendue publique lors d'une prochaine conférence, devant se tenir à Prague en mars 2009.

Le 19 juin 2007, 22 députés se réclamant du Nouveau Centre ont élu François Sauvadet, ancien porte-parole du groupe UDF, président de groupe par 13 voix contre 8 (et un bulletin blanc) pour Charles de Courson qui sera son vice-président. « Nous sommes le second pôle de la majorité. Nous voulons être au rendez-vous de l'action » a déclaré le nouveau président lors de son élection. Nicolas Perruchot en est le porte-parole .

Jean-Christophe Lagarde, investi par le MoDem mais ayant fait campagne sous une étiquette non partisane, a rejoint ce groupe parlementaire, ainsi que brièvement Abdoulatifou Aly, soutenu par le MoDem au second tour, en tant qu'apparenté, avant de rejoindre les non-inscrits comme les deux autres députés du MoDem.

Au 24 septembre 2008, le groupe compte 21 membres et 2 apparentés.

Les huit sénateurs membres du Nouveau Centre siègent actuellement au sein du groupe Union centriste (UC). Les membres de ce groupe, en présence de son président Michel Mercier (MoDem) et à l'invitation de Jean Arthuis et Yves Pozzo Di Borgo, se sont réunis le 19 juin 2007 pour étudier l'adoption d'une motion de soutien à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy. Cette réunion informelle ne constitue pas une position officielle du groupe, les noms des sénateurs présents n'ayant pas été rendus publics.

Jean-Léonce Dupont, vice-président du Nouveau Centre, a annoncé le 2 juillet 2007, à l'occasion d'une conférence de presse, que « 15 à 20 » sénateurs sur les 30 que compte le groupe Union centriste « partagent les idées » du Nouveau Centre. Ce nombre semble cependant surévalué, dans la mesure où il aurait permis aux sénateurs membres du Nouveau Centre de constituer un groupe, ou à tout le moins de revendiquer la présidence du groupe UC, ce qui n'a jamais été le cas depuis la création du parti.

Au titre du financement des partis politiques pour l'année 2009, 10 sénateurs ont déclaré leur rattachement en décembre 2008 au Fetia Api (et donc par contre-coup au Nouveau Centre) contre 19 à l'UDF-MoDem.

Janelly Fourtou (ex-UDF), qui n'a pas rejoint le MoDem et dont l'appartenance au Nouveau Centre était présumée, est membre fondatrice d'Alliance citoyenne pour la démocratie en Europe créée autour du député européen Jean-Marie Cavada en janvier 2008.

Le Nouveau Centre revendique un réseau de 2500 élus locaux .

En gras, conseils généraux dont le président est membre du NC.

En gras, villes et intercommunalités dont le maire ou le président est membre du NC.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) n'a pas accordé au Nouveau Centre de financement public, seuls 43 candidats sous l'étiquette « PSLE » , au lieu des 50 requis, ayant dépassé le seuil de 1 % des suffrages.

Une proposition de loi, a été déposée par des députés membre du NC et inscrite par le gouvernement en urgence le 24 octobre 2007 à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, visant à modifier la loi n° 88-227 du 11 mars 1988. Cette proposition aurait permis d'introduire une nouvelle possibilité de financement pour les partis politiques ayant obtenu l'élection d'au moins 15 députés. Malgré le soutien d'une majorité des députés communistes et d'une partie de membres de l'UMP, cette loi est finalement retirée suite à l'opposition du Parti socialiste et de François Bayrou. Ses opposants lui reprochaient d'être uniquement déposée pour permettre le financement du NC en modifiant a posteriori les règles en vigueur lors du scrutin précédent.

Après l'échec de leur proposition de loi, les députés Nouveau Centre ont annoncé le 19 novembre 2007 avoir conclu une « convention de financement » avec un parti partenaire de Polynésie française, le Fetia Api.

18 députés et 5 sénateurs NC ont pu se rattacher à ce parti polynésien, qui en vertu des règles plus souples en vigueur outre-mer, perçoit le financement public afférent. Grâce à la convention de financement, le Fetia Api reverse l'essentiel de ce financement au Nouveau Centre, conservant 20 000 euros pour son propre fonctionnement. Ce montage complexe, bien que considéré comme légal par la CNCCFP, a suscité la perplexité, voire l'opposition de plusieurs parlementaires du Nouveau Centre, dont Christian Blanc.

En vertu du décret fixant les montants des fonds attribués aux partis politiques au titre de l'année 2008, le parti Fetia Api percevra 1 023 326,71 euros. Au total, 23 parlementaires métropolitains (18 députés et 5 sénateurs) ont déclaré leur rattachement à ce parti.

En 2009, le décret n° 2009-92 du 27 janvier 2009, pris pour l'application des mêmes articles, attribue un financement de plus de 1 408 147,51 euros, un plus grand nombre de parlementaires (32 dont 10 sénateurs) ayant déclaré leur rattachement au Fetia Api.

En haut



Source : Wikipedia