Chine

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Posté par talos 28/02/2009 @ 18:05

Tags : chine, asie, international, environnement, chine et chinois, pays, podcast

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République populaire de Chine

emblème de la République Populaire de Chine

La République populaire de Chine (RPC ; en sinogrammes simplifiés 中华人民共和国 ; en sinogrammes traditionnels 中華人民共和國 ; en pinyin 'Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó'), communément appelée Chine, est un État d'Asie orientale. Proclamée le 1er octobre 1949, elle est dirigée depuis par le Parti communiste chinois (PCC). C'est un régime politique se réclamant du marxisme-léninisme, bien que son économie soit libéralisée. Elle est un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

La République populaire de Chine se dit héritière de cinq mille ans d'histoire. C'est le pays le plus peuplé du monde, avec environ 1 360 445 010 habitants . Un contrôle strict des naissances est appliqué. Avec 9 596 960 km2 de superficie, c'est également le plus grand pays d'Asie orientale et le troisième/quatrième plus grand pays au monde, après la Russie et le Canada. Actuellement, le « pays du Milieu » est classé deuxième puissance économique mondiale selon le calcul du produit intérieur brut (PIB) en parité de pouvoir d'achat (PPA) et troisième selon le critère monétaire traditionnel,. Officiellement pays communiste, la République populaire de Chine a adopté une économie socialiste de marché où libéralisme économique et contrôle politique autoritaire se côtoient en une formule spécifique.

En 1949, les communistes achèvent de prendre le contrôle de la Chine continentale (île de Hainan incluse), mettant fin à une longue période de guerre civile et de morcellement politique. Le 1er octobre, Mao Zedong déclare la fondation de la République populaire de Chine sur la place Tian'anmen, à Pékin. Les partisans du Guomindang se replient dans l'île de Taïwan, et quelques îles du Fujian.

Le nouveau pouvoir veut mettre en place un nouvel ordre économique et social à la fois inspiré de l'exemple soviétique et adapté aux réalités chinoises. Dans un premier temps, cherchant d'abord à reconstruire un pays ravagé, il se contente de réformes relativement modérées, inspirées de celles déjà mises en place dans ses anciens bastions du temps de la guerre civile. Le rythme des réformes s'accélère pourtant rapidement, et de nombreuses personnes, soupçonnées de ne pas collaborer avec le régime, sont exécutées.

En 1950, la Chine envahit le Tibet.

En 1957, prenant acte des insuffisances du régime, Mao lance la campagne des Cent Fleurs : il invite la population à un débat critique. Les critiques formulées par les intellectuels sont parfois très violentes et inquiètent le parti. Celui-ci réplique par une « campagne antidroitière » et lance en 1958 le Grand Bond en avant, vaste mobilisation pour la modernisation économique qui se solde par une famine. À partir de ce moment, Mao, très contesté par certains des responsables les plus éminents du parti, perd de son autorité. De nouvelles politiques économiques sont mises en place.

En 1966, Mao lança la Révolution culturelle, qui lui permit de revenir au pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays contre les élites du parti en poste alors. Une période de chaos s'ensuivit. La situation est progressivement reprise en main par Zhou Enlai. Peu après la mort de Mao, Deng Xiaoping, considéré comme le leader des réformistes, parvint à se hisser au pouvoir. Suite à quoi, la veuve de Mao, Jiang Qing, et ses associés, la Bande des Quatre, furent arrêtés et jugés. Depuis, le gouvernement a considérablement réduit le contrôle gouvernemental de la vie privée des individus et opéré une transition de l'économie de type planifié à une économie mixte.

Le leitmotiv des partisans de la réforme économique est l'ouverture progressive du marché chinois, pour parvenir à la constitution d'une classe moyenne urbaine (15 % de la population actuelle) et à l'amélioration du niveau de vie (qui s'est vérifié par une augmentation spectaculaire du revenu annuel, du niveau de consommation, de l'espérance de vie, de l'alphabétisation).

Les critiques adressées à ces réformes économiques, émanant généralement des paysans les plus pauvres, des observateurs étrangers et des dissidents politiques, notent que ces réformes ont créé de grandes disparités au sein du pays, une importante pollution, une corruption rampante, un chômage croissant et une mauvaise gestion des entreprises d'État. Cette situation est potentiellement menaçante pour la stabilité du régime. Certains acteurs de la vie politique chinoise, journalistes et magistrats, critiquent également le manque de réformes politiques vers plus de démocratie.

Le pays adopte progressivement une économie de marché et s'insère de plus en plus dans le système économique libéral mondial. En 2001, il adhère à l'Organisation mondiale du commerce. Toutefois, le Parti communiste chinois en conserve le contrôle politique exclusif et maintient sa politique répressive vis-à-vis de groupes menaçant son hégémonie. Ces opposants sont majoritairement des personnes issues de certaines minorités (notamment du Tibet et du Xinjiang), certains Hans issus de la classe urbaine ou des dissidents vivant à l'étranger. La question des droits de l'homme reste un des sujets les plus sensibles concernant la République populaire de Chine dans l'opinion occidentale.

Stigmatisant les violations des droits de l'homme, les événements de la place Tian'anmen, le 4 juin 1989, ont entraîné un embargo sur les ventes d'armes à la Chine. L'Union européenne souhaitait en 2005 lever cet embargo .

La République populaire de Chine connaît plusieurs problèmes quant à la délimitation de ses frontières. Le plus important concerne l'île de Taïwan que les Taïwanais qualifient de République de Chine, se désignant comme Chinois indépendamment de leurs divergences politiques. Bien qu'aucune modification n'ait été faite dans la constitution, la République de Chine ne revendique plus la souveraineté sur le continent dans les faits et reconnaît implicitement la République populaire de Chine. L'île de Taïwan est un territoire indépendant de facto non reconnu par la communauté internationale (Organisation des Nations unies entre autres) sur lequel la République populaire de Chine revendique la souveraineté. La République populaire de Chine a proposé à la République de Chine une réunification sous le principe « un pays, deux systèmes », idée émise au départ par Deng Xiaoping en 1979, et mise en forme en 1981 par la déclaration en neuf points de Ye Jiangying. Cette proposition a toujours été rejetée par les gouvernements successifs de la République de Chine,,.

Le contrôle de la mer de Chine méridionale est également un sujet conflictuel entre États riverains (République populaire de Chine, Malaisie, Viêt Nam, Indonésie). La contestation porte sur une série d'îlots stratégiques, dont les îles Spratley et Paracel. Le terme « Chine continentale » fait référence à la République populaire de Chine sans Taïwan, Hong Kong et Macao. Ces deux derniers territoires sont des régions administratives spéciales (régies selon le principe « un pays, deux systèmes »). Voir aussi l'article Zone économique spéciale.

La Chine a ratifié le protocole de Kyōto en 2002.

La Chine connaît des problèmes environnementaux majeurs. La forêt y avait déjà fortement régressé il y a huit mille ans, ce qui a engendré des problèmes de désertification, d'érosion et dégradation des sols, ainsi que d’inondations, qui ont empiré avec l’industrialisation et la croissance démographique notamment sur le littoral et dans le bassin de la rivière des Perles. Le pays possède à peu près la même quantité d'eau que les États-Unis, mais sa population y est cinq fois supérieure. La manque d'eau se fait particulièrement sentir dans le Nord, très aride, où vit près de la moitié de la population de la Chine et où la demande en eau excède de loin l'approvisionnement naturel. Le réchauffement de la planète accélère la retraite des glaciers qui alimentent les principaux cours d'eau chinois, tout en hâtant l'avancée des déserts, qui absorbent actuellement plus de 300 000 ha de prairies chaque année. Toutefois, rien n'a davantage précipité la crise de l'eau que trois décennies de croissance industrielle débridée. Dans sa course pour devenir la prochaine superpuissance mondiale, la Chine ne se contente pas de pomper sans limite ses rivières et ses nappes phréatiques ; elle pollue aussi ce qu'il reste d'eau de manière si irréversible que la Banque mondiale a sonné l'alarme en évoquant des " conséquences dramatiques pour les générations futures ". L'utilisation massive de pétrole et surtout de charbon est source d'une pollution importante. L’explosion de la croissance économique s’est traduite par de nouvelles pressions sur les ressources non renouvelables. De nombreuses villes sont en permanence couverte d’un nuage de pollution. La Chine est un des dix-sept pays mégadivers, c'est-à-dire identifiés par le Centre de surveillance de la conservation de la nature du programme des Nations unies pour l'environnement comme l'un des plus riches de la planète en termes de biodiversité. Toutefois c'est aussi un des quatre pays pour lesquels un nombre important d'espèces de mammifères sont menacés de disparition du fait de la destruction de leur habitat. Le cas le plus emblématique est probablement le panda géant, qui a été choisi comme symbole par le World Wide Fund for Nature.

La Chine a d’abord refusé le protocole de Kyōto mais en 2007, Wen Jiabao a annoncé vouloir en 2010 atteindre les objectifs du onzième plan quinquennal : réduire de 20 % la consommation d'énergie par unité de produit intérieur brut et de 10 % l'émission de principaux polluants. Des programmes de reboisement, de protection de la nature, la suppression des ampoules à filament, le développement des toilettes sèches, la multiplication des panneaux solaires sur le plateau tibétain, un parc éolien important et un projet de ville « haute qualité environnementale » témoignent des efforts faits. La flotte de pêche chinoise prend par contre une part croissante en matière de surpêche.

Pourtant, malgré le discours officiel, la Chine a ravi en 2007 aux États-Unis le titre de premier producteur de gaz à effet de serre. Dans vingt-cinq ans, la Chine pourrait en produire à elle seule deux fois plus que la totalité des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques réunis. Ce qui n'est pas si surprenant puisqu'elle a construit en 2006 cinq centrales à charbon par semaine.

C'est avec la surpopulation le grand défi de la Chine moderne.

En janvier 2005, la Chine a atteint un milliard trois cent millions d'habitants, ce qui en fait l'État le plus peuplé de la planète devant l'Inde qui n'a pas de politique de contrôle des naissances (environ un milliard d'habitants). On estime que cent trente millions de Chinois vivent avec moins d'un euro par jour.

D'après les estimations officielles, environ quatre cent millions de naissances ont été évitées grâce à la politique de contrôle des naissances. Jusqu'au début des années 1970, la Chine connaissait une très forte croissance démographique. Afin de limiter la croissance de sa population, elle a adopté une règlementation limitant la taille des familles urbaines (à l'exception des membres des cinquante-cinq ethnies minoritaires) à un enfant, à deux enfants pour les familles rurales ayant eu une fille comme premier enfant. Le taux de natalité est ainsi tombé de 21 pour mille en 1990 à 12,4 pour mille en 2003. L'accroissement démographique est quant à lui de 0,6 % en 2003 contre 1,44 % en 1990.

Le 28 mars 2006, Zhang Weiqing, responsable de la Commission d'État pour la population et le planning familial, a indiqué dans une interview accordée au site internet du gouvernement chinois que la politique du planning familial avait aidé la Chine à éviter la naissance de quatre cents millions de bébés au cours des trois dernières décennies. Il a fait remarquer que la Chine avait mis environ trente ans pour réaliser l'objectif du contrôle de la population, alors que cela en avait pris cent dans les pays développés. « L'objectif d'assurer au peuple chinois une vie relativement confortable n'aurait pas pu être réalisé si nous avions quatre cents millions de personnes supplémentaires », a souligné Zhang Weiqing. La Chine faisant actuellement face à un nouveau pic de ses naissances, la politique de l'enfant unique ne sera pas changée dans un futur proche.

Cette politique n'est pourtant pas toujours appliquée rigoureusement, en particulier dans les campagnes reculées où le contrôle administratif est moins présent. Certaines familles privilégiées préfèrent aussi payer les amendes dont le montant n'a pas été réactualisé récemment. La violation de cette politique par des personnes aisées, des célébrités et des membres du parti communiste chinois est cependant de plus en plus fréquemment réprimée.

La Chine compte 320 millions d'enfants de moins de quatorze ans.

Le ratio des naissances est de 123 garçons pour 100 filles, en 2005.

C'est en grande partie une conséquence de la limitation des naissances. Les garçons étant considérés comme plus avantageux économiquement dans les zones rurales, le recours à l'avortement sélectif, en théorie interdit, et aux abandons, ainsi que la reprise de la pratique traditionnelle d'infanticide des filles, ont engendré un surplus de garçons. Il existe de nombreux orphelinats pour les enfants abandonnés, mais seuls 2 % d'entre eux ne trouvent pas de parents adoptifs, et restent à l'orphelinat jusqu'à l'âge adulte. La République populaire de Chine a institué un programme permettant les adoptions internationales, mais celui-ci n'a qu'une faible incidence sur le nombre d'adoptions actuellement. De plus, il a été fortement limité en décembre 2006. En 2000, la politique de contrôle des naissances a eu pour conséquence observable un ratio de 116 garçons nés pour 100 filles, largement au-dessus de la moyenne naturelle (106 pour 100). Bien que culturellement explicable par le sexisme, les origines de ce ratio ont récemment été partiellement corrélées avec les conséquences de l'hépatite. Le gouvernement de la République populaire de Chine tente de réduire le problème à travers des campagnes de sensibilisation via le planning familial, mettant en valeur le rôle des filles, mais également en interdisant le diagnostic de sexe prénatal.

La République populaire de Chine est un État-nation composé de cinquante-six « nationalités » (définissant une identité ethnique et/ou culturelle, et non une nation au sens occidental du terme) dont l'ensemble forme la « Nation chinoise » (中华民族 zhonghua minzu). L'égalité en devoirs et en droits de toutes ces nationalités est inscrite dans le droit constitutionnel de la République populaire de Chine,.

La nationalité han, largement majoritaire (92 % de la population) est elle-même relativement hétérogène, et peut être également appréhendée comme un vaste ensemble de coutumes partageant des caractéristiques culturelles et linguistiques proches (en particulier la grammaire).

La République populaire de Chine reconnaît l'existence de cinquante-cinq nationalités en plus des Hans au sein de la nation chinoise. Elles sont constituées de citoyens chinois ayant une langue maternelle ou une culture non-han.

D'après la constitution de la République populaire de Chine, les nationalités quelles qu'elles soient bénéficient du droit « de développer leur propre langue parlée et écrite ainsi que de préserver ou réformer leurs propres us et coutumes », ainsi que d'une priorité de recrutement dans les entreprises ou dans les établissements d'une région autonome. En outre, la loi sur le contrôle des naissances autorise certaines nationalités, notamment au Tibet et dans les régions peu peuplées de l'Ouest, à avoir plus d'un enfant par couple, contrairement aux Hans qui n'ont droit qu'à un seul enfant.

Cependant, certaines minorités cohabitant avec les Hans se plaignent des différences qu'elles ressentent entre ce que prévoit le droit chinois et la situation effective telle qu'elle peut être vécue sur le terrain. Le cas le plus médiatisé est celui du Tibet. Les Tibétains en exil et des Occidentaux y dénoncent en effet des mesures discriminatoires, notamment des atteintes à la liberté de culte, une marginalisation culturelle entraînant une marginalisation économique, ou la loi autoritaire sur le contrôle des naissances (malgré les aménagements spécifiques) ,. Bien que moins médiatisé, un sentiment équivalent existe chez les populations musulmanes ouïghoures du Xinjiang, qui se considèrent victimes d'une domination han, et tolèrent mal la loi sur le contrôle des naissances (malgré les aménagements spécifiques) et la procédure d'avortement en cas d'infraction à la loi, des atteintes à la liberté religieuse et culturelle, et la politique de peuplement vers l'Ouest qu'ils considèrent comme une colonisation han.

D'après le gouvernement de la République populaire de Chine, ce type d'affirmations est le fait de mouvements qu'il qualifie de « séparatistes ». Il dénonce ainsi le gouvernement tibétain en exil dirigé par le 14e dalaï-lama, ainsi que les mouvements séparatistes ouïghours du Xinjiang (appelé « Turkestan oriental » par ces derniers), certains d'entre eux, comme le Mouvement islamique du Turkestan oriental, étant même accusés d'avoir fait usage de moyens terroristes et violents et de fournir les Chinois qui s'entraînaient dans les camps d'Al-Qaida en Afghanistan entre autres en vue de participer à un jihad]], démenti par ce mouvement..

Les cinquante-cinq groupes non-hans totalisent, en 2008, plus de 100 millions de citoyens, l'équivalent de la population du Mexique.

Le Parti communiste chinois définit l'économie de la Chine comme une « économie socialiste de marché », une « forme de socialisme aux caractéristiques chinoises ». De 1978 à 1989, le gouvernement chinois a réformé en profondeur l'économie du pays, la faisant passer d'une économie planifiée de type soviétique à un « socialisme de marché », conservant la structure rigide de contrôle par le Parti communiste chinois, ce qui l'a fait appeler « l'atelier du monde ».

Dans ce but, la collectivisation de l'agriculture a laissé place à un système de responsabilisation individuelle des terres. Les cadres locaux ont acquis plus de marge de manœuvre, des gérants ont été introduits dans les secteurs industriels, permettant l'essor de nombreuses petites entreprises, alors nommées getihu (个体户). Cette politique a permis d'attirer de nombreux commerçants et investisseurs étrangers. Le contrôle des prix a été relâché, à l'exception notable de produits de première nécessité pour les paysans.

En 1992, l'appellation officielle du système devient « économie de marché socialiste » et le changement d'adjectifs marque le début du changement de nature de classe de l'État. Le secteur public commence à se noyer dans l'océan de l'économie marchande et passe de 73 % de la production industrielle en 1988 à 35 % en 1992. Cela a permis le passage d'une économie planifiée à une économie mixte et la redécouverte des fondements du libéralisme économique, tout en sauvegardant le communisme officiel du régime.

Dans ce nouveau système économique, les entreprises publiques ou danwei ont du mal à trouver leur place et rencontrent de plus en plus de difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars américains) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars américain. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficace, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation, selon Jiang Yuan, statisticien au Bureau d'État des statistiques.

Le gouvernement a résolument mis entre parenthèses l'égalité des classes durant cette période, menée par le mot d'ordre de Deng Xiaoping : « Enrichissez-vous ! » L'enrichissement personnel (individualisme) et la consommation (soutenue par des politiques néo-keynésiennes dès 1997) sont devenus de nouveaux moteurs économiques, accompagnés par une professionnalisation progressive des techniques de gestion, destinées à améliorer la productivité (division du travail). Le gouvernement a également œuvré pour attirer des capitaux étrangers, sources cruciales de développement économique : les zones économiques spéciales (ZES), exemptes de taxes, ont été créées à cet effet, étendues peu à peu à tout le littoral. Grâce à l'introduction du libre-échange, on observe qu'un quadruplement du produit intérieur brut (PIB) s'est produit depuis 1978.

Les incitations par taxes préférentielles sont également à l'origine d'incitations fiscales à produire en Chine, que ce soit pour l'export ou pour le marché intérieur d'un milliard trois cent millions d'individus. La République populaire de Chine tente d'harmoniser le système de taxes et règlements pratiqués sur les entreprises, aussi bien chinoises qu'étrangères. Ainsi, les taxes préférentielles dont bénéficient les exportateurs dans les zones économiques spéciales et les villes côtières sont l'objet d'une révision. Les exportations chinoises vers les États-Unis représentaient 125 milliards de dollars américains en 2002, tandis que les importations américaines atteignaient 19 milliards. Ce déséquilibre est attribué de façon récurrente par les États-Unis à un taux de change jugé défavorable entre le yuan et le dollar américain. En revanche, pour la Chine, une réévaluation du yuan telle que la souhaitent les États-Unis créerait une inflation très importante, elle-même génératrice de tensions sociales internes. Le 21 juillet 2005, la Banque populaire de Chine a annoncé qu'elle mettait en œuvre un système de fluctuation du yuan dans les limites de 0,3 % par jour par rapport au dollar américain, contre 3 % maximum par rapport à un panier de devises étrangères, dont le yen et l'euro (voir Régime de change chinois).

C'est en 2007 que la Chine accède au rang de 3ème puissance économique mondiale derrière les États-Unis et le Japon. Elle pèse en 2007, 6,04% du PIB mondial soit 3 280 milliards $ (World Bank, gross domestic product 2007). Ce développement effréné des activités économiques est dû aux investissements et aux exportations mais peu à la consommation intérieure. Le développement économique actuel de la Chine est l'un des plus rapides du monde, puisque l'on y enregistre une croissance dont la moyenne, depuis dix ans, se situe entre sept et huit pour cent par an, frôlant parfois les dix pour cent, d'après les statistiques chinoises.

La République populaire de Chine est depuis 2001 membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

La croissance de la Chine est essentiellement tirée par les exportations. Leur montant a plus que doublé en quatre ans, pour atteindre 593 milliards en 2004. L’essentiel de ce commerce se fait avec la zone régionale (Japon, Corée du Sud) mais il est à noter une forte augmentation des échanges avec les États-Unis et l'Europe. Au cours de l'année 2004, les exportations et les importations chinoises ont augmenté de 36 %. La balance commerciale dégage un excédent de trente-deux milliards de dollars américains. Les points forts des exportations chinoises sont les tracteurs, les montres et les jouets (85 % du marché mondial), les appareils photographiques et les ordinateurs portables (55 % du marché), les téléviseurs et les machines à laver (30 %), 15 % pour l'acier.

La présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. Elles ont attiré la main-d'œuvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à cent pour cent étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises. La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main-d'œuvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ un dollar américain par heure, ce qui est bien en dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois représente un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en œuvre dans les démocraties libérales.

La mainmise du Parti communiste chinois sur les dissidents ou agitateurs potentiels qui résulteraient de tels syndicats explique en partie leur absence.

Un autre aspect de l'économie chinoise à relever : les bas prix d'éléments non issus de la force de travail. Cela est dû en partie à l'existence du contrôle des prix et de la garantie des sources d'approvisionnement hérités de la précédente économie de type soviétique : les entreprises d'État continuant à être démantelées et leurs ouvriers renvoyés dans des secteurs de compétitivité accrus, l'effet déflationniste induit continue à mettre la pression sur les prix pratiqués au sein de l'économie.

Les conséquences de cette croissance économique sont nombreuses. Le revenu moyen annuel d'un ouvrier chinois est de mille trois cents dollars américains. Les salaires augmentent régulièrement sur le littoral pacifique.

Comme les autres pays intégrés à l’économie mondiale, la Chine est touchée par la crise économique de 2008. La récession américaine a des effets sur la croissance du pays qui dépend en grande partie des exportations.

A la fin de l’année 2008, le taux de chômage en ville serait de 9,4 % d’après un chercheur de l'Académie des sciences sociales de Pékin Zhang Chewei, soit le double du chiffre annoncé par les autorités. Selon Huang Yunlong, le vice-gouverneur du Guangdong, 600 000 migrants qui travaillaient dans la province seraient retournés dans leur ville ou leur village d’origine en 2008.

La Chine est devenue la troisième consommatrice d'énergie après les États-Unis et l'Union européenne, mais elle en manque cruellement. Il faut couper l'électricité régulièrement dans le sud-est dynamique du pays. Pourtant quarante-deux gigawatts (l'équivalent ce que produit le Royaume-Uni) ont été ajoutés au parc électrique en 2004 et en 2005. Le charbon du sous-sol fournit 60 % de l'énergie utilisée mais il ne semble pas en quantité suffisante pour assurer le long terme alors même que les centrales thermiques au charbon causent de graves préjudices environnementaux. La part du nucléaire ne représente que 0,5 % de la production énergétique du pays. La Chine est le 5ème producteur mondial de pétrole, pourtant, la production nationale ne suffit plus. En 2005, en raison de sa forte croissance, la Chine a été contrainte d’importer 30% de sa consommation de pétrole. Si cette croissance se maintient à ce rythme, en 2025, le pays importera 82% de ses besoins en pétrole . Engagée dans cette impasse, la Chine cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole : la Russie, certains pays africains, les pays du Golfe et l'Iran sont ses fournisseurs. L'exploitation de nouveaux champs pétrolifères dans le sud du pays ne suffira pas pour répondre à la demande et la maîtrise de l'exploitation en mer de Chine méridionale devient un enjeu stratégique. Par ailleurs, l'efficacité économique de l'énergie consommée est l'une des plus faibles au monde avec un ratio PIB/tonne équivalent pétrole des plus faible .

Selon les estimations de l'Organisation de coopération et de développement économiques, le secteur agricole représente encore aujourd'hui 15 % du produit intérieur brut de la Chine et assure 40 % de l'ensemble des emplois. Une part qui s'élevait à 71 % à la fin des années 1970. Ce secteur constitue donc, malgré le développement industriel récent, une part importante de l'économie chinoise. Plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales. L’agriculture, qui occupe la majeure partie de la population active (323 millions d’actifs ruraux), reste un secteur fondamental de l'économie chinoise. Les exploitations sont détenues par les collectivités villageoises qui les louent à des agriculteurs, souvent avec des baux de trente ans. Cette semi-privatisation s'est accompagnée d'un boom de la productivité et de la production.

Depuis 5000 ans, le riz domine l'activité rurale de la Chine et constitue l'aliment de base de la majorité de ses habitants. L'agriculture chinoise est pénalisée par le peu de zones cultivables. En outre, elle dispose de seulement dix pour cent de la superficie cultivable mondiale et doit nourrir 22% de la population mondiale. L'agriculture chinoise est également handicapée par son morcellement, avec 200 millions de foyers exploitant chacun, en moyenne, une superficie de 65 ares. De plus, du fait de l’urbanisation croissante, de la pollution et de la désertification, on estime que la surface cultivable diminue d’environ 2 500 km² par an. Pourtant, entre 1990 et 2003, la production agricole a augmenté de 90%.

Bien que le parti communiste, sous l'impulsion de Mao Zedong se soit appuyé sur les paysans pour prendre le pouvoir, et qu’ils constituent donc la base de sa légitimité, ces derniers ont connu des fortunes diverses, reflétant les différentes options idéologiques suivies ces dernières décennies. Le gouvernement chinois reste néanmoins très attentif au sort des paysans, qui reste plus que jamais l'une de ses priorités. Pourtant, les aides publiques ne représentent que 6% environ du revenu des agriculteurs, contre 20% aux États-Unis, 34% dans l'Union européenne et 58% au Japon.

Les revenus des agriculteurs chinois ont cependant plus que triplé entre 1980 et 2000 ce qui a largement contribué à la diminution de la pauvreté dans le pays. 400 millions de Chinois vivant dans les zones rurales sont sortis de la pauvreté entre 1979 et 2002. Ceci n'empêche pas l'inégalité croissante entre ruraux et citadins. De ce fait, la Chine est confrontée à un exode rural important. Face aux conditions de plus en plus difficiles de leur vie, les paysans émigrent massivement vers les zones urbaines. On estime qu’environ 8 millions de paysans quittent la campagne chaque année pour rechercher un emploi, et que depuis 1979, entre 80 et 200 millions de paysans auraient émigré en ville.

Les terres proches des grandes agglomérations sont convoitées pour faire face au développement urbain. Zhou Tianyong, un économiste influent, estime que, depuis le début des réformes jusqu'en 2003, environ 6 700 000 hectares ont été soustraits à l'agriculture. Les paysans n'ont été indemnisés qu'à hauteur de 10% du prix du marché.

Le 14 mars 2006, lors d'une conférence de presse, tenue à Pékin peu après la clôture de la session annuelle de la 10e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), le Premier ministre chinois Wen Jiabao annonce que la Chine infligera une punition sévère à tout individu qui réquisitionnera illégalement des terres de paysans.

Il faut souligner un paradoxe. Tandis que des terres agricoles sont menacées par l'étalement urbain, la construction des voies de communication et le développement d'une industrie rurale (de sous-traitance) mais aussi par des phénomènes de désertification, de lessivage des sols et d'érosion, la Chine a sur son territoire des fronts pionniers. Ces fronts pionniers sont différents de ceux que l'on trouve au Brésil. Ils ressemblent plutôt à des oasis : en effet ils sont installés dans des zones désertiques ou semi-désertiques de manière ponctuelle. On les trouve en particulier dans la région autonome du Xinjiang, où ils sont gérés par le Corps de construction et de production du Xinjiang.

Depuis les années 1990, la Chine est le premier fabricant mondial de jouet, et est qualifiée d'« atelier du Père Noël ».

Au cours de l'été 2007, a eu lieu le scandale des fournisseurs de peintures et de pigments qui se sont avérés être des falsifications de matières premières à l'insu des ateliers chinois. Voir à ce sujet l'histoire de l'entrepreneur Zhang Shuhong Zhang Shuhong dans Wikipédia en anglais. S'inquiétant de la mise en cause de la sécurité des jouets, la Chine a renforcé les contrôles de qualité, sécurité et fiabilité afin de rassurer les importateurs de jouets dans le monde.,, et interdit l'utilisation de peintures au plomb dans la fabrication de jouets. Par ailleurs, ses produits sont soumis aux normes de sécurité des pays importateurs,.

Le yuan (en sinogrammes simplifiés 元 ; en sinogrammes traditionnels 圓 ; en pinyin yuán) est la devise nationale de la République populaire de Chine. Il est appelé également yuan renminbi (renminbi signifiant en chinois « monnaie du peuple »), abrégé en RMB. Son symbole latinisé officiel est ¥, mais la double barre est généralement remplacée par une seule dans l'usage courant.

Bien que son nom officiel soit renminbi, c'est le terme yuan qui est le plus couramment utilisé. Le yuan se subdivise en 10 jiao (ou 10 mao), eux-mêmes subdivisés en 10 fen. On trouve des billets de 1, 2, 5, 10, 20, 50 et 100 yuans, des billets de 1, 2 et 5 jiaos, et des billets de 1, 2 et 5 fens (la production de ces trois derniers a été arrêtée en 2007). Les pièces, peu utilisées, sont de 1 yuan, 5 jiaos et 1, 2 et 5 fens.

La Chine est souvent accusée de maintenir volontairement un taux de change bas pour faciliter ses exportations. Cette accusation est cependant démentie par le Trésor américain qui, dans son rapport semestriel du 19 décembre 2007, reconnait que Pékin ne manipule pas sa monnaie pour en tirer des bénéfices commerciaux,,, même s'il considère toujours que le yuan est sous-évalué par rapport au dollar.

La RPC a adopté sa constitution actuelle le 4 décembre 1982.

Cette section concerne la Chine continentale.

Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considérée comme telle par beaucoup d'observateurs. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes « communiste » et « capitaliste » pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution « socialisme de marché » pour qualifier l'évolution de la RPC.

Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré parler de « capitalisme d'État ».

Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été faits dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertement critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées.

Les organes du pouvoir d'État sont l'Assemblée nationale populaire, le Président et le Conseil des affaires de l'État. Les membres du Conseil des affaires de l'État incluent le Premier ministre, un nombre variable de vice-Premiers ministres (actuellement quatre), cinq conciliateurs d'État (théoriquement égaux aux vice-Premiers ministres, mais avec des portefeuilles réduits), et vingt-neuf ministres et commissions du Conseil des affaires de l'État. Dans les années 1980, il y eut une tentative visant à séparer les fonctions d'État et de Parti, avec le Parti décidant des grandes lignes politiques et l'État ayant pour tâche de les mettre en œuvre. Cet effort de séparation a été abandonné au niveau du gouvernement central dans les années 1990, la direction politique de l'État étant détenue par les dirigeants du Parti, créant une concentration de pouvoir dans un faisceau unique.

En même temps, un accord a été décidé, séparant le Parti et les bureaux d'État à des niveaux autres que ceux du gouvernement, et on ne connaît pas aujourd'hui de membre de l'exécutif au niveau national qui soit en même temps secrétaire du Parti. Il y a des cas spéciaux pour les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao où le parti communiste ne fonctionne pas du tout, et dans les régions autonomes ou, sur le modèle soviétique, les chefs de l'exécutif sont les membres d'un groupe ethnique local, le secrétaire général du Parti étant un Han non indigène.

Sous le régime de la Constitution de la République populaire de Chine, le CNP est le plus haut organe de pouvoir d'État en Chine. Il se réunit chaque année environ deux semaines et approuve les nouvelles grandes lignes politiques, les lois, le budget, et les principaux changements de personnel. La plus grande partie de la législation de la RPC est adoptée par le Comité du Congrès national du peuple (CCNP). La plupart des initiatives sont représentées au CCNP pour qu'elles soient considérées par le Conseil des affaires de l'État après qu'elles ont obtenu l'aval du Comité du Politburo du Parti communiste. Bien que le CNP approuve généralement les directives et recommandations personnelles du Conseil des affaires de l'État, le CNP s'est de plus en plus saisi de son rôle de balancier vis-a-vis de la législation nationale, et est parvenu à forcer la révision de certaines lois. Par exemple, le Conseil des affaires de l'État et le Parti ont été incapables de faire passer une taxe sur le gazole pour financer la construction d'autoroutes.

Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairement reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis à l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti.

Il existe d'autres partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence consultative politique du peuple chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir réel.

Plusieurs problèmes de santé publique d'ampleur émergent en RPC : problèmes de santé liés à la mauvaise qualité de l'air et à la pollution de l'eau, l'épidémie de sida et le tabagisme . L'épidémie de SIDA, en plus des voies classiques de contamination, a été exacerbée par le manque d'hygiène et les collectes de sang en zone rurale. Le VIH serait considéré comme un problème « étranger » , préjugé est encore tenace et bien relayé par les médias .

L'hépatite B est endémique en Chine continentale, touchant un large pourcentage de la population : environ 10% . Elle entraîne des dérèglements ou des cancers du foie, causes courantes de mort en Chine . Une corrélation a été établie entre l'hépatite et la sous-natalité de filles à la naissance, qui expliquerait en partie la disparité numérique hommes-femmes. Un programme mis en place en 2002 a pour but de vacciner tous les nouveau-nés en Chine continentale .

En novembre 2002, la pneumonie atypique ou SRAS apparait dans la province du Guangdong. La nouvelle étant tenue secrète, l'épidémie s'étend au territoire de Hong Kong, au Viêt Nam et par voie aérienne, dans des pays plus éloignés. En Chine même, 5 327 cas sont rapportés, dont 348 morts confirmées . En mai 2004, l'OMS annonce la fin de l'épidémie de SRAS en RPC.

La Chine est alors confrontée à une nouvelle épidémie, la grippe aviaire, qui touche diverses espèces d'oiseaux (dont la volaille). Plusieurs cas, parfois mortels, de contamination oiseaux-hommes sont recensés, laissant craindre une mutation de la transmissibilité d'animal-homme vers celle homme-homme.

Enfin, de récentes transmissions de streptocoques des porcs aux humains seraient à l'origine d'un nombre anormalement élevé de morts dans la province du Sichuan .

Plusieurs cas d'intoxication alimentaire ont aussi été décelés, l'un d'entre eux ayant provoqué la condamnation à mort et l'exécution, en mai 2007, de Zheng Xiaoyu, directeur de l’Agence de réglementation des médicaments et des produits alimentaires, accusé d'avoir touché des pots-de-vin de la part de compagnies pharmaceutiques.

Le pays a développé sa bombe A en 1964. Il est membre du Traité de non-prolifération nucléaire.

Créée dans la première moitié du siècle pour chasser l'alliance des huit nations de Chine, La RPC maintient la plus grande armée du monde, ce qui lui vaut des critiques de nombreux observateurs  ; toutefois, étant donné la composition de cette armée, son efficacité potentielle en matière militaire est jugée limitée. L'Armée de Libération du Peuple (ALP) comprend les forces navales et aériennes. Le budget officiel de l'ALP en 2005 est de 30 milliards de dollars, non inclus les fonds destinés à l'achat d'armes étrangères, à la recherche et au développement militaires, et aux structures paramilitaires. La RPC est accusée par certains critiques de présenter délibérément un budget sous-estimé. Les dépenses militaires réelles équivaudraient, selon certaines sources , à 140% voire 170% du budget officiel.

Le budget militaire de la Chine représente officiellement 1,35 % de son PIB en 2005. Ce budget correspond à 7,4 % des dépenses publiques en 2006. La Chine compte augmenter ses dépenses militaires pour l'année 2007 : cette hausse devrait atteindre 17,8 % et s'établir à 351 milliards de yuans, soit environ 34,4 milliards d'euros. D'après d'autres estimation, la Chine se placerait au second rang mondial, derrière les États-Unis (au moins 400 milliards de dollars). La RPC, malgré sa possession d'un arsenal nucléaire et de son matériel de propulsion, est considéré comme ayant des capacités limitées dans le cas d'un conflit en-dehors de ses frontières, ce qui l'empêcherait de prétendre au statut de « véritable » superpuissance mondiale. Ce constat est notamment lié à ses effectifs navals et aériens (flottes limitées et peu modernes).

La RPC s'équipe militairement en prévision d'un éventuel conflit autour de l'Île de Taïwan. Des chasseurs tels que le Su-27 et le Su-30 ont été achetés à cet effet, parallèlement à une production locale. La défense aérienne s'articule autour des missiles sol/air ultramodernes S-300, considérés comme le meilleur système d'interception au monde. La RPC est également en train d'améliorer rapidement ses forces blindées en y intégrant des fonctions de ciblage électroniques. La RPC est considérée comme leur seul véritable menace conventionnelle par les États-Unis , qui ne cachent pas leur mécontentement à ce sujet, voyant leur anciennes chasses gardées menacées en Orient dans le monde devenu multipolaire.

L'image internationale de l'ALP a été sérieusement mise à mal lors des manifestations de la place Tian'anmen, au cours desquelles des protestataires pacifiques ont été tués.

Après la scission sino-soviétique, la Chine a commencé à développer son propre programme nucléaire et de systèmes de propulsion pour armes nucléaires. Le programme de lancements de satellites fut une excroissance naturelle de ce projet. Cela résulta en 1970 par le lancement de Dong Fang Hong I, le premier satellite chinois. La Chine devint alors le cinquième pays à avoir lancé indépendamment son satellite.

Un programme spatial habité était en projet depuis les années 1970, avec le Projet 714, qui devait assurer le lancement de la navette Shuguang. Ce projet avorta cependant en raison d'une série de retournements politiques et économiques.

En 1992, le Projet 921 connu actuellement fut autorisé. Le 19 novembre 1999, la navette inhabitée Shenzhou 1 a été lancée, comme premier test du programme. Après trois autres tests, Shenzhou 5 a été lancé le 15 octobre 2003, à l'aide d'une fusée Longue Marche 2F et du taïkonaute (du chinois 太空 taikong, espace) Yang Liwei, faisant de la Chine le troisième pays ayant propulsé un véhicule habité dans l'espace par ses propres moyens. La seconde mission, Shenzhou 6, a été inaugurée avec succès le 12 octobre 2005.

Des observateurs ont estimé que la fusée Longue Marche était calquée sur le modèle russe, Soyouz, ce qui est contesté par les Chinois. Le programme émergent de la RPC a suscité de vives réactions aux États-Unis, où un rapport du Congrès suite au lancement de 2003 observait, « si les motivations les plus immédiates dans ce programme s'avèrent être le prestige politique, les efforts de la Chine vont presque certainement contribuer à améliorer les systèmes spatiaux militaires entre 2010 et 2020 ». Des échos grinçants ont été émis via la presse indienne, qui ironise sur le déballage d'une « technologie vieille de quarante ans ». Parallèlement, le statut des frontières militaires spatiales est complexe et incertain.

Les transports en Chine continentale ont fait l'objet d'améliorations considérables depuis la fin des années 1990, dans le cadre de l'effort du gouvernement pour créer un réseau national de voies rapides. La longueur totale de ce réseau était de 53 600 km à la fin 2007, en faisant le deuxième du monde par sa longueur après celui des États-Unis, alors qu'il n'était que d'un millier de kilomètres en 1988.

Bien que le taux d'accroissement du parc de véhicules privés soit de 15% par an, leur nombre reste encore peu élevé, en raison du coût important de leur achat et de leur usage, causé notamment par l'importance des taxes et les péages routiers.

Le transport aérien s'est accru également, mais reste inabordable pour la plupart des Chinois. Entre 1978 et 2005, le nombre de Chinois ayant emprunté un vol domestique est passé de 2,3 millions à 138 millions. Le transport à longue distance reste toujours dominé par le transport ferroviaire et les autobus.

Les villes les plus importantes possèdent une ou plusieurs lignes de métro. La ville de Shanghai possède en outre son Transrapid, première ligne à sustentation magnétique (maglev) à usage commercial du monde, reliant le centre à l'aéroport international Pu Dong.

La République populaire de Chine maintient des relations diplomatiques avec la plupart des pays du monde, faisant de la reconnaissance de la Politique d'une seule Chine (Taiwan comme province de la RPC) une condition préalable pour nouer des relations officielles avec la RPC. Elle interdit activement la venue en Chine de cadres politiques taïwanais, à l'exception notable des entrevues ayant eu lieu en 2005 et 2006. Les manifestations politiques du Guomindang, relayées par les télévisions ont pourtant eu lieu dans la ville de Xiamen dans le Fujian, lors des élections municipales taïwanaises de Taipei. Tenzin Gyatso, le 14e dalaï lama est également interdit de séjour en Chine. Li Hongzhi, fondateur du mouvement spirituel Falun gong considéré par les autorités chinoises comme une secte est interdit de séjour.

En 1971, la RPC a remplacé la République de Chine comme seul représentant valable de la Chine aux Nations unies, et comme un des 5 membres permanents du Conseil de sécurité. La RPC est aussi considérée comme « membre fondateur » de l'ONU en tant qu'héritière de la Chine non communiste qui comprenait le territoire continental et qui avait pris part à cette fondation.

La RPC a été membre leader du Mouvement des non-alignés, mais en est aujourd'hui un simple observateur.

Les relations entre RPC et RdC sont marquées par un statu quo : ni indépendance ni réunification forcée.

L'île de Taïwan est peuplé à 98% de Hans et 2% d'Aborigènes de Taïwan. Elle est considérée par la RPC comme la 23e province de Chine, même si elle n'y exerce pas de souveraineté de facto, et constitue pour elle une affaire intérieure. Historiquement, Taïwan en tant que République de Chine cherche la souveraineté sur la Chine continentale, et est indépendante de facto depuis 1949. La République de Chine est un pays démocratique où les chinois (en majorité descendant de Hans) sont partagés entre le désir de participer à une Grande Chine et celui d'une scission totale qui résulterait d'une indépendance de l'île.

La RPC affirme en permanence son opposition aux velléités indépendantistes de certains partis politiques (camp vert) de la République de Chine à Taiwan.

La RPC affirme que l'exécution d'une déclaration d'indépendance de l'île de Taïwan ainsi que le refus sine die des négociations en vue de la réunification, sera traduit comme un casus belli.

Elections législatives de 2008 en République de Chine à Taïwan : large victoire du camp bleu (favorable à la réunification avec la Chine) 86 sièges sur 113.

Les relations entre la Chine et le Japon ont été mises à mal ces dernières décennies, jusqu'en 2006, à cause du refus du Japon de reconnaître ses crimes passés (voir Crimes de guerre japonais), notamment le massacre de Nankin et par le fait que le Premier Ministre de l'époque M. Koizumi rendait hommage aux tombes de criminels de guerre (reconnus pour crimes contre l'Humanité) au sanctuaire Yasukuni. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le régime Impérial du Japon a déployé une unité militaire Unité 731 qui expérimentait des armes biologiques sur des cobayes humains chinois. Le changement de Premier Ministre Japonais en 2006 met fin à ces querelles, celui-ci reconnaissant les massacres, et ouvrant l'année de la Culture Chinoise au Japon.

Le père de l'ancien Premier Ministre Japonais Yasuo Fukuda, qui fut lui aussi Premier Ministre, avait en 1978 initié un dégel des relations entre les 2 pays, grâce à la signature d'un Traité de Paix et d'Amitié. Les relations sino-nippones sont en voie de normalisation grâce aux relations d'interdépendance intimement liées aux échanges commerciaux.

Le peuple du Pays du Milieu garde en mémoire le souvenir des Impérialistes européens du XIXe siècle et du début du XXe siècle (voir Traités inégaux, Guerre de l'opium, Révolte des Boxers, Alliance des huit nations) qui ont pillé et détruit plusieurs palais impériaux et ont été perçus comme des « barbares » qui n'ont pas respecté les règles qu'ils présentaient comme bases de la Civilisation.

C'est avec une certaine appréhension que le peuple du Pays du Milieu aborde les relations avec les Européens sachant qu'il recherche le dialogue dans un respect mutuel.

Beaucoup de nations ont critiqué les violations des Droits de l'Homme perpétrées par la RPC, ce qui a eu une incidence diplomatique notamment suite aux événements de la place Tian'anmen en 1989. Toutefois, cet argument s'est fait moins pressant depuis le renforcement des liens économiques de la RPC avec l'UE et les États-Unis d'Amérique. Dans Japan Focus, Michael T. Klare a cependant analysé la politique diplomatique de l'administration Bush comme marquée par la volonté d'endiguer la montée en puissance de la Chine.

La France a établi un dialogue diplomatique avec la RPC à l'initiative du général de Gaulle le 27 janvier 1964. Geste audacieux à l'époque, cela a été apprécié par les autorités chinoises et a été la base d'un dialogue constructif. En 1997, la France et la Chine établissent un partenariat stratégique global qui va dans le sens d'un renforcement des échanges aussi bien culturel, économique que diplomatique. Pour commémorer l'établissement en 1964 du dialogue diplomatique, le président chinois Hu Jintao s'est rendu en visite d’État en France en janvier 2004, année qui fut déclarée année de la Chine en France. D'un point de vue économique, la France est le troisième partenaire européen de la Chine, après l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Les exportations françaises en Chine atteigne la faible proportion de 3,1 %. Le déficit commercial entre les 2 pays en défaveur de la France s'est accru ces dernières années., Le déficit commercial de la Chine avec l'Union européenne s'est aussi creusé de façon importante, atteignant 100 milliards d'euros sur les 8 premiers mois de 2006. Le 26 novembre 2008, la Chine a reporté un sommet Union européenne-Chine en raison de la rencontre prévue le 6 décembre 2008 en Pologne entre Nicolas Sarkozy et le dalaï lama, entraînant des critiques de la France. Selon François Godement, professeur à Sciences Po et de Ifri et membre du Conseil européen des relations étrangères, la décision chinoise était calculée, et visait, à travers la France, l’Europe, incapable d'adopter une attitude commune à l'égard de la question tibétaine.

Suite à l’annulation du Sommet, José Manuel Barroso a plaidé pour l’unité de l’Europe. Vers la même date, l’exécution par la Chine de Wo Weihan, un scientifique accusé d’espionnage, a entraîné l’indignation de la plupart des pays Européens, permettant à la France de ne pas être isolé sur la question des Droits de l’Homme en Chine à cette période.

En 2004, la Russie a donné son accord pour transférer l'île Yinlong et la moitié de l'île Haixiazi à la Chine, mettant fin à une longue dispute. Ces deux îles se trouvent au confluent de l'Amour et de l'Oussouri, et ont été à l'origine d'un conflit menant à la dégradation des relations entre les deux pays dans les années 1960. Ce geste a été mené dans une volonté de réconciliation et de renforcement des liens économiques, et a été critiqué des deux côtés. Des manœuvres militaires sino-russes ont eu lieu en été 2005, ce qui témoigne en surface du moins de l'efficacité de cette volonté. Les critiques ont émané des fermiers kazakhs qui ont perdu leur territoire sur les îles, tandis que des Chinois et des communautés chinoises ont critiqué ce traité qui équivaut selon eux à une légitimation du contrôle russe de la Mandchourie extérieure, cédée à la Russie impériale par la dynastie Qing suite aux Traités inégaux, dont le traité d'Algun en 1858 et la Convention de Pékin en 1860, en échange de l'utilisation exclusive du pétrole russe.

Les relations de la Chine avec l'Afrique sont anciennes : les liens commerciaux avec la côte orientale du continent noir existaient dès la dynastie Han (IIIe siècle av. J.-C.-IIIe siècle après J.-C.). Les relations de la Chine avec l'Afrique sont anciennes : les liens commerciaux avec la côte orientale du continent noir existaient dès la dynastie Han (IIIe siècle av. J.-C.-IIIe siècle après J.-C.).

La République populaire de Chine s'intéresse depuis quelques années au potentiel économique du continent africain : en 2005, on comptait officiellement 820 entreprises chinoises installées en Afrique. Les investissements chinois ont fortement augmenté au point de dépasser ceux consacrés à l'Asie du Sud-Est. Les échanges commerciaux se montent à 56 milliards d'euros et la Chine est devenue le troisième partenaire commercial de l'Afrique en 2005. Le commerce entre l'Afrique et la Chine a été multiplié par deux entre 2000 et 2004. L'Afrique constitue une source d'approvisionnement en minerais (cuivre de Zambie ; chrome du Zimbabwe), en bois et surtout en pétrole (Soudan) pour Pékin : 1/4 de ses besoins sont importés du continent noir,. En retour, les Africains achètent des produits manufacturés chinois, notamment des produits textiles, des machines et des biens électroniques. Les ventes d'armes chinoises participent à nourrir les guerres en Afrique, comme au Soudan, en Angola et en Éthiopie.

L'influence chinoise repose sur une politique internationale discrète et pragmatique, ainsi que sur les réseaux de la diaspora présente dans de nombreux pays africains. Cette présence n'est pas toujours bien acceptée par les populations africaines. Les Chinois ont investi les chantiers des travaux publics et le marché des télécommunications. L'aide chinoise au développement est conditionnée par la non reconnaissance de Taiwan par les pays bénéficiaires.

Le Pays du Milieu a été allié des États-Unis d'Amérique pendant la Seconde Guerre Mondiale contre l'impérialisme japonais.

Au cours de la Guerre froide, à l'occasion de la Guerre de Corée, le Général d'Armée Douglas MacArthur voulait attaquer la Chine puis la Corée du Nord avec des bombes atomiques avant de commencer des négociations avec les Soviétiques. Il demanda à plusieurs reprises l'autorisation de procéder à des frappes en guise de représailles sur les grandes villes chinoises et souhaitait utiliser entre 30 et 50 bombes atomiques dans le cadre de l'opération. Il fut démis de ses fonctions par le Président des États-Unis d'Amérique Truman pour ces positions trop agressives.

En mai 1999, un bombardier américain B-2 a lâché trois bombes guidées par satellites sur l'ambassade de Chine à Belgrade, pendant le conflit au Kosovo, tuant trois citoyens chinois. Les États-Unis d'Amérique ont déclaré avoir agi par erreur en raison de cartes non à jour en provenance de l'Agence Nationale pour l'Imagerie et la Cartographie (aujourd'hui Agence nationale d'Intelligence Géo-spatiale), qui aurait confondu le bâtiment avec un local du gouvernement yougoslave. Le gouvernement chinois a réuni d'urgence le conseil de securité.

En avril 2001, un avion espion américain EP-3e Aries II en reconnaissance près de l'espace aérien chinois, près de l'île de Hainan, est entré en collision avec un avion de chasse chinois. L'avion chinois s'est écrasé avec son pilote, l'avion-espion américain a fait un atterrissage d'urgence sur l'île de Hainan. Les versions divergent : les États-Unis déclarent avoir opéré au-dessus des eaux internationales, la RPC assure que c'était dans sa Zone économique exclusive (ZEE) (cf relevé de positions). De plus, chaque pays accuse l'autre d'avoir provoqué la collision. Les 24 membres de l'équipage américain ont été détenus 12 jours avant d'être relâchés, alors que la tension entre les deux pays s'était considérablement accrue.

Un autre sujet de tension est le rapport Cox de 1999, qui déclare que l'espionnage de la RPC a compromis les secrets nucléaires américains pendant plusieurs dizaines d'années.

Malgré ces incidents, les États-Unis ne considèrent pas la RPC comme une ennemie.

En plus de Taiwan, la RPC est impliquée dans plusieurs différends territoriaux. La RPC prend l'irrédentisme comme argument dans ces différends, qui est contre-argumenté par l'intérêt que la RPC prendrait pour les ressources naturelles ou l'intérêt stratégique des zones contestées.

Les nationalistes chinois réclament régulièrement la Mongolie, Tuva et la Mandchourie extérieure, les îles Ryukyu, le Bhoutan, le Sikkim, le Ladakh, la vallée de Hukawng, le nord de la Birmanie.

En 1986, la Chine a défini comme objectif à long terme la mise en place d'un enseignement obligatoire sur neuf ans pour tous les enfants. En 1997, la République populaire comptait 628 840 écoles primaires, 78 642 écoles secondaires et 1 020 établissements d'enseignement supérieur. En février 2006, le gouvernement révisa ses objectifs à la hausse en promettant de rendre entièrement gratuit l'enseignement obligatoire de neuf ans, y compris les manuels scolaires et les frais de scolarité, dans les provinces pauvres de l'ouest de la Chine. En 2002, la proportion de Chinois sachant lire et écrire était de 90,9%, dont 95,1% d'hommes et 86,5% de femmes, celle des jeunes Chinois (de 15 à 24 ans ) étant respectivement de 98,9%, 99,2% et 98,5% en 2000. En Mars 2007, la Chine annonça la décision de faire de l'éducation une « priorité stratégique » nationale, avec un budget national triplé en deux ans et un financement additionnel de 223,5 milliards de yuans (environ 22 milliards d'euros) prévu sur cinq ans pour améliorer l'enseignement obligatoire dans les zones rurales.

La qualité des universités chinoises varie considérablement à travers le pays. Les plus cotées de Chine continentale sont l'Université de Pékin, l'Université du peuple de Chine (Renmin University of China), et l'Université Qinghua à Pékin; l'Université Fudan, l'Université Jiao-tong de Shanghai et l'Université Normale de la Chine de l'Est à Shanghai; l'Université Jiaotong de Xi’an à Xi'an; l'Université de Nankin à Nanjing; l'Université de Sciences et Technologie de Chine à Hefei; l'Université du Zhejiang à Hangzhou; l'Université de Wuhan à Wuhan ,.

De nombreux parents sont très impliqués dans l'éducation de leurs enfants, y investissant une grande partie de leurs revenus. Les cours privés et les activités récréatives, comme les langues étrangères et la musique, rencontrent un grand succès auprès des familles de la classe moyenne qui en ont les moyens.

La plupart des parents chinois espèrent que leurs enfants partiront à l'étranger et cela malgré les tentatives du gouvernement à retenir les plus brillants, en mettant l'accent sur le sens de la patrie.

Les valeurs traditionnelles chinoises sont en grande partie issues de la version orthodoxe du confucianisme, qui a connu son apogée sous la dynastie Song, et est devenue une partie centrale des contenus éducatifs, et des examens mandarinaux. Toutefois, le terme confucianiste est lui-même le résultat d'une série de tendances divergentes, dont le légalisme, toutes sujettes à interprétation de la doxa originelle. Notamment, le problème de la conscience éthique individuelle, de la critique des gouvernements a largement été muselé par les penseurs « orthodoxes ». Certains néo-confucéens contemporains interprètent le confucianisme dans cette potentialité critique, à l'opposé de l'interprétation commune du confucianisme, synonyme de soumission et de stabilité politique.

Depuis le mouvement du 4 mai 1919, la culture impériale chinoise et son confucianisme orthodoxe ont été taxés de « féodaux » ; toutefois, malgré cette tabula rasa rhétorique, de nombreux aspects de la culture chinoise traditionnelle ont survécu. Mao Zedong, instigateur de la Révolution Culturelle, a en un certain sens imité le premier unificateur de la Chine, Qin Shi Huangdi, qui avait organisé un autodafé et massacré les intellectuels à son époque. Mao, employé à la bibliothèque de Pékin, était un grand admirateur de la culture chinoise classique. Certains observateurs ont remarqué que l'instauration de la République populaire de Chine ne se distingue en rien de celle des dynasties impériales précédentes, suite au « mandat céleste » obtenu suite aux années de lutte. Le culte voué à Mao Zedong a une dimension religieuse indéniable, celle qui suggère justement une ambiguïté entre nation moderne et des traditions politiques ancestrales.

Durant la Révolution culturelle, de nombreux aspects de la culture traditionnelle chinoise, arts, littérature et autres, ont été taxés de « vestiges féodaux », et détruits en grande partie. Cette tabula rasa, comme plusieurs fois dans le passé, a constitué une étape de la réappropriation du patrimoine symbolique de la Chine, décliné sous diverses formes : l'opéra révolutionnaire réunit ainsi une tradition millénaire à la propagande réaliste-socialiste, de même que la calligraphie de Mao Zedong. Par la suite, suite à l'ouverture du pays dans les années 1980, toutes les formes traditionnelles d'art ont ré-émergé, de plus en plus encouragées par le Bureau culturel : les échanges culturels sont notamment un des types d'échanges privilégiés entre la RPC et Taiwan ; ils sont un vecteur d'échanges diplomatiques, comme dans le cas des Années croisées entre la France et la Chine. On peut aussi remarquer le soutien du Bureau culturel à la chorégraphe transsexuelle Jing Xing, qui bénéficie, de par sa particularité sexuelle, d'un statut unique au monde.

D'autres exemples rappellent toutefois que la culture en RPC reste soumise à la censure du Bureau culturel, connue notamment pour son filtrage du réseau internet. Des groupes de punk sont régulièrement interdits quand leurs paroles se font trop politiques ; le rockeur Cui Jian, idole des événements de la place Tian'anmen, est interdit d'apparitions dans des concerts de grande envergure. L'émergence de l'art contemporain en Chine a permis une certaine forme de liberté d'expression, dont la valeur subversive est largement modérée par la dimension cryptique de son langage.

La RPC est un État laïque qui n'accepte pas le prosélytisme, les activités menant à des guerres de religion, de conversions forcées, de chasse aux sorcières... les groupes de religieux radicaux, les sectes et l'ingérence dans les affaires d'État de religions quelles qu'elles soient.

De nombreuses religions coexistent en Chine, où les activités religieuses sont réglementées par la loi. Le gouvernement chinois estime qu'il y a environ 100 millions de croyants dans le pays, ce qui représenterait 7,7 % de la population. Ce chiffre doit toutefois être nuancé par l'encadrement strict de la pratique religieuse dans le contexte d'une culture fondée sur l'athéisme d'État, et sur la notion de religion ou de croyance elle-même, sujette à controverse eu égard en particulier au taoïsme et au bouddhisme. En 2007, le magazine Oriental Outlook, proche de l'agence de presse Chine nouvelle (Xinhua), annonce qu'un tiers des Chinois sont croyants. Ce taux est confirmé par une étude réalisée par deux enseignants d'une université de Shanghai, le East China Normal University, en 2005,. La religion est avec la politique le sujet le plus délicat en République Populaire de Chine. Pékin mène une politique de répression contre les sectes et les religions établies : le 29 juillet 2006, le temple protestant non officiel de Dashan a été détruit et plusieurs fidèles et pasteurs ont été arrêtés.

Les principales religions connues en Chine sont : le bouddhisme, l'islam, le catholicisme et le protestantisme, auxquelles peuvent être ajoutées le taoïsme et la religion populaire (deux religions spécifiques à la Chine), le chamanisme, l'Église orthodoxe et le Dongba, qui est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan.

Le bouddhisme fut introduit en Chine vers le Ier siècle. Il se répandit largement après le IVe siècle et est devenu, progressivement, la religion qui exerce la plus grande influence en Chine. Il se répartit entre deux écoles : le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie-Intérieure, et le bouddhisme du Petit Véhicule. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.

Le taoïsme est apparu au IIe siècle, inspiré a posteriori par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德经 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易经 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine.

Le 18 janvier 2008, la Chine est devenue la deuxième nation sportive au monde, derrière les États-Unis.

Aux Jeux olympiques d'été de 2008, la Chine termine pour la première fois au sommet du classement des médailles d'or, devant les États-Unis (et deuxième pour le nombre total de médailles).

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Économie de la Chine

Hong Kong depuis le Victoria Peak

En 2008, la Chine est la 3e puissance économique mondiale derrière les États-Unis et le Japon avec un PIB de 4 420 Milliards de $ US (World Bank, Total GDP 2008).

La République populaire de Chine a officiellement adopté une « économie socialiste de marché », qui essaye de rendre compatibles les principes hérités de la nationalisation de l'économie mise en place depuis 1949 et ceux du capitalisme de marché. Ce « grand écart » idéologique est le résultat de la politique mise en œuvre par Deng Xiaoping après son retour au pouvoir en 1979. La Chine a adhéré a l'Organisation mondiale du commerce (OMC) le 11 décembre 2001. Elle est membre de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC).

On parle à juste titre de « réveil » et non d'« éveil » de la Chine. En effet, la Chine a longtemps possédé l'une des économies les plus importantes du monde. Liée au Moyen-Orient et à l'Occident par la route de la soie depuis la fin de l'Antiquité, la Chine représentait 30 % du PIB mondial au début du XIXe siècle.

L'économie de la Chine contemporaine s'est fondée sur les décombres de la dynastie Qing, ruinée par le commerce de l'opium orchestré par les puissances occidentales.

Au XIXe siècle, la Chine subit une forte agitation sociale, une quasi stagnation économique, une forte croissance démographique, et des ingérences de plus en plus marquées de la part des puissances occidentales. La volonté britannique d'ouvrir le commerce et notamment de poursuivre ses exportations d'opium, que des édits impériaux rendaient illégales, aboutit à la première guerre de l'opium, en 1840, et à la défaite chinoise. La Grande-Bretagne obtint la cession de Hong Kong au traité de Nankin en 1842, ainsi que l'ouverture d'autres ports au commerce européen. Par la suite, la Grande-Bretagne et d'autres puissances occidentales, y compris les États-Unis ainsi que plus tard le Japon, obtinrent des « concessions », c'est-à-dire des petits territoires côtiers sous leur contrôle, ainsi qu'une influence dans de vastes régions voisines, et des privilèges commerciaux.

La première révolution chinoise à partir de 1911 permet l'instauration de la République mais est marquée par des phases de dictature militaire, de guerre civile puis de guerre contre l'occupation japonaise (1937-1945), enfin de reprise de la guerre civile jusqu'à la victoire de Mao.

La Chine de 1912 à 1936 a connu une croissance annuelle estimée de 9,4 % et que la bassin du Yangtze avait atteint un niveau de vie comparable à celui de l'Europe du Nord avant 1929. Le Kuomintang lance une réforme monétaire audacieuse en novembre 1935, au sortir de la Grande depression, lors du passage de l'étalon-argent, hérité des Ching et anachronique, à une devise convertible mais la Seconde Guerre sino-japonaise fait échouer celle-ci et détruit l'économie chinoise dont les zones les plus industrielles passent sous le contrôle du Japon .

Après presque trois décennies de guerres la Chine est considérée comme le pays le plus pauvre par habitant.

L'avènement de la République populaire de Chine en 1949 a marqué le début d'une période de relative autarcie économique et de réformes économiques et sociales à l'efficacité variable. Certes le régime est parvenu à juguler les famines épisodiques dont souffrait la population chinoise et a permis à tous les habitants d'avoir accès aux besoins minimums vitaux (nourriture, eau potable, santé publique, soins médicaux) — ce qui n'était pas le cas avant la Révolution. Ces efforts colossaux ont permis au pays de ne pas s'endetter. Mais des erreurs monumentales dues à un manque complet de sens des réalités ont aussi été commises, notamment le Grand Bond en avant de 1958 à 1960 qui causa une grande famine et in fine la mort de 20 à 60 millions de personnes entre 1959 et 1962. La Révolution culturelle de 1966 à 1976 désorganisa ensuite surtout l'économie urbaine pendant un lustre et malmena fortement le patrimoine historique et culturel du pays.

Après la mort de Mao Zedong en 1976 et l’arrivée de Deng Xiaoping au pouvoir, une formule inédite - l’économie socialiste de marché - a permis à la Chine d’ouvrir progressivement son économie tout en conservant son régime politique. Depuis les années 1980, la Chine est ainsi devenue progressivement un acteur majeur d'abord dans les industries de main d'oeuvre, industries textiles et objets manufacturés de basse qualité, conservant des prix très bas grâce à une main d’œuvre nombreuse et bon marché ainsi qu'à un taux de change très compétitif, lui valant le surnom d’« atelier du monde ».

L'ouverture économique chinoise repose sur des Zones économiques spéciales (ZES), zones de territoires offrant des conditions très avantageuses pour les firmes multinationales, mais les obligeant à laisser leurs technologies en cas de délocalisation des usines. Ces zones occupent maintenant presque tout le littoral chinois.

Ce n’est que plus récemment que certaines entreprises chinoises ont su imposer leur marque dans des secteurs de pointe, et le rachat d’entreprises étrangères.

L’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001 a confirmé sa place grandissante dans l’économie mondiale, se profilant comme un nouveau centre économique à l’instar des États-Unis, de l’Union européenne et du Japon. .Les exportations chinoises sont très compétitives et constituent une grande partie du déficit commercial américain. La Chine dispose aujourd'hui d'énormes réserves de change. Elles garantissent 18 mois d'importation, en couvrant 10 fois les dettes à court terme du pays et en gageant 20 % de la masse monétaire. Dopée par l'excédent commercial, la Banque du Peuple engrange 15 milliards de dollars de devises supplémentaires chaque mois.

Actuellement, on constate un décalage entre le littoral et le Centre de la Chine. Le premier étant bien plus développé et intégré que le second (plus paysan et plus pauvre).

Des délégués participant au XVIe Congrès du Parti communiste chinois en novembre 2002 à Beijing ont souligné que la réussite de la réforme des entreprises d'État — entreprise au début des années 1990 par Jiang Zemin — était primordiale pour promouvoir le développement rapide de l'économie nationale et construire une société au niveau de vie relativement aisé.

Mais, dans le nouveau contexte économique, les entreprises publiques- ou danwei- ont du mal à trouver leur place et rencontrent de plus en plus de difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des Statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficace, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation, selon Jiang Yuan, statisticien au BES.

Les autorités chinoises ont adopté une stratégie d’ouverture très progressive de l’économie, qui n’a commencé à se concrétiser que très récemment pour des secteurs-clés comme les banques ou les assurances. Cette ouverture parcimonieuse, synonyme d’arrivée de capitaux étrangers, lui a permis de quasiment ignorer la crise asiatique de 1997.

Affichant des taux de croissance frôlant régulièrement les 10% par an depuis 1978, soit un doublement du niveau de vie moyen tous les huit à neuf ans compte tenu d'une croissance démographique de 1% par an, l’économie chinoise est parfois décrite comme étant en « surchauffe ».

Comme les autres pays intégrés à l’économie mondiale, la Chine est touchée par la crise économique de 2008. La récession américaine a des effets sur la croissance du pays qui dépend en grande partie des exportations et des importations.

A la fin de l’année 2008, le taux de chômage en ville serait de 9,4 % d’après un chercheur de l'Académie des sciences sociales de Pékin Zhang Chewei, soit le double du chiffre annoncé par les autorités. Selon Huang Yunlong, le vice-gouverneur du Guangdong, 600 000 migrants qui travaillaient dans la province seraient retournés dans leur ville ou leur village d’origine en 2008.

Le gouvernement chinois annonce en novembre 2008 un plan de relance de 15% du PNB dans les deux ans à venir pour relancer la croissance. Les 4 000 milliards de yuans (soit 454 milliards d’euro) iront à des grands travaux d’infrastructures (beaucoup de ferroviaire, ports, autoroutes, de grands travaux hydrauliques (45%), à la reconstruction du Sichuan (25%), au développement des campagnes (9.25%), à l'environnement , principalement des stations de traitement des eaux usées (8,7%), des logements sociaux (7%), et pour la santé (1%)...). Ce budget prévu contient les 1 000 miliards de yuans décidée pour la reconstruction de la province du Sichuan en juin 2008 suite au séisme du Sichuan de mai 2008 .

La Chine accède au rang de 3ème puissance économique mondiale en 2007 derrière les États-Unis et le Japon. Elle pèse en 2007, 6,04% du PIB mondial soit 3 280 milliards $ (World Bank, gross domestic product 2007). Ce développement effréné des activités économiques est dû aux investissements et aux exportations mais peu à la consommation intérieure. Le développement économique actuel de la Chine est l'un des plus rapides du monde, puisque l'on y enregistre une croissance dont la moyenne, depuis dix ans, se situe entre sept et huit pour cent par an, frôlant parfois les dix pour cent.Toutefois, de grands problèmes contre-balancent le "miracle économique chinois" ; d'une part, la croissance des inégalités entre citadins et populations paysannes ou mingong (ouvriers migrants), à l'origine d'émeutes ; d'autre part, le problème de la production agricole (la Chine est importatrice nette de blé) et du reclassement des paysans, la dépendance énergétique du pays et la dégradation accélérée de l'environnement.

Certes la Chine a connu la plus importante et la plus rapide réduction de pauvreté de l’histoire.

De plus selon les statistiques officielles, les grandes agglomérations sont trois fois plus riches par habitant que les espaces ruraux.

La situation de l’environnement est préoccupante et pourrait devenir un frein à la croissance (pollution des centres industriels et urbains, diminution de la surface cultivable sous le coup de la désertification, empoisonnement des eaux douces...). Ainsi, six des dix villes les plus polluées du monde se trouvent en Chine, les pluies acides tombent sur un tiers du territoire, les eaux contaminées tuent plus de 30 000 enfants chaque année : on pourrait multiplier les exemples des méfaits d’une croissance mal contrôlée. Le rendement énergétique est très mauvais : pour chaque dollar produit, la Chine dépense 4,7 fois plus d’énergie que les États-Unis, et 11,5 fois plus que le Japon. Après l’amélioration constatée au cours des deux dernières décennies, la consommation d’énergie s’est mise à croître plus vite que le PIB depuis 2002. Le gouvernement investit considérablement dans l’environnement et ouvre ainsi un marché aux entreprises étrangères. Mais il est incapable de contrôler les pratiques désastreuses des entreprises, soucieuses avant tout de leur chiffre d’affaires. La question-clé est de savoir si le gouvernement sera capable ou non d’imposer aux entreprises une croissance plus respectueuse de l’environnement et de mener les politiques adéquates en matière énergétique. La Chine est en 2007 devenu le premier émetteur mondial de CO2..

Selon les estimations de l'Organisation de coopération et de développement économiques, le secteur agricole représente encore aujourd'hui 15 % du produit intérieur brut de la Chine et assure 40 % de l'ensemble des emplois. Une part qui s'élevait à 71 % à la fin des années 1970. Ce secteur constitue donc, malgré le développement industriel récent, une part importante de l'économie chinoise. Plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales. L’agriculture, qui occupe la majeure partie de la population active (323 millions d’actifs ruraux), reste un secteur fondamental de l'économie chinoise. Les exploitations sont détenues par les collectivités villageoises qui les louent à des agriculteurs, souvent avec des baux de trente ans. Cette semi-privatisation s'est accompagnée d'un boom de la productivité et de la production.

Depuis 5000 ans, le riz, dont l'apparition demeure mystérieuse, domine l'activité rurale de la Chine et constitue l'aliment de base de la majorité de ses habitants. L'agriculture chinoise est pénalisée par le peu de zones cultivables. En outre, elle dispose de seulement dix pour cent de la superficie cultivable mondiale et doit nourrir 22% de la population mondiale. L'agriculture chinoise est également handicapée par son morcellement, avec 200 millions de foyers exploitant chacun, en moyenne, une superficie de 65 ares. De plus, du fait de l’urbanisation croissante, de la pollution et de la désertification, on estime que la surface cultivable diminue d’environ 2 500 km² par an. Pourtant, entre 1990 et 2003, la production agricole a augmenté de 90%.

Bien que le parti communiste, sous l'impulsion de Mao Zedong se soit appuyé sur les paysans pour prendre le pouvoir, et qu’ils constituent donc la base de sa légitimité, ces derniers ont connu des fortunes diverses, reflétant les différentes options idéologiques suivies ces dernières décennies. Le gouvernement chinois reste néanmoins très attentif au sort des paysans, qui reste plus que jamais l'une de ses priorités. Pourtant, les aides publiques ne représentent que 6% environ du revenu des agriculteurs, contre 20% aux États-Unis, 34% dans l'Union européenne et 58% au Japon.

Les revenus des agriculteurs chinois ont cependant plus que triplé entre 1980 et 2000 ce qui a largement contribué à la diminution de la pauvreté dans le pays. 400 millions de Chinois vivant dans les zones rurales sont sortis de la pauvreté entre 1979 et 2002. Ceci n'empêche pas l'inégalité croissante entre ruraux et citadins. De ce fait, la Chine est confrontée à un exode rural important. Face aux conditions de plus en plus difficiles de leur vie, les paysans émigrent massivement vers les zones urbaines. On estime qu’environ 8 millions de paysans quittent la campagne chaque année pour rechercher un emploi, et que depuis 1979, entre 80 et 200 millions de paysans auraient émigré en ville.

Les terres proches des grandes agglomérations sont convoitées pour faire face au développement urbain. Zhou Tianyong, un économiste influent, estime que, depuis le début des réformes jusqu'en 2003, environ 6 700 000 hectares ont été soustraits à l'agriculture. Les paysans n'ont été indemnisés qu'à hauteur de 10% du prix du marché.

Le 14 mars 2006, lors d'une conférence de presse, tenue à Pékin peu après la clôture de la session annuelle de la 10e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), le Premier ministre chinois Wen Jiabao annonce que la Chine infligera une punition sévère à tout individu qui réquisitionnera illégalement des terres de paysans.

Il faut souligner un paradoxe. Tandis que des terres agricoles sont menacées par l'étalement urbain, la construction des voies de communication et le développement d'une industrie rurale (de sous-traitance) mais aussi par des phénomènes de désertification, de lessivage des sols et d'érosion, la Chine a sur son territoire des fronts pionniers. Ces fronts pionniers sont différents de ceux que l'on trouve au Brésil. Ils ressemblent plutôt à des oasis : en effet ils sont installés dans des zones désertiques ou semi-désertiques de manière ponctuelle. On les trouve en particulier dans la région autonome du Xinjiang, où ils sont gérés par le Corps de construction et de production du Xinjiang.

En 2006, la Chine était le premier producteur mondial de charbon avec 2380 millions de tonnes, suivie par les États-Unis (1053) et l'Inde (447). Elle dispose de 12,6% des réserves totales de charbon (114 500 millions de tonnes en 2006), derrière les États-Unis et la Russie dont les réserves s'élèvent à 246 643 et 157 010 millions de tonnes. La Chine exporte de moins en moins de charbon, puisqu'en l'espace de deux ans (2003-2005) ses exportations sont passées de 103 millions de tonnes à moins de 80.

La chine, sous-équipée, mais à la croissance économique forte et régulière, représente un marché considérable pour l'industrie automobile. Les ventes de voitures dépassent 6 millions en 2008, soit 1 million de plus que l'année précédente. En janvier-février 2008, 52% du marché est partagé entre 4 grandes sociétés étrangères: Volkswagen (18%), General Motors (10%), Toyota (9%) et Honda (7%). Les marques chinoises tentent de moderniser leurs gammes et de faire accepter les véhicules comme des modèles correspondant aux standards européens. Leurs parts du marché sont encore très modestes: Chery (7%), FAW Xiali (4%), Geely (4%), BYD Auto (2%), Haima (2%).

La Chine est devenue la troisième consommatrice d'énergie après les États-Unis et l'Union européenne, mais elle en manque cruellement. Il faut couper l'électricité régulièrement dans le sud-est dynamique du pays. Pourtant quarante-deux gigawatts (l'équivalent ce que produit le Royaume-Uni) ont été ajoutés au parc électrique en 2004 et en 2005.

Le charbon du sous-sol ne semble pas en quantité suffisante pour assurer le long terme. La Chine cherche à sécuriser ses approvisionnements en pétrole : la Russie, certains pays africains, les pays du Golfe et l'Iran sont ses fournisseurs. En 2003, la consommation énergétique de la Chine se répartissait entre le charbon (64 %), le pétrole (27 %), l'hydroélectricité (5,5 %), le gaz naturel (3 %) et l'énergie nucléaire (0,5 %).

Les besoins énergétiques chinois dépassent actuellement les ressources énergétiques disponibles : des coupures fréquentes ont lieu dans des villes moyennes, et certaines usines doivent cesser leur activité plusieurs heures durant la période de pointe, notamment dans les zones industrielles du littoral. La facture énergétique est de plus en plus lourde. La Chine est devenue le deuxième importateur mondial de pétrole. Cet approvisionnement rend la Chine potentiellement vulnérable économiquement, et justifie sa bienveillance envers des "États-voyous" comme le Soudan qui entretient sciemment la guerre civile au Darfour. Par ailleurs, les conditions d'exploitation du charbon sont désastreuses et occasionnent régulièrement des morts dans les mines. Afin de réduire sa dépendance, le gouvernement chinois encourage les programmes d'essence synthétique, élaborée à partir de charbon.

La consommation d'électricité, liée au développement industriel et à la forte progression de la consommation domestique, a fortement augmenté ces dernières années (+ 15 % en 2003). La Chine prévoit de porter la puissance électrique installée de 400 000 MW à 900 000 MW d'ici 2020 (dans le même temps le PIB devrait être quadruplé).

La part du nucléaire resterait faible mais passerait de 1,7 % en 2003 à 4 % en 2020. Cela suppose la construction de 36 tranches nucléaires de 1000 MW dans cette période. La Chine est en 2007 devenu le premier émetteur de CO2. Le charbon assure 69 % de l'électricité produite en Chine.

La part des services dans l'économie chinoise ne cesse d'augmenter. En 2003 la population active compte 757 millions de personnes, dont 490 millions dans les zones rurales. Elle est employée à 46 % dans l’agriculture, 18 % dans l’industrie, et 36 % dans les services.

Forte de ses 133,5 millions d'Internautes (eMarketer 2007 June), la Chine cherche à tirer parti des technologies de l'information et de la communication pour vendre ses propres produits à bas coûts. Elle a adopté la spécification technique sur le commerce électronique (ebXML).

Ces technologies Web permettent aux entreprises chinoises de proposer des catalogues électroniques en ligne, qui mettent en évidence les différences de prix par rapport aux produits occidentaux.

Les banques chinoises sont de plus en plus importantes, elles tentent de devenir d'authentiques firmes multinationales.

Les Chinois épargnent traditionnellement jusqu'à 40% de leurs revenus. Avec l'amélioration des salaires depuis 10 ans, et malgré la crise, les réserves financières de la Chine dépassent 2000 milliards de dollars. Les États-Unis et de nombreux autres pays du monde deviennent dépendants du système financier chinois car ils s'endettent vis-à-vis de lui.

Aujourd'hui, les Chinois disposent théoriquement de trois semaines de congés payés par an. Le tourisme et la consommation ont fortement augmenté dans le pays : en 2003, on estime que plus de 100 millions de Chinois ont parcouru et visité leur pays.

Dans ce nouveau système économique, les entreprises publiques ou danwei ont du mal à trouver leur place et rencontrent de plus en plus de difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars américains) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars américain. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficace, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation, selon Jiang Yuan, statisticien au Bureau d'État des statistiques.

La présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. La mise en place du « socialisme de marché » a implanté de nombreuses usines en Chine, ce qui l'a fait appeler L'atelier du monde, à cause du dumping social de ses usines. Elles ont attiré la main-d'œuvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à cent pour cent étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises. La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main-d'œuvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ un dollar américain par heure, ce qui est bien en dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois représente un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en œuvre dans les démocraties libérales.

Toute une série de réformes ont accompagné le double mouvement de libéralisation interne et d’ouverture au marché mondial. Une première loi a autorisé les particuliers à détenir des sociétés à responsabilité limitée. En 2004, la constitution a été remaniée afin de renforcer le rôle du secteur non étatique et réaffirmer le droit de la propriété privée. L’interdiction faite aux entreprises privées d’intervenir dans certains secteurs (infrastructures, services publics, services financiers) vient d’être abolie en 2005. L’investissement direct étranger a été autorisé et encouragé par la mise en place de zones franches côtières et l’abaissement des droits de douane. Le monopole d’État sur le commerce extérieur a été démantelé, ainsi que le système de taux de change multiples.

Le secteur privé s’est donc étendu : il réalise aujourd’hui plus de la moitié du PIB et les trois quarts des exportations. C’est lui qui crée l’essentiel des nouveaux emplois et dégage la meilleure rentabilité (15 % en 2003 contre 5 à 10 % dans le secteur étatique). A l’intérieur de ce secteur privé, les entreprises étrangères - souvent associées en joint ventures à des entreprises chinoises - réalisent 75 % des exportations. Mais les exportations du secteur privé sous contrôle chinois progressent encore plus rapidement, à mesure que lui sont octroyées de nouvelles licences d’exportation. Le secteur d’Etat est parallèlement soumis à des restructurations permanentes, qui ont conduit à la suppression de 45 millions d’emplois au cours de la première moitié de la décennie. Mais 35 % des entreprises d’État sont encore jugées non rentables, et une sur six a des fonds propres négatifs.

La fiscalité est très décentralisée en Chine, et ce sont les provinces et les petites administrations qui gèrent une part importante des recettes des impôts, et s'occupent de l'éducation et de la santé. Il n'y que très peu de solidarité financière entre provinces.

Le système bancaire est grevé de créances douteuses et reste un outil peu performant dans l’allocation de la forte épargne nationale (plus de 40 % du PIB). Le coût considérable de sa recapitalisation pourrait avoir un impact négatif sur la croissance chinoise. La réforme de ce secteur, désormais confronté à l’ouverture à la concurrence étrangère, est liée à la restructuration des entreprises d’État, qui absorbent encore deux tiers des crédits octroyés par les banques pour ne produire qu’un tiers de la valeur ajoutée (mais en employant 60 % des actifs).

Le yuan (sinogramme simplifié : 元 ; sinogramme traditionnel : 圓 ; pinyin : yuán) est la monnaie nationale de la République populaire de Chine. Il est appelé également yuan renminbi (renminbi signifiant en chinois « monnaie du peuple »), abrégé en RMB. Son symbole latinisé officiel est ¥, mais la double barre est généralement remplacée par une seule dans l'usage courant.

Bien que son nom officiel soit renminbi, c'est le terme yuan qui est le plus couramment utilisé. Le yuan se subdivise en 10 jiao (ou 10 mao), eux-mêmes subdivisés en 10 fen. On trouve des billets de 1, 2, 5, 10, 20, 50 et 100 yuans, des billets de 1, 2 et 5 jiaos, et des billets de 1, 2 et 5 fens (la production de ces trois derniers a été arrêtée en 2007). Les pièces, peu utilisées, sont de 1 yuan, 5 jiaos et 1, 2 et 5 fens.

La Chine est souvent accusée de maintenir volontairement un taux de change bas pour faciliter ses exportations. Cette accusation est cependant démentie par le Trésor américain qui, dans son rapport semestriel du 19 décembre 2007, reconnait que Pékin ne manipule pas sa monnaie pour en tirer des bénéfices commerciaux,,, même s'il considère toujours que le yuan est sous-évalué par rapport au dollar.

Le yuan a été réévalué de 2% le 21 juillet 2005, suite aux pressions insistantes des États-Unis, qui voient dans le maintien d'un yuan faible un instrument de catalysation des exportations à faible coût. Les économistes occidentaux estiment que le yuan est sous-évalué de 40% face au dollar, ce qui revient, selon eux, à subventionner illégalement les produits chinois à l'étranger. La réforme financière en Chine est encore à l'état d'ébauche, et ne se fera visiblement que progressivement, sans céder aux pressions étrangères. En effet, une appréciation du yuan aurait des effets incertains sur l'économie chinoise, mais le maintien du taux de change fixe est devenu un vrai casse-tête pour Pékin.

L'évolution de l'écart ou différentiel des coûts salariaux unitaires dans l'industrie exportatrice (hausse rapide du salaire réel déflatée des gains élevés de productivité) semble favorable à la compétitivité de la Chine ; elle compense l'écart des taux d'inflation, défavorable à l'empire du Milieu. L’inflation a ainsi atteint 4,8 % en 2007, essentiellement en raison de la hausse des prix des logements, des matières premières et des produits alimentaires. La Chine en stabilisant de fait son taux de change maintient ou accentue son avantage compétitif et occupe aujourd'hui la première place quant à l'excédent commercial (+ 265 milliards de dollars en 2007 à comparer à la dernière place des Etats Unis avec un déficit de 815 milliards de dollars ) (www.economist.com/indicators).

De fin 2005 à début 2008, la bourse de Shanghaï a grimpé de plus de 400%. On assiste à une frénésie boursière en Chine qui pourrait se transformer en krach avec des conséquences désastreuses pour la population. L’envolée de la Bourse est essentiellement due aux investisseurs locaux. Bon nombre de ménages à faibles revenus préfèrent investir en bourse plutôt que d’épargner pour assurer leurs dépenses de santé ou l’éducation de leur enfant. Résultat, si le marché s’écroule, c’est tout un pan de l’économie du pays qui tombe.

En 2008, la Chine est la 3e économie mondiale.

En 2007, elle ne représente que 6,04% du PIB mondial ce qui est 5,1 fois moins que l'Union européenne. L'Union européenne est son premier client devant les États-Unis et le Japon .

Le dynamisme du commerce extérieur chinois est exceptionnel. La Chine est en 2007 le 2e exportateur mondial (derrière l'UE mais devant les États-Unis et le Japon) et la première détentrice de réserves de change. Les exportations chinoises ont explosé de 10 milliards de dollars en 1978 à 226 en 2002, 760 en 2005 et 1 136 en 2007.

Un tel dynamisme autorise des taux de croissance économique qui font rêver les Occidentaux. Le FMI reste optimiste au printemps 2008 pour le maintien de taux élevé dans les prochaines années, même si un léger tassement est probable en raison des retombées de la crise financière mondiale, et des cours des matières premières très élevés : (2003 à 2007 selon le Bureau central des statistiques de la RPC; 2008 et 2009 selon les évaluations du FMI) mais début décembre 2008, les chiffres annoncés sont déclaré trop optimistes.

Les relations de la Chine avec l'Afrique sont anciennes : les liens commerciaux avec la côte orientale du continent noir existaient dès la dynastie Han (IIIe siècle av. J.-C.-IIIe siècle après J.-C.).

La République populaire de Chine s'intéresse depuis quelques années au potentiel économique du continent africain : en 2005, on comptait officiellement 820 entreprises chinoises installées en Afrique. Les investissements chinois ont fortement augmenté au point de dépasser ceux consacrés à l'Asie du Sud-Est. Les échanges commerciaux se montent à 56 milliards d'euros et la Chine est devenue le troisième partenaire commercial de l'Afrique en 2005. Le commerce entre l'Afrique et la Chine a été multiplié par deux entre 2000 et 2004. L'Afrique constitue une source d'approvisionnement en minerais (cuivre de Zambie ; chrome du Zimbabwe), en bois et surtout en pétrole (Soudan) pour Pékin : 1/4 de ses besoins sont importés du continent noir,. En retour, les Africains achètent des produits manufacturés chinois, notamment des produits textiles, des machines et des biens électroniques. Loin derrière des autres pays exporteurs d'arme(Russie, France, Etats-unis), la Chine reste un vendeur d'armes en Afrique(en se référant à la base de données du SIPRI).

L'influence chinoise repose sur une politique internationale discrète et pragmatique, ainsi que sur les réseaux de la diaspora présente dans de nombreux pays africains. Cette présence n'est pas toujours bien acceptée par les populations africaines. Les Chinois ont investi les chantiers des travaux publics et le marché des télécommunications. L'aide chinoise au développement est conditionnée par la non reconnaissance de Taiwan par les pays bénéficiaires.

La majorité relative du commerce de la Chine se fait néanmoins avec le reste de l'Asie.

En 2003, avec 450 milliards de dollars, le stock cumulé d’investissement étranger en Chine est le 5e du monde (celui des États-Unis atteint 1 300 milliards).

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Chine

Sun Yat-sen, le père de la Chine moderne

Cet article traite de la Chine dans son sens le plus général. Pour l'état politique moderne comprenant la Chine continentale, Hong-Kong et Macao, voir République populaire de Chine. Pour l'état politique moderne comprenant Taiwan, Penghu, Jinmen et Matsu, voir République de Chine (Taiwan).

La Chine (en sinogrammes simplifiés 中国, en pinyin Zhōngguó, littéralement « le Pays du Milieu ») est un pays d'Asie de l'Est dont deux États prétendent actuellement détenir la souveraineté : la République populaire de Chine qui contrôle 99,6 % de son territoire et la République de Chine, qui ne contrôle que Taiwan. Elle s'étend des côtes de l'océan Pacifique au Pamir et aux Tian Shan et du désert de Gobi à l'Himalaya et aux confins de la péninsule indochinoise, couvrant 9 677 009 kilomètres carrés, ce qui la place au troisième rang des pays du monde. Sa population de plus de 1 350 millions d'habitants représente plus du cinquième de l'humanité.

La civilisation chinoise perdure depuis quatre à cinq mille ans et fut l'une des civilisations les plus avancées, en inventant par exemple la poudre à canon et les caractères mobiles d'imprimerie dès le IXe siècle. Elle a fortement imprégné toute l'Asie de l'Est, notamment au niveaux religieux (confucianisme et taoïsme) et linguistique (les sinogrammes ont été utilisés dans toute la région et de nombreux mots chinois sont présents dans les langues qui y sont parlées).

La civilisation chinoise, comme la civilisation indienne, est l'une des plus anciennes civilisations existant encore. Elle trouve son origine dans la vallée du Huang He et elle s'étendra vers le sud (conquête des territoires au sud du Yangzi Jiang dès la dynastie Han), vers l'ouest (premières incursions en Asie centrale sous les Han, extension temporaire jusqu'à la mer Caspienne sous les Tang, conquête du Xinjiang et du Tibet sous les Qing) et vers le nord (la dynastie Qing, d'origine mandchoue apporta à la Chine la Mandchourie et la Mongolie). Au cours de son histoire la Chine a été à plusieurs reprises divisée puis réunifiée et elle a été par deux fois entièrement conquise par des étrangers (par les Mongols au XIIIe siècle et par les Mandchous au XVIIe siècle).

La dernière dynastie impériale, les Qing (la dynastie d'origine mandchoue qui régnait sur le pays depuis 1644), a connu une période de déclin durant la phase d’expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays de défaite en défaite à partir des guerres de l'opium. C’est seulement après la victoire contre l’armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation et retrouver toute son indépendance.

Aujourd’hui, le développement économique de la République populaire de Chine, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en fait aujourd’hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.

Le pays est avant tout la très longue histoire d’un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd’hui d’intriguer les Occidentaux. Si ceux qui s’intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd’hui comme à l’époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n’ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd’hui la Chine est dans une période d’ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd’hui souvent qualifiée d’« usine du monde » et des études ont montré que le caddie d’un ménage français, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.

Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d’un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d’unification suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C’est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd’hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu’on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l’activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius (551 av. J.-C. - 479 av. J.-C.), Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d’État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D’autres courants de pensée et d’autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu’au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s’est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire.

La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d’accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatiques des Occidentaux. Pourtant, l’« expérience humaine » chinoise, qui s’est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d’une ampleur et d’une richesse telles qu’on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d’accomplir la même chose : l’humanité.

Les Chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays.

Le plus courant aujourd’hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente la pièce de Jade brisée (symbole de pouvoir délégué et de souveraineté, le sceau partagé entre le vassal et le suzerain) entouré de frontières (donc : les terres). Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l’origine un nombre de sens plus restreints, et s’est élargi ultérieurement pour désigner l’ensemble du territoire chinois.

Wang Er-min (王爾敏), historien de l’Academia sinica, a recensé les sens de l’expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant : région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité. Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l’époque des Royaumes combattants.

Néanmoins, Zhongguo n’entra jamais dans l’appellation officielle de l’entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine.

Lorsqu’ils envisagèrent l’établissement d’une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu’on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那).

Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華 chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme « magnifique », est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, « les tribus de Huang di et de Yandi ». Qian Mu (錢穆), historien, considère qu’il s’agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l’ancien nom de la rivière Han (漢水). D’autres historiens pensent que l’ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l’histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est « peint », du fait que ses membres se tatouaient.

Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaii dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine.

Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l’empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d’êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre. Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en « Empire du Milieu » et « Céleste Empire » dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens.

Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud (que Kubilai Khan n'avait pu conquérir sur la dynastie des Song qu'en 1279) est désignée sous le nom de 蛮子, Mán zǐ (en pinyin), « enfants sauvages », ou Manji. Kithan est à l'origine du nom en russe de la Chine, Китай. La Chine a également été identifiée à Serica, lieu d'origine de la soie selon les Romains.

Aujourd'hui, le mot « Chine » fait généralement référence à la Chine continentale (中國大陸, zhōngguó dàlù en mandarin), ou aussi à la République populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore à l'ensemble formé par la RPC et Taïwan, ce qui correspond alors à la zone économique de la « Grande Chine » (大中華地區).

La traduction la plus courante de « Chinois » est Zhongguoren (中國人), « personne de Chine ». Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), « personne de l'empire Tang », que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), « personne de l'empire Han » distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.

Dès le néolithique existaient en Chine des sociétés organisées sédentaires qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage. La culture du riz apparaît vers 5000 av. J.-C. Bien que des objets de bronze aient été trouvés sur le site de la culture de Majiayao (entre 2300 et 2700 av. J.-C.), il est généralement admis que l'âge du bronze en Chine a commencé aux alentours de 2100 av. J.-C., durant la dynastie peut-être mythique des Xia. Mais c'est sous la dynastie des Shang (de 1766 à 1122 av. J.-C.) que le travail du bronze atteint tout son développement.

La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.

Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de la dynastie impériale se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel (Tianming).

Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur de la dynastie des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il était légitime qu'il fonde une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, tels que les Liao ou les Jurchen. Enfin, deux grandes dynasties ont régné sur l'ensemble de la Chine, bien qu'étant d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.

Après les premières dynasties, telles que celles des Shang et des Zhou, qui n'occupent que la partie la plus centrale du pays, le grand unificateur de la Chine est l'empereur Qin Shi Huang, fondateur de la dynastie Qin (qui a donné son nom à la Chine) en -221 av. J.-C., ainsi que de la Grande muraille de Chine. L'armée enterrée qui garde encore aujourd'hui son mausolée à côté de Xi'an a été retrouvée en 1974.

Sous les Han (de -206 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.), les Tang (de 618 à 907), puis les Song (de 960 à 1279), le pays connait de longues périodes de paix, pendant lesquelles la Chine peut être comptée au premier rang des nations les plus importantes du monde, par sa population, sensiblement égale à celle de l'Europe, mais aussi par ses innovations, sous les Tang et sous les Song en particulier.

Entre ces brillantes dynasties cependant, la Chine connait des périodes troublées, avec des périodes de guerres civiles pendant lesquelles elle perd son unité. C'est notamment le cas de la période séparant la chute des Han, en 220 ap. J.-C. avec l'apparition des Trois Royaumes, jusqu'en 581, date à laquelle la dynastie Sui réunifie la Chine, préparant ainsi l'avènement des Tang. De même, une période de troubles, les Cinq Dynasties et les Dix Royaumes, sépare les Tang de la dynastie des Song, pendant laquelle s'épanouit la culture chinoise à son apogée.

Après le traumatisme de l'invasion mongole opérée par les héritiers de Genghis Khan, la première dynastie étrangère en Chine, la dynastie Yuan, prend le pouvoir dans le nord de la Chine à partir de 1234, et proclame sa souveraineté sur la Chine en 1271, en dépit de la résistance acharnée de la dynastie des Song dans le sud de la Chine jusqu'en 1279.

Une nouvelle dynastie purement chinoise reconquiert finalement le pouvoir en 1368 ; c'est la dynastie des Ming, qui s'efforcera de retrouver la gloire du passé, sans toujours en retrouver le dynamisme.

En 1644, une nouvelle dynastie étrangère, mandchoue cette fois, s'empare du trône de Chine et fonde la dynastie des Qing, aboutissement de l'œuvre de Nurhachi, le véritable fondateur de cette lignée qui ne s'achevera qu'avec l'empereur Puyi, « le dernier empereur ».

Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

Lors de la Révolution industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium, les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.

En 1851 commença la révolte des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques.

Lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taïwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, le Royaume-Uni obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). Le Royaume-Uni, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence.

Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, le choix d'un régime républicain est décidé en 1911 et la République est proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.

En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Tchang Kaï-chek. À la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti nationaliste a le contrôle nominal de l’ensemble du pays et obtient une reconnaissance internationale.

Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), fuyant vers le Nord avec 100 000 hommes, dont 86 000 soldats de l'armée rouge. Fin 1935, il se fixe avec les quelques dizaines de milliers de survivants à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. À l'été 1937, l'invasion massive de la partie orientale de la Chine par le Japon déclencha la deuxième guerre sino-japonaise. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en décembre 1937 et les multiples exactions contre les civils, la lutte antijaponaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre antijaponais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.

En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, prit fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre antijaponaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-léninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guérilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.

Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République populaire de Chine à Pékin. En décembre, Tchang Kaï-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.

Mais la modernisation de la Chine, et la reconquête de son rang dans le monde, étaient loin d'être achevées. Une nouvelle révolution, économique celle-là, s'est en effet dessiné en décembre 1978, lors de la troisième session plénière du 11e comité central du parti, sous l'impulsion de Deng Xiaoping, avec le nouveau concept d'« économie socialiste de marché ».

Après 20 années de réformes et d'âpres négociations, les efforts entrepris ont été couronnés par l'adhésion de la Chine (et de Taïwan à cette même date) à l'Organisation mondiale du commerce (l'OMC), à compter du 1er janvier 2002, lui donnant les outils nécessaires à la croissance économique spectaculaire qu'on lui connait aujourd'hui.

Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant la dynastie Han, puis la dynastie Tang — qui œuvra grandement pour l'expansion vers l'ouest de la Chine, avec le développement de la route de la soie — et avec la dynastie Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie centrale et en Mongolie.

L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites « barbares » étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance.

L'importance territoriale de la Grande muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire.

En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclus. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe.

Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines.

Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le cœur de la Chine, à partir d'un des deux fleuves principaux, le fleuve Jaune et le Yangzi Jiang. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionnistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimités par des limes plutôt que des frontières rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce problème de délimitation a donné lieu à une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (新疆, pinyin Xīnjiāng, qui signifie « nouvelle frontière » ou « nouveau territoire » en chinois »).

La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes à l'ouest, et des plaines à l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yangzi Jiang (ou Chang Jiang, « long fleuve »), le fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (rivière des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la mer de Chine.

La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yangzi Jiang et le fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises.

À l'est, sur le littoral de la mer Jaune et de la partie orientale de la mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la mer de Chine est plus montagneux.

À l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, où se dresse le mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture.

Pendant de nombreuses dynasties, la frontière sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar (ex-Birmanie), du Laos et du Viêt Nam.

La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de sévères hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical.

Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépôts du mésozoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupes volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du Nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques.

Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être à l'origine des tempêtes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentation des violents typhons qui frappent le sud du pays. Le pays a ainsi perdu 1,6 milliard de tonnes de sol en 2004; 800 300 hectares de terre arable ont disparu, dont 145 000 hectares à cause de la construction immobilière et 63 700 à la suite de désastres naturels. De 1997 à 2004, la surface des sols arables a décru de 5,7%, soit une perte nette de 7,46 millions d'hectares sur cette période.

La Chine est en octobre 2005 la plus dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés).

Pour l'année 2005, le produit intérieur brut (PIB) était d'environ 2 000 milliards de dollars (environ 2 600 milliards de dollars en 2006), ce qui faisait de la Chine, et pour la première fois, la quatrième puissance économique mondiale après les États-Unis, le Japon et l'Allemagne, et devant la France et la Grande-Bretagne.

En 2008, la Chine est la 3e puissance économique mondiale derrière les États-Unis et le Japon avec un PIB de 4 420 milliards de $ US (World Bank, Total GDP 2008).

L'élément clé de l'insertion de la Chine dans l'économie mondiale a été l'adhésion de la République populaire de Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à compter du 1er janvier 2002.

Cette adhésion, officiellement demandée par la République populaire de Chine le 10 juillet 1986, a couronné vingt ans d'un travail de réformes économiques soigneusement planifiéeset fait suite à quinze ans de dures négociations. Les négociations permettant cette adhésion ont abouti, le 17 septembre 2001.

Suite à ces négociations, la Chine a donc adhéré à l'OMC le 11 décembre (cérémonie de signature à Doha le 11 novembre), pour devenir officiellement membre de l'OMC au 1er janvier 2002. À cette même date, la République de Chine est également devenue membre de l'OMC.

Ces accords ont permis à la Chine de s'insérer avec succès dans la mondialisation de l'économie, dont elle est un des acteurs majeurs. Aujourd'hui, la Chine est fréquemment surnommée « l'atelier du monde » car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément leurs coûts. La plupart des usines ont à disposition une main d'œuvre disponible en grand nombre permise par le plus grand exode rural jamais observé dans l'histoire. Les conditions de travail sont souvent sujettes à de vives critiques de la part d'observateurs étrangers. L'industrialisation et le développement du pays se fait souvent aux dépens du monde agricole et rural : témoin, des milliers de révoltes paysannes, la plupart inconnues de médias, qui ont affecté le pays ces dernières années, notamment en raison d'expropriations immobilières (projet du barrage des Trois-Gorges, en particulier).

Toutefois, la Chine est en manque croissant de main-d’œuvre qualifiée et bon marché, avec pour conséquence directe la hausse des couts salariaux : le salaire minimum, par exemple, a été rehaussé à 850 RMB au mois d'avril dans la ville de Shenzhen.

Cependant, la Chine a besoin d'un développement très soutenu de son économie pour accroitre la prospérité de l'ensemble de la population. C'est pourquoi à l'heure actuelle, la monnaie chinoise, le yuan est maintenu à un niveau considéré part les États-Unis comme artificiellement bas vis à vis du dollar américain, permettant à la Chine d'engranger des excédents commerciaux records, quitte à financer ensuite eux-mêmes les déficits américains.

Ce débat, vieux de plusieurs années, a pris une acuité nouvelle avec la crise des subprimes, et a fait l'objet au début de 2009 de déclarations très critiques de la part de la nouvelle administration Obama. Timothy Geithner a en effet accusé la Chine de sous-évaluer volontairement le cours du yuan, voire d'avoir contribué à la crise financière internationale en laissant par ce biais se creuser les deficits américains.

Un autre domaine, celui du respect des droits de la propriété intellectuelle, donne également lieu à des tensions entre la Chine et les autres pays membres de l'OMC : les États-Unis ont en effet déposé à l'OMC une plainte contre la Chine au sujet des droits de propriété intellectuelle, qui a donné lieu à un rapport de l'OMC du 26 janvier 2009.

La République populaire de Chine est donc membre de l'OMC depuis 2001, lui permettant de profiter pleinement des opportunités offertes par la mondialisation de l'économie. La Chine cherche d'ailleurs à gérer son insertion dans l'OMC au mieux de ses propres intérêts, et la transparence et l'évolution de sa législation est surveillé de près par les États-Unis et l'Union européenne.

Si c'est en 2007 que la Chine accède au rang de 3ème puissance économique mondiale derrière les États-Unis et le Japon, en revanche, exprimé en terme de parité de pouvoir d'achat (de façon à permettre d'évaluer la richesse réelle des pays), l'économie chinoise est dès aujourd'hui la deuxième du monde, après celle des États-Unis, mais devant celle du Japon.

Elle pèse en 2007, 6,04% du PIB mondial, soit 3 280 milliards $ (World Bank, gross domestic product 2007). Ce développement effréné des activités économiques est dû aux investissements et aux exportations mais peu à la consommation intérieure. Le développement économique actuel de la Chine est l'un des plus rapides du monde, puisque l'on y enregistre une croissance dont la moyenne, depuis dix ans, se situe entre sept et huit pour cent par an, frôlant parfois les dix pour cent, d'après les statistiques chinoises.

La croissance de la Chine est essentiellement tirée par les exportations. Leur montant a plus que doublé en quatre ans, pour atteindre 593 milliards en 2004. L’essentiel de ce commerce se fait avec la zone régionale (Japon, Corée du Sud) mais il est à noter une forte augmentation des échanges avec les États-Unis et l'Europe. Au cours de l'année 2004, les exportations et les importations chinoises ont augmenté de 36 %. La balance commerciale dégage un excédent de trente-deux milliards de dollars américains. Les points forts des exportations chinoises sont les tracteurs, les montres et les jouets (85 % du marché mondial), les appareils photographiques et les ordinateurs portables (55 % du marché), les téléviseurs et les machines à laver (30 %), 15 % pour l'acier.

La présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. Elles ont attiré la main-d'œuvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à cent pour cent étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises. La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main-d'œuvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ un dollar américain par heure, ce qui est bien en dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois représente un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en œuvre dans les démocraties libérales.

La mainmise du Parti communiste chinois sur les dissidents ou agitateurs potentiels qui résulteraient de tels syndicats explique en partie leur absence.

Un autre aspect de l'économie chinoise à relever : les bas prix d'éléments non issus de la force de travail. Cela est dû en partie à l'existence du contrôle des prix et de la garantie des sources d'approvisionnement hérités de la précédente économie de type soviétique : les entreprises d'État continuant à être démantelées et leurs ouvriers renvoyés dans des secteurs de compétitivité accrus, l'effet déflationniste induit continue à mettre la pression sur les prix pratiqués au sein de l'économie.

Les conséquences de cette croissance économique sont nombreuses. Le revenu moyen annuel d'un ouvrier chinois est de mille trois cents dollars américains. Les salaires augmentent régulièrement sur le littoral pacifique.

La Chine a ratifié le protocole de Kyōto en 2002.

La Chine connaît des problèmes environnementaux majeurs. La forêt y avait déjà fortement régressé il y a huit mille ans, ce qui a engendré des problèmes de désertification, d'érosion et dégradation des sols, ainsi que d’inondations, qui ont empiré avec l’industrialisation et la croissance démographique notamment sur le littoral et dans le bassin de la rivière des Perles. Le pays possède à peu près la même quantité d'eau que les États-Unis, mais sa population y est cinq fois supérieure. La manque d'eau se fait particulièrement sentir dans le Nord, très aride, où vit près de la moitié de la population de la Chine et où la demande en eau excède de loin l'approvisionnement naturel. Le réchauffement de la planète accélère la retraite des glaciers qui alimentent les principaux cours d'eau chinois, tout en hâtant l'avancée des déserts, qui absorbent actuellement plus de 300 000 ha de prairies chaque année. Toutefois, rien n'a davantage précipité la crise de l'eau que trois décennies de croissance industrielle débridée. Dans sa course pour devenir la prochaine superpuissance mondiale, la Chine ne se contente pas de pomper sans limite ses rivières et ses nappes phréatiques ; elle pollue aussi ce qu'il reste d'eau de manière si irréversible que la Banque mondiale a sonné l'alarme en évoquant des « conséquences dramatiques pour les générations futures ». L'utilisation massive de pétrole et surtout de charbon est source d'une pollution importante. L’explosion de la croissance économique s’est traduite par de nouvelles pressions sur les ressources non renouvelables. De nombreuses villes sont en permanence couverte d’un nuage de pollution. La Chine est un des dix-sept pays mégadivers, c'est-à-dire identifiés par le Centre de surveillance de la conservation de la nature du programme des Nations unies pour l'environnement comme l'un des plus riches de la planète en termes de biodiversité. Toutefois c'est aussi un des quatre pays pour lesquels un nombre important d'espèces de mammifères sont menacés de disparition du fait de la destruction de leur habitat. Le cas le plus emblématique est probablement le panda géant, qui a été choisi comme symbole par le World Wide Fund for Nature.

La Chine a d’abord refusé le protocole de Kyōto mais en 2007, Wen Jiabao a annoncé vouloir en 2010 atteindre les objectifs du onzième plan quinquennal : réduire de 20 % la consommation d'énergie par unité de produit intérieur brut et de 10 % l'émission de principaux polluants. Des programmes de reboisement, de protection de la nature, la suppression des ampoules à filament, le développement des toilettes sèches, la multiplication des panneaux solaires sur le plateau tibétain, un parc éolien important et un projet de ville « haute qualité environnementale » témoignent des efforts faits. La flotte de pêche chinoise prend par contre une part croissante en matière de surpêche.

Pourtant, malgré le discours officiel, la Chine a ravi en 2007 aux États-Unis le titre de premier producteur de gaz à effet de serre. Dans vingt-cinq ans, la Chine pourrait en produire à elle seule deux fois plus que la totalité des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques réunis. Ce qui n'est pas si surprenant puisqu'elle a construit en 2006 cinq centrales à charbon par semaine.

C'est avec la surpopulation le grand défi de la Chine moderne.

C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des Occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier avec le « péril jaune » on craignait le déferlement asiatique en Occident. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque.

Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogène, et pourrait être elle-même divisée en sous-catégories partageant les mêmes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions, en particulier leur langue, en continuant de s'identifier à l'ethnie Han. Le terme Zhonghua minzu (en sinogrammes simplifiés 中华民族/en sinogrammes traditionnels 中華民族) est utilisé comme une notion de « sinité » transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine.

Le gouvernement de la RPC reconnaît actuellement 56 minorités ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliard d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'après les estimations de l'OMS.

La baisse rapide de la mortalité et le retard du contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire un temps les Chinois à procréer une armée de « petits soldats », ont contribué à une forte croissance démographique. À la fin des années 1970, la politique de l'enfant unique, appliquée dans les villes, a été la réponse à cette explosion, freinant le développement démographique du pays. La nouvelle structure par âge de la population a accru considérablement le taux d'emploi qui est aujourd'hui un des plus élevés du monde, ce qui contribue à expliquer les forts taux d'investissement, d'épargne et de croissance économique observés depuis 1980. Mais cette politique de l'enfant unique n'est pas sans poser des problèmes sociologiques et des problèmes futurs avec un vieillissement accéléré de population prévu dès 2030.

Le 28 février 2006, le Bureau d'État des statistiques (BES) chinois a annoncé que la population de la République populaire de Chine avait augmenté de 7,68 millions de personnes en 2005, soit une croissance naturelle de 5,89 pour mille, contre 5,87 pour mille en 2004. Au 31 décembre 2005, 562 millions de personnes vivent en ville et 745 millions dans les régions rurales. Sur ce chiffre total, on compte 674 millions d'hommes (soit 51,5%) et 634 millions de femmes (soit 48,5%). En 2005, la RPC a enregistré plus de 16 millions de naissances et environ 8,49 millions de décès.

Quant à Taiwan, elle compte de son côté plus de 22 millions d'habitants.

La République populaire de Chine est un État-nation composé de cinquante-six « nationalités » (définissant une identité ethnique et/ou culturelle, et non une nation au sens occidental du terme) dont l'ensemble forme la « Nation chinoise » (中华民族 zhonghua minzu). L'égalité en devoirs et en droits de toutes ces nationalités est inscrite dans le droit constitutionnel de la République populaire de Chine,.

La nationalité han, largement majoritaire (92 % de la population) est elle-même relativement hétérogène, et peut être également appréhendée comme un vaste ensemble de coutumes partageant des caractéristiques culturelles et linguistiques proches (en particulier la grammaire et l'écriture). Les différences entre les langues parlées, comme le mandarin, le cantonnais ou le shanghaïen, sont cependant très fortes.

La République populaire de Chine reconnaît l'existence de cinquante-cinq nationalités en plus des Hans au sein de la nation chinoise. Elles sont constituées de citoyens chinois ayant une langue maternelle ou une culture non-han.

D'après la constitution de la République populaire de Chine, les nationalités quelles qu'elles soient bénéficient du droit « de développer leur propre langue parlée et écrite ainsi que de préserver ou réformer leurs propres us et coutumes », ainsi que d'une priorité de recrutement dans les entreprises ou dans les établissements d'une région autonome. En outre, la loi sur le contrôle des naissances autorise certaines nationalités, notamment au Tibet et dans les régions peu peuplées de l'Ouest, à avoir plus d'un enfant par couple, contrairement aux Hans qui n'ont droit qu'à un seul enfant.

Cependant, certaines minorités cohabitant avec les Hans se plaignent des différences qu'elles ressentent entre ce que prévoit le droit chinois et la situation effective telle qu'elle peut être vécue sur le terrain. Le cas le plus médiatisé est celui du Tibet. Les Tibétains en exil et des Occidentaux y dénoncent en effet des mesures discriminatoires, notamment des atteintes à la liberté de culte, une marginalisation culturelle entraînant une marginalisation économique, ou la loi autoritaire sur le contrôle des naissances (malgré les aménagements spécifiques) ,.

Bien que moins médiatisé, un sentiment de même nature existe depuis longtemps chez les populations musulmanes ouïghoures du Xinjiang. Ainsi avait éclaté au XIXe siècle une très grave insurrection « musulmane », la révolte des Dungan, qui, entre 1862 et 1877, causa sans doute beaucoup plus d'un million de morts. De nos jours, ces mêmes populations du Xinjiang se considèrent victimes d'une domination han, et tolèrent mal la loi sur le contrôle des naissances (malgré les aménagements spécifiques) et la procédure d'avortement en cas d'infraction à la loi, des atteintes à la liberté religieuse et culturelle, et la politique de peuplement vers l'Ouest qu'ils considèrent comme une colonisation han.

D'après le gouvernement de la République populaire de Chine, ce type d'affirmations est le fait de mouvements qu'il qualifie de « séparatistes ». Il dénonce ainsi le gouvernement tibétain en exil dirigé par le 14e dalaï-lama, ainsi que les mouvements séparatistes ouïghours du Xinjiang (appelé « Turkestan oriental » par ces derniers), certains d'entre eux, comme le Mouvement islamique du Turkestan oriental, étant même accusés d'avoir fait usage de moyens terroristes et violents et de fournir les Chinois qui s'entraînaient dans les camps d'Al-Qaida en Afghanistan entre autres en vue de participer à un jihad, démenti par ce mouvement..

Les cinquante-cinq groupes non-hans totalisent, en 2008, plus de 100 millions de citoyens, l'équivalent de la population du Mexique.

La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme « lien ») y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.

De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et Yáng, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.

Le taoïsme, ou plutôt les courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ces courants se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine.

Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.

Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine. Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.

Le chan (禅) résulte de la synthèse entre le taoïsme et le bouddhisme. Le fondateur de cette doctrine est Bodhidharma le 28e patriarche du bouddhisme indien qui, venu de l'Inde, s'est rendu entre 520 et 526 à Shaolin en Chine pour y créer le monastère du même nom. C'est là qu'il met au point les bases d'un art martial chinois : le Shaolin quan , art martial reposant sur une fine connaissance des règles initiatiques issues de la rencontre du taoïsme et du bouddhisme. La leçon conceptuelle du Chan est communiquée par les kōan, courts aphorismes qui ont l'apparence de poèmes anodins mais qui synthétisent au maximum les archétypes et la codification de la leçon transmise par les moines de ce monastère. Le périple de Bodhidharma est le sujet de nombreuses publications. Du chan est issue le zen, au Japon.

La pratique religieuse de la majorité de la population (avant 1949 pour la Chine continentale) consiste en fait en un mélange de taoïsme, confucianisme, bouddhisme et traditions locales, souvent appelé religion populaire.

À partir VIIe siècle, l'islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois.

L'islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.

Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIe siècle. Puis vinrent au XIIIe siècle des franciscains, dont l'activité missionnaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionnaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entretenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux velléités expansionnistes chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal.

Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionnaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. Il existe une église catholique officielle, non reconnue par le Vatican et une église catholique romaine essentiellement clandestine. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.

Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au VIIe siècle en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au XVIIe siècle, remonterait à la dynastie Song. Une communauté plus récente existe à Hong-Kong.

Le zoroastrisme et le manichéisme ont également pénétré en Chine et influencé la religion populaire, en particulier le second.

Au début du XXe siècle, plusieurs mouvements syncrétistes (confucianisme-taoïsme-bouddhisme, voire christianisme ou islam) sont apparus, mais ont vite été éliminés du fait des choix politiques de leurs dirigeants. Plus récemment, malgré la méfiance du PCC vis-à-vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion - ou secte - syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998), elle compterait 80 millions de sympathisants.

Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan.

En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc.

Elle a de plus inventé la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ».

Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Étant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants.

Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Le Voyage en Occident (Pérégrinations vers l'Ouest), Au bord de l'eau, Le Rêve dans le pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun.

En 1986, la Chine a défini comme objectif à long terme la mise en place d'un enseignement obligatoire sur neuf ans pour tous les enfants. En 1997, la République populaire comptait 628 840 écoles primaires, 78 642 écoles secondaires et 1 020 établissements d'enseignement supérieur. En février 2006, le gouvernement révisa ses objectifs à la hausse en promettant de rendre entièrement gratuit l'enseignement obligatoire de neuf ans, y compris les manuels scolaires et les frais de scolarité, dans les provinces pauvres de l'ouest de la Chine. En 2002, la proportion de Chinois sachant lire et écrire était de 90,9%, dont 95,1% d'hommes et 86,5% de femmes, celle des jeunes Chinois (de 15 à 24 ans ) étant respectivement de 98,9%, 99,2% et 98,5% en 2000. En Mars 2007, la Chine annonça la décision de faire de l'éducation une « priorité stratégique » nationale, avec un budget national triplé en deux ans et un financement additionnel de 223,5 milliards de yuans (environ 22 milliards d'euros) prévu sur cinq ans pour améliorer l'enseignement obligatoire dans les zones rurales.

La qualité des universités chinoises varie considérablement à travers le pays. Les plus cotées de Chine continentale sont l'université de Pékin, l'université du peuple de Chine (Renmin University of China), et l'université Qinghua à Pékin; l'université Fudan, l'université Jiao-tong de Shanghai et l'université Normale de la Chine de l'Est à Shanghai; l'université Jiaotong de Xi’an à Xi'an; l'université de Nankin à Nanjing; l'université de Sciences et Technologie de Chine à Hefei; l'université du Zhejiang à Hangzhou; l'université de Wuhan à Wuhan ,.

De nombreux parents sont très impliqués dans l'éducation de leurs enfants, y investissant une grande partie de leurs revenus. Les cours privés et les activités récréatives, comme les langues étrangères et la musique, rencontrent un grand succès auprès des familles de la classe moyenne qui en ont les moyens.

De nombreux parents chinois espèrent que leurs enfants partiront à l'étranger et cela malgré les tentatives du gouvernement à retenir les plus brillants, en mettant l'accent sur le sens de la patrie.

La Chine a été à l'origine de quelques inventions particulièrement marquantes. Traditionnellement, on considère que le papier, l'imprimerie, la poudre à canon et la boussole sont les quatre grandes inventions de la Chine.

Le papier porteur d'un message le plus ancien connu à ce jour, découvert en Chine, serait daté de -8, sous la dynastie des Han de l'Ouest (-206, 25). Il s'agit d'un fragment de lettre dont le papier est fait à partir de fibres de lin, sur laquelle une vingtaine de sinogrammes anciens ont été déchiffrés. Il a été trouvé en 2006 à Dunhuang, dans la province du Gansu, et a été daté en fonction d'autres documents écrits trouvés au même endroit de la fouille.

D'après une tradition chinoise, on pensait que le papier était apparu au IIIe siècle av. J.-C. en Chine, sous le règne de Qin Shi Huang (fondateur de la dynastie Qin). Une histoire racontait que des personnes auraient alors repéré les dépôts blancs d'écume sur les rochers à la suite des crues et auraient tenté de le reproduire.

D'après une autre tradition chinoise, ce serait Cai Lun, ministre de l'agriculture qui, en 105, aurait codifié pour la première fois l'art de fabriquer du papier et en aurait amélioré la technique afin de le produire en masse.

Avant d'être une invention de Johannes Gutenberg, l'imprimerie est une invention coréenne. Mais la Chine avait déjà connu l'imprimerie à caractères mobiles (au IXe siècle) bien longtemps avant que la Corée et l'Occident ne découvrent cette dernière (au XVe siècle). Cependant cette technique a été abandonnée par les Chinois à l'époque car ce système n'était pas adapté à l'écriture chinoise (les idéogrammes) alors qu'en Occident, l'alphabet, par le nombre très réduit de signes auxquels il fait appel, se prête admirablement à l'imprimerie.

La poudre à canon est généralement reconnue comme ayant été inventée en Chine vers le IXe siècle, durant la Dynastie Tang (618-907). La découverte semble avoir pour origine des recherches faites dans les milieux taoïstes de l'époque des Táng, mais fut bientôt suivie par une application militaire dans les années 904-906. Il s'agissait alors de projectiles incendiaires nommés "feux volants" (fēihuǒ 飛火).

La première mention de la formule de la poudre à canon (charbon, salpêtre et soufre) apparaît dans le Wǔjīng zǒngyào 武經總要 de 1044, et il faudra attendre l'année 1285 pour trouver la même mention dans un texte européen.

La boussole permet de situer la direction : nord, sud, est et ouest. C'était un instrument essentiel pour l'orientation et les voyages.

Le Wujing Zongyao (武经总要, « Réunion des techniques militaires les plus importantes ») précise : Quand les troupes doivent faire face au mauvais temps, ou à la nuit noire, et que l'on arrive plus à s'orienter, (...) ils faisaient appel à un instrument mécanique pointant vers le sud, appelé aussi « poisson indiquant le sud ». On parvenait à ce résultat en chauffant du métal (tout particulièrement si c'était de l'acier), selon le procédé connu aujourd'hui sous le nom de « thermo-rémanence », et qui aurait été capable de provoquer un léger état de magnétisation. Si les Chinois sont parvenu à cette connaissance dès cette époque, ce n'est en revanche que vers 1600 que l'on arriva à une découverte similaire en Europe, lorsque William Gilbert publia son ouvrage De Magnete .

La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic à partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé à changer son alimentation si besoin.

Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites à la fin d'une consultation, sont destinées à « rééquilibrer les principes vitaux », contrebalancer les mouvements de chaud et de froid, à l'instar des médecines présocratiques en Occident.

Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées à travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels.

On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou « alternatifs ». Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.

Sous l'influence de la pensée confucéenne, la Chine a très tôt cherché à se doter de la meilleure administration possible, choisie sur la base de critères de compétence. C'est le système des mandarins, sélectionnés au travers des examens impériaux.

Pendant 1300 ans, entre les années 605 et 1905, la haute administration impériale, tant centrale que provinciale, mais également l’administration du Viêt Nam sous occupation chinoise, est tenue par une caste recrutée sur la base de concours extrêmement difficiles : les examens impériaux. Les mandarins et le modèle qu’ils ont fait naître, le mandarinat, apparaissent comme le parangon de tous les systèmes de bureaucraties d'État, à la tête desquels sont des hauts fonctionnaires de carrière, recrutés au mérite intellectuel et littéraire, formés techniquement à l’administration et constitués en élites étatiques reproduites et fermées.

Les Chinois sont le premier peuple au monde (et pendant plus d'un millénaire, les seuls) à avoir maîtrisé les techniques de la fabrication de la porcelaine dès la dynastie des Han de l'Est (Ier ou IIe siècle).

À partir de cette date, la technique de la porcelaine ne va pas cesser de se développer et de se perfectionner en Chine, tout au long des dynasties Tang (porcelaine Xing), puis sous les Song avec la porcelaine Qingbai, les Yuan avec la porcelaine « bleu et blanc », puis enfin sous la dynastie des Qing, avec la multiplication des types de porcelaines les plus raffinées, atteignant d'ailleurs alors le sommet des exportations vers l'Europe, avec les porcelaines Qing des « bleu et blanc » Kangxi, de la « famille rose », ou de la « famille verte ».

Ce n'est qu'à partir du début du XVIIIe siècle que l'Europe en maîtrisera à son tour la technique, en partie d'ailleurs grâce aux révélations faites par le père d'Entrecolles en 1712 sur les techniques mises en œuvre dans la capitale chinoise de la porcelaine, Jingdezhen.

La cuisine chinoise utilise un grand nombre de variétés de nouilles (traditionnel 麵, simplifié 面, pinyin miàn). Mian sont les nouilles de blé alors que 粉 ou fen sont celles de riz. Il existe en Chine des restaurants de quartier spécialisés dans les pâtes fraîches, faites à la main sans aucun outil de découpe. Ces pâtes sont appelées lā miàn ce qui signifie « pâtes étirées ». Les restaurants de lā miàn sont tenus par des Hui, des Chinois musulmans, originaires de l'Ouest de la Chine. Ils ne vendent pas de plats a base de porc, mais ils vendent souvent de l'alcool. La fabrication des pâtes se fait à partir d'un pâton de farine de blé très souple, étiré et replié environ sept fois jusqu'à obtention d'une unique pâte fraîche, longue et fine, qui sera ensuite jetée dans un bouillon aromatisé pour être dégusté ensuite dans un bol accompagné de différents ingrédients comme de la viande séchée, des cacahuètes et des épices.

La nomenclature des nouilles chinoise est difficile à établir en raison de leur grand nombre et des différents dialectes du chinois. Chaque type de nouilles peut être écrit en pinyin et en mandarin, mais à Hong Kong et dans le Guangdong il sera connu par sa prononciation cantonaise, alors que à Taiwan, en Malaisie, à Singapour et outremer on utilise le hokkien à la place.

Les pâtes alimentaires sont apparues en Chine bien avant d'être introduites en Italie, où elles auraient été rapportées par Marco Polo, lorsqu'il revient de son voyage de 17 ans en Chine, en 1291. En tant que Vénitien, c'est à Venise qu'il fit d'abord connaître les pâtes, avant que la recette ne s'en propage au reste de l'Italie.

Les Chinois ont créé les paysages en pôt, dit en mandarin penjing (盆景), qui devient plus tard le pensai (盆栽 pénzāi). Ces caractères sont prononcés en japonais bonsaï.

Le cerf-volant était la première invention à exploiter le vent et l'espace aérien.

L'allumette a dû nécessiter pour sa fabrication des connaissances en chimie, en mécanique, en bois etc. Une invention totalement écologique, qui constitue sans doute l'avant-garde de ce qu'on désigne actuellement par le terme de biodégradable.

Lorsque le Japon a découvert la Chine, celle-ci vivait l'une de ses plus périodes les plus brillantes, avec la dynastie des Tang, où l'éclat artistique allait de pair avec l'innovation technologique, l'expansion territoriale et l'ouverture sur le monde, au travers de la route de la soie. Le Japon s'est alors mis à l'étude de la Chine, pendant deux cent ans, en apprenant l'écriture (malgré son inadaptation à la langue japonaise), la peinture, la musique, la porcelaine, le calendrier lunaire, etc.

Sur le plan philosophique et religieux, la Corée a reçu de la Chine l'influence du taoïsme et du confucianisme. C'est aussi au travers de la Chine que le bouddhisme est arrivé en Corée. La Corée a appris de la Chine l'art de la porcelaine et du céladon, le yin et le yang, la géomancie. La peinture coréenne a été influencée par l'art bouddhiste venu de Chine.

Le Vietnam a appris en particulier de la Chine sa culture religieuse et confucianiste. Le nord du Vietnam, en particulier, envahi par la Chine de 111 av. J.-C. jusqu'aux alentours de 1200 après J.-C., a adopté l'ensemble de la culture chinoise, tout en parvenant à préserver une certaine identité. Dans le sud du Vietnam en revanche, si l'influence de la Chine s'est fait sentir, il existait également une influence de la culture indienne qui s'exerçait sur les Khmers au Cambodge.

Le Tibet, comme le Vietnam et pour des raisons analogues, a subi une influence de la Chine, mais surtout de l'Inde (écriture alphabétique proche du devanagari, religion bouddhiste...).

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Équipe de Chine de football

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L'équipe de Chine de football est sous l'égide de la Fédération de Chine de football.

La Fédération de Chine de football (中国足球协会) est fondée en 1924. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1931. Le 1er février 1941, à l’extérieur a lieu le premier match officiel des chinois, contre les Philippines, se conclut par une défaite chinoise sur le score de 1 but à 0. Une des plus larges défaites de l’équipe de Chine de football (中国国家足球队) fut enregistrée le 26 janvier 1958 à l’extérieur, contre les USA sur le score de 5 buts à 0. Cette même année, elle participa pour la première fois aux éliminatoires de la Coupe du monde de football 1958, mais sans accéder à la phase finale en Suède. La Fédération de Chine de football est membre de l'AFC depuis 1974. Pour sa première participation à la Coupe d’Asie, la Chine prit la troisième aux dépens de l’Irak sur le score d’1 but à 0. En 1980, elle fut éliminée au premier tour. Il faudra attendre 1982 pour revoir la Chine faire les éliminatoires mais elle ne participera pas à la Coupe du monde de football 1982.

Lors du tournoi de qualification, à domicile (Guangzhou), l’équipe de Chine de football se qualifia en devançant ses adversaires avec quatre victoires sur quatre contre le Qatar, la Jordanie, l’Afghanistan et Hong-Kong. Lors du tournoi final à Singapour, dans le groupe B, elle prit la première place, devançant l’Iran, l’Inde, Singapour et les Émirats Arabes Unis. Puis, en demi, elle domine le Koweït 1-0 mais perd en finale contre l’Arabie Saoudite sur le score de 2 buts à 0. Cela constitue la meilleure performance de la Chine en Asie, égalée en 2004.

Au premier tour des éliminatoires dans la zone Asie, l’équipe de Chine de football gagne tous ses matchs contre l’Indonésie, les Maldives (dont un 10-1 pour les chinois) et le Cambodge. Au second tour, elle termine première devant les Émirats Arabes Unis, l’Ouzbékistan, le Qatar et l’Oman, ne perdant qu’une seule fois contre l’Ouzbékistan (0-1). Elle se qualifie donc pour la première fois à la Coupe du monde de football. Avec une équipe peu expérimentée menée par Fan Zhiyi, Sun Jihai et entraînée par Bora Milutinović (Voir Équipes de la Coupe du monde de football 2002), la Chine n'a pas gagné ses trois matchs en plus sans inscrire de but (0-2 contre le Costa Rica, 0-4 contre le Brésil et 0-3 contre la Turquie).

L’équipe de Chine de football a participé à une compétition régionale, la Coupe d'Asie de l'Est de football. En 2003, elle prit la troisième place, tournoi remporté par la Corée du Sud. En 2005, elle remporte le tournoi devant le Japon, la Corée du Nord et la Corée du Sud. En 2008, elle organisa le tournoi, mais elle termine troisième. A la Coupe d’Asie 2004, elle est le pays organisateur et tombe dans le groupe A, matchs joués à Pékin. Après avoir terminé première du groupe devant l’Indonésie, le Bahreïn et le Qatar, elle bat l’Irak en quarts 3-0 (doublé de Zheng Zhi et but de Hao Haidong), puis bat l’Iran (1-1 tab 4-3, but de Shao Jiayi). En finale, devant 62000 personnes, le Japon bat la Chine 3-1 malgré l’égalisation de Li Ming à la 31e minute. Pour la Coupe du monde de football 2006, elle fut éliminée au premier tour, du fait du nombre de buts qu’a mis le Koweït (15 contre 14). A la Coupe d’Asie 2007, elle fut éliminée au premier tour, devancée par l’Iran mais aussi par la surprenante Ouzbékistan qui a humilié 3-0 la Chine. Pour la Coupe du monde de football 2010, elle est battue au 3e our par l'Irak, l'Australie et le Qatar.

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Source : Wikipedia