Chiara Mastroianni

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Posté par talos 27/04/2009 @ 18:14

Tags : chiara mastroianni, acteurs, culture

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Chiara Mastroianni

Chiara-Charlotte Mastroianni, née le 28 mai 1972 à Paris, est une actrice française.

Chiara Mastroianni est la fille des comédiens Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni, et aussi l'ex-épouse du chanteur Benjamin Biolay. Après avoir participé (chœurs) à l'album de ce dernier, Négatif, elle sort un album, Home, en duo avec lui le 8 juin 2004. Elle a deux enfants : Milo né le 31 décembre 1996 (dont le père est le sculpteur Pierre Torreton) et Anna née en 22 avril 2003 (dont le père est Benjamin Biolay).

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Les Chansons d'amour (bande originale)

Les Chansons d'amour est l'album de la bande originale du film éponyme de Christophe Honoré, sorti en mai 2007 sur le label Naïve. L'album est constitué des quatorze chansons qui ponctuent le film. Les chansons sont chacune interprétées par les acteurs du film eux-même, et dans leur grande majorité par les personnages principaux du film que sont Ismaël (Louis Garrel), Julie (Ludivine Sagnier), Alice (Clotilde Hesme), Jeanne (Chiara Mastroianni) et Erwann (Grégoire Leprince-Ringuet).

Les chansons sont des compositions originales de Alex Beaupain, compositeur des musiques et chansons de précédents films de Christophe Honoré, comme Dans Paris (2006) ou 17 fois Cécile Cassard (2002), et ami d'adolescence du réalisateur. Le scénario du film s'est construit autour de quatre chansons du premier album du compositeur, « Garçon d'honneur », et de dix autres qui « appartenaient déjà à son répertoire ou bien qu'il a spécialement écrites pour notre histoire qui part de faits très personnels », affirmera Christophe Honoré. Les chansons ont toutes été enregistrées avant le tournage, et l'album est réalisé et arrangé par Frédéric Lo.

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Les Chansons d'amour

Place de la Bastille.

Les Chansons d’amour est un film musical français de Christophe Honoré, sorti en France le 23 mai 2007 et sélectionné en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2007. Ce film a été nommé dans quatre catégories pour les Césars du cinéma 2008 et a remporté le César de la meilleure musique de film.

Julie (Ludivine Sagnier), Ismaël (Louis Garrel) et Alice (Clotilde Hesme), la collègue de travail d'Ismaël, forment un ménage à trois. Un évènement tragique va se produire dans la vie d'Ismaël.

C'est à la suite de Dans Paris que Christophe Honoré a pu « proposer vite un autre projet ». Honoré a demandé à Alex Beaupain, qu'il « connait depuis qu' a vingt ans », s'il pouvait se servir de ses chansons, dont quatre étaient issues de son album Garçon d'honneur (Au ciel : dans le film Les yeux au ciel, Pourquoi viens-tu si tard ? ; Se taire : dans le film Il faut se taire ; La beauté d'un geste qui, dans le film, se nomme As-tu déjà aimé ?). Ces chansons ont été intégrées « dans un scénario qui racontait une histoire assez douloureuse » qui était commune à Honoré et Beaupain, un travail d'adaptation a été effectué sur les textes, et de nouvelles chansons ont été écrites. Honoré avoue « n' jamais su mettre le sentiment (amoureux) au cœur d'une histoire », d'où le fait que « les personnages se mettent à chanter dès qu'ils sont dans un état amoureux », étant dans « l'incapacité de l'exprimer autrement ». L'histoire est construite sur une structure musicale avec des lieux « comme l'appartement des parents » qui revient comme un refrain, explique Honoré, avec « une tonalité changée selon ce qui s'est passé dans le couplet précédent ». Il en va de même pour les personnages secondaires qui « viennent relancer la fiction et d'autres finissent par en être évacués ».

Chiara Mastroianni est la première actrice à être retenue pour le film. « J'avais envie de travailler avec elle depuis longtemps , j'ai eu l'impression de trouver mon double féminin », a déclaré Honoré à son sujet. Elle joue le rôle de la sœur de Julie. Puis Ludivine Sagnier, bien qu'à l'époque de la rencontre avec Honoré, celui-ci n'avait toujours pas trouvé son personnage masculin et donc ne pouvait pas vraiment s'engager, elle joue le rôle de Julie. Clotilde Hesme, avec qui Honoré avait déjà travaillé au théâtre, bien avant qu'elle ne soit dans le film Les Amants réguliers de Philippe Garrel dans lequel elle formait un couple avec Louis Garrel, « j'avais envie de la faire jouer sur un registre pétillant » déclara Honoré à propos de Hesme, elle joue le rôle d'Alice. Puis Louis Garrel, pour le rôle d'Ismaël, Honoré a « failli ne pas le prendre », il « croyait qu'il ne savait pas chanter », il avait donc recherché d'autres comédiens. Louis Garrel a alors demandé s'il pouvait lire le scénario, il laissait des messages sur le répondeur d'Honoré : « Tu sais, je chante un peu, moi aussi… », c'est alors qu'Honoré lui a envoyé une chanson de Beaupain en lui proposant de la répéter, puis il l'a chantée en leur demandant de se « retourner pour qu'il puisse chanter sans voir (Beaupain et Honoré) », selon Honoré « la peur faisait trembler sa voix, mais ça a été une évidence ». Le dernier rôle attribué, Erwann, a été à Grégoire Leprince-Ringuet, Honoré se souvenait de sa voix dans Les Égarés d'André Téchiné, il avait été repéré par Téchiné dans une chorale. Avec le personnage interprété par Leprince-Ringuet, Honoré voulait « représenter un jeune qui ne doute pas de son homosexualité mais qui n'a pas eu d'aventure. Erwann n'est pas tourmenté par sa sexualité mais par des sentiments ».

Les premières lectures du scénario se sont déroulées début novembre 2006. Les playbacks, qui étaient nécessaires pour le tournage, ont été enregistrés juste avant noël 2006, le tournage débutant au mois de janvier 2007.

Le tournage du film s'est déroulé en janvier et février 2007, dans le 10e arrondissement de Paris pour les scènes autour du domicile de Julie et Ismaël. Du nord au sud de l'arrondissement, sont reconnaissables la station de métro La Chapelle, la façade de la gare de Paris-Est, le boulevard de Strasbourg et les rues adjacentes.

Les scènes extérieures à proximité de l'appartement des parents de Julie sont tournées près de la place de la Bastille. Le quartier du Montparnasse accueille les scènes au cimetière et celles des rues animées dans lesquelles Ismaël erre au cours d'une séquence.

À proximité des lieux de tournage du 10e arrondissement, dans la rue d'Enghien, se trouvait alors le quartier général de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. À la faveur d'une scène de nuit, on voit d'ailleurs Isamël passer devant le lieu, laissant apercevoir une affiche de campagne de Nicolas Sarkozy, à laquelle le personnage réagit. Une scène du film présente également Alice et Ismaël travaillant un article sur le vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy en janvier 2007.

La structure du film en trois parties, Le départ puis L'absence et enfin Le retour, n'était pas prévue dans le scénario, mais elle a été intégrée au montage. Cette structure fait écho à la structure des Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy.

L'hebdomadaire Télérama lui accorde sa note maximale, bravo, «  s'amuse ici à chambouler les codes du cinéma et les combinaisons de la chair . L'élan, la pirouette, le ping-pong verbal animent la plupart des chansons du film en dialogues vifs et espiègles à deux ou trois pour des jeux tour à tour galants, cruels, vicieux ou mélancoliques » pour conclure « Voilà un film intemporel et très actuel à la fois, traversé par la mort, mais qui refuse tout ce qui lui est associé, de la peur à la résignation . Il compte large. Comme un film populaire ».

Le mensuel Première remarque « la grâce d'un film où chaque personnage possède sa partition », et souligne la « prestation exceptionnelle de Louis Garrel, histrion et matamore fracassé, tête de proue d'un clan de comédiens (...) inspirés ». Les inrocks affirment que « Les Chansons d’amour de Christophe Honoré dit la vérité : ne t’en va pas je t’aime, j’ai besoin de toi, le temps perdu ne se rattrape plus, il nous faut continuer à vivre, je ne peux vivre sans toi, ne me parle plus d’amour, j’ai besoin d’un peu d’amour, aujourd’hui j’ai rencontré l’homme de ma vie… ».

Le film a engrangé un peu plus de 100 000 dollars US aux États-Unis en 14 semaines d'exploitation, sur en moyenne 3 écrans par semaine, soit à peu près 2 400 dollars US par pellicule.

Le film rend un hommage explicite aux Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy : les deux films sont structurés en trois parties aux titres identiques, et Christophe Honoré utilise le même procédé de déplacement des acteurs sur une plateforme mobile non visible à l'écran.

La bande originale des Chansons d'amour a été composée par Alex Beaupain, réalisée et arrangée par Frédéric Lo. L'idée et la construction du scénario du film par Christophe Honoré se sont faites autour de quatre titres de l'album Garçon d'honneur de Beaupain, publié en 2005. Alex Beaupain a remporté le César de la meilleure musique écrite pour un film avec cette bande originale.

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Arnaud Desplechin

Arnaud Desplechin, né Arnaud Robert Jean André Marie Desplechin le 31 octobre 1960 à Roubaix (Nord, France), est un cinéaste français.

Arnaud Desplechin est le fils de Robert et de Mado Desplechin, domiciliés à Croix près de Roubaix. Il a un frère, Fabrice Desplechin, diplomate et acteur dans plusieurs de ses films, et deux sœurs : la romancière Marie Desplechin et la scénariste Raphaëlle Desplechin. Il a vécu plusieurs mois avec la comédienne Marianne Denicourt au début des années 1990.

Décidé à faire du cinéma depuis sa jeunesse, Arnaud Desplechin suit les cours de cinéma de l'Université Paris III (dont ceux de Serge Daney et Pascal Kané) puis intègre l'IDHEC à sa deuxième tentative, et en sort diplômé de la section Réalisation et prises de vue en 1984. Il rencontre à l'IDHEC plusieurs de ses futurs collaborateurs dont Pascale Ferran, Noémie Lvovsky et Éric Rochant. Pendant cette période où Desplechin éprouve des difficultés à achever ses films de scolarité, il ne termine que deux courts-métrages, inspirés de l'univers du romancier belge Jean Ray : Le Polichinelle et la Machine à coder, en 1983 puis Le Couronnement du monde, en 1984. Il découvre alors le travail d'un autre passionné de Jean Ray ; le réalisateur Alain Resnais, dont Desplechin dira plus tard qu'il est « le cinéaste qui a touché le plus violemment » au cours de ses études.

Après avoir été diplômé, Desplechin travaille comme directeur de la photographie sur Comme les doigts de la main (1984), French Lovers (1985) et Présence féminine (1987) d'Éric Rochant, ainsi que sur I Fotografia (La Photo) (1986) de Nico Papatakis. Il participe aussi au scénario d’Un Monde sans pitié d'Éric Rochant, en 1989.

En 1990, il commence à travailler sur le moyen-métrage La Vie des morts. Le film réunit plusieurs acteurs appelés à devenir des habitués des films de Desplechin, parmi lesquels Marianne Denicourt, Emmanuelle Devos, Emmanuel Salinger et Thibault de Montalembert, et marque également la première collaboration entre Desplechin et le directeur de la photographie Éric Gautier. L'intrigue tourne autour d'une réunion de famille dans une maison de province, après la tentative de suicide de l'un des cousins. La Vie des morts est présenté pour la première fois au Festival Premiers plans d'Angers en janvier 1991, où il reçoit plusieurs prix, avant d'être sélectionné pour la Semaine de la critique au Festival de Cannes. Le Prix Jean-Vigo du court-métrage lui est décerné la même année.

La même année, Pascal Caucheteux crée sa société Why Not Productions, et finance La Sentinelle, le premier projet de long-métrage de Desplechin. Le film est co-écrit avec Pascale Ferran, Emmanuel Salinger et Noémie Lvovsky. Le jeune cinéaste reprend une partie de l'équipe de La Vie des morts, et collabore pour la première fois avec Mathieu Amalric, Chiara Mastroianni et László Szabó. Son frère Fabrice est également présent dans la distribution. Le film, dont le thème rappelle Muriel, ou le temps d'un retour de Resnais, traite des fantômes d'une guerre passée, ici la Guerre Froide et les conflits européens. Le personnage principal, l'étudiant en médecine Mathias Barillet, joué par Emmanuel Salinger, se retrouve impliqué dans une affaire d'espionnage après avoir rencontré un ancien prisonnier de guerre dans un train, et retrouvé une tête réduite dans ses bagages. Le film est acclamé par la critique et sélectionné dans les festivals. Il est notamment en compétition à Cannes en 1992 et est nommé plusieurs fois aux Césars pour le meilleur premier film, le meilleur scénario original et le meilleur espoir masculin, que remporte Emmanuel Salinger, avant d'obtenir également le Prix Michel-Simon 1993.

Fin 1994, Desplechin démarre le tournage de son deuxième long métrage, co-écrit avec Emmanuel Bourdieu, Comment je me suis disputé... ("ma vie sexuelle"). C'est Mathieu Amalric qui interprète cette fois l'alter ego de Desplechin, un universitaire nommé Paul Dédalus, naviguant entre plusieurs conquêtes : Sylvia (Marianne Denicourt), Esther (Emmanuelle Devos), et Valérie (Jeanne Balibar). La présence du film au Festival de Cannes et aux César en 1996, ainsi que son succès critique assoient Desplechin comme un auteur important des années 1990. Certains journalistes parlent alors de « génération Desplechin » pour décrire le jeune cinéma français.

En 1997, Arnaud Desplechin est à l'initiative, avec Pascale Ferran, du Manifeste des 66 cinéastes appelant à la désobéissance civile contre les lois Debré criminalisant les personnes qui hébergent des sans-papiers.

En 2000, Desplechin co-écrit avec Emmanuel Bourdieu un scénario adapté d'une nouvelle d'Arthur Symons. Esther Kahn est tourné en anglais et s'attache au passage à l'âge adulte, à travers la découverte du théâtre et de l'amour d'une jeune fille anglaise issue d'une famille juive. Summer Phoenix interprète le rôle-titre, aux côtés de Ian Holm et de László Szabó. Fabrice Desplechin et Emmanuelle Devos sont eux aussi présents, aux côtés d'une riche distribution anglo-saxonne. Le film est reçu comme un hommage à l'œuvre de François Truffaut parce qu'il traite d'une éducation, comme L'Enfant sauvage (1969), qu'il est tourné en anglais, comme Fahrenheit 451 (1966) et Les Deux Anglaises et le continent (1971), et aussi parce qu'il utilise des formes filmiques de la Nouvelle Vague et plus particulièrement du cinéma de Truffaut comme les fermetures à l'iris ou les nappes de musique.

Trois ans plus tard, Desplechin prépare un diptyque autour de l'adaptation de Dans la compagnie des hommes d'Edward Bond avec Nicolas Saada. Le premier film doit s'appeler Répétitions de « Dans la compagnie des hommes » et être composé à 70 % de vidéo tournée pendant les répétitions et à 30 % d'images du film lui-même, et le second film En jouant « Dans la compagnie des hommes » et être composé d'images vidéo et d'images argentiques dans les proportions inverses du premier film. Entre la réalisation de chacun des deux films, Desplechin prévoit d'en tourner un troisième, alors titré Rois sans arroi, reine sans arène. Au final, le tournage du troisième film est reporté à 2004, et Desplechin termine successivement, après avoir présenté une version préliminaire de son travail à Cannes en 2003, les films Léo, en jouant "Dans la compagnie des hommes" qui est majoritairement en argentique, puis Unplugged, en jouant "Dans la compagnie des hommes" qui reprend les répétitions tournées en DV. Dans Léo, Sami Bouajila interprète le personnage de Léonard Jurieu, fils adoptif d'un industriel, fabricant d'armes, joué par Jean-Paul Roussillon, qui en décidant de s'affranchir de son père pour mener ses propres affaires va le ruiner. Desplechin mêle la trame d'Edward Bond avec celle de Hamlet, en introduisant notamment dans l'histoire le personnage d'Ophélie, interprétée par Anna Mouglalis. Léo sort dans une seule salle, au Cinéma du Panthéon à Paris, le 28 janvier 2004, après avoir été diffusé sur ARTE la veille. Unplugged ne sera pas visible avant la sortie en DVD du film.

Cette même année, Desplechin achève Rois et Reine, co-écrit avec Roger Bohbot. Le film croise les parcours, burlesque pour l'un et tragique pour l'autre de deux anciens amants, Ismaël, un musicien névrosé joué par Mathieu Amalric, et Nora, interprétée par Emmanuelle Devos, qui passe le film au chevet de son père mourant, repensant au père de son enfant, mort suicidé devant ses yeux des années plus tôt. Le film marque aussi la deuxième collaboration de Desplechin avec Jean-Paul Roussillon, Hippolyte Girardot, et la première avec Catherine Deneuve, qui joue ici une psychiatre s'occupant du cas d'Ismaël. Le film est acclamé par la critique et connaît un important succès public. Rois et Reine reçoit plusieurs nominations et de nombreux prix, dont le Louis-Delluc en 2004, et le César du meilleur acteur pour Mathieu Amalric l'année suivante. Desplechin est violemment pris à partie à la sortie du film par Marianne Denicourt qui l'accuse d'avoir utilisé des éléments de sa vie privée pour écrire Rois et Reine. En 2005, elle publie Mauvais génie, avec la journaliste Judith Perrignon, où elle décrit sa rencontre avec un réalisateur sans scrupules nommé Arnold Duplancher. Elle attaque finalement Desplechin en justice en 2006, pour atteinte à la vie privée, lui réclamant 200 000 euros de dommages-intérêts. Elle est déboutée le 3 avril 2006.

Desplechin commence, en 2007, deux films ayant trait à la famille. Le premier, L'Aimée, voit Desplechin filmer son père, son frère Fabrice et ses neveux dans la maison familiale de Roubaix au moment où elle s'apprête à être vendue. Ils ressassent le souvenir de la grand-mère d'Arnaud Desplechin, morte deux ans après la naissance de son père. C'est la deuxième incursion dans le documentaire du cinéaste après l'expérience autour de Dans la compagnie des hommes. Le film est présenté à la Mostra de Venise en septembre 2007, dans la section Horizons Documentaires, où il reçoit de la province autonome de Trente le prix du meilleur documentaire, avant de sortir le 14 novembre 2007 au Cinéma du Panthéon.

Le second film, Un Conte de Noël, reprend en l'enrichissant le canevas de La Vie des morts, en montrant une réunion de famille à Roubaix, autour de la mère, Junon (Catherine Deneuve), atteinte d'un cancer, que peut seule sauver une greffe de son fils Henri (Mathieu Amalric), « banni » de la famille des années plus tôt par sa soeur Elizabeth (Anne Consigny). La distribution comprend également Melvil Poupaud et plusieurs acteurs récurrents du cinéma de Desplechin dont Jean-Paul Roussillon, Emmanuelle Devos, Hippolyte Girardot et Chiara Mastroianni. Un Conte de Noël a été présenté en compétition au 61e Festival de Cannes.

Desplechin prépare actuellement ???? (film, 2009, un film de fiction d'après Tromperie et La Contrevie de Philip Roth. Le tournage est prévu en 2008 à Prague, Londres et New York avec une distribution internationale.

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Benjamin Biolay

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Benjamin Biolay, né le 20 janvier 1973 à Villefranche-sur-Saône, est un chanteur français. Il se fait remarquer par le grand public en co-composant un album d'Henri Salvador en compagnie de Keren Ann, notamment la chanson Jardin d'Hiver.

Benjamin Biolay a suivi les enseignements des classes musicales du lycée Saint-Exupéry à Lyon 4e.

En 2000, Benjamin participe à l'enregistrement de l'Hôtel de l'Univers du chanteur français Raphaël. On l'entend sur le dernier titre de l'album (Libre-Service), où il joue une mélodie au piano.

Auteur-compositeur reconnu, il a signé depuis 2001, 5 albums et une B.O. de film. Tout d'abord, Rose Kennedy (2001), une histoire fantasmée de la famille Kennedy, sur fond de pop jazzy aux arrangements parfois intimistes, parfois sombres. Il sort ensuite Négatif, en 2003, dans lequel il marie le folk à son univers de cordes, de piano et de claviers de collection, avec une nonchalance un brin gainsbourgienne.

Son ex-femme Chiara Mastroianni a contribué aux chœurs sur ce disque, signe avant-coureur de son projet Home (2004). En effet, elle partage les parties voix sur cette galette intimiste en forme de road movie. La même année, il écrit la bande originale du film Clara et Moi. Il publie au début 2005 À l'origine, un recueil de chansons qu'il dit plus personnelles. La mélancolie est toujours au programme et on note l'arrivée de guitares plus brûlantes sur certains titres, tels L'Histoire d'un garçon.

On peut qualifier sa musique de « variété romantique », c'est-à-dire une musique aux styles variés (jazz, bossa, rock, pop — d'où l'appellation générique de « variété ») ayant une conscience aiguë du temps qui passe, des soleils qui se couchent et des filles aimées que l'on ne reverra pas, traits de ce qui est appelé romantisme en littérature.

Il a composé des textes et des musiques entre autres pour Keren Ann, Henri Salvador, Isabelle Boulay, sa sœur Coralie Clément, Juliette Gréco, Heather Nova, Françoise Hardy, Elodie Frégé ou Valérie Lagrange.

En 2009, il quitte Virgin France. Le 8 avril 2009, il rejoint la maison d'édition Naïve, maison d’artistes fondée par Patrick Zelnik, fondateur de Virgin France. Son prochain album studio est annoncé en octobre 2009.

Dernièrement, Benjamin a déclaré, lors d'une interview, que « C'est dommage que la chanson française soit polluée par des chanteurs comme Bénabar ou Zazie. » Dans Technikart, il déclare à propos de Bénabar : « Le pire, c'est Bénabar. Et de très loin. Lui, c'est le champion. Je comprends pas comment on peut avoir envie d'être ce gars-là. » et à propos d'Henri Salvador : « C'est un gros connard, pas franc, pas généreux, compétitif.  » On apprendra sur un plateau de télévision que cette interview fut donnée alors qu'il n'était pas au mieux de son moral et « pas suffisamment sobre ». À plusieurs reprises il dira regretter ces propos d'« auditeur » passionné.

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Source : Wikipedia