Charles Taylor

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Posté par woody 01/05/2009 @ 20:12

Tags : charles taylor, tribunal spécial pour la sierra leone, sierra leone, afrique, international

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Charles Taylor (écrivain)

Charles Taylor est un professeur émérite de philosophie québécois qui enseigne à l’Université McGill.

Il est une figure de proue tant dans le monde des lettres que celui de la philosophie. Bien que sa formation appartienne à la philosophie analytique d’Oxford, il l’applique à la philosophie existentielle et à la phénoménologie.

Il est fortement impliqué dans le rapprochement des cultures au Québec et au Canada. Son ouvrage Rapprocher les solitudes (1992) résume parfaitement son œuvre.

Il est grand officier de l'Ordre national du Québec depuis 2000.

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Charles Taylor Sherman

Charles Taylor Sherman (3 février 1811 - 1 janvier 1879) fut un avocat et juge américain. Il est né à Norwalk, dans le Connecticut, de Charles Robert Sherman et de Mary Hoyt Sherman, et est l'aîné d'onze enfants.

Sa famille émigra dans le Massachusetts depuis l'Angleterre, en 1634. Son arrière-grand-père et grand-père ont tous deux servit dans les tribunaux de l'État duConnecticut. Sherman alors jeune, sa famille se déplaça à Lancaster, où son père s'établit comme avocat et devint membre de la Cour suprême de l'Ohio. Ses deux jeunes frères furent John Sherman, sénateur de l'Ohio, et William Tecumseh Sherman, général de l'Armée de l'Union.

En 1827, Sherman entra à l'Université de l'Ohio et eut juste fini son année de première quand son père décèda en 1829. Avec l'aide d'un de amis de son père, il put terminer ses études à l'université. Après il étudia la loi à Dayton, à l'office de Henry Stoddard et acheva ses études légales sous le juge Jacob Parker. Il a été admis à la barre de l'Ohio en 1833.

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Charles Taylor (philosophe)

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Charles Margrave Taylor, C.C., Ph.D., M.A., B.A., FRSC (5 novembre 1931, Montréal), est un philosophe québécois d'expression anglaise.

Il est professeur émérite de science politique et de philosophie à l'Université McGill (Montréal) où il a enseigné de 1961 à 1997. Sa réflexion se situe au carrefour de nombreux courants de pensée et disciplines: la philosophie analytique, la phénoménologie, l'herméneutique, la philosophie morale, l'anthropologie, la sociologie, la politique et l'histoire. Cette variété de thèmes est abordée selon une constante continuité d'inspiration et de style. Ses écrits sont traduits aujourd'hui en plus de 20 langues.

En 2007, il est nommé co-président de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles (CCPARDC, dite « Commission Bouchard-Taylor ») avec le sociologue et historien Gérard Bouchard par le gouvernement Charest.

Né d'un père anglophone et d'une mère francophone, Charles Taylor a étudié à l'Université McGill (baccalauréat en histoire en 1952) et à l'Université d'Oxford (baccalauréat en sciences politiques, philosophie et économie en 1955). Il obtient une maîtrise en 1960 et un doctorat en 1961.

À Oxford, bastion de la philosophie analytique, Taylor travaille sous la direction du philosophe Isaiah Berlin. Il s'intéresse également à la philosophie du langage ordinaire de John Austin et aux travaux du dernier Wittgenstein. Loin d'être de stricte obédience analytique, Taylor s'intéresse également à Merleau-Ponty (en particulier à la Phénoménologie de la perception) et à Heidegger. Son premier ouvrage, issu de la rencontre de ces deux traditions (philosophie analytique et philosophie dite « continentale »), porte sur la philosophie de l'action (The Explanation of Behavior, 1964). Cet première contribution qui s'inspire aussi de la réflexion d'Elisabeth Anscombe sur l'intention préfigure les travaux de Donald Davidson sur l'« agentivité » ou encore ceux de Pierre Livet et de Pascal Engel.

À cette période analytique succèdent une série d'articles sur la psychologie cognitive, sur la théorie du langage, sur la signification et sur l'interprétation. C'est toutefois à la philosophie de Hegel que Taylor consacre ses prochains ouvrages. Par la suite, il se consacre surtout à l'éthique à travers, notamment, les concepts de reconnaissance et de multiculturalisme. Cette partie de son œuvre passe également par une réflexion sur l'identité et la communauté dont l'exemple québécois (les « deux solitudes ») constitue pour Taylor l'un des paradigmes les plus significatifs.

Ses enquêtes le conduisent ensuite à mener de vastes enquêtes sur la question de la modernité et des problèmes qu'elle pose à une époque qui voit naître le postmodernisme avec ce qu'il comporte de relativisme culturel et de pessimisme.

Il a participé aux conférences du Mind and Life Institute, qui a pour but de promouvoir un dialogue entre la science et le bouddhisme.

Dans Sources of the Self, Taylor entreprend une vaste recherche philosophico-historique sur le « moi » occidental à travers les diverses configurations dont il fait l'objet à l'époque moderne. Cette enquête sur la modernité - avec ce qu'elle comporte de conflictualité - porte notamment l'éclatement des identités à travers le processus de sécularisation (ou plus largement le « désenchantement du monde »), la généralisation de la « vie ordinaire », les conceptions divergentes de l'idée de nature, la multiplication des discours moraux et le phénomène du modernisme et des avant-gardes artistiques.

Cette hétérogénéité est pourtant constitutive d'une identité, d'un mode de vie dont nous sommes les héritiers quoi qu'en disent les penseurs « postmodernes » qui appréhendent le monde contemporain dans l'optique d'une rupture, d'un épuisement des discours de légitimation (idéologies). Malgré l'épuisement des « grands récits » un humanisme « exclusif » (c'est-à-dire sans référence à une transcendance, donc sécularisé) subsiste à travers la vie culturelle, sociale ou politique.

La crise de légitimation entraîne un passage de la conciliation des identités à travers l'idéologie (qui correspond à première phase de la modernité) à une exigence de reconnaissance intersubjective des identités. Du discursif, du culturel, du politique, on passe à un niveau moral, c'est-à-dire pratique. Les différences, les égalités, les cultures ou les nations sont trop souvent enfermées dans des cadres formels ; les identités (et la modernité elle-même) ne peuvent être comprises de façon unitaire et ne répondent pas à une définition, à des valeurs et des principes stables. C'est pourquoi la question de la reconnaissance s'impose pour légitimer les conduites et leur donner un sens qu'il faut renouveler constamment en se posant la question de l'universalisme.

Charles Taylor était candidat pour le Nouveau Parti Démocratique aux élections canadiennes fédérales de 1962, 1963, 1965 et 1968. À ses trois premières élections, il se présente au comté électoral de Mont-Royal. En 1965 il se place deuxième contre le futur premier ministre Pierre-Elliott Trudeau. À son quatrième et dernier essai en 1968 il se présente au comté de Dollard et termine deuxième de nouveau.

Dans les débats éthico-politiques actuels, Taylor est souvent présenté comme un penseur représentatif du « communautarisme », bien qu'il n'ait jamais revendiqué pour lui-même un tel positionnement. En effet, l'œuvre de Taylor est d'une variété telle qu'elle se situe en dehors de toute école et ne saurait se laisser réduire à une dénomination stricte. N'hésitant pas à se réclamer à la fois de Wittgenstein, de Austin, de Merleau-Ponty, de Weber, de Durkheim, de Tocqueville et de l'École de Francfort, Taylor maintient - malgré l'étonnante diversité (et l'apparente irréconciabilité) de ces influences - une continuité thématique et une cohérence qui tient à son souci de mettre en dialogue les disciplines et de décloisonner les savoirs.

Charles Taylor a reçu le prix Prix Templeton en 2007.

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Foday Sankoh

Foday Sankoh (17 octobre 1937 - 30 juillet 2003) est né en Sierra Leone dans le district de Tonkolili. Il est le fondateur du Revolutionary United Front (RUF). Allié de Charles Taylor, il déclencha la guerre civile de Sierra Leone en 1991, principalement pour prendre le contrôle de ses mines de diamants.

De 1956 à l’indépendance du pays, le 27 avril 1961, il servit dans l'armée Britannique comme caporal. Puis il s'engagea dans l'armée régulière sierra-léonaise.

Il participa au coup d'État de 1967, qui porta au pouvoir Siaka Stevens.

Accusé de complot contre le gouvernement, il fut emprisonné pendant 6 ans dans les années 1970.

Dans les années 1980, il rejoint un les camps d'entraînements du colonel Mouammar Kadhafi en Libye. C'est là qu'il rencontra son futur allié, Charles Taylor.

En 1989, il fonde le RUF et s'allie avec Charles Taylor en vu de prendre le contrôle des mines de diamants de la Sierra Leone.

Le 23 mars 1991, avec une centaine de combattants, il attaque deux villages à l'est du pays, la guerre civile de Sierra Leone est déclenchée.

Ayant besoin de plus en plus de combattants, Foday Sankoh décide d'utiliser les enfants et d'en faire des enfants soldats. Une campagne de terreur commence alors. Massacres, mutilations,cannibalisme rituel, viols, le RUF ne connaît aucune limites.

Le 22 avril 1996, le président élu de Sierra Leone, Ahmad Tejan Kabbah, rencontre Foday Sankoh à Abidjan pour établir un plan de paix.

Le 25 mai, 1996, l'Armed Forces Revolutionary Council (AFRC), conduite par Johnny Paul Koroma, prend le pouvoir lors d'un coup d'État. Quelque temps après, le RUF et l'AFRC décident de s'allier pour diriger le pays.

Le 8 mars 1997, Foday Sankoh est arrêté au Nigeria pour détention d'une arme à feu.

Le 23 octobre 1997, il est condamné à la peine de mort par la Haute Cour de justice de Freetown.

Le 7 juillet 1999, le RUF et le gouvernement de Sierra Leone signent les Accords de Lomé qui prévoit une amnistie des crimes antérieurs au traité, la libération de Foday Sankoh, l'entré du RUF dans le gouvernement et surtout la création d'une Commission chargée des ressources minières et de la reconstruction, dont la présidence devait être tenue par Foday Sankoh. Toujours d'après cet accord, Foday Sankoh devient également le vice-président du gouvernement d'Ahmad Tejan Kabbah.

Le 17 mai 2000, Foday Sankoh, en fuite, est arrêté suite à la prise d'otages de 500 Casques Bleus.

Le 4 mars 2002, débute le procès de Foday Sankoh. Il est inculpé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) de 17 chefs d'inculpations, dont des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Le déroulement du procès fut assez chaotique, principalement en raison de l'état de santé de Foday Sankoh, le procès fut ajourné à plusieurs reprises.

Son avocat a présenté à plusieurs reprises des demandes d'arrêt du procès en raison de la santé déclinante de Foday Sankoh, la cour les refuse toutes.

Le 14 mai 2002, il présente sa candidature à l'élection générale pour le poste de président, mais elle est refusée.

Il meurt des suites d'hypertension et d'hypertrophie cardiaque le 30 juillet 2003.

Le procureur adjoint du TSSL, Desmond de Silva, déclara à l'annonce de sa mort : « Foday Sankoy a bénéficié de la fin paisible qu'il avait refusée à tant d'autres ».

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Histoire du Libéria

L'histoire du Libéria en tant que pays commence en 1822, année où il a été fondé par une société philanthropique américaine de colonisation (American Colonization Society - en), pour y installer des esclaves noirs libérés.

Rapidement, un malaise entre américano-libériens et population autochtone apparaît.

Le Libéria devient une république indépendante en 1847. Le suffrage censitaire permet aux américano-libériens de conserver le pouvoir durant un siècle.

Le 14 août 1917, durant la Première Guerre mondiale, le Libéria déclare la guerre à l'Allemagne.

En 1931, la Société des Nations condamne les conditions de travail forcé imposées aux autochtones par les américano-libériens pour le compte de multinationales de l'industrie du caoutchouc. Le scandale contraint le gouvernement à la démission. En 1936, le nouveau gouvernement interdit le travail forcé. Néanmoins, les autochtones, privés de droit de vote, restent des citoyens de seconde zone. C'est en mai 1945 que le président William Tubman accorde le droit de vote aux autochtones.

À partir de 1960, le Libéria entre dans une période de vingt années de prospérité, grâce à des concessions offertes à des multinationales étrangères (principalement américaines et allemandes) pour l'exploitation des gisements de minerai de fer.

En 1971, William Tolbert, vice-président depuis 1951, accède à la présidence suite à la mort du président Tubman. La politique économique qu'il mène accroît le clivage entre américano-libériens et autochtones. Et le 12 avril 1980, le gouvernement est renversé lors un coup d'état mené par Samuel Doe, un autochtone qui prend le pouvoir. Il instaure rapidement une dictature.

La guerre civile au Libéria a coûté la vie à près de 150 000 personnes, des civils pour la plupart, et a provoqué un effondrement total de l'État. Des milliers de personnes ayant été déplacées à l'intérieur du Libéria et hors de ses frontières, quelque 850 000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. Les combats ont commencé à la fin de l'année 1989 et au début de l'année 1990, causant plusieurs centaines de morts lors des affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants se réclamant d'un groupe d'opposition, le National Patriotic Front of Liberia (NPFL), dirigé par un ancien membre du Gouvernement, Charles Taylor.

En 1989, le National Patriotic Front of Liberia (NPFL), un groupe d'opposition sous l'autorité de Charles Taylor, s'organise. La révolte gagne rapidement l'ensemble du pays sans rencontrer de résistance sérieuse de la part des forces gouvernementales. Néanmoins, l'avancée est stoppée aux portes de Monrovia. Dans le même temps, les membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) décident l'envoi de sa force d'interposition, l'Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group (ECOMOG), composée de 4 000 hommes.

Dès le début du conflit, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), une organisation régionale, a pris diverses initiatives en vue de parvenir à un règlement pacifique du conflit. L'ONU a appuyé l'action menée par la CEDEAO pour mettre fin à la guerre civile, notamment la création du Groupe d'observateurs militaires de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (ECOMOG) en 1990. En 1992, le Conseil de sécurité a imposé au Liberia un embargo sur les armes et le Secrétaire général a nommé un représentant spécial chargé de faciliter les pourparlers entre la CEDEAO et les belligérants.

En 1990, un désaccord au sein du NPLF conduit Prince Johnson à faire sécession, et à créer l'Independent National Patriotic Front of Liberia (INPFL) avec un millier de dissidents. Le 9 septembre 1990, le président Doe est assassiné par Prince Johnson lors d'une visite aux troupes de l'ECOMOG. Le NPLF tente un nouvel assaut sur Monrovia en 1992, qui se solde par un échec. La situation s'enlise. Des chefs de guerre créent de nouvelles factions dissidentes. Les tentatives de résolution du conflit par la CEDEAO restent vaines.

Après la signature de l'accord de paix de Cotonou (Bénin) en 1993, négocié grâce à la CEDEAO, le Conseil de sécurité a créé la Mission d'observation des Nations unies au Libéria (MONUL), qui avait pour mandat notamment de contrôler le respect de l'accord de paix, et d'en vérifier l'application impartiale par toutes les parties. La MONUL a été la première mission de maintien de la paix que l'Organisation des Nations unies a entreprise en coopération avec une mission de maintien de la paix déjà mise sur pied par une autre organisation.

Toutefois, des retards dans l'application des accords et la reprise des combats entre factions libériennes ont fait qu'il n'y a pas eu d'élections en février-mars 1994, comme prévu. Au cours des mois suivants, plusieurs accords supplémentaires, amendant et précisant certaines dispositions de l'accord de Cotonou ont été négociés. Grâce au cessez-le-feu en vigueur, les Nations unies ont pu observer le déroulement des élections de juillet 1997, avec trois ans de retard sur le calendrier initial. Après avoir été intronisé, le 2 août 1997, le président Charles Taylor a formé un nouveau gouvernement et annoncé la mise en œuvre de mesures de réconciliation et d'unité nationale. L'objectif principal de la MONUL semblait avoir été atteint.

En 1996, l'ensemble des factions acceptent la tenue d'un vote sous l'égide de la CEDEAO. Et le 19 juillet 1997, Charles Taylor est élu président de la république du Libéria avec 75% des voix. La validité de l'élection est mise en doute par les nombreux observateurs étrangers dépéchés pour l'occasion par des organisations internationales.

En 1998, l'ECOMOG quitte le Libéria.

En novembre 1997, le mandat de la MONUL s'étant achevé le 30 septembre, l'ONU a créé le Bureau d'appui des Nations unies pour la consolidation de la paix au Libéria (BANUL), dirigé par un représentant du Secrétaire général. Sa tâche principale était d'aider le gouvernement à consolider la paix après la victoire du président Charles Taylor dans les élections multipartites de juillet 1997.

Avec le plein appui du Conseil de sécurité, le BANUL a ainsi semblé faciliter la promotion de la réconciliation nationale et de la bonne gouvernance et il a aidé à mobiliser une assistance internationale en vue de l'exécution de programmes de reconstruction et de développement. Plus récemment, il s'est efforcé d'exécuter les tâches de son mandat révisé, approuvé par le Conseil de sécurité le 23 avril 2003. Aux termes de ce mandat révisé, et en plus de ses tâches initiales, le BANUL devait s'employer à aider le gouvernement libérien à répondre aux besoins qu'il avait exprimés en ce qui concerne le renforcement de ses capacités dans le domaine des droits de l'homme et pour la préparation des élections, et élaborer une stratégie de consolidation de la paix intégrant les objectifs politiques, l'assistance aux programmes et des considérations relatives aux droits de l'homme.

Toutefois, les efforts de consolidation de la paix du BANUL ont été gravement compromis par le fait que le gouvernement au pouvoir et les dirigeants de l'opposition se sont révélés incapables de surmonter leurs différends sur des questions-clefs de gestion des affaires publiques. Entre-temps, la promotion de la réconciliation nationale a été affaiblie par les violations systématiques des droits de l'homme, l'exclusion et le harcèlement des opposants politiques et l'absence de réforme dans le secteur de la sécurité. Ces éléments ont contribué à la reprise de la guerre civile au Liberia et ont incité la communauté internationale à demander aux parties belligérantes d'essayer de parvenir à un règlement négocié du conflit.

Le 8 juillet 2003, alors que les combats entre les forces gouvernementales et plusieurs factions belligérantes s'intensifiaient et qu'on risquait d'assister à une tragédie humanitaire, le Secrétaire général a décidé de nommer Jacques Paul Klein (États-Unis) en tant que son Représentant spécial pour le Libéria (voir S/2003/695). Il lui a confié la tâche de coordonner les activités des organismes des Nations unies au Libéria et d'appuyer les nouveaux arrangements transitoires. Le 29 juillet 2003, le Secrétaire général a décrit le déploiement en trois phases des troupes internationales au Libéria, aboutissant à la création d'une opération de maintien de la paix pluridimensionnelle des Nations unies (S/2003/769). Il a également indiqué qu'à la suite de la nomination de M. Klein et de la création envisagée d'une opération des Nations unies au Libéria, le mandat du BANUL devrait bien entendu s'achever.

Depuis lors, la situation au Libéria a évolué rapidement. Le 1er août 2003, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1497 (2003), autorisant la mise en place d'une force multinationale au Liberia et déclarant qu'il était disposé à mettre en place une force de stabilisation de l'ONU qui serait déployée au plus tard le 1er octobre 2003. En outre, le 18 août 2003, les parties libériennes ont signé à Accra un accord de paix global, dans lequel les parties ont demandé à l'Organisation des Nations unies de déployer une force au Liberia, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies, qui sera chargée d'appuyer le Gouvernement transitoire national du Libéria et de faciliter l'application de l'accord. Grâce au déploiement ultérieur de la Mission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest au Libéria, la situation en matière de sécurité dans le pays s'est améliorée.

Les événements ont abouti à la création de la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL), notamment la démission de Taylor, le 11 août. La manière pacifique dont s'est passée la passation des pouvoirs au Libéria (S/2003/875). Le déploiement d'une mission de maintien de la paix des Nations unies est recommandé : ainsi que l'en avait prié le Conseil de sécurité, le Secrétaire général a présenté, le 11 septembre, un rapport (S/2003/875) contenant un aperçu de la situation générale dans le pays, ainsi que ses recommandations concernant le rôle que l'ONU peut jouer pour faciliter la mise en œuvre effective de l'accord de paix global, notamment en ce qui concerne la taille, la structure et le mandat d'une opération de maintien de la paix au Libéria.

Le Secrétaire général a recommandé que le Conseil de sécurité, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte, autorise le déploiement d'une opération de maintien de la paix des Nations unies dotée d'effectifs d'un maximum de 15 000 hommes, dont 250 observateurs militaires, 160 officiers d'état-major et un maximum de 875 membres de la police civile, 5 unités armées constituées supplémentaires fortes chacune de 120 personnes, ainsi que d'une composante civile de taille appréciable et du personnel d'appui requis.

La MINUL serait une opération pluridimensionnelle comportant des volets politique, militaire, police civile, justice pénale, affaires civiles, droits de l'homme, parité hommes-femmes, protection de l'enfance, DDR, information et soutien ainsi que, le moment venu, un volet électoral. Elle comporterait un mécanisme de coordination de ses activités avec celles des organismes humanitaires et de la communauté du développement. Elle agirait en étroite coordination avec la CEDEAO et l'Union africaine. Afin d'assurer une action coordonnée des Nations unies face aux nombreux problèmes de la sous-région, la Mission travaillerait également en étroite collaboration avec la Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL), la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) et le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest.

Placée sous la direction de mon Représentant spécial, la Mission serait responsable de ses propres activités ainsi que de celles du système des Nations unies au Liberia. Le Représentant spécial serait secondé par une équipe de gestion composée notamment de deux adjoints, d'un commandant de la force ayant le grade de général de corps d'armée, et d'un commissaire de police.

Un conseiller hors classe pour la parité hommes-femmes, épaulé par des collaborateurs, fera partie du Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général et sera chargé de l'intégration d'une perspective sexospécifique dans les différents piliers du Bureau, ainsi que dans le contexte de la société civile et d'autres partenaires extérieurs. Par ailleurs, un conseiller pour le VIH/sida, également épaulé par des collaborateurs, sera adjoint au Bureau du Représentant spécial pour coordonner les activités de prévention de la transmission du VIH parmi le personnel civil et militaire de la Mission et les communautés locales.

Dans son rapport, le Secrétaire général a fait observer que la passation des pouvoirs du Président Taylor au Vice-Président Blah et la signature, par les parties libériennes, de l'accord de paix global offraient une occasion unique de mettre un terme aux souffrances du peuple libérien et de trouver une solution pacifique à un conflit qui avait été l'épicentre de l'instabilité dans la sous-région. Il a souligné que si l'Organisation des Nations unies et la communauté internationale dans son ensemble étaient prêtes à soutenir le processus de paix libérien, c'était aux parties libériennes elles-mêmes qu'incombait la responsabilité première de la réussite de l'accord de paix.

Le 19 septembre 2003, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité la résolution 1509 (2003), en remerciant le Secrétaire général de son rapport du 11 septembre 2003 et de ses recommandations. Il a décidé que la MINUL comprendrait 15 000 membres du personnel militaire des Nations unies, dont un maximum de 250 observateurs militaires et 160 officiers d'état-major, et jusqu'à 1 115 fonctionnaires de la police civile, dont des unités constituées pour prêter leur concours au maintien de l'ordre sur tout le territoire du Liberia, ainsi que la composante civile appropriée. La Mission a été créée pour une période de 12 mois. Il a prié le Secrétaire général d'assurer le 1er octobre 2003 la passation des pouvoirs des forces de l'ECOMIL dirigées par la CEDEAO à la MINUL.

Comme prévu, la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL) a assuré les fonctions de maintien de la paix des forces de la Mission de la CEDEAO au Liberia (ECOMIL) le 1er octobre. Les quelque 3 500 soldats ouest-africains qui avaient fait partie des troupes avancées de l'ECOMIL ont provisoirement coiffé un béret de soldat de la paix des Nations unies. Dans un communiqué paru le même jour, le Secrétaire général a accueilli avec satisfaction cette très importante évolution et a salué le rôle joué par la CEDEAO dans l'instauration du climat de sécurité qui a ouvert la voie au déploiement de la MINUL. Il a rendu hommage aux gouvernements du Bénin, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Nigeria, du Sénégal et du Togo pour leur contribution à la MINUL, ainsi qu'aux États-Unis pour leur appui à la force régionale. Le Secrétaire général s'est dit confiant que la MINUL pourrait être en mesure de contribuer de manière importante au règlement du conflit au Libéria pour autant que toutes les parties concernées coopèrent pleinement avec elle et que la communauté internationale fournisse les ressources nécessaires.

Après le départ de Charles Taylor, une transition politique est entamée, notamment par la tenue d'élections législatives et présidentielles. La campagne électorale s'est déroulée sans incidents notables, notamment grâce à la présence de 15 000 Casques bleus de l'UNMIL, présents dans le pays depuis octobre 2003.

Le 11 octobre 2005, les libériens sont appelés aux urnes pour élire leur président. Parmi les 22 candidats, on note la présence de George Weah (une ancienne star du football) et Ellen Johnson-Sirleaf (une économiste et ancienne responsable au sein de la Banque mondiale), qui sont les deux favoris dans les sondages.

Le 21 octobre, la Commission nationale électorale (NEC) annonce que George Weah a obtenu 28,3% des voix, devançant Ellen Johnson-Sirleaf qui a eu 19,8%. Ces derniers participeront donc au second tour qui a eu lieu le 8 novembre. Les résultats définitifs de ce premier tour sont rendu public le 26 octobre, après que 20 réclamations concernant des éventuelles fraudes aient été examinées.

Concernant les élections législatives, le Congrès pour le changement démocratique (CDC) de George Weah a obtenu 3 sièges sur 26 au Sénat et 15 sur 64 à la Chambre des représentant. Le Parti de l'unité d'Ellen Johnson-Sirleaf a obtenu 3 sièges au Sénat et 9 à la Chambre des représentants.

Le taux de participation a été de 74,9%.

Comme prévu, le 8 novembre a lieu le second tour de l'élection présidentielle. George Weah a réuni autour de lui plusieurs hommes politiques de poids, comme Winston Tubman (quatrième au premier tour), Varney Sherman (cinquième au premier tour) et Sékou Conneh (ancien chef de la rébellion du LURD (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie)). Ellen Johnson-Sirleaf a comme soutien uniquement des hommes politiques de second plan, mais elle espère que les femmes feront la différence au moment de l'élection, pour faire peut-être d'elle la première femme élue démocratiquement présidente en Afrique. Le 23 novembre, la Commission électorale nationale (NEC) annonce les résultats définitifs, qui déclarent vainqueur Ellen Johnson Sirleaf avec 59,4% des votes, contre 40,6% pour George Weah. La nouvelle présidente doit prêter serment le 16 janvier 2006 et remettre sur pied un pays ravagé par la guerre civile.

Comme prévu, Ellen Johnson Sirleaf prête serment le 16 janvier, de nombreux personnages politique étaient présents, dont le perdant du second tour, George Weah. Au niveau international on peut noter la présence marquée pour l'aboutissement du processus de transition de la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, accompagnée de la première dame Laura Bush et de sa fille. Pour l'Afrique il y avait, le président sud-africains Thabo Mbeki, du Sénégal Abdoulaye Wade, du Niger Mamadou Tandja, du Ghana John Kufuor et de Sierra Leone Ahmad Tejan Kabbah. La France était représentée par la ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie Brigitte Girardin, la Chine par le ministre des Affaires étrangères Li Zhaoxing, la Guinée par le Premier ministre Cellou Dalein Diallo et la Côte d'Ivoire par Simone Gbagbo, la femme de Laurent Gbagbo le président ivoirien.

Lors de son discours, elle a une fois de plus mis l'accent sur le fait que son gouvernement sera d'union nationale : « Mon gouvernement tendra la main de l'amitié et de la solidarité pour rallier tous les partis politiques (...) en tournant le dos à nos différences » et que la lutte contre la corruption sera l'une de ses priorités : « Sous mon administration, la corruption sera le principal ennemi public. Nous l'affronterons et le combattrons. » Elle remplace donc à ce jour officiellement Gyude Bryant.

Concernant le Parlement, les deux nouveaux présidents de chacune des chambres ont également prêté serment le même jour. Il s'agit d'Isaac Nyenabo pour le Sénat et d'Edwin Snowe pour l'Assemblée nationale.

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Source : Wikipedia