Canteleu

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Posté par woody 20/04/2009 @ 00:14

Tags : canteleu, seine-maritîme, haute-normandie, france

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Canteleu

Carte de localisation de Canteleu

Canteleu est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.Le hameau de Croisset au bord de la Seine est célèbre par le souvenir de Gustave Flaubert qui y vécut pendant près de 40 ans et y mourut en 1880.

70 % du territoire de la ville est occupé par la forêt.

Avec plus de 4 000 hectares, la forêt de Roumare constitue un véritable poumon vert pour l’agglomération rouennaise. Installée sur un sol pauvre constitué en partie de limon et d’argile à silex au nord, de sables alluvionnaires au sud, cette forêt a développé un ensemble de feuillus comme le chêne ou le hêtre, et une futaie résineuse.

Le nom de la ville signifie « chante loup », forme normanno-picarde. Le dernier loup de la forêt de Roumare aurait été tué en 1912.

Au XIIIe siècle, le plateau de Canteleu a été défriché notamment par les moines et les religieux qui ont laissé quelques noms de lieux tels que le Clos aux Moines ou la Béguinière.

Sur les rives, les falaises ont longtemps servi d’habitat précaire lorsque le danger guettait. Très étendue, la commune se morcelle, d’abord en seigneuries, puis en hameaux, le tout regroupé autour de l’église construite au XVIe siècle. Les hameaux - Bapeaume, Croisset, Dieppedalle, Biessard, Village ont tous joué un rôle important dans le développement de la ville.

Au Moyen Âge, un important réseau hydraulique permet le développement des moulins à blé et à papier, sur Bapeaume et le bord de Seine.

Ces infrastructures serviront de base à un développement de l'industrie textile, et notamment, des indienneries. Ces fabriques sont réintroduites par le suisse Abraham Frey qui, dès 1758, profite de la levée de l'interdiction d'imprimer les toiles de cotons.

Entre 1800 et l'après guerre, l'industrie textile est florissante et vaut à la basse vallée du Cailly le surnom de " petite Manchester ", ville britannique qui fut un important centre de l'industrie cotonnière.

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Jean-Barthélémy Le Couteulx de Canteleu

Jean-Barthélemy Le Couteulx de Canteleu, né le 4 mars 1749 à Rouen et mort à Paris le 18 septembre 1818, est un homme politique français, fondateur de la Banque de France.

Fils du premier président de la Chambre des comptes de Normandie, Thomas-Barthélemy Le Couteulx, il est banquier à Rouen et premier échevin lors de la convocation des états généraux. Le 21 avril 1789, il est élu député du tiers état de la ville de Rouen aux États généraux. S’attachant particulièrement aux questions financières, il soutient les plans de Necker et est rapporteur du projet de loi instituant la vente de 400 millions de biens du clergé. En 1790, il refuse le poste de caissier-général de l’extraordinaire et propose l’interdiction, pour un député, d’occuper un poste au sein de l’exécutif.

Retiré de la vie politique à la fin de la session, il est élu, le 28 vendémiaire an IV (20 octobre 1795), avec 237 voix sur 685 votants, député de la Seine au Conseil des Anciens, où il siège parmi les modérés. Il fait, comme à la première assemblée, plusieurs rapports sur des matières de finances, contribue à l’adoption des résolutions relatives au paiement des biens nationaux, et fait adopter celle qui prohibait les marchandises anglaises. Après le coup d'État du 18 fructidor an V, il s’oppose avec courage à la proscription de ses collègues girondins, déclarant qu’il ne voyait rien, dans les pièces fournies contre eux qui pût motiver une mesure aussi rigoureuse. Il plaide éloquemment la cause des déportés et de leurs familles, puis devient successivement secrétaire et président de l’assemblée.

Fin 1798, il publie un Essai sur les contributions proposées en France, pour l’an sept, sur celles qui existent actuellement en Angleterre, et sur le crédit public. Il a pour secrétaire Camille Saint-Aubin. Quittant le Conseil en floréal an VII, il devient président de l’administration départementale de la Seine.

Rallié au coup d'État du 18 brumaire, il est nommé membre du Sénat conservateur le 3 nivôse an VIII et régent de la Banque de France qu’il avait fondé le 24 pluviôse an VIII avec Perregeaux, Mallet aîné, Récamier et le fabricant de tabacs Robillard. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII), commandeur le 25 prairial suivant, comte d’Empire le 26 avril 1808 et se voit octroyer la sénatorerie de Lyon.

Lorsque Napoléon, peu de temps avant sa chute, voulut exciter le zèle des départements en sa faveur, il envoya en qualité de commissaires extraordinaires ceux de ses amis en qui il avait le plus de confiance. Le Couteulx fut envoyé à Tours où sa mission eut peu de succès.

En 1814, il est nommé commissaire extraordinaire de la 22e division militaire.

Appelé à siéger à la Chambre des pairs au commencement de la Restauration, il vote constamment avec le parti de l’opposition. Après les Cent-Jours, où il se tient à l’écart de la vie politique, il retrouve son siège de pair sous la Seconde Restauration. Siégeant d’abord avec les Ultra-royalistes, il vote la mort lors du procès du maréchal Ney. Puis il prend ses distances, votant avec les modérés.

Le Couteulx de Canteleu a écrit et publié quelques brochures politiques et plusieurs rapports, parmi lesquels : Réfutation de la lettre de Dupont de Nemours, adressée à la chambre de commerce de Normandie, 1788, in-8° ; Rapport des commissaires nommés pour l’examen d’un projet de banque, etc., Paris, 1789, in-8° ; Opinion sur l’émission de deux milliards d’assignats pour le remboursement de la dette exigible, Paris, 1790, in-8° ; Rapport du comité des finances sur l’échange des assignats contre les billets de la caisse d’escompte, etc. , Paris, 1790 ; Essai sur les contributions proposées en France pour l’an VII, Paris, 1798 et 1816.

Le Couteulx a également été l’éditeur de l’Essai sur la littérature espagnole de De Malmontet, 1810, in-8°. Son portrait se trouve dans la collection de la Bibliothèque de Rouen.

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Jean-Emmanuel Le Couteulx de Canteleu

Le comte Jean-Emmanuel Hector Le Couteulx de Canteleu est un écrivain français, éleveur de chiens et spécialiste de la chasse à courre.

Avec Louis Lane il créa la race de chien de chasse du basset artésien normand. Il a écrit un livre de référence sur les différentes races de chiens courants et la chasse à courre, le Manuel de vénerie française qui fait toujours autorité. Il fut capitaine de cavalerie dans l'armée française. Il est aussi connu pour son livre sur les sociétés secrètes et ses opinions antimaçonniques.

Il signala des liens entre la franc-maçonnerie et la Révolution française. Son livre sur les sectes et les sociétés secrètes est cité en tête de chapitre dans l'ouvrage d'Umberto Eco, Le Pendule de Foucault.

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Canteleu (métro lillois)

La station Canteleu est une station de la ligne 2 du métro lillois.

Cette station doit son nom à l'ancien quartier de Canteleu (aujourd'hui rattaché à celui de Bois Blancs), bien qu'elle soit basée à la limite entre ce quartier lillois et le quartier Le Mont à Camp de la ville associée de Lomme. Ses sorties sont situées sur l'avenue de Dunkerque.

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Rouen

Le blason de Rouen : l'agneau pascal ; détail du Gros Horloge, Rouen

Bords de Seine et la cathédrale Notre-Dame.

Rouen, dite la Ville aux cent clochers, est située au nord-ouest de la France et traversée par la Seine.

Elle est le chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la Seine-Maritime. Elle est le siège d’un archevêché dont l’archevêque est primat de Normandie. Elle est décorée de la Légion d'honneur.

Elle compte 110 276 habitants et 412 700 en 2006 avec son agglomération. Son bassin d’emploi, le premier de la région, avoisine les 750 000 habitants.

À l’origine, la ville occupait la rive droite de la Seine. Aujourd’hui, elle inclut largement la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et inclut également l’île Lacroix. Au nord de la ville, la région très vallonnée est dominée par le plateau où se situent de nombreuses villes satellites qui, entourant toute la cité, forment l’agglomération rouennaise.

La Seine représente 179 ha de la superficie de la commune. Il y a 306 ha d’espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes dont les entrées sont souvent réglementées par des bornes escamotables.

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports de France pour l'importation des agrumes et fruit tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, suite à la destruction de la quasi totalité des vignobles français par le phylloxéra de la vigne, l'activité portuaire a grandement augmenté en recevant la production vinicole de l'Algérie. La transformation du port a permis d'en faire le premier port européen exportateur de céréales. Un terminal pour containers a aussi trouvé sa place dans l'activité moderne du port.

Tous les grands armateurs ont marqué le port dans son activité au travers des siècles. Un bon nombre de rues et avenues de l'agglomération portent encore le nom de certains d'entre eux. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec les pays d'Afrique du Nord qui ont aussi laissé leur nom : (rue de Tanger, rue de Constantine…). Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires marchands venaient s'amarrer jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, pratiquement en face de ce qui était l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi).

L'abbatiale Saint-Ouen près de l'hôtel de ville est le terminus de la Route des Abbayes qui longe la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville) puis Rouen. Douze villes sont véritablement voisines de Rouen : Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Bonsecours, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit-Quevilly, Le Grand-Quevilly, Canteleu et Déville-lès-Rouen.

La ville de Rouen est au centre d’une aire urbaine de 532 559 habitants. Entre 1990 et 1999 la progression de la population a été de 2,64 %, elle s'est stabilisée depuis.

Par ailleurs la zone d’emploi de Rouen, compte 745 000 habitants.

Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ 1/5 sont des logements sociaux (12 800). Pour faciliter les liaisons entre la rive droite et la rive gauche de la Seine, il y a 6 franchissements par des ponts dont le pont Gustave-Flaubert qui est à ce jour le plus grand pont levant d'Europe (86 m).

Le climat de Rouen est de type océanique avec une présence de pluie répartie tout le long de l'année (131,2 jours >1 mm par an en moyenne au Jardin des Plantes de Rouen). Les hivers sont doux et les étés supportables grâce à la présence directe de l'influence maritime de la Manche. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur Sud-Ouest à Ouest avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours >28 m/s soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR).

Un établissement s'est développé vers la fin de l'indépendance celtique ou à l'époque gallo-romaine, pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celtique (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une vaste région qui s'étendait peut-être de Caudebec-en-Caux actuel jusqu'à Briva Isarae (Pontoise). Les plus anciennes attestations de Rouen sont : Ratomagos (Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum) – Du celtique Roto/Rato de signification incertaine et du celtique magus, terme bien connu par ailleurs : le marché ou la plaine (cf. vieil irlandais mag = plaine). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine durant le règne d’Auguste. C’est la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum.

C’est au IIIe siècle après Jésus-Christ que la ville gallo-romaine atteint son plus haut point de développement. On sait qu’un amphithéâtre et de grands thermes y avaient alors été bâtis. À partir du milieu du IIIe siècle, les invasions germaniques commencent.

C’est également durant cette période que la première cathédrale est construite à Rouen et qu’un premier évêque y est nommé, saint Victrice.

Rouen, attaquée une nouvelle fois par les Nortmanni en 843, deviendra la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking aura reçu une région comparable par ses dimensions à l'actuelle Haute-Normandie du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il est fait Comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de princeps "prince".

En 945, le duc de Normandie Richard 1er, dit sans-peur, vient à bout, lors du siège de Rouen, d'une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre. Cette victoire s'avère décisive pour l'avenir de la Normandie et une plaque est apposée sur une maison sise place de la Rougemare en souvenir de cet évènement sanglant.

Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant ayant construit son château à Caen, la capitale sera dans cette dernière ville. Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Le 26 janvier 1096, les juifs de la ville de Rouen qui abrite la plus grande communauté au nord de la Loire, vont être massacrés et celà, près de dix ans après la mort du Dux Willelmus dans cette même ville.

Les ducs de Normandie résidèrent souvent à Rouen, sauf Guillaume le Conquérant qui préféra développer Caen comme capitale où il est d'ailleurs inhumé. Le cœur de Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion était conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut encore voir dans le déambulatoire de la cathédrale. En 1150, Rouen obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par les Cent Pairs. Les habitants sont regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen est un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l’Angleterre.

En 1200, la cathédrale de Rouen doit être reconstruite à la suite d’un incendie. Le chantier dure plusieurs siècles.

Le roi de France Philippe Auguste prend la ville le 16 avril 1203 et rattache la Normandie au royaume de France l’année suivante. Il maintient les privilèges communaux, mais fait détruire l’ancien château ducal et fait construire le Château de Rouen pour surveiller la ville. Celui-ci est construit sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et prendra le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle, le Château de Rouen sert de carrière sauf le célèbre donjon, dit tour Jeanne-d’Arc, restaurée par Viollet Le Duc et qui subsiste aujourd’hui. Malgré son nom, cette tour ne fut pas le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431 même s’il semble que cette dernière y fit un passage (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée située au 102 rue Jeanne-d’Arc et ouverte au public).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et toute sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

La prospérité de Rouen repose principalement sur le commerce sur la Seine. Les marchands rouennais disposent depuis Henri II du monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédient en Angleterre des vins et du blé et reviennent avec de la laine et de l’étain.

Les troubles liés aux impôts se multiplient à Rouen : les émeutes de 1281 voient l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprime la commune et retire aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachètent leurs libertés en 1294.

En 1306, Philippe IV le Bel décide d’expulser la communauté juive de Rouen forte d’une population de 5 à 6000 âmes.

En juillet 1348, la peste noire touche à Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclate, la Harelle. La ville sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine sont abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Henry V prend la ville de Rouen et rattache la Normandie à la couronne britannique. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte sobrement : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » Henry V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford assure la régence, essayant de gagner les rouennais à sa cause, ce qu'il va en partie réussir.

C’est dans cette ville, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc fut jugée et brûlée le 30 mai 1431 à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen. La même année le jeune Henry VI est couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de se rendre à Rouen où il est acclamé par la foule. Le roi de France reprend la ville en 1449, soit 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise.

La guerre de Cent Ans terminée, les grands chantiers reprennent dans la capitale normande. Au début de la Renaissance, Rouen est la ville la plus peuplée du royaume après Paris. On achève les églises dans le style flamboyant.

Rouen fut également l’un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier grâce au mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland le Roux agrémentent les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue la signature du célèbre sculpteur Jean Goujon aux vantaux de l’église Saint-Maclou.

L’essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies, mais également à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen vont jusqu’à Terre-Neuve pour pêcher la morue et en Baltique pour pêcher le hareng. Le sel est acheminé depuis le Portugal et la Guérande. Les draps sont vendus en Espagne, qui fournit désormais la laine et les Médicis font de Rouen le principal point de revente de l’alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen devient le principal port français impliqué dans le commerce avec le Brésil, principalement en raison des besoins en colorants des draperies. En 1500, dix imprimeries sont déjà installées dans la ville, seize ans après la première installation.

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Rouen est touchée par le protestantisme, même si elle ne se convertit pas entièrement. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique s’exacerbent. Le massacre de Vassy déclenche la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants entrent de force dans l’hôtel de ville et chassent le bailli. Au mois de mai, les actions iconoclastes gagnent la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen.

Les catholiques prennent le fort Sainte-Catherine, qui domine la ville. Les deux camps utilisent la terreur. Les autorités rouennaises demandent alors l’aide de la reine d’Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent, en échange, Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales prennent la capitale normande et la mettent à sac pendant trois jours.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Rouen fin août 1572 : Hennequier tente d’éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule force les portes des prisons et égorge les protestants qui s’y trouvent. La ville est plusieurs fois assaillie par Henri IV, mais lui résiste, notamment lors du long siège de décembre 1591 à mai 1592, grâce à l’aide apportée par l’armée espagnole du duc de Parme.

L'Échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par Georges d'Amboise, est transformé en parlement par François 1er en 1515 et reste jusqu'à la Révolution française le lieu de pouvoir pour la province de Normandie. Il avait compétence dans tous les domaines, judiciaires, législatifs et exécutifs, sur les affaires normandes, n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également dans sa compétence la gestion du Canada français.

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle sont pour Rouen une période de prospérité et de fort développement économique, notamment avec le commerce textile et le développement du port fluvial. En 1703, est créée la Chambre de Commerce de Normandie.

Bien que dépourvue d'université, Rouen exerce cependant un fort rayonnement intellectuel grâce à un nombre important d'écoles de qualité. En 1734, une école de chirurgie, la deuxième de France après celle de Paris (1724) est fondée.

Pendant la guerre de 1870, Rouen sera occupée par l’armée prussienne.

Lors de la Première Guerre mondiale, elle sert de base pour l'armée britannique.

Elle sera occupée par l'armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale du 9 juin 1940 au 30 août 1944. Pendant ce conflit, elle subira de violents bombardements visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. Les deux phases de bombardements qui feront le plus de victimes et le plus de dégâts sont celui du 19 Avril 1944 par la Royal Air Force, on déplora 816 morts et 20 000 sinistrés dans la ville. La cathédrale, le Palais de justice furent sévèrement touchés. Ensuite vient celui de la « semaine rouge » du 30 mai au 5 juin 1944 par les américains, pendant laquelle le quartier de la cathédrale et l'édifice lui-même furent de nouveau la proie des flammes.

Après la guerre, le centre ville est reconstruit selon le plan Greber et sous la direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine .

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen et de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Haute-Normandie. Elle gère l’Aéroport Rouen Vallée de Seine.

En matière d'implantation d'entreprises et de développement économique, elle s'appuie sur les services de l'Agence de développement économique de l'agglomération rouennaise (ADEAR Rouen Développement ). Les principales missions de l'ADEAR sont la promotion et le développement de l'attractivité du territoire. Cette association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Conseil général de Seine-Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime de Rouen et l'Université de Rouen.

Rouen connaît un fort taux de chômage à cause de délocalisations à partir de la fin des années 1970.

Rouen a le plus grand clocher de France après La Feuillie (Seine-Maritime).

Rouen est classée ville d’art et d’histoire.

La cathédrale primatiale Notre-Dame, d’architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet. Elle est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept, qui n'a pas fonction de clocher, surmontée d’une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres de hauteur (la plus haute de France). Elle est 5 mètres plus haute que la Pyramide de Khéops initiale. L'histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église. Dans le chœur se trouvent quelques sépultures des anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et celle de Richard Cœur de Lion qui fit déposer son cœur dans la cathédrale après sa mort, en « remembrance d'amour pour la Normandie ». Claude Monet l’a immortalisée dans la série des « Cathédrales ». Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est prodigieuse : 70 figures, sculptées entre 1362 et 1421, y sont réparties entre 20 et 30 mètres d'altitude. Ici, les anges et les saintes femmes se dressent au niveau supérieur. Dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang, mais uniquement à gauche de la façade (nord).

La tour Saint-Romain haute de 77 m encadre la façade au nord. Elle tient son nom d'un archevêque de Rouen au VIIe siècle et qui, selon la légende, vainquit la « gargouille », un dragon vivant dans les marécages près de la Seine. La tour appartient au gothique primitif du XIIe siècle pour les premiers étages et au gothique flamboyant pour le dernier, couronné de son fameux « toit en hache ». Elle a été incendiée en 1944.

La tour de Beurre haute de 80 m. encadre la façade au sud. Elle a été édifiée avec l’argent des indulgences de carême : celle-ci est un chef-d’œuvre du gothique flamboyant.

Le Gros Horloge est une horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle et un cadran du XVIe siècle, située dans un pavillon qui enjambe la rue du Gros-Horloge sur une arche renaissance et qui est contigu à un beffroi gothique. Sur le double écran, l’aiguille unique pointe l’heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l’œil-de-bœuf supérieur. L’agneau pascal, dans un écusson au centre de l’arcade, représente les armes de la ville et symbolise également le commerce et l'industrie de la laine. À voir aussi, sur la face droite du Gros Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est à l’envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l’horloge.

Symbole de la puissance de Rouen, le Gros Horloge est l'édifice incontournable pour les Rouennais comme pour les touristes. Restauré à partir de 1997, mis en lumière en 2003, le lieu a été rouvert au public en décembre 2006.

Le Bureau des Finances construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen. Il a eu la chance de ne pas trop souffrir des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à de nombreux autres bâtiments. Cet édifice est occupé depuis 1959 par l’office de tourisme de Rouen.

Le palais de Justice est une des seules réalisations de l’architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge en France.

Seule l'aile en retour à gauche de la façade, dans la cour d'honneur, est réellement gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. On y note des pinacles, gargouilles et une balustrade flamboyante à la base du toit. L'escalier attenant a été reconstruit par l'architecte Selmersheim en style néo-gothique champenois au début du XXe siècle et cela, après l'« affaire de l'escalier » qui vit le démontage de celui réalisé en style néo-gothique également par l'architecte Lucien Lefort, apôtre de l'historicisme à Rouen.

Le corps central de l'édifice est un mélange de styles gothique et renaissance, dont la construction embrasse presque tout le XVIe siècle. Le décor est plus riche que sur l'aile gothique proprement dite et la balustrade est radicalement différente.

L'aile en retour de droite est un pastiche néo-gothique, datant du XIXe siècle et remplaçant une ancienne partie de style classique. Également néo-gothique est la partie donnant sur la rue Jeanne-d'Arc, avec sa tour d'horloge.

L’édifice abritait auparavant l'échiquier de Normandie, devenu parlement de Normandie au XVIe siècle. Il serait partiellement l’œuvre de Roulland Le Roux, architecte du bureau des finances (actuel Office du Tourisme).

Il fut ravagé par deux fois en 1944 : lors du bombardement du 19 avril qui vit la destruction totale de l'aile gothique et celui du 26 août, précédant la libération de la ville, qui vit l'anéantissement presque radical de la partie centrale gothico-renaissance. Seuls les murs de pierre restèrent debout, pinacles et charpentes, magnifiques vaisseaux en bois de chêne, détruits. Les intérieurs furent ravagés, dont la magnifique salle des assises avec son plafond à caissons, restitué depuis. Les charpentes furent remplacées par des carènes de béton. Les parties néogothiques échappèrent à la destruction.

La « Maison sublime » est un monument juif découvert sous l'escalier de droite de la cour d'honneur. Il date du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur laissent découvrir l'inscription en hébreu : Que cette maison soit sublime !, on y voit également un Lion de Juda sculpté. C'était la maison d'un riche bourgeois juif selon certains et selon d'autres une Yeshiva.

L’Hôtel de Bourgtheroulde est un magnifique hôtel particulier qui présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il fut bâti dans la première moitié du XVIe siècle par Guillaume Le Roux, conseiller de l’Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Il a été vendu en décembre 2006 pour devenir courant 2009 le premier grand hôtel de luxe de la ville.

L'église dédiée à saint Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle possède une façade formant demi-cercle dans laquelle s'ouvrent cinq porches ornés de magnifiques portes en bois sculptées, œuvre des huchiers (ébénistes, sculpteurs sur bois) de la Renaissance.

C'est une église sans transept, comme Notre-Dame de Caudebec-en-Caux, contemporaine. Par contre, Saint-Maclou conserve la tradition normande de la tour lanterne comme la cathédrale Notre-Dame, mais en plus, elle fait office de clocher. La flèche qui la surmonte date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy.

La sacristie à l'est de l'édifice est un pastiche néo-renaissance, dont les colonnes de marbre sont authentiques et proviennent d'Italie.

L'église a subi de nombreux dommages lors de la Seconde Guerre mondiale avec la chute de deux bombes entraînant destructions et incendies. En outre, elle a souffert des aléas du climat et de la pollution.

L'intérieur du sanctuaire est conçu pour recueillir le maximum de lumière et est donc très clair. C'est l'une des raisons pour laquelle on note l'absence de chapiteaux sur les piliers de la nef et du chœur, on remarque également la grande dimension des baies qui occupent tout l'espace entre les travées. Le chœur, très rénové, n'a pas récupéré ses belles boiseries baroques d'avant-guerre et seule une chapelle en a conservé. Une des chapelles au sud du déambulatoire n'a pas été reconstruite après-guerre.

Peu de vitraux anciens ont subsisté et ceux que l'on peut observer, sont souvent mêlés à des éléments modernes. À noter cependant, l'arbre de Jessé du XVe siècle au-dessus du portail nord, avec un Jessé assis selon une habitude née en Flandres, et au-dessus du portail sud, une Crucifixion.

Sur le revers de la façade occidentale, subsiste un orgue renaissance, dont les qualités à la fois plastiques et sonores sont reconnues.

Tout proche de l'église, l’aître Saint-Maclou est un lieu étrange et exceptionnel. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop exigu devant l'afflux de cadavres, l'aître qui n'était à l'époque qu'un simple parvis, fut transformé à son tour en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage.

Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de celui d'aujourd'hui. Les charpentes des toitures étaient plus élevées et plus pentues. Le premier étage ne comptait pas de fenêtres. Entre les deux sablières sculptées, l'espace était ajouré. Le premier étage servait d'ossuaire et différents ossements humains y étaient entassés de manière plus ou moins organisée, les ouvertures entre les colombages devant assurer séchage et dissolution progressive des os jusque réduction en poussière et chute sur le sol comme il est écrit dans la bible. Le rez-de-chaussée était une galerie de circulation, analogue à celle d'un cloître, où de riches personnages prirent l'habitude de se faire inhumer. Sur les sablières de l'étage furent sculptés des crânes, des tibias et toutes sortes d'objets relatifs à la destination funéraire du lieu. Au XVIIe siècle fut ajouté une quatrième aile à l'édifice qui copie imparfaitement les trois autres, mais qui ne servit jamais d'ossuaire. En effet, elle fut construite par les prêtres de la paroisse Saint-Maclou pour servir d'habitation et d'école. Après l'interdiction des inhumations en centre ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, le lieu fut transformé en école.

Aujourd’hui, l’ensemble abrite l’École régionale des Beaux-Arts et le service du Patrimoine.

La place du Vieux-Marché fut le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d’Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l’église Saint-Sauveur ont été dégagés. La place du Vieux-Marché est entourée par un ensemble de maisons à pans de bois.

La tour Jeanne d'Arc faisait partie du Château de Rouen construit en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain de Rotomagus. C’est dans ce château que Jeanne d’Arc fut emprisonnée et que se déroula son procès.

La ville est également remarquable pour la diversité et la richesse de son tissu urbain : on y trouve des maisons appartenant à des époques variées, depuis le XIIIe siècle jusqu’à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France du point de vue architectural : hétérogénéité des époques donc, mais aussi des matériaux (les pans de bois, mais aussi la pierre, la brique ou le béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l’opposé de certaines villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna d’ailleurs le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (in Les Feuilles d’automne). Cette variété aurait pu être mise à mal par les importantes destructions de la Seconde Guerre mondiale, qui entraînèrent la disparition de quartiers qui étaient parmi les plus appréciés des touristes avant-guerre. Dans l’ensemble, la reconstruction respecte pourtant les particularités de la vieille ville et, sans recourir au pastiche, tente de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes.

Aujourd’hui la ville conserve près de 2 000 maisons à colombage dont un millier ont déjà été restaurées : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette ou Eau-de-Robec sont de ce point de vue tout à fait remarquables. Moins restaurés mais aussi moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent également le détour.

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port constitue une part prépondérante de l’activité de la ville en raison de sa situation stratégique entre Paris et la mer dont les marées y sont encore perceptibles.

Bien qu’il soit à 80 km par bateau de l’estuaire (6 heures de navigation), le port est à la fois fluvial et maritime car capable de recevoir des navires très importants (jusqu’à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine dégagent en effet un tirant d’air de 50 mètres tandis que des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

L’effet des marées est sensible à Rouen.

Tous tonnages confondus, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c’est le 1er port européen pour les céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre que celui du Havre, mais non négligeable en raison de la proximité de la raffinerie de Petit-Couronne.

Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans. Cet événement a été baptisé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999 environ six millions de visiteurs. L'édition Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités différentes, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations… L'Armada 2008 a eu lieu du 5 au 14 juillet.

Tous les ponts entre Rouen (pont de Normandie, pont de Tancarville, pont de Brotonne) et la mer peuvent laisser passer des navires de fort tonnage.

Les premiers ponts remontent au IXe siècle. Ils furent reconstruits plusieurs fois, particulièrement après les dynamitages et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il existait avant guerre un pont transbordeur.

Rouen est la première ville où les ponts empêchent ces navires de remonter la Seine plus haut. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluviomaritimes qui desservent les ports de Limay et de Gennevilliers.

Inaugurée en 1965, la Tour des Archives est située dans l’enceinte de la Préfecture dans le quartier Saint-Sever. Ce bâtiment, de conception moderne, peut accueillir 37 kilomètres linéaires de document incluant les Archives départementales. La tour compte 27 étages pour 104 mètres de hauteur, le tout en béton armé, c'est le deuxième bâtiment le plus haut de Rouen, après la cathédrale.

À proximité de Rouen sur la commune de Canteleu, à Croisset, se trouve le Pavillon de jardin de la maison qu'occupa Gustave Flaubert pendant près de 40 ans : il a été aménagé en petit musée Flaubert.

Voir également la catégorie Média de Haute-Normandie.

L'ancienne synagogue de Rouen, jadis église catholique Sainte-Marie-la-Petite, de style gothique, a été anéantie par les bombes en 1944. Une synagogue moderne a été édifiée à son emplacement. Inaugurée en 1950, elle constitue le premier lieu destiné à l'accueil d'un public reconstruit après-guerre.

La ville de Rouen possède 10 lieux de culte musulman, mosquées et salles de prière, le plus important étant la mosquée El Kaouthar.

Temple Saint-Éloi, ancienne église catholique Saint-Éloi de style gothique et renaissance.

Nombre de licences sportives : 20 000.

La foire Saint-Romain est une fête foraine annuelle qui dure environ un mois entre la fin octobre et la fin novembre. Elle se déroule sur les quais bas rive gauche et s’étale du pont Mathilde au pont Guillaume-le-Conquérant. C’est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au niveau national. C’est aussi la plus ancienne de France, elle est en effet vieille de plus de 500 ans.

La foire Saint-Romain avant d'être déplacée sur les quais occupait les boulevards depuis la place Saint-Hilaire jusqu'à la place Beauvoisine et le Boulingrin. Le Boulingrin était à cette époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et, bien sûr, là aussi se produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain.

Sur l'île Lacroix se tenait la foire exposition avant que ne soit créé le parc de expositions près de la forêt du Rouvray. L'actuel parc des Expositions occupe le site du terrain d'aviation et de la zone de parachutisme. La commune de Boos a reçu l'aérodrome mais l'activité de parachutisme a dû se répartir sur Dieppe et Le Havre.

Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière manifestation de ce rassemblement, appelé l'Armada 2008, a eu lieu du 5 au 14 juillet 2008.

Le réseau de transports en commun est hiérarchisé et constitué d’une part d’un réseau armature ayant les mêmes caractéristiques d’exploitation que le tramway ou TEOR, et conçu en correspondance avec ces lignes avec création de centres d’échanges, et d’autre part d’un réseau urbain et d’un réseau suburbain complémentaires.

Il y a un parking gratuit pour les utilisateurs des transports en commun rouennais au niveau du 1er échangeur de l’A150 au Mont-Riboudet, se trouvant au pied du pont Gustave-Flaubert.

Rouen a longtemps été en retard dans la circulation et la conception de réseaux cyclables, cependant la mairie semble vouloir améliorer les services de circulation cyclable depuis quelques années, notamment avec la nouvelle piste cyclable sur le pont Boieldieu qui permet de traverser la Seine sans être mêlé au reste du trafic urbain et les diverses nouvelles pistes cyclables en ville.

Le Cy'clic est un système de vélopartage ouvert de 5h à 1h. Il a été installé en décembre 2007 par la mairie en partenariat avec JCDecaux et facilite les déplacements en centre-ville. La mairie met en libre-service 175 vélos répartis dans les 14 stations dispersées en ville, majoritairement implantées sur la rive droite (9 bornes sur la rive droite, 5 rive gauche), à terme ce seront 250 vélos dans 20 stations qui seront disponibles.

Rouen possède une gare principale multimodale, la gare de Rouen Rive-Droite d’une fréquentation de 5,2 millions de voyageurs annuels. Elle possédait avant la Seconde Guerre mondiale trois autres gares, les gares d’Orléans, du Nord-Martainville et Saint-Sever.

Cette dernière devrait être reconstruite d'ici 2010 pour l'accueil des transports TGV afin de désengorger la gare de Rouen Rive-Droite.

Le port de plaisance ouvert depuis le 15 juillet 2008 devrait compter, d'ici 2010, 150 anneaux sur des pontons totalement équipés.

Rouen est desservie par l’aéroport Rouen Vallée de Seine avec près de 50 000 passagers annuels.

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Source : Wikipedia