Caen

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Posté par marvin 30/03/2009 @ 06:14

Tags : caen, calvados, basse-normandie, france, environnement, sm caen, ligue 1, football, sport

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Caen

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La « Voie triomphale » (avenue du Six-Juin) et l'église Saint-Pierre, vue prise depuis le château.

Caen est une ville du nord-ouest de la France, chef-lieu de la région Basse-Normandie, préfecture du département du Calvados, traversée par l’Orne. On la surnomme parfois la Ville aux cent clochers.

Son nom se prononce can (/kɑ̃ː/). Ses habitants sont appelés les Caennais (/kané/) et les Caennaises (/kanèz/).

À 2 heures au nord-ouest de Paris, et reliée au sud de l'Angleterre par la ligne de ferry Caen-(Ouistreham)-Portsmouth, Caen est située au centre-nord de sa région, sur laquelle elle exerce son pouvoir politique, économique et culturel.

Cité de Guillaume le Conquérant, la ville a hérité d’un patrimoine exceptionnel, qu’elle a su préserver au cours des siècles jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, où elle fut d’ailleurs une place-clef de la bataille de Normandie. La ville en a su garder la mémoire en édifiant un Mémorial pour la Paix.

Située à quelques kilomètres du littoral, des plages du Débarquement, des célèbres stations balnéaires de Deauville ou de Cabourg, de la Suisse normande ou encore du pays d'Auge (souvent considéré comme l’archétype de la Normandie), Caen offre tous les services possibles.

Peuplée intra-muros de 113 249 habitants (population totale 2006), et à la tête d'une aire urbaine de 420 000 habitants, Caen est la première ville de la Basse-Normandie. Elle est également la deuxième commune (après Le Havre) et la troisième agglomération (après Rouen et Le Havre) de Normandie. L'aire urbaine de Caen, quant à elle, est la deuxième de Normandie après celle de Rouen, et occupe le 21e rang national.

Caen, comme toute la moitié orientale de la région Basse-Normandie, fait partie du bassin parisien.

La ville se situe au centre-nord de la Basse-Normandie au milieu de sa plaine propice à la culture céréalière (plaine de Caen) ; la cité a été fondée dans une vallée alluviale marécageuse à la confluence de l'Odon et de l'Orne, fleuve qui se jette 10 km plus au nord dans la mer de la Manche. L'agglomération caennaise se développe aujourd'hui sur le plateau.

À l'ouest de la ville s'étend le Bocage normand (Bessin), à l'est le pays d'Auge, au sud sa plaine se prolonge jusqu'aux frontières de la Basse-Normandie avec les Pays-de-la-Loire (campagne de Falaise).

Au nord, la mer de la Manche borde l'agglomération caennaise (côte de Nacre), d'ailleurs appelée « Caen la Mer ».

Caen bénéficie d’un climat océanique avec des étés frais et des hivers doux. Le taux d’humidité s’élève à 83%.

Les températures caennaises ne sont jamais excessives du fait de la proximité avec la mer. La proximité maritime permet d'un côté d'adoucir les hivers trop rudes et de l'autre de rafraîchir les étés qui seraient trop chauds, grâce à la présence de la brise, vent marin qui rafraîchit les terres dès que la température sur ces dernières devient largement supérieure à celle de l'eau.

Contrairement aux idées reçues, il pleut moins à Caen qu’à Montpellier, Montélimar et même Nice. Les mois d'hiver sont les plus arrosés, de plus la pluviosité varie en fonction de l'altitude et de la géographie, il pleut moins sur une région de plaine que dans une région bocagère ; ceci explique ainsi l'absence d'une grande pluviométrie à Caen étant donné que l'agglomération est construite sur la plaine de Caen. En outre, les régions côtières sont généralement moins arrosées que l'intérieur du pays (relief moindre) et sont aussi plus ensoleillées.

La commune possède également des jardins familiaux, ils représentent actuellement 450 petits lopins de terre destinés à être cultivés et à être fleuris, répartis dans les quartiers du Chemin-Vert, de la Guérinière, du Calvaire-Saint-Pierre, de Beaulieu, de la Prairie et de la Grâce de Dieu. Le premier jardin est celui de la Guérinière, créé vers 1950 (il était alors à l'époque sur la commune de Cormelles-le-Royal) ; le dernier a été ouvert à la Grâce de Dieu en 2001.

La ville de Caen est une commune fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Depuis les élections municipales du 23 mars 2008, le maire de Caen est Philippe Duron (PS), faisant ainsi basculer la ville de droite à gauche en succédant à Brigitte Le Brethon (UMP).

En 1951, le territoire de la Guérinière, dépendant de la commune de Cormelles-le-Royal, fut officiellement rattaché à Caen.

En 1952, la commune de Venoix (1 339 habitants en 1946) a été rattachée à Caen (51 445 habitants).

Sept des neuf cantons de Caen affichent une étiquette socialiste. Les deux autres cantons sont le 1er canton appartenant au Nouveau Centre et le 6e canton dont le conseiller général, Rodolphe Thomas, fait partie du MoDem.

Ces cantons appartiennent à l'arrondissement de Caen dont Caen est le chef-lieu. Cet arrondissement comporte 24 cantons, 287 communes et 389 973 habitants. Caen étant chef-lieu de département, c'est donc le Secrétaire général de la préfecture du Calvados qui est le sous-préfet de l'arrondissement de Caen, Laurent de Galard, en poste depuis le 24 septembre 2007.

Étant chef-lieu de région, Caen est à la fois le siège de la préfecture du Calvados et de la Basse-Normandie, son préfet se nomme Christian Leyrit, ancien préfet de Charente-Maritime, du Val-d'Oise et de Corse-du-Sud, nommé le 28 juillet 2008 en remplacement de Michel Bart.

Caen est partagée entre la 1re circonscription et la 2e circonscription du Calvados, couramment appelées « circonscription de Caen-Ouest » pour la première et « circonscription de Caen-Est » pour la seconde. Les députés de Caen sont respectivement Philippe Duron et Laurence Dumont, tous deux députés socialistes et élus aux législatives de 2007, les deux circonscriptions étant à droite avant cette date.

Si l'agglomération est fortement ancrée à gauche, Caen est traditionnellement une ville centriste. Selon le journaliste Gilbert Rochu, pour les caennais, « l’élu doit être un notable, pas un leader ». Pendant 30 ans, l'affrontement gauche/droite s'est personnalisé dans le duel permanent entre le maire giscardien Jean-Marie Girault et le mitterrandien Louis Mexandeau. Lors des élections nationales, la ville privilégie le candidat socialite (2nd tour de 1981 : François Mitterrand 52,59% ; 2nd tour de 1988 : François Mitterrand : 55,48% ; 2nd tour de 1995 : Lionel Jospin, 50,53%), alors qu'aux municipales, Louis Mexandeau, handicapé par une gauche calvadosienne couramment divisée, ne parvient jamais à battre Jean-Marie Girault. Son héritage est disputé en 2001, entre la RPR Brigitte Le Brethon et l'UDF Luc Duncombe, la première menant finalement la tête et étant élue sur le bilan de l'administration Girault. Mais cette opposition jamais éteinte amènent les deux protagonistes à se présenter en 2008, au bénéfice du président de région Philippe Duron, qui emporte la mairie après avoir été élu député en 2007.

Caen se situe aujourd'hui dans le diocèse de Bayeux et Lisieux, compris dans la province ecclésisatique de Normandie. Caen ne fut jamais siège d'évêché mais faisait partie de l'ancien diocèse de Bayeux.

Le doyenné de l'agglomération caennaise comprend 8 paroisses, dont certaines desservent un quartier de Caen où comprennent une église situé sur le territoire de la ville de Caen.

À cela s'ajoute les chapelles des couvents et monastères de la ville, dont celle de l'Oasis où est célébrée le dimanche la messe sous la forme extra-ordinaire.

L'Église réformée de France dispose d'un temple depuis le XVIIe siècle. Construit en 1611, il fut détruit en 1685. Le deuxième temple, aménagé au XIXe siècle dans les dépendances de l'ancien monastère des Bénédictines, rue de Geôle, a été détruit en 1944. Le temple actuel a été construit en 1959 au 19, rue Mélingue. La paroisse de Caen fait partie du secteur Caen-Côte de Nacre du consistoire de Basse-Normandie.

Le culte anglican est célébré dans la Chapelle de la Miséricorde, ancienne chapelle des Cordeliers, puis des Bénédictines. Les anglicans disposent également d'une aumônerie au n°39 de la rue du Chemin Vert.

Le culte mormon est célébré dans l'église de Jésus Christ des saints des derniers jours . Le culte évangélique est célébré dans quatre églises disséminées dans la ville. Enfin il existe une église adventiste du septième jour dans le bas de Venoix.

Les musulmans ne disposent pas de mosquée sur la commune de Caen. Ils disposent cependant de la salle du presbytère de la Guérinière, appartenant à Caen Habitat. Une véritable mosquée est en cours de construction à Hérouville-Saint-Clair.

La communauté juive est implantée depuis le Moyen Âge à Caen dans le quartier Saint-Julien. La rue aux Juifs témoigne encore aujourd'hui de cette longue histoire. En 1966, les fonds levés par les donateurs locaux et par l'American Jewish Joint Distribution Committee permettent de construire une nouvelle synagogue au 46 de l'avenue de la Libération nouvellement percée sur les ruines du quartier du Vaugueux. Aujourd'hui, la communauté est composée d'environ 150 familles.

La population de la ville de Caen est estimée à 108 900 habitants au 1er juillet 2005, ceci en fait la 35e commune de France la plus peuplée. Son agglomération compte 199 490 habitants, tandis que la communauté d'agglomération Caen la Mer totalise 233 321 habitants. L'aire urbaine caennaise affiche enfin 370 851 habitants, c'est donc la 21e aire urbaine française, après celle de Tours et avant celle d'Orléans.

Caen est ainsi la première ville du Calvados et la première ville de la Basse-Normandie, son aire urbaine concentre 57,2 % de la population départementale et 26,1 % de la population régionale.

Les recensements menés par l'INSEE montrent également que la population caennaise compte 56 191 ménages et 61 319 logements au 1er janvier 2005. La part des hommes représente 45 % de la population caennaise, celle des femmes 55 %. En ce qui concerne l'état matrimonial des Caennais, l'étude indique que 51 % de la population est célibataire, 33 % marié(e), 8 % divorcé(e) et 8 % veuf ou veuve. Le nombre moyen de personnes par ménage est de 1,8.

Par ailleurs, 15 116 Caennais vivent en ZUS (Zone urbaine sensible), ce qui ramène une proportion de 13,3 %.

Aujourd'hui, les communes limitrophes de Caen, celles de la communauté d'agglomération Caen la Mer, celles de l'aire urbaine et même celles du Pays de Caen connaissent une poussée démographique remarquable, contrairement à la commune de Caen intra-muros. Le logement moins cher, le cadre de vie et la campagne calme et paisible se conjuguent aux avantages d'une ville que peut présenter celle de Caen et qui restent très accessibles grâce aux infrastructures dont elle dispose.

Caen comptabilisait 61 319 logements en 2005. Sur les 58 266 logements de 1999, 93,3 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires, 0,9 % des résidences occasionnelles et 5,4 % des logements vacants.

Les logements individuels représentaient, en 1999, 19,9 % de l'ensemble des logements, les logements dans un immeuble locatif en représentaient donc 80,1 %.

Une très grande partie des logements caennais (54,9 %) ont été construit entre 1949 et 1974 ; 17,9 % avant 1949, et donc 21 % après 1974. Seulement 3,6 % des logements ont été achevés durant les années 1990, pourcentage bien inférieur à la moyenne régionale, la proportion moyenne de logements bas-normands achevées pendant la décennie 1990 étant de 9,5 %.

Cette ville ayant été, à l’origine, un lieu de péage, certains ont émis l’hypothèse que le mot « Caen » puisse être la déformation du saxon « Gatehēm »signifiant « maison de la barrière ».

Cela permet d'organiser un corpus cohérent conforme à l'évolution phonétique connue des langues d'oïl: Cadomo > Cadon pour *Cadom > Cathum pour *Cathom > Cathem > Cahem....phénomène bien connu de la lénition de l'intervocalique /d/ > /ð/ > / /. Cette évolution est comparable à celle de Rouen, attesté à époque ancienne comme Ratomagos, Rotomagus. Formes attestées Rodomo > Rothom > Rothem > Rohem. D'autres Ruan, Rouans, etc. offrent des formes comparables. Le second élément, celtique magos > magus « champ, marché » (Cf. vieil irlandais mag « plaine »), semble être le même. Le premier est probablement gaulois (vieux celtique) également, selon la plus vraissemblable des hypothèses fondée sur la phonétique, on peut proposer catu- « activités militaires, combat » attesté dans le peuple des Caturiges. Comme la lénition est commune au celtique et au français (ici de /t/ à /d/), il a évolué en: gallois cad, breton kad, irlandais cath « combat » et en cad- en proto-français d'où les formes Cadon, Cadomo.

Il existait sur le site de la ville de Caen des petits noyaux d'habitats préhistoriques dispersés sur les bords de l'Odon et sur les hauteurs.

Ce bourg n'était qu'un vicus sans fonctions politiques ou administratives, ce rôle étant attribué à Aregenua, capitale des Viducasses située à une quinzaine de kilomètre au sud de Caen. Les fouilles menées de 1979 à 1981 dans l’enceinte de l’ancienne École Normale ont permis de mieux cerner l'organisation du vicus gallo-romain. Sa vocation était essentiellement artisanale : four de tuilier et son habitation, une installation de tanneur avec son réseau de fosses et les vestiges d’un atelier de tabletterie avec de nombreux éclats d’os. Les fondations de la cella d’un fanum ont également été découverts lors des fouilles de la salle des gardes, près de l’hôtel de ville, et ont été conservés. De plan rectangulaire (6,2 m x 5,25), cette cella était constituée de pierres sèches grossièrement équarries et revêtues à l'extérieur d'un enduit peint. Il semble qu'un fragment de mur trouvé à 4,5 mètres de la cella corresponde au péribole du temple.

Une organisation viaire et un réseau de fossés de drainage extrêmement dense ont également été mis à jours. Le premier système, constitué d'un apport massif de remblais censés stabiliser les berges de l'Odon, est un échec et les berges de l'Odon sont progressivement abandonnées. Un canal, traversant le vicus d'ouest en est, est alors creusé à la fois pour assainir le terrain et pour servir également d'installations portuaires sommaires : les berges du canal sont aménagées et la voie d'eau est assez large pour permettre le passage de barques à fond plat.

Le bourg connait de profond changement au IIIe siècle. À partir de 275, les invasions barbares mettent fin à la prospérité antérieure et désorganisent les réseaux commerciaux. On constate que le bourg artisanal se tourne progressivement vers les activités agricoles. À la même époque, la transgression marine dunkerquienne provoque une montée progressive des eaux qui a pour conséquence une multiplication des inondations, comme en témoigne les dépôts de limons de plus en plus rapprochés constatés sur le site. À la fin du IIIe siècle, les bâtiments sont laissés au marécage qui progresse et les habitants se déplacent vers le coteau légèrement plus au nord.

Aregenua perd de son importance et l'actuel territoire de Caen passe sous l'influence d'Augustodurum. Au VIIe siècle, des missionnaires venus de Bayeux, notamment saint Regnobert, fondent des oratoires, entourés de leur cimetière, le long de l'ancienne voie romaine au centre de petits villages isolés dans la vallée de l'Orne et des Odon : Saint-Martin à proximité de l'ancien fanum, Saint-Julien de Calibourg, Saint-Pierre de Darnetal et Saint-Jean. Les invasions normandes viennent interrompre cet essor pré-urbain.

Au Xe siècle, un nouvel essor urbain accompagne le grand redémarrage du duché de Normandie. Les paroisses Saint-Étienne, Saint-Sauveur, Saint-Georges, Saint-Gilles et probablement Saint-Michel-de-Vaucelles sont fondées à cette époque. Une ville, constituée de plusieurs noyaux, commence à se structurer sur l'axe reliant Saint-Pierre à Saint-Martin en passant par Saint-Sauveur. Au début du XIe siècle, le premier texte se référent à Caen (la charte de l’Abbaye de Fécamp) décrit « la ville qui s'appelle Cathim, sur la rivière Orne, de part et d'autres, avec ses églises, ses vignes, ses prés, ses moulins, avec le marché, le tonlieu et le port, et toutes ses dépendances ».

Ce mouvement urbain est confirmé et accru au XIe siècle par la politique de Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandres. En 1047, après sa victoire à la bataille du Val-ès-Dunes, le duc de Normandie organise le Concile de la Trêve de Dieu sur la rive droite de l'Orne vers Vaucelles et fait construire en 1061 la chapelle Sainte-Paix (alors sur le territoire de Mondeville) pour recueillir des reliques de saints amenées pour cette occasion. Surtout, il fait édifier dans la deuxième partie du XIe siècle une vaste forteresse sur l'éperon rocheux dominant la vallée de l'Orne ; le duc et sa cour réside plusieurs fois dans le château de Caen. Le couple ducal fondent également deux grandes abbayes à l'est et à l'ouest du tissu urbain existant. Ils s'y font inhumés, en 1083 à l'abbaye aux Dames pour Mathilde de Flandre et en 1087 à l'abbaye aux Hommes pour Guillaume le Conquérant. D'un gros bourg de constitution anarchique, Caen devient la seconde capitale de la Normandie, au détriment de Bayeux qui voit sa prééminence rapidement remise en cause. Ainsi, c'est dans la cité développée par leur père que Guillaume II le Roux, roi d'Angleterre, et son frère aîné, Robert Courteheuse, duc de Normandie, signent en 1091 le traité de Caen censé régler les querelles de succession. La ville se développe sous Robert Courteheuse qui fait creuser un canal entre l'Orne et l'Odon formant ainsi l'Île Saint-Jean ; ce bras d'eau, appelé canal Robert, a pour effet d'assainir ce terrain marécageux, d'offrir une protection face aux agressions extérieures et d'ouvrir un bief permettant l'érection de moulins. Son frère, Henri Ier Beauclerc, qui s'empare du royaume d'Angleterre en 1100 et du duché de Normandie six ans plus tard, fait aménager le château en construisant un donjon et une nouvelle salle d'apparat (actuelle salle de l'Échiquier).

En 1203, Jean sans Terre affranchit la commune de Caen qui peut alors se doter d’un beffroi, d’une cloche, d’un sceau et d’un hôtel de ville, bâti sur le pont Saint-Pierre. Au cours de l’incorporation du duché à la France par le roi Philippe II Auguste, Caen tombe le 21 mai 1204, avant Rouen. Le roi de France conserve les droits municipaux et remanie profondément les défenses du château (construction de la chemise du donjon et .

Au début de la guerre, la ville est ravagée une première fois après avoir été prise en 1346 par Édouard III d'Angleterre. En 1417, la ville de Caen oppose à nouveau une résistance héroïque à l’envahisseur anglais qui massacre 2 000 bourgeois, pille et traite les survivants en rebelles à « leur » roi. La région de Caen sera le lieu d’une très vive résistance à l’occupant anglais qui y procédera à un grand nombre d’exécutions de résistants entre 1418 et 1450. La fondation, en 1432, de l’université de Caen fait partie des mesures du duc de Bedford, régent de Normandie, afin de tenter de se concilier la population caennaise. La fin de l’année 1434 voit un soulèvement commandé par Jean de Chantepie. La Normandie redevenue française, Charles VII la récompensera de sa « fidélité et loyauté » en confirmant tous ses privilèges et libertés en 1458 (confirmation de la Charte aux Normands).

Lorsque les Protestants prennent le contrôle de la ville en avril 1562, leur iconoclasme s'en prend, entre autres, au tombeau de Guillaume le Conquérant et de la reine Mathilde. Le service catholique est suspendu. Arrivé à Caen en décembre 1562, le chef du parti huguenot, l'amiral de Coligny, ordonne, avant son départ le 19 mars 1563, la démolition, « afin d'avoir le profit qui se tireroit des plombs ont elle étoit couverte », de l'Abbaye aux Hommes dont le chartrier est brûlé. En 1584, la peste fait 10 000 victimes à Caen. Le Parlement de Normandie et la Cour des Aides et la Chambre des Comptes sont déboublés à Caen de janvier 1589 à avril 1594 suite au soulèvement de Rouen contre le roi ; les parlementaires fidèles au roi se rendant à Caen.

La Révolte des va-nu-pieds amorcée à Caen le 13 août 1639 fut menée par un certain Bras-Nus se donnant le grade de colonel de l'armée souffrante ; il finit roué. Prudemment restée à l'écart des troubles de la Fronde, Caen va voir la création de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen et de la première Académie de Physique de France qui lui acquerra une réputation de capitale des beaux esprits et le surnom d' « Athènes normande ».

Au XVIIe siècle, la croissance démographique et l’essor économique que connait la ville sous le règne personnel de Louis XIV obligent la ville à lancer de grandes opérations d'urbanismes afin de régler les problèmes posés par la congestion de la circulation et la pression démographique. Entre 1629 et 1635, la ville fait détruire les maisons qui se trouvaient entre le carrefour Saint-Pierre et le Châtelet et déplacer la partie du cimetière de l’église Saint-Pierre qui se trouvait derrière ces maisons. La place Saint-Pierre est ainsi formée dans le deuxième quart du XVIIe siècle. La ville, trop à l'étroit dans ses murailles, finit par repousses ces frontières en investissant les Petits près. Entre 1609 et 1603, la ville fait abattre des maisons pour transformer en rue une simple venelle servant à conduire les chevaux à l’abreuvoir sur le Grand Odon et, en 1626, un pont sur l’Odon est construit au bout de la rue des Jésuites (actuelle rue Saint-Laurent). En 1635-1637, la ville lance une importante opération d’urbanisme consistant à aménager une grande place carrée entourée de maisons construites en pierre de taille sur un alignement déterminé. Cette place royale (actuelle place de la République) est terminée par l'érection du séminaire des Eudistes de Caen et de son église dédiée aux Très Saints Cœurs de Jésus et Marie entre 1664 et 1703. Non loin de la place Royale, les Jésuites, installés au collège du Mont en 1609, se font ériger l'église Sainte-Catherine-des-Arts (actuelle église Notre-Dame-de-la-Gloriette) entre 1684 et 1689. Des promenades publiques arborées sont aménagées dans la Prairie le long de l'Orne et du canal Robert ; le cours-la-Reine (actuel cours général de Gaulle) est planté en 1676 et le cours de l'Orne (actuel cours Kœnig) en 1691.

Pour préserver l'orthodoxie catholique et stimuler la foi, les ordres de la Contre-Réforme, soutenus par les autorités royales, multiplient les fondations d'églises, de couvents et de monastères destinés à accueillir les formes rajeunies de la piété. De nombreuses congrégations s'installent donc à Caen : Jésuites, Carmélites, Ursulines, Visitation. Jean Eudes fonde à Caen la congrégation de Jésus et Marie (Eudistes) et l'ordre de Notre-Dame de Charité. La révocation de l'Édit de Nantes s'accompagnent de nombreuses persécutions : destruction du temple, internement aux Nouveaux et Nouvelles Catholiques,... Ces représailles forcèrent de nombreux Caennais protestants refusant d'abjurer, riches marchands et industriels pour la plupart, à l'exil. Le commerce de la province en fut ruiné. L'absolutisme louis-quatorzien mit également fin aux franchises municipales dont jouissait Caen en supprimant les élections municipales et en transformant les offices d'échevin des nobles, des bourgeois et des marchands en charges vénales.

Caen vit, en 1713, 1715 et 1725, des émeutes liées à la cherté du pain. À la Révolution, le procureur-syndic Georges Bayeux et le commandant de la place Henri de Belzunce furent massacrés par la foule. En 1793, la section caennaise des Jacobins de Caen rompit ses attaches avec ceux de Paris. Nombre de Girondins cherchant refuge à Caen lors de leur chute, celle-ci devint le centre des insurrections fédéralistes auxquelles se joignit la société caennaise des Carabots. C'est le faible recrutement des armées fédéralistes qui incita Charlotte Corday à quitter Caen le 9 juillet 1793 pour aller assassiner Marat à Paris.

La croissance reprend à partir de 1906. En 1936, les Caennais étaient 61 334. La ville sort de ses limites historiques et s'étend sur les pentes au dessus de la vieille ville (quartier bourgeois autour de la gare Saint-Martin, ouverte en 1884 ou quartier plus populaire au-dessus de Vaucelles.

Caen a perdu environ 68% de son volume bâti durant la Seconde Guerre mondiale car elle s'est trouvée sur une ligne de front très disputée lors du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 (Jour J). Elle fut libérée par les forces canadiennes qui ont combattu pendant un mois les troupes S.S. Ses principaux monuments ont néanmoins été sauvegardés.

La reconstruction de Caen a officiellement duré de 1947 à 1963 avec de larges avenues rectilignes bordées par des immeubles de pierre de Caen d'environ cinq étages, ce qui lui confère une grande unité architecturale. De nombreux immeubles qui avaient un toit plat ont été chapeautés d'un toit à pentes traditionnel.

Caen a été décorée de la Légion d'honneur en 1948.

Une longue histoire a doté la ville de Caen de nombreux monuments historiques dont les principaux (deux abbayes et le château) ont été construits sous Guillaume le Conquérant au XIe siècle.

Surnommée « ville aux cent clochers », on y dénombre une quarantaine d'églises dont il ne reste parfois qu'un pan de mur. La capitale bas-normande compte 83 édifices classés monuments historiques, ce qui est assez remarquable au regard des sinistres causés par les bombardements de l'été 1944.

Bien que beaucoup d'entre eux ait été détruit en 1944, la ville compte encore de nombreux hôtels particuliers. Les plus anciens datent de la Renaissance, mais la majeure partie d'entre eux a été édifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

La reconstruction de la ville a également doté Caen de nombreux monuments remarquables.

La ville a été redécoupée en neuf secteurs dotés chacun d'un conseil de quartier.

La Comédie de Caen, centre dramatique national de Normandie, regroupe trois lieux : le théâtre d'Hérouville, le théâtre rue des Cordes à Caen et la Halle aux Granges également à Caen.

Caen accueille chaque année, depuis 1998, les Rencontres des cultures électroniques Nordik Impakt. La soirée de clôture du festival est réputée pour être l'une des plus grandes rave parties organisées en France.

Le Cargö, bâtiment accueillant deux salles de concert et des studios d'enregistrement, est ouvert depuis le 1er février 2007. cette structure fait partie du réseau des salles des Musiques actuelles et répond à un besoin culturel qui ne trouvait pas de cadre auparavant. Ainsi, de nombreux artistes et groupes de la région peuvent y enregistrer leur production pour un budget accessible, ou se produire sur une scène de taille moyenne, ce qu'ils ne pourraient faire dans le cadre du Zénith, par exemple.

Caen ouvre gratuitement les collections de son musée des Beaux-Arts installé au coeur du château Ducal. Une collection remarquable de peintures du XVI au XX e siècle: Le Pérugin, Van Der Weyden, Véronèse, le Tintoret, Champaigne, Rubens, Le Guerchin, Tiepollo, Courbet, Corot, Monet, Boudin, Duffy, Soulages, Reyberolles...

Caen accueille le Fonds régional d'art contemporain de Basse-Normandie, collection en art contemporain.

L'école régionale des Beaux-Arts de Caen la Mer, par le biais de la galerie L'hôtel, programme des expositions présentant le travail d’artistes enseignants, français ou étrangers.

En 1986, la ville de Caen a créé une artothèque, installée dans l'hôtel d'Escoville. Cette institution permet à des particuliers, des entreprises ou des collectivités publiques d'emprunter des œuvres d'art contemporaines régionales, nationales et internationales, de la fin des années 50 jusqu'à nos jours. L'artothèque organise également des expositions.

Le prix littéraire de la Ville de Caen récompense chaque année le meilleur ouvrage de fiction écrit par un écrivain bas-normand ou dont l'action se situe dans la région : Muriel Barbery l'a remporté en 2007, Alexis Salatko en 2006, Jean Teulé en 2005.

À Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, l'abbaye d'Ardenne abrite l'Institut mémoires de l'édition contemporaine depuis 1995. Cette association soutenue par le ministère de la Culture et le conseil régional, conserve les archives d'écrivains francophones contemporains, de chercheurs et d'éditeurs.

L'École de Caen remet chaque année, depuis 2002, un prix unique en son genre, qui récompense le travail d'un auteur et d'un illustrateur, sans distinction de catégorie.

Fondée en 1790 à partir de la bibliothèque de l'Université ouverte au XVe siècle, la Bibliothèque de Caen, classée en 1897, a été détruite en juillet 1944, perdant alors une grande partie de ses 150000 ouvrages. Reconstruite en 1968-1971 à son emplacement actuel, elle abrite le plus gros fonds de Basse-Normandie, et dispose de sept bibliothèques de quartier et d'un bibliobus. Elle est aujourd'hui gérée par la Communauté d'agglomération Caen la Mer et participe au projet de numérisation Normannia.

La tradition culinaire de Caen se mêle à la cuisine normande et compte comme spécialité les tripes à la mode de Caen.

Depuis 1911, rue Charlotte-Corday, l'usine Jeannette produit de madeleines vendues sur le marché national sous ce nom avec comme logo une fermière protant un pot-au-lait sur l’épaule.

Caen abrite en un restaurant étoilé par le Guide Michelin, L’Incognito, promu dans l'édition 2009, tandis que Le Pressoir perdait la sienne.

L'économie caennaise du XXe siècle est marquée par deux industries d'ampleur : la Société métallurgique de Normandie (SMN) et Moulinex. Les hauts-fourneaux de la première, inaugurés en 1917, emploient jusqu'à 6500 ouvriers en 1974, tandis que la vie de la cité ouvrière est gérée sur le modèle paternaliste, avec les écoles ménagères pour les filles, les centres d’apprentissage pour les garçons, et l'Union sportive normande pour les ouvriers. La seconde, aux unités essaimées dans toute la Basse-Normandie, ouvre son usine de Cormelles-le-Royal en 1964 et y emploie 3 800 personnes en 1973.

En outre, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la ville rasée par les combats et les bombardements est l'une des métropoles régionales choisies dans les plans gaulliens de décentralisation industrielle. Alors que l’agriculture nourrit encore la moitié de la population bas-normande, le secteur automobile (Citroën, Saviem), l’industrie électronique (Alcatel, Philips et Bosch), et l’électroménager (Moulinex) créent 25 000 emplois industriels sont créés dans les années 1960. Installées en périphérie de la ville, les usines entrainent l'exode rural local et la poussée démographique de ce qui devient la « ceinture rouge » de Caen. Ensuite, la ville profite de ses deux élus locaux devenus ministres, Michel d'Ornano implantant le Grand accélérateur national d'ions lourds porté par le CEA et le CNRS, et agrégeant d'autres laboratoires de recherche scientifique, Louis Mexandeau installant le service d’études des postes et télécommunications (SEPT), chargé de la monétique et du courrier électronique.

Alors que l'industrie décline, la décennie 1980 marque une orientation vers le tertiaire (Caen abrite le siège historique du groupe de distribution Promodès dont Mondeville 2 devient la vitrine) et le tourisme, symbolisé par le Mémorial de Caen. Ces nouvelles activités se centralisent sur Caen alors que l'industrie privilégiait les communes périphériques. La santé devient un pourvoyeur d'emploi essentiel à travers le CHU qui devient le premier employeur de l'agglomération, ainsi que la fabrication de produits pharmaceutiques.

Les années 1990 voient les piliers de l'industrie locale péricliter. Nationalisée et passée sous le contrôle d'Usinor-Sacilor, la SMN ferme le 5 novembre 1993. Dans le même temps, l'industrie automobile caennaise se sépare de la moitié de ses effectifs. Enfin, fin 2001, Moulinex après plusieurs vagues de licenciements, ferme l'usine de Cormelles. Le port de Caen-Ouistreham menacé par la fermeture de la SMN qui représentait la moitié du trafic, se réoriente vers le trafic transmanche, concurrençant ainsi le port de Cherbourg. Aujourd'hui, il voit transiter 3 millions de tonnes de marchandises par an, ce qui en fait le 6e port d'intérêt national de France.

Au début du XXIe siècle, Caen parie sur l'électronique pour sa relance. Autour de l'usine historique de Philips, en centre-ville, devenue NXP, les édiles constituent un pôle technologique sur le modèle grenoblois. Mais l'annonce de 373 suppressions de postes à Caen par NXP en octobre 2008 rend les projets caducs.

Aujourd'hui, la ville accueille également de grandes entreprises comme Valeo et Oberthur, et France Télécom y possède un de ses centres européens de recherche et de développement. Les principales activités économiques sont les centres d'appels, les activités high-tech de transactions électroniques, et le nautisme.

Caen est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Caen et de la chambre régionale de commerce et d'industrie Basse-Normandie.

Les transports en commun de l'agglomération caennaise sont constitués par le réseau Twisto comprenant, depuis 2002, 25 lignes de bus et 2 lignes de Tramway (tramway sur pneus pour être précis). Ce dernier utilise la technologie TVR et devrait, d'ici 2010, se doter d'une ligne supplémentaire qui se rendra de la presqu'île de l'Orne, à Carpiquet.

De plus la ville, qui possède une cinquantaine de kilomètres d'itinéraires cyclables, dispose depuis le 22 mars 2008 d'un système de Vélopartage. Celui-ce est géré par Clear Channel Communications avec un contrat de 10 ans. Le service, V'eol, se compose de 40 stations réparties tous les 300 m environ, et de 385 vélos, d'une conception proche des Vélib' parisiens, mais moins lourds (18 kg au lieu des 22 kg du matériel de Paris), avec possibilité de 50 stations et 550 vélos. La ville ayant choisi de ne pas financer le service par la publicité, il reviendra à 637 000 €/an à la ville. La première demi-heure d'utilisation est gratuite, moyennant l'utilisation d'une carte d'abonnement hebdomadaire ou annuelle.

L'agglomération est desservie par trois autoroutes : l'A 13, l'A 84 et l'A 88 (N158, A88 étant en cours de construction) connectant la ville à la Bretagne, à la région parisienne et au Maine. Caen est ceinturée par un boulevard périphérique.

Depuis 2008, le contournement sud de Caen facilite les échanges entre la N158 (direction Falaise) et la D562 vers Flers et Laval. A terme, ce contournement doit relier également la N158 et l'A13 ce qui soulagera le boulevard périphérique sud.

Un deuxième projet, en vue cette fois-ci d'alléger le trafic sur le boulevard périphérique nord, appelé Liaison Inter Quartier Nord (LIQN), connectera le boulevard Weygand (sortie n°6) à la D403 (sortie n°1, zone industrialo-portuaire).

Caen est historiquement le croisement des routes nationales suivantes : N13 (déclassée en D613 dans sa partie est - vers Lisieux et Paris, et vers Cherbourg dans sa partie ouest), N158 (vers Falaise, Alençon, Le Mans et Tours), D562 (ancienne N162 - vers Laval et Angers), ancienne N175 (A84 vers Rennes et D675 vers Rouen), D513 (ancienne RN 813 - vers Cabourg, Deauville et Honfleur).

Caen est également le centre d'une vieille étoile ferrée la reliant à Paris (en 1h 45), Cherbourg (en 1h 15), Rouen (en 1h 30) et Rennes (en 3h 30) à partir de sa gare.

En revanche, aucun TGV ne dessert la ville, ni la Basse-Normandie alors que cela fut le cas pendant quelque temps juste après l'électrification de la ligne en reliant Caen et Cherbourg à Lille.

La ligne Paris-Caen est achevée en 1857, tandis que la gare de Caen est inaugurée en 1858. Dès lors, plusieurs lignes se construisent : la ligne Paris-Caen est prolongée jusqu'à Cherbourg dès 1858, puis viendront les tours de la ligne Caen-Tours, du chemin de fer de la Suisse Normande, etc. Ainsi naît l'Étoile de Caen.

La gare de Caen fait transiter chaque année trois millions de voyageurs. Chaque jour, plusieurs dizaines de TER ou Corail Intercités assurent des liaisons directes avec les gares de Lisieux, Évreux, Paris-Saint-Lazare, Cherbourg, Saint-Lô, Rennes, Rouen, Alençon, Le Mans, Tours et Tours-Saint-Pierre-des-Corps. Un train qui part de Caen atteint Paris-Saint-Lazare en 1h 45 par un cadencement chaque heure depuis Décembre 2008 .

Bien que la notion d'étoile ferrée ne soit plus aussi vraie que dans les décennies passées, puisque certaines lignes ont été fermées et que par ailleurs les embranchements ferroviaires pour aller à Rennes, Rouen ou au Mans ne se situent pas dans la périphérie immédiate de Caen mais dans les gares un peu plus lointaines de Lison ou de Mézidon ; la ligne Paris-Caen-Cherbourg demeure la ligne Corail Intercités la plus rentable de France pour la SNCF, avec un bénéfice de plus de 10 millions d'euros par an.

Par ailleurs, des projets sont à l'étude pour desservir au mieux la gare de Caen : des TGV parcoureront à partir de juin 2009 la ligne Cherbourg–Caen–Roissy-Charles-de-Gaulle, il est également prévu que les TGV aillent jusqu'à la gare de Besançon-Viotte. Seulement, un TGV entre Caen et Roissy mettra plus de temps (3h) qu'un Corail entre Caen et Paris, les rails n'étant pas adaptés, les TGV devront rouler à une allure réduite.

Le port caennais de Ouistreham permet de se rendre à Portsmouth (Angleterre) avec la compagnie Brittany Ferries, où Londres ne se trouve plus qu'à 120 km.

Jusqu'à 4 allers-retours sont assurés quotidennement (2 le mercredi). Une traversée dure 5h 45 s'il fait jour, 7h si elle est nocturne. Toutefois cette durée peut être ramenée à 3h45 grâce au « Navire rapide » utilisé en saison et le week-end.

Le port de Caen-Ouistreham est également un port de commerce.

L'aéroport de Caen - Carpiquet est, en nombre de passagers, le plus important aéroport de Normandie. Une ligne régulière vers Lyon permet des correspondances vers l'ensemble de l'Europe.

Caen est le siège de l'académie de Caen, circonscription éducative dirigée par un Recteur, Micheline Hotyat qui administre le réseau éducatif de Basse-Normandie et de Saint-Pierre-et-Miquelon. L'unique université de l'académie est l'université de Caen Basse-Normandie, toutefois son implantation ne se limite pas à la ville de Caen mais se généralise à l'ensemble de la Basse-Normandie, ayant des antennes dans 5 autres villes (voir section suivante).

Trois zones d'éducation prioritaires (ZEP) ont été définies sur la commune de Caen : une première dans le quartier du Chemin Vert, une deuxième à la Grâce de Dieu et une dernière à la Guérinière.

L'université de Caen, l'une des plus anciennes de France, créée en 1432 par Bedford pour le roi Henri VI d'Angleterre sur le modèle d'Oxford et de Cambridge, compte près de 25 000 étudiants répartis essentiellement sur les 5 campus de la ville. L'université multidisciplinaire dispose de 11 UFR, de 6 instituts, d'une école d'ingénieurs, de 2 IUP et de 5 antennes universitaires à Alençon, Cherbourg, Lisieux, Saint-Lô et Vire.

L'École régionale des Beaux-Arts de Caen la Mer a été fondée en 1795. Disséminés sur quatre sites différents, l'ensemble des ateliers doit être réuni dans un nouvel ensemble en cours de construction sur la Presqu'île portuaire.

La ville possède également un IUFM.

Par ailleurs l'université populaire de Caen organise des séminaires pour tous.

Caen dispose de 35 établissements publics d'enseignement primaire, auxquels il faut ajouter les 10 autres privés. Sur les 35 établissements publics, 28 sont à la fois école maternelle et élémentaire, 5 sont exclusivement des écoles maternelles et 2 sont exclusivement des écoles élémentaires ; le nombre d'écoles primaires à Caen s'élève ainsi à 63 : 33 écoles maternelles et 30 écoles élémentaires.

On dénombre à Caen sept infrastructures hospitalières (quatre publiques et trois privées), dont l'utilité ne se limite pas à la seule agglomération de Caen mais clairement à l'ensemble de la région Basse-Normandie.

Connu sous le nom de centre François-Baclesse, le Centre régional de lutte contre le cancer de Basse-Normandie est, comme tous les vingt autres centres régionaux de ce type en France, un établissement privé à but non lucratif et de caractère hospitalo-universitaire participant au service public hospitalier. Le centre François-Baclasse se situe donc sur le plateau de Côte de Nacre, et jouxte le CHU (Hôpital Côte de Nacre).

Ses missions sont le dépistage, l'examen, l'hospitalisation et le traitement des maladies, la surveillance prolongée des résultats thérapeutiques, la recherche sur l'étiologie, la prophylaxie et la thérapeutique du cancer, et les soins palliatifs, ce pour tous les Bas-Normands et la Basse-Normandie.

Le Bon-Sauveur est à l'origine une communauté religieuse non cloîtrée fondée au XVIIIe siècle à Vaucelles afin de prendre en charge « les filles et femmes débauchées » que la police arrêtait. Par la suite, elle commence à accueillir des femmes aliénées. Au XIXe siècle, les sœurs s'installent dans l'ancien couvent des Capucins. Sous l'impulsion de Pierre-François Jamet, l'hôpital psychiatrique entre dans une véritable démarche thérapeutique et se développe rapidement jusqu'à devenir le troisième établissement de France au début de la Troisième République. En 1836, il devient asile départemental, mais ce n'est qu'en 1975 que le Bon-Sauveur est doté du statut d'établissement public et prend le nom de Centre hospitalier spécialisé du Bon-Sauveur.

Caen dispose de deux centres de recherche d'importance nationale  : le Grand accélérateur national d'ions lourds (GANIL) et le Centre d'imagerie cérébrale et de recherche en neurosciences (CYCERON).

Par ailleurs de nombreuses équipes de recherche travaillent dans les laboratoires de l'Université de Caen ou de l'ENSICAEN.

La pierre blonde, dont les carrières, aujourd'hui fermées, s'étendent sous la ville de Caen, fut très utilisée par les souverains normands notamment pour les grands bâtiments en Angleterre puis, plus tard, pour les premiers gratte-ciels de New York. Au XIXe siècle, 200 bateaux font la navette avec le port de Caen d'où partent 25 000 tonnes par an. La concurrence du béton, ajoutée à l'exploitation de plus en plus difficile des galeries, avait entraîné une cessation d'activité, la pierre de Saint-Maximin la remplaçant sur les bâtiments publics.

Sous l'impulsion de Jean-Marie Girault, la construction du Mémorial de Caen profite en 1986 d'une autorisation temporaire d'extraction. En mars 2004, la carrière de Cintheaux, fermée à fin du XIXe siècle, a été rouverte à la demande de la Ville de Caen pour fournir de la pierre de Caen aux grands chantiers de restauration alors entrepris.

Les anciennes carrières médiévales représentent un réseau de galeries souterraines de 200 à 300 hectares. Lors du débarquement de Normandie, les Caennais s'y réfugient entre juin et juillet 1944, jusqu'à 15000 à Mondeville, Fleury-sur-Orne, La Maladrerie et Vaucelles. Pour surveiller ses souterrains, Caen est une des rares villes françaises à être dotée, comme Paris, d'un service des carrières.

Caen dispose d'une équipe de football évoluant au plus haut niveau français depuis 2007 : le Stade Malherbe de Caen.

Fondé en 1913, le club adopte le statut professionnel en 1984. Depuis 1993, le club évolue au stade Michel-d'Ornano. En 1996, le club est champion de France de Division 2, le seul titre professionnel de son histoire. En 2004-2005, Caen est élu meilleur public de Ligue 1 par la Ligue de football professionnel, signe de la popularité du club dans la région.

Depuis août 2006, le club dispose de nouveaux locaux, modernes et fonctionnels, bâtis pour un coût de trois millions d'euros, qui abritent le siège du club et le centre de formation. Ce dernier a permis la formation de nombreux joueurs, parmi lesquels Franck Dumas, William Gallas, David Sommeil, Jérôme Rothen, Bernard Mendy, Grégory Tafforeau, Mathieu Bodmer, Anthony Deroin, Ronald Zubar ou encore Yoan Gouffran.

Caen dispose également d'une équipe de hockey sur glace évoluant en Division 1, les Drakkars, qui avait auparavant accédé à la Ligue Magnus de 2005 à 2008, et antérieurement de 1998 à 2001 (l'équipe était alors nommée les Léopards).

Depuis 2007, le Stade Caennais Rugby Club représente l'agglomération caennaise en Championnat de France de troisième division fédérale masculine.

Le rugby caennais est également représenté à haut niveau féminin par l'Ovalie Caennaise, le club de rugby à XV qui totalise 3 titres de championnes de France (sous le nom de Caen Rugby Club) et 4 de vice-championnes en 7 ans (de 1999 à 2005). Le club joue encore les tous premiers rôles en championnat et fournit nombre d'internationales à l'équipe de France.

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Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie

Logo SM Caen

Le Stade Malherbe de Caen (SM Caen) est un club de football français fondé en 1913. Le club caennais est présidé par Jean-François Fortin. L'équipe première est dirigée par Patrick Parizon et par Franck Dumas.

Le SM Caen évolue au stade Michel-d'Ornano depuis 1993. Il a remporté un championnat de France de Ligue 2 en 1996 et a atteint la finale de la coupe de la Ligue en 2005.

L'équipe première participe au Championnat de France de Ligue 1 depuis 2007.

Le Stade Malherbe doit son nom au poète François de Malherbe (1555-1628), natif de Caen.

L'Union Athlétique du Lycée Malherbe est fondée en 1892 (1897 selon certaines sources) par des étudiants et lycéens. Citons parmi eux Detolle, Berger, Gouville et Mériel. Le football est l'activité majeure de ce club, mais il semble que sa pratique officielle ne débute qu'en 1899. Les premiers maillots sont rayés verticalement noir et blanc. Champion USFSA de Basse-Normandie dès sa première édition en 1903, l'UAL écarte le FC Rennais en quart de finale du Championnat de France (4-1), mais tombe en demi-finale contre les Parisiens du RC France (5-1). L'UAL devient Club Malherbe Caennais en 1908 et décroche trois nouveaux titres de champion de Basse-Normandie en 1909, 1910 et 1912.

Le 17 novembre 1913, le Club Malherbe Caennais fusionne avec le club omnisports du Club Sportif Caennais, fondé en 1898, champion USFSA de Basse-Normandie en 1907. Ils donnent naissance au Stade Malherbe Caennais. Le club est omnisports et adopte les couleurs rouge et bleu du CSC. Sous ce nouveau label, les caennais enlèvent six titres de champion de Division Honneur Basse-Normandie entre 1920 et 1928. En 1934, le club acquiert brièvement le statut professionnel, qu'il abandonne dès 1938.

Après guerre, le Stade Malherbe Caennais est une équipe évoluant en Championnat de France Amateurs. En 1970 le club intègre une première fois la Division 2, lorsque celle-ci est élargie, mais ce n'est qu'en 1984 qu'il y met pied pour de bon, en adoptant dans la foulée le statut professionnel.

En 1988 le club découvre enfin la Division 1. Un an plus tard, après un maintien obtenu in extremis, il est rebaptisé Stade Malherbe Caen Calvados Basse Normandie. Le club s'ancre en Division 1, mais à l'automne 1991 on apprend que le club est proche du dépôt de bilan. Finalement le club est sauvé financièrement grâce à la participation d'entreprises et de collectivités locales, et l'équipe de réalise une saison exceptionnelle : le Stade Malherbe termine 5e de Division 1, et obtient sa première, et à ce jour unique, qualification pour la Coupe de l'UEFA.

En 1993 l'équipe quitte l'emblématique Stade de Venoix pour le stade Michel-d'Ornano. Malheureusement elle n'est pas à la hauteur sportivement : en 1995 le club est relégué. Champions de Division 2 en 1996, les caennais ne retrouvent l'élite qu'une seule saison. Le Stade Malherbe devient un club ordinaire de Division 2. En 2003-2004, il est promu pour la 3ème fois en Ligue 1. Le dénouement de la saison est cruel : les caennais atteignent la finale de Coupe de la Ligue mais sont battus par le RC Strasbourg (2-1), et sont relégués suite à une ultime défaite à Istres (3-2).

Après deux saisons en Ligue 2, le Stade Malherbe est de retour en Ligue 1 en 2007, et obtient son maintien dans l'élite pour la première fois depuis 1994.

Le Stade Malherbe de Caen n'a participé qu'une seule fois à la coupe d'Europe : en terminant à la 5e place du championnat 1991-1992, Caen se qualifie pour le 1er tour de la Coupe UEFA 1992-1993, face au prestigieux Real Saragosse, où évoluent entre autres le champion du monde Andreas Brehme et Gustavo Poyet.

Le match aller est désigné match de l'année 1992 par France Football. Lors du match retour en Espagne, l'arbitrage, dirigé par le sulfureux arbitre gallois Howard King, est objet à polémique, Thierry Roland s'exclamant en direct sur TF1 : « Ah j'ai rarement vu un trio de nulos pareil... Faudrait les empailler ceux là ».

L'Union Athlétique du Lycée Malherbe (UALM) portait un maillot composé de rayures verticales noires et blanches, tandis que le Club Sportif caennais (CSC) utilisait des rayures horizontales bleues et rouges. Suite à la fusion des deux clubs en 1913, les deux présidents décidèrent de mêler les couleurs et les sigles en adoptant les rayures verticales de l'UALM et les couleurs du CSC.

Plus tard, au gré des saisons, les rayures sont ou non utilisées, mais le maillot reste généralement bleu et rouge. En 1991-1992, le Stade Malherbe de Caen, équipé par Puma, retrouve son maillot d'origine, à rayures verticales bleues et rouges. Les résultats historiques obtenus cette saison (5e de Division 1, le club se qualifie à la Coupe UEFA) expliquent probablement que que le club y soit depuis resté fidèle.

En 2000-2001, le nouvel équipementier Le Coq Sportif propose un maillot sans rayure. Le club termine 17e de Division 2, pire classement depuis l'adoption du statut professionnel. La saison suivante, le maillot est de nouveau rayé, à la grande joie des supporters.

Lors la saison 2008-2009, Nike, l'équipementier du club depuis une saison, décide à son tour de supprimer les rayures verticales, et les remplace par deux grandes bandes verticales rouge et bleue.

Les supporters du Malherbe Normandy Kop, militent pour un retour au logo précédent et ont lancé une pétition en ligne à ce sujet.

L'actionnariat se veut régional. Le Crédit agricole, le groupe Batteur, le groupe Hamelin, Eurologistic, les Maîtres laitiers du Cotentin, Frial, la société de placements financiers ASM et des actionnaires du groupe Accor détiennent 70 % du capital du club. Le reste est la propriété d'une SAS de 46 actionnaires normands.

Lors de la saison 2006-2007, le budget de fonctionnement du club se montait à 17,7 M€ .

En 2007-2008, suite à la promotion en Ligue 1, le budget est estimé à 27 M€ . Pour la saison 2008-2009, le budget prévisionnel se monte à 32 M€ , ce qui ferait du Stade Malherbe le 13e club de l'élite en la matière.

S'il ne fallait en choisir qu'un, ce serait peut être Pascal Théault, né à Caen, entré au club en 1964 (à 8 ans !), joueur jusqu'en 1986 (élu joueur de l'année de division 2 en 1984 par France Football), responsable au sein du club de 1976 à 1997, et enfin entraîneur de l'équipe première de 1997 à 2000. Il aura tout connu de l'ascension du club de son coeur, du monde amateur à la coupe d'Europe.

Deux des joueurs les plus emblématiques du Stade Malherbe “amateur” sont Alain Douville, gardien de but caennais de 1973 à 1985, et Jean-Paul Bouffandeau, élu meilleur joueur amateur français en 1976.

Au cours des années 1980, les défenseurs Yvan Lebourgeois (de 1984 à 1996) et Christophe Point (de 1976 à 1995) marquent le club de leur fidélité. C'est aussi l'époque des premiers exploits de Pierre Mankowski sur le banc : arrivé en temps qu'entraîneur-joueur en 1983, il est élu entraîneur de l'année de Division 2 trois fois (1984, 1987, 1988) avant de mener le Stade Malherbe en Division 1 (1988). Il reviendra en 1995 après la redescente du club en Division 2 : en 1996 le club est champion de France de D2 (c'est à ce jour le seul titre national du Stade Malherbe) et retrouve sa place dans l'élite.

En 1988 le club est en première division : les anglais Graham Rix et Brian Stein marquent de leur empreinte le club qui se maintient à l'arrachée. Fabrice Divert devient la première star nationale issue du club. Avant de quitter le club en 1991, il sera le premier joueur du SM Caen à connaître une sélection en équipe de France.

Le début des années 1990 voit le Stade Malherbe décoller sous la houlette de Daniel Jeandupeux : le gardien Philippe Montanier, les défenseurs Franck Dumas et Hippolyte Dangbeto, les milieux de terrain Michel Rio, Willy Görter et Benoît Cauet, l'ailier Jesper Olsen, les attaquants Xavier Gravelaine (le second joueur du club à connaître une sélection en équipe de France) et Stéphane Paille (ancien international français) brillent parmi cette formidable équipe.

En 1992, le champion du monde argentin Gabriel Calderon est recruté : il reviendra en 1997 en tant qu'entraîneur puis en tant que responsable du centre de formation. Le milieu de terrain Stéphane Dedebant va mener le jeu caennais pendant 5 ans et frôle l'équipe de France, avant de se blesser.

En 1994, les étoiles Alexander Mostovoi et Kennet Andersson passent furtivement mais n'empêchent pas le club de sombrer en Division 2. Luc Borrelli, Franck Priou et l'ancien international Pascal Vahirua aident le club à retrouver sa place en Division 1, mais le club redescendra.

A partir de 1996, le Stade Malherbe va avant tout briller par la qualité des produits de son centre de formation, qui rejoignent régulièrement des clubs de Division 1 : William Gallas (parti en 1997 à Marseille), Frédéric Née (parti en 1998 à Bastia), Jérôme Rothen, Bernard Mendy (partis en 2000 à Troyes et Paris), Grégory Tafforeau (parti en 2001 à Lille), Mathieu Bodmer (parti en 2003 à Lille), Ronald Zubar (parti en 2006 à Marseille), etc.

Les passages sur le banc de Patrick Remy de 2002 à 2005, puis de Franck Dumas depuis 2005, coïncident avec le retour au premier plan du club. Cyrille Watier devient le meilleur buteur caennais de l'ère professionnelle (57 buts en 6 saisons). En 2004-2005, Sébastien Mazure termine quatrième meilleur buteur et premier buteur français de Ligue 1 (13 buts) mais ne peut empêcher le club de redescendre en Ligue 2.

Le meneur de jeu Anthony Deroin, au club depuis 1997, et le latéral Nicolas Seube, au club depuis 2001, deviennent les patrons de l'équipe, dont le joyau est Yoan Gouffran. Le jeune attaquant rejoint après trois saisons pleines les Bordeaux !Girondins de Bordeaux, ce qui permet au Stade Malherbe de recruter Steve Savidan. Ce dernier devient en novembre 2008 le troisième joueur de l'histoire du club à connaître une sélection en équipe de France.

Jusqu'au milieu des années 1980, le Stade Malherbe attire un public modeste et tranquille au stade de Venoix. En 1988, le club découvre l'élite. Les bons résultats du Stade Malherbe de Caen (particulièrement à domicile) et la générosité de l'équipe contribuent à faire du vétuste stade de Venoix une enceinte à l’ambiance particulièrement « chaude ».

En 1989, la Brigade Viking, considérée comme proche des South Winners (un groupe de supporters de l’Olympique de Marseille), fait son apparition dans le virage Venoix. En 1991, alors que le club va connaître sa première qualification à la coupe d'Europe, deux nouveaux groupes sont créés : les Gunners 91 (d’inspiration britannique, le club compte alors dans ses rangs deux joueurs britanniques : Brian Stein et Graham Rix) et le Kop Of Hund Boys (considéré comme proche des supporters du Paris Saint-Germain).

Lors du déménagement de l’équipe première au stade Michel-d'Ornano en 1993, les trois groupes, aux mentalités assez différentes, s’installent en tribune Populaire B. En 1995, le Kop Of Hund Boys disparaît. En mars 1996, les Gunners et ce qui reste de la Brigade Viking fondent le Malherbe Normandy Kop (ou MNK 96). Certains anciens membres Gunners, déçus par cette fusion, fondent le Drakkar Side, qui tente de s’installer en Populaire E, sans succès. Ce groupe disparait en 2000.

Depuis sa création, le MNK 96 est donc le principal, voire le seul, groupe de supporters du Stade Malherbe de Caen. Pendant plusieurs années, alors que le club est enlisé en deuxième division, le groupe peine à prendre son envol. Mais à partir de 2001, ses activités deviennent plus visibles et plus « ultra ». En 2002 le groupe déménage au centre de la tribune Populaire B, derrière les buts. Le renouveau sportif que connaît le club à partir de l’hiver 2003 va être accompagné par le développement du MNK 96, qui construit une identité, et parvient à entraîner le reste des spectateurs certains soirs de match. Dix ans après le déménagement au stade Michel-d'Ornano, l’ambiance y est enfin au rendez vous.

Depuis 2007, les Fans Caen tentent d'animer un deuxième kop en tribune Populaire E, à l'opposé de la populaire B, avec plus ou moins de succès. Enfin, une association regroupant des supporters exilés, les Paris Drakkars, suit l'équipe, en particulier lors des déplacements, depuis 2005.

Il fut longtemps difficile de trouver des supporters célèbres du Stade Malherbe. Suite aux bons résultats récents, certains se sont déclarés. Citons Denis Brogniart , Flavie Flament , Michel Drucker , Nelly Viennot (première femme arbitre à avoir officié en Ligue 1) , Cindy Fabre (Miss France 2005), Olivier Barroux de Kad et Olivier, Henri Sannier, Daniel Mangeas.

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Caen Basket Calvados

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Le Caen Basket Calvados est un club français de basket-ball évoluant en NM2 (4e division du championnat de France), basé à Caen.

Le Caen Basket Calvados ou CBC (Caen Basket Club jusqu'en 1982) est né en 1959. Les rencontres à domicile se jouent au Palais des Sports de Caen (3000 places). Les débuts sont très prometteurs malgrés des performances en dents de scie avec deux rétrogradations en 1964 et 1969, suivies de deux remontées en 1966 et 1970. Le club terminera troisième lors du championnat de Nationale 1 A en 1960.

Dans les années 1970 le Caen BC connaît ses heures de gloire avec une première participation à la Coupe d'Europe en 1971. Le CBC se stabilise au plus haut niveau du basket français et de 1976 à 1979 il terminera chaque saison sur le podium du championnat en disputant notamment deux finales (perdues) contre l'ASVEL et le MSB, en 1977 et 1979. En 1978, le club atteindra même les demies-finales de la Coupe d'Europe. Ce pendant, la fin des années 1980 sonne le glas pour le CBC qui est relégué à l'étage inférieur au terme de la saison 1988-1989. Après plusieurs tentatives ratées pour remonter en Nationale 1A, le CBC sombre en 1997 avec une 16ème place et des problèmes financiers. Le club sera alors rétrogradé en Natinale 4.

Reparti de zéro, le Caen Basket Calvados se reconstruit et remonte successivement en Nationale 3 en 1998 puis en Nationale 2 en 1999, niveau dans lequel il évolue actuellement.

Le CBC a appartenu pendant 31 saisons à l'élite du championnat de France, pour un bilan de 355 victoires, 18 matchs nuls et 357 défaîtes en 730 matchs. Durant ces périodes il a porté différents noms: Stade Malherbe de Caen, Caen CBN, Caen BC et Horses de Caen.

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Université de Caen Basse-Normandie

Plan de l’université avant les transformations de la fin du XIXe.

L’université de Caen, dont le nom complet actuel est Université de Caen Basse-Normandie (UCBN), est une université française, basée à Caen (Calvados). C’est la seule université de la région, c’est pourquoi elle est multidisciplinaire. 24 000 étudiants y sont inscrits, dont 22 000 sur les sites caennais.

Elle regroupe 11 facultés ou unités de formation et de recherche (UFR) : UFR de droit et sciences politiques, UFR de sciences économiques et de gestion, UFR de sciences de l’homme, UFR de langues vivantes étrangères, UFR d’histoire, UFR de géographie, UFR de médecine, UFR de sciences pharmaceutiques, UFR de sciences et techniques des activités physiques et sportives, UFR de sciences, UFR de psychologie.

Elle comprend également un institut de préparation à l’administration générale (IPAG), un institut d’administration des entreprises(IAE), un Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBFA), un Institut Universitaire de Formation de Maitres (IUFM) et une école d’ingénieur.

L’Université a ses principales implantations à Caen, sur cinq campus différents.

L’Université est présidée par Josette Travert.

La prise de la ville de Caen par le roi Henri V ayant entraîné la destruction ou l’abandon des institutions éducatives précédentes, il se contenta d’y établir des écoles de théologie et de droit. C’est sous son fils Henri VI, duc de Normandie, que le duc de Bedford a fondé l’université de Caen en 1432 pour se concilier la population. Les lettres patentes accordées l’année précédente ne la dotaient que de facultés de droit canonique et droit civil mais les facultés des arts, médecine et théologie sont instituées dès 1437. Les statuts régissant l’université sont donnés en 1439 lors de l’inauguration solennelle dans l’église Saint-Pierre. Les armoiries de l’université étaient d’azur, au bras mouvant d’une nuée placé en chef, le tout au naturel, la main tenant un livre d’argent, droit et fermé accosté à dextre d’une fleur de lys d’or et à senestre d’un léopard de même.

Lorsqu’il reprend la ville, Charles VII commence par supprimer la faculté de droit civil sous le prétexte qu’il n’en existait pas dans l’Université de Paris avant de la relever en 1452. L’université en fut si reconnaissante qu’elle offrit de brûler les chartes d’Henri VI, ce que Louis XI ne permit pas, lui ordonnant même de célébrer le rétablissement d’Henri VI sur le trône d’Angleterre du 30 octobre 1470. Jusque là, les premiers enseignements étaient dispensés dans les locaux du baillage et de la vicomté de Caen situés rue des Cordeliers. La demeure est acquise dans sa totalité en 1443 et agrandie grâce à des donations en 1444, puis en 1477. Une salle de la porte Saint-Julien était également utilisée comme amphithéâtre de médecine.

L’université plaça alors sa ville et sa province au firmament du savoir, à tel point que lorsque le roi Louis XIV fit publier la liste des auteurs ad usum delphini, dont l’idée revient au Caennais P.-D. Huet, la ville de Caen fournit à elle seule plus d’hommes capables d’y travailler que des provinces entières.

L’érudit néerlandais Gaspard van Baerle y étudia la médecine au début du XVIIe siècle. L’université disposait de plusieurs collèges dans la ville, le collège du Mont, le collège du Bois, le collège du Cloutier et le collège des Arts. C’est à l’occasion de la Fête aux Normands que célébrait l’université chaque année le 8 décembre qu’en 1527, l’avocat Jean Le Mercier invita les poètes à concourir pour des prix, circonstance d’où est né le célèbre Palinod de Normandie auquel la Muse normande doit tant, et qui se pérennisa jusqu’à la Révolution.

Entre 1694 et 1704, l’architecte Brodon construisit le palais des facultés sur la rue Pasteur, alors appelée rue de la Chaîne car on tendait une chaîne au début des cours à l’entrée de la rue pour éviter le passage des chariots susceptible de gêner les étudiants. C’était un bâtiment composé d’un corps central de cinq travées à un étage flanqué de deux ailes latérales de trois travées, chacune à un seul niveau. Deux bâtiments à un niveau, parallèles au premier et en avant, complétaient ce dispositif qui formait ainsi une petite place ouverte sur la rue Pasteur. Au moment où la Révolution française se prépare, l'université de Caen est l'une des plus puissantes du royaume. Sa bibliothèque est l'une des mieux dotées et le traitement élevé dont disposent les professeurs montrent que la situation financière est favorable. En ce qui concerne les effectifs (388 étudiants en novembre 1788), la faculté de droit est la troisième de France (après Paris et Toulouse) et la faculté de médecine se place en quatrième rang (après Paris, Toulouse et Montpellier).

Quand le révolution éclate, l'université est atteinte à son tour. À la rentrée de novembre 1789, les effectifs s'effondrent et une partie des fonds de la bibliothèque est vendue par le bibliothécaire qui se prépare à s'exiler en Angleterre. La crise éclate en 1791 quand les professeurs appartenant à un ordre religieux refusent de prêter le serment que les "ecclésiastiques fonctionnaires publics" doivent prêter en vertu du décret du 27 novembre 1790. Par une déclaration du 25 mai 1791, le corps universitaire condamne la constitution civile du clergé et refuse également de prêter le serment exigé par le décret du 22 mars 1791. Suite à cette déclaration, l'université reçoit le soutien du pape Pie VI dans un bref apostolique du 9 juillet 1791. L'établissement est finalement fermé, anticipant ainsi de plus de deux ans la suspension de l'enseignement universitaire dans l'ensemble du pays le 15 septembre 1793.

L'université est rétablit par Napoléon Ier. La plus grande partie des locaux est alors occupée par le tribunal civil. Pour palier le manque de place, l'ancien collège des Arts est mis à disposition de l'Université. Il est reconstruit en 1841 pour abriter la faculté des Sciences. En 1843, le tribunal s'installe définitivement place Fontette et les bâtiments sont alors remaniés. En avril 1875, on prend la décision d’agrandir les bâtiments. On rehausse les bâtiments latéraux d’un étage et on double en épaisseur le corps central, notamment en construisant un avant-corps central sur la cour arrière pour abriter l’escalier. Deux nouvelles ailes sont construites le long de la rue aux Namps, puis devant le chevet de l’église. Tous les nouveaux bâtiments, inaugurés le 6 juin 1894, sont construits sur un soubassement afin de rattraper la pente existant entre la rue Pasteur et la rue Saint-Sauveur. Hormis ce fait, les extensions reprennent le même code architectural que les bâtiments originaux de facture classique : fenêtre avec voûte en plein cintre au rez-de-chaussée, fenêtre à linteau droit à l’étage et toit mansardé. Enfin, le 4 octobre 1903, est posée la première pierre de la bibliothèque des facultés. Ce bâtiment est construit le long de la rue Saint-Sauveur entre les deux ailes construites quelque temps auparavant, fermant ainsi la cour arrière.

En 1944, l’Université accueillait un millier d’étudiants. Le 7 juillet, un mois après le débarquement de Normandie, lors de la bataille de Caen, un bombardement aérien britannique (l’« opération Charnwood »), vit en l’espace de quarante minutes le largage de 2 200 tonnes de bombes explosives qui détruisit les bâtiments de l’université, alors qu’elle devait être épargnée. Quelques bombes tombent sur l’aile de la chimie, provoquant l’incendie dévastateur des produits inflammables.

Entre la rentrée d’octobre 1944 et 1954, les bâtiments de l’école normale d’instituteurs accueillent les étudiants en attendant la construction d’une nouvelle université. Sous l’impulsion de Pierre Daure, préfet puis recteur, et en concurrence avec Rouen, une nouvelle université vit le jour dans le quartier du Gaillon, alors terrain vague, en tablant sur l’accueil de 3 500 étudiants. Sa reconstruction s’étala de 1948 à 1957.

Pour marquer le souvenir douloureux de 1944, l’université a choisi comme symbole le phénix de la mythologie, en raison de sa capacité à renaître de ses cendres. L’oiseau fabuleux est désormais reproduit dans un logo stylisé omniprésent.

L’université de Caen, comme beaucoup de ses équivalentes, a connu une très forte croissance depuis l’inauguration de ses nouveaux locaux en juin 1957. Elle est passée de 4 000 étudiants à environ 25 000 en 2005.

Elle n’apparaît dans aucun classement international de type Shangaï.

11 mentions sont délivrées.

La licence est délivrée dans 3 domaines qui se déclinent ensuite en mentions.

La licence professionnelle est délivrée dans 3 domaines qui se déclinent ensuite en mentions.

Le master est délivré dans 4 domaines qui se déclinent ensuite en mentions.

En italique, personnes ayant été successivement élèves, puis professeurs à l'université.

La bibliothèque universitaire de Caen (Service commun de documentation) est Centre d'acquisition et de diffusion de l'information scientifique et technique (CADIST) pour l'histoire mondiale du XIXe siècle (à l'exception de l'Amérique latine et des anciennes colonies françaises).

L’université a reçu en legs, en 1942, la maquette en plâtre du plan de Rome (IVe siècle après J.-C.) que l’architecte Paul Bigot (1870-1942) a passé plusieurs décennies de sa vie à peaufiner. Cette maquette, d’une superficie d’environ 70 m² (11 m x 6 m, réalisée à l’échelle 1/400), protégée par les Monuments historiques, est exposée depuis 1995 dans les locaux de la Maison de la recherche en sciences humaines, à Caen. Les techniques informatiques donnent lieu à une reconstitution virtuelle dont une partie des travaux (images et vidéos de synthèse) sont visibles sur le site de l’université.

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Source : Wikipedia