CTP

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Posté par talos 22/03/2009 @ 16:13

Tags : ctp, emploi, société

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Contrat de transition professionnelle

Parallèlement à la mise en place de la convention de reclassement personnalisé (CRP), le gouvernement a instauré par ordonnance du 14 avril 2006, à titre expérimental sur 7 bassins d’emploi, un nouveau dispositif de sécurisation des parcours professionnels le contrat de transition professionnelle (CTP).

Mis en place à titre expérimental dans sept bassins d'emplois (Charleville-Mézières, Montbéliard, Morlaix, Saint-Dié, Toulon, Valenciennes, Vitré, et Châteauroux depuis l'annonce du Président N.Sarkozy en janvier 09), le contrat de transition professionnelle (CTP) s'adresse aux salariés dont le licenciement économique est envisagé dans une entreprise non soumise à l'obligation de proposer un congé de reclassement. Dans les entreprises concernées, l'obligation faite à l'employeur de proposer un contrat de transition professionnelle se substitue à l'obligation de proposer une convention de reclassement personnalisé.

Le contrat de transition professionnelle, d'une durée maximale de 12 mois, a pour objet le suivi d'un parcours de transition professionnelle pouvant comprendre des mesures d'accompagnement, des périodes de formation et des périodes de travail au sein d'entreprises ou d'organismes publics. Pendant la durée de ce contrat, et en dehors des périodes durant lesquelles il exerce une activité rémunérée, le titulaire du CTP perçoit une « allocation de transition professionnelle » égale à 80 % du salaire brut moyen perçu au cours des 12 mois précédant la conclusion du CTP.

Le contrat de transition professionnelle constitue un dispositif attractif pour les salariés licenciés pour motif économique, puisque plus de 77.4 % des salariés auxquels il a été proposé ont accepté d’adhérer à ce dispositif.

Ce taux d’acceptation est relativement homogène d’un bassin d’emploi à l’autre.

Depuis la fin du mois de mai dernier, les premières cohortes mensuelles entrées dans le dispositif arrivent au terme de leur accompagnement. Nous disposons depuis de 10 cohortes sorties, soit plus de 1410 bénéficiaires qui sont arrivés au terme de leur accompagnement de 12 mois.

On observe que pour ces cohortes 61.4 % de ces bénéficiaires ont retrouvé un emploi en CDI, CDD de 6 mois et plus, CTT de 6 mois et plus ou ont créé ou repris une entreprise au bout des 12 mois.

Ce taux de reclassement est toutefois relativement variable d’un bassin d’emploi à l’autre, sans qu’une corrélation très nette puisse être établie entre ce taux de reclassement et la situation du bassin d’emploi.

L’accompagnement dans l’emploi des bénéficiaires du CTP permet d’alterner des périodes de travail et des actions de formation longue pour une part importante d’entre eux.

Ainsi, près d’un tiers des bénéficiaires du CTP a pu effectuer une période de travail au cours de leur CTP et, pour bon nombre d’entre eux, ces périodes de travail ont représenté plus de 3 mois cumulés sur la durée du CTP.

Plus de la moitié des adhérents au CTP bénéficient au cours de leur accompagnement d’une action de formation de plus de 36 heures, leur permettant pour la plupart d’acquérir de nouvelles compétences et leur permettant de changer de métier. Dans le cas de la CRP, on estime que ce sont 25% des bénéficiaires qui accèdent à la formation professionnelle en cours d'accompagnement. Ce chiffre est de 12% pour les demandeurs d'emploi indemnisés par le régime d'assurance chômage et de 8% en moyenne pour les demandeurs d'emploi.

À l’issue du CTP, 43.6 % des bénéficiaires du CTP reclassés ont changé de métier. La densité en termes d’actions de formation du CTP y contribue probablement pour une large part.

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Imprimerie

Graveur sur bois

L'imprimerie est un ensemble de technologies permettant de reproduire des écrits et des illustrations en grande quantité sur des supports plans, généralement du papier, et pouvoir ainsi les distribuer à grande échelle. Les techniques vont de la composition des textes au façonnage (reliure, pliure…) en passant par l'impression et la relecture.

L'histoire de l'imprimerie est étroitement liée à celle de l'humanité. Depuis que l'Homme a développé des moyens de communiquer (peintures rupestres, écriture…), il a cherché à pérenniser ses œuvres et à les diffuser.

Des scribes égyptiens, qui gravaient la pierre, aux moines copistes médiévaux, qui passaient leurs journées à reproduire des œuvres — religieuses pour la plupart — en les recopiant à la main, l'homme a très vite cherché à automatiser ces moyens de copie.

L’imprimerie est étroitement liée au developpement de l’humanité et de la culture en général, dans le sens où elle permet une diffusion à moindre coût, donc rapide du savoir.

La xylographie a été pratiquée dès le VIIe siècle en Chine, puis en Corée et au Japon. Un million de textes bouddhiques en chinois furent imprimés sur l'ordre de l'impératrice Koken entre 764 et 770, et enfermés dans autant de stûpa. Plusieurs centaines de ces petits documents sont arrivées jusqu'à nous.

Les Chinois ont été les premiers à utiliser les caractères mobiles, au XIIe siècle. Cette technique leur permis de conserver fidèlement les traditions culturelles. L'inventeur chinois Bi Sheng employa dès 1040 des caractères mobiles en terre cuite.

Les caractères métalliques auraient vu le jour en Corée vers 1234. Le plus ancien livre imprimé à partir de caractères mobiles en métal date de 1377. Il s'agit du Jikji Simkyong.

De premiers bois gravés permettent la reproduction en nombre d'écrits, de gravures : ce procédé se nomme xylographie. Les balbutiements de la typographie se heurtent à un problème de taille : en cas d'erreur, il faut tout refaire.

Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg (son nom sera parfois francisé en « Gutemberg »), a vers 1440 l'idée d'utiliser un procédé analogue : l'usage des caractères mobiles en plomb. On attribue à Gutenberg la naissance de la typographie moderne, bien que cette dernière ait existé déjà en Corée, mais la véritable innovation de Gutenberg est l’introduction de la presse à imprimer. De cette évolution, on retiendra donc deux types d'ouvrages : les incunables, livres du début de l'ère Gutenberg édités entre 1450 et 1500, et les livres dits modernes, issus de la typographie, puis des techniques plus modernes telles que l'impression offset ou l'héliogravure.

L'innovation de Gutenberg réduit considérablement le nombre d'heures-hommes nécessaire (donc le coût) à la production du livre en Europe, et permet ainsi d'en élargir largement la diffusion.

Le patron des imprimeurs est saint Jean Porte Latine. L'imprimerie s'est longtemps enorgueillie de certaines traditions très colorées telles que l'Article IV et un chant (d)étonnant l'accompagnant, le À la….

L'activité d'imprimeur reste longtemps au stade du petit artisanat. Si les salaires sont faibles, le travail est considéré comme prestigieux. Le livre restant un objet coûteux, le typographe vit en permanence au contact des lettrés, ce qui le distingue. Privilège important : il a droit au port de l'épée.

Un atelier emploie en moyenne, en plus du maître qui s'occupe des corrections, quelques compositeurs qui assemblent les types et quelques pressiers. L'apprenti est l'homme à tout faire : il doit savoir lire et écrire le latin et le grec, et va faire son apprentissage durant deux à cinq ans au service du maître. Après son apprentissage, devenu compagnon, il fera son « tour de France », pour parfaire son métier avant de s'établir, comme c'est le cas dans tous les compagnonnages depuis le Moyen Âge.

Les imprimeurs signent leurs œuvres et l'on retrouve leur nom sur les livres qu'ils ont imprimés. La marque d'un maître peut être « blasonnée » et constituer ainsi une sorte d'héraldique de métier, comme ce fut le cas pour les compagnons passant tailleurs de pierre. Les marques d'imprimeur comportent des lettres : la lettre X (qui évoque le chrisme), V, S, ainsi que l'alpha et l'omega. Elle peut faire figurer des symboles comme le globe et la croix. Elle utilise aussi massivement le fameux « Quatre de Chiffre », marque mystérieuse et profondément christique, qui n'a pas encore livré tous ses secrets.

La typographie occupe la scène de la communication du XVIe siècle jusqu'au troisième quart du XXe siècle. Les temps modernes voient apparaître de nouvelles techniques de reproduction tant pour l'imprimerie proprement dite que pour la bureautique. La xérographie, procédé de photocopie, la ronéotypie, le fac-similé ou fax (télécopie). L'industrie graphique s'était auparavant dotée d'outils nouveaux avec l'avènement de l'impression offset remplaçant les caractères en relief par un procédé de report d'encre et d'eau sur une plaque. Les parties à ne pas imprimer reçoivent l'eau et les parties à reproduire, l'encre, qui est hydrophobe. La plaque est ensuite pressée contre un blanchet et le blanchet imprime par report la feuille. Ce procédé a permis d'introduire l'impression en quadrichromie, c'est-à-dire en couleurs, le spectre étant reproduit à partir de trois teintes primaires (le cyan, le magenta et le jaune) auxquelles on a ajouté le noir afin de renforcer les teintes et donner un meilleur contraste aux tirages en couleurs.

De Gutenberg au XIXe siècle, les innovations techniques sont des modifications de détail, visant à améliorer le rendement et l'efficacité. L'alliage utilisé pour les caractères reste sensiblement le même. Au XVIIIe siècle, l'Anglais Stanhope réalise la première presse entièrement métallique.

L'imprimerie a été révolutionnée dans les années 1880 par l'invention de la linotype (Otto Mergenthaler, 1884). Cette machine accélérait la composition en substituant au registrage manuel des caractères mobiles une saisie au clavier de chaque ligne de texte : non seulement l'opération était-elle accélérée, mais aussi plus sûre. La saisie du texte au clavier se traduit par la composition mécanique d'une matrice, qui sert ensuite de moule pour une coulée d'un alliage étain-plomb, formant une ligne-bloc d'un seul tenant. C'est cette ligne-bloc qui était encrée et qui réalisait l'impression proprement dite. La société Monotype Corporation Ltd créa au fil des années ses propres polices de caractères, inspirées des fontes historiques, et la plupart sont encore protégées par copyright aujourd'hui. Pour les livres et la presse, l'impression par machines linotype se substitua à l'imprimerie traditionnelle à partir de 1900 et régna sans partage jusqu'au début des années 1970.

Dans les années 1940, on imagina de substituer aux lignes-blocs une plaque qui pourrait indifféremment comporter du texte ou une image. Cette plaque imprimante fixait l'encre aux endroits voulus par charge électrostatique (plaque dite « électrographique ») ou par insolation (« cliché »). Cette technique donna naissance aux premiers photocopieurs et ouvrait la voie à la conception des plaques offset.

Parallèlement, la composition s'est informatisée. On a vu apparaître, à la fin des années 1960, début des années 1970, les premiers procédés de photocomposition. Un système de miroirs, dans lesquels les caractères étaient ajourés, servait de « pochoir » à la lumière qui allait impressionner une surface sensible, le « bromure », lequel était ensuite révélé et fixé comme un papier photographique ordinaire. Les textes ainsi composés — au kilomètre — allaient ensuite être montés sur les supports et la mise en page se faisait manuellement. Le montage achevé, on réalisait un cliché du tout puis on insolait la plaque qui allait servir à l'impression. La photocomposition et le tirage offset allait perdurer presque vingt ans, les procédés évoluant avec l'apparition du laser qui allait insoler directement les films, faisant disparaître les systèmes à miroirs. Dès cette époque, les livres n'étaient plus « imprimés » comme c'était encore le cas avec la linotype : on ne voit plus la pression des caractères sur le papier, l'encre est simplement absorbée sur le papier à l'endroit où elle est fixée par la plaque offset.

Le grand tournant de cette fin de siècle fut l'apparition des premiers ordinateurs personnels et surtout des Macintosh, à partir de 1984, qui ont vu la démocratisation de la publication assistée par ordinateur (PAO), auparavant réservée aux mainframes et à la mini-informatique. Ce micro-ordinateur a permis avec un budget artisanal de tout faire sur le même poste : acquisition d'images numérisées, retouche d'images, création de dessins vectoriels, mise en pages avec des logiciels dédiés, permettant d'amalgamer textes et images. Ces opérations étaient déjà possibles sur des systèmes dédiés mais au coût prohibitif. Le Macintosh, en particulier, a permis de rendre ce métier accessible tout en provoquant certains dérapages : en effet, la démocratisation d'une technique ne démocratisait pas pour autant le savoir-faire associé (connaissance par exemple des règles typographiques, incontournables dans le domaine professionnel).

Parallèlement à l'évolution de la composition, toute la chaîne graphique se met à connaître de profonds bouleversements. Ainsi, à partir du poste de composition, photogravure et mise en page sont venus s'adjoindre divers périphériques d'écriture tels que les CtF (Computer to Film), appelés aussi flasheuses, qui permettent d'insoler les films de chacune des couleurs d'impression (quatre dans le cas de la quadrichromie) afin de produire les plaques par transfert optique. Ce progrès permet de se passer du montage manuel des mises en page. Le transfert optique fait cependant perdre de la définition dans les points de trame et ne dispense pas de retouches sur plaques, car il peut y avoir des « pétouilles », dépôts parasites dus à des poussières.

L'évolution suivante a été le CtP (Computer to Plate) — graveur de plaques — où le film a été remplacé par la plaque (base aluminium en général, parfois en polyester) qui sera alors insolée ou « gravée » directement à partir du fichier électronique. Ensuite, l'opérateur n'a plus qu'à caler ses plaques directement sur la presse.

Dernière évolution en date, concernant la presse offset classique, c'est l'embarquement du système CtP sur la presse. C'est ce que l'on appelle le DI (Direct imaging). Il n'y a alors plus d'opération intermédiaire entre le poste de mise en pages et la presse, la gravure se faisant directement sur le cylindre porte-plaque de la presse offset. Avantage : repérage exceptionnel des différents groupes et économie de temps de calage.

Un autre créneau nait de l'évolution des photocopieurs : les presses dites numériques où tout le système classique a été remplacé par des systèmes de transfert d'image du type photocopieurs, permettant alors des tirages instantanés et fidèles du document d'entrée (fichier, épreuve…), avec un coût largement supérieur qui le réserve dans un premier temps, aux courts tirages (thèses, autoédition…).

Connectés à des bases de données, ces procédés d'impression numérique permettent également de produire des documents contenant des textes et des images variables : annuaires, horaires, tarifs, catalogues simples…

C'est le procédé qui produit le plus gros volume d'imprimés (timbres, magazines, journaux, emballage, livres…). Il est basé sur la répulsion de deux produits antagonistes : l'eau et la graisse (ici, l'encre et l'eau).

Dans ce procédé, l'image « copiée » sur la forme imprimante (plaque de métal) sera après traitement représentée par la « couche sensible » grasse par nature, tandis que la partie sans image sera représentée par le métal nu dépouillé de sa couche (aluminium traité) qui lui est hydrophile.

La plaque sera ensuite humidifiée, les parties « blanches » fixeront l'eau, tandis que l'image « grasse » repoussera l'eau et pourra accepter l'encre (grasse).

Le procédé tient son nom de l'anglais « off set » parce que l'image est reportée de la plaque imprimante à un « blanchet » en caoutchouc, puis du blanchet au papier.

Historique : La lithographie évolua vers la métallographie et Aloys Senefelder lui-même utilisa le zinc et le cuivre jaune, puis l'étain, sans grand succès. Il mit sur pied une machine dotée d'un cylindre gravé à l'eau forte ; la principale difficulté à l'époque étant la préparation de la surface imprimante. En 1879, un brevet est déposé par Trottier et Missier donnant naissance à la calcographie ; l'utilisation d'un habillage caoutchouc permettant le report de l'image. Henri Voirin s'appliqua à donner une impulsion vigoureuse à ce procédé. Cette machine permet d'imprimer sur des surfaces flexibles, étoffes, cuirs, peaux… mais il se heurte, en France, à une résistance tenace auprès des patrons et ouvriers lithographes de l'époque. Auguste Marinoni et Jules Michaud firent breveter, en Angleterre, le 4 septembre 1884, sous le matricule 12010, une machine perfectionnée imprimant une ou plusieurs couleurs sur métal, bois, papiers et autres ; il est question d'une presse rotative indirecte. Une machine baptisée Diligente fut présentée par la maison Marinoni, à l'exposition Universelle de Paris en 1889. Jules Voirin, fils de l'inventeur, reprit l'étude de ce système et présenta en 1910 à l'exposition des Arts Graphiques, une nouvelle roto-calco Voirin. Les anglo-saxons ont coutume d'attribuer à l'imprimeur américain Rubel, le mérite d'avoir inventé en 1904, le procédé Offset.

C'est un procédé dans lequel la forme imprimante est en creux. Le cylindre d'impression est en cuivre ou en inox et est gravé par un diamant, chimiquement ou au laser.

C'est la taille et la profondeur des « alvéoles » qui déterminent la tonalité de la couleur et reproduisent la gradation de l'image.

L'encre utilisée doit être très liquide pour permettre de bien remplir les alvéoles.

C'est un procédé en relief reprenant le principe de la typographie. La forme imprimante utilisée est le plus souvent un polymère. L'image est obtenue par photo-polymérisation (modification physico-chimique par l'action des UV).

La flexographie permet l'impression sur des supports très variés. On imprime essentiellement les emballages alimentaires. La flexographie permet d'utiliser des encres à séchage ultra rapide ou par ultra-violets.

La qualité obtenue est moyenne car le procédé n'autorise pas l'utilisation de trames fines mais de gros progrès sont en cours.

La sérigraphie (screen printing en anglais) tire son nom de la soie avec laquelle sont fabriqués les « écrans » (sorte de pochoirs) qui sont utilisés avec cette technique.

Une partie de cet écran est masquée (par utilisation d'un procédé photographique) et l'encre ne traverse que les parties nues de l'écran de soie qui s'interpose entre le support et l'encre.

Cette technique présente l'avantage de pouvoir s'appliquer à des supports variés et pas nécessairement plats (bouteilles, boîtes, textiles, machines, bois, etc.) et sur de grandes surfaces.

Procédé d'impression basé sur le principe du timbre en caoutchouc. La tampographie est une technique consistant a transferer l'encre contenue dans le creux d'un cliché, obtenu par photogravure chimique, sur un objet au moyen d'un tampon transfert en caoutchouc silicone. Parfaitement adapté a tout types de formes, de graphisme et de pieces, ce procédé garanti un marquage précis et rapide quels que soient les volumes a réaliser.

Il s'agit d'un procédé employant un cliché sur celluloïd composé à la machine à écrire, qui est reproduit à l'aide d'une solution à base d'alcool sur une presse rotative (le cyclostyle) appelée aussi « machine à alcool ».

Une surpression est créée dans un réservoir d'encre et entraîne l'éjection d'une goutte d'encre. Cette surpression peut-être créée thermiquement ou mécaniquement (à l'aide d'un cristal piézoélectrique).

Le cylindre d'impression est recouvert d'un polymère spécial qui est éclairé au laser ce qui induit un changement dans ses propriétés. Il va alors attirer de fines particules contenues dans un toner liquide ou solide (les toners liquides donnent une meilleure qualité car ils permettent de transférer plus de particules pour une même masse). L'encre va, par la suite, être transférée sur le papier puis chauffée (cuisson) afin d'assurer sa cohésion.

Un ruban contenant de l'encre est chauffé et piqué là où un point de trame est voulu. On reprend ainsi le principe de la dorure à chaud.

La fabrication d'un imprimé passe par différentes étapes rassemblant des savoir-faire et des matériaux différents et complémentaires. En règle générale elles sont regroupées sous un seul nom : la chaîne graphique.

La préparation d'un travail destiné à l'impression passe par les phases de réflexion sur le produit, l'écriture de son contenu, le rassemblement des matériaux illustratifs (photographies, dessins, graphes, etc.), puis sur l'ébauche de ce que devrait être le produit fini. Pour ce faire, on réalisera un rough (dans l'univers de la presse, on parle aussi de la réalisation d'un « monstre ») sur papier ou sur écran dans lequel on mettra le plus souvent du faux-texte. Une fois l'ébauche validée, on fournira à l'étape suivante le matériel nécessaire pour travailler le produit.

Le maquettiste va exécuter une ou plusieurs versions de mise en pages avec les matériaux fournis (textes, images, rough…) et l'on passera à l'étape de la composition. Dans l'édition de luxe la maquette est un moyen de créativité artistique où les disciplines typographiques, le graphisme, la conception de la reliure sont parfois confiés au même professionnel dont le nom sera cité.

La composition est l'étape qui consiste a mettre en forme un texte ou une page de texte afin d'être exploitable pour l'impression. Initialement elle était dite « typographique » et réalisée manuellement par assemblage de caractères en plomb, puis plus tard automatisée par des machines du genre « Linotype ».

Par la suite apparut la photocomposition qui générait le texte par projection d'un faisceau lumineux au travers d'une matrice (sorte d'écran négatif) produisant le résultat par insolation en continu sur du film en rouleau. Ces machines étaient souvent reliées directement à une développeuse pour un traitement automatique en continu.

Plus tard l'avènement de l'informatique a permis la saisie du texte (composition) directement sur ordinateur avec l'aide d'un logiciel de traitement de texte. Le résultat étant obtenu sur fichier informatique facilement exportable. Ainsi souvent le texte sera directement saisi et fourni par le client.

Dans certains cas on utilise une technique permettant de récupérer du texte déjà imprimé à l'aide d'un scanner et d'un logiciel de reconnaissance optique de caractères (OCR).

La mise en page consiste à réunir et assembler tous les éléments (textes, images, illustrations, fonds de couleurs) qui constituent la page finalisée.

Le photograveur entre alors dans la ronde. C'est lui qui va, grâce au scanner, numériser les images et les divers éléments qui composeront la page finalisée. Il a en charge la retouche des images avec un logiciel dédié: ajustement de la colorimétrie et du contraste des images, élimination des poussières, des défauts, et mise à l'échelle… Il se charge également de l'assemblage et de la mise en place des éléments qui composent la page (souvent seront incorporés plusieurs images, du texte et des fonds de couleurs). Il substituera alors à la « maquette de placement » une image finalisée en « haute définition » et fournira à l'imprimeur soit des films obtenus par « flashage », soit un fichier numérique contrôlable par l'intermédiaire d'un système OPI.

Cette opération réalisée par le photograveur ou une entreprise spécialisée consiste à produire les films nécessaires à la fabrication de la forme imprimante (plaques en zinc ou aluminium). L'équipement utilisé (flasheuse) transpose les informations du fichier numérique finalisé en éléments concrets et exploitables par l'imprimeur: les films « tramés » des quatre couleurs qui composent la quadrichromie dit (CMJN) CYAN MAGENTA JAUNE NOIR. Ces films (ou le fichier numérique) servent également à réaliser l'épreuve contractuelle soumise au client pour approbation. Après d'éventuelles corrections une dernière épreuve définitive appelée « BAT » (Bon à Tirer) est fournie à l'imprimeur qui pourra alors réaliser les plaques d'impression et s'efforcer au cours du « tirage » de respecter ce BAT.

Par le passé les épreuves étaient réalisées en photogravure sur des presses à contre-épreuves donnant un résultat assez flatteur mais difficile à reproduire par l'imprimeur. Cependant beaucoup d'imprimeries étant équipées de presses imprimant deux couleurs à la fois, elles demandaient au photograveur des épreuves accompagnées de « gammes progressives » déclinaison des assemblages de couleurs utilisés par la machine de l'imprimeur (gamme verte pour certains, violette pour d'autres). L'évolution du nombre de presses 4-couleurs est telle ainsi que le coût démesuré de l'investissement et la complexité pour le photograveur que ce genre d'épreuves a été totalement abandonné.

Le « Bon à Graver » doit être distingué du « Bon à Tirer ». Ce terme n'est pratiquement plus utilisé de nos jours ou employé à tort. Il était employé jadis quand la photogravure était encore un art et non une industrie. Il faut rappeler (ou dire) qu'à cette époque le délai moyen habituel pour finaliser un travail en photogravure variait de quelques jours à plusieurs semaines. Le Photograveur était alors tenu de présenter à son client un « état » provisoire de son travail. L'épreuve alors appelée « essai » entrainait presque toujours des retouches et des corrections inévitables. Une fois le client satisfait du travail, les corrections exécutées, les images retouchées, il donnait alors le « bon à graver » BAG dûment daté et signé. Ce document donnait le feu vert pour la fabrication (donc la gravure) des éléments à fournir à l'imprimeur.

Le BAG dégageait le photograveur de toute responsabilité à propos d'éventuelles erreurs (mise en page, fautes de frappe, d'orthographe ou de syntaxe, taille ou police de caractères…) qui auraient pu être constatées a posteriori. Le terme « BAG » ne devrait plus être employé de nos jours.

Lorsque l'imprimeur reçoit les films ou les fichiers numériques de toutes les pages qui constituent l'ensemble de sa commande, son rôle consiste à en prévoir l'imposition, c'est-à-dire de disposer les pages par « cahiers ». Cette disposition est particulière à son système en fonction de sa presse, du format, du nombre de pages, du pliage et du façonnage. Souvent l'imprimeur réalise une épreuve de contrôle appelée aussi Ozalid afin de s'assurer de la bonne séquence des pages et du pliage correct. Ce document sera plié et découpé afin d'en faire une morasse. L'imposition peut également se contrôler à l'aide d'un polichinelle : petit papier au format A4 plié autant de fois qu'il y a de poses dans le cahier, comme un petit livret dont les pages sont numérotées. Une fois déplié, le polichinelle donnera le plan d'imposition.

De manière traditionnelle à partir des films fournis ou obtenus par la technique du flashage CtF.

Dans la méthode traditionnelle, les films sont « copiés » par « insolation » sur la plaque offset métallique qui est ensuite développée par un processus chimique.

A la fin du travail de photogravure ou de PAO, lorsque la page complète est assemblée, les images et les textes mis en place et les couleurs ajustées, un contrôle est effectué au moyen d'une épreuve sur papier, d'abord dans un but interne pour vérifier le travail accompli et pour soumettre également celui-ci à l'approbation du client. Celui-ci peut alors demander des corrections ou des modifications et une nouvelle épreuve devra lui être soumise.

Lorsque le client est satisfait et accepte le résultat, il signe et date cette épreuve qui devient le bon à tirer (BAT). Ce document déclenche alors le travail de l'imprimeur, la réalisation de la forme imprimante et sera son référentiel (l'étalon en quelque sorte).

Il guidera l'imprimeur qui devra se conformer à « l'image » de ce BAT tout au long du tirage.

On commence par procéder au « calage » : mise en place des plaques sur les cylindres de la presse offset : machine à feuilles ou rotative, puis le « conducteur » procède au « réglage des encriers » (estimation du débit d'encre en fonction des consommations selon les parties claires ou sombres de l'image qui sera imprimée).

Vient ensuite « le pré-encrage » qui consiste à débuter l'impression lentement pour laisser l'encre se répartir sur les rouleaux, « nourrir » le blanchet et vérifier que l'image s'imprime correctement. Cette partie du tirage qui est une phase de réglage est détruite, elle est appelée la gâche papier.

Dès que l'encrage est correct et après vérification de la « barre de contrôle » (élément de mesure et de contrôle de la qualité appelée « gamme »), on affine le résultat pour être en conformité avec le BAT.

Si le client est présent au tirage, il signe alors le « Bon à Rouler » (en son absence, le chef d'atelier ou le conducteur assument cette fonction).

Le tirage proprement dit peut commencer et c'est alors le « suivi du tirage ». L'opérateur a une tâche bien précise pendant l'impression, celle de vérifier la stabilité de celle-ci : équilibre entre l'eau et l'encre, correspondance de la couleur vis à vis du modèle ou de la référence couleur qui lui est fournie. Au cours du tirage, il effectue différents relevés afin de contrôler ses réglages (à l'aide de la gamme de contrôle, visuellement ou à l'aide d'un densitomètre, manuel ou automatique par balayage) et être attentif aux défauts d'impression pouvant nuire à la qualité de son travail.

Tout au long de l'impression, il doit également s'assurer de la quantité suffisante d'encre, se trouvant dans les encriers et vérifier la qualité de sa solution de mouillage.

Il a une obligation finale, celle de livrer au département de la finition ou du façonnage, la quantité nécessaire à la transformation du papier (ou du support d'impression).

Le travail des opérateurs ou des ses assistants se termine par l'entretien de la presse (nettoyage si nécessaire des différents organes de celle-ci) en vue d'une nouvelle impression.

Une fois le travail d'impression terminé, les travaux complexes comprenant plusieurs cahiers assemblés et disposés selon l'imposition choisie se présentent soit sur une feuille à plat et en « pile » (c'est le cas des machines à feuilles) ou en bande continue (c'est le cas des rotatives).

Il est alors nécessaire de récupérer individuellement chaque feuillet ou chaque cahier et de finaliser le produit.

C'est le travail de finition appelé « façonnage » qui comporte plusieurs opérations : pliage du cahier (pour retrouver les pages dans l'ordre normal de lecture après la pliure), massicotage (pour couper le document au format définitif), assemblage des cahiers (par piqûre, collage ou agrafage), reliure (dans le cas de livres ou revues de luxe) et distribution.

Dans le cas des rotatives, les opérations de pliage, massicotage et même l'assemblage sont souvent automatisées et réalisées en continu sur la même machine.

Les techniques diffèrent quelque peu s'il s'agit de magazines, de livres, d'étiquettes ou des journaux.

Il existe des formations en imprimerie (BEP, BAC PRO, BTS, licence…), reconnue par l'éducation nationale. Il existe des formations professionnelles reconnues par le métier (CQP simple et complexe en pré presse et impression, mention complémentaire, façonnage, formation à la carte…).

CAP : Sérigraphie Industrielle.

BEP : Métier de la communication et des industries graphiques (MCIG),(2 ans), c'est un tronc commun entre le pré presse, l'impression et le façonnage.

BTS Communication et Industries Graphiques : deux options : « Étude et réalisation de Produits Graphiques » et « Étude et Réalisation de Produits Imprimés ». en 2 ou 3 ans suivant les écoles ou centres de formation.

CQP : Contrat de qualification professionnelle.

CQP simple en pré presse et en impression. CQP complexe en prépresse et en impression. CQP massicotier. CQP opérateur de plieuse. CQP encarteuse piqueuse.

CQP Clicheur (sérigraphie). CQP Coloriste (sérigraphie). CQP Conducteur (sérigraphie). CQP Façonnier (sérigraphie).

Renseignements sur les CQP de sérigraphie : Site du GPSF.

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Compagnie de transport de Perpignan Méditerranée

logo de la CTPM

La CTPM est une compagnie de transport sur le réseau de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Gérée par la Corporation française des transports (CFT) du groupe Trapsa & SuBús (Auplasa), elle exploite 26 lignes en 2008. Le réseau s'étend sur une desserte de 24 communes autour de Perpignan avec plus de 150 bus et environ une centaine pour le service scolaire depuis 2005.

Anciennement, la compagnie se nommait CTP (Compagnie Têt Perpignan) et ce jusqu'à 2003. Le réseau est géré par la CFT depuis 10 ans en 2008. Les Transports dans la ville de Perpignan ont depassé les 100 ans.

Le réseau dispose de toutes sortes de bus, notamment des MAN Noge Cittour 10 et 12, uniques en France, mais également des Renault Agora, PR100, PR100.2, PR112, Irisbus Citélis & Crossway, Heuliez GX107, GX117L, GX127L, GX217, Mercedes Intouro, Mercedes Noge Sprinter, récréo, connecto, setra s315GT, Véhixel advance, cityos 20 et 30, Gruau Microbus etc...

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Infographie en préimpression

La préimpression est une technique liée au secteur des arts graphiques et de l’imprimerie. La préimpression, ou prépresse, regroupe l’ensemble des opérations qui précèdent l’impression d’un document, que ce soit un journal, un manuel scolaire, un panneau de publicité ou un billet de spectacle. Ces diverses opérations consistent à mettre en page et assembler des documents graphiques afin de produire des plaques d'impression ou autres formes imprimantes qui seront montées sur une presse à imprimer. Aujourd’hui, les documents graphiques sont assemblés sur ordinateur à l’aide de logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur), dédiés à cet effet. Les fichiers numériques ainsi assemblés sont ensuite acheminés vers une imageuse à films (CtF) ou à plaques (CtP), ou encore directement à l’imprimante ou la presse dans le cas d’impressions numériques.

Le programme de formation d’infographie en préimpression est un programme national de formation technique post-secondaire dispensé exclusivement au Collège Ahuntsic pour tout le territoire du Québec et le seul programme collégial de formation de ce type offert en français en Amérique du Nord.

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Parti du peuple de Sierra Leone

Armoiries de la Sierra Leone

Cet article fait partie de la série sur la politique de la Sierra Leone, sous-série sur la politique.

Le Parti du peuple de Sierra Leone (PPSL) est le parti politique actuellement au pouvoir en Sierra Leone. La majorité de ses membres sont issus de l’ethnie Mendé, originaire du sud du pays. Le PPSL détint la majorité au Conseil législatif colonial de 1951 à 1961.

La fondation du PPSL remonte au mois d’avril 1951, avec la fusion de trois partis, à l’initiative de Siaka Stevens en réponse à la fusion de deux partis concurrents.

Le PPSL domina la vie politique sierra-léonaise au cours des années qui suivirent la Seconde Guerre mondiale. En 1955 et 1956, des émeutes éclatèrent suite à une grève de l’Union des artisans et des employés des transports. Cela contribua à augmenter l’animosité entre le PPSL et les parties de l’ethnie Krio. Après les élections de 1957, Milton Margaï se retira de la tête du PPSL pour laisser la place à son frère, Albert Margaï. L’année suivante, Albert Margaï fonda un nouveau parti avec Siaka Stevens, le Parti national du peuple, qui revendiquait une plus grande participation des sierra-léonais au gouvernement colonial britannique. S’inspirant de l’indépendance obtenue par le Ghana en 1957, le PNP entendait s’appuyer sur les élites pour gérer la transition vers l’indépendance.

Une fois l’indépendance acquise en 1961, Milton Margaï revint sur le devant de la scène et le PPSL se hissa seul au pouvoir et bien que tous les partis sauf un aient signé la constitution lors de la Conférence constitutionnelle de Londres, les opposants seront souvent l’objet d’arrestation et de détention.

La mort de Milton Margaï en 1964 fut l’occasion pour Albert de revenir à la tête du PPSL. Il tenta de renforcer la position des élites vis-à-vis des chefs et accentua l’aspect ethnique du parti, favorisant les Mendés. La crise économique de 1966 contribua à réduire la popularité de Margaï et les élections législatives de 1967 furent remportées par le Congrès de tout le peuple (CTP). Dans une ultime tentative de conserver le pouvoir, Margaï poussa l’armée, sous le commandement de David Lansana, à déclarer la loi martiale en vigueur. Le Conseil national de réforme fut mis en place pour gouverner le pays, ce qui permit au PPSL de conserver son influence.

Lansana fut rapidement évincé par un contre-coup d’État au mois d’avril, ce qui mit fin à la domination de la vie politique par le PPSL. Le Colonel Andrew Juxon-Smith instaure le Conseil de réforme militaire pour remplacer le Conseil national de réforme et la junte promit un retour du pays au pouvoir civil. Trouvant le processus trop lent, le CTP, les étudiants et provoquèrent la chute de la junte en 1969 et Siaka Stevens devint président.

Lorsque la Sierra Leone devint un État à parti unique en 1978, la plupart des cadres du PPLS rejoignirent les rangs du CTP.

Le PPSL revint au pouvoir en 1996 avec la victoire de Ahmad Tejan Kabbah à l’élection présidentielle, recueillant 70% des suffrages.

Au élections législatives du 14 mai 2002, le parti recueillit 69,9% des voix et remporta 83 des 112 sièges de la Chambre des représentants. Kabbah se représenta à l’élection présidentielle qui suivit, qu’il remporta avec 70,1% des voix.

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Pont de Wien

Le schéma de l'oscillateur à pont de Wien

Le pont de Wien, dû à Max Wien, est un circuit électrique composé de deux impédances Z1 et Z2 en série. Z1 est constituée d'une résistance R1 et d'un condensateur C1 en série, Z2 d'une résistance R2 et d'un condensateur C2 en parallèle.

Le pont de Wien peut être utilisé comme filtre.

Il peut aussi être utilisé pour réaliser un oscillateur produisant des signaux sinusoïdaux avec une faible distorsion.

C'est le circuit de réaction qui détermine la fréquence d'oscillation. En effet, celle-ci se produit à une fréquence où la condition d'oscillation n.Go = 1 est satisfaite. n et Go, tous deux complexes, représentent le « gain » du circuit de réaction et le gain de l'amplificateur.

À la fréquence soit , le « gain » du filtre de Wien vaut 1/3 et le signal de sortie est en phase avec le signal d'entrée. En raccordant le filtre de Wien entre la sortie et l'entrée d'un amplificateur de gain 3 (un amplificateur opérationnel dans la figure), on obtient un oscillateur qui produit une sinusoïde à la fréquence indiquée.

En général, on prend R1 = R2 et C1 = C2.

Le gain de l'AOP dépend des résistances R3 et R4 ; pour avoir un gain de 3, on prendra R3 = 2 R4.

Pour remédier à ce problème, on remplace R3 ou R4 par une CTP ou une CTN (résistances dont la valeur croît ou décroît avec la température). L'amplitude se stabilise à une valeur telle que R3 soit égale à 2 R4.

Cela fonctionne de la façon suivante : supposons que R4 soit une CTP. Si, pour une raison quelconque, l'amplitude croît légèrement, la puissance dissipée dans R4 augmente, ce qui fait croître sa valeur et donc réduit le gain de l'AOP, ce qui ramène l'amplitude à son niveau correct.

Le pont de Wien a été développé à l'origine par Max Wien en 1891. À cette époque, Wien n'avait pas les moyens de réaliser un circuit amplificateur et donc n'a pu construire un oscillateur. Le circuit moderne est dérivé de la thèse de mastère de William Hewlett en 1939. Hewlett, avec David Packard, co-fonda Hewlett-Packard. Leur premier produit fut le HP 200A, un oscillateur basé sur le pont de Wien. Le 200A est un instrument classique connu pour la faible distorsion du signal de sortie.

La CTP utilisée était simplement un filament de lampe à incandescence. Les oscillateurs à pont de Wien modernes utilisent, à la place d'un filament d'ampoule, des transistors à effet de champ ou des cellules photoélectriques. Des taux de distorsion de l'ordre de quelques parties par million peuvent être obtenus en améliorant légèrement le circuit original de W. Hewlett.

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Imagerie lenticulaire

Le procédé d'imagerie lenticulaire permet une communication visuelle à fort impact avec ses effets spéciaux tel que le relief (3D), les images changeantes (Flip) ou les animations.

Ces effets sont obtenus en suivant quatre étapes clef de production.

La feuille lenticulaire est composée de lentilles parallèles et de mêmes caractéristiques optiques : les lenticules. Chaque lenticule grossit et projette une micro bande d’image imprimée au verso de la feuille, de façon à ce que ces bandes soient vues séquentiellement sur base de l’angle de vision des lenticules. En utilisant les lentilles verticalement, il est alors possible de projeter des images stéréoscopiques pour chaque œil. En utilisant les lentilles horizontalement, il est aussi possible de projeter des séquences d’images changeantes, l’image vue par les yeux sera en fonction de l’angle de vision des lentilles.

Dans tous les cas, l’image doit être parfaitement alignée avec les lentilles. La feuille lenticulaire est un substrat optiquement transparent et stable, avec une surface verso lisse qui permet d’appliquer l’image par l’impression directe (offset) ou bien par contre collage et ce en parfait alignement avec les lentilles. L’image doit être faite pour correspondre parfaitement avec la mesure des lentilles.

Tout effet lenticulaire est composé d’au moins deux images de même taille. Par exemple ; un flip 2 positions (clown qui rit, clown qui pleure) se compose de deux images qui ont exactement la même taille. Une animation peut comprendre plus d’images, tel une séquence vidéo ou des images séquentielles jusqu'à 64 prises couvrants l’animation voulue.

Une image en relief donne un meilleur résultat avec au moins sept séquences de vues en parallaxe, celles-ci peuvent être photographiées en déplaçant l’appareil latéralement ou en utilisant un appareil à plusieurs objectifs. Un autre procédé consiste à créer des éléments en calques dans Adobe Photoshop, qui sont ensuite déplacés de telle façon que l’on obtient un effet de parallaxe artificiel sur les images. Plus de sept images produisent un relief plus doux (moins de sauts entre les images) et de plus haute qualité. Il est possible d’utiliser 24 images ou plus pour des résultats spectaculaires.

L’ouvrage doit être divisé précisément par le nombre de lentilles utilisées par l’image finale. Les images d’origines seront découpées puis entrelacées, de telle façon que chaque bande d’image ait une fréquence correspondante à celle des lentilles. Par exemple ; une image deux flip serait faite avec une moitié de toutes les lentilles contenant des informations de l’image 1, alors que l’autre moitié de ces lentilles contiendrait des informations de l’image 2.

Le processus d’entrelaçage des images originales en un fichier principal, qui correspondra précisément au « pitch » (taille des lenticules - nombre de lentilles par pouce/millimètres) des lentilles est fait par un programme spécialement conçu pour cette tache. Il existe de nombreux programmes pour ceci (voir la page « Softwares » de ce site pour en voir certains).

Certains de ces programmes sont conçus uniquement pour Windows, alors que d’autres sont destinés au système Macintosh.

Le changement visuel consiste en deux images ou plus qui s’interchangent selon l’angle de vision.Cet effet, le plus couramment utilisé, produit un impact immanquable.

La morphologie permet la transformation successive d’un élément visuel en un autre. Elle simule une métamorphose ou l’évolution du sujet.

La méthode la plus courante, (plus de 90 % des images lenticulaires dans le monde) est l’impression lithographique offset. Des films ou plaques CTP de très haute résolution. Les plaques devront permettre une registration parfaite des quatre couleurs sous presse. La presse offset aura de préférence 6 couleurs pour pouvoir appliquer le blanc couvrant en une seule passe. La condition mécanique des presses pour imprimer du lenticulaire est primordiale. La registration des couleurs doit être maintenue de l’ordre du 1/500 de mm pour certains travaux, et l’alignement de l’image avec les lentilles doit être maintenue avec la tolérance la plus critique pour arriver au meilleur résultat possible. Les nouvelles presses des différents fabricants sont capables de fournir un résultat de qualité supérieure.

Habituellement un blanc plus opaque est nécessaire une fois les encres sèches; il y a plusieurs méthodes pour ceci : Encres UV, Sérigraphie, laminage avec un film polypropylène ou papier. Lorsque l’on imprime le blanc en lithographie il est recommandé d’appliquer plusieurs bancs pour obtenir une meilleure opacité. L’usage de sécheurs UV augmentera l’opacité, la couverture et la résistance aux griffures. Il est aussi possible d’imprimer un autre visuel au dos de l’image lenticulaires, par-dessus le blanc couvrant, dans ce cas l’opacité est primordiale pour ne pas avoir de fantômes d’un coté comme de l’autre.

Les impressions grands formats concernent des images à partir d'1 mètre carré environ. Le plastique lenticulaire utilisé est plus épais que celui utilisé en off-set. Les plaques ont une dimension maximum de 1.2m X 2.4m et une épaisseur variant de 1.5mm à 4mm environ. Les images obtenues ont un impact très important, le relief obtenu est environ 5 fois plus important que celui obtenu avec les meilleures feuilles lenticulaires pour l'impression off-set.

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Source : Wikipedia