CMU

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Posté par seb 07/03/2009 @ 08:07

Tags : cmu, sécurité sociale, santé

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Crise et mutations de l'État-Providence en France

Vers 1980, de nombreux experts écrivent que l'État-providence keynésien est en crise. Ces thèses sont développées par Pierre Rosanvallon dans ses ouvrages, La crise de l'État-Providence et La nouvelle question sociale. Repenser l'État-Providence. Il s'agit d'une triple crise : financière, de légitimité et philosophique. Le "voile d'ignorance" (John Rawls) concernant les dépenses du Welfare State, acceptées pendant les Trente Glorieuses, s'est peu à peu déchiré. Or, vingt ans après, le système français de protection sociale existe toujours malgré les catastrophes annoncées. Au cours des années de crise, la nature des difficultés a changé pour passer d'une crise financière (déficit de la sécurité sociale) à des problèmes sociaux (exclusion) et politiques (blocage des réformes).

Le système français de protection peut être qualifié de bismarckien : les prestations sociales sont destinées aux travailleurs salariés et à leurs ayant droit, versées sous la forme de prestations contributives pour les retraites, les indemnités journalières maladie et les allocations chômage, proportionnellement aux salaires perçus précédemment. Elles sont financées par des cotisations versées par les employeurs et les salariés. Elles sont gérées au sein des caisses par un conseil d'administration où siègent des représentants des salariés et des employeurs. Mais, il existe aussi dans le système de protection sociale une composante beveridgienne qui relève de la solidarité nationale. Cette composante prend en charge ceux qui n'ont pas accès aux prestations d'assurance maladie.

Entre 1974 et 1986, les comptes du régime général de la sécurité sociale alternent déficits et soldes positifs (déficits entre 1974 et 1976, en 1978, 1981, 1982, 1982, 1986 et 1987). De 1990 et 1998, les déficits sont permanents pour atteindre des sommets entre 1993 et 1996 et depuis 2001. Plusieurs plans de redressement ont tenté de résoudre les problèmes financiers de la Sécurité Sociale en introduisant des mesures d'économie. Depuis le milieu des années 1970 jusqu'à leur institutionnalisation en 1996 (par la réforme constitutionnelle qui avait instauré le vote de la loi annuelle de financement de la sécurité sociale par le Parlement), les plans se sont succédé au rythme d'un tous les ans… sauf les années électorales.

C'est le contexte économique qui amène la France à modifier sa politique de protection sociale en mettant en œuvre de véritables politiques de réduction des prestations notamment pour l'assurance-vieillesse.

Une partie de la population reste exclue des prestations d'assurances sociales du fait de son incapacité à cotiser suffisamment ; elle doit donc compter sur les prestations sous conditions de ressources, les minima sociaux. Deux mesures ont joué un rôle important : le RMI créé en 1988 et la CMU adoptée en 1999 qui offre une couverture santé complémentaire aux plus démunis.

Fin 2003, 1,12 million de personnes percevaient le RMI. Un peu moins d'un quart des bénéficiares le sont depuis moins d'un an mais 10% le sont depuis plus de 10 ans. Les effectifs ont plus que doublé depuis sa création en 1988. Seulement, un allocataire sur deux dispose d'un véritable contrat d'insertion. C'est pourquoi, face à l'"échec relatif" du RMI (F.Fillon), le dispositif a-t-il été complété en 2003 par la création du RMA afin d'activer la dépense du RMI. Il complète le RMI pour aider les allocataires à sortir de l'assistanat et éviter ainsi les phenomènes de "trappes à pauvreté". S'inscrivant dans le droit fil des politiques du Workfare et de l'État social actif (Active Welfare State), le RMA est réservé aux personnes qui perçoivent le RMI depuis au moins deux ans. Il s'agit d'un contrat de travail à temps partiel (de 6 à 18 mois) rémunéré à la hauteur du SMIC. Plus élevé que le RMI (411,70 euros pour une personne seule), le RMA vise à encourager l'insertion professionnelle des RMIstes et faciliter le retour à l'emploi. L'employeur reçoit une aide égale au montant du RMI et verse à l'allocataire le complètement qui lui permet d'atteindre le SMIC. En contrepartie, il ne paie des charges que sur ce différentiel...

Avec la réforme de 1992 de l'assurance-chômage, on est passé de 34 800 bénéficiaires de l'ASS (Allocation de solidarité spécifique) en 1992 à 467 000 en 1995 et 372 000 fin 2002. Ce minimum social, accordé aux chômeurs en fin de droit, est versé pour une durée limitée (trois ans pour ceux qui sont dans le dispositif et deux ans pour les nouveaux entrants). Fin janvier 2004, 264 000 chômeurs se sont vus privés de leur assurance-chômage (les fameux "recalculés") en raison de la signature en décembre 2003 de la convention réduisant de 30 à 23 mois la durée d'affiliation aux Assedic. Dès lors, ils ont basculé dans l'ASS (pour une durée de deux ans). Les revers de la majorité aux élections régionales ont conduit le chef de l'État de "demander au gouvernement de suspendre la mise en œuvre de la mesure relative à l'ASS". Pour ceux qui ne peuvent même plus être couverts par le régime de solidarité du système d'indemnisation du chômage (ASS), le RMI (puis le RMA) vient jouer un rôle de "dernier filet de sécurité".

La CMU améliore l'accès des plus démunis au système de soin de santé et garantit que personne ne se trouve sans protection sociale. La CMU s'inscrit dans le droit fil de la loi contre les exclusions (juillet 1998). Elle se pose donc en recours face à la réduction progressive de la couverture maladie offerte par les régimes légaux aussi bien du point de vue du nombre de personnes remboursées que du niveau de remboursement. Au 31 mars 2002, la CMU bénéficiat à 1,3 million de personnes pour la couverture de base soit 2% de la population et à 4,6 millions pour la couverture complémentaire soit 7,7% de la population.

Au total, l'étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) publiée en décembre 2003 estime à 3,3 millions, le nombre de personnes bénéficiant des minima sociaux. Avec les conjoints et les enfants des bénéficiaires, on approche les 6 millions de personnes soit 10% de la population française.

Cette séparation entre, d'un côté les assurances et de l'autre la solidarité contribue à dualiser le système français de protection sociale. Elle est double. D'une part, elle sépare les populations couvertes en deux groupes : ceux qui relèvent de l'assurance (ayant suffisamment contribué pour bénéficier des prestations) et ceux qui relèvent de la solidarité (ne devant compter que sur les prestations versées sous conditions de ressources, RMI, ASS...). D'autre part, cette distinction divise aussi le système en deux groupes de secteurs : ceux relevant des assurances sociales dans une logique bismarckienne (retraites, chômage) et ceux relevant d'une logique non contributive (logique béveridgienne), financée par l'impôt et servant des prestations forfaitaires (familles, politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion).

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Martine Aubry

Martine Aubry en campagne pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, à Aubervilliers.

Martine Aubry, de son nom de jeune fille Martine Delors, née le 8 août 1950 à Paris (XVIIe), est une femme politique française. Ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 1997 à 2000, elle a notamment mis en œuvre la réforme des 35 heures et la couverture maladie universelle (CMU). Elle est maire de Lille depuis mars 2001 et présidente de la communauté urbaine de Lille depuis le 18 avril 2008.

Le 21 novembre 2008, selon les résultats officiels validés le 25 novembre par le conseil national du Parti socialiste, elle est élue premier secrétaire du PS, en l'emportant au second tour du vote des militants face à Ségolène Royal de 102 voix, soit 50,04 % contre 49,96 %.

Elle est la fille de Jacques Delors, ministre socialiste des Finances de 1981 à 1985, puis président de la Commission européenne de 1985 à 1995.

Après avoir été scolarisée dans l'enseignement privé et public (lycée Paul-Valéry de Paris), Martine Aubry sort diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1972. De 1973 à 1975, elle est élève à l'École nationale d'administration (promotion Léon Blum), dont elle sort administratrice civile au ministère du Travail et des Affaires sociales. Pendant la même période, elle milite à la CFDT, et devient professeur à l'ENA en 1978. Elle est détachée au Conseil d'État entre 1980 et 1981.

Après l'élection à la présidence de la République de François Mitterrand en 1981, elle occupe divers postes au ministère du Travail et des Affaires sociales, dans les cabinets de Jean Auroux (elle y rédige les lois Auroux) et de Pierre Bérégovoy. En 1984, elle instruit notamment la politique française "pro-amiante" auprès du CPA, représentée par son adjoint direct, Jean-Luc Pasquier qui attestera devant les juges des choix faits par sa hiérarchie.

Suite à la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, elle est nommée maître des requêtes au tour extérieur au Conseil d'État. Entre 1989 et 1991, elle travaille chez Pechiney et devient la directrice adjointe de l'homme d'affaires Jean Gandois. À ce poste, elle participe à l'ouverture d'une usine à Dunkerque et de la fermeture de l'usine d'aluminium de Noguères (Pyrénées-Atlantiques).

En 1991, nommée ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle par Édith Cresson, elle est reconduite à ce poste par Pierre Bérégovoy jusque mars 1993. Selon le témoignage de Jean-Luc Pasquier, elle défend le concept d'"usage contrôlé" de l'amiante, là où tous les membres de la Communauté économique européenne voulaient interdire purement et simplement ce produit, bloquant le décret européen d'interdiction de l'amiante.

Après la victoire de la droite aux élections législatives de 1993, elle crée la Fondation Agir contre l'exclusion (FACE) avant que Pierre Mauroy la nomme, en 1995, première adjointe à la mairie de Lille pour lui permettre de s'implanter dans le département du Nord.

Lionel Jospin, qui est élu par les militants socialistes comme candidat à l'élection présidentielle de 1995, la choisit comme porte-parole de sa campagne présidentielle. Défait, l'ex-candidat est élu premier secrétaire du parti, et propose à Martine Aubry la place de numéro deux, qu'elle refuse.

Ayant de bonnes relations avec une partie du patronat (en particulier avec Jean Gandois, son ancien patron chez Pechiney), tout comme avec le Parti communiste, elle s'entend cependant assez mal avec les syndicats, en particulier avec l'ancienne secrétaire générale de la CFDT, Nicole Notat.

Décrite comme dure et exigeante, elle explique : « Je dis les choses en face, je ne suis pas faux-cul. Mais je crois être bien moins dure que beaucoup de gens en politique. Je suis même peut-être trop sensible ».

Elle contribue à la victoire de la gauche plurielle en 1997, en gagnant un siège de député du Nord ; Lionel Jospin la nomme alors numéro deux du gouvernement. En tant que ministre de l'Emploi et de la Solidarité, elle met en place la principale promesse du Premier ministre : la lutte contre le chômage avec la création d'emplois en mettant en œuvre plusieurs dispositifs publics et notamment les 35 heures. Cette mesure, décriée par la droite et le patronat, est très débattue, et entraîne la démission de son ancien patron Jean Gandois de la tête du CNPF.

Les effets de la politique de réduction du temps de travail restent débattus. Des estimations évaluent de 300 000 à 450 000 le nombre d'emplois créés, en deçà des 700 000 emplois visés par certains socialistes. Des études montrent une augmentation de la productivité horaire. Entre 1998 et 2001, la durée effective de travail est réduite d’environ 2,6 heures.

D'autres études mettent en avant un coût important pour les finances publiques. En outre, l’INSEE estime la création d’emplois à court terme à 350 000 emplois, dont 150 000 dûs aux allègements de charges. L'institut pose la « question de la pérennité de ces emplois » et montre que la loi a un impact négatif sur le pouvoir d'achat des travailleurs. Des études plus récentes montrent qu’à long terme, « compte tenu notamment du coût du financement allègements de charges et de la dynamique du SMIC horaire induite par l’instauration des garanties mensuelles minimales », les lois Aubry auraient détruit des emplois, « en dépit des importantes créations qui ont pu les accompagner sur la période 1998-2001 ».

La RTT a l'originalité de faire l'objet d'une nouvelle pratique de la législation avec une première loi, votée le 13 juin 1998, posant les principes et reposant sur le volontariat des partenaires sociaux, suivie d'une seconde loi applicable à tous au 1er janvier 2000, basée sur plus de cent mille accords d'entreprises et de branches.

Elle met aussi en place les emplois-jeunes en 1997, la loi de lutte contre les exclusions en 1998 et la couverture maladie universelle (CMU) en 2000. Elle sera la première à réussir à combler le fameux « trou » de la Sécurité sociale en 2000, avant de jeter les bases de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) pour les personnes âgées dépendantes.

En 2000, elle fonde le club Réformer, groupe de réflexion politique avec Marylise Lebranchu, Jean Le Garrec, François Lamy, Adeline Hazan.

Le 18 octobre 2000, Martine Aubry démissionne du gouvernement, et est remplacée par Élisabeth Guigou. Dès lors, elle se consacre à la campagne des élections municipales à Lille. Après une campagne très active, elle est élue maire dans une triangulaire qui l'oppose à Christian Decocq (RPR-UDF-DL) et Philippe Bernard (FN). L'année suivante, l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy, qui a conservé la présidence de la communauté urbaine après les élections municipales, annonce son souhait de la voir lui succéder lors du prochain renouvellement de la LMCU.

En 2002, beaucoup la voient Premier ministre en cas de victoire de Lionel Jospin à l'élection présidentielle. Mais ce dernier est éliminé dès le premier tour, et le 16 juin 2002, de nouveau candidate dans la 5e circonscription du Nord réputée imprenable par la droite, Martine Aubry est battue de 1 044 voix par le candidat UMP Sébastien Huyghe. Bien que réputée cuirassée (elle est surnommée la « dame de fer française »), son échec la fait fondre en larmes au soir du second tour, déclarant payer « pour ne pas avoir fait assez pour les gens à bas salaires ». Dès lors, elle reste relativement discrète au plan national, se consacrant uniquement à son mandat de maire.

Entre-temps, en tant que maire de Lille, elle modifie considérablement l'ambiance et l'image extérieure de la ville par l'opération « Lille 2004, capitale européenne de la culture », qui fait venir en un an, plus de 9 millions de visiteurs. Le 14 octobre 2006, elle lance « Lille 3000 », l'après-« Lille 2004 », qui pare sa ville pour trois mois aux couleurs de l'Inde, et propose au public plus de 300 manifestations culturelles : près d'un million de visiteurs sont accueillis à cette occasion.

En 2005, elle déçoit les fervents du club de football local, le LOSC, en persistant dans l'intention première (et unanimement partagée au départ) de maintenir le LOSC dans le Stade Grimonprez-Jooris, agrandi dans la zone classée de la citadelle de Lille. Le permis de construire qu'elle attribue est annulé en appel puis en cassation ; un projet de construction d'un nouveau grand stade dans la métropole lilloise est alors lancé par Lille Métropole Communauté urbaine.

Au cours des années 2002-2006, un nouveau partage de l'espace public entre piétons, voitures, et vélos vaut au maire une certaine chute de popularité, mais nombre de ses initiatives, comme le Projet de renouvellement urbain sur Lille Sud et Moulins ou Lille Ville de la Solidarité et Lille Plage, une plage solidaire qui est installée au cours de l'été 2006 au cœur des quartiers en difficultés de Lille ou encore Lille Neige (une patinoire de 600 m² à Lille Sud), sont saluées des habitants.

Longtemps soutenue par son prédecesseur Pierre Mauroy, le maire de Lille est affecté par une critique de celui-ci lors du bureau national du Parti socialiste le 21 mars 2006. Pour preuve de conciliation, Martine Aubry annonce qu'elle n'a pas l'intention d'être candidate aux élections législatives de 2007 dans une circonscription qui n'est pas lilloise comme c'est le cas pour la 5e. Elle envisage de se présenter dans la circonscription « lilloise » de l'hôtel de ville, la 2e, détenue depuis plus de trente ans par Bernard Derosier, qui après avoir annoncé un temps son intention de ne pas se représenter, décide de maintenir sa candidature.

Le 20 mars 2004, divorcée de Xavier Aubry dont elle garde toujours le nom, elle épouse en secondes noces l'avocat lillois Jean-Louis Brochen.

Le 16 mars 2008, Martine Aubry est réélue maire de Lille à l'issue du second tour des élections municipales face à son adversaire UMP Sébastien Huyghe avec un score de 66,56 %, mais dans un contexte de forte abstention (55,58 %). Elle réalise ainsi le score le plus élevé lors d'une élection municipale à Lille, grâce à une alliance avec les listes des Verts et du MoDem, ayant respectivement obtenu 11,58 et 7,79 % des voix au premier tour. C'est pourquoi elle offre à Jacques Richir, ex-chef de file UDF et grande figure de la droite lilloise, un poste d'adjoint.

Un mois plus tard, le 18 avril 2008, elle succède à Pierre Mauroy à la tête de Lille Métropole Communauté urbaine, forte d'un accord de majorité avec les groupes des Verts et du MoDem, ainsi que le groupe Métropole Passions Communes réunissant les élus de 41 petites communes de la métropole.

Militante socialiste depuis 1974, secrétaire nationale du Parti socialiste à partir de 2000, elle est chargée, en décembre 2004, avec Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang de préparer un projet politique en vue des échéances électorales de 2007.

Comme la plupart des dirigeants socialistes, elle se prononce en faveur de l'adoption du Traité constitutionnel européen, qui sera repoussé par référendum le 29 mai 2005 par 54,67 % de « non ».

Après sa réélection à Lille, elle est ouvertement sollicitée pour prendre la succession du premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande à l'issue du congrès de Reims prévu en novembre 2008. N'ayant pas fait acte de candidature comme Ségolène Royal ou Pierre Moscovici, elle est toutefois la première signataire d'une contribution intitulée "une vision pour espérer, une volonté pour transformer", cosignée par Pierre Mauroy, Jack Lang, Adeline Hazan, François Lamy, et soutenue par les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais.

Lors du conseil national de synthèse du 23 septembre 2008, elle présente la motion intitulée "Changer à gauche pour changer la France" dont elle est la première signataire, texte sur lequel elle rassemble ses proches (Marylise Lebranchu, François Lamy, Adeline Hazan), les amis de Dominique Strauss-Kahn (Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Paul Huchon, Jean-Jacques Urvoas, Laurent Baumel), de Laurent Fabius (Claude Bartolone, Guillaume Bachelay) et d'Arnaud Montebourg (Christian Paul, Paul Alliés). On retrouve également des proches de Benoît Hamon comme David Lebon et Gwenegan Bui, deux anciens présidents du Mouvement des jeunes socialistes.

Lors du vote des militants du 6 novembre 2008, cette motion recueille 24,32 % des voix et occupe la troisième place, juste derrière la motion de Bertrand Delanoë (25,24 %) et celle de Ségolène Royal (29,08 %). Le 15 novembre, après que le congrès de Reims n'a pas réussi à dégager de synthèse, Martine Aubry annonce sa candidature au poste de premier secrétaire.

Le 20 novembre 2008, lors du premier tour de l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste, elle se qualifie pour le second tour avec 34,5 % des votes des militants socialistes, derrière Ségolène Royal (42,9 %) mais devant Benoît Hamon (22,6 %), qui appelle aussitôt à voter « massivement » pour elle.

Le lendemain, le 21 novembre 2008, selon des résultats encore non validés par le conseil national du parti, Martine Aubry arrive en tête du vote de second tour pour le poste de premier secrétaire, en l'emportant face à Ségolène Royal d'une très courte avance de 42 voix, soit 50,02 % contre 49,98 %. Ces résultats sont immédiatement contestés par les partisans de Ségolène Royal, qui exigent un nouveau vote.

Finalement, c'est avec un écart de 102 voix que Martine Aubry est élue premier secrétaire du Parti socialiste avec 67 451 voix contre 67 349 pour Ségolène Royal, soit 50,04 % pour 49,96 %.

Quelques jours après sa victoire, elle met en place son secrétariat national. Comme annoncé durant sa campagne, l'organisation de ce secrétariat est répartie en fonction des ministères existants dans le gouvernement Fillon II.

Suite à son élection, Martine Aubry connaît une spectaculaire hausse de popularité, gagnant 11 points dans le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine et 9 points dans le « tableau de bord Ifop - Paris Match », atteignant 67 % d'opinions favorables, et devançant très largement la côte de popularité de Ségolène Royal (de 22 % en février 2009).

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Couverture maladie universelle

La Couverture maladie universelle (CMU), est une prestation sociale française qui permet l'accès à l'assurance maladie pour toutes les personnes résidant en France depuis plus de trois mois. Votée par le gouvernement Jospin et mise en œuvre depuis 2000, elle est appliquée (en 2008) à 4,8 millions de personnes .

La CMU a été votée dans le cadre de la loi du 27 juillet 1999 sous le gouvernement de Lionel Jospin, à l'initiative de Martine Aubry. L'un des principaux rapporteurs de cette loi a été Jean-Claude Boulard, député du département de la Sarthe à l'époque. Cette loi a subi moins de controverses de la part de l'opposition que la loi sur les 35 heures. Elle a pris effet le 1er janvier 2000.

La CMU (couverture maladie universelle) de base permet l’accès à l’assurance maladie pour toutes les personnes résidant en France depuis plus de trois mois et qui n’ont pas droit à l’assurance maladie à un autre titre.

Les personnes résidant en France de manière irrégulière peuvent bénéficier de l'aide médicale d'État.

La CMU complémentaire (CMU-C) est une sorte de complémentaire santé gratuite qui prend en charge ce qui n'est pas couvert par les régimes d'assurance maladie obligatoire.

La CMU-C est accordée pour un an sous condition de ressources.

Au 1er juillet 2008, le plafond annuel de ressources pour bénéficier de la CMU-C est fixé à 7447 euros par an (soit 621 euros par mois) pour une personne seule en métropole.

Ce montant évolue en fonction de la situation familiale et du lieu de résidence (en France métropolitaine ou dans un département d'outre-mer).

Les bénéficiaires du RMI ont automatiquement droit à la CMU-C.

Selon une enquête de Médecins du Monde de 2006, 14 % des médecins déclaraient alors refuser de recevoir des patients CMU . La ministre Roselyne Bachelot a récemment annoncé des mesures visant à les obliger à respecter la loi .

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Abderaman Koulamallah

Abderaman Koulamallah est un homme politique tchadien né le 4 février 1955. Il est le fils de Hayatte Koulamallah née Hayatte Kifli Choukri d'origine soudanaise et d'Ahmed Koulamallah (dirigeant du Mouvement socialiste africain (MSA) puis leader des nordistes tchadiens, lui-même fils d'un arabe soudanais 26e petit-fils du prophète Mahomet, et de Méram Afadé, fille du Sultan du royaume du Baguirmi, Abd ar-Rahman Gawrang II.

Engagé dans le Frolinat contre le régime de François Tombalbaye puis de Félix Malloum, il occupe plusieurs postes de ministre et de conseiller à la présidence de la république sous le régime d'Idriss Déby, avant d'entrer en rebellion au sein des Forces unies pour le changement (FUC) de Mahamat Nour, qu'il dirigera après le ralliement de celui-çi. Il intègre ensuite le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) de Timan Erdimi et devient en décembre 2007 le Porte-Parole du CMU (Commandement militaire unifié regroupant l'UFDD, le RFC et l'UFDD-Fondamentale). Il est le président de l'Union démocratique tchadienne (UDT).

Le 21 mars 2008, il annonce quitter le RFC et former l'UDC qui rejoint l'Alliance nationale.

Son mouvement intègre l'Alliance nationale. En janvier 2009 il intègre l'Union des forces de la résistance (UFR) regroupement de huit principaux mouvements armés opposés au président Idriss Deby et opérant dans l'est du Tchad, et Koulamallah en devient le porte-parole.

En 1996, il fut empêché de se présenter à l'élection présidentielle à cause des origines soudanaises de sa mère, mais son frère (même père) y fut autorisé en 2006.

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HiTech

HiTech est un ordinateur d'échecs développé dans les années 1980 à l'Université Carnegie-Mellon (CMU) par Murray Campbell, Carl Ebeling et Gordon Goetsch sous la direction du professeur Hans Berliner, le champion du monde d'échecs par correspondance en 1965-1968.

HiTech est basé sur 64 processeurs dédiés à la génération des coups.

En 1985, HiTech réalise une performance Elo de 2530, c'est le premier programme à atteindre le classement de 2400 (niveau d'un maître international), il gagne le championnat Nord-Américain des ordinateurs (NACCC) à Denver la même année.

En 1985, certains étudiants de la CMU, Feng-hsiung Hsu et Murray Campbell, décident alors de construire un autre ordinateur, ChipTest, ils continueront sur leur lancée avec Deep Thought et Deep Blue.

En 1988, HiTech remporte le championnat de l'état de Pennsylvanie après avoir battu le maître international Ed Formanek (2485). Il bat également le grand maître international Arnold Denker en match (3,5-2,5), devenant ainsi le premier ordinateur à atteindre le niveau de grand maître international.

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Caisse d'assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes

La Caisse d'assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes (CAVIMAC) est le régime de la protection sociale des ministres du culte et des membres des congrégations et collectivités religieuses, qui ne sont pas affiliés à un régime obligatoire de Sécurité sociale.

Ce dispositif légal à été institué par la loi n° 78-4 du 2 janvier 1978 relative aux régimes d'assurance maladie, maternité, invalidité, vieillesse, applicables aux ministres du culte et membres des congrégations et des collectivités religieuses. Ainsi la CAMAC et la CAMAVIC ont-elles été créées en tant que caisses nationales chargées de la gestion du régime d'assurance maladie et maternité pour la première et de celui d'assurance vieillesse et invalidité pour la seconde. Elles ont finalement été fusionnées par la loi n° 99-641 du 27 juillet 1999 relative à la couverture maladie universelle (CMU), qui a donné naissance à la CAVIMAC au 1er janvier 2000.

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Source : Wikipedia