CIA

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Posté par talos 01/03/2009 @ 13:10

Tags : cia, etats-unis, amérique, international

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CIA World Factbook

La couverture de la publication gouvernementale de 2008

Le CIA World Factbook (aussi connu sous le nom de The World Factbook) est une publication annuelle officielle de la CIA détaillant chaque pays du monde, du point de vue géographique, démographique, politique, économique, des communications et militaire.

Le World Factbook est conçu par la CIA pour l'usage des organisations gouvernementales, ainsi le style, la mise en page et le contenu sont principalement conçus pour répondre à leurs exigences. Cependant, il est fréquemment employé comme source d'information par les universités, les sites Web et les publications non gouvernementales. En tant que produit du gouvernement des États-Unis, il fait partie du domaine public.

D'autres sources, privées ou publiques, sont également consultées.

Du fait que le Factbook se trouve dans le domaine public, tout le monde est libre de redistribuer et modifier le contenu de quelque manière qu'il le souhaite, sans la nécessité d’une autorisation de la CIA. Cependant, la CIA demande à être citée lorsque le Factbook est utilisé. Le sceau officiel de la CIA ne peut pas par contre être copié sans autorisation comme le mentionne le CIA Act of 1949 (50 U.S.C. section 403m). Une utilisation abusive du sceau de la CIA peut entraîner des poursuites judiciaires.

Jusqu'en novembre 2001, le site Web The World Factbook était mis à jour annuellement. Depuis lors, le site est mis à jour toutes les deux semaines; et l'édition papier est toujours actualisé annuellement. Généralement, les informations employées pour la création de la version papier sont celles disponibles au 1er janvier de chaque année.

The World Factbook est accessible au public en version imprimée depuis 1975 et sur Internet depuis octobre 1994. La version électronique reçoit en moyenne 6 millions de visites mensuelles; et peut aussi être téléchargée. La version imprimée est disponible et est publiée chaque milieu de l'année. Cette version est distribuée par le Government Printing Office et le National Technical Information Service. Les fonctionnaires du gouvernement américain peuvent généralement obtenir l'œuvre par le biais de leur département ou par un canal de liaison de la CIA. Dans le passé, le Factbook fut également disponible sur CD-ROM, microfiche, piste magnétique, et disquette.

De nombreux sites Internet, notamment Wikipedia, utilisent les informations et images provenant du World Factbook. Certains éditeurs comme Grand River Books, Potomac Books (autrefois connu comme Brassy's Inc.) et Skyhorse Publishing publient des rééditions du World Factbook dans différents formats afin d'élargir le public de la publication officielle. De nombreuses versions électronique du Factbook sont en vente depuis les années 1980. Ces éditeurs ne font aucune réclamation de copyright sur leur propre édition.

En février 2008, le Factbook contenait 266 entités.

Certaines régions possédant un pays ou des zones disputées entre plusieurs états, tels que le Kurdistan et le Kashmir ne sont pas prises en compte, mais certaines régions dont le statut est disputé tel que les Îles Spratley sont répertoriées. Des secteurs sous-nationaux de pays (tels que des états des États-Unis d'Amérique ou les provinces et territoires du Canada) ne sont pas inclus. Le Factbook renvoie à « une bonne encyclopédie » pour les besoins de référence. Cette règle a été mise en place dans l'édition 2007 avec la suppression de la Guyane française, de la Guadeloupe, de la Martinique, et de La Réunion. Ces territoires furent enlevés du fait que, sans compter qu'ils soient des départements d'outre-mer, ils sont devenus des régions d'outre-mer, ayant le même titre que les régions métropolitaines de la France.

Les États-Unis ne reconnaissent pas le renommage de la Birmanie en Myanmar par les forces militaires régnantes et conservent l’entrée du pays en tant que "Birmanie". Du fait que le nom "n’a nullement été approuvé par une quelconque législation en place en Birmanie", le gouvernement étatsunien n’a jamais adopté la dénomination Myanmar.

La Chypre du Nord, qui est considérée comme une partie de la République de Chypre par le gouvernement des États-Unis et ainsi ne possède pas sa propre entrée car « les territoires occupés/annexés non reconnus par le gouvernement américain ne sont pas affichés sur les cartes officielles ».

Les cartes représentant le Kashmir ont la frontière Inde–Pakistan tracée à la Line of Control, mais la région du Kashmir occupée par la Chine hachurée.

Le 28 février 2008, la CIA a ajouté une entrée pour le Kosovo, qui auparavant était exclu du Factbook. La déclaration d'indépendance du Kosovo n'est pas reconnu notamment par la Serbie. qui considère toujours le Kosovo comme son propre territoire.

L'Ancienne République yougoslave de Macédoine est libellée en tant que « Macédoine » en dépit du fait qu’aucune organisation internationale telle que l’Organisation des Nations unies l’Union européenne,, l’OTAN, l’Union européenne de radio-télévision, et le Comité international olympique utilise cette forme courte (ils utilisent tous la phrase « L'Ancienne République Yougoslave de Macédoine »). L’histoire du nom utilisé pour l’entrée est un peu complexe. Dans l’édition 1992, l’entrée pour la nation était listée sous l’ancienne forme (en même temps, de nouvelles entrées furent rajoutées pour les 20 pays qui ont été formées suite à la disloquation de l'Union Soviétique et de la Yougoslavie; les entrées de ces deux pays furent alors supprimées). Dans l’édition de 1994, l’entrée fut changée pour « L'Ancienne République Yougoslave de Macédoine », pour toute une décennie. Finalement dans l’édition 2005, l’entrée changea de nom pour « Macédoine ». Ceci est venu après une décision des États-Unis en novembre 2004 d'utiliser la détermination « République de Macédoine » pour se rapporter à l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine.

Le 19 juillet 2007, l'entrée pour le Timor oriental fut renommé en Timor-Leste à la suite d'une decision de l'United States Board on Geographic Names.

Jusqu'en décembre 2004, l'Union européenne était exclue du Factbook.

Dans l’édition 2006 du The World Factbook, les entrées Île Baker, Île Howland, Île Jarvis, Récif Kingman, atoll de Johnston, atoll de Palmyra, et les Îles Midway ont été fusionnés en United States Pacific Island Wildlife Refuges. Les anciennes entrées pour chaque zone insulaire demeurent en tant que redirection sur le site web du Factbook. Le 7 septembre 2006, la CIA fusionna également les entrées Bassas da India, île Europa, les îles Glorieuses, Île Juan de Nova et île Tromelin en les Îles éparses. Tout comme avec la nouvelle entrée “United States Pacific Island Wildlife Refuges” les anciennes entrées sont toujours en place en tant que lien de redirection sur le site Internet. Le 19 juillet 2007, l'entrée pour les îles Éparses et les redirections pour chaque îles furent supprimées car celles-ci forment le cinquième district des terres australes et antarctiques françaises depuis le 23 février 2007.

L'histoire de la Yougoslavie au sein du Factbook est confuse. Avant 1992, la République fédérale socialiste de Yougoslavie (RFSY) était inclus dans le Factbook. En 1992, l’entrée fut supprimée et des entrées furent rajoutée pour toutes les anciennes républiques. En faisant cela, la CIA lista la République fédérale de Yougoslavie (RFY) comme Serbie et Monténégro. Ceci fut établi en concordance avec la décision datée 21 mai 1992 prise par le gouvernement américain de ne pas reconnaître la RFY (ou tout autre république) comme l’état successeur de la RFSY. Le gouvernement decida aussi de ne pas reconnaître la RFY elle-même comme un état.

Outre ce disclaimer, les républiques de Serbie et Monténégro sont traitées séparément. En Octobre 2000, Slobodan Milošević abdiqua après avoir perdu au cours des élections qui se sont tenues au cours du mois précédent. Cet événement entraîna un changement dans l’édition 2001 du Factbook, les entrées Serbie et Monténégro furent fusionnées en Yougoslavie. Le 14 mars 2002, un traité fut signé afin de transformer la RFY en un État nommé Serbie-et-Monténégro; qui prit effet le 4 février 2003. L’entrée de la Yougoslavie changea de nom dans les deux mois suivants. Deux semaines après la déclaration d’indépendance du Monténégro, deux profils furent rajoutés dans le Factbook pour la Serbie et le Monténégro.

La carte des États-Unis référence Prudhoe Bay comme étant la seule autre ville d'Alaska avec Anchorage. Pourtant, bien qu'étant le lieu d'un gisement de pétrole où travaillent plusieurs milliers d'ouvriers saisonniers, la population permanente de la ville n'est que de cinq résidents, selon un recensement de 2000.

Avant 1998, le profil du Royaume-Uni affirmait que celui-ci devint indépendant le 1er janvier 1801. Cette description confuse, faisant allusion à l'Acte d'Union de 1801, a été depuis largement répandue.

Le Factbook utilise en standard l’anglais américain. Par conséquence, le nom des différents partis travaillistes est orthographié "Labor" et non "Labour".

Le modèle orthographique du Factbook se reporte à l'United States Board on Geographic Names et à la CIA elle-même; par conséquence le leader d'Al-Qaeda est mentionné comme Usama Bin Ladin et le dirigeant de la Libye est mentionné comme Muammar Abu Minyar al-Qadhafi.

Voici la liste des numéros ISBN pour les éditions gouvernementales et les rééditions de Potomac Books du Factbook. Pour les rééditions, l'année des données utilisées est entre parenthèses.

Cet article contient des informations issues du CIA World Factbook qui, en tant que publication du gouvernement des États-Unis, appartiennent au domaine public.

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Chef de station de la CIA

Emblème de la CIA

Le chef de station de la CIA (Chief of station, COS) est un officier de la Central Intelligence Agency, généralement expérimenté, qui est chargé de diriger sous couverture diplomatique de l’ambassade des États-Unis les activités de la CIA dans une capitale donnée.

Le chef de station est le plus haut représentant de la CIA dans le pays donné, il est chargé de la collecte du renseignement dans ce pays par les méthodes « ouvertes » (par exemple lecture de la presse) ou clandestines (écoutes, recrutement d'agents), ou contre les pays voisins (par exemple, la station de la CIA à Riyad sert aussi a travailler contre l’Iran) selon les directives de la Division géographique dont elle dépend. Les chefs de station ont aussi la possibilité d’envoyer au quartier des « Aardwolf », rapports décrivant la situation dans le pays.

Le rôle des chefs de station de la CIA a encore été renforcé au sein même des représentations des services secrets américains à l’étranger par une directive du directeur du renseignement national (DNI) John Negroponte en date de mai 2005, qui indique que les chefs de station doivent représenter au niveau local le DNI, d’une part, et d’autre part doivent lui en référer si une question posée concerne plusieurs services de renseignements.

Les officiers de la CIA qui dirigent une équipe dans les consulats américains sont appelés les chefs de base (COB).

On compte 5 divisions géographiques à la CIA (Eurasie, qui comprend entre autres plusieurs pays de l’ex-URSS ; Europe de l'Ouest ; Moyen-Orient et Asie du Sud ; Amérique latine ; Extrême-Orient), chacune a donc des stations de la CIA dans les capitales des pays qu’elle supervise.

Pour remplir sa tâche, le COS dispose d’un adjoint (Deputy chief of station, DCOS) ainsi que d’officiers traitants, d’analystes, experts en communications, secrétaires, avec des effectifs plus ou moins importants selon la station et ses objectifs. Par exemple, l’antenne de la CIA à Moscou comptait au milieu des années 1980 entre 8 et 12 officiers, celle de Paris 70.

Généralement, un officier de la CIA n’est chef de station dans un pays donné que pour une durée de 2-3 années ; ensuite, il est muté ailleurs.

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Centres de détention clandestins de la CIA

Les prisons secrètes de la CIA (aussi appelées black sites, ou « sites noirs ») désignent des centres de détention clandestins contrôlés par l'agence américaine dans différents pays, dont plusieurs États membres de l'Union européenne (UE).

Leur existence, déjà soupçonnée par Amnesty International (qui parlait dans son rapport annuel de 2005 d'un « archipel du goulag »), a été révélée à la fin 2005 par le quotidien Washington Post, et finalement officiellement reconnue par le président George W. Bush le 6 septembre 2006 .

Le sénateur suisse Dick Marty rendait public en janvier 2006 un pré-rapport commandé par le Conseil de l'Europe, établissant qu'une centaine de personnes avaient été enlevées par la CIA et transférées dans des centres de détention secrets ou/et envoyés dans des pays du Moyen-Orient et d'Asie dans le cadre des procédures dites d’extraordinary rendition (chiffre qui n'inclut pas les « détenus fantômes », dont le nombre est estimé par les ONGs à au moins une centaine d'individus) . Son rapport final était rendu en juin 2006. A la suite de ces investigations, le Conseil de l'Europe, basé à Strasbourg, a décidé en octobre 2006 d'ouvrir une enquête au sujet des « prisons volantes » de la CIA . Dans ce rapport publié le 8 juin 2007, le rapporteur du Conseil de l'Europe Dick Marty assure, de manière solidement étayée, que la Pologne et la Roumanie étaient au courant des détentions secrètes et les transferts illégaux de détenus.

L'ONG Amnesty International a accusé en 2005, avant même les révélations du Washington Post, l'administration Bush de mettre en place un « archipel du goulag », reprenant le titre célèbre du livre du dissident soviétique Soljénitsyne. L'association affirmait ainsi en août 2005 qu'environ 70 000 personnes étaient détenues au secret, hors de tout cadre juridique, par les autorités des États-Unis, hors de leur territoire (procédure qui, de même qu'à la prison de Guantanamo, leur permet de ne pas appliquer le droit interne des États-Unis). Des centaines de prisonniers seraient enfermées dans les bases de Bagram et Kandahar en Afghanistan mais également au Maroc dans la ville de Ben Guerrir.

En outre, elle dénonçait des décès suspects ainsi que des cas de torture .

Bien que l'existence de tels sites était déjà soupçonnée par diverses organisations, dont Amnesty International et l'hebdomadaire américain The Village Voice, c'est un article du Washington Post de novembre 2005 qui met le feu aux poudres en révélant à l'opinion publique mondiale l'existence d'un réseau mondial de prisons secrètes géré par la CIA. . Le quotidien précise que de telles prisons se trouveraient entre autres en Afghanistan (dont le Salt Pit) et dans un pays de l'Est ; il est aussi expliqué que ces prisons se situeraient à l'étranger en raison du caractère illégal de telles prisons aux États-Unis, les détenus n'ayant aucun statut juridique.

Ainsi, la CIA contrôle des prisons secrètes dans plusieurs pays européens, en Roumanie, au Kosovo, en Macédoine, en Bulgarie et en Ukraine où elle couvrirait des actes de torture pour obtenir des informations .

L'Union européenne (UE) lança une enquête confirmant les révélations d'Amnesty International et du Washington Post.

Le sénateur suisse Dick Marty a rendu public en juin 2006 le rapport définitif sur les « allégations de détention secrète dans des États membres du Conseil de l'Europe ». L'enquête a mis en lumière l’implication d’États européens, précisément la Suède, la Bosnie, le Royaume-Uni, l’Italie, la Macédoine, l’Allemagne et la Turquie. Tous sont jugés responsables de « violations des droits des personnes » dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». Le rapport pointe encore la Pologne et la Roumanie, soupçonnées fortement par le Suisse d’accueillir des centres de détention secrets. L’Espagne, Chypre, l’Irlande et le Portugal sont également dans le collimateur pour avoir permis les transferts illégaux de prisonniers par la CIA. A l'exception notable de l'Italie, tous contestent les résultats de l'enquête de Marty, qui a pourtant eu accès aux photos-satellites et autres documents confidentiels. Vienne a néanmoins reconnu, par la suite, le survol de son espace aérien en 2003 par un avion de la CIA soupçonné d'avoir transporté des prisonniers. L’organisation européenne a donc officiellement ouvert une enquête .

Malgré l'opposition du gouvernement Berlusconi, soutien important de la « guerre contre le terrorisme » du président Bush, la justice italienne a arrêté en juillet 22 agents de la CIA qui ont enlevé l'imam Abou Amar à Milan avant de le transférer en Égypte, où il a été torturé. Le parquet a aussi incarcéré, dans le cadre de la même procédure judiciaire, un des chefs italiens responsables de l'espionnage . Selon le sénateur Dick Marty, il n’y a pas de « camps de prisonniers » de la CIA en Europe avec des structures de type Guantanamo mais il y aurait eu des « déplacements », des « points de transit » et des « interrogatoires » .

Selon une liste rendue publique par Human Rights Watch, 31 avions plus ou moins liés à la CIA auraient fait escale dans des États européens, dans le cadre des extraordinary renditions à destinations de pays arabes ou de l'Afghanistan.

Le président George W. Bush a reconnu le 6 septembre 2006 pour la première fois l'existence de prisons secrètes de la CIA hors du territoire américain, dans lequel il reconnaissait implicitement le recours à des méthodes dures d'interrogatoire : « La source d'information la plus importante sur les endroits où les terroristes se cachent et sur ce qu'ils préparent sont les terroristes eux-mêmes ». .

Le 17 octobre 2006, George W. Bush signa et promulgua une loi, controversée mais votée par le Congrès américain au mois de septembre, autorisant les méthodes dures d'interrogatoire contre les suspects de terrorisme, leur détention dans des prisons secrètes à l'étranger et leur jugement par des tribunaux militaires, afin de protéger notamment le programme d'interrogatoires de la CIA . La torture et les traitements cruels et dégradants lors des interrogatoires sont néanmoins formellement interdits, laissant cependant au président le soin de préciser les méthodes d'interrogatoire qui seraient utilisées en application des conventions de Genève.

Cette loi créait notamment des tribunaux militaires spéciaux, en vue de juger certains des détenus de Guantanamo et ceux capturés dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». Elle élargit également la définition d’« ennemi combattant » aux individus qui ont « soutenu volontairement et matériellement des terroristes engagés dans une action hostile contre les États-Unis ».

Cette loi fut vivement critiquée par Amnesty International et l'American Civil Liberties Union (ACLU) pour qui, selon son directeur, Anthony Romero, elle était « l'une des pires atteintes aux libertés individuelles jamais promulguées dans l'histoire américaine », le président pouvant avec l'accord du Congrès, « détenir indéfiniment des gens sans inculpation, retirer les protections contre d'horribles abus, juger des gens sur des on-dit, autoriser des procès qui peuvent condamner à mort des gens en s'appuyant sur des témoignages littéralement extraits par la force de témoins, fermer la porte aux plaintes reposant sur l’habeas corpus ».

Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, détenu à Guantanamo, pourrait être le premier de ces prisonniers à être jugé en fonction de cette nouvelle loi.

Le président Barack Obama a demandé en janvier 2009 la fermeture de ces centres de détention clandestins et a annoncé que les États-Unis respecteront désormais la convention de Genève dans leur lutte contre le terrorisme.

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Source : Wikipedia