CFDT

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Posté par talos 22/03/2009 @ 15:10

Tags : cfdt, syndicats, société

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Fédération des banques CFDT

La Fédération des banques est une des fédérations professionnelles de la CFDT.

Elle regroupe les syndicats CFDT actifs dans les banques en France et compte plus de vingt mille adhérents. C'est la première organisation syndicale dans la profession (30%).

La CFDT banques a signé de nombreux accords professionnels: salaires, égalité hommes/femmes, emploi des seniors, formation, sécurité des agences ...

Son prochain congrès se tiendra en décembre 2009.

La CFDT Banques est également adhérente du syndicat internationnal UNI-Finances.

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CFDT Cadres

La CFDT Cadres (anciennement UCC) est l'Union confédérale des ingénieurs et cadres adhérents de la Confédération française démocratique du travail (CFDT). Elle fédère les cadres des secteurs privés et publics qui adhèrent aux syndicats de base.

En 2004, la CFDT Cadres comptait 70 000 adhérents.

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Congrès de Grenoble (CFDT)

La CFDT a tenue son 46e congrès du 12 au 16 juin 2006 à Grenoble. Il a réunis 1868 délégués issus des syndicats, fédérations et unions régionales.

Lors de ce congrès François Chérèque, seul candidat a sa succession a été réélu avec 91,69% des mandats. Il s'est engagé a améliorer l'écoute des adhérents.

Julie Coudry,la présidente de la Confédération étudiante (organisation étudiante associée à la CFDT) y a fait une déclaration insistant sur la proximité de la démarche de la CFDT et de la Cé en parlant d'un « syndicalisme que nous partageons ».

La CFDT a abordé le soutien qu'elle a apporté a la réforme des retraites de 2003 et l'hémorragie de 10% de ses adhérents en 3 ans qui s'en est suivie. Aux départs individuels, il faut ajouter la dissolution de syndicats ou le départ de leurs équipes dirigeantes avec une partie de leurs adhérents vers d'autres syndicats (CGT, SUD, fédération syndicale unitaireFSU, UNSA...).

Elle a décidé de ne pas trancher sur la réforme des retraites prévue en 2008. La prise de position de la CFDT sur cette réforme, malgré le départ de beaucoup de syndicalistes divergents, est encore source de tension en interne, François Chérèque s'est fait siffler par une partie de la salle lors du congrès.

La confédération lors de ce congrès a pris position en faveur des délégations de service public, entrant ainsi en opposition claire sur ce point avec d'autres organisations syndicales. L'organisation a aussi déclarée chercher des moyens d'action moins pénalisant que la grève.

La CFDT, grâce au mouvement contre le contrat première embauche auquel elle s'est associée, tire malgré les départs importants un bilan correct de ces 4 années.

Le Congrès a conforté la position de son secrétaire général, installé par Nicole Notat, qui défendait pour la première fois son bilan. Il a renforcé son équipe proche au secrétariat confédéral, tout en permettant le retour au bureau national de fédérations critiques comme la FGTE (transports) ou le SGEN (éducation).

Braquée contre la CGT depuis les départs organisés vers celle-ci , comme en témoigne l'intervention d'une responsable de la fédération des banques au congrès «tentative de hold-up fomentée avec la complicité de la direction confédérale de la CGT au nom d’une fallacieuse recomposition syndicale » , suite au cavalier seul sur les retraites.

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Syndicalisme dans les PTT françaises

Cet article décrit l'évolution et les particularités du syndicalisme dans les PTT françaises.

Le syndicalisme des PTT en France est né au début du XXe siècle dans les conditions particulières de la réglementation de la fonction publique. Alors que le droit syndical est reconnu en 1884 pour les salariés de tous les secteurs d'activité économique, l'État lui-même dénie ce droit à ses agents. L'importance grandissante des activités de communication sous monopole étatique, la Poste et le télégraphe, auxquelles s'ajoute progressivement le téléphone, pousse l'Administration à des recrutements nombreux. Dans l'effervescence du syndicalisme révolutionnaire français des années 1900-1910, une fraction importante des fonctionnaires des Postes et Télégraphes, ne se satisfait plus d'être tenu à l'écart du droit commun aux autres salariés. De 1900 à 1946, la revendication de la reconnaissance de leur syndicalisme et de son rattachement à la CGT en particulier, accompagne les nombreuses doléances des fonctionnaires de l'Administration des PTT. A l'inverse de la plupart des autres fonctionnaires, les postiers et les télégraphistes utilisent une forme d'action, qui elle aussi ne leur est pas légalement reconnue : la grève.

Les conditions de l'émergence du syndicalisme français des PTT ont fait que des fédérations syndicales propres aux PTT ont été créées et se sont développées dans chaque centrale syndicale, comme dans le secteur de l'Éducation nationale. Cependant, depuis la fin des années 1980, dans un cadre juridique nouveau, suite à la réforme des PTT de 1990, la tendance est au regroupement des forces, au sein de chaque Confédération, des salariés des deux entreprises, La Poste et France Télécom, avec les salariés de l'ensemble des activités de communication.

Les PTT, Postes, télégraphes et téléphones en France n'existent plus en tant que tels depuis le vote par le Parlement de la loi 90-568 du 2 juillet 1990 dite loi Quilès. Celle-ci crée deux établissements publics distincts : la Poste d'une part et France Télécom d'autre part. Cependant le terme générique PTT est le plus proche d'une réalité que lègue l'histoire sociale du XXe siècle. Souvent employés, y compris par les syndicalistes CGT qui utilisèrent les termes de Fédération postale pour désigner la Fédération nationale des travailleurs des PTT- CGT, les termes « postal » ou « postier » sont réducteurs à une partie seulement des salariés du secteur. Ils excluent la spécificité des "télégraphistes", fiers de leur technicité. Le terme télécommunication paraît anachronique pour les fonctionnaires des années 1900... L'Administration des PTT elle-même, a varié dans son appellation. Les Postes, Télégraphes et Téléphones, constitués en administration autonome à la fin du XIXe siècle ont durant tout le siècle suivant posés problème au politiques comme aux juristes: Administration publique, Service public ou entreprise publique à caractère industriel et commercial ? La création en 1923 du budget annexe des PTT est une première réponse. La loi institue en même temps un organisme consultatif, le Conseil supérieur des PTT, où prennent place des représentants élus du personnel. C'est une première dans une fonction publique française qu'on dit sclérosée. Mais le budget annexe ne permet pas une réelle autonomie des PTT, faute d'une réelle volonté politique. Pourtant dès les années 1960-1970, dans les faits, la séparation des PTT en deux branches distinctes est mise en place, malgré les protestations de certains syndicalistes. La loi de 1990 a mis en texte une réalité, et sans doute préparé d'autres évolutions pour le XXIe siècle. Dans l'esprit du public, le terme PTT survit: pour combien de temps ? Toutes les fédérations syndicales importantes tendent vers l'abandon de ce vocable…

Le syndicalisme dans les PTT est né aux alentours de 1900. Il s'est très vite distingué du syndicalisme de l'ensemble Fonction publique et s'est doté d'organisations spécifiques à la "corporation", qui tiennent leur légitimité du nombre des agents concernés et des luttes particulièrement vives menées au sein de l'Administration des PTT. Les grèves des PTT, en 1909, marquent durablement les relations sociales dans ce service de l'État. Plus proche de notre époque, le conflit de l'automne 1974 paralyse l'économie durant plusieurs semaines. Le syndicalisme, toujours puissant dans les deux branches professionnelles, est souvent tenté, conforté par l'histoire, de privilégier le "rapport de force" conflictuel sur la négociation. Le "dialogue social" est rendu difficile dans l'entreprise de main d'œuvre qu'est la Poste, par la fragmentation du syndicalisme, l'étendue du territoire, le nombre des salariés (près de 300 000 à la Poste) et le bureaucratisme des structures de l'organisation. A France Télécom (plus de 140 000 salariés), dont le secteur d'activité est ouvert à une concurrence forte d'autres opérateurs, les défis technologiques et les modes de gestion ont déstabilisés les anciennes structures syndicales.

Depuis quelques années le syndicalisme des anciens PTT se donne pour objectif de couvrir les salariés de l'ensemble des entreprises du secteur des activités postales et de télécommunication. Il aspire à dépasser le strict périmètre des activités dévolues à la Fonction publique, pour faire face à la "libéralisation" du marché des services publics.

Le droit syndical dans les PTT, comme dans l'ensemble de la Fonction publique française, n'a été véritablement reconnu que par le Statut de la Fonction publique adopté en 1946. Cependant dès la fin de la première guerre mondiale, il est un fait acquis: les syndicats participent aux organismes mis en place dans l'Administration, comme les conseils de discipline ou les commissions d'avancement de grade. Aux PTT, parmi les 28 membres du Conseil supérieur des PTT, institué en 1923, les représentants du personnel, au nombre de 6, sont élus sur des listes présentées par les organisations syndicales. Seul la référence CGT est bannie des Bulletins officiels présentant les candidats! Pourtant, bien que formellement unifié au sein d'une "fédération postale", le syndicalisme des PTT est jusqu'en 1945 un assemblage, au sommet, de trois syndicats nationaux corporatifs, héritiers, pour deux d'entre eux des Associations Générales mises en place au début du XXe siècle, avec l'aval du socialiste "ministériel" Alexandre Millerand, qui a en charge le Ministère du Commerce, de l'Industrie et des PTT de 1899 à 1902, dans le gouvernement Waldeck-Rousseau. Le droit de grève, par contre, est fermement interdit aux fonctionnaires jusqu'à sa reconnaissance globale par le préambule de la Constitution de la 4e République.

Les agents des PTT peuvent se rassembler dans des Associations Générales. Toutefois il existe un exception: dès 1899, les ouvriers des PTT qui travaillent à l'installation et à l'entretien des lignes télégraphiques aériennes ou souterraines) constituent un Syndicat national des Ouvriers des PTT, qui s'affilie à la CGT. En 1914, il compterait 5 000 membres parmi un personnel d'environ 9 000 ouvriers. Les ouvriers des services techniques des centraux télégraphiques ou téléphoniques, ceux de l'Imprimerie des timbres-poste, située alors boulevard Brune à Paris, 14e, les ouvriers des garages postaux relèvent de ce Syndicat, qui délègue des représentants à chaque Congrès de la CGT.

Les « agents », c’est-à-dire les « commis » des guichets des bureaux de poste, les commis du tri et des centraux télégraphiques, ainsi que les « dames employées » des guichets et du téléphone, se regroupent dans l'Association générale des agents des PTT : 22 000 adhérents en 1914, pour un effectif de 40 000 fonctionnaires. Les commis des PTT, ainsi que les dames-employées sont recrutés par concours national. Ils ont le même niveau d'études que les instituteurs ou les institutrices. C'est parmi eux que le syndicalisme postier puise une forte proportion de ses dirigeants. Certains d'entre eux, après leurs débuts militants à l'A.G., se tournent vers le militantisme politique, où leur culture leur permet parfois de "faire carrière" d'élu local ou national. Ainsi, plusieurs des pionniers du syndicalisme postier, que les luttes sociales ont aguerris, en particulier ceux qui à la suite des grèves de l'année 1909 ont subi des sanctions lourdes, figurent après 1918 parmi les candidats socialistes ou communistes aux élections à la députation. À la Chambre des députés, entre 1919 et 1950, le groupe socialiste SFIO, le groupe communiste et celui du Parti d'unité prolétarienne, comptent plusieurs postiers "révoqués de 1909": Jean-Louis Chastanet, Jean-Baptiste Canavelli, Clovis Constant, Jules Hippolyte Masson, René Plard. Plusieurs autres ont fait leurs débuts dans ce syndicalisme postier bien particulier : André Barthélémy, Léon Dagain, Charles Lussy, Auguste Pageot, Robert Philippot, Alexandre Piquemal, Louis Sellier.

Enfin il y a la "catégorie" la plus nombreuse, 55 000 fonctionnaires, appelés jusqu'en 1919 les « sous-agents », qui deviennent à cette date les « employés » : ce sont les facteurs et les agents de manipulation et de transport du courrier. Ils se reconnaissent dans deux organisations distinctes, une A.G. des sous-agents, modérée et majoritaire, bien implantée parmi les facteurs ruraux, et un Syndicat national des sous-agents, né au cours d'une grève des facteurs parisiens en avril 1906. Ce syndicat illégal, mais qui rassemblerait près de 9 000 membres adhère à la CGT en 1910, malgré la sanction que ce ralliement implique : il n'est pas reconnu par l'Administration forte en la matière de la jurisprudence du Conseil d’État.

Au moment des grèves qui secouent les PTT à la fin du Ministère Clemenceau, en 1909, les trois organisations qui mènent le mouvement, AG des agents, Syndicat des sous-agents et Syndicat des ouvriers, se rassemblent dans une Fédération nationale des PTT, autonome, qui disparait en 1914.

La fin des hostilités en 1918 s'accompagne d'un essor du mouvement syndical. En décembre, l'AG des agents se transforme en Syndicat national des agents des PTT. Puis le 28 août 1919, les trois syndicats nationaux (Agents, Employés et Ouvriers) s'unissent dans une structure fédérative, où chacun garde son autonomie. Ainsi naît la Fédération nationale des travailleurs des PTT de France et des colonies. Elle adhère à la CGT, sitôt sa création. Elle constitue dès 1920, une des fédérations-clefs (selon la classification utilisée par Annie Kriegel) de la Confédération. On estime à 43 500 le nombre de ses adhérents, chiffre important, qui donne à voir un taux de syndicalisation de la profession avoisinant les 30 %. A la direction de cette fédération chacun des trois syndicats nationaux est représenté. Ainsi en juin 1920, le secrétaire général est un "employé", Léon Digat, le secrétaire général-adjoint est un "agent", Joseph Lartigue, et un troisième secrétaire est issu du syndicat des "ouvriers", Antoine Tournadre. Les débats sur le ralliement aux Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR), puis autour de l'adhésion à l'Internationale syndicale rouge entrainent, lors du 2e Congrès de la fédération, en juin 1921, un partage des forces en faveur du maintien dans la CGT: 159 voix contre 129, sur 350 mandats.

La Résistance au sein des PTT est multiforme. Aucune synthèse n'a été faite, qui prenne en compte tous les réseaux, les actes relevant des résistances locales, les sabotages des lignes télégraphiques, la coupure des câbles souterrains, le renseignement, la participation syndicaliste dans les institutions vichystes et la résistance des syndicalistes eux-mêmes. Cette dernière est fortement entravée par le ralliement à René Belin de certains dirigeants de la Fédération postale et par l'attentisme, pour le moins passif à l'égard du nouveau régime, des autres membres de la direction fédérale. L'exclusion des anciens syndicalistes unitaires de la Fédération des PTT en septembre 1939 prive ceux-ci d'un moyen d'action et d'une légitimité indiscutable. De plus à l'automne 1940, plusieurs syndicalistes "unitaires" et communistes sont révoqués de l'administration au même titre que les juifs et les francs-maçons. C'est le cas de Marie Couette, Jean Lloubes, Léonard Garraud, René Bontemps, tandis que d'autres sont arrêtés tel Jean Grandel.

C'est par le relais des organisations du Parti communiste français que se constitue le mouvement résistant Libération nationale PTT, lié au Front national de lutte. Aux noms déjà cités, il faut ajouter d’autres dirigeants syndicalistes unitaires, Henri Gourdeaux, Emmanuel Fleury, Camille Trébosc, Fernand Piccot, Jean Abbadie. Ce mouvement a une importance notable surtout en Région parisienne, où il dirige en août 1944 la grève générale des services postaux. Plusieurs de ses dirigeants sont déportés, Jean Lloubes à Buchenwald, René Bontemps à Mauthausen, tout comme Léonard Garraud, qui y meurt. L'épouse du dirigeant des facteurs parisiens, Marie-Thérèse Fleury, syndicaliste elle même, meurt à Auschwitz.

De même les milieux résistants socialistes se regroupent dans plusieurs mouvements, comme Action PTT, dirigé par Ernest Pruvost, Maurice Horvais, Simone Michel-Lévy, ou comme Etat-major PTT (EMPTT). Ces mouvements se rassemblent en 1943 dans Résistance PTT, dont l'origine est due à un rédacteur des Services ambulants, Edmond Debeaumarché, déporté par la suite. Ce mouvement semble particulièrement implanté parmi l'encadrement, tout comme un autre réseau de Résistance, étendu au niveau de la Fonction publique, le NAP, Noyautage des administrations publiques, spécialisé dans le Renseignement.

La réunification syndicale dans la clandestinité, actée pour la CGT dans son ensemble par les Accords du Perreux, en avril 1943 ne se réalise pas aux PTT. Le passif entre anciens confédérés et anciens unitaires ne permet aucune entente. L'ancien confédéré Léon Digat et l'ancien unitaire Emmanuel Fleury trouvent un terrain d'entente, fin 1943. En vain. En août 1944, ce sont deux fédérations rivales qui aspirent à la reconnaissance administrative et syndicale. Celle-ci est d'abord acquise par la fédération postale reconstituée par l'ancienne équipe dirigeante de 1939 : Jean Mathé, Aimé Cougnenc, Edmond Fronty. Les communistes, qui dirigent une fédération issue de Libération nationale PTT obtiennent un arbitrage du Bureau confédéral de la Cgt: la fédération des PTT est placée sous un système de cogérance, sous l'autorité d'un résistant, Coste, secrétaire général, d'un ancien confédéré Astrie et de l'ancien unitaire Emmanuel Fleury, secrétaires, jusqu’au Congrès qui se réunit du 11 au 15 septembre 1945, à Limoges.

Les documents mis en discussion au congrès de 1945 sont clairs : il s'agit du « premier Congrès de la fédération postale reconstituée ». Pourtant, si on suit la chronologie de la Fédération "postale", c'est le 10e congrès de celle-ci depuis 1919, qui se tient. C'est un bouleversement du rapport des forces internes qu'enregistre le vote du rapport. 79 500 voix se prononcent contre la direction des confédérés, 10 588 voix l'approuvent, 5 048 s'abstiennent. Au terme des travaux, le communiste Fernand Piccot devient secrétaire général de la fédération Cgt des PTT. Un congrès extraordinaire a lieu en décembre 1946, suite aux grèves de l'été de cette même année. L'enjeu est d’importance : la fédération regroupe près de 150 000 adhérents, selon les sources cégétistes. Les résultats des votes confirment le basculement de la fédération CGT des PTT, dans l'orbite des anciens unitaires : 92 156 voix pour, 27 748 contre, 4 815 abstentions. Fernand Piccot est réélu secrétaire général. En 1950, Georges Frischmann lui succède. Communiste, il siège au bureau politique du PCF à partir de 1954. Il dirige la fédération postale durant 29 ans. Son successeur Louis Viannet, de 1979 à 1982, est lui aussi militant notoire du Parti communiste français, tout comme l'ouvrier des timbres, Albert Leguern, qui dirige la CGT-PTT de 1982 à 1988. La Fédération nationale des travailleurs des PTT-CGT, un temps ébranlée par la scission de 1947, ses effectifs approchant les 45 000 syndiqués en 1953, est demeurée la première force syndicale aux PTT depuis 1950 jusqu'à nos jours. C'est également une des plus importantes fédérations de la CGT. L'actuelle "numéro 2" de la CGT, Maryse Dumas est issue de cette fédération. Première femme à accéder à cette fonction aux PTT, elle est de 1988 à 1998, la secrétaire générale de la CGT-PTT. Son successeur a été Alain Gautheron. Comme Maryse Dumas, il était issu du corps des inspecteurs des PTT, c’est-à-dire de l'encadrement professionnel. C'est de nouveau une femme, Colette Duynslaeger, qui depuis 2004 dirige la CGT des PTT. Cette fédération s'appelle désormais la Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications.

Pendant les trois années qui suivent la Libération, les PTT sont le champ d'un affrontement entre la direction de la fédération et les anciens confédérés. Fin juillet- début août 1946, ceux-ci lancent aux PTT une grève, qui exprime le mécontentement d'une profession quant à son niveau de vie, mais qui est aussi utilisée contre le ministre d'État chargée de la fonction publique, le communiste Maurice Thorez. Un Comiré National de Grève, dirigé par Camille Mourguès est mis en place, pour concurrencer la fédération postale. Transformé en Comité d’action syndicaliste en décembre 1946, ce comité, qui annonce 15 000 membres, est à la base de la Fédération syndicaliste des travailleurs des PTT, créée les 11-12 juillet 1947. Cette fédération adhère à Force ouvrière en avril 1948. Plusieurs anciens responsables "confédérés" y prennent place, Jean Mathé, Charles Moreau, mais aucun n'y détient de responsabilités importantes. C'est une des plus importantes de la jeune centrale syndicale. Annonçant 29 000 adhérents en 1952, elle en atteindrait 52 000 en 1964. En août 1953, sa présence active dans les grèves du secteur public, et son rôle dans la fin du conflit assoient sa visibilité. Sous la Quatrième République, elle bénéficie d'un environnement politique favorable: FO ralliant à elle les postiers socialistes, les députés SFIO, comme le rapporteur du budget des PTT Léon Dagain et le ministre socialiste des PTT Eugène Thomas qui a ce secteur en charge durant 77 mois, cumulés entre novembre 1945 et décembre 1958 lui prêtent une oreille favorable. La puissance de FO-PTT, qui n'est que la seconde force syndicale de la profession jusqu'en 1983, est à son apogée vers 1958-1961. Son leader emblématique est Camille Mourguès, qui reste un des responsables de la fédération des PTT, même après son accession au bureau confédéral de Force Ouvrière en 1960. Ses successeurs sont Roger Viaud de 1957 à 1969, puis André Fossat. D'autres syndicalistes de FO PTT ont accédé au bureau confédéral de Force ouvrière, au temps du long mandat de André Bergeron, tel Jean Rouzier. Rival en 1989 de Marc Blondel pour le poste de secrétaire général de FO, Claude Pitous, considéré comme le successeur désigné par André Bergeron, est issu de la fédération des PTT. Il bénéficie en cette occasion du soutien de Jacques Marçot, secrétaire général de FO-PTT depuis 1982. Renommée depuis l'année 2000 FO communication, cette fédération est dirigée actuellement par Jacques Lemercier. A partir de la fin des années 1960 le déclin de FO-PTT est accompagné par l'affirmation d'une troisième puissance syndicale, la CFDT, issue de la CFTC.

La division durable du syndicalisme aux PTT ne se limite pas à la scission entre CGT et FO. Les années d'après la Libération sont celles où émerge un troisième pôle syndical, autour de la CFTC. Quasi inexistante avant 1939, la Fédération des syndicats chrétiens des PTT- CFTC gagne au cours de la 4e République une audience qui recueille l'assentiment de 20 % des postiers. Les grèves de l'été 1953 provoquent des remous au sein des militants CFTC, du fait d'un appel précoce à la reprise du travail. Forte de 20 000 membres, en septembre 1953, lors de son congrès tenu à Lyon, la fédération PTT-CFTC élit Charles Fleury, nouveau secrétaire général. La minorité, qui souhaite une évolution vers la laïcisation de la Centrale syndicale recueille 455 mandats, contre 627 et 15 abstentions. Jusqu'en 1964, ce débat agite les militants CFTC. Après cette date, la CFTC "maintenue" a gardé à la Poste et à France Télécom une audience réelle et constante, qui apparaît dans les résultats des élections professionnelles. Le Président du Sénat français (en date de 2008), deuxième personnage de la République, Christian Poncelet a fait ses "classes" dans le syndicalisme CFTC. En 2007 la fédération CFTC des PTT est dirigée par Laurence Decroix, présidente et Daniel Rodriguez, secrétaire général.

En 1964, la déconfessionnalisation de la CFTC, donne naissance à une nouvelle force, la CFDT. Aux PTT, le paysage syndical s'enrichit donc de la Fédération démocratique des travailleurs des PTT-CFDT. Portée par l'essor des luttes syndicales et la popularisation des idées autogestionnaires, la CFDT-PTT est partie prenante des grèves de 1968 et de 1974 aux PTT. Durant 12 années cruciales, le secrétaire général de la CFDT-PTT est Émile Le Beller. Cette fédération fusionne avec un syndicat autonome, implanté aux Télécommunications, la FNT (Fédération nationale des télécommunications). Devenue fédération démocratique unifiée CFDT-PTT, elle est à partir de 1980 la seconde force syndicale des PTT. Mais elle connaît deux crises successives. En 1987, le secrétaire général Denis Tonnerre est remplacé brusquement. Puis plus gravement, en 1988-1989, une fraction notable de ses effectifs rejoint Sud-PTT. Lors de la mise en chantier de la réforme des PTT, par le ministre socialiste Paul Quilès, la CFDT PTT joue un rôle actif dans la promotion du changement. Le secrétaire général de la CFDT-PTT, Jean-Claude Desrayaud, qui fait face à la sécession de Sud-PTT, est un des interlocuteurs les plus écoutés de Hubert Prévot. Ce dernier, haut-fonctionnaire est un ancien commissaire général au Plan, mais il est aussi un ancien syndicaliste éminent de la CFDT, où de 1975 à 1982, il est secrétaire confédéral chargé du secteur économique. En 2005, la CFDT PTT a fusionné avec la fédération CFDT de la culture (FTILAC CFDT) et la partie "conseil" de la Fédération des Services pour donner naissance à l'actuelle fédération F3C, Communication, Conseil, Culture dont le champ est beaucoup plus large. Le premier congrès de cette fédération nouvelle, en octobre 2005, a élu un bureau fédéral où siègent Nadine Capdeboscq, responsable du pôle " Postes, distribution, services financiers ", et Franca Salis Madinier secrétaire du pôle " Télécoms, prestataires".

C'est de l'intérieur de la CFDT que s'opère en 1989, une nouvelle scission syndicale. L'aile gauche de la CFDT, au terme de débats internes portant sur le recentrage syndical de la confédération et à la suite d'un conflit social très dur, celui des "camions jaunes" de l'automne 1988 est amenée à quitter cette centrale en construisant une sixième fédération syndicale aux PTT: Solidaires Unitaires Démocratiques Sud-PTT. Avant d'essaimer des groupes Sud dans de nombreux secteurs professionnels, c'est aux PTT que Sud a trouvé son berceau. Fondé, selon les observateurs du mouvement "Sud", par une bande de quatre copains, Annick Coupé, Christophe Aguiton, Christian Chartier, Thierry Renard, le syndicat est dirigé par Annick Coupé jusqu'en 1999, par une autre syndicaliste, Joëlle Charuel de 1999 à 2002, puis par René Ollier, selon une volontaire rotation des responsables. Annonçant 15 000 adhérents le syndicat Sud-PTT est devenu la 2e force du syndicalisme des postiers et des télécommunicants.

Le début des années 2000 est marqué pour le syndicalisme aux PTT par la réactivation d'un syndicalisme autonome, jamais disparu totalement depuis la naissance du mouvement syndical. Ainsi, principalement issu de FO, une branche de l'UNSA a acquis le statut d'organisation syndicale représentative aux Télécoms d'abord, puis en 2005 à La Poste. Il est à noter aussi l'existence d'une branche PTT de la CNT, Confédération nationale du travail, animée par quelques militants. Elle n'est pas reconnue par La Poste, parmi les syndicats représentatifs.

À cet éclatement du syndicalisme, caractéristique qui n'est pas uniquement celle des PTT, comme dans toutes entreprises, il faut ajouter le syndicalisme catégoriel des cadres. La CFE-CGC, très minoritaire dans l'encadrement aux PTT, est confontée aux confédérations syndicales, qui mobilisent l'encadrement dans des structures spécifiques "cadres".

Régulièrement, ont lieu dans chacune des deux entreprises, des élections professionnelles. Elles permettent d'élire des représentants du personnel siégeant dans les divers Comités et Commissions paritaires, à la Poste, ou les délégués du personnel et les représentants syndicaux dans les comités d'entreprise à France Télécom. La loi de 1990, a été institué à La Poste, un Conseil d'Administration de 21 membres, dont 7 sont élus tous les cinq ans par les salariés de l'établissement public. Un même organisme avait été institué à France Télécom. Mais depuis 2004, suite à la privatisation de l'entreprise, les élections ont lieu selon un calendrier différent. Les résultats de ces élections donnent à voir l'influence des diverses organisations syndicales et l'évolution de celle-ci.

De nombreux militants syndicalistes ont émergé dans la branche professionnelle des Postes, télégraphes et téléphones, qui couvre l'ensemble du territoire français. Quelle que soit la diversité "plurielle" des organisations syndicales, l'objectif est d'inclure dans la catégorie Syndicaliste français des PTT les femmes et les hommes qui sont issus de ce syndicalisme et y ont tenu un rôle important. Certains n'ont milité que dans leur corporation (fédération ou syndicat national), d'autres ont eu un parcours syndical qui les a conduit au niveau "interprofessionnel" des Unions départementales, régionales ou des Confédérations syndicales françaises. Ils ont pu avoir l'occasion de siéger au Conseil économique et social. Enfin, quelques-uns des militants formés par le syndicalisme postier ont bifurqué vers des responsabilités politiques nationales : députés, ministres ou présidence du Sénat. L'ultime remarque qui peut être faite concerne la féminisation actuelle des directions des fédérations syndicales. C'est un phénomène relativement récent, ce que traduit la faible représentation des femmes dans la rubrique consacrée aux syndicalistes français des PTT.

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Confédération étudiante

Le cortège de la Confédération étudiante lors de la manifestation contre le CPE du 18 mars 2006

La Confédération étudiante (Cé) est un « syndicat » étudiant français créé en mars 2003 et reconnu comme représentatif depuis 2006. Proche de la CFDT, la Confédération étudiante est un syndicat étudiant qui revendique 4 000 adhérents.

Juridiquement, la Cé comme les autres organisations étudiantes n'est pas un syndicat, c'est une association loi 1901. Le statut de syndicat, en France est réservé au monde du travail : association de travailleurs ou d'employeurs. Cependant, comme d'autres associations étudiantes en France, La Cé revendique un statut syndical pour les étudiants.

De plus, le fonctionnement des « syndicats » étudiants se rapproche du fonctionnement des syndicats de salariés avec l'apparition de la notion de représentativité qui permet de négocier des accords. La Cé est reconnue par l'Etat français comme représentative depuis 2006.

La Cé possède défend un programme « réformiste ». De plus, elle est officiellement liée à la CFDT par un contrat d'association.

La Confédération étudiante est née début 2003 d'un petit nombre de membres de l'UNEF (dont une élue au CNOUS et un élu CNESER) issus de la Tendance syndicale (minoritaire) en rupture avec la ligne nationale. Ils sont rejoints par les AGE d'Angers, de Nantes, de Limoges, de La Rochelle, de Paris 3, de Paris 5 et de Sceaux issus de la même tendance ; ralliées par plusieurs associations locales : TNT (Marne la Vallée), Jade (Bordeaux 4), JTL1 (Toulouse 1), Association étudiante d'Amiens, Re Agir (Montpellier 2), Associatif pour la défense des étudiants (Orléans), Change ta fac (Le Mans), Réunir (La Réunion), et soutenus par la CFDT (et notamment par Nicole Notat).

À l'origine du départ de l'UNEF, certains militants accusaient la direction d'être sous la tutelle du Parti socialiste et de « jouer le jeu de ses courants ». Ce départ fait aussi suite à la réunification des deux UNEF en 2001, qui selon la présidente de la Cé, Julie Coudry, l'aurait « radicalisée » et notamment fait prendre position contre la réforme LMD.

Contrairement à ce que suggère son nom, la Cé n'est pas une confédération (fédération de fédérations) ni réellement une fédération (elle est plus organisée sur un schéma national que fédéral). Juridiquement, c'est une association loi 1901. Pour l'essentiel elle a repris le mode d'organisation de l'UNEF avec comme différence notable qu'elle ne fonctionne pas en tendances (le mode de scrutin n'est donc pas proportionnel mais majoritaire).

Les adhérents élisent, lors de congrès qui ont lieu tous les deux ans, un bureau national et une commission exécutive.

La Cé publie un journal d'information des adhérents, Cé(t)à dire.

Le Bureau National est l'instance politique de la Cé. Il est chargé de mettre en oeuvre les orientations prises en congrès ou lors des Conseils Nationaux. Les membres du Bureau National sont élus tous les deux ans en Congrès par les délégués. Issus des associations locales ou membres de la commission exécutive ils assurent leur mandat fort de leur expérience syndicale en tant que responsables nationaux de la Cé. Le Bureau National est une instance de décisions collectives dont les membres ne représentent pas leur association.

Le Congrès est le moment ou les délégués des associations locales dressent un bilan et une analyse sur l’activité syndicale de la Cé durant les deux années écoulées et valident le rapport d’activité. Il fixe les enjeux, les grandes orientations et les objectifs de la Cé pour les deux années à venir.

Il élit notamment le bureau national qui sera chargé de la mise en œuvre de ces décisions.

Le Conseil National est une instance de débat sur le bilan des actions menées par la Cé nationalement dans les universités. Il définit les grandes orientations à venir. Le Conseil National est composé des membres du bureau national et des présidents des différentes associations locales qui débattent entre eux. Il est ouvert à tous les militants.

La Commission Exécutive est l'organe de gestion quotidienne de la Cé. Elle met en œuvre les décisions prises par le Bureau National. Elle se compose des membres du bureau national élus à cet effet en Congrès tous les deux ans.

Son actuel président est Baki Youssoufou, membre du bureau national de la Cé. Il a succédé à Julie Coudry le 4 mai 2008.

La Cé est associée avec la CFDT depuis mars 2004 qui, selon Le Monde, la subventionnerait annuellement à hauteur de 30 000 € pour relayer chez les jeunes « une même conception du syndicalisme réformiste et indépendant ». Ce support est aussi matériel à travers, par exemple, l'impression de tracts ou l'intervention de militants cédétistes lors de manifestations ou d'élections. Les responsables de la Cé sont amenés à participer aux congrès ou aux campagnes de la CFDT. La Cé est aussi partenaire d'organisations dans lesquelles la CFDT est présente comme l'organisation Sauvons l'Europe.

Les relations avec l'UNEF sont restées difficiles voire parfois violentes au niveau local, la Cé critiquant son « immobilisme » et sa « duplicité » tandis que l'UNEF reproche à la Cé d'avoir aggravé la division du syndicalisme étudiant. Cependant selon Robi Morder, « une aile (de l'UNEF) est proche » de la Cé (en réalité un tendance très minoritaire dont est issue la Cé).

Ses relations avec les organisations s'inscrivant dans le syndicalisme de lutte comme SUD Étudiant ou la FSE, sont très tendues, celles-ci lui reprochant par exemple son programme, qu'ils qualifient de « peu revendicatif » et de « soumission au MEDEF ».

Selon Le Figaro la création de la Cé aurait reçu le soutien de Dominique Strauss-Kahn, ce que dément Julie Coudry : « C'est totalement faux. Nous ne sommes pas dans une stratégie politique. Nous avons fait le choix de l'action syndicale, un point c'est tout ».

La Confédération étudiante est considérée comme représentative aux termes de la loi Jospin du 10 juillet 1989, car elle a un élu au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche.

La Cé revendique environ 4 000 adhérents. En juin 2006 elle déclarait une présence dans une soixantaine d'universités et environ 230 élus en conseils centraux .

La Cé propose une démarche de « Syndicalisme réformiste » (en affirmant par exemple que la réforme de l'université est « une nécessité vitale ») qui s'inscrit dans le cadre de ses valeurs de « démocratie, de solidarité et d'Europe ».

La Cé s'inscrit dans le système de représentation des étudiants aux sein des conseils centraux d'universités (appartenant ainsi à une tendance « co-gestionnaire » du syndicalisme étudiantqui privilégie la représentation sur les autres forme d'activité syndicales) et des organes de représentations nationaux auprès du ministère comme le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Tout en appelant à massifier les Assemblées générales d'universités lors des mouvements étudiants pour « marginaliser les radicaux », elle revendique pour celles-ci des « exigences démocratiques » notamment par l’organisation de « référendums » à bulletin secret lors de la grève et du blocage d’une université.

Après avoir porté l'insertion des étudiants comme troisième mission de l'université et une amélioration du système d'orientation des étudiants, la Cé est favorable a une augmentation des dotations des universités afin de rendre effectives ces évolutions. La Cé soutient le principe de l’enseignement supérieur professionnalisant.

Elle réalise avec la CFDT, des campagnes pour la défense des droits des travailleurs saisonniers.

En 2003, la Cé s'est prononcée pour la Réforme LMD et pour la Constitution européenne en 2005. Elle a participé en 2006 à l'intersyndicale opposée au contrat première embauche. Lors du mouvement contre la loi LRU (2007), la Cé n'en a pas demandé l'abrogation et selon Robi Morder du GERME elle s'est située « en dehors de la coordination » étudiante.

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Source : Wikipedia