Céramique

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Posté par hal 17/03/2009 @ 13:11

Tags : céramique, arts plastiques, culture

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Céramique

La Vénus de Dolni Vestonice, qui serait la plus ancienne céramique jamais découverte

Premier « art du feu » à apparaître (avant la métallurgie et le travail du verre), la céramique désigne l’ensemble des objets fabriqués en terre cuite qui ont subi une transformation physico-chimique irréversible au cours d’une cuisson à température plus ou moins élevée.

De nature utilitaire au départ, la céramique devient rapidement une expression artistique, qui témoigne de l'art de vivre des civilisations qui lui donnent des formes et des décorations de plus en plus élaborées : vases grecs, poteries précolombiennes, céramique et porcelaine chinoises, céramique et porcelaine d'Europe et du Moyen-Orient...

Aujourd'hui, une autre céramique utilitaire a vu le jour, avec les céramiques industrielles aux propriétés parfois exceptionnelles (tenue à très haute température, tribologie...).

Le mot céramique provient du grec ancien κέραμος, kéramos, qui signifie « terre à potier », « argile ». Il a donné son nom à un quartier d'Athènes, le Céramique.

Un matériau céramique est solide à température ambiante et n'est ni métallique, ni organique. Les objets en céramique sont réalisés par solidification à haute température d'une pâte humide plastique (verres minéraux), ou agglutination par chauffage (frittage) d'une poudre sèche préalablement comprimée, sans passer par une phase liquide (céramiques polycristallines) ; par extension, on désigne sous le terme « céramique » les objets eux-mêmes ainsi fabriqués.

D'abord basée sur la poterie en colombin, la technique de travail évolue vers la fin du néolithique avec l'invention du tour rapide, qui apparu en Chine dans la culture Longshan, entre 3 000 et 2 000 ans avant Jésus-Christ. Le tour lent apparut même plus tôt, dès la culture Yangshao, vers 4 000 ans avant Jésus-Christ.

Si la céramique chinoise est universellement connue pour la porcelaine, qu'elle a inventé sous la dynastie des Han de l'est (de 25 à 220 après J.-C.), elle est aussi riche d'une longue tradition d'innovations techniques et stylistiques : En effet, la poterie est en Chine un art d'une extrême ancienneté : si la culture Yangshao, qui date de plus de 4 000 ans avant Jésus-Christ, est la première à fournir des poteries en grand nombre, les tout premiers exemplaires de terres cuites datent de 6 000 ans avant Jésus-Christ, avec les cultures Cishan (au Hebei) et Peiligang (au Henan). À l'époque néolithique, après la culture Yanshao, puis la culture Majiayao, les productions de Longshan témoignent de l'apparition du tour rapide, indispensable du fait de la finesse et de la hauteur de certaines pièces de prestige dites « coquille d'œuf ». La céramique se développe encore, tant sur le plan des formes et des décors que sur le plan technique, sous les dynasties des Shang et des Zhou. Beaucoup de pièces notables proviennent du mobilier funéraire (mingqi) : armée enterrée de Qin Shi Huangdi ; représentations de bâtiments, de fermes et figurines humaines des Han ; danseuses et musiciennes, représentations humaines ou animales « trois couleurs » des Tang, parfois de grande taille. Les vases « bleu et blanc », qui apparaissent sous la dynastie mongole des Yuan, se développeront pleinement sous les Ming, puis encore au début de la dynastie des Qing, lors du règne de l'empereur Kangxi. Sous les Qing également se développent les porcelaines de la « famille rose » et de la « famille verte », bien connues en Occident.

Les céramiques et porcelaines chinoises ont eu une grande influence sur le développement des techniques et des styles en Corée, au Japon puis en Europe.

En Corée, l'influence de la céramique chinoise se fait sentir très tôt, dès l'occupation du pays par la Chine de 108 avant Jésus-Christ à 313 après Jésus-Christ. C'est à ce moment qu'apparurent les premiers fours élaborés, sans doute au plus tard vers le IIIe siècle après Jésus-Christ. L'art de la céramique en Corée connut un développement rapide, et produisit des pièces de céladon raffinées. La porcelaine coréenne blanche connut une grand popularité au XVe siècle, et était souvent décorée de cuivre. Vers le milieu de la période Joseon, vers la fin du XVIIe siècle, les potiers coréens produisirent des céramiques « bleu et blanc », faisant appel à l'oxyde de cobalt.

Après la période Jomon, les premières céramique japonaises sont les haniwa (埴輪, cylindres de terre cuite), qui sont des figurines funéraires japonaises. On les a retrouvés dans de nombreuses tombes du Kofun (古墳時代, kofun jidai, IIIe siècle au VIe siècle) parmi tout le Japon. Ils sont le sujet de recherches scientifiques et archéologiques depuis l'ère Edo (江戸時代) mais sont manipulés le moins possible car ils sont très fragiles et facilement cassables. Les sources anciennes évoquant les haniwa sont peu nombreuses. On compte parmi elles le Nihon Shoki (日本書紀, Annales du Japon, début du VIIIe siècle).

Puis, vers l'époque de Nara, au VIIIe siècle, que fut tentée la première assimilation de la céramique chinoise. La Cour japonaise connaissait d'élégants vases sancai (« trois couleurs »), caractéristiques de la dynastie des Tang. La beauté de ces céramiques faisait d'elles des objets rituels, comme le montre l'une de ces pièces conservées au Shōsō-in. Les trois couleurs Tang firent plus qu'influencer la céramique japonaise : elles apportèrent au Japon la révélation de la couleur. Mais, sans doute du fait de l'importance donnée aux objets laqués, le Japon ne connu pas de véritable développement de la céramique avant la fin du XVIe siècle.

À partir de 1616 se développa une production autochtone de porcelaine, inspirée de la production chinoise, au travers des potiers coréens ramenés de force de leur pays après l'invasion de la Corée par le Japon à la fin du XVIe siècle,. De plus, l'invasion de la Chine par les Mandchous se traduisit à partir de 1640, et pendant plusieurs décennies, par un afflux de potiers chinois vers la région d'Arita, au Japon, ce qui contribua à l'amélioration des techniques. La production de porcelaine japonaise la plus connue est la porcelaine d'Imari, produite à Arita, et par ailleurs largement exportée vers l'Europe.

La production céramique de haute qualité en Inde moghole est quasiment inexistante. Ceux-ci se servaient presque exclusivement de vaisselle chinoise en porcelaine. On peut pourtant signaler une production de carreaux de revêtement aux couleurs vives réalisés par la technique de la cuerda seca, sans doute principalement à Lahore. Une série d'entre eux, conservée au musée Guimet, provient de la tombe de Madani à Srinagar.

La céramique apparaît au Proche-Orient plusieurs millénaires avant Jésus-Christ, à Çatal Hüyük en Anatolie, et en Mésopotamie au néolithique avec en particulier les cultures de Hassuna et Samarra.

L'apparition du tour au Proche-Orient puis en Europe permet la production rapide de nombreux récipients standardisés. La pose de vernis noir à base d'oxydes métalliques permet d'améliorer les techniques de décor. La technique est reprise par les potiers grecs durant l'Antiquité puis dans le monde romain, notamment avec la technique de la céramique sigillée dont un des centres principaux de production est le site de La Graufesenque, dans le sud-ouest de la Gaule.

Mais c'est la découverte du décor vitrifié (à base d'eau, de silice et de colorants), déjà employée dans l’Empire byzantin et en terre d’Islam, qui permet au Xe siècle le développement de la poterie vernissée. Les Arabes qui occupent l'Espagne jusque au XVe siècle et l'Italie du Sud jusqu'au XIIe siècle introduisent la technique en Europe.La technique de la terre vernissée est redécouverte en France entre le XIVe et le XVIe siècle, notamment avec les travaux sur l'émail de Bernard Palissy dont les italiens et les espagnols avaient jusque là le quasi-monopole en Europe. En Italie, au Quattrocento, elle atteint des sommets avec les bas-reliefs en terracotta invetriata des Della Robbia.

Les techniques empruntées aux potiers Ottomans et Arabes permettent aussi aux italiens de découvrir le sgraffiato et les majoliques. Le décor à istoriato apparaît à Florence et à Faenza au XVe siècle et la faïence est fréquemment utilisée. La technique de la porcelaine est redécouverte et affinée, mais s'interrompt au début du XVIIe siècle.

À partir du XVIe siècle, l'art des potiers italiens se répand. Au XVIIe siècle, l'Europe subit deux influences: l’une italienne à Nevers, l’autre chinoise à Delft. La faïence française du XVIIIe siècle, avec des décors cuits à température de petit feu, se développe avec des centres de production comme Marseille, Strasbourg, Niderviller.

Le secret de fabrication de la porcelaine est réétudié. Ehrenfried Walther von Tschirnhaus et Johann Friedrich Böttger ont trouvé la façon de faire de la porcelaine véritable en 1708 alors qu'ils travaillaient pour la manufacture de Meissen en Allemagne ; Les premiers échantillons de kaolin furent introduits en France par le Père d'Entrecolles en 1712. Enfin bien plus tard en 1765, on découvre les gisements de kaolin à Saint-Yrieix-la-Perche au sud de Limoges, ce qui permettra enfin de reproduire en France la porcelaine chinoise. Dès lors la fabrication devient intense, variée et abondante. La manufacture de Sèvres devient manufacture nationale en France. Au XIXe siècle, ses collections sont alimentées par son directeur, Alexandre Brongniart.

L'industrialisation croissante à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle modifie le rapport à la céramique. La généralisation de procédés de fabrication pour la production de masse, et les nouveaux moyens de transport (notamment le chemin de fer), signent l'arrêt de la pièce unique artisanale aux profit des arts appliqués. Les ateliers se transforment en fabriques et la petite industrie se développe dans des centres comme Limoges ou Vallauris.

Au début du XXe siècle, l'art nouveau fait rentrer l'art — et en particulier la céramique — dans la majorité des foyers. Il est prolongé après la Première Guerre mondiale par l'art déco et les recherches sur le design. Mais la crise économique de 1929 et l'arrivée de matériaux comme la fonte, l'aluminium ou l'inox vont amener à un désintérêt de la céramique utilitaire. L'apparition après la Seconde Guerre mondiale des matières plastiques va aggraver la situation des artisans et des petites fabriques.

Face à cette désaffection de l'artisanat utilitaire, un nouveau courant artistique apparaît dans l'immédiat après-guerre: la céramique contemporaine naît des échanges entre artistes, souvent des peintres venus à la céramique. Les techniques de céramique orientales, notamment celles de Chine et du Japon — par l'intermédiaire de l'anglais Bernard Leach — sont popularisées. En France, des villages de potiers revivent. C'est le cas de La Borne sous l'impulsion de Jean et Jacqueline Lerat et leurs travaux sur le grès. Vallauris vit une véritable renaissance avec l'arrivée de nombreux artistes, suivis rapidement par une star: Picasso. En Italie c'est à Albisola que de nombreux artistes ont travaillés: Jorn, Wifredo Lam, Fontana, Capogrossi, Arroyo, Recalcati, Rougemont, Mondino, Patrick Moya, Laveri... Depuis les futuristes jusqu'aux artistes les plus contemporains du Movimento Artistico Mediterraneo, les ateliers de cette petite ville balnéaire sont restés ouverts à toutes les tendances contemporaines.

Les différentes civilations précolombiennes qui se sont succédé ont développé un art de la céramique très élaboré. Les Mayas, les Zapothèques, ou la civilisation de Vera-Cruz maitrisaient un art de la céramique de haut niveau, centré principalement sur des représentations humaines plutôt que sur de la vaisselle ou de la céramique utilitaire.

La céramique apparait dans les Andes centrales vers 1800 - 1000 avant J.-C.. Le nombre de grands centres cérémoniels augmente fortement.

Son apparition semble surtout liée à un but utilitaire, pour la cuisson des nouveaux produits agricoles notamment. Cependant, on connaît aussi quelques figurines féminines, comme la Vénus de Curayacu, du musée national du Pérou, datée du IIe siècle avant notre ère. Ce personnage féminin se présente dans une attitude frontale et hiératique, les bras plaqués sur le corps, le décor se résumant à des incisions.

La céramique de Chavin vint ensuite, vers 1200/800 – 300 av. J.-C.. Elle agit comme un médium qui véhicule l’iconographie de Chavin vers les régions éloignées de la cité principale. Les formes de céramique les plus fréquemment recontrées sont des vases globulaires à anse-goulot en étrier, et des bouteilles à haut col. En général, les surfaces sont de couleurs sombres : gris, noir ou brun, et un décor de félins, de fleurs ou d'oiseaux est incisé, gravé ou modelé.

Vers 100 à 600 après J.-C., la poterie polychrome des Nazcas reprend en grande partie les thèmes iconographiques des Paracas, mais une nouveauté technique fondamentale y apparaît : les couleurs sont désormais appliquées avant cuisson, et non plus séparées par des incisions. La typologie des céramiques s’enrichit également, de vases sphériques à goulots reliés par une anse pont (qui existaient déjà chez les Paracas), de gobelets, de bols, de terrines, de jarres, de récipients anthropomorphes... Les couleurs, posées en aplat, sont le plus souvent délimitées par un contour noir, formant divers motifs décoratifs, avec une grande dislocation dans les figures.

Vers 100 à 700 après J.-C., la culture mochica est la seule culture qui crée de véritables scènes complexes avec interaction de personnages multiples, notamment dans sa poterie funéraire. Les spécialistes distinguent cinq phases différentes, reconnaissables à la forme de l’anse-goulot en étrier. Les décors sont variés, entre le modelage, le relief, l'incision, la peinture, ou encore le dessin au trait, le tout dans des tons lie de vin sur crème en général. Parfois, ces poteries peuvent également être noires (phase 3) ou à engobes gris ou polychromes (phase 5). L'évolution a lieu vers plus de réalisme, de vie et une plus grande complexité, et la poterie mochica est la première qui parte à la conquête de l’expression (personnages en train de rire). Les thèmes sont donc riches et variés : félins, guerriers portant bouclier rond, masse d'arme, tunique en coton et casque, ou encore chamans mastiquant de la coca mêlée à de la chaux.

Enfin, au XVe siècle, la céramique inca est marquée par l'apparition de différentes formes comme l’aryballe (grande jarre accrochée dans le dos) et le florero (avec un long col évasé). Les décors sont de préférence géométriques, mais il existe tout de même des motifs floraux, animaux et humains.

Les populations indiennes d'Amérique du Nord ont développé un art de la céramique important. Les Anasazi en particulier ont, dès le VIe siècle, mis au point un style de poteries décorées de figures (lignes, points) reprenant sans doute des décors simples de vannerie. Plus tard, le style devint plus complexe : des représentations d'animaux ou d'êtres humains furent dessinées. Les couleurs utilisées étaient différentes selon les régions : noir et blanc dans le Colorado, noir et rouge dans le nord de l'Arizona, rouge et chamois dans l'Utah. La poterie était souvent richement décorée de motifs incrustés, avant cuisson, au moyen de divers objets (épis de céréales, tige de yucca ou coquillages).

De nos jours, aux États-Unis, la technique des cuissons rapides, notamment celle du raku japonais, est réappropriée par des artistes comme Paul Soldner. Sa simplicité apparente conjuguée à la vague des rencontres professionnelles de potiers, ou workshops, permet une large démocratisation de l'art céramique à partir des années soixante-dix en Amérique, puis de 1981 en Europe.

En Afrique, la céramique apparait très tôt. Même si l'étude des céramiques africaines n'ont pas fait l'objet de la même attention que celles du Proche-Orient, de la Chine ou de l'Europe, des céramiques semblent avoir été produites au Sahel dès le Ier millénaire avant J.-C..

Il a même été fait état de tessons de céramique beaucoup plus anciens, qui pourraient dater du VIIIe millénaire avant J.-C., en Afrique de l'ouest.

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Céramique chimú

Céramique chimù représentant un caïman, les motifs estampés sont caractéristiques.

Les céramiques chimú furent produites sur la côte nord du Pérou, vers la fin du premier millénaire de notre ère, de 1000 à 1470. La civilisation chimú fut une importante civilisation précolombienne qui succéda dans cette région à la culture moche à laquelle elle emprunta de nombreux éléments décoratifs.

Les céramiques chimú, plus austères, n’atteignent cependant pas le niveau technique et créatif des céramiques mochica.

Remarquables planificateurs, les Chimú produisirent des pièces à grande échelle pour la première fois au Pérou. Leur distribution correspond à l'expansion territoriale du royaume de Chimor.

Les potiers chimú empruntèrent et transformèrent plusieurs formes de céramiques produites par les Mochica. Le vase à anse-étrier, typique de la culture moche, ainsi que les vases à double bec, constituent les formes les plus courantes.

Les céramiques chimú servaient de récipients à usage domestique, mais assuraient aussi un rôle rituel en contenant des offrandes lors des funérailles. La poterie à usage domestique était fabriquée sommairement, sans finition élaborée, alors que les céramiques funéraires témoignaient d'une recherche esthétique plus poussée.

Les vases chimú se caractérisent souvent par une petite figurine sculptée à la jonction du col et de l'anse. Certaines céramiques représentent un personnage assis ou debout sur un vase. Les représentations chimú ont tendance à être passablement stylisées, et rares sont celles qui pourraient être qualifiées de vases portraits. Comme dans la céramique mochica, de nombreuses représentations érotiques furent également modelées. D'après le roman Queer de William S. Burroughs, on aurait trouvé plusieurs exemples de poteries chimú représentant des relations homosexuelles.

Les poteries chimú sont généralement décorées mais plus rarement peintes. De nombreux animaux, fruits, personnages et divinités sont représentés. Les potiers utilisaient surtout des techniques d’estampage. Des sceaux en céramique étaient pressés sur les parois encore humides des récipients de manière à reproduire un vaste éventail de dessins naturalistes, symboliques ou légendaires.

Absents des céramiques mochica de la période précédente, les décors gravés consistent à enlever une fine couche de terre sur la pièce encore humide. Ces décors produisent des contrastes riches entre la surface polie et le motif dégagé par la gravure.

Dans la dernière période de la céramique mochica (Mochica V), qui précède la culture chimú, on peut déjà observer l’apparition de thèmes marins, rarement présents dans la céramique des périodes mochica antérieures.

En règle générale, l'iconographie marine est prédominante dans l'art chimú. Les thèmes marins illustrent l'importance de la mer et du commerce maritime pour l'économie des Chimú. Les poteries chimú reprennent fréquemment des motifs ou reproductions de poissons, d'oiseaux de mer et de mammifères marins. On retrouve aussi des représentations de radeaux transportant des cargaisons ou parfois même des prisonniers.

L’importance de la mer doit être rapprochée également du périple océanique des fondateurs de la dynastie chimú, Naymlap et Tacaynamo.

Les Chimú utilisaient en offrandes les coquillages de spondyles, qu’ils associaient à la pluie et la fertilité. Ceux-ci étaient également employés comme matériau par les artisans,.

Des influences provenant des hauts plateaux péruviens jouèrent également un rôle dans le développement du style chimú.

Les céramiques rituelles étaient moulées à l’aide d'un moule fait de deux pièces alors que les poteries domestiques étaient modelées à la main.

Contrairement aux céramiques mochica, dont l’argile a conservé une coloration rougeâtre après cuisson, les poteries chimú sont habituellement noires. Cette teinte était obtenue en cuisant la poterie à haute température dans un four artisanal fermé, ce qui empêchait l'oxygène de réagir avec l'argile et d'altérer les molécules de fer.

Le brillant noir métallique aux nuances caractéristiques était obtenu en exposant la céramique à la fumée après l'avoir polie. Des céramiques plus claires étaient également fabriquées en plus faibles quantités.

Bleu, violet: peuples des régions côtières - Marron: peuples des régions andines.

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Céramique Cupisnique

Céramique Cupisnique, 1250 av JC, Musée Larco Lima, Pérou. La forme massive est caractéristique.

La céramique Cupisnique fut produite par les populations précolombiennes installées tout au long de la côte nord péruvienne, et dans les vallées des contreforts de la chaîne andine, environ de 1200 à 500 avant J.C. Antérieure à la culture Chavin, elle eut manifestement une origine indépendante avant de tomber sous l’influence de cette culture et de lui être assimilée.

De nombreux vases à anse-étrier furent découvertes dans des sépultures de dignitaires de la vallée de Cupisnique qui donnera son nom à cette culture. L’archéologue péruvien Rafael Larco Hoyle (1901-1966) sera le premier à différencier cette culture de la culture Chavin, jusque là considérée comme fondatrice des cultures pré-colombiennes.

Les céramiques Cupisnique sont presque toujours sombres et monochromes, noir, brun ou rouge sombre. Ces teintes sont favorisées par une cuisson en atmosphère réductrice. Leur aspect faussement massif et leur surface soigneusement polie leur donne l’apparence de la pierre, du basalte ou de l’obsidienne. La décoration mêle motifs en relief et motifs gravés ou incisés, dans un équilibre parfaitement entretenu entre l’aspect robuste et sculptural des formes et la vaste gamme des traitements des surfaces, toujours finement travaillées.

L’anse étrier apparaît dans la céramique Cupisnique, héritée des influences équatoriennes. Elle semble avoir été associée aux récipients à usage rituel ou funéraire. Elle sera reprise par les Mochica et transmise comme une caractéristique de la céramique pré-colombienne. Les décors, qu’ils soient en trois dimensions ou gravés sur les céramiques, reprennent fréquemment le thème du félin, vraisemblablement le jaguar, symbole de force et de pouvoir.

Bleu, violet: peuples des régions côtières - Marron: peuples des régions andines.

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Céramique de Stentinello

La céramique de Stentinello est une céramique sicilienne représentative de la culture de Stentinello (VIe millénaire av. J.-C.).

La céramique de Stentinello est constituée de poterie à décor composé de figures géométriques, comportant des anses surmontées de têtes animales.

Une céramique reprenant les mêmes caractéristiques que la céramique de Stentinello existe à Malte. Elle est représentative de la phase préhistorique maltaise de Għar Dalam (5 200 – 4 500 av. J.-C.).

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Source : Wikipedia