Brumath

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Posté par talos 13/04/2009 @ 17:16

Tags : brumath, bas-rhin, alsace, france

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Brumath

Blason de Brumath

Brumath (qui se prononce /bry.mat/) est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Brumathois.

Brumath se trouve sur la route nationale 63 à 17 km au nord de Strasbourg et à 13 km au sud de Haguenau. Elle est également desservie par l'autoroute A4 qui la contourne par l'ouest.

La Zorn traverse la ville et le canal de la Marne au Rhin la longe par le sud-ouest.

Elle est le chef-lieu du Canton de Brumath de l'arrondissement de Strasbourg-Campagne.

En 1876, pour des raisons inconnues à ce jour, la bannière seigneuriale est transformée en bannière ecclésiastique. Les feuilles de chênes qui entourent le blason, sont les prémices de ce que deviendra le blason en 1890.

En effet, en 1890, la bannière laisse la place à la branche de chêne qui devient le symbole d'une ville propriétaire d'une grande forêt.

Les armes de Brumath se blasonnent ainsi : « de gueules à la branche de chêne cousue de sinople englantée de quatre pièces d'or ».

Brumath fait partie des quelques rares sites d’Alsace qui aient été habités et fréquentés, sans interruption, depuis plus de cinq mille ans. Capitale de la tribu gauloise des Triboques, la cité est devenue, à l'époque gallo-romaine, un lieu de thermes réputées du nom de Brocomagus.

Le sous-sol de Brumath a livré de remarquables céramiques ornées de mystérieux décors dont le ruban forme le thème principal.

Après la défaite d'Arioviste, battu par Jules César en 58 av. J.C, les Triboques furent autorisés par les Romains à s'établir définitivement sur la rive droite du Rhin. La Basse Alsace devint la Civitas Tibocorum (la Cité ou le District) des Triboques dont la capitale fut Brocomagus aujourd'hui Brumath. Pendant près de quatre siècles Brumath se développa dans le sillage de la paix romaine. Mais quand l'Empire romain chancelle, Brocomagus s'éteint.

Au XIIIe siècle, Brumath devint la capitale du landgraviat de Basse-Alsace puis fut érigée au rang de ville au XIVe siècle. Partagée entre les Lichtenberg et les Linange, la seigneurie fut l'objet de guerres incessantes entre ces deux familles.

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Communauté de communes de la région de Brumath

La Communauté de communes de la Région de Brumath est une intercommunalité située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace et compte 10 communes.

La communauté de communes de la Région de Brumath a été créée 27 décembre 1996.

La communauté de communes de la Région de Brumath a son siège à Brumath. Son président est Etienne Wolf, maire de Brumath.

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Canton de Brumath

Le Canton de Brumath est une division administrative française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.

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Neuvième circonscription du Bas-Rhin

La neuvième circonscription du Bas-Rhin est centrée autour des villes de Haguenau, Brumath et Bischwiller. Une partie de la circonscription, notamment dans le canton de Brumath, est composée de communes périurbaines de Strasbourg. Les communes rurales se retrouvent plus largement dans les cantons de Haguenau et Bischwiller.

La circonscription est assez largement catholique. Historiquement les cantons d'Haguenau et Bischwiller (à l'exception de quelques communes dont Bischwiller) sont très largement catholiques. Le canton de Brumath est confessionnellement « mixte » entre catholiques et protestants, les effets de la périurbanisation ont cependant pu affaiblir cette équilibre.

Enfin la circonscription reste assez fortement dialectophone, dans l'ensembles des cantons une forte proportion de la population déclare utiliser le dialecte. Historiquement la région restait assez imperméable au français jusque dans les années 1950 (une minorité de la population l'utilisait couramment).

Circonscription centrée autour des trois chefs-lieux, l'arrondissement fut dominée durant l'entre-deux-guerres par le parti catholique alsacien, qui y réalisait parmi ses meilleurs résultats, étant représenté par son chef bas-rhinois, Michel Walter. La circonscription avait gardé aux débuts de la Ve république la même orientation démocrate-chrétienne, principalement soutenue par le canton et la ville d'Haguenau. Le canton de Brumath se montrait dès 1962 favorable aux candidats gaullistes.

A l'instar de la plupart des circonscriptions alsaciennes, les affrontements politiques s'y limitèrent jusqu'au début des années 1980, à un duel entre les candidats gaullistes et démocrates-chrétiens. Les élections de 1958 constituèrent cependant une exception notable, les gaullistes soutenant la candidature du démocrate-chrétien strasbourgeois Pierre Pflimlin. Ce dernier, membre du gouvernement de Gaulle et chef du MRP bas-rhinois, avait préféré se présenter à Haguenau plutôt qu'à Strasbourg, craignant une poussée gaulliste qui se fit en effet sentir dans la capitale alsacienne dès 1958. Il fut élu très largement au premier tour en 1958 contre un candidat SFIO et un candidat communiste assez nettement marginalisés. Sa forte personnalité et sa dimension nationale lui permirent de résister, seul en Alsace avec Henri Meck, à la vague gaulliste de 1962, consécutive au départ du MRP du gouvernement. Malgré son élection à la mairie de Strasbourg en 1959 et son opposition au référendum de 1962, qu'avaient largement approuvé les alsaciens, P.Pflimlin fut réélu dès le premier tour cette même année. Il s'appuyait principalement sur le canton d'Haguenau, le candidat gaulliste ne l'emportant qu'à Brumath. A la surprise de beaucoup, P.Pflimlin renonça à solliciter un nouveau mandat en 1967, désirant se consacrer à ses fonctions de maire.

Son retrait, ainsi que le décès d'Henri Meck en 1966, affaiblirent considérablement la démocratie-chrétienne lors des élections législatives de 1967 et 1968. Il est vrai que la circonscription avait par ailleurs réaffirmé son légitimisme gaulliste. En 1965, elle avait accordé son plus fort score national au général de Gaulle (86,3%). En conséquence, à Haguenau, c'est le candidat gaulliste et maire de Klistett, Germain Sprauer, qui fut élu dès le premier tour, le candidat héritier de Pflimlin ne l'emportant qu'à Haguenau. G.Sprauer fut facilement réélu en 1968, 1973, 1978 et 1981, à chaque fois au premier tour contre un candidat chrétien-social dont l'implantation avait du mal à dépasser la ville d'Haguenau.

En 1986, en raison du scrutin de liste, G.Sprauer choisit de ne pas se représenter, ce qui laissa la circonscription sans véritable représentant de 1986 à 1988, un surnombre de députés strasbourgeois ayant été élu. Le combat pour la succession de G.Sprauer fut donc différé aux élections de 1988, son "dauphin" et maire de Brumath, Bernard Schreiner, l'emporta très nettement dans la "primaire" qui l'opposait au conseiller municipal de Bischwiller, proche d'Adrien Zeller, Alphonse Muller. Au premier B.Schreiner devançait l'ensemble des candidats, réalisant une forte performance à Brumath et Haguenau, Alphonse Muller ne réalisant un score important qu'à Bischwiller. Au second tour B.Schreiner l'emporta facilement contre le candidat de gauche (64% des voix). Il fut réélu au premier tour en 1993, mais dut affronter le second tour en 1997 et 2002, à chaque fois contre un candidat FN. En 1997, il avait perdu près de 20 points au premier tour, mais réalisa 68% des voix au second tour. En 2002 il triompha à nouveau du candidat UDF,qui n'arrivait que troisième,, en réalisant 43% des voix au premier tour et 77% au second. B.Schreiner a cependant annoncé son intention de ne pas se représenter en 2007, soutenant la candidature du ministre UMP François Loos, ancien député de la circonscription voisine de Wissembourg.

Circonscription peu étendue, groupée autour de trois cantons assez différents, le canton de Brumath étant partiellement centrée sur les villes de Strasbourg et d'Haguenau, le canton de Bischwiller, plus rural, et le canton d'Haguenau, assez autonome de Strasbourg, les attitudes électorales des trois cantons en sont assez distinctes les unes des autres. Si l'ensemble reste très largement orienté à droite, on note des tendances différentes. Le canton d'Haguenau reste un fief de la démocratie-chrétienne, qui était assez antigaulliste jusque dans les années 1980. Il a voté pour les candidats MRP jusqu'en 1968 et n'a élu aucun conseiller général gaulliste. Le canton de Brumath est plus nettement gaulliste, il reste le fief des deux députés Sprauer et Schreiner, et son orientation UDR puis RPR s'est ressentie lors des élections décisives de 1967 et 1988. Enfin le canton de Bischwiller est plus changeant, longtemps dominé par la figure du sénateur-maire RPR du chef-lieu Paul Kauss, il a depuis les années 1990 connut un double changement, d'une part, en élisant un conseiller général CDS en 1992, il a marqué une certaine rupture avec la domination du RPR, d'autre part il connaît depuis 1986 la plus forte poussée de vote FN, qui est aussi manifeste dans les cantons d'Haguenau et Brumath, notamment lors des élections présidentielles. Dans ce contexte, la gauche reste très faible, et ceci d'autant plus qu'il s'agit d'une circonscription partiellement périurbaine. Elle n'est plus présente au second tour depuis 1988 où elle n'avait rassemblée que 35% des voix au second tour. La ville d'Haguenau lui est peu favorable, tout comme le canton de Bischwiller. Elle réalise ses meilleures performances - qui restent cependant limitées - dans certaines communes du canton de Brumath. Enfin l'extrême-droite réalise de très forts scores à Bischwiller, où elle dépasse parfois 30% des voix, mais aussi à Haguenau et Brumath. Le FN a été présent au second tour en 1997 et 2002, dépassant 30% en 1997. Le mouvement régionaliste Alsace d'Abord a dépassé 10% dans la circonscription aux régionales de 2004, et 13% à Bischwiller.

Lors de l’élection présidentielle de 1988 la circonscription votait pour J. Chirac au second tour (51,8%). En 1995 J.M Le Pen arrivait en tête (28,7%) devant E. Balladur (25,5%), J. Chirac (17%) et L. Jospin (13,6%). Au second tour la circonscription se prononçait largement pour J. Chirac (61,5%). En 2002 elle plaçait à nouveau J.M Le Pen en tête (26,4%), devant J. Chirac (19,6%), F. Bayrou (11,4%) et L. Jospin (9,2%).

Les élections présidentielle et législatives de 2007 ont été l'occasion de montrer l'ancrage à droite de la circonscription, désormais représenté par l'ancien ministre F. Loos. Le premier tour de scrutin voyait en effet N. Sarkozy arriver très largement en tête avec 39% des voix, dépassant 40% dans l'ancien fief RPR de Brumath, et doublant le résultat obtenu par J. Chirac en 2002. F. Bayrou arrivait en seconde position, réalisant 21,7% des voix - un score supérieur à sa moyenne alsacienne - et progressant de plus de 10 points,il dépassait 22% à Brumath et Haguenau. J-M Le Pen, dont les résultats ici étaient souvent supérieurs à 25%, obtenait un score modeste, 15,7%. Il reculait de plus de 10 points par rapport à 2002, cette chute étant plus particulièrement marquée à Bischwiller, où il n'obtenait plus que 18,2% contre plus de 30% en 2002. S. Royal réalisait une faible performance, en retrait du score de L. Jospin en 1995, avec 12,9%. Elle ne dépassait 15% dans aucun des trois cantons composant la circonscription. Le second tour confirma la très forte domination de la droite dans l'arrondissement, N. Sarkozy dépassait 70%, obtenant l'un de ses meilleurs résultats nationaux (71,6%). Il bénéficiait, comme dans l'ensemble de l'Alsace, d'un excellent report des voix portées sur l'UDF et le FN, dont les consignes n'ont pas été suivies, et dépassait 71% dans les trois cantons. À l'inverse le résultat de S. Royal était en net retrait sur celui de L. Jospin, et elle faisait un très mauvais score à Haguenau même (30%). N. Sarkozy réalisait ici le meilleur résultat d'un candidat de droite depuis V. Giscard d'Estaing en 1974.

Conséquence logique de ce très fort résultat de N. Sarkozy, les élections législatives de juin ne présentaient pas de réelles interrogations, en dehors de l'acceptation du "parachutage" de F. Loos de Wissembourg à Haguenau. Celui-ci confirma largement les tendances de la présidentielle en étant élu avec 56,6% des suffrages dès le premier tour, réalisant des scores assez homogènes dans l'ensemble de la circonscription. Son adversaire principal, le maire de Gries C. Kern (Modem) qui avait critiqué son parachutage et avait déjà défié B. Schreiner en 2002, obtenait le meilleur score du Modem en Alsace (19,1%), dépassant 22% à Brumath. Il parvenait sans doutes par un positionnement de centre-droit à limiter le départ des électeurs de F. Bayrou vers le candidat UMP. La candidate PS, L. Wintzmann, régressait par rapport à 2002, ne rassemblant que 9% des suffrages; surtout le candidat FN J-C Altherr, présent au second tour en 2002, ne réalisait plus qu'un faible score (6,5%).

La carte électorale locale n'est donc pas sortie bouleversée de ces consultations, la circonscription a renforcé un ancrage à droite pourtant déjà bien établi. Les différences relatives entre les cantons semblent s'être assez nettement atténuées, même si l'on note la persistance d'une plus forte implantation gaulliste à Brumath, et la persistance d'un vote de centre-droit démocrate-chrétien à Haguenau. Les résultats très homogènes, obtenus tant par N. Sarkozy que par F. Loos, montrent bien l'ancrage à droite de l'ensemble de la circonscription. Le centre-droit semble avoir retrouvé une partie des électeurs qui avaient voté pour les candidats démocrates-chrétiens jusqu'en 1988, mais le positionnement ambiguë de F. Bayrou a nettement affaibli la dynamique du Modem, les électeurs alsaciens de l'UDF ayant très largement choisi de voter N. Sarkozy ici comme ailleurs dans la région. Le candidat aux législatives a sans doutes pu conserver une partie de ceux-ci par son ancrage local et sa bonne notoriété, ainsi que son positionnement de centre-droit. La gauche n'a pas progressé dans une circonscription partiellement périurbaine, au contraire ses positions se sont dégradés dans l'ensemble des cantons, la candidate PS ne dépassant pas 10% le 10 juin. Enfin, le vote FN a considérablement diminué, même s'il reste centré sur Bischwiller et connaît une faiblesse certaine à Brumath.

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Alsace

Grand hamster d'Alsace

L'Alsace (s'Elsass en alsacien) est une région culturelle, linguistique, historique, et administrative de l’est de la France métropolitaine. D'un point de vue administratif, l’Alsace est divisée en deux départements, le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. La région est gérée par un conseil régional comme les autres régions de France métropolitaine mais toutefois de nombreux domaines sont régis par le droit local alsacien-mosellan qui prime sur le droit général français. Le conseil régional siège à Strasbourg, qui est aussi la plus grande (aire urbaine de 710 000 habitants) des trois grandes villes de la région, suivie par Mulhouse (aire urbaine de 270 000 habitants), et Colmar (aire urbaine de 115 000 habitants).

L’Alsace est une région de l'Europe rhénane, située en plein coeur de la mégalopole européenne (aussi appelée banane bleue) et très densément peuplée, avec 223 habitants/km², contre 93,59 habitants/km² en moyenne pour la France et 116 habitants/km² pour l'Union européenne. Dans un concept concurrent, l'Alsace est également au centre du Pentagone Londres-Paris-Milan-Munich-Hambourg. C'est la troisième région la plus densément peuplée de France métropolitaine derrière l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais. Parallèlement, c'est également la plus petite région de France en termes de superficie. L’Alsace est la première région exportatrice française, la troisième en terme de PIB par habitant.

Strasbourg est la préfecture du Bas-Rhin et Colmar celle du Haut-Rhin. La Région pourrait bien expérimenter à partir de 2009, une nouvelle organisation administrative suivant la volonté de Nicolas Sarkozy d'alléger l'organisation des collectivités territoriales françaises.

La ville de Strasbourg est également le siège de plusieurs institutions européennes. L’Alsace est membre du Conseil Rhénan et de la Conférence du Rhin supérieur.

La région doit ses origines culturelle et linguistique au peuple germanique des Alamans, dont les termes « allemand » et « alémanique » sont issus. Au début de l'ère chrétienne les Alamans était un regroupement de tribus germaniques confédérées, d'où leur nom: des mots-racines all- (tous) et mann- (hommes). Ceci étant dit, il ne faut pas confondre « allemand » et « alémanique »; le terme alémanique ne renvoie pas forcément à l'Allemagne puisque le terme est aussi utilisé en Suisse pour qualifier la partie germanophone de la Confédération helvétique.

La région fut d'abord peuplée de longue date par les Celtes, puis tomba sous la domination de Rome qui y construisit de nombreux camps (dont l'ensemble forme le limes destiné à protéger l'Empire des invasions); après plusieurs tentatives de percées, les Alamans chassèrent les Romains en l'an 378 et germanisèrent la région en y apportant leur langue : l'alémanique, dont l'alsacien est issu. Le dialecte alsacien et la langue allemande standard (Hochdeutsch) appartiennent au même sous-groupe linguistique germanique, dit haut-allemand ou allemand supérieur ("haut/supérieur" renvoie au relief géographique et non à une appréciation de valeur, par opposition aux langues et dialectes germaniques parlés aux Pays-Bas, en Belgique flamande et en Allemagne du Nord ("bas", car proche de la mer et bas en altitude). L'espace linguistique alémanique comprend, outre l'Alsace, le Pays de Bade (Allemagne), le Liechtenstein, la Suisse alémanique, la majeure partie du Württemberg et le sud-ouest de la Bavière (Allemagne) ainsi que le Vorarlberg (Autriche). L'Alsacien est la deuxième langue autochtone de France après le Français si on considère l'Occitan comme un ensemble de parlers non-homogènes et la troisième si on prend en compte l'hypothèse contraire.

La région historique intégrait également l'actuel Territoire de Belfort et le territoire de Landau. Elle était subdivisée en Haute-Alsace et Basse-Alsace. Les traductions allemandes Oberelsass et Unterelsass sont toujours utilisés par les germanophones pour désigner respectivement les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

En venant des autres régions de France, l'entrée en Alsace marque le début de la Mitteleuropa, ce vaste espace culturel des anciens empires allemand et austro-hongrois qui recouvre l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Pologne, la Slovénie, la République tchèque et la Slovaquie. La Mitteleuropa correspond à peu près à la notion française de l'Europe centrale.

La signification étymologique du mot Alsace vient de l'alsacien (alémanique)  : Elsass anciennement écrit Elsaß.

Littéralement Elsass signifie donc « le lieu où se trouve l'Ill » soit le Pays de l'Ill.

L'Alsace couvre une surface de 8280 km2 (190 km de long sur 50 km de large soit 1,5 % de la superficie de la France), ce qui en fait la plus petite des régions administratives de France métropolitaine, la Corse ayant une surface de 8 680 km². Elle s'étend du sud au nord le long du Rhin qui la borde à l'est.

Elle est limitée au nord par la rivière Lauter, où commence le Palatinat allemand, et à l'est par le Rhin, à la droite duquel s'étend le Bade-Wurtemberg, au sud par la Suisse, au sud-ouest par la Franche-Comté et à l'ouest par la Lorraine.

Le Sundgau est un pays aux reliefs assez doux, mais nettement marqués, au sud de la région mulhousienne. Il s'étend jusqu'à la frontière suisse (de nombreux Suisses y résident). La ville d'Altkirch est traditionnellement considérée comme sa "capitale".

Sundgau signifie comté du sud en alémanique.

Le sud du Sundgau appartient au massif du Jura. Les premières montagnes de ce Jura alsacien vont de la Suisse à la Franche-Comté.

Ochsenfeld signifie le champ des bœufs en allemand. Le terme désigne la plaine qui s'étend de Thann à Mulhouse, jusqu'à la Hardt à l'Est, au sud jusqu'au Sundgau et au nord jusqu'à Ensisheim. Relativement peu usité dans le langage courant, actuellement, il désigne à peu près la région naturelle de Mulhouse.

La bataille de l'Ochsenfeld désigne la bataille qui opposa les Romains et les Germains dans le combat le plus acharné de l'époque près de Mulhouse.

Selon la légende, cette bataille donna lieu à la fondation de Mulhouse.

La Hardt est une forêt de plaine caractérisée par une certaine sécheresse (600 mm de pluie par an dans la partie nord). Elle s'étend de Kembs jusqu'à Colmar, entre l'Ill et le Rhin, sur l'ancien cône de déjection glaciaire du Rhin.

C'est la seconde forêt d'Alsace avec ses 13.000 hectares, derrière la forêt de Haguenau. Propriété de l'État, elle est recensée comme zone de protection spéciale Natura 2000. Elle constitue la plus grande charmaie naturelle d'Europe et abrite également des pelouses steppiques très rares en Europe occidentale.

Article détaillé Vosges Centrales en préparation (?). La dénomination, floue en ce qui concerne l'Alsace, pourrait désigner la partie du massif située au sud-ouest du Bas-Rhin, frontalière de la Lorraine. En Lorraine, en revanche, le territoire appelé "Pays des Vosges centrales" regroupe officiellement plusieurs communes, dont Épinal (syndicat mixte de pays, concernant environ 10 % de la région).

La dénomination Haute-Bruche est attachée à la vallée de la Bruche, en amont de Wisches, et aux vallée afférentes. Schirmeck et La Broque constituent l'agglomération principale. Leurs habitants se disent volontiers "Alsaciens et Vosgiens", non des "Vosges centrales".

Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges s'articule autour des Hautes-Vosges et regroupe 208 communes d'une population totale de 256 000 habitants. Il a pour but la protection de ce patrimoine naturel.

Le bassin montagneux de la Thur, fréquemment surnommé Val de Saint-Amarin, s'enfonce profondément dans la partie la plus élevée du massif vosgien. Au centre de cette enclave, Saint-Amarin se situe à 410 m d'altitude. Au débouché de la vallée dans la plaine, Thann se situe à 340 m d'altitude. Le ban communal de ce chef-lieu de canton, sous-préfecture depuis la fin de la Première Guerre mondiale, déborde sur la plaine d'Alsace. Mise à part la vituculture (vignoble escarpé du grand cru Rangen, le plus méridional d'Alsace), l'agriculture ne joue aucun rôle depuis longtemps. L'industrie s'est développée à partir des années 1780, avec l'implantation, en premier lieu, de manufactures d'impression sur étoffe. Le textile a irrémédiablement décliné après la crise des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale. Le patrimoine forestier est important.

Le surnom de Florival a été donné à la vallée vosgienne de la Lauch, en amont de Guebwiller, et aux vallons afférents. C'est l'univers du romancier Jean Egen, le "Hans du Florival". Courte (une quinzaine de kilomètres), enclavée, peu peuplée en dehors de Guebwiller (où se trouve un Musée du Florival), cette vallée ne constitue pas vraiment un "pays", mais a une identité marquée, notamment sur le plan touristique. Le Bechenthal, vallon affluent de la Lauch, au nord-ouest de Guebwiller, est l'écrin de l'abbaye de Murbach, Saint-Léger.

On dénomme communément "Vallée de Munster" la haute et moyenne vallée de la Fecht, bassin-versant nettement circonscrit par les crêtes montagneuses. Cette vallé, qui fut très industrialisée au temps du textile, a une vocation agricole, forestière et touristique. Elle garde une identité marquée. Munster, à 380 m d'altitude, au confluent de la Petite-Fecht et de la Fecht, est une ville d'origine ancienne, commerçante, siège du Parc régional des Ballons des Vosges.

Le Grand Ried s'étend du nord d'Ensisheim jusqu'à la phériphérie de Strasbourg. Il a été modelé par les divagations du Rhin dans sa zone d'épandage avant sa canalisation.

Le Kochersberg est une région aux terres très fertiles (lœss), localisées entre les vallées de la Zorn, au nord, et de la Bruche au sud, le champ de failles de Saverne à l’ouest, et à l’est, le rebord de la terrasse rhénane.

Elle se compose des cantons de Sarre-Union et de Drulingen, ainsi que de La Petite-Pierre et les villages environnants. C'est une zone rurale avec de nombreux vergers, des forêts ombragées et des rivières poissonneuses.

Cette région montagneuse est, dans sa majeure partie, occupée par le parc naturel régional des Vosges du Nord qui est né le 30 décembre 1975 et regroupe actuellement 113 communes. Il associe plusieurs milieux forestiers, tels que la hêtraie, la chênaie, l'aulnaie ou encore la pinède sur tourbe. Ces derniers abritent une foule d'animaux et de végétaux tel que le pic noir, l'aspérule odorante, le mélampyre des prés ou encore le populage des marais.

C'est la zone d'influence autour de l'agglomération de Mulhouse allant de Meyenheim à la frontière suisse englobant les 3 vallées des Vosges du Sud dont les villes péripheriques de Guebwiller-Soultz, Thann-Cernay à Masevaux au Sundgau.

Le paternité du terme Sud-Alsace semble devoir être accordée à la CCI de Mulhouse et peut être considéré comme une vision pragmatique, certains disent plus judicieuse, que les découpages adminstratifs artificiels, voire parfois de complaisance. Le terme Sud-Alsace est plus précis( restrictif) que le terme Haute-Alsace qui peut englobler le Centre-Alsace et le sud du Département du Bas-Rhin.

Le climat alsacien est « semi-continental d'abri ».

Le climat est continental dans la plaine centrale. Les vents d'ouest subissent un forçage sur le versant occidental des Vosges, frappé de pluies. L'air se retrouve donc déchargé d'humidité quand il a franchi la barrière vosgienne.

Conséquence : l'hiver y est froid, l'été chaud et il y a peu de précipitations.

Donnée pour Meyenheim (Centre-Alsace).

Le climat connait davantage d'influence océanique et est beaucoup plus humide dans le Sundgau, dans l'Alsace-Bossue ou l'Outre-Forêt.

La zone de Colmar située à l'est de la ville bénéficie d'un micro-climat ensoleillé et sec car l'effet de foehn y joue à plein : Colmar est la deuxième ville la moins pluvieuse de France après Perpignan, avec 550 mm de précipitations par an. La région de Colmar connait en moyenne entre 95 et 100 jours de pluie par an.

L'effet de fœhn a une influence importante sur une vaste zone qui s'étend depuis la banlieue Nord de Mulhouse, à partir de Wittenheim-Kingersheim au sud (la région mulhousienne est donc climatiquement divisée en deux), jusque dans une bande étroite au nord, située entre Strasbourg et Molsheim. Dans cette zone, la pluviométrie varie entre 95 et 110 jour par an.

À l'ouest, sur une partie du massif vosgien, la pluviométrie atteint par contre jusqu'à 170 jours par an. La différence est donc de 75 jours de pluie par an dans les zones les plus influencées à seulement 20 kilomètres de distance.

Ce climat relativement ensoleillé est idéal pour le vignoble d'Alsace. L'importance de la nappe phréatique alsacienne combinée à la proximité du Rhin et de rivières importante évite toutefois à la région les conséquences d'éventuelles sécheresses.

L'Alsace est la partie de la plaine du Rhin située à l'ouest du Rhin, sur sa rive gauche. C'est un fossé d'effondrement, appelé aussi rift ou graben, d'âge oligocène, associé à ses épaulements latéraux : les Vosges et la Forêt-Noire. Le massif du Jura, formé par glissement (induit par la surrection alpine) de la couverture mésozoïque sur les formations triasiques ("couches savon") recoupe la région de Belfort.

La structure tectonique du sous-sol (fossé d'effondrement) explique une certaine activité sismique.

Des gisements de pétrole ont été exploités au nord (à Pechelbronn, près de Niederbronn-les-Bains, l'un des premiers gisements au monde à être exploité, en 1740), ainsi que des gisements de potasse datant de l'oligocène près de Mulhouse. Des mines d'argent ont également été exploitées jusqu'au début de XXe siècle près de Sainte-Marie-aux-Mines.

Enfin, le fort géotherme, conséquence de la remontée mantellique qui eut lieu à l'aplomb du rift, permet une exploitation géothermique expérimentale à Soultz-sous-Forêts.

La faune alsacienne a beaucoup souffert de l'activité humaine notamment de la révolution industrielle, pourtant la région a encore récemment été le dernier refuge de nombreuses espèces aujourd'hui disparues d'Europe occidentale.

En voie d'extinction imminente. Les experts lui donnent moins de deux ans avant que l'espèce ne doive être considérée comme éteinte en France.

Son nom commun est grand hamster d'Europe, il est également appelé grand hamster d'Alsace ou marmotte de Strasbourg. À ne pas confondre avec le hamster doré, beaucoup plus petit et vendu en animalerie. Des fossiles de plusieurs milliers d'années ont été retrouvés dans la région.

Position de l'Union européenne : Espèce strictement protégée, la capture et la mise à mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction. L'Union européenne exige des mesure immédiates de protection mais la France tarde à les appliquer. Le comité permanent de la Convention de Berne, dédiée à la conservation de la vie sauvage, a lui-même placé la France sous surveillance pour défaut de protection de cette espèce menacée d'extinction.

L'Alsace est la seule région de France où il subsiste encore. L'espèce est actuellement menacée d'extinction dans la région, il ne reste que quelques centaines d'individus. Sa survie n'est pas assurée. Le Lycée agricole d'Obernai a procédé à quelques recensements dans ses terres cultivables et essaye de le protéger.

Son habitat est essentiellement les champs de céréales, champs de légumineuses (trèfle, luzerne...) dont l'altitude est inférieure à 500 mètres. Il préfère les sols loessiques et creuse des terriers jusqu'à 2 mètres de profondeur. Il se nourrit principalement de graines, racines, fruits, insectes, mollusques et grenouilles. Le grand hamster entre en hibernation vers octobre-novembre et n'en ressort qu'en mars-avril.

Les femelles peuvent avoir jusqu'à trois portées par an.

Le lynx présent en Alsace est le lynx d'Eurasie.

L'espèce est presque deux fois plus grande que celle d'Amérique du Nord : il mesure de 60 à 70 cm à l'épaule, sa longueur est de 80 à 130 cm avec une queue de 11 à 24 cm.

De 1983 à 1993, 12 mâles et 9 femelles qui ont été relâchés.

En 2006, on estime qu'il y aurait 30 à 40 individus en Alsace, sur environ 2 000 km2 (densité : 1,5 à 2 lynx/100 km2).

La population se reconstitue très lentement. Elle semble toutefois encore fragile notamment en raison d'un braconnage persistant et des risques liés à la circulation automobile.

Animal emblématique du massif vosgien, c'est le plus gros gallinacé d'Europe.

Il est également appelé grand coq de bruyère.

Il vit principalement dans les forêts de conifères de montagnes.

La population de grands tétras régresse inexorablement en Alsace, principalement à cause de l'activité humaine.

En 2007, il ne resterait qu'une cinquantaine d'individus dans le massif vosgien.

Le chamois a été introduit dans les Vosges dans les années 1950, bien qu'il n'y ait aucune preuve de présence antérieure du chamois dans ce massif. Il a toutefois été prouvé qu'il était présent en Forêt-Noire.

Les mâles adultes mesurent entre 100 et 135 cm du museau à la queue, entre 67 et 85 cm de haut au garrot. Leur poids est compris entre 22 et 62 kg. Les femelles leur sont presque toujours inférieures en poids et en taille. Ces animaux atteignent leur poids maximal en automne, alors qu’ils ont accumulé des réserves durant l’été. À la fin de l’hiver, le poids des chamois peut avoir diminué de moitié.

Les chamois vivent en hardes.

Le Cerf élaphe présent en Alsace peut atteindre une longueur totale de 2,4 mètres pour 1,20 mètres au garrot et un poids de 250 kilogrammes. Le poids des animaux se stabilise vers l'âge de 3-4 ans chez la femelle (appelée la biche) et 6-7 ans chez le mâle.

La coloration du pelage varie fortement selon les saisons, l'âge et le sexe : d'une teinte brun-roux en été et gris-brun en hiver ; le mâle a généralement un pelage plus sombre que la femelle. La mue intervient deux fois par an, en avril-mai puis en septembre-octobre.

Il habite les grands massifs forestiers et peut se déplacer sur de longues distances. C'est une espèce crépusculaire et nocturne. Le rut intervient à la fin de l'été ou au début de l'automne et dure environ 1 mois mais on peut encore entendre bramer des cerfs jusqu'à mi-novembre. En cas de rencontre avec un autre mâle, après une phase d'intimidation, les deux adversaires vont mener un combat très violent durant lequel il se projettent la tête en avant l'un contre l'autre dans le but de déséquilibrer l'adversaire. Le cerf dominant, qui a éliminé ses concurrents, peut ainsi s'accoupler avec 10 à 30 biches.

Le cerf élaphe est herbivore.

De nombreux inventaires sur les insectes ont été effectués en Alsace par divers groupements et associations portant notamment sur un recensement des orthoptères (grillons, criquets, sauterelles, ...) en 1998 ; puis celui des rhopalocères diurnes (certains papillons), les orthoptères et les odonates (libellules, ...) en 2004 et enfin des fourmis de France par département qui a reçu les premières identifications du Haut-Rhin en août 2006 et du Bas-Rhin dès Mars 2006, les listes se complétant peu à peu.

La variété alsacienne est utilisée à des fins textiles et d'isolation. Cette variété possède un très faible taux de THC et n'est pas destinée à être fumée. La France est le second producteur mondial de chanvre derrière la Chine. En 2008, en France, le taux de THC devrait être inférieur à 0,2 % conformément à la règlementation européenne (règlement CE n°1782/2003 du Conseil du 29/09/2003 modifié, règlement CE n°796/2004 de la Commission du 21/04/2004 modifié). Les variétés éligibles sont inscrites en annexe 2 du règlement 796/2004 modifié.

Le chanvre cultivé alsacien était connu jadis pour sa hauteur et la résistance de sa fibre après avoir considérablement décru durant le XXe siècle, le chanvre cultivé retrouve un second souffle en Alsace avec la prise de conscience écologique et le développement des matériaux d'isolation. Le chanvre possède en effet des capacités isolantes plus qu'intéressantes compte tenu de son coût de production.

La région Alsace mène actuellement une politique d'incitation au développement de cette filière prometteuse.

Tous les ans le village de Storckensohn organise début avril une fête du chanvre baptisée Festi'chanvre.

L’Alsace est une région propice aux projets de géothermie profonde. Le sous-sol est en effet composé de roches fracturées situées à 5000 mètres de profondeur et atteignant une température de 200°C.

Un projet européen de recherche, à Soultz-sous-Forêts, a pour but de développer une nouvelle forme de géothermie tandis que le projet suisse Deep Heat Mining Basel est situé non loin de la frontière.

L'Alsace est l'une des régions on l'on produit le plus d'électricité issue de l'énergie hydraulique. Avec une puissance installé de 1407 MW et une production nette d'électricité de 7041 GWh par année, elle se classe dans les 4 premières régions de France. Les 7 milliards de kWh produits représentent deux tiers de l’électricité consommée en Alsace. La production des centrales hydrauliques est comparable à celle de la centrale nucléaire de Fessenheim qui a fourni l’an dernier 9,5 milliards kWh avec une capacité de 1800 MW (deux réacteurs de 900 MW). Il y a dix centrales hydroélectriques d’EDF installées au fil de l’eau sur le Rhin, couvrant une distance de 166 km et un dénivelé de 121 m entre la frontière suisse et Lauterbourg.

L'Alsace est une région très urbanisée et intensivement cultivée. De nombreux habitats y sont devenus semi-naturels mais abritent encore une biodiversité significative. Le Conservatoire des sites, la DIREN et les collectivités travaillent à la restauration d'une trame verte, et au suivi d'indicateurs de la biodiversité.

La Haute-Alsace (Oberelsass) est la partie méridionale de l'Alsace, correspondant à peu près aux départements actuels du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort. C'est avec la Basse-Alsace une des subdivisions de la région historique d'Alsace. La traduction allemande, Oberelsass, est encore utilisée de nos jours par les Allemands et les Suisses pour désigner le département de Haut-Rhin. Actuellement, Haute-Alsace est synonyme de Haut-Rhin.

Ce nom a été utilisé dès l'époque du Saint-Empire romain germanique et sous l'Ancien Régime entre 1648 et 1789. Sous l'Empire allemand, lors de l'intégration de l'Alsace-Lorraine de 1870 à 1918, ll s'agissait alors d'un district (Bezirke), à la tête duquel se trouve un Bezirkspräsident, équivalent à du préfet français. Son chef-lieu était Colmar.

Le drapeau de la Haute-Alsace est rouge barré de jaune et orné de part et d'autre de la barre de trois couronnes jaunes (Blasonnement : De gueules à la bande d'or accompagnée de six couronnes du même, trois en chef et trois renversées en pointe). Son union avec le drapeau de la Basse-Alsace réalise le drapeau de l'Alsace.

La Basse-Alsace (Unterelsass) est la partie septentrionale de l'Alsace, correspondant à peu près au département actuel du Bas-Rhin. C'est avec la Haute-Alsace une des subdivisions de la Région historique d'Alsace.

Comme pour la Haute-Alsace, ce nom a été utilisé dès l'époque du Saint-Empire romain germanique et sous l'Ancien Régime entre 1648 et 1789. Il a été à nouveau utilisé lors de l'intégration de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand, de 1870 à 1918. Il s'agit alors d'un district (Bezirk), à la tête duquel se trouve un Bezirkspräsident, équivalent à un préfet français. Son chef-lieu est Strasbourg.

Le terme Unterelsass est encore employé de nos jours par les peuples de langue allemande pour désigner le département du Bas-Rhin. La ville de Landau et ses environs, partie la plus septentrionale de Basse-Alsace, est en Allemagne.

Le drapeau de la Basse-Alsace est rouge barré de blanc et orné de part et d'autre de dentelle blanche. (Blasonnement : De gueules à la barre d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même). Son union avec le drapeau de la Haute-Alsace réalise le drapeau de l'Alsace.

En Alsace, le droit local accorde davantage d'autonomie aux communes que dans le reste de la France avec davantage de domaines réservés. De tradition plutôt confédérale, les alsaciens ont toujours accordé beaucoup d'importance à leurs villes ou pôles urbains. Les initiatives politiques locales qui ont marqué la région vont toujours dans ce sens, prenons par exemple la décapole, la ville libre de Strasbourg ou la République de Mulhouse. Plus largement, la confédération est également très répandue dans les autres pays alémaniques comme en Suisse ou de manière beaucoup plus lointaine sous le royaume d'Alémanie qui était un royaume confédéral.

Son centre est entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France. Située sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. Strasbourg est la septième ville de France par la population.

Mulhouse est la deuxième grande ville alsacienne et la vingt-septième ville de France en termes de population. C'est une ancienne République indépendante fondée, selon la légende, en 58 av. J.-C. et réunie à la France le 4 janvier 1798. Ancien pôle industriel d'importance reconverti dans les activités tertiaires, Mulhouse a longtemps été surnommée le « Manchester Français ». Ce glorieux passé industriel a marqué pour toujours Mulhouse et a forgé l'identité de la cité. La ville est souvent surnommée la « cité du Bollwerk », du nom d'une tour, vestige des anciennes fortifications. Ville très métissée, sa renommée industrielle a longtemps attiré des travailleurs de tous horizons. Elle est également appelée la « Ville aux Cent Cheminées » en référence à son passé industriel qui se voit encore dans l'architecture de la ville. La ville est située dans l'est de la plaine de l'Ochsenfeld, et c'est aussi la plus grande ville du Haut-Rhin. En 58 av. J.-C., la Bataille de l'Ochsenfeld (Région de Mulhouse) opposa les Romains et les Germains dans le combat le plus acharné de l'époque.

Colmar est la capitale des Vins d'Alsace et la troisième ville de la région par sa population.

La ville possède un grand nombre d'anciennes constructions typiques de l'architecture alsacienne (maisons à colombages) et de la Renaissance allemande ainsi que plusieurs églises de style gothique.

Haguenau est située à environ 35 km au nord de Strasbourg.

C'est la quatrième ville la plus peuplée d'Alsace.

La commune comprend notamment la plus vaste forêt de la région, qui marque une réelle césure au sein de la plaine d'Alsace.

De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l'Outre-Forêt par les Alsaciens.

Haguenau est située au sud de cette forêt.

Schiltigheim, cinquième ville d'Alsace par sa population, borde Strasbourg sur tout son côté nord et fait partie de sa communauté urbaine, ce qui a néanmoins handicapé son aura propre.

Elle est surnommée la Cité des Brasseurs en raison du nombre de brasseries qui s'y sont implantées mais cette activité périclite.

Schiltigheim conserve cependant quelques sites industriels (dont Caddie) et se développe dans la haute technologie.

Septième ville d'Alsace après Illkirch-Graffenstaden par sa population, Saint-Louis fait partie avec Lörrach (Allemagne) et Bâle (Suisse) de l'Eurodistrict trinational de Bâle.

La ville est en réalité la banlieue française de Bâle, comme l'est la ville allemande de Kehl pour Strasbourg.

Au nord de Saint-Louis se trouve la réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne, un vaste marais de plus de 200 hectares (dont 150 classés) géré par une association d'écologistes, de scientifiques et de naturalistes.

Huitième ville d'Alsace par sa population, Sélestat se trouve au centre de l'Alsace, dans le Grand Ried, à 22 km au nord de Colmar et 47 km au sud de Strasbourg.

La légende raconte que la ville a été fondée par le géant Sletto, d'où le nom allemand de Schlettstadt.

Sélestat est située à environ 10 km du château du Haut-Kœnigsbourg.

Au sud-est de Sélestat, l'Illwald compte parmi les plus grandes forêts alluviales d'un seul tenant en France : 1 500 hectares de verdure, d'arbres majestueux et une faune exceptionnelle qui se dévoile au regard des plus attentifs.

Elle abrite l'une des plus grandes populations de daims sauvages en France.

Le nom de la ville provient de l'allemand Tanne, signifiant sapin.

Elle se situe au pied des Vosges et au bord de la Thur.

Thann possède une collégiale du XVe siècle, de style « gothique flamboyant » et sur les hauteurs se trouvent les ruines de l'Engelbourg, ancien château fort détruit sur ordre de Louis XIV après le rattachement de l'Alsace à la France par le traités de Westphalie, aujourd'hui appelée « Œil de la Sorcière », en référence au tronçon du donjon resté depuis ce temps en équilibre horizontal et visible de loin.

Wissembourg est située au nord de l'Alsace, à la frontière avec l'Allemagne (plus précisément l'État de Rhénanie-Palatinat).

La commune est traversée par la Lauter, affluent gauche du Rhin, qui prend sa source en Allemagne.

La partie ouest du ban communal de Wissembourg fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.

La ville est, par ailleurs, ville-porte du parc.

Altkirch signifie littéralement vieille église en allemand mais provient plus certainement du latin « haute église ».

La ville est traditionnellement désignée comme étant la capitale du Sundgau.

L'Alsace est une région recouverte en grande partie par les aires urbaines de Strasbourg, Mulhouse et Colmar, et influencée aussi par les grandes villes étrangères proches, comme Bâle (Suisse), Fribourg-en-Brisgau et Karlsruhe (Allemagne), ce qui fait de l'Alsace une région à forte densité de population (excepté au nord-ouest du Bas-Rhin et sur les sommets vosgiens). La population s'élève à 1 817 000 habitants en 2006. Elle s'élevait à 1 734 145 habitants en 1999. La population a régulièrement augmenté au cours du temps (sauf pendant les périodes de guerre) à la fois par excédent naturel et par excédent migratoire. Cette augmentation s'est même accélérée à la fin du XXe siècle. Avec une densité de 209 habitants par kilomètre carré, l'Alsace est la troisième région la plus densément peuplée de la France métropolitaine.

L'INSEE estime que la population alsacienne va augmenter de 12,9% à 19,5% de 1999 à 2030 et atteindre les 2 millions d'habitants.

Les bassins de population et d'activité (emplois, commerces, services, transports, études, divertissements etc.) sont concentrés autour des agglomérations de Strasbourg, de Mulhouse et de Colmar, qui étendent de plus en plus leurs zones d'influence respectives.

Le Conseil de l'Europe est l'organisation internationale de la « Grande Europe » qui comprend 47 États membres, soit tous les pays européens sauf la Biélorussie, dernière dictature d'Europe et le Kosovo, dont l'indépendance n'est pas reconnue par tous. Pour qu'un État puisse adhérer au Conseil de l'Europe, ses institutions doivent être démocratiques et il doit respecter les Droits de l'Homme.

Son but est de promouvoir la démocratie, les Droits de l'homme, la prééminence du droit, l'identité culturelle et politique européenne et la recherche de solutions aux problèmes de sociétés en Europe.

Son siège est à Strasbourg.

Le Parlement européen est le corps parlementaire de l’Union européenne (UE) directement élu par les citoyens tous les cinq ans depuis 1979. Avec le Conseil des ministres, il compose la branche législative des institutions européennes.

Le Parlement participe à l'élaboration des directives et des règlements. Il contrôle l'activité des institutions européennes. Le conseil européen, ou Conseil, lui rend compte de son activité à l'issue de chaque présidence, tous les six mois. Il supervise la Commission européenne, il élit le président de la Commission sur proposition du Conseil européen. Il approuve la composition de la Commission. Il peut la forcer à démissionner par une motion de censure. Il vote le budget de l’UE.

Le parlement a son siège à Strasbourg en France ; ses commissions, ainsi que 2 séances plénières additionnelles se tiennent à Bruxelles ; son secrétariat général est installé à Luxembourg. Il y a actuellement 785 députés.

L'établissement de son siège à Strasbourg est sujet à polémique. En 2006, une pétition eurocitoyenne est lancée par l'eurodéputée Cecilia Malmström dans l'esprit de l'article 47 du traité établissant une Constitution pour l'Europe - mais sans valeur légale - pour que les travaux du Parlement européen soient regroupés dans la capitale belge et non plus éclatés entre Strasbourg, Luxembourg et Bruxelles. La pétition qui chiffre à 200 millions d'euros par an le coût des déménagements bi-mensuels recueille 1 000 000 de signatures en 4 mois. Rares sont ceux, en revanche, qui défendent le regroupement des travaux du Parlement sur le seul site strasbourgeois.

Le siège du Parlement européen de Strasbourg a été réalisé par l'agence d'architecture Architecture-studio et construit par la SERS.

Créée en 1959, la Cour européenne des droits de l'homme est située dans le palais des Droits de l'Homme depuis 1998,. Cette cour est un organe juridictionnel rattaché au conseil de l'Europe qui est chargé de traiter les requêtes relatives à la violation des droits de l'Homme.

Sa mission est de veiller au respect de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (nom officiel). La Cour européenne des droits de l'homme est compétente lorsqu’un État membre du Conseil de l'Europe, qui a ratifié la Convention et ses Protocoles additionnels (État partie), ne respecte pas les droits et les libertés qui y sont reconnus. La CEDH est l'entité judiciaire internationale la plus active dans le monde de par le nombre de jugements rendus.

Pour pouvoir saisir la CEDH, il faut que le justiciable ait épuisé toutes les voies de recours qui lui sont offertes dans le droit national du pays dont il est citoyen.

Les eurodistricts sont des entités administratives européennes regroupant des agglomérations urbaines situées de part et d'autre des frontières allemande, française et suisse. La France compte cinq eurodistricts, trois se trouvent en Alsace dont l'unique eurodistrict trinational français.

Les eurodistricts offrent un cadre à la coopération (par exemple en matière de transport, éducation, culture, santé, voirie et infrastructures, distribution d'eau, etc.) voire à l'intégration des communes qui le constituent.

C'est un peut l'équivalent européen des communautés urbaines.

L'Alsace est la première région exportatrice de France par habitant, c'est également la région française la plus ouverte aux investissements internationaux.

À l'international, 35% des entreprises ont une participation étrangère (notamment allemande, suisse, états-unienne, japonaise et scandinave). L'Allemagne a représenté près de 38,5% des importations alsaciennes en 2002.

Avec près de 3% du PIB, l'Alsace se place au quatrième rang des régions françaises avec un PIB par habitant de plus de 26 196 € d'euros.

Le taux de chômage relativement faible a augmenté en 2002-2003 principalement à cause de la mauvaise conjoncture en Allemagne, de laquelle l'Alsace dépend beaucoup. Par le passé, la région a dû faire face à la crise industrielle, principalement dans le secteur textile et minier.

L'Alsace est une région dont l'activité économique est variée.

Le secteur primaire comprend le Vignoble d'Alsace, la culture du houblon, du tabac, du maïs et le brassage de la bière (Meteor, Kronenbourg, Fischer, Heineken) ainsi que l'exploitation forestière. Du pétrole a été extrait dans le nord (Merkwiller-Pechelbronn) et dans le sud, au nord de Mulhouse, l'exploitation de la potasse a profondément marqué les villes du bassin potassique qui constituait jusqu'en 2004 un gigantesque vivier d'emplois.

Le secteur secondaire est bien implanté historiquement avec l'industrie textile (activité qui animait des vallées entières mais a cessé au milieu du siècle dernier, laissant ici et là d'impressionnantes friches industrielles), les transports (Peugeot-Citröen, Lohr, De Dietrich, Bugatti), les télécommunications (Alcatel) et la mécanique (SACM qui a donné naissance à Alstom). De tradition commerciale grâce à la façade rhénane, la région dispose de deux grands ports fluviaux, Strasbourg et Mulhouse, qui sont d'importantes plateformes logistiques. Mulhouse, surnommée la Manchester française, a longtemps été un des plus grand pôles industriels de France avec le textile, l'automobile et la chimie, pôle qui tente de subsister de nos jours mais dont la reconversion se fait urgente (via les pôles de compétitivité).

L'Université de Strasbourg (UdS), l'Université de Mulhouse-Colmar, l'Université de Bâle, l'Université de Fribourg et l'Université de Karlsruhe, forment la Confédération européenne des universités du Rhin supérieur (EUCOR).

Depuis le 1er janvier 2009, les trois anciennes universités de Strasbourg (Université Louis Pasteur, Université Robert Schuman, Université Marc Bloch) ont fusionné pour former l'Université de Strasbourg. Elle compte près de 42 000 étudiants (dont 21 % d'étudiants étrangers), 5 230 membres du personnel, 39 composantes (unités de formation et de recherche, facultés, écoles, instituts) et 86 unités de recherche, elle est la plus grande université de France. La consolidation de la nouvelle université se prolongera jusqu'en 2012.

L’Université Louis Pasteur (ULP) - Strasbourg I (sciences) couvre l'ensemble des domaines scientifiques, techniques et de santé, de la médecine aux sciences économiques en passant par la physique-chimie. Cette université dépense 11,8 millions d'euros dans des contrats de recherche et compte 1 162 enseignants-chercheurs sur un total de 1 444 enseignants. L'université Louis-Pasteur de Strasbourg est, selon le classement de Shanghaï, la meilleure université française de province.

L’Université Marc Bloch (UMB) - Strasbourg II (nommée auparavant Université des sciences humaines de Strasbourg, USHS) dont les filières sont essentiellement consacrées aux sciences humaines et sociales. Cette université regroupe 511 enseignants dont 389 enseignants-chercheurs.

L’Université Robert Schuman (URS) - Strasbourg III (droit, sciences politiques, gestion) qui est dédiée aux sciences politiques et juridiques. Elle compte 386 enseignants dont 278 enseignants-chercheurs.

Répartie sur trois campus: Le campus de Colmar, réparti sur les sites Grillenbreit et Bipôle et les deux campus de Mulhouse, le campus de l'Illberg et le tout nouveau campus de La Fonderie.

Seul l'IUT de Colmar a ses instances dirigeantes à Colmar ; cependant de nombreuses formations dont le siège des établissements est à Mulhouse se déroulent à Colmar. On peut citer par exemple la FSESJ où une spécialisation dans le département Gestion-Commerce a été intelligemment opérée. Les formations et parcours plus orientés « commerce » sont à Colmar, ceux plus orientés « gestion » sont à Mulhouse et de nombreuses passerelles et synergies existent entre les deux de manière à offrir la meilleure adaptabilité possible.

À la différence de ses provinces et régions voisines, l'Alsace n'a jamais connu de période d'indépendance ou d'autonomie de forme centralisatrice. L'Alsace a longtemps été caractérisée par le confédéralisme. La région doit sa culture et son dialecte aux Alamans (à ne pas confondre avec les Allemands), qui s'établirent dans la région en 378, l'alsacien d'aujourd'hui est un dialecte alémanique.

La région fut sous l'autorité du Saint-Empire romain germanique de 962, date de sa création, jusqu'en 1648, puis elle perdit son autonomie en passant sous contrôle de la France après son annexion progressive au XVIIe siècle.

C'est en Alsace que sont nés les ancêtres de la puissante dynastie des Habsbourg qui règnèrent en maîtres, plusieurs siècles durant, sur toute l'Europe centrale.

La plaine d'Alsace, subissant l'effet de foehn et étant naturellement irriguée, a toujours été une terre fertile et propice à l'agriculture céréalière, les collines sous-vosgiennes, le piémont, était le domaine réservé de la vigne tandis que les vallées vosgiennes et l'Ochsenfeld (champs des bœufs) abritaient d'immense troupeaux de bovins, on y cultivait également du chanvre. Les forêts et le ried étaient fort riches en gibier. Le tout, réparti le long du Rhin, l'axe fluvial majeur européen, qui permettait ainsi un commerce soutenu et des revenus réguliers. L'Alsace a donc de tout temps été une région riche qui a suscité les convoitises des grandes puissances européennes. L'Histoire de l'Alsace fut donc rythmée par les guerres et les annexions.

Elle vit la victoire des Romains commandés par Jules César, général et Proconsul des Gaules, sur le chef suève Arioviste dans le sud de l'Alsace, chassant les Germains de l'autre côté du Rhin. C'est la troisième bataille majeure de la Guerre des Gaules.

Fondation légendaire de Mulhouse.

L'Alsace est intégrée à l'Empire romain.

De nombreux Germains, notamment des Alamans s'installèrent progressivement dans l'Alsace romaine.

Assassinat de la quasi-totalité des nobles du peuple alaman. Cannstatt, anciennement castrum, était l'une des principales localités du duché d'Alémanie fondé par les Mérovingiens. Le carolingien Carloman, maire du palais d'Austrasie, y convoqua une assemblée et fit assassiner la majorité des dirigeants alémaniques sous le prétexte qu'ils auraient participé au soulèvement du duc Theudebald (Thibaud) et du duc Odilon de Bavière. À partir de ce moment, il n'y aura plus d'unité alémanique et les pays alémaniques seront définitivement divisés en plusieurs États. Toutefois, la langue et la culture alémanique subsisteront jusqu'à nos jours.

De nombreux nobles alsaciens qui combattirent sous la bannière des Habsbourg furent tués lors de cette bataille. On chiffre ce nombre de tués à 15 % de la noblesse alsacienne.

L’Alsace sera alors gouvernée par un intendant siégeant à Strasbourg et par le conseil souverain à Colmar. La région conservera largement son autonomie.

Mise en place des politiques de germanisation qui seront contestées par les Alsaciens et alimenteront le sentiment pro-français.

En 1919, l'Alsace redevient française, suite à la ratification du traité de Versailles. Landau, cependant, demeurera définitivement allemand, seul reliquat de l'Alsace allemande depuis 1815.

Le retour de la région dans le giron de la France ne s'est pas fait sans douleur ni maladresse de la part de l'administration française.

Sur la plan culturel, l'Alsace subit une francisation forcée, il fut interdit de parler Alsacien à l'école et dans les services publiques. L'ordre est donné d'utiliser la méthode d'enseignement directe dans les écoles, qui consistait à utiliser le français sans transition.

Les Alsaciens furent divisé en quatre classes de citoyens, marquée par les inscriptions A-B-C-D sur leur cartes d'identité. Ce classement des citoyens fut établis en fonction de l'ascendance, caractéristique supposée du degré de francophilie. Chaque classe correspond à des droits civiques différents.

Mise en place par les autorités françaises d'une politique d'épuration, 112 000 personnes seront également expulsés.

Mise en place au printemps 1919 de commissions de triage chargées des l'examen individuel des Alsaciens selon les propos, les positions prise ou leur attitude supposée.

Quand fut signé l'armistice du 22 juin 1940, le cas de l'Alsace n'était pas évoqué. Ce territoire restait donc juridiquement français. Le régime nazi l'annexa de fait en juillet suivant sans en faire la proclamation officielle.

La propagande était active pour inciter les jeunes Alsaciens à s'engager dans la Wehrmacht, mais cela n'aboutit à aucun résultat. Les jeunes Alsaciens refusaient de s'engager dans l'Armée allemande et de soutenir le régime. Les nazis proclamaient alors à ce moment qu'on n'avait pas besoin des Alsaciens pour gagner la guerre qui devait être rapide.

Alfred Wahl, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Metz, écrit : « Seuls les fils des fonctionnaires allemands présents semblent avoir répondu à l'appel : ils furent moins d'un millier pour les deux départements ».

Le Gauleiter Robert Wagner, qui était en charge de l'Alsace, était persuadé que les « frères de race » nouvellement reconquis entendraient vite l'appel de leur sang et se sentiraient rapidement allemands mais constatant le nombre infime d'engagés volontaires, il conclut - non sans cynisme - que les jeunes hésitaient à entrer dans l'armée allemande « par peur de leur famille » et qu'ils seraient heureux de s'y voir forcés.

Au printemps 1942, à Vinnitsa, il persuada Adolf Hitler, au début fort réticent, d'instaurer l'incorporation de force en Alsace, ce qui fut fait officiellement le 25 août 1942.

100 000 jeunes Alsaciens seront ôtés à leurs familles et envoyés de force, principalement sur le front de l'Est, pour combattre l'armée de Joseph Staline. 30 % furent tués ou portés disparus.

Le dernier Malgré-nous libéré est Jean-Jacques Remetter, retourné chez lui en 1955 .

Une fois la guerre terminée, les Malgré-nous furent considérés par l'opinion comme des traîtres. Ils ont également été fortement attaqués par les militants du Parti communiste français pour leurs dénonciations de la situation dans les camps d'internement soviétiques.

L'Alsace se relève rapidement de ses ruines, poussée essentiellement par sa position géographique. L'amitié franco-allemande instaure pour la première fois de l'Histoire une paix durable dans la région.

L'alternance de la domination franco-allemande, le fait pour la région d'être toujours en première ligne de l'affrontement de ces deux grandes puissances européennes, la crainte permanente de la guerre, les mesures prises par les Français et les Allemands pour « assimiler » la population alsacienne, les répressions, épurations, incorporations de force, déportations, pénuries en temps de guerre, ayant rythmé l'histoire de la région, ont laissé des traces profondes, encore perceptibles chez une partie de la population. La quasi-totalité de la population compte dans sa famille des victimes de la dernière guerre. Le sujet est souvent tabou, surtout en ce qui concerne les incorporés de force: les Malgré-nous. La réintégration de l'Alsace dans la République ne s'est pas faite sans difficulté. La perception du dialecte alsacien, proche de l'allemand, souvent confondu avec cette langue par les Français, a entraîné de nombreuses maladresses mal acceptées par la population alsacienne qui ne désire surtout pas être confondue avec ses voisins d'outre-Rhin. Une petite partie de la population a également adopté une attitude de rejet, aussi bien envers les Français qu'envers les Allemands sans pour autant être indépendantiste. L'usage du dialecte est encore une manière pour certains de mettre une barrière au francophone, et, au premier abord, les Alsaciens sont plutôt réservés. Le malaise existe donc toujours. L'Alsace, c'est un peu la « Germanie française », profondément française, attachée à la République, mais soucieuse de préserver sa germanité, son particularisme si souvent méprisé.

Clotaire annexe une grande partie de l’Alémanie, dont l’Alsace.

L’Empire carolingien, la Francie, est divisée en trois parties (voir le Traité de Verdun). L’Alsace se trouve dans la partie orientale, la Lotharingie (appartenant à Louis le Germanique), qui fera partie du Saint-Empire romain germanique (fondé sous Otton Ier en 962, il durera jusqu'en 1806 sous Napoléon Ier), qui donnera approximativement l’Allemagne.

Strasbourg se rend à Louis XIV. Toute l’Alsace appartient maintenant à la France (hormis la ville de Mulhouse qui sera conquise en 1798 par les troupes révolutionnaires). 1648 et 1675 sont des années-clés de la progression de la conquête de l’Alsace.

Vaincue, la France cède l’Alsace à l’Empire allemand.

L’Alsace redevient française après le traité de Versailles.

Victorieux sur la France, le Reich annexe l’Alsace.

La France reprend l’Alsace.

Excepté dans quelques communes jouxtant le Territoire de Belfort et dans les pays welche autrefois de patois roman, comme les vallées de Saint-Albray, de la Weiss (Orbey) et de la Liepvrette (Sainte-Marie-aux-Mines), enclaves dans le massif des Vosges traditionnellement de parlers oil lorrains, en Alsace Bossue ou autour de Wissembourg (où les pratiques respectives des francique rhénan et francique méridional sud-occidental quoique en déclin demeurent avérées), une partie de la population parle encore aujourd'hui couramment la langue locale, l'alsacien, qui est un dialecte alémanique.

L'Alsacien est la deuxième langue autochtone de France après le français si on considère l'Occitan comme un ensemble de parlers non-homogènes.

L'alsacien fait quelques emprunts lexicaux au français et a été longtemps la langue maternelle de la plupart des habitants. Le français est cependant l'unique langue officielle en vigueur. Le haut-allemand (Hochdeutsch), utilisé comme langue écrite depuis le XVIe siècle, fut la seule langue officielle de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Durant la période de 1871 à 1918, la langue française restait enseignée dans les enclaves romanes (situées au fond de quatre hautes vallées des Vosges et dans les villages francophones de l'actuel département de la Moselle).

Dans le but de préserver l'alsacien, il existe, depuis 1992, des sections bilingues paritaires en Alsace où l'enseignement est dispensé pour moitié en français et pour moitié en allemand Hochdeutsch (ayant l'avantage d'avoir une orthographe fixe et une forte présence dans les médias écrits ou audiovisuels). À l'heure actuelle, elles concernent environ 5 % des élèves. Au lycée, les élèves peuvent passer l'abibac. L'alsacien peut être parlé en maternelle et enseigné ou parlé en primaire. Cependant l'écrit est en allemand, considérant que celui-ci est la version écrite commune de l'ensemble des dialectes alsaciens.

Le célèbre Barabli de Germain Muller est entré dans l'histoire de l'Alsace (un spectacle en dialecte critique et drôle, qu'actualisait en permanence un comédien-auteur-metteur en scène à forte personnalité). Des pièces de théâtre en alsacien sont encore couramment représentées et même retransmises sur les chaînes de télévision régionales.

Les parlers diffèrent d'un secteur à l'autre. Exemples : une tarte s'appelle weiha à Mulhouse, mais tarta à Colmar et kuecha dans le nord ; une pomme de terre se dit ardapfel à Mulhouse, ardber à Colmar, grumber à Strasbourg.

Beaucoup de mots courants (bonjour, merci, au-revoir) sont prononcés en français (bouchour, merssi, aurevoar) ce qui était interdit pendant l'occupation allemande. Dans le Haut-Rhin, on dit defanture et ce n'est que dans le nord que l'on utilise schoaeufanstr.

On pourra consulter également la liste établissant la correspondance des toponymies alsaciennes en français et en allemand.

L'Alsace possède une forte identité culturelle, à la fois française et germanique (elle a longtemps été l'objet de revendications territoriales de la part de l'Allemagne et de la France).

En fait, c'est ce que démontre le géographe Paul Vidal de La Blache dans la France de l'Est, l'adhésion de la population alsacienne à la France a été scellée sur une base plus politique que culturelle. Il y eut d'abord Louis XIV, avec sa justice royale qui prenait souvent parti pour les paysans dans leurs conflits avec les seigneurs ; mais c'est surtout le célèbre écriteau placé sur le pont du Rhin, à Strasbourg, le 14 juillet 1791, pour la fête de la Fédération, Ici commence le pays de la Liberté, qui symbolise l'adhésion de l'Alsace à la communauté nationale. Ce n'est pas un hasard si l'Alsace fournit beaucoup d'officiers à la France sous la Révolution (Kleber, Kellermann) ; il est notable que Frédéric Bartholdi, le créateur de la statue de la liberté, était alsacien de Colmar.

Cette particularité politique alsacienne a évidemment des corollaires culturels : l'Alsace fut un pays de commerçants, d'artisans, de bourgeois indépendants qui soutinrent la Révolution et les Républiques. Des villes comme Mulhouse et Belfort furent particulièrement marquées par ce trait. La résistance de Belfort, qui ne fut pas annexée par les Prussiens, n'est pas étrangère à cette considération.

De même, les structures agraires alsaciennes - du moins avant l'avènement de l'agriculture productiviste - avec des parcelles laniérées par de multiples héritages et ne dépassant souvent pas un hectare reflétaient fortement l'attachement à la petite propriété individuelle. Le parcellaire foncier tranchait ainsi puissamment avec celui de la rive droite du Rhin, caractérisé par un openfield où la discipline collective perdura longtemps.

Welsch, en allemand, est un mot qui signifie étranger parlant une langue latine (Welsch a la même racine que gaulois), et il sonnait et sonne encore de façon assez péjorative. Les Alsaciens de langue alémanique ont appelé ainsi les Alsaciens de langue romane qui habitaient les hautes vallées vosgiennes. Ce terme, francisé en welche, fut introduit par Voltaire dans le français littéraire. Curieusement, les intéressés ont adopté le terme pour se désigner eux-mêmes.

Les alsaciens frontaliers avec celle de vieille France, ont une autre perception des Welsch. Ma mère, lorsqu'il était question des Welsch, ne parlait que des gens qui dans le passé franchissaient cette frontière, en disant qu'ils ne valaient pas grand chose. Elle disait : Met dana Walscha est net vil loos. Les Galois se disent aussi les Welsch. Lors de la guerre de Cent ans, les Welsch sont venus au secours des Bretons et ont, lors de cette guerre, occupé la France jusqu'à notre frontière alors que l'Alsace faisait partie de l'empire d'Autriche et vivait en paix. Il arrivait que les Lansquenech Welsch opéraient des razzias et volaient les paysans Alsaciens lors de ces descentes inamicales. Ma mère ne m'a jamais parlé ainsi que ses contemporains d'autres Welsch.

Les deux hypothèses ne semblent d'ailleurs pas contradictoires dans la mesure où la première expliquerait pourquoi ces terres alsaciennes auraient intéressé des Lorrains : on y parlait déjà un patois roman, on pouvait donc y envoyer des Lorrains sans craindre une trop grande hostilité de la part de la population locale.

Historiquement le terme francique désigne la langue des Francs ou des régions peuplées par les Francs.

C'est une forme de français régional dont les tournures sont influencées par le dialecte alsacien. L'accent alsacien se caractérise par une accentuation marquée de la première syllabe, au lieu de la dernière syllabe en langue française standard. Le français d'Alsace est marqué par le phénomène de calques germaniques. Le français d'Alsace comporte de nombreux mots empruntés à l'Alsacien.

L'Alsace, l'une des régions les plus « étoilées » par les guides, valorise au mieux... et galvaude parfois son important répertoire gastronomique. Malgré l'afflux des touristes et une banalisation certaine, sensible à Strasbourg et dans plusieurs cités historiques situées sur la Route des Vins, bon nombre de restaurants se révèlent de qualité et, assez souvent, fort conviviaux. Les familles alsaciennes continuent de les fréquenter avec une remarquable assiduité et les repas d'amis sont beaucoup plus habituels qu'ailleurs. Il y a foule le dimanche midi dans les restaurants et les fermes-auberges de bonne réputation, même à bonne distance des grands centres (vallée de Munster, Haute-Bruche, « Pays des choux », Ried, région de Brumath, Outre-Forêt, Florival, Sundgau).

Parmi les recettes et plats traditionnels d'Alsace figurent notamment la tarte à l'oignon (Zewelkueche), le cervelas vinaigrette, les asperges (Sparichle) accompagnées de trois sauces, cette potée typique qu'est le Baeckeoffe, la tarte flambée, plus exactement : Flamekuche ou Flammekueche, maintenant connue de toute la France, autrefois spécialité d'une partie du Bas-rhin proche de Strasbourg, la choucroute, le Schiffala ou Schiffele, la pâte roulée au porc et au veau Fleischschnacka. Le gibier — le droit de la chasse est particulier dans la région — et les cochonnailles, malgré la faible production porcine locale, ont la part belle.

Le méridional Sundgau vante ses carpes frites.

Le pâté de foie gras d'oie, produit depuis le XVIIe siècle, passe pour une spécialité alsacienne... autant que landaise ou périgourdine (une version de ce pâté, sous une croûte de pâte ronde, fut présentée en 1780 à la table du gouverneur militaire de Strasbourg). Il est à noter que l'Alsace n'élève pas beaucoup plus d'oies que de porcs, dont elle fait pourtant une abondante consommation charcutière. En revanche, elle élève de plus en plus de canards pour la production de foie gras.

Les desserts traditionnels sont nombreux : kugelhopf ou kougelhopf, dont le nom est souvent "francisé" en Kouglof, tartes aux fruits, notamment aux quetsches et au fromage blanc, grande variété de biscuits et de petits gâteaux, appelés Bredala (les spécialités de l'Avent), pain d'épice.

La famille Haeberlin, implantée au cœur du Ried, a acquis une réputation mondiale : les plus grands restaurateurs et des chefs de très haut niveau international assistèrent au printemps 2008 aux obsèques de Paul Haeberlin, célèbre pour son talent et sa modestie. Depuis plusieurs années, son fils Marc dirige les cuisines de la grande maison de la région colmarienne. Très respectés dans le métier, représentant l'élite « Tradition & Qualité » de la gastronomie alsacienne et française, les Haeberlin n'ont cessé d'embellir l'Auberge de l'Ill (une entreprise familiale devenue une institution au milieu du siècle dernier). Elle se situe au bord de l'Ill ombragée de saules pleureurs, à Illhaeusern, 15 km au nord de Colmar ; elle se voit constamment décerner trois étoiles au Guide Michelin depuis 1967.

Pour beaucoup de gastronomes, l'expression « les deux Paul » faisait immédiatement penser à Haeberlin senior et à Bocuse, depuis toujours grands amis (Illhaeusern est jumelé avec Collonges-au-Mont-d'Or).

Jean-Pierre Haeberlin, frère de Paul, joue un rôle important dans la maison. C'est aussi un excellent aquarelliste, souvent inspiré par l'Ill, ses barques effilées, les saules pleureurs, le Ried ... Il est pour beaucoup dans le très élégant décor, à la fois alsacien et ultra-contemporain, d'un restaurant aussi célèbre pour son charme que pour sa cuisine, qu'accompagne un hôtel plus qu'actuel de grand luxe discret. C'est à l'Auberge qu'exercent le Meilleur Sommelier du Monde Serge Dubs et le Meilleur Sommelier de France Pascal Leonetti.

On peut estimer à une demi-douzaine le nombre des chefs de haut niveau, dont Émile Jung, de réputation internationale (Le Crocodile, à Strasbourg, dont le journal professionnel L'Hôtellerie annonçait en janvier 2009 la vente probable) et François Paul (Le Cygne, à Gundershoffen) et à une bonne quarantaine les très bons cuisiniers des deux départements (cf. Guide rouge Michelin et Guide Pudlo).

En tenant compte d'une multitude de recommandables petits restaurants, coquets et accueillants, c'est nettement plus que la moyenne nationale française. Les Alsaciens ne le proclament pas trop, par correction, mais estiment, malgré la banalisation liée à l'invasion touristique, toujours surpasser les Lyonnais.

L'association des Maîtres Cuisiniers de France, qui compte de nombreux membres dans le Bas et le Haut-Rhin, dut son renouveau à l'Alsacien Fernand Mischler, maintenant retraité, qui avait fait de son restaurant de Lembach, Le Cheval Blanc, une véritable institution.

Les cuisiniers hôteliers alsaciens sont majoritaires parmi les lauréats Mariannes et les membres de l'association Saveurs de France-Saveurs d'Europe. Ils valorisent les produits et recettes traditionnels lors de manifestations se déroulant souvent dans leur région.

Affirmant généralement leur attachement à leur province, à leur vallée ou à leur Ried, sans s'interdire le suivre les tendances, modernisant tant que faire se peut le répertoire culinaire local (ce n'est pas aisé en grand cuisine), ils innovent souvent avec tact, parfois avec audace (Georges Klein, l'Arnsbourg, à la lisière lorraine - nord de l'Alsace, se montre particulièrement inventif).

Ils font fréquemment des démonstrations à l'étranger, en Chine, au Japon, aux USA, en Russie, dans les Émirats. Marc Haeberlin veille aussi aux destinées d'un restaurant de haute gastronomie à Tokyo. Émile Jung, connu pour sa gentillesse et son goût de la balade, participe à de nombreuses manifestations en France et hors de l'Hexagone. Michel Husser, qui maintient à haut niveau le Cerf familial de Marlenheim, a fait le tour du monde et joue volontiers des saveurs méditerranéennes. Jean-Yves Schillinger, étoilé Michelin, fils d'un grand chef alsacien du siècle dernier, associe avec brio et technicité des saveurs d'ailleurs parfois insolites, dans le décor superlooké d'une maison colmarienne à l'amusante façade historico-alsacienne.

Antoine Westermann a laissé le strasbourgeois Buerehiesel, où il avait obtenu trois macarons Michelin, à son fils et a pris en mains les destinées de Drouant à Paris. Les confitures de Christine Ferber (Niedermorschwihr) sont connues de toute la France.

Le pâtissier Pierre Hermé, devenu une personnalité parisienne, installé aussi à Tokyo, revendique hautement son origine alsacienne. Il a installé une unité de fabrication dans le Haut-Rhin.

Auteur de récits, de romans et d'essais, ainsi que de plusieurs livres de cuisine, Simone Morgenthalerrr a beaucoup œuvré, depuis une vingtaine d'année, pour valoriser l'univers culinaire alsacien. Notamment avec l'émission en dialecte de FR3 Alsace Sür un Siess, très populaire, à laquelle participait Hubert Maetz, cuisinier "étoilé" Michelin de Rosheim (le Rosenmeer), connu pour son attachement aux produits régionaux (également viticulteur, il interprète de façon personnelle les vieilles recettes alsaciennes). L'arrêt brutal de l'émission, à la rentrée 2008, a choqué beaucoup d'Alsaciens, dialectophones ou non, entraîné une pétition signée par plus de 3000 personnes et les réactions de plusieurs hommes politiques, dont Philippe Richert, vice-président du Sénat, des députés et conseillers généraux. Des élus s'engagent pour sauver « Sür Un Siess », titra les Dernières Nouvelles d'Alsace, fin décembre 2008 (le quotidien régional avait annoncé l'arrêt sans explication de l'émission le 11 septembre).

Simone Morgenthaler a publié Adieu, Sür Un Siess aux éditions du Verger.

Les vins d'Alsace sont issus de plusieurs cépages et répondent aux spécifications de trois AOC. Il s'agit surtout de blancs, le plus souvent secs ou secs tendres, parfois très riches en sucre résiduel (vendanges tardives, sélection de grains nobles), également élaborés en crémant, bien moindrement de rouge (un seul cépage, le pinot noir) ou de rosé. Les alsaciens soulignent volontiers que le alsaces permettent un grand nombre d'accords mets-vins.

La bière est toujours brassées dans le Bas-Rhin, mais Meteor demeurait, en 2008, la dernière affaire familiale (Schutzenberger ayant cessé ses activités quelques années auparavant).

La région embouteille des eaux plus ou moins minéralisées : (Carola, Wattwiller, Celtic, Lisbeth.).

À part le Lyonnais, aucune région ne peut rivaliser quant à la quantité et, souvent, à la qualité d'une production livresque apparemment intarissable. L'exemple fut donné, vers 1840, par l'Oberrheinisches Kochbuch de Marguerite Spoerlin, traduit sous le titre La Cuisinière du Haut-Rhin. Ce cordon-bleu, qui hésita à publier ses recettes « en raison du grand nombre d'ouvrages de ce genre », mais peut être considérée comme pionnière, destinait son livre, « aux ménagères et aux jeunes personnes qui désirent acquérir les connaissances indispensables ». Une vingtaine d'années plus tard devait paraitre L'Ancienne Alsace à table, de Charles Gérard, Lorrain de naissance et avocat à Nançy.

Les innombrables ouvrages concernant la cuisine alsacienne, les vins et les arts de la table vont souvent bien au-delà des recettes. La majorité sont édités par La Nuée Bleue, important éditeur régional lié aux Dernières Nouvelles d'Alsace.

C'est chez cet éditeur que le cordon-bleu Suzanne Roth a publié Le Livre de cuisine des Alsaciennes. Elle avait précédemment été l'auteur de divers ouvrages culinaires, dont un livre sur les petits gâteaux alsaciens, notamment les bredele traditionnels ne se dégustant qu'à la période de l'Avent.

La romancière, journaliste et animatrice de télévision Simone Morgenthaler, dont l'émission Sür un Siess fut longtemps très populaire (voir plus haut), a publié plusieurs ouvrages de recettes à La Nuée Bleue (À la table de Simone, Les meilleures recettes d'Alsace, 500 recettes d'Alsace et d'ailleurs).

Deux auteurs non-Alsaciens d'origine se sont attachés à l'Alsace gourmande avec régularité, depuis plus de vingt ans.

Jacques-Louis Delpal, auteur de Saveurs d'Alsace (1996), est co-auteur (2007) de Saveurs d'Alsace, Plaisirs des Vosges, avec Gérard Goetz, cuisinier et hôtelier en Haute-Bruche (préface de Jean-Pierre Haeberlin ; portraits de personnalités de l'Alsace gourmande). ll a écrit et illustré plusieurs ouvrages consacrés aux "pays" et cités d'Alsace, au vignoble alsacien et à la Route Verte unissant la Lorraine vosgienne à la Forêt-Noire. Germain Muller avait préfacé son deuxième guide concernant la région.

Gilles Pudlowski, Pudlo, enrichit chaque année son important guide national, qui en était à sa huitième édition en 2008, et remet à jour régulièrement son guide des restaurants de tous niveaux, des bonnes boutiques et des meilleurs vignerons. Le Pudlo Alsace, publié par Michel Lafon, place en tête des grandes tables L'Auberge de l'Ill, Le Cheval blanc de Lembach (une étoile au Michelin 2007) et Le Crocodile. Lorrain d'origine, Gilles Pudlowski a choisi de se partager entre Paris et les environs de Saverne, où il réside et travaille une partie de l'année. Depuis longtemps journaliste (il débuta au Quotidien de Paris et fut l'une des meilleures plumes du GaultMillau), il collabore régulièrement aux Dernières Nouvelles d'Alsace. Il est également également l'auteur de Je vous écris de Strasbourg, aux éditions François Bourin.

Le Strasbourgeois Robert Werner, qui fut longtemps rédacteur en chef du journal de la TF1, a publié Je suis une Winstub aux éditions de La Nuée Bleue.

Émile Jung, le cuisinier encore propriétaire (début 2009) du Crocodile, a publié souvenirs et réflexions sous le titre Au Menu de ma vie chez le même éditeur, ainsi que À la table du Crocodile. Il est également l'auteur d'un livre sur les pâtes, très prisées en Alsace.

Édité avec l'aide de la Région Alsace, l'une des parutions de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France renseigne abondamment quant aux produits du terroir et aux recettes traditionnelles. Cette importante compilation, pour l'essentiel bien documentée et fiable, riche en notices historiques et en notations pittoresques, s'avère un utile ouvrage de référence (Albin Michel, 1998).

Autre ouvrage de fond, plus "écrit", érudit, abordant de nombreux sujets  : Le Mangeur alsacien, de Jean-Louis Schlienger (professeur à la faculté de médecine de Strasbourg, diététicien), en collaboration avec l'historien et géographe André Braun. Fondé sur une abondante documentation, ce livre publié en 1980 à La Nuée Bleue a été repris en une luxueuse version illustrée, avec la collaboration du cuisinier Michel Orth (L'Écrevisse, à Brumath) et du photographe culinaire Marcel Ehrhard.

Jean-Louis Schlienger et André Braun ont collaboré à une "petite histoire de l'art de boire entre Vosges et Rhin", également à La Nuée Bleue : Le Buveur alsacien. Ils ont aussi participé à Petite Histoire de la Cuisine Alsacienne (Éditions du Rhin).

Documenté et nourri d'anecdotes, un rien fourre-tout, avec une préface de Germain Muller et de nombreuses recettes : Histoire et Recettes de l'Alsace gourmande, par Jean-Pierre Drischel, Jean-Pierre Poulain et Jean-Michel Truchelut (Privat, 1988).

Jean-Pierre Haeberlin a fort joliment illustré de ses aquarelles Le long de l'Ill. Ce « carnet de voyage alsacien » (comportant des recettes) a été réalisé avec Simone Morgenthaler, précédemment citée.

Le célèbre dessinateur Tomi Ungerer, à qui Strasbourg a consacré un musée (fait assez rare pour un artiste encore vivant) inauguré en 2007, a mis en images de façon surprenante le charmant ouvrage que Tony et Jean-Louis Schneider avaient consacré aux recettes traditionnelles, avec l'aide de la journaliste Danielle Brison (60 recettes de l'Arsenal, Bueb & Reumaux / La Nuée Bleue, première édition en 1985).

Tony Schneider, disparu quelques années après la sortie du livre, avait fait de l'Arsenal de la Krutenau (quartier de Strasbourg autrefois très populaire) un haut lieu convivial de la cuisine « comme la faisait sa mère », Madeleine. Un répertoire « revisité » par son frère cadet, Jean-Louis. Moins longtemps que Chez Yvonne, mais intensément, L'Arsenal fut presque un symbole de Strasbourg. Thérèse Willer, qui accueillait et servait en salle, après ses études... d'histoire de l'art, est aujourd'hui conservatrice du musée Ungerer-Centre international de l'illustration. Preuve que la culture est toujours un peu de table en Alsace.

Plusieurs livres ont été plus spécialement consacrés au vignoble alsacien, aux accords des mets et des vins alsaciens, aux recettes à base de vins.

Serge Dubs, «Meilleur Sommelier du Monde » et collaborateur des Haeberlin (il a constitué la cave de l'Auberge de l'Ill), est l'auteur d'ouvrages particulièrement documentés, dont Les grands crus d'Alsace, ouvrage de référence publié en 2002 aux éditions Serpenoise.

Ville et campagne, Koêt, Sundgau, vignoble, vallées vosgiennes... L'image à la Hansi de la maison à colombage est symbolique de l'Alsace, mais il existe d'autres architectures alsaciennes que les constructions à pans de bois tant pastichées (voire caricaturées dans de nombreux lotissements). Celles-ci sont d'ailleurs fort différentes les unes des autres, en raison de leur implantation, de l'aisance de ceux qui les construisirent, des usages locaux, de leur destination première. Il suffit, pour se rendre compte de la diversité, de comparer trois édifices historiques de Strasbourg logeant actuellement des restaurants connus : la Maison Kammerzell, la Maison des Tanneurs, et le Buerehiesel, ancienne ferme démontée dans la région de Molsheim et établie dans le parc de l'Orangerie.

Les pans de bois et les éléments de menuiserie apparents aggravaient les risques d'incendie. Afin de pallier cette situation, ils ont été peu à peu recouvert de crépi à partir du XIXe siècle. Ce n'est que dans la seconde moitié du siècle dernier qu'on a entrepris de les dégager systématiquement ; plus récemment encore les Beaux-Arts ont exigé, pour accorder une subvention, que le crépi restant ne fût pas peint en blanc, comme il était d'habitude de le faire, mais dans des couleurs variées, afin de revenir à l'usage plus ancien. Les habitants ont suivi, plus pour des raisons financières que par conviction. En tout cas, on est aujourd'hui frappé par la différence entre les villages alsaciens maintenant badigeonnés, parfois avec bonheur, parfois avec excès, et les villages badois qui leur font face outre-Rhin, où le blanc règne toujours en maître.

Il se situe dans la commune d'Orschwiller à une altitude de 757 mètres d'où il domine la plaine d'Alsace et le débouché du val de Villé, en face de Sélestat.

Construit par Frédéric de Hohenstaufen en toute illégalité et détruit à plusieurs reprises, il fut reconstruit de 1901 à 1908 sous les ordres et au goût de l'empereur Guillaume II d'Allemagne plus ou moins à l'identique de ce qu'il avait été.

C'est le château médiéval le plus visité de France et l'un des sites touristiques français les plus courus.

C'est une cathédrale catholique romaine représentative de l'architecture gothique.

Sa construction a commencé en 1176 et a été achevée en 1439.

Elle mesure 142 mètres du parvis au sommet de sa flèche et a été l'édifice le plus haut du monde de 1625 à 1847.

C'est actuellement la deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen (151 m).

La cathédrale de Strasbourg est reconnaissable par son unique clocher surmonté d'une flèche qui peut être vu à des dizaines de kilomètres à la ronde. La construction du second clocher a été abandonnée du fait de l'instabilité du sol qui ne pouvait en supporter la charge.

Elle abrite une horloge astronomique construite au XVIe siècle qui a été considérée à l'époque comme faisant partie des sept merveilles de l'Allemagne.

Il s'agit d'un mont vosgien culminant à 764 mètres sur le ban de la commune d’Ottrott.

Cette montagne est surmontée par un couvent, lieu de pèlerinage très fréquenté consacré à Sainte Odile, sainte patronne de l'Alsace.

Le monastère a été créé vers 700 quand le père de Sainte Odile lui légua le château de Hohenbourg. Sainte Odile le transforma en couvent. Depuis, il a été transformé en hôtel.

On peut y voir le tombeau de Sainte Odile ainsi que ceux de ses parents dans des caveaux ornés de mosaïques remarquables.

Ses origines, restant obscures et controversées, sont source de fantasmes. Certaines origines que l'on attribue au mur tiennent en effet plus des contes et légendes que de faits historiques incontestables.

C'est le plus grand musée d'automobiles pionnières du monde avec 500 véhicules dont 464 automobiles de 98 marques, dont la célèbre collection des frères Schlumpf, deux grands industriels alsaciens.

Passionnés et obsédés par leur collection, ils ont investis secrètement toute leur fortune voire plus afin d'acheter aux quatre coins du monde les voitures les plus prestigieuses et les plus rares.

Le 7 mars 1977, en pleine crise industrielle, les ouvriers licenciés de l'empire textile des frères Schlumpf découvrant les stupéfiants musées secrets en même temps que les médias du monde entier, décident de les envahir et en ouvrent l'accès au public.

Le syndicat CFDT organise les visites gratuites du musée et le nomme « Musée des travailleurs ».

De nombreux hommes politiques alsaciens de droite comme de gauche soutiennent l'idée d'un Conseil unique d'Alsace. Les décideurs économiques sont également plutôt favorable à cette évolution. La proposition a été soumise initialement par le Conseil économique et social d'Alsace (CESA) qui juge mal adapté l'organisation territoriale alsacien (région de petite taille et seulement deux départements qui peuvent aisément être supprimés pour réduire les échelons administratifs) et voudrait donc transférer davantage de compétences aux communes et intercommunalité chapeautés par une assemblée alsacienne unique. Ce projet trouve un écho national favorable car il est en accord avec les conclusions du rapport Attali. L'Alsace pourrait donc devenir la première région de France à se lancer dans cette nouvelle organisation.

Le président de la république, Nicolas Sarkozy, a annoncé qu'il souhaitait une réforme des collectivités territoriales durant l'année 2009. Il désire parvenir à la suppression d'un échelon administratif .

En réaction à cela, les élus alsacien ont annoncé leur intention de faire de l'Alsace une région pilote. Cela fait déjà plus de 2 ans que les élus de tous bords se rencontrent pour élaborer un projet commun. Le 29 septembre 2008, les élus des deux départements se sont réunis pour mettre au point le projet commun de nouvelle organisation territoriale.

Il est présidé par Adrien Zeller et comporte 47 membres.

Dans certains domaines le droit appliqué en Alsace est un mélange de droit national et de droit local.

On attribue à la cigogne, outre d'autres légendes, l'apport des bébés dans les familles.

Quasiment disparue il y a une quarantaine d'années (1970), elle a fait l'objet d'une stratégie associative de repeuplement efficace en créant notamment de nombreux de centres de repeuplement. On en trouve désormais sur de nombreux toits des églises et autres édifices publics d'Alsace voire parfois sur le toit de maisons de particuliers. Contrairement aux cigognes qui, dans bien des pays (Hongrie, pays baltes par exemple), placent leurs nids sur des pilônes, les cigognes d'Alsace, aidées par les paniers posés par les habitants, les installent sur des bâtiments, généralement à une hauteur élevée.

Le drapeau alsacien historique est constitué de deux bandes horizontales : une rouge (en haut) et une blanche (en bas). Il se répand au XIXe siècle et trouve son origine dans la forte récurrence des couleurs rouge (gueules) et blanc (argent) dans les blasons des familles nobles et des villes alsaciennes. Lors de la période 1871-1918, ce drapeau s'affirme comme le symbole de l'Alsace, en particulier en réaction vis-à-vis des visées centralisatrices de la Prusse.

Les armes de Strasbourg, celles de Mulhouse, Guebwiller, Sélestat, Munster, Wissembourg, Saverne ou celles des Habsbourg possessionnés en Haute-Autriche comme en Haute-Alsace, celles de la ville de Fribourg-en-Brisgau, celles de la Confédération helvétique et aujourd'hui celles du Wurtemberg sont rouges et blanches.

Durant l'occupation allemande, les autonomistes francophiles adopteront eux aussi le Rot un Wiss ; lorsque l'un d'eux se retrouve emprisonné, les autres fleurissent sa place laissée vide d'un immense bouquet d'œillets rouges et blancs. Nombreux sont également ceux qui arborent à la boutonnière deux petites fleurs, l'une rouge et l'autre blanche.

Le 25 juin 1912, le parlement d'Alsace-Lorraine l'adopte comme emblème national en y ajoutant la croix de Lorraine. Aujourd'hui ce drapeau historique de l'Alsace est mis en concurrence avec le drapeau calqué sur les blasons du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, création récente sans fondement historique. Le drapeau de l'Alsace est appelé en dialecte alsacien Rot un Wiss (littéralement : rouge et blanc).

Ce blason est la fusion de celui du Bas-Rhin (la bande d'argent accompagnée des deux cotices fleuronnées du même sur champ de gueules) et du Haut-Rhin (les six couronnes d'or posées en orle sur champ de gueules, la bande d'or étant omise). Il daterait du XVIIe siècle.

Par souci d'assimilation après son retour à la France, le drapeau officiel de la région Alsace a été calqué sur le blason et n'a pas repris le Rot un Wiss. Dans un premier temps, on s'est basé sur le blason qui juxtapose les blasons départementaux (ci-dessus à droite) mais, depuis 1990 environ, la région Alsace a repris le blason historique (ci-dessus à gauche) et tente de l'imposer en tant qu'emblème régional.

Les transports en Alsace sont assez bien développés au vu de la densité de la population mais des projets d'agrandissement sont encore à l'étude afin d'accompagner le développement de la région.

Il est à noter que le transport ferroviaire principal se fait sur une ligne nord-sud reliant Strasbourg à Saint-Louis.

Les transports en bus ou tramway sont en plein développement dans les principales villes de la région (Strasbourg, Colmar, Mulhouse).

La principale autoroute, qui est gratuite (comme en Allemagne) est l'autoroute A35 qui relie Lauterbourg à Saint-Louis/Bâle en passant par Strasbourg, Séléstat, Colmar et aux abords de Mulhouse.

La Région est relié à Paris par la ligne ferroviaire à grande vitesse Est-européenne depuis le 10 juin 2007. Le TGV Est Européen relie Paris à Strasbourg (dont la gare a été spectaculairement modernisée), en 2h20. La fin du trajet se fait à vitesse normale. Certains TGV vont au-delà de Strasbourg, desservant Colmar, dont la gare a été dédoublée à l'ouest, côté vignoble, Mulhouse, Bâle, Zurich, Stuttgart, Francfort.

Le transport ou le déplacement des usagers se fait principalement sur l'autoroute gratuite A35 assurant la liaison nord-sud, de Lauterbourg à St Louis/Bâle en passant par Strasbourg, Colmar et Mulhouse avec une courte portion en nationale à deux fois deux voies, dont la continuation autoroutière est à l'étude.

L'axe A4 (en direction de Paris), dense, (à péage à 20 km au nord-ouest de Strasbourg), commence à atteindre un point de saturation de même que l'axe A36 en direction de Paris-Lyon, à péage dès Burnhaupt (10 km à l'ouest de Mulhouse), gratuit jusqu'en Allemagne.

Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, les villes de Strasbourg et de Mulhouse voient leur agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à deux fois trois voies, et ce, à moins de dix kilomètres du centre-ville pour Strasbourg et d'un kilomètre et demi pour Mulhouse. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et saturation du trafic, notamment à Strasbourg où le trafic de l'autoroute A 35 (170 000 véhicules/jour en 2002) est l'un des plus importants de France. La traversée urbaine de l'A36 à Mulhouse provoque également des perturbations régulières de trafic, temporairement apaisées par sa transformation en deux fois trois voies. La rareté des panneaux à messages variables et des caméras de trafic (de type webcam) ne facilite pas la communication avec l'usager.

Il existe un projet de construction d'une nouvelle autoroute de deux fois deux voies qui contournerait l'agglomération strasbourgeoise par l'ouest afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester Strasbourg. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hœrdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DDE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic de l'A35 au niveau de Strasbourg.

Cependant, le tunnel Maurice-Lemaire en direction de Saint-Dié-des-Vosges fut abandonné par le chemin de fer et est aujourd'hui destiné au trafic routier avec péage. Il a rouvert en septembre 2008 après d'importants travaux de modernisation.

Le trafic portuaire dépasse 15 millions de tonnes, dont près des deux tiers pour Strasbourg, second port fluvial français (voir Port autonome de Strasbourg). Le projet d'élargissement du canal Rhin-Rhône, destiné à relier le Rhône (et la Méditerranée) au réseau d'Europe centrale (Rhin, Danube, mer du Nord et mer Baltique) a finalement été abandonné en 1998 pour des raisons de coût et de dégradation des paysages, notamment dans la vallée du Doubs.

Il y a deux aéroports internationaux en Alsace. L'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg est le seul aéroport parfaitement binational au monde. Les compagnies aériennes offrent plus de 60 destinations en vol direct. L'infrastructure est capable d'accueillir 6 à 8 millions de passagers. 58 compagnies y sont présentes. L'aéroport international de Strasbourg à Entzheim est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Strasbourg et du Bas-Rhin.

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Mittelhausen

Carte de localisation de Mittelhausen

Mittelhausen est une commune française, située à 23 km au Nord-Ouest de Strasbourg préfecture du département du Bas-Rhin et chef-lieu de la région Alsace.

Le lœss, cette terre transportée sous forme de poussières déposées par des vents forts soufflant de l'est vers l'ouest à la fin des deux dernières glaciations (glaciation de Riss et glaciation de Würm) entre 200 000 et 10 000 ans avant Jésus-Christ, ne couvre pas la totalité du ban de Mittelhausen. En effet, les fonds et les versants des vallons de l'Ebrückgraben, du Vierbrückgraben et de l'Ungerbruchgraben présentent une terre plus limoneuse provenant du remaniement du lœss par ruissellement et par altération.

Le Mésolithique (10 000 à 5 300 avant Jésus-Christ) est une période de transition qui s'étend de la fin de la dernière glaciation (celle de Würm) et l'arrivée par l'est des premiers agriculteurs sédentaires. L'homme préhistorique nomade, chasseur d'animaux et cueilleur de fruits sauvages, parcourt probablement nos contrées encore inhabitées. Une lamelle de silex caractéristique de cette période a été trouvée au lieu dit Gaensaeckern, à l'ouest de l'agglomération en direction des Vosges.

Au Néolithique (âge de la pierre polie de 5 300 à 2 200 avant Jésus-Christ), une communauté d'agriculteurs-éleveurs venue par les gués du Rhin et les vallons de ses affluents, s'est sédentarisée sur les terres lœssiques à proximité des cours d'eau dénommés de nos jours Vierbrückgraben, Ebrückgraben et Ungerbruchgraben. En effet, des haches-marteaux en pierre polie, des outils utilisés par ces peuplades ont été découverts en bordure de la voie menant vers Gougenheim, peu après l'embranchement vers Hohatzenheim.

À l'âge du cuivre ( 2 200 à 1 800 avant Jésus-Christ) aucune découverte archéologique n'a été faite dans les environs du village. Cela peut s'expliquer par le fait que les outils en cuivre (un des premiers métaux connus) ont été réutilisés pour la fabrication d'objets en bronze, un alliage de cuivre et d'étain.

À l'âge du bronze (1 800 à 750 avant Jésus-Christ) d'autres peuplades, des Protoceltes, également venus de l'est et de la forêt de Haguenau, occupent les alentours et notamment la forêt de Brumath et celle de la Hardt, aujourd'hui dans le ban de Wingersheim.

À l'âge du fer (750 à 58 avant Jésus-Christ), des Celtes médiomatriques occupent le site du village de Mittelhausen. Des fosses à déchets que ces peuples creusaient à proximité de leurs habitations ont été découvertes aux lieux-dits Ebrück et Wittumshub. Dans la plaine, Brumath est alors un important carrefour de voies de communications et remplit une fonction de marché agricole. Sur une hauteur, près du col de Saverne, ce peuple médiomatrique avait placé son centre administratif dans un lieu protégé. Le mur d'enceinte de cet important oppidum fait de blocs de pierres et de poutres de bois entrecroisées puis reliées entre elles par de longs clous de fer, atteignait une hauteur de 4,50 mètres sur plusieurs kilomètres. Ce site administratif et surtout défensif devait impressionner d'éventuels attaquants venus de la plaine. Un autre site de hauteur, celui du Donon servait de lieu de culte et de pèlerinage fréquenté à la fois par les Médiomatriques et les autres peuples celtes voisins (Leuques et Séquanes).

En conflit avec les Eduens (peuple celte établi en Bourgogne), les Séquanes font appel à des voisins de la rive droite du Rhin (Suèves, Triboques, Némètes ...) qui se regroupent sous la conduite d'un chef unique. Cette coalition conduite par Arioviste, chef des Suèves, remplit son contrat en battant les Eduens. Mais une fois en Alsace, ces peuples agriculteurs germaniques veulent y rester et même agrandir leurs territoires aux dépens notamment des Séquanes et de leurs voisins Helvètes.

Pour mettre fin à ces ambitions, Jules César, chef de guerre romain, intervient à la demande des Séquanes et refoule les troupes d'Arioviste au-delà du Rhin en l'an 58 avant Jésus-Christ. Pour garder la frontière du Rhin, les Romains autorisent pourtant les Triboques à rester en Basse-Alsace. Les Triboques s'installent dans la région de Brumath-Haguenau et repoussent ainsi les tribus médiomatriques vers l'arrière-Kochersberg et l'Alsace Bossue. Brumath (Brocomagus) devient chef-lieu de la Cité des Triboques et par la suite capitale administrative des Romains tandis que le chef-lieu des Médiomatriques est transféré à Metz. Les Triboques, quoique venant de la rive droite du Rhin, tolèrent des Médiomatriques maintenus et mis sous tutelle. Par la suite, de nouveaux arrivants, des fonctionnaires, des marchands, des colons ... venant de régions déjà fortement romanisées (Italie, Grèce ...) s'intègrent progressivement dans le territoire des Triboques et ce mélange d'apports méditerranéens avec le fonds indigène donne alors peu à peu naissance à une façon de vivre que l'on pourrait qualifier de civilisation gallo-germano-romaine.

Les Alamans, établis sur la rive droite du Rhin et successeurs lointains des Suèves, procèdent dès les années 233-234 à des harcèlements, à des incursions et dévastent à maintes reprises nos contrées. Ne pouvant empêcher ces incursions, les Romains font appel à eux comme mercenaires ou, ponctuellement, pour occuper des terres abandonnées. En 325, une nouvelle coalition germanique commandée par le roi alaman Chnodomarius franchit le Rhin pour s'emparer des terres et y demeurer. Face à ces invasions de plus en plus pressantes et nombreuses, les empereurs romains décident d'intervenir personnellement. Ainsi, le César Julien intervient pendant l'été de l'année 356.

En se référant à un texte latin d'Ammien Marcellin, témoin oculaire de l'évènement, nous apprenons que venant de Saverne et traversant les collines couvertes de blés mûrs, l'armée romaine de Julien se dirigeait vers la forêt de Brumath-Stephansfeld et les positions des Alamans qui tenaient l'axe routier reliant ces deux agglomérations. L'itinéraire de l'armée romaine passait alors probablement par Duntzenheim, Hohfrankenheim, Mittelhausen. Surpris par une subtile et discrète manœuvre romaine de diversion et de contournement, les Alamans sont pris de revers et en tenaille. Beaucoup sont faits prisonniers, d'autres sont tués et le reste de la coalition trouve son salut dans la fuite.

Après bien d'autres batailles, notamment celle à l'ouest d'Argentoratum (Strasbourg) en 357 et celle d'Argentovaria (Horbourg à l'est de Colmar) en 377 contre les envahisseurs, le système défensif romain s'effondre en 406-407 et notre contrée tombe définitivement aux mains des Alamans.

Après l'abandon de l'Alsace par les Romains, notre région fait partie du royaume d'Alémanie qui existait depuis la fin du IIIe siècle. Cherchant à agrandir leurs territoires, les Alamans se heurtent aux Francs, un autre peuple germanique établi plus au nord de l'Alsace. Vers la fin du Ve siècle, Clovis, roi des Francs mérovingiens, bat définitivement les Alamans en 496 à Tolbiac.

Les Alamans repoussés vers le sud doivent se satisfaire d'un duché sous domination franque. Clovis, grâce à l'appui de l'Église naissante, devient maître de presque toute la Gaule en battant successivement les autres royaumes germaniques dont celui des Burgondes. En Alsace, les parlers et les façons de vivre des Francs et des Alamans se répandent et prennent racine. C'est la naissance du dialecte alsacien.

Au sud du village, aux lieux-dits Ueberjohn / Uberjoch (c'est-à-dire au-delà du chemin) et Schelmengrube (c'est-à-dire la fosse des suppliciés) de part et d'autre d'une ancienne voie de communication orientée d'est en ouest, des ossements humains également orientés est-ouest ont été mis au jour. Le mobilier archéologique découvert permet d'affirmer qu'il s'agit de tombes de pauvres paysans ou de suppliciés de l'époque mérovingienne.

A la mort de Clovis en 511, ses quatre fils se partagent le royaume. Celui de l'est c'est-à-dire l'Austrasie, s'étend de la Meuse au Danube et Metz en devient la capitale sous le roi Théodebert Ier à partir de 534. Les différents rois d'Austrasie s'approprient d'importants territoires en Alsace; les grandes forêts des Vosges et de la plaine ainsi que certains vastes domaines de terres arables leur appartiennent. Les domaines de Scharrachbergheim-Irmstett, de Kirchheim, de Marlenheim leur appartiennent et leur servent même de résidence principale. D'autres domaines mérovingiens s'étendent à Brumath, à Koenigshoffen ... à Mittelhausen où un noble dénommé Aldricus possède en 757 des biens en pleine propriété. Mittelhausen entre alors dans l'histoire écrite lorsque Aldricus fait donation de son domaine "Mediovilla" à l'abbaye bénédictine de Wissembourg. C'est la première mention écrite du nom du village.

L'abbaye de Wissembourg possédait ainsi plus de 150 villas dont une vingtaine en Alsace. Chaque villa était pour l'abbaye une petite unité administrative ayant à sa tête un maire (der Meier) qui remplissait le rôle d'intendant et dirigeait ses paysans dans les activités agricoles de la ferme.

Ce maire de Mediovilla ou un de ses descendants était-il un ancêtre des chevaliers "von Mittelhausen" ?

Pour mieux gérer leurs propriétés éloignées, les abbayes créaient des "Dinghöfe" c'est-à-dire des cours domaniales, des cours colongères. Chaque Dinghof dirigé par régisseur-maire (der Meier) se composait de la maison d'habitation du régisseur et des bâtiments nécessaires à l'exploitation agricole du domaine. Délégué par l'abbé ou l'abbesse, le maire surveillait l'exécution des travaux de la ferme, la livraison régulière et correcte des redevances et il assurait également la fonction de juge au sein de sa petite communauté. En contrepartie, le propriétaire devait assistance et protection aux paysans colongers qui travaillaient sur l'exploitation. Pour régler les problèmes et en discuter, les membres actifs du domaine ou leurs représentants se réunissaient dans un bâtiment de la ferme pour l'assemblée annuelle appelée Jahrding. Plusieurs petites communautés dépendant de propriétaires différents pouvaient cohabiter dans un même village. Ainsi, les abbayes de Neuwiller, de Marmoutier, de Sindelsberg étaient-elles possessionnées à Mittelhausen. En 1492, à la fin du Moyen-âge, on comptait ainsi cinq Dinghöfe à Mittelhausen. Le lieu-dit Curia, à la sortie sud du village, était probablement l'emplacement de l'une de ces fermes. Un document du XIIe siècle signale que le couvent des moniales bénédictines de Sindelsberg possédait une cour domaniale comprenant trois manses (1) et huit juchères (2) à Mittelhausen. Le nom Mittelhus y apparaît; c'est la traduction germanique de l'ancien nom latin Mediovilla de la donation du VIIIe siècle.

Lorsque commence l'époque où abbés et évêques ne se sentent plus inviolables dans leurs lieux saints, ni protégés en leurs domaines par le droit d'asile ou d'immunité, ils s'appuient sur leur droit de suzeraineté, recherchent et mobilisent des hommes liges, des vassaux. Ils se tournent vers des hommes capables de les défendre, de construire des maisons fortes, des châteaux forts. Les évêques de Metz confient ainsi leurs possessions alsaciennes à la protection militaire (l'avouerie / die Schutzherrschaft) d'abord aux Metz-Dabo (plus tard Dabo-Eguisheim) puis aux Hunebourg et enfin aux Lichtenberg ou aux Geroldseck au XIIe siècle.

Avec l'arrivée en Alsace, autour de 750 ans avant Jésus-Christ, de guerriers celtes maîtrisant la métallurgie du fer, combattant à cheval, armés de solides épées en fer, le cheval est devenu la monture d'une caste de paysans-cavaliers qui s'est appropriée les terres les plus fertiles et a imposé sa domination à la masse du peuple rural.

Plus tard, dès la fin du IIIe siècle, les Francs et les Alamans introduisirent les rites d'initiation du guerrier germanique, cérémonie au cours de laquelle un adolescent devenait un adulte, c'est-à-dire un guerrier à qui les hommes libres de la tribu (seul l'homme libre avait droit aux armes ; l'esclave en était indigne) remettaient la framée et le bouclier. La chevalerie se greffa sur ce rite germanique.

Après la disparition des structures étatiques romaines et l'affaiblissement de la royauté mérovingienne, la suprématie de l'homme libre, armé et propriétaire de chevaux, s'est accrue : chacun devenant responsable de sa propre sécurité et de son honneur. Lorsqu'un seigneur (duc, comte, évêque ou abbé de monastère) se déplaçait pour visiter ses terres, une coutume de courtoisie voulait que les notables du village l'accueillent et l'escortent un bout de chemin pour l'honorer et le protéger contre de mauvaises rencontres. À partir du VIIe siècle, l'utilisation de l'étrier et de la protection métallique permet alors à certains seigneurs de mettre en place une cavalerie personnelle efficace. Issus des milieux ruraux aisés, certains paysans, choisissent ou sont forcés de se mettre au service de plus puissant qu'eux car nantis de pouvoirs politiques : ce sont des ministériaux. Après bénédiction de leurs armes par l'évêque ou l'abbé, ils deviennent des chevaliers (die Ritter) au service d'un seigneur qui, outre le service de protection, peut aussi leur confier des tâches administratives.

Ainsi, probablement à Mittelhausen, les membres d'une famille exploitant les terres les plus fertiles du ban (aujourd'hui lieu-dit In den Burdaeckern) se mettent ou doivent se mettre au service de l'Evêché de Metz puis de leurs avoués (Schutzherren) et prennent le nom de leur village d'origine. La première mention du nom de cette famille des "von Mittelhausen" apparaît au milieu du XIIe siècle (période d'adoption de patronymes par les ministériaux) mais cette indication de date ne veut nullement signifier que le château existait déjà à ce moment.

Dès le XIIe siècle, Mittelhausen fait partie de la seigneurie de Lichtenberg puis Hanau-Lichtenberg (en 1480) dont les seigneurs ont toujours autorisé les familles juives à y résider. Pourtant il n'y a jamais eu à Mittelhausen suffisamment de Juifs pour constituer une communauté autonome. Les Juifs de Mittelhausen étaient donc rattachés à la communauté voisine de Wingersheim, village dépendant du Grand Bailliage (Landvogtei) de Haguenau. C'est dans les archives de cette dernière que l'on trouve la mention de 2 familles juives à Mittelhausen en 1550.

Wingersheim abrite alors une communauté plus importante comprenant 21 familles soit un total de 100 personnes. Cette communauté disposait dès le XVIIe siècle d'une "Kaalstub" c'est-à-dire d'une salle de réunion et de prières installée dans une maison particulière ; celle-ci devait se situer entre la "Schulzegass" (actuellement rue de la Libération) et la "Schellgass" (actuellement rue des Jardins). En 1775 est construite une première synagogue à l'emplacement de la synagogue actuelle. Un siècle plus tard, cette synagogue s'avérant trop petite et vétuste est démolie et remplacée, en 1875, par une nouvelle construction : c'est la synagogue actuelle.

La communauté de Wingersheim, avec son annexe de Mittelhausen, est rattachée au rabbinat de Haguenau. En 1784, elle s'assure les services d'Israël Isaac (chantre à la synagogue) et de Salomon Seelig (maître d'école). En outre, Moyses Mannheimer fait fonction de précepteur. Son rôle est de préparer les garçons à la bar-mitsva (la majorité religieuse) en leur enseignant les rudiments d'hébreu nécessaires pour la récitation des prières et la lecture de la Torah.

Si religieusement les Juifs de Mittelhausen étaient rattachés à la communauté de Wingersheim et donc au rabbinat de Haguenau, ils relevaient administrativement de la seigneurie des Hanau-Lichtenberg. C'est donc à Bouxwiller, capitale administrative de la seigneurie, qu'ils payaient le "Schirmgeld", droit de protection de 4 florins 5 schillings par trimestre. Le rattachement religieux à Wingersheim leur permettait de disposer d'une synagogue peu éloignée alors que d'après la Judenordnung de 1626, ils auraient dû se rendre pour les offices religieux à Brumath ou à Neuwiller-les-Saverne, seuls lieux de culte autorisés dans la seigneurie.

Les Juifs de Mittelhausen comme ceux de Wingersheim étaient inhumés au cimetière juif d'Ettendorf créé au début du XVe siècle. Ce cimetière était utilisé par 26 communautés juives comme lieu d'inhumation. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que le cimetière juif de Mommenheim sera ouvert aux Juifs de Mittelhausen, de Wingersheim et de Mommenheim.

En 1791 (27 septembre), les Juifs alsaciens deviennent des citoyens français de plein droit. Jusqu'alors leur situation était très précaire; ils étaient soumis à l'arbitraire des seigneurs locaux. Comme il leur était interdit de posséder de la terre et de devenir membre d'une corporation de métier, il leur était impossible de posséder une ferme ou d'exercer un métier de l'artisanat. Ils prennaient donc en mains tout le commerce rural. Pour les uns, c'était le commerce des bestiaux, des cuirs et peaux, des céréales. Pour la plupart, c'était le colportage ainsi que les activités de récupération comme la friperie et les ferrailles. Ceux qui arrivaient à disposer de quelques réserves d'argent liquide, devenaient prêteurs d'argent et rendaient ainsi service aux paysans qui avaient des problèmes de trésorerie. Comme ils voulaient de temps à autre récupérer les sommes prêtées, cela conduisait souvent à des tensions et parfois à des conflits plus sévères. En temps de guerre, ce qui était souvent le cas en Alsace, quelques Juifs assez riches assuraient la fourniture de vivres, de matériel divers et aussi de chevaux aux armées. Mais peu fortunés, les Juifs de Mittelhausen ne pratiquaient certainement pas ce genre de commerce.

Château de plaine au sud de l'agglomération, dans le vallon du ruisseau appelé Vierbrückgraben. Une famille "von Mittelhausen" mentionnée au début du XIV° siècle aurait fait construire ce château qui est attesté avec certitude à la fin du XV° siècle.

Datée de 1334, dalle funéraire d'Elsa von Lampertheim, épouse de l'écuyer Hugo von Still (fixée près d'une porte latérale de l'église).

Datée de 1703, dalle funéraire de Clémentine von Rotberg, épouse de feu Bechtold von Weitersheim (fixée près d'une porte latérale de l'église).

Église actuelle inaugurée officiellement le 14 février 1790.

Pierres tombales de Johann-Philipp Melsheimer, de son fils Louis et de sa fille Caroline, épouse de Charles Hesse. C'est une concession perpétuelle sur l'ancien cimetière autour de l'église.

Monument aux morts, constitué de deux colonnes en grès des Vosges, inauguré le 13 juillet 1999.

Banc-reposoir de 1854 implanté au bord de la route à mi-chemin entre Mittelhausen et Rumersheim, érigé à l'instigation du préfet du Bas-Rhin Auguste-César West, concrétisait un vœu de l'impératrice Eugénie de Montijo lors du premier anniversaire de son mariage avec Napoléon III.

Wilhelm II von Mittelhausen, homme de confiance de Louis IV de Lichtenberg.

Autour de l'année 1420, Ludwig IV (Louis IV) de Lichtenberg confie le Bailliage de Westhoffen-Balbronn à Wilhelm II von Mittelhausen. Ce bailliage comprend les villages de Balbronn, Westhoffen, Wolschheim, Allenwiller, Hengwiller, Furchhausen, Winzenheim, Irmstett et les moitiés de Traenheim et Hürtigheim. En 1425, Wilhelm II épouse Margareta, une fille naturelle de Louis IV avec en dot la moitié du village de Buswiller. Quatre années plus tard, avant de mourir, Louis IV lui confie également la garde du château d'Ingenheim.

Après la mort de Louis IV et quelques cinq années de régence, Jacques (on l'appellera plus tard Jacques le Barbu), fils légitime de Louis IV, succède à son père et retire sa confiance à son beau-frère. Wilhelm II avait probablement choisit le mauvais camp lors du conflit qui opposait les Lichtenberg et leurs alliés de La Petite-Pierre aux Leiningen (Linange) et aux Ochsenstein au milieu du XVe siècle. Toujours est-il que la moitié de Buswiller échappe à Wilhelm II en 1452. Vingt ans plus tard, Wilhelm II décéda et fut inhumé à l'intérieur de son église paroissiale de Hohatzenheim, devant l'autel de saint Antoine (aujourd'hui emplacement de la Vierge douloureuse). Sa dalle funéraire a depuis été déplacée et fixée à un mur extérieur de la sacristie.

Georges Mittelhus, imprimeur de la fin du XVe siècle.

Louis Chrétien Kampmann, fabricant de chapeaux de paille.

Né à Mittelhausen le 22 juin 1810, Louis Chrétien était le fils de Kampmann Jean Frédéric, chirurgien à Mittelhausen, et de Kaltenbach Catherine Elisabeth. Commis-négociant au moment de son mariage en 1835 avec Doldé Sophie Frédérique Amélie, Louis Chrétien créa en 1838 une manufacture de chapeaux de paille à Strasbourg. Après plusieurs années de tâtonnements, son entreprise connut le succès et en 1867, il employait 1650 personnes dans de petits ateliers dispersés dans les faubourgs de Strasbourg (au Neudorf et au Neuhof), à Hochfelden, Brumath, Dalhunden et à Wingersheim (village voisin de son lieu de naissance) où il répondait à l'appel du curé Jakob Kleiber soucieux de fournir du travail aux plus démunis. Sa production annuelle se montait alors à un demi million de chapeaux de paille dits de "Panama".

La matière première de ses chapeaux provenait d'un genre de palmier appelé latanier. Cet arbre d'Amérique centrale pouvant atteindre 10 à 15 mètres de haut fournissait feuilles et fibres textiles qui étaient importées. Mais, pour faire des économies, on pouvait incorporer de la paille de blé à cette matière première.

Après avoir également mené de front une intéressante carrière politique, Louis Chrétien Kampmann décédait à Strasbourg le 11 avril 1893. Son fils Alfred Léon qui lui avait succédé bien avant, opta pour la France en 1871 et installa le siège de son entreprise à Épinal.

Né le 9 mai 1737 à Bouxwiller, mort le 25 octobre 1813 à Strasbourg.

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Source : Wikipedia