Bruges

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Posté par hal 26/02/2009 @ 15:41

Tags : bruges, gironde, aquitaine, france, belgique, europe, international, cercle bruges, football, sport, fc bruges

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FC Bruges

Logo du FC Bruges dans les années 70

Le FC Bruges (Club Brugge Koninklijke Vereniging en néerlandais) est un club belge de football basé à Bruges. Le club, présidé par Michel D'Hooghe et entraîné par Jacky Mathijssen, évolue en 2008-2009 en Jupiler League.

Avec 13 titres de champion de Belgique, 10 coupes de Belgique et 13 supercoupes, le club de Bruges est le deuxième plus grand club de Belgique. Il s'est, en effet, qualifié pour la 14ème fois consécutive pour la Coupe d'Europe. Malgré ses excellents résultats en Belgique, l'écart avec les plus grands clubs d'Europe continue de se creuser et les bons résultats sur la scène européenne sont de plus en plus dur à obtenir. Le matricule 3 reste néanmoins confiant et ambitieux. Il espère notamment construire un nouveau stade dans les années à venir.

Le premier club voit le jour en 1891 sous le nom de Brugsche Football club et avait comme emblème « Mens sana in corpore sano ». Avant même que l'Association ne soit officiellement reconnue, il y avait déjà de la contestation parmi les membres. Une rupture s'en suit pour qu'un deuxième club naisse sous le nom de Football Club Brugeois. Et malgré de grosses difficultés financières éprouvées par les deux clubs, quelques jeunes trouvent le courage et l'enthousiasme pour faire naître une troisième association, le Vlaamsche FC.

En 1897, les deux premiers clubs créés fusionnent. Le Football Club Brugeois, guère florissant, est repris par le Brugsche Football club mais le nouveau club conserve toutefois la dénomination française. En 1899, de la fusion du Vlaamsche FC et du Rapid Football Club, naît le Cercle Bruges KSV. C'est à ce moment-là, qu'à Bruges, a lieu les premières joutes de derby qui aujourd'hui encore anime la saison du FC Bruges. Le 15 juin 1920, lors d'une réunion, le club décide d'acheter son terrain. Ainsi, le nouveau président, Albert Dyserynck, rachète le terrain et le club devient propriétaire du Klokke (nom du café d'en face). Dans son nouveau stade, le FC Brugeois remporte sa première couronne en 1920 : son premier titre de Champion de Belgique. Le 23 mai 1920, le roi Albert Ier décerne le titre d'« Association Royale » au FC Brugeois.

Pendant la présidence d'Albert Dyserynck, le FC Brugeois devient une ASBL, statut que le club possède toujours actuellement. Mais, le lundi 9 février 1931, le destin le frappe tragiquement. Le Président du Conseil d'administration nouvellement créé trouve la mort dans un accident de voiture. Pour lui rendre tous les honneurs, le Klokke est rebaptisé l'« Albert Dyserynckstadion » et, le 14 février, le long de l'entrée principale, un buste d'Albert Dyserynck est érigé. Cette plaque se trouve maintenant encore devant la tribune principale du Stade Jan Breydel.

Après le premier titre national en 1920, le onze du club a traversé des années difficiles. Les joueurs chevronnés prenaient de l'âge et, en 1928, le FC Bruges doit même rappeler Torten Goetinck, âgé alors de 42 ans, pour tenter de préserver le club d'une dégradation imminente. Sa vitesse n'était plus aussi déterminante, et malgré son dévouement et son expérience, le Club doit à regrets descendre en division 2.

Le club de Bruges connait, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, des temps difficiles. Et cela non seulement dans le domaine sportif. Il y avait une charge d'emprunt très lourde à supporter dans tous les sens du terme. Les bleus et noirs jouent, à cette époque, à l'ascenseur entre la division 1 et la division 2… En 1957, le Roumain de 33 ans, Norberto Höfling, devient entraîneur du club et le ramène en division 1. Il crée une équipe plus forte tactiquement et porte son attention sur une meilleure organisation de la défense. Il est le premier à apporter une mentalité professionnelle au club. Le Roumain est resté six ans au club brugeois.

Le retour de Bruges en division 1, en 1959, n'est pas passé non plus inaperçu sur le plan administratif. Le 14 juillet 1959, André de Clerck est engagé en tant que président de l'association et succède à son père, Emile de Clerck promu « Président d'honneur ». André de Clerck cèdera sa chaise de président à son fils Fernand, après l'obtention du titre de champion de Belgique après la saison 1972-1973. Après Emile et André, la trilogie de Clerck a tout de suite été une réalité.

Après le départ de Norberto Höfling, les entraîneurs se suivent à un tempo élevé. Après Schwanner, Henri Dekens est engagé après une courte mission d'intérim de Lucien Masyn, puis rapidement remplacé par Louis Dupal. Ce Louis Dupal se trouve à la base du grand club brugeois. Il a été un père pour les joueurs. En 1965-1966, le club termine cinquième puis deuxième l'année suivante. À la fin de cette saison, il doit laisser la place à Norberto Höfling qui commence un deuxième mandat au club.

Au cours de la saison, 1967-1968, notons l'entrée en matière européenne au Klokke (contre Sporting Lisbonne) et la deuxième place de Bruges au championnat. Le club remporte aussi, en 1968, sa première Coupe de Belgique contre le Beerschot puis une deuxième en 1970 avec l'entraîneur français de Munck. En 1972, le club prend son nom actuel : Club Brugge KV. En 1973, le couronnement absolu avec un deuxième titre national de Champion de Belgique en division 1 sous la férule de Leo Canjels. Le club aura attendu 53 ans.

Le 21 janvier 1974, le conseil d'administration du club Bruges décide de recruter Ernst Happel en tant que nouvel entraîneur. Jusqu'en décembre 1978, il est resté au gouvernail de l'équipe brugeoise avec un palmarès éblouissant : les titres nationaux en 1976, 1977 et 1978 ; la coupe de Belgique en 1977 ; la finale de la coupe UEFA contre Liverpool en 1976 et la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Liverpool dans l'imposant stade de Wembley en 1978.

Lors de la troisième journée de la saison 1975-1976, le club inaugure la nouvelle pelouse de l'Olympiastadion contre le RWD Molenbeek. Pour la saison 1979-1980, Han Grijzenhout devient l'entraîneur. Le club avait choisi cette saison-là d'appliquer un concept de jeu où le résultat primait sur la manière. Dans cette optique, Grijzenhout opte pour un entre jeu surpeuplé. Le club est sacré champion de Belgique pour la sixième fois. Le dernier match à domicile du club est l'occasion de faire ses adieux à Raoul Lambert après 22 ans de loyaux services.

La saison 1981-1982 est sans doute la plus faible et la plus exaspérante de l'histoire de club. Le club n'assura son maintien que lors de la dernière journée et une victoire 5-0 contre le RWDM à l'Olympia. En 1984, Henk Houwaart, l'élève d'Happel, devient l'entraîneur du club Brugeois. Il reste cinq saisons chez les Blauw en Zwart, très longtemps pour un entraîneur à Bruges. Il remporte avec le club une deuxième place en 1985 et 1986 (après un double test match contre Anderlecht), troisième en 1987, quatrième en 1989, la Coupe de Belgique en 1986 et un titre de champion de Belgique en 1988.

Pour la saison 1987-1988, Bruges remporte le titre mais le club réalise surtout un superbe parcours européen. En déplacement, Bruges reçoit trop souvent une punition, mais à domicile les Brugeois étaient intouchables. Le Zenith Leningrad, l'Étoile rouge Belgrade et surtout le Borussia Dortmund en font les frais. Plus tard encore le Panathinaïkos Athènes est éliminé mais l'Espanyol Barcelone veille à ce que le club ne puisse de justesse pas jouer la finale européenne.

À l'entre saison 1989, Georges Leekens arrive aux commandes de Bruges et le club arrache, à la surprise générale, un nouveau sacre de champion de Belgique. En 1991, le club remporte la coupe de Belgique. En 1992, un des monuments du club raccroche les crampons, Jan Ceulemans. Il aura fait trembler les filets pour Bruges pendant 14 ans. Cette année-là, Hugo Broos réussit parfaitement son entrée en matière comme entraîneur. Le club devient champion de Belgique et atteint la demi-finale de la coupe des coupes contre le Werder Brême. En 1996, Bruges est de nouveau champion et parvient même à aligner 14 victoires successives.

Eric Gerets devient l'entraîneur du club pour la saison 1997-1998. Bruges remporte le titre de Champion de Belgique avec une avance énorme sur le deuxième mais reçoit une véritable gifle en s'inclinant 4-0 devant Genk en finale de la coupe de Belgique au Heysel. En 2000, arrive au club le norvégien Trond Sollied. Il instaure au club un jeu basé sur l'offensive et son célèbre 4-3-3 qu'il ne quittera pas pendant 5 ans. Les résultats ne se font pas attendre et Sollied remporte en 5 ans deux titres de champion en 2003 et 2005 et deux coupes de Belgique en 2002 et 2004.

Après le départ de Sollied, le club connaît une période très difficile. C'est d'abord Jan Ceulemans, la légende du club, qui échouera dans la reconstruction d'une équipe et qui est licencié en avril 2006. Il est remplacé par Emilio Ferrera qui, après de bons débuts, se montrera aussi incapable de remettre l'équipe sur les bons rails. En janvier 2007, il est remercié alors que le directeur sportif, Marc Degryse, venait de démissionner. C'est Cedomir Janevski qui assura l'interim au poste d'entraîneur et décrocha une 10e Coupe de Belgique après une saison malgré tout très décevante.

En juin 2007, c'est Jacky Mathijssen qui accepte le poste d'entraîneur.

Le FC Bruges a, au cours de son histoire, toujours joué sur des terrains se trouvant près les uns des autres, à l'ouest de la ville, à Sint-Andries. En 1891, à la création de l'équipe, le club s'installa à la Ratteplein, un terrain laissé en jachère et utilisé jusque là pour des courses de chiens très populaires en Angleterre à l'époque. En 1912, le club déménage pour un terrain bordé de petite tribunes, De Klokke. Dans les années 1960 y naît le célèbre spionkop qui transformait le Klokke pour chaque équipe visiteuse en un véritable enfer. A l'étroit, le FC Bruges s'installe en 1975 dans un nouveau stade, l'Olympiastadion. Il prend le nom de Stade Jan Breydel lors sa rénovation en 1998 à l'occasion de l'Euro 2000. Il est désormais le plus grand stade du championnat belge.

En janvier 2006, Michel D'Hooghe, président du club, déclare que le club doit améliorer sa structure d'accueil pour pouvoir prendre une autre dimension. En effet, avec 22 000 abonnés pour une capacité de 30 000 places et un nombre insuffisant de loges et business seats, le Stade Jan Breydel est devenu trop petit pour le club. Le président commande donc une étude pour étudier les possibilités qui se présentent au club.

Le 11 janvier 2007, le club organise une conférence de presse pour faire le point sur le dossier. Il en ressort que le club compte construire d'ici la saison 2011-2012 un nouveau stade de 40 000 places à Loppem, une commune voisine de Bruges. Un grand centre commercial serait construit à coté du stade pour permettre au club de réduire les coûts de la construction. Si les supporters du club sont heureux à l'idée d'avoir un stade flambant neuf, les réactions sont moins bonnes chez les riverains de Loppem, à la commune de Bruges (propriétaire du Stade Jan Breydel) et au Cercle Bruges KSV qui partage avec le FC Bruges le stade actuel.

Le 25 mai 2007, une seconde conférence est organisée où la construction du nouveau stade et son emplacement sont confirmés. L'option d'agrandissement soutenue par la commune est rejetée par le club car trop coûteuse. Le coût du projet est évalué à 79,6 millions d'euros,.

En février 2008, les communes concernées (Bruges, Zedelgem et Oostkamp) ont donné leur aval à la construction du nouveau à l'emplacement proposé par le club, à Loppem . Le dossier a alors été envoyé au gouvernement flamand à qui le club a rentré les rapports environnementaux nécessaires.

L'ASBL Supportersfederatie Club Brugge KV est reconnue par le club comme le porte-parole officiel des supporters du club. Elle représente plus de 10 000 supporters des 62 clubs de supporters répartis partout en Flandre. Une direction élue s'occupe de la gestion de cette association. Son objectif principal est l'organisation des déplacements en bus et de soirées entre supporters. Une autre mission importante de l'ASBL est l'organisation du Fandag, la journée porte ouverte du club. Elle est organisée en juillet, la veille des matines brugeoises, et permet aux supporters de visiter le stade, découvrir la nouvelle équipe et les nouveaux produits dérivés du club.

La Blue Army a été créée le 12 septembre 1998 par quelques irréductibles supporters qui étaient nostalgiques de l'ambiance brûlante des années 1980. Une ambiance qui avait fait la réputation du club en Belgique et même en Europe mais qui s'était perdue après la suppression des places debout au profit des places assises. La Blue Army avait pour but d'y remédier. Pour y parvenir, l'association a mis en place plusieurs instruments. Tout d'abord, il publie le Blue Army-fanzine, un magazine s'adressant aux supporters. Il organise aussi régulièrement avant des matchs, des Cantus qui permettent aux supporters de se rencontrer et d'apprendre ou répéter les chants. La Blue-army s'occupe également de l'organisation des tifos pour les grands matchs. La Blue Army se résume comme ceci : passion du football, idéalisme effréné, ambiance durant 90 minutes, informations pour tous les supporters du FCB, communication ouverte, créativité et positivisme.

S'il y a deux matchs à ne pas rater pour la majorité des supporters du club, c'est bien la réception du RSC Anderlecht et du Cercle Bruges KSV. Se partageant quasi tous les titres depuis plus de vingt ans, le club de la capitale est le principal rival du club et la confrontation entre les deux clubs est sans aucun doute le moment le plus attendu de la saison pour bon nombre de supporters. Le derby entre le cercle et le club de Bruges existe depuis 1899 et est pour tous les habitants de Bruges un match très particulier. Et même si sur papier, ce match semble déséquilibré depuis quelques années, les joueurs du cercle vendent toujours chèrement leur peau. Le vainqueur de ce derby est alors proclamé ploeg van 't stad (équipe de la ville en français).

Le numéro 12 n'est plus attribué au club en hommage au public qui est souvent surnommé : Le douzième homme. Suite au décès tragique de François Sterchele dans un accident de voiture en mai 2008, son numéro 23 a lui aussi été retiré. Enfin, le FC Bruges dispose depuis le 21 juillet 2006 d'une émission de télévision, CLUBtv, sur la chaîne Telenet diffusant 2 fois par semaine des reportages sur le club et des interviews de joueurs et dirigeants.

À l'échelle belge, le FC Bruges est reconnu comme un modèle de gestion. Bien que la première mission du club soit sportive, le club se tient de maintenir ses comptes à l'équilibre. Le FC Bruges évolue sous le statut d'ASBL depuis plus de 70 ans. Elle est gérée par un Conseil d'Administration élu annuellement par la centaine de membres de l'ASBL est présidé par Michel D'Hooghe. C'est le Manager Général, Filips Dhondt, qui s'occupe de la gestion journalière du club tandis que le secteur sportif est aux mains de Luc Devroe. Le club emploi actuellement 80 personnes.

À l'image du football belge, le FC Bruges est un petit poucet en Europe avec un budget estimé à 20M€ (il dépend notamment de la participation ou non à la Coupe d'Europe). Les choses s'améliorent pourtant ces derniers temps. Tout d'abord au niveau des droits télé qui, pour la Belgique, sont passés en 2005 de 15M€ à 36M€. Le FC Bruges est le mieux loti en Belgique à ce niveau et touche un peu plus de 3M€ par an. L'augmentation de la fréquentation du stade n'est pas étrangère à la bonne santé financière du club. En effet, le nombre d'abonnés est passé entre 1996 et 2006, de 8 000 à 22 000. Ceci grâce principalement aux bons résultats sportifs et à la rénovation du stade en 1998. Stade qui est même devenu trop petit pour Bruges, les loges et le restaurant ne pouvant plus répondre à la demande. Entre 2001 et 2006, les revenus du club ont augmenté de 85% et si on tient compte des droits télé, son chiffre d'affaires a doublé sur cette même période. Il reste tout de même à la traîne au niveau commercial. En 2006, un sondage pointait le FC Bruges comme la marque préférée des belges . Un potentiel donc énorme mais actuellement trop peu utilisé par le club à cause un manque de force managériale importante.

Après 12 ans de collaboration avec Adidas, le FC Bruges retrouve en 2007 Puma comme fournisseur du club. La marque de sport s'occupera non seulement de la production des maillots du club mais aussi des trainings d'entraînement et autres accessoires. Une retrouvaille car Puma avait déjà été sponsor du club de 1977 à 1995.

La formation est une des priorité du club. Il a en effet beaucoup investi pour se doter d'un outil de travail de qualité. En 2006, il a d'ailleurs été désigné suite à une étude comme étant un des meilleurs club de Belgique à ce niveau.

L'objectif avoué est de pouvoir amené chaque année un jeune vers le noyau professionnel. Le club souhaite également via sa politique de formation conforté son ancrage régional. Dès le plus jeune age, une importante section de scouting se met donc en action pour recruter les meilleurs joueurs de Flandre-Occidentale et Flandre-Orientale et rentrant le mieux dans l'organisation, la culture et le système de jeu du FC Bruges. Les valeurs éducatives, éthiques et sociales sont également primordiales. Par exemple, un membre du club est en contact continu avec les écoles et règlent les problèmes éventuels.

Le FC Bruges n'a pas d'accord de partenariat avec les clubs de la région et préfère entretenir de bonnes relations avec eux pour faciliter les transferts. Par la formation, le club veut également entretenir un style de jeu attractif et offensif. Caractérisé par un pressing haut en perte de balle, un jeu construit de l'arrière, en combinaisons et infiltrations depuis le milieu de terrain aussi bien que des actions individuelles d'attaquants.

Le club possède des équipes de jeunes allant des -8 au -19 et une équipe espoir qui représente le dernier échelon avant le noyau professionnel. Ces équipes évoluent dans des championnats nationaux regroupant uniquement les équipes évoluant en division 1. Les noms les plus célèbres sortis de l'école des jeunes du club sont ceux d'Olivier De Cock ou Birger Maertens.

Le FC Bruges détient le record de victoires en Coupe de Belgique avec 10 succès ainsi qu'en Supercoupe de Belgique avec 13 victoires entre 1980 et 2005. Il détient également celui du plus grand nombre de points récoltés lors d'une même saison depuis l'instauration de la victoire à trois points: lors de la saison 1997-1998, le club avait récolté 84 points.

Les Matines brugeoises (Brugse Metten en néerlandais) est un tournoi amical organisé depuis 1976 par le FC Bruges. Le nom de ce tournoi est en hommage aux Matines brugeoises, révolution naissant à Bruges en 1302. Il avait jusqu'en 1992 la forme d'un tournoi avec 4 équipes avant de devenir un simple match amical. Le FC Bruges l'a remporté en 15 reprises (en 1979, 1981, 1984, 1990, 1992, 1993, 1995, 1996, 1998, 2000, 2001, 2004, 2006, 2007 et 2008).

Franky van der Elst détient le record d'apparitions sous le maillot du FC Bruges, avec 612 matchs joués entre 1984 et 1999. Viennent ensuite l'ancien gardien Dany Verlinden avec 570 matchs et Gert Verheyen, 550 matchs.

Raoul Lambert est le meilleur buteur du club toutes compétitions confondues. Il inscrit pour le club 270 buts entre 1962 et 1980. Lambert devance à ce classement Jan Ceulemans (240 buts) et Gert Verheyen (195 buts).

Jusqu'à présent, six joueurs sont parvenus à décrocher cinq titres de champions de Belgique avec le FC Bruges. Il s'agit de Fons Bastijns, Birger Jensen, Raoul Lambert, Georges Leekens, Franky van der Elst et Dany Verlinden.

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Bruges

Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Bruges et de la province de Flandre occidentale

Bruges (en néerlandais Brugge, en allemand Brügge) est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande, chef-lieu et plus grande ville de la province de Flandre-Occidentale.

Elle est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial depuis l'an 2000. Elle fut également la capitale européenne de la culture en 2002, en même temps que la ville espagnole de Salamanque.

Elle est appelée «Venise du Nord» car elle possède de nombreux canaux qui encerclent ou traversent la ville et sur les bords du centre ville desquels se trouve encore des restes de forteresse (ainsi que des moulins).

Bruges a encore un port important et héberge le Collège d'Europe.

Le nom de Bruges vient du vieux norrois Bryggja, signifiant « quai » ou « port ».

Bruges apparaît au Moyen Âge en tant que place fortifiée située le long d'un bras de mer, le Zwin. Baudouin, vassal du roi carolingien Charles le Chauve, y habitait avec Judith, la fille de celui-ci qu'il avait enlevée. Pour pallier de nouvelles querelles, le roi avait envoyé son vassal Baudouin en pays flamand où une population peu nombreuse craignait les invasions normandes.

Baudouin fonde le comté de Flandre et étend son domaine de la région côtière jusqu'à l'Escaut et l'Artois. Nous trouvons le nom de Bruges pour la première fois vers 875 sur une pièce de monnaie ; ce nom viendrait vraisemblablement de l'ancien norvégien Bryggia, signifiant « débarcadère », et qui était la dénomination du lieu au temps des Vikings.

Bruges n'est au IXe siècle qu'un rempart avec château et chapelle sur la place où s'élève à présent le Burg (le Place du Bourg). Au Burg s'ajoutent un marché, une cour de justice et quelques routes qui mènent à la côte ou à l'intérieur du pays. Des navires viennent y accoster. Ils pénètrent dans l'embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte flamande. Ainsi Bruges se développe également comme centre commercial.

La ville est mentionnée sur un document racontant le transfert d'un crucifix en or vers Bruges, peut-être par peur des invasions normandes et laissant donc penser que Bruges était une ville plus sûre, ce qui laisse supposer des fortifications et une garnison.

Dans les années 900, le Burg est devenu un port. La retraite du comte n'est plus attaquée par les Normands, mais elle est visitée par des artisans et des commerçants. Elle obtient le statut de ville en 1128. Elle construit à l'époque des murs et des canaux.

En l'an 1134, un raz-de-marée ouvre un chenal jusqu’à la baie du Zwin, de sorte que la ville a désormais un accès direct à la mer du Nord. La ville peut ainsi participer au commerce international qui relie l'Angleterre, productrice de laine, la Gascogne, productrice de vin, et les producteurs de textiles de Flandre. Le bras de mer passe près de la ville de Damme qui va devenir un avant-poste commercial de Bruges.

En 1200, la ville obtient le droit d'organiser un marché annuel. Les marchands du Rhin viennent rapidement jusqu’à Bruges, puis c'est au tour des marchands hanséatiques, venus de Lübeck et Hambourg. En 1253, la Hanse y obtient des privilèges et Bruges devient l'un des trois comptoirs hanséatiques en mer du Nord, avec Londres et Bergen.

Dès la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d'Écosse comptent parmi les visiteurs réguliers de la ville. L'arrivée du premier marchand génois en 1277 permet non seulement le début du commerce des épices avec le Levant, mais également un perfectionnement des techniques bancaires et financières dans la ville.

En 1302, lors des fameuses matines brugeoises, la population de la ville se révolte contre l'occupation française, assassine la garnison en mai et se rallie aux comtes de Flandre. Deux mois plus tard, la ville prend part à la victoire flamande de la bataille des éperons d'or, contre le Roi de France.

En 1309, une bourse est créée et la ville devient le marché financier le plus sophistiqué des Pays-Bas durant le XIVe siècle. Les marchands vénitiens arrivent dans la ville en 1314. Aux XIVe et XVe siècles des marchands de Lucques comme Dino Rapondi ou Les Époux Arnolfini s'y installent. La population de la ville passe de 35 000  habitants en 1340 à près de 100 000 en 1500.

L'âge d'or de la ville entre les XIIe et XVe siècles est donc dû à un commerce florissant axé principalement sur la draperie. À cette époque, Bruges est une véritable plaque tournante du commerce européen. Le commerce s'établit avec Londres, le nord de l'Europe et les grands ports d'Italie, Gênes et Venise.

Au XVe siècle, la ville est sous la tutelle des ducs de Bourgogne, qui amènent la ville à un haut degré de développement économique, architectural et culturel. À la fin du Moyen Âge, Bruges est la ville la plus riche d'Europe du Nord.

À la fin du XVe siècle, la baie du Zwin s'ensable progressivement et la liaison directe entre la ville et la mer est rompue. La Cour de Bourgogne quitte Bruges et l'empereur Maximilien Ier restreint les droits de la ville. Anvers devient la ville dominante des Flandres. La ville s'appauvrit et passe sous domination espagnole.

La sécession des Pays-Bas espagnols, en 1584, mène au déclin final de la ville. En 1600, Bruges n'est plus qu'une ville de province. Durant le XVIIe siècle, diverses initiatives sont prises pour renouer avec le passé, les installations portuaires sont modernisées, mais sans beaucoup de succès.

Pendant la Première Guerre mondiale la ville était occupée par l'armée allemande.

Aujourd'hui Bruges possède de nombreux musées, des lieux touristiques, comme le Beffroi, un nouveau port moderne et important (Zeebruges), mais encore deux clubs de football dans la première division du football belge : Le FC Bruges et le Cercle Bruges KSV, évoluant tous deux dans le stade Jan Breydel.

Le port de Bruges est Zeebruges. C'est un des ports les plus importants de l'Europe.

De la gare principale de Bruges on a des connexions IC avec toutes les autres villes importantes de la Belgique (Bruxelles, Gand, Anvers, Liège, Kortrijk, Ostende, ...) et avec Lille.

Il y a encore plusieurs trains régionaux et locaux.

La gare principale accueille aussi le Thalys Paris - Bruxelles - Ostende.

L'aéroport le plus près de Bruges est l'Aéroport International d'Ostende-Bruges à Ostende, 25 kilomètres du centre ville de Bruges.

Bruges possède un réseau de bus extensif, exploité par De Lijn. Il y a des lignes urbaines et régionales et des lignes servant la banlieue.

Bruges a deux équipes de football dans la première division belge (Jupiler pro League): FC Bruges et Cercle Bruges KSV.

Les deux jouent au Stade Jan Breydel (30.000 sièges). Toutefois, FC Bruges a des propositions pour un nouveau stade d'environ 40.000 sièges.

Le point de départ pour le Tour des Flandres est situé à la Grand-Place de Bruges.

Cette ville est très riche en espaces verts, notamment près des canaux encerclant la ville.

C'est le célèbre lac des amoureux à Bruges. La légende raconte qu'un fidèle amant enterra sa promise et déversa les eaux pour former un lac au-dessus de sa tombe.

C'est une peinture d'Hans Memling en forme d'église. Elle raconte l'histoire de Sainte Ursule qui promit de se marier avec un homme en échange de son évangélisation. Elle décida ensuite de faire un pélérinage à Rome accompagnée par 10.000 jeunes filles qu'elle fit avec son mari.

Cependant elle fut prise en embuscade à son retour et fut tuée comme son mari, d'une flèche. Ce qui explique pourquoi on la voit en mariée tenant une flèche à la main sur la première peinture de la chasse.

Du vieux flamand gruuthuse qui signifie «maison des herbes» et provient du métier de son habitant, un marchand d'herbe aromatique, le gruit, destinée à la fabrication de la bière et dont il détenait le monopole commercial.

Elle fut aussi la demeure des seigneurs de Gruuthuse, dont Louis Gruuthuse qui fut notamment Chambellan du Roi de France. Au dessus du portail d'entrée se trouve la devise de la famille "Plus est en vous...". Au dessus de la porte d'entrée principale de la maison, se trouve la statuette d'un chevalier, qui rappelle le premier statut de Louis Gruuthuse.

A l'origine, seule la famille Gruuthuse vendait du gruit. Devant le nombre d'autres commerçants voulant vendre cette herbe ils changèrent de stratégie et permirent aux autres marchands d'en vendre mais en prélevant une taxe sur sa vente, ce qui fut économiquement beaucoup plus intéressant.

Cette maison est aujourd'hui un musée consacré à la vie du Moyen-Âge, où est exposé du mobilier d'époque. Elle se trouve à côté de l'Église Notre-Dame, où la famille Gruuthuse disposait d'une loge particulière à laquelle ils avaient un accès privé depuis leur maison, ce qui était pour l'époque tout à fait exceptionnel.

Le Beffroi.

Le Dijver et l'Église Notre-Dame.

Le Groenerei.

Le Groenerei.

Le Provinciaal Hof à la Grand-Place.

Vue du beffroi sur l'hôtel de ville de Bruges.

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Cercle Bruges KSV

Logo

Le Cercle Bruges K.S.V. est un club belge de football à Bruges. Le club présidé par Frans Schotte et entrainé par Glen De Boeck évolue en 2008-2009 en Division 1 belge.

Son histoire est marquée par la rivalité avec le deuxième club de la ville, le FC Bruges, contre lequel il a perdu deux finales de Coupe de Belgique (1986 et 1995) et disputé 132 derbys. En cette saison 2007-2008,le Cercle constitue la grosse surprise du championnat belge, par sa troisième place au classement à fin mars.

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Bruges (Gironde)

Mairie de Bruges

Bruges est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Brugeais.

Bruges possède 3 fleurs au Concours des villes et villages fleuris depuis 1997.

Le réseau -Trans Gironde- ne dessert pas la commune.

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Échangeur de Bruges

Approche de l'échangeur de Bruges

L' échangeur de Bruges est un échangeur de Belgique entre l'A10 (E40) et l'A17 (E403).

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Discours de Bruges

Le discours de Bruges est un discours prononcé par Margaret Thatcher le 20 septembre 1988 devant près de huit cent personnes au Collège de Bruges à l’occasion de l’ouverture de l’année académique, en présence du Premier ministre belge, Wilfried Martens. C’est le début d’une tournée pendant laquelle elle en profite pour exposer sa vision de l’Europe, expliquant comment elle doit évoluer si l’on souhaite réussir en matière d'économie, de défense, de qualité de vie et d’influence dans le monde. Elle s’adresse principalement à ses partenaires européens en les avertissant que leurs choix pour l’Europe ne sont pas les bons mais son discours a aussi un certain usage interne. Elle se veut donc persuasive, son objectif étant d’imposer une nouvelle doctrine pour l’Europe.

C’est le début d’une tournée pendant laquelle elle en profite pour exposer sa vision de l’Europe, expliquant comment elle doit évoluer si l’on souhaite réussir en matière économique, de défense, de qualité de vie et d’influence dans le monde. L'Europe doit fonctionner selon la méthode coopérative, doit être l'outil de la création du marché commun et les États membres doivent se placer dans une logique internationaliste.

Tout d’abord, l’Europe des patries est le modèle auquel adhère Margaret Thatcher et dans lequel la Grande-Bretagne a parfaitement sa place. Mme Thatcher affirme « notre destin est en Europe, car nous sommes membre de la Communauté ». Le Premier ministre fait cette remarque parce que cela n’allait pas forcément de soi pour tous, puisque comme elle le souligne dans l’introduction de son discours, la presse lui dressait un portrait très anti-européen à telle point qu’on pourrait la comparer, selon elle, à Gengis Khan, un Empereur Mongol du XIIe siècle réputé barbare sanguinaire et destructeur. De plus, elle introduit une rupture avec les gouvernements travaillistes précédents qui avaient souvent menacé les partenaires européens de retrait de la Communauté. Ce qu’elle souhaite, c’est rester mais moduler l’Europe selon ses propres convictions. Ainsi, en 1984 elle diffusa un document, Europe the future, dans elle livrait sa « vision » de l’avenir de la construction européenne. Elle explique ensuite dans le texte ce que ne doit pas être l’Europe.« Nous Européens, ne pouvons pas nous permettre de gaspiller notre énergie dans des querelles internes ou dans d’obscurs débats institutionnels ». Elle récuse ici les débats en cours sur la mise en place d’un nouveau traité qui devrait notamment opérer des réformes institutionnelles allant dans le sens d’une plus grande intégration européenne. Elle s’oppose aussi à la création d’une banque européenne centrale et d’une monnaie unique, dont la mise en œuvre est à l’étude par le Comité d’experts de Jacques Delors. La « dame de fer » refuse ces mesures car son désir est d’achever le Marché unique mais nullement de se diriger vers l’Union économique et monétaire (l’UEM), c'est-à-dire une politique monétaire européenne commune, ce qui signifierait une nette perte de souveraineté en matière.Dans ses mémoires, elle explique que l’Europe « conçue pour être une libre association de nations souveraines et une communauté favorisant le libre échange par un assouplissement de réglementations, dérivait vers le centralisme et l’étatisme » . Elle ajoute à ce propos, que les « forces du fédéralisme et de la bureaucratie se renforçaient dans l’ombre : une coalition de gouvernements socialistes et de chrétiens démocrates en France, Espagne Italie et Allemagne aspiraient à accélérer le rythme de l’intégration et une Commission pourvue de pouvoirs discrétionnaires s’était mise à manipuler ses propres décisions » . Pour prouver les excès du centralisme, elle avait, pendant l’été précédant ce discours demandé à son administration de lui exposer en détail comment la Commission repoussait les frontières de sa compétence dans des secteurs nouveaux (culture, éducation, santé et sécurité sociale).Elle conclut là-dessus qu'« au nom d’un « idéal » européen, le gaspillage européen, la corruption, l’arbitrage atteignaient des niveaux que n’avait prévu aucun » . Il est donc plus que nécessaire pour elle de réagir et de réorienter l’Europe sur le droit chemin.

Ensuite, la Communauté est l’ « outil » permettant la création du Grand marché commun, condition nécessaire, selon Mme Thatcher, à la prospérité des peuples et à la puissance de l’Europe.

Elle prône dans un premier temps « l’Europe des entreprises ». Elle se livre, pour ceci, à une apologie du libre-échange. La Grande-Bretagne en est le modèle : « La Grande-Bretagne a montré l’exemple en ouvrant son marché aux autres », « La Cité de Londres (…) est le plus grand centre financier d’Europe, et celui qui a le mieux réussi ». Ce qui est donc nécessaire pour l’Europe, c’est la libre circulation des capitaux, la libre prestation des services bancaires, financiers, d’assurance, et d’investissement, l’abolition du contrôle des changes et l’utilisation plus grande de l’écu. Elle cherche donc à substituer progressivement à l’union douanière originale, une vaste zone de libre échange mais sans se diriger pour autant vers une Union économique et monétaire (UEM) ou une « Union européenne » réclamée notamment par la France et qui devraient être pour certains l’étape suivante. Mme Thatcher affirme que « Les éléments de base existent : le traité de Rome ». Pour elle, le droit communautaire originaire suffit, il suffit de prendre les directives nécessaires pour traduire son contenu qui pour elle n’a pas encore été totalement « mis en pratique ».

Cependant, il est important de voir l’intérêt de la Grande-Bretagne à faire partie de la Communauté européenne car elle lui assure, le cas échéant une protection contre les offensives américaines (acier) ou contre les demandes du Tiers Monde (textile). Elle sait donc jouer à la fois de son intégration dans l’Europe pour « concurrencer les États-Unis, le Japon et les autres puissances économiques »soit rééquilibrer sa relation avec le géant américain mais aussi s’allier aux États-Unis pour forcer la Communauté européenne à s’ouvrir par l’intermédiaire du GATT et à respecter l’alliance atlantique.

En matière de défense, la Grande-Bretagne ne souhaite pas que l’Europe concurrence l’OTAN. Dans ce texte, le Premier ministre britannique fait plusieurs fois référence à la défense et à la sécurité ( « la sécurité de son peuple », « sécurité », « défense »). Certes, la Grande-Bretagne ne s’est pas opposée à la réactivation de l’Union d’Europe occidentale, formée en 1954 après l’échec de la CED (Communauté Européenne de Défense), par les six et le Royaume-Uni. L’UEO a donné un cadre juridique permettant le réarmement allemand, mais on peut se demander s’il ne s’agissait pas surtout d’une façon commode de surveiller le couple franco-allemand. Dans le sens de Margaret Thatcher, il faut continuer à s’engager auprès des États-Unis et reconnaître le rôle mondial qu’ils assument. L'UEO ne doit pas être une solution de rechange à l’OTAN mais le moyen de renforcer la contribution de l’Europe à la défense commune de l’Ouest. Ainsi, la Grande-Bretagne montre un soutien sans faille à l’OTAN dont elle accepte la politique de croissance des armements, la maîtrise de l’arme nucléaire par les États-Unis... De plus, son amitié sincère avec le Président Reagan renforce cette « relation spéciale ». Elle acceptera ainsi contre l’avis des partenaires européen de suivre les États-Unis dans leur sortie de l’UNESCO en 1985.

Le discours de Bruges s’inscrit dans une campagne de Thatcher pour diffuser sa doctrine sur le futur de l’Europe. Celle-ci doit demeurer une coopération entre États-nations et constituer l’outil qui introduira le marché unique par une série de déréglementations permettant la libre circulation . Elle répond par là directement à la déclaration du Président de la Commission, Jacques Delors qui prône au contraire une plus forte intégration en augmentant les pouvoirs des institutions européennes par un transfert de compétences des États. L’idée de Thatcher à terme s’avère d’élargir le Marché commun car le libéralisme économique est pour elle le seul moyen efficace permettant plus de prospérité et favorisant la paix. En matière de défense, elle souhaite que l’Europe reste allié avec les États-Unis afin que le bloc occidental soit toujours plus puissant. Ce discours laisse de plus transparaître l’intérêt que la Grande-Bretagne voit à jouer à la fois sur sa pleine intégration dans l’Europe et sur la préservation de sa relation spéciale avec les Américains, ce qui lui permet non seulement de gagner en autonomie par rapport à l’Amérique mais également de profiter d’une vaste zone de libre échange.

Quelles ont été les conséquences de ce discours ? Sur un plan interne, les « Eurofanatiques » n’auront plus du tout confiance en Thatcher et feront tout pour provoquer sa chute. Sur le plan européen, elle ne parviendra pas à empêcher ses partenaires de créer l’Union monétaire et de rédiger un nouveau traité qui instaurera une série de mesures contraires à ses vues.

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Source : Wikipedia