Brigitte Barèges

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Posté par rachel 01/04/2009 @ 18:15

Tags : brigitte barèges, ump, partis politiques, politique

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Brigitte Barèges

Brigitte Barèges, avocat, femme politique française, député-maire UMP de Montauban, née le 1er mai 1953 à Toulouse (Haute-Garonne).

Née le 1er mai 1953 à Toulouse, fille du docteur Jean-Paul Taurines, conseiller général gaulliste du Tarn pendant dix-huit ans, Brigitte Barèges est originaire de Réalmont, petit bourg du Tarn. Elle suivit des études de lettres classiques au lycée Bellevue d’Albi.

Elle est mariée à un arboriculteur du Tarn-et-Garonne et mère de trois enfants. Titulaire d’une licence de droit privé obtenue à la faculté de droit de Toulouse, d’un certificat d’études judiciaires et de criminologie, d’un DESS Droit notarial et du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA), elle exerce depuis 1976 ans la profession d’avocat à Montauban en étant spécialisée notamment dans les questions de droit rural, de surendettement et des violences faites aux femmes et aux enfants.

Son premier acte d’engagement fut en 1992 de participer à la fondation de l’association Forum Démocratie Justice, avec l’ex-juge Thierry Jean-Pierre dans le but de sensibiliser l’opinion à la lutte contre la corruption et la délinquance politico-financière. Elle adhère au RPR en 1993 et en devient secrétaire départemental en 1999, puis de l’UMP en 2002. Elle brigue pour la première fois un mandat électoral à l’occasion des élections municipales de 2001 à Montauban dans une commune gérée par la gauche depuis 36 ans. Elle mène campagne sur le thème de la lutte contre l’insécurité et la corruption.

Montauban est également la première ville du sud à signer la charte Ville Handicap.

En 2005, elle a été distinguée à l’occasion des Trophées des Personnalités et élue par les lecteurs du Journal toulousain « femme politique de l’année » en Midi-Pyrénées.

Brigitte Barèges est réélue député de la 1ère circonscription du Tarn-et-Garonne le 17 juin 2007 en remportant l’élection au second tour contre le socialiste Roland Garrigues. Elle est membre de plusieurs groupes d’études dont celui de la chasse, des fruits et légumes, des rapatriés et des retraites agricoles.

Brigitte Barèges débute un second mandat de maire de Montauban à l’issue de l’élection municipale de mars 2008 qui a vu sa liste l’emporter au second tour regroupant, dès le 1er tour, 44 % des suffrages contre 4 listes d’opposition.

En janvier 2009, Brigitte Barèges présente sa candidature dans le cadre des primaires organisées par l’ UMP pour désigner le chef de file de ce mouvement pour les élections régionales en Midi-Pyrénées qui devraient avoir lieu, sauf report, en mars 2010.

Le 22 mars 2009 c'est avec 54,6% des suffrages qu'elle remporte la primaire à l'UMP l'opposant à Gérard Trémège, le maire de Tarbes. Avec un taux de participation de 45,5% de votants, elle est officiellement investie pour mener la bataille des régionales de mars 2010 dans la région Midi-Pyrénées.

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Élection des présidences d'intercommunalités en France en 2008

Entre le 18 mars et le 18 avril 2008, les élections intercommunales ont abouti à l’élection au second degré et au scrutin majoritaire de 85 000 délégués communautaires par les conseils municipaux adhérents aux quelque 2 500 communauté de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines, suite aux élections municipales françaises de 2008 organisées les 9 et 16 mars 2008.

Ce « troisième tour » des élections municipales comme on le dénomme parfois possède parmi les élus locaux de plus en plus d'importance. Les établissements qu'ils concernent, exercent des compétences stratégiques et structurantes de plus en plus importantes pour les bassins de vie et les agglomérations urbaines.

Il est vraisemblablement le dernier dans son genre, les élections municipales de 2014 voyant très probablement l'introduction du suffrage universel dans la désignation des représentants intercommunaux selon un mode de scrutin qui reste à définir.

On peut noter du fait de l'élection au second degré et du statut d'établissement public, la loi sur le cumul des mandats ne s'applique pas : des élus cumulant plusieurs mandats briguent volontiers ces présidences d'un fort impact politique et qui ont l'avantage de ne pas être inclus dans les cumuls de mandats : un sénateur-président de conseil général ne peut être maire ni même conseiller municipal mais peut très bien être également président d'une communauté urbaine (au moins 500 000 habitants) ou d'une communauté d'agglomération (au moins 50 000 habitants).

La parité non plus ne s'appliquent pas : une poignée de femmes seulement président les communautés, le cas le plus fréquent étant celui ou une élue exerce le mandat de maire de la ville-centre (Caroline Cayeux à Beauvais, Brigitte Barèges à Montauban, Marie-Josée Roig à Avignon, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence. L’élection de Martine Aubry à la Lille Métropole Communauté urbaine n’a pour précédents dans ce type d’établissements que Catherine Trautmann à la communauté urbaine de Strasbourg (1989-2001) et le bref passage de Christine Roimier à la communauté urbaine d'Alençon. De même Valérie Létard à la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, alors qu'elle n'est pas maire de la ville centre, marque une avancée de la présence des femmes dans les présidences intercommunales. Ailleurs, de nombreuses femmes maires de ville-centre demeurent à l’écart de la présidence de l’intercommunalité. C’est le cas parmi les élues sortantes d’ Hélène Mandroux à Montpellier. De même parmi les nouvelles élues, on peut citer : Laure Déroche à Roanne, Natacha Bouchart à Calais, Valérie Fourneyron à Rouen, Bernadette Laclais à Chambéry.

Seuls 4 % des présidents des intercommunalités des villes moyennes sont des présidentes.

Si le succès de la gauche aux élections municipales doit logiquement conforter ses positions dans les intercommunalités, celles-ci sont un lieu où les clivages traditionnels sont moins clairs. Le mode de gestion des communautés demeure plus consensuel, que celui des assemblées élues au suffrage universel comme les conseils municipaux. Ainsi, 3 % seulement des conseils communautaires de la précédente mandature (2001-2008) possédaient des groupes parlementaires de majorité et d'opposition. De même, un président et un vice-président sont fréquemment de bords politiques opposés ce qui n'est pas le cas d'un maire et de ses adjoints, chacun représentant davantage sa commune d'origine qu'un parti.

Ainsi le nouveau président de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse Pierre Cohen (PS) a été élu à l'unanimité, y compris des maires de L'Union et de Castelginest, Georges Beyney (DVD) et Grégoire Carneiro (UMP), bien que succdant à l'UMP Philippe Douste-Blazy.

Inversement, le maire DVD de Yutz Patrick Weiten a été élu à la quasi unanimité président de la communauté d'agglomération Portes de France-Thionville alors que la ville-centre de Thionville a basculé de l'UMP au PS, son maire Bertrand Mertz devenant premier vice-président de l'agglomération.

Cependant, Renaud Muselier (UMP) a dû faire face à des défections dans son propre camp, qui ont permis l'élection du PS Eugène Caselli.

Enfin, l'élection à la communauté d'agglomération de Metz Métropole a relativisé la victoire du socialiste Dominique Gros à la mairie de Metz en maintenant à droite la présidence avec la présence du maire UMP de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl.

De même à Carpentras, dont la mairie a été emportée par le socialiste Jean-Luc Adolphe, la communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin est restée à droite avec la présidence de Christian Gonnet.

Plusieurs figures de la politique nationale ont été élus ou réélus à la tête d'une structure intercommunale : François Rebsamen, Laurent Fabius, Martine Aubry, Luc Chatel, Christian Estrosi, etc.

Autre tendance à observer parmi les résultats, le président de la communauté est-il également maire de la ville-centre ou bien les deux fonctions sont-elles dissociées ?

L'option d'un « super-maire » cumulant les deux fauteuils répond au souhait d'une meilleure coordination des politiques municipale et intercommunale. Au point qu'à Toulouse, Pierre Cohen a reçu l'appui de deux maires de droite pour être porté à la présidence de la communauté d'agglomération. 57 % des intercommunalités de villes moyennes ont élu un nouveau président, 43 % des présidents ayant été reconduits dans leur fonction. 73 % des présidents de ces intercommunalités de villes moyennes sont issus de la ville centre : 55 % des présidents sont aussi maires de la ville centre de l’intercommunalité et 18 % sont des adjoints au maire de la ville centre. 27 % des présidents sont maire d’une autre commune membre de l’EPCI.

Parmi les agglomérations ayant changé de présidence, l'option du « président-maire » a été conservée pour la gauche à Saint-Étienne (Maurice Vincent), Blois (Marc Gricourt), Périgueux (Michel Moyrand), Amiens (Gilles Demailly), Chalon-sur-Saône (Christophe Sirugue), Évreux (Michel Champredon) et pour la droite à Nice (Christian Estrosi), Agen (Jean Dionis du Séjour), Chaumont (Luc Chatel) ou Saumur (Michel Apchin).

De nouvelles agglomérations ont fait ce choix à l'issue des élections de 2008 : à Caen (Philippe Duron), Cherbourg (Bernard Cazeneuve), Lille (Martine Aubry), Evry (Manuel Valls), communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons (Philippe Doucet), Pau (Martine Lignières-Cassou), Brive-la-Gaillarde (Philippe Nauche) ou La Roche-sur-Yon (Pierre Regnault).

Ils peuvent être volontaires, fruits de négociation entre élus. Ils résultent assez souvent à la volonté de rassurer sur les volontés hégémoniques de la ville-centre sur son agglomération et d'organiser un partage des tâches. C'est le cas à Strasbourg malgré le basculement de majorité politique, où Roland Ries et Jacques Bigot donnent un successeur au fameux tandem Fabienne Keller - Robert Grossmann avec toutefois la nouveauté que le maire d’ Illkirch-Graffenstaden est le premier président de la CUS non élu de la ville centre. La situation a fait son apparition à la communauté urbaine Creusot-Montceau (CUCM) où c'est le maire de Sanvignes-les-Mines (4 300 habitants), Jean-Claude Lagrange, qui a été porté à la présidence. Même phénomène à Calais (Natacha Bouchart, Philippe Blet), Roanne (Laure Déroche, André Avocat), communauté d'agglomération de la Riviera française à Menton (Jean-Claude Guibal, Patrick Césari), Rodez (Christian Peyssèdre, Ludovic Mouly), Saint-Brieuc (Bruno Joncour, Michel Lesage), Chambéry (Bernadette Laclais, Louis Besson), Le Puy-en-Velay (Laurent Wauquiez, Jacques Volle), Dieppe (Sébastien Jumel, Patrick Boulier), Vierzon (Nicolas Sansu, Jean-Claude Sandrier) et Bourg-en-Bresse (Jean-François Debat, Michel Fontaine).

Plus délicats sont les cas de cohabitations territoriales entre le maire de la ville centre et le président de l’agglo. La situation résulte de la fronde d'élus de l'agglomération de bords politiques opposés à ceux de la ville-centre. Elle peut faire peser des craintes sur la conduite des projets d’agglomération. Le cas le plus célèbre est celui de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (Jean-Claude Gaudin, Eugène Caselli) est emblématique. De nouvelles agglomérations ont rejoint la situation comme Metz (Dominique Gros, Jean-Luc Bohl), Thionville (Bertrand Mertz, Patrick Weiten), communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin à Carpentras (Adolphe, Gonnet).

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Élections municipales françaises de 2008

Le forfait de David Martinon, précurseur de des difficultés de l'UMP.

Les élections municipales françaises de 2008 ont élu les conseils municipaux des communes françaises. Initialement programmées en 2007, les élections municipales françaises ont été reportées en 2008 pour ne pas surcharger un calendrier électoral qui prévoyait six échéances en une année cette année-là. Le premier tour a eu lieu le 9 et le second le 16 mars 2008.

Pour les éléments relatifs au régime électoral, au droit de vote des citoyens, aux modalités de candidatures, etc., il convient de se référer à l'article principal : Élection municipale française et Procédures électorales françaises. Certaines évolutions concernent spécifiquement les élections de 2008, et sont développées dans les paragraphes suivants.

Le mandat des conseillers municipaux reste fixé à six ans, selon l'article L. 227 du code électoral, même si le mandat des maires élus en 2001 a donc été prolongé de manière dérogatoire d'un an par la loi no 2005-1563 du 15 décembre 2005, laquelle applique une disposition similaire aux conseillers généraux et aux sénateurs.

Même si ces élections ont une importance locale, le fait que toutes les communes votent en même temps est un indicateur de la popularité des partis, surtout dans les villes où les élections se jouent d'habitude à peu de chose.

Les élus, en tant que grands électeurs sénatoriaux, voteront en septembre 2008 pour élire les sénateurs de la série A pour des mandats de 6 ans.

Afin de mettre en œuvre la révision constitutionnelle du 8 juillet 1999, qui a complété l'article 3 de la Constitution de 1958 par le paragraphe « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », la loi du 6 juin 2000 a modifié l'article L 264 du Code électoral, en disposant que « l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un. Au sein de chaque groupe entier de six candidats dans l'ordre de présentation de la liste doit figurer un nombre égal de candidats de chaque sexe ».

Cette règle a contribué à améliorer la participation des femmes aux conseils municipaux lors du scrutin municipal de 2001, mais a eu peu d'effet sur la féminisation des maires et de leurs adjoints. C'est pourquoi la loi no 2007-128 du 31 janvier 2007 a modifié à nouveau l'article L 264 du code électoral, qui dispose désormais que « la liste (des candidats) est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe ». Cette disposition s'est appliquée pour la première fois aux élections municipales de 2008.

En outre, l'article L 122-4-3 dispose que « dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un ». Cela introduit donc la parité dans les fonctions d'adjoints au maire lorsqu'il y a plusieurs postes d'adjoints créés par le conseil municipal, le nombre légal minimum restant celui d'un seul (et par conséquent il demeure élu au scrutin uninominal).

Le Ministère de l'Intérieur classe les listes selon des « grilles de nuances politiques ». Un répertoire national des élus a été institué par le décret n°2001-777 du 30 août 2001 dont l'article 5 mentionne que « Au moment du dépôt de candidature, chaque candidat, ou candidat tête de liste, est informé de la grille des nuances politiques retenue pour l'enregistrement des résultats de l'élection, et du fait qu'il peut avoir accès au classement qui lui est affecté et en demander la rectification, conformément à l'article 36 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. ». Concrètement, cela signifie qu'un candidat au scrutin majoritaire ou tête de liste au scrutin proportionnel se voit d'office attribuer une nuance politique (outre celle qu'il a déclarée, « étiquette politique choisie par le candidat »), la catégorie « sans étiquette » est donc supprimée de cette grille. Les « nuances » retenues pour les municipales de 2008 sont : extrême gauche, communiste, socialiste, radical de gauche, divers gauche, Les Verts, écologiste, régionaliste, autres, UDF-Mouvement démocrate, majorité dont le Nouveau Centre, Union pour un mouvement populaire, divers droite, Front national, extrême droite. Cela signifie notamment que la catégorie « sans étiquette » n'est plus acceptée en préfecture lors du dépôt des listes.

Le Parti socialiste conclut une alliance nationale avec le PCF, le PRG et les Verts.

Les Verts présentent néanmoins des listes autonomes dans de nombreuses grandes villes comme à Paris avec Denis Baupin, Rennes ou Lille avec Eric Quiquet.

Le PCF doit affronter des primaires avec le PS dans plusieurs des 35 villes de plus de 20 000 habitants qu'il dirige alors (Aubervilliers, La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Denain, Vaulx-en-Velin,) ou a dirigées antérieurement (Le Havre), mais plusieurs autres sont évitées comme à Montreuil où le bureau national du PS soutient le PCF malgré les demandes de Dominique Voynet, et malgré le vote négatif des militants de la section PS locale,. Il en résulte une fronde de certains militants du PS qui décident dès novembre 2007 de rejoindre le groupe de travail « Montreuil Renouveau » animé par Dominique Voynet ; d'autres se sont décidés en janvier 2008.

Allié habituel du PS, des personnalités locales du PRG font parfois défection comme à Nanterre où son leader local soutient la liste MoDem, ou au Mans, où a été constituée une liste MoDem-PRG (voir plus bas). À Nice, la liste « Nice arc-en-ciel » rassemble, pour les municipales et les cantonales, le MEI, le MoDem et le PRG.

Le MRC est partenaire de ces partis, mais est en conflit avec le PS sur des villes comme Paris et Belfort. A Paris, un accord de fusion au second tour est difficilement convenu, Georges Sarre (MRC) et Patrick Bloche (PS) menant une liste séparée au premier tour.

Lutte ouvrière annonce des alliances locales avec les partis de la gauche institutionnelle, PCF ou PS, là où elle ne présente pas ses propres listes, soit près de 5000 candidats sur 186 listes (contre 128 en 2001). Dans 69 villes les militants de Lutte ouvrière participent à des listes d'union, principalement conduites par le PCF (37 listes) ou le PS (26 listes), sur des listes qui comportent parfois d'autres partis comme la LCR, les Verts, le MDC, le PT ou le PRG. LO présente par ailleurs des listes indépendantes dans 117 villes . Au second tour, LO se retire des listes de gauche ayant fusionné avec le MoDem (Marseille, Perpignan).

La Ligue communiste révolutionnaire présente – là où des accords sont trouvés – des listes d'union avec la gauche antilibérale, mais pose en préalable le refus de toute cogestion avec le PS. Toutefois, la possibilité de fusions « techniques » avec les listes PS au second tour est envisagée, lui permettant ainsi d'avoir des élus tout en gardant une indépendance stricte dans ses prises de positions vis à vis des autres partis, et notamment du PS. La LCR espérait doubler le nombre de ses listes par rapport à 2001 et avait annoncé sa présence dans 36 des 37 villes de plus de 100 000 habitants.

Lors du premier tour, la LCR dépasse le seuil des 5 % des suffrages exprimés dans de nombreuses communes. Trois de ses listes ayant obtenu entre 5 et 10 % fusionnent avec la gauche au second tour : Au Haillan (Gironde) avec le PS, à Morlaix avec le PCF et à Montpellier avec les Verts. Dans les 11 villes où il dépasse les 10 % (Clermont-Ferrand, Foix, Ventabren, La Couronne , Louviers, Saint-Nazaire, Cavaillon, Prades-le-Lez, Quimperlé, Palaiseau, Noisy-le-Grand), le parti trotskyste décide de se maintenir au second tour.

Le MoDem annonce par la voix de François Bayrou, président du Mouvement, vouloir présenter des listes autonomes dans 80 % des villes ; malgré certaines défections individuelles en faveur de listes UMP comme celle de Jean-Marie Cavada à Paris (mais ce dernier n'était que sympathisant : il n'a jamais eu sa carte ni à l'UDF ni au MoDem), en faveur de listes Nouveau Centre et parfois en faveur de listes PS (Metz). L'UMP soutient Nicole Rivoire à Noisy-le-Sec et Hervé Chevreau à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), Alain Cazabonne à Talence (Gironde). L'UMP apporte également son soutien à Geneviève Darrieusecq à Mont-de-Marsan et à Vincent Delahaye à Massy (Essonne). Réciproquement, le MoDem soutient Alain Juppé à Bordeaux.

Des élus Verts qui ont rejoint les listes du MoDem sont suspendus à Strasbourg (Yann Wehrling) et Aix-en-Provence.

La stratégie de second tour du MoDem était une des inconnues du scrutin, l'UDF ayant été un allié traditionnel de la droite, alors que certains rapprochements locaux avec la gauche n'étaient pas à exclure comme à Lyon et à Marseille où Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts) est tête de liste, voire à Tours. Une alliance de premier tour a même été conclue entre la liste d'union de la gauche (PCF compris) avec le MoDem à Dijon par François Rebsamen.

L'UMP conclut une alliance nationale avec le Nouveau Centre, la Gauche moderne, rejointe localement par le MoDem (en Seine-Saint-Denis par exemple). l'UMP investit quelques têtes de listes issus de la gauche, comme les ex-PS Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, et Yves Urieta, maire de Pau, le radical de gauche Roger Didier, maire de Gap (où cette alliance suscite la confusion), Jean-Marie Kutner, maire adjoint (MDA) de Schiltigheim et débauche plusieurs seconds couteaux dans d'autres villes (Toul, Villeurbanne, etc.).

Le parti est aussi confronté à des dissidences de candidats contre les listes investies par l'UMP, comme celle de Marie-Anne Montchamp à Nogent-sur-Marne,, de Catherine Vautrin à Reims, de Jean-Pierre Roux à Avignon, etc. A Paris des listes « Paris Libre » sont parfois menées par des dissidents UMP comme le maire d'arrondissement René Galy-Dejean (ex-UMP). Le député Nouveau Centre Philippe Folliot avait juré ne faire alliance à aucun des deux tours avec le candidat UMP à Castres. Le membre du conseil national de l'UMP François Franceschi rejoint lui la liste de la gauche à Marseille.

Plusieurs ministres sont candidats, mais certains comme Brice Hortefeux (à Clermont-Ferrand) renoncent finalement à se présenter,. Bernard Kouchner (ex-PS) soutient quant à lui implicitement le candidat de gauche à Paris.

L'UMP soutient les listes conduites par des élus du MPF dans deux villes de plus de 30 000 habitants, Échirolles (35 700 habitants, Isère) et Vénissieux (57 600 habitants, Rhône). Par contre l'UMP présente des candidats contre Jacques Bompard, maire MPF (ex-FN) d'Orange (28 889 hab., Vaucluse), ainsi que contre son épouse Marie-Claude Bompard, candidate à Bollène (14 130 habitants, Vaucluse).

Le CNI et le RPF, organisations à la charnière entre la droite et l'extrême droite, devenues composantes (« personnes morales associées ») de l'UMP, obtiennent des investitures de ce parti notamment Christian Vanneste (Tourcoing, Nord) et Joël Wilmotte (maire d'Hautmont, Nord), condamné par la justice pour discrimination raciale et religieuse,. À Lyon, la liste UMP de Dominique Perben comprend tant des candidats du MPF que de la DLC, un autre de ces partis-charnières entre droite et extrême droite, une alliance sévèrement critiquée par l'ancien maire de droite Michel Noir,.

En difficulté financière et militante, le Front national a présenté moins de listes qu'en 2001 pour limiter les frais non remboursés des listes sous les 5 %. Néanmoins, Marine Le Pen avait annoncé un objectif de 400 listes en 2008 contre 150 en 2001 et le FN annonce sa présence dans les 20 arrondissements parisiens. Toutefois, elle reconnait que les finances du parti limitaient ses ambitions. Le Front national renonce ainsi à se présenter à Toulouse, où les sondages créditent la liste conduite par Philippe Riey de seulement 3 %. Marine Le Pen se présente sur la liste du parti à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Le FN n'a remporté aucune mairie, mais le score de Steeve Briois et Marine Le Pen a atteint toutefois les 30 % entre les deux tours à Hénin-Beaumont. Le FN obtient également 23,6 % des suffrages à Cluses (Haute-Savoie), 17 % à Noyon et près de 10 % à Marseille.

Ayant fait moins de 1 % lors des législatives de 2007, le MNR ne bénéficie plus de subvention publique. Au premier tour, il n'a présenté qu'une quarantaine de candidats aux cantonales et seulement sept listes aux municipales avec au final un seul élu d'opposition, Nicolas Bay, au conseil municipal de Sartrouville (Yvelines). Bruno Mégret a dû renoncer à être candidat à Marseille. Pour des raisons financiaires, mais aussi de par sa condamnation à un an d'inéligibilité pour complicité de détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles.

Parmi les anciens élus du Front national, Daniel Simonpieri, maire (ex-FN puis ex-MNR) de Marignane et conseiller général, était cette fois le candidat officiel de l'UMP, mais il est défait par une autre candidature issue de l'UMP. Jacques Bompard (ex-FN) est réélu dès le premier tour pour un troisième mandat consécutif à Orange, avec près de 61 % des voix. Son épouse, Marie-Claude Bompard remporte la mairie de Bollène.

Ces élections sont aussi vues sous l'angle de la présence accrue de candidats issus de l'immigration extra-européenne. Pour la première fois, un nombre significatif d'entre eux sont présentés en tête de liste tant par le PS que par l'UMP et le MoDem, même s'ils sont quasi-systématiquement présentés contre des maires sortants d'un autre parti.

Au moins huit maires métropolitains d'origine non-européenne avaient été élus ou réélus en 2001 dans des communes de moins de 5 000 habitants (voir le détail dans l'article sur les élections de 2001). Six se représentaient en 2008 dans la même commune, un septième dans une commune d'une autre région.

À gauche, le PS a investi une vingtaine de candidats dont Seybah Dagoma dans 1er arrondissement de Paris, Razzy Hammadi à Orly, Rachid Mammeri à Évreux, Hussein Mokhtari (conseiller général depuis 2004) à Garges-les-Gonesse, Zohra Bitan à Thiais, Samia Ghali (vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 2004) dans le 8e secteur de Marseille (contre le maire sortant PCF), ainsi qu'Abdelhak Kachouri à Saint-Ouen, Philippe N'Guyen Tahnn à Vernon, Lahceme Touati à Vénissieux, Hélène Geoffroy (conseillère générale et adjointe au maire) à Vaulx-en-Velin etc,. Parmi les têtes de liste non-PS de listes d'union, on trouve notamment Eddie Aït (PRG) à Carrières-sous-Poissy . Dans les listes, on note Nawel Rafik-Elmrini 2e à Strasbourg, Faouzi Lamdaoui à Argenteuil, Akli Mellouli, en 2e à Bonneuil-sur-Marne, Zorah Aït-Maten à Lyon, Linda Tahraoui 2e à La Courneuve, Dalila Dendouga 3e à Lille, Papa Waly Danfakha aux Mureaux . À Étaples, Baghdad Ghezal a quant à lui été investi comme tête de liste par la section locale, mais la fédération du Pas-de-Calais a investi un autre candidat : deux listes socialistes s'opposeront donc au premier tour.

À droite, l'UMP a investi à Paris Rachida Dati (7e arrondissement), Pierre Lellouche (8e arrondissement) et Lynda Asmani (10e arrondissement), mais aussi Karim Boudjema un professeur de médecine sans étiquette à Rennes, Six-Emmanuel Njoh à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). En Seine-Saint-Denis, Kamel Hamza à La Courneuve, Fayçal Menia à Aubervilliers, Leïla Bouzidi (apparentée Nouveau Centre) à Bobigny défendront les couleurs de la droite tandis que Noureddine Nachite et Rachid Kaci tenteront leurs chances respectivement à Creil (Oise) et à Nanterre (Hauts-de-Seine), pour des combats souvent donnés comme perdus d'avance. Dans le 8e arrondissement de Lyon, l'UMP a investi Nora Berra, médecin, membre du Mouvement des musulmans laïcs de France (dont l'initiateur et secrétaire général n'est autre que Rachid Kaci) et conseillère municipale de Neuville-sur-Saône,. En revanche, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), Raphaet Dali, un médecin d'origine tunisienne installé depuis 20 ans sur la ville s'est vu préférer un candidat inconnu localement, Gilles Chopard, et se présentera donc de manière dissidente.

Le MoDem a pour sa part investi comme chefs de file (tête de liste ou premier candidat MoDem sur une liste non conduite par ce mouvement) Rezak Bezzaouya (ex-PS) à Aulnay-sous-Bois, Mohamed Dine (ouverture) à Clichy-sous-Bois, Karim Ahmed à Villetaneuse, Nadia Falfoul à Bobigny , Mohamed Laqhila (adjoint au maire ex-Verts, d'origine marocaine) et Saïd Ahamara (ex-porte-parole départemental Bouches-du-Rhône des Verts, d'origine comorienne) dans les 7e et 8e secteurs de Marseille ou encore Mme Yanick Leflot-Savain à Amiens.

Si les listes sont légalement paritaires depuis 2008, les femmes sont nettement minoritaires dans le nombre de têtes de listes. Le PS fait valoir qu'il a investi six femmes et qu'il a réussi la parité dans les 20 arrondissements parisiens. L'UMP revendique 15% de candidates pour les 227 investitures dans les villes de plus de 30 000 habitants, tandis que le PS serait à près de 25%.

D'après l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, il y avait pour le premier tour 83,5% d'hommes tête de liste aux municipales et 79,1% d'hommes candidats aux cantonales.

Dans les 39 villes de plus de 100 000 habitants, on recense six femmes maires, alors qu'en 2001 elles n'était que trois (Martine Aubry, Fabienne Keller et Maryse Joissains-Masini, plus Hélène Mandroux, élue en 2004). Les nouvelles élues sont Adeline Hazan, Valérie Fourneyron et Dominique Voynet.

Selon l'Observatoire de la parité, 48,5% des conseillers municipaux élus sont des femmes. 9,5% des maires de plus de 3500 habitants sont de sexe féminin (PC 12,9%, PS 11,3% Verts 6,7%, Nouveau Centre 6%, UMP 7,6%,); pour mémoire, ce taux était en 1995 de 4,4% et de 6,7% en 2001. Dans les villes de plus de 30 000 habitants, 8% des maires UMP ou Nouveau Centre sont des femmes, contre 15% pour le PS.

Le problème de la diversité socioprofessionnelle des élus demeure également.

Résultats dans les communes de 3 500 habitants et plus publiés par le Ministère de l'intérieur.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Alfortville, Amboise, Annemasse, Arcueil, Arles, Armentières, Aurillac, Auxerre, Bagneux, Balma, Blagnac, Besançon, Bressuire, Brie-Comte-Robert, Bobigny, Bondy, Boulogne-sur-Mer, Bourgoin-Jallieu, Bron, Cachan, Carmaux, Castelnaudary, Cayenne, Chambéry, Chelles, Cherbourg-Octeville, Clichy-sous-Bois, Colomiers, Conflans-Sainte-Honorine, Créteil, Decazeville, Dijon, Dunkerque, Échirolles, Éragny, Évry, Fécamp, Figeac, Flers, Fontenay-aux-Roses, Fort-de-France, Fresnes, Gennevilliers, Gravelines, Guéret, Guingamp, Issoudun, Ivry-sur-Seine, Joué-lès-Tours, L'Haÿ-les-Roses, La Flèche, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Langon, Lannemezan, Lannion, Lavelanet, Le Creusot, Le Grand-Quevilly, Le Kremlin-Bicêtre, Le Mans, Le Petit-Quevilly, Le Pré-Saint-Gervais, Le Tréport, Les Lilas, Libourne, Liévin, Limoges, Limoux, Livry-Gargan, Lorient, Lyon, Malakoff, Marmande, Martigues, Maubeuge, Mayenne, Merignac, Moissac, Montceau-les-Mines, Montigny-lès-Cormeilles, Nanterre, Nantes, Neuilly-sur-Marne, Nogent-le-Rotrou, Outreau, Pantin, Pessac, Poitiers, Pontivy, Privas, Rezé, Riom, Ris-Orangis, Ruffec, Saint-Herblain, Sarcelles, Sedan, Sevran, Sotteville-lès-Rouen, Stains, Thouars, Tourcoing, Tournefeuille, Trappes, Tremblay-en-France, Tulle, Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Villeneuve-sur-Lot, Villiers-le-Bel.

Aix-les-Bains, Alès, Allevard, Ancenis, Annecy, Antibes, Antony, Arcachon, Arras, Bagnères-de-Bigorre, Bayeux, Beaune, Béziers, Bordeaux, Bourges, Caluire-et-Cuire, Cambrai, Challans, Chamalières, Charenton-le-Pont, Châteaubriant, Châteauroux, Châtenay-Malabry, Cholet, Combs-la-Ville, Compiègne, Courbevoie, Dinan, Domont, Drancy, Draveil, Enghien-les-Bains, Épinal, Épinay-sur-Seine, Étampes, Évian-les-Bains, Franconville, Fréjus, Gien, Grasse, Issy-les-Moulineaux, La Baule-Escoublac, La Ciotat, Laon, Le Bourget, Le Perreux-sur-Marne, Le Plessis-Robinson, Les Herbiers, Les Sables d'Olonne, Levallois-Perret, Lons-le-Saunier, Lunéville, Mâcon, Maisons-Alfort, Mantes-la-Jolie, Marcq-en-Baroeul, Meaux, Meudon, Missillac, Montaigu, Montargis, Montauban, Montfermeil, Montluçon, Montmorillon, Moûtiers, Nontron, Ollioules, Orange, Orvault, Palavas-les-Flots, Pamiers, Papeete, Parthenay, Plaisir, Pont-à-Mousson, Pontarlier, Pontoise, Provins, Rambouillet, Redon, Rivesaltes, Rosny-sous-Bois, Royan, Rueil-Malmaison, Sablé-sur-Sarthe, Saint-André-des-Eaux, Saint-Cloud, Saint-Cyr-l'École, Saint-Dizier, Saint-Etienne-de-Montluc, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Lô, Saint-Mandé, Saint-Michel-Chef-Chef, Saint-Quentin, Saint-Père-en-Retz, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint-Raphaël, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Maxime, Sarlat-la-Canéda, Sarreguemines, Sartrouville, Savigny-sur-Orge, Sisteron, Suresnes, Thiais, Troyes, Toulon, Valenciennes, Vesoul, Vertou, Vincennes, Vire, Vitré, Yerres.

Breuillet, Chaumont, Douarnenez, Le Puy-en-Velay, Vaires-sur-Marne.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Achères (Yvelines), Ajaccio, Angers, Athis-Mons, Aubagne, Aubervilliers, Aurillac, Bastia, Belfort, Brest, Cergy, Charleville-Mézières, Clamart, Clermont-Ferrand, Clichy, Cugnaux, Foix, Grenoble, Hénin-Beaumont, La Courneuve, Lens, Lille, Montpellier, Montreuil, Nevers, Niort, Palaiseau, Pantin, Paris, Pau, Rennes, Rezé, Romans-sur-Isère, Roubaix, Saint-Denis, Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Toul, Tours, Villejuif, Villeurbanne.

Aix-en-Provence, Albi, Aubenas, Avignon, Basse-Goulaine Bayonne, Beaucaire, Beauvais, Biarritz, Boulogne-Billancourt, Bourg-Saint-Maurice, Cannes, Carcassonne, Châlons-en-Champagne, Chartres, Châtillon, Colmar, Corbeil-Essonnes, Douai, Draguignan, Dreux, Fontainebleau, Gap, Garges-lès-Gonesse, Le Havre, Les Clayes-sous-Bois, Lisieux, Longjumeau, Lunel, Maisons-Laffitte, Mamoudzou, Marseille, Massy, Melun, Menton, Montauban, Montélimar, Moulins, Montrouge, Nancy, Neuilly-sur-Seine, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Oyonnax, Perpignan, Pézenas, Plougastel-Daoulas, Puteaux, Saint-Brieuc, Sceaux, Sète, Sèvres, Tarascon, Tarbes, Vannes, Vanves, Verdun, Versailles, Vichy, Vienne, Villefranche-sur-Saône.

Abbeville, Amiens, Angoulême, Apt, Argenteuil, Asnières-sur-Seine, Aulnay-sous-Bois, Bagnols-sur-Cèze, Bar-le-Duc, Berck, Bergerac, Billère, Blois, Boissy-Saint-Léger, Brive-la-Gaillarde, Brignoles, Bruz, Caen, Cahors, Carpentras, Cesson-Sévigné, Chennevières-sur-Marne, Cognac, Colombes, Cosne-Cours-sur-Loire, Dax, Dole, Évreux, Firminy, Forbach, Fondettes, Gros-Morne, Guebwiller, Granville, Guipavas, Issoire, Joigny, La Chapelle-Saint-Luc, La Seyne-sur-Mer, Les Ponts-de-Cé, Lodève, Lucé, Mende, Metz, Millau, Miramas, Montbéliard, Montmorency, Mont-Saint-Aignan, Muret, Narbonne, Nogent-sur-Oise, Noisy-le-Sec, Noyon, Ostwald, Orthez, Périgueux, Plérin, Poissy, Pont-Sainte-Maxence, Quimper, Reims, Roanne, Saint-André, Saint-Chamond, Saint-Denis, Saint-Étienne, Saint-Fons, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Omer, Saint-Louis (La Réunion), Saint-Paul (La Réunion), Saintes, Salon-de-Provence, Schoelcher, Sens, Sin-le-Noble, Strasbourg, Soissons, Thionville, Toulouse, Valence, Vandœuvre-lès-Nancy, Vernon, Villepinte, Voiron, Yvetot.

Agen, Bollène, Calais, Chaville, Châtellerault, Concarneau, L'Isle-sur-la-Sorgue, Landerneau, Longwy, Mont-de-Marsan, Montfort-sur-Meu, Morlaix, Mulhouse, Nemours, Pornichet, Olonne-sur-Mer, Saumur, Quimperlé, Tournon-sur-Rhône, Saint-Michel-sur-Orge.

Entre le 18 mars et le 18 avril 2008, les élections intercommunales ont abouti à l’élection au second degré et au scrutin majoritaire de 85.000 délégués communautaires par les conseils municipaux adhérents aux quelque 2.500 communauté de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines ainsi qu'aux syndicats intercommunaux (14.885 SIVU et n SIVOM).

Ce troisième tour des élections municipales, comme on le dénomme parfois, possède parmi les élus locaux de plus en plus d'importance. Les établissements qu'ils concernent, exercent des compétences stratégiques et structurantes de plus en plus importantes pour les bassins de vie et les agglomérations urbaines.

Un quatrième tour permet d'élire les présidents et vice-présidents de ces structures intercommunales.

On peut noter du fait de l'élection au second degré et du statut d' établissement public, la loi sur le cumul des mandats ne s'applique pas. La parité non plus ne s'applique pas : une poignée de femmes seulement président les communautés, le cas le plus fréquent étant celui ou une élue exerce le mandat de maire de la ville-centre (Caroline Cayeux à Beauvais, Brigitte Barèges à Montauban, Marie-Josée Roig à Avignon, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence. L’élection de Martine Aubry à la Lille Métropole Communauté urbaine n’a pour précédents dans ce type d’établissements que Catherine Trautmann à la communauté urbaine de Strasbourg (1989-2001) et le bref passage de Christine Roimier à la Communauté urbaine d'Alençon. De même Valérie Létard à la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole alors qu'elle n'est pas maire de la ville centre marque une avancée de la présence des femmes dans les présidences intercommunales. Ailleurs, de nombreuses femmes maires de ville-centre demeurent à l’écart de la présidence de l’intercommunalité. C’est le cas parmi les élues sortantes d’ Hélène Mandroux à Montpellier. De même parmi les nouvelles élues, on peut citer : Laure Déroche à Roanne, Natacha Bouchart à Calais, Valérie Fourneyron à Rouen, Bernadette Laclais à Chambéry.

Si le succès de la gauche aux élections municipales doit logiquement conforter ses positions dans les intercommunalités, celles-ci sont un lieu où les clivages traditionnels sont moins clairs. Le mode de gestion des communautés demeure plus consensuel que celui des assemblées élues au suffrage universel comme les conseils municipaux. Ainsi, 3% seulement des conseils communautaires de la précédente mandature (2001-2008) possédaient des groupes parlementaires de majorité et d'opposition. De même, un président et un vice-président sont fréquemment de bords politiques opposés ce qui n'est pas le cas d'un maire et de ses adjoints, chacun représentant davantage sa commune d'origine qu'un parti.

Ainsi le nouveau président de la Communauté d'agglomération du Grand Toulouse Pierre Cohen (PS) a été élu à l'unanimité, y compris des maires de L'Union et de Castelginest, Georges Beyney (DVD) et Grégoire Carneiro (UMP), bien que succèdant à l'UMP Philippe Douste-Blazy.

Inversement, le maire DVD de Yutz Patrick Weiten a été élu à la quasi unanimité président de la Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville alors que la ville-centre de Thionville a basculé de l'UMP au PS, son maire Bertrand Mertz devenant premier vice-président de l'agglomération.

De manière plus surprenante, Renaud Muselier (UMP) a dû faire face à des défections dans son propre camp, qui ont permis l'élection du PS Eugène Caselli à la tête de la communauté urbaine de Marseille.

Enfin, l'élection à la communauté d'agglomération de Metz Métropole a relativisé la victoire du socialiste Dominique Gros à la mairie de Metz en maintenant à droite la présidence avec la présence du maire UMP de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl.

Plusieurs figures de la politique nationale ont été élus ou réélus à la tête d'une structure intercommunale: François Rebsamen, Laurent Fabius, Martine Aubry, Luc Chatel, Christian Estrosi ...

Avant le scrutin des 9 et 16 mars 2008, la droite détenait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 37. Au soir du 16 mars, elle n'en dirigeait plus que 12. Six femmes dirigent désormais des villes de plus de 100 000 habitants (à Montpellier, Lille, Aix-en-Provence, Reims, Rouen et Montreuil), alors que quatre femmes avaient été élues en 2001 (à Strasbourg, Lille, Caen et Aix-en-Provence).

Le ministre d'ouverture Jean-Marie Bockel arrive largement en tête du premier tour. La surprise vient du Front National qui se maintient en triangulaire, améliorant de 4 points le score qu'il avait obtenu en 2001.

L'élection a fait l'objet d'une fraude électorale présumée de la part d'un président de bureau de vote du quartier du Haut-Vernet, frère d'un adjoint au maire, qui aurait caché des bulletins supplémentaires en faveur de Jean-Paul Alduy, y compris dans ses chaussettes. Il a été mis en garde à vue et l'élection de J-P Alduy (avec 574 voix d'avance) a été vivement contestée par l'opposition. Les résultats ont été promulgués par le préfet. L'élection a été annulée le 7 octobre 2008 par le tribunal administratif de Montpellier, mais M. Alduy a fait appel .

Les listes de Gilbert Annette (PS) et de Gino Ponin-Ballom (dissident UMP) ont fusionné en vue du second tour. Sur la liste de M. Annette se trouvait déjà Ibrahim Dindar, vice-président UMP du conseil régional de la Réunion. En contrepartie de leur soutien à la liste PS, les dissidents UMP ont obtenu le retrait ou le désistement, en leur faveur, des candidats socialistes dans deux cantons de Saint-Denis.

La liste d'Hubert Falco l'emporte dès le premier tour. Il est réélu maire et fait son entrée au gouvernement.

Deux villes de taille moindre ont fortement alimenté les débats en raison, pour la première de la personnalité de son ancien maire actuel président de la République dont la succession a été émaillée de nombreuses péripéties, et la seconde en raison de la présence du candidat à la présidentielle du MoDem.

Dans cette ville de 60 000 habitants en banlieue parisienne, dont Nicolas Sarkozy fut élu maire en 1983, le porte-parole de l'Élysée David Martinon fut dans un premier temps désigné pour conduire la liste UMP. Mais des difficultés d'implantation et un sondage négatif l'ont obligé à se retirer notamment sous la pression de Jean Sarkozy, fils du président. L'UMP a décidé de soutenir la liste du divers droite Jean-Christophe Fromentin, mais le maire-adjoint Arnaud Teullé a refusé ce ralliement a constitué une liste UMP dissidente.

Jean-Christophe Fromentin devient maire de Neuilly au second tour, tandis que Jean Sarkozy ne figurait sur aucune liste.

Cette ville fait parler d'elle essentiellement en raison de la candidature du chef du MoDem François Bayrou dans une élection qui constitue un test pour son parti en vue des échéances de 2012. Face à lui, l'UMP a pris la décision de soutenir Yves Urieta, le maire sortant ex-socialiste qui a succédé en 2006 à André Labarrère décédé d'un cancer après 35 années de domination sans partage de la ville. Le Président Sarkozy s'est déplacé à Pau pour soutenir Urieta, ce qui a provoqué des critiques de la part de François Bayrou. Le PS a désigné Martine Lignières-Cassou pour porter les couleurs de la gauche.

Les électeurs choisiront la candidate du PS Martine Lignières-Cassou devant François Bayrou, qui distancent largement le maire sortant Yves Urieta.

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Gérard Trémège

Gérard Trémège, né le 4 septembre 1944 à Séméac, membre de l'UMP - Parti Radical Valoisien dont il est vice-président national, est le maire de Tarbes depuis 2001 et conseiller régional de Midi-Pyrénées depuis 2004.

Il a remporté l'élection municipale de 2001 face au maire PCF sortant Raymond Erraçarret. Il est réélu maire de Tarbes en mars 2008 avec 54,3% des voix. Depuis avril 2008, il préside la communauté d'agglomération du Grand Tarbes.

Il a été député UDF des Hautes-Pyrénées de 1986 à 1988 (élu sur la liste UDF-RPR conduite par le maire de Lannemezan Pierre Bleuler) et de 1993 à 1995 (élu dans la première circonscription face au candidat PS Pierre Forgues).

Il a été conseiller général des Hautes-Pyrénées de 1985 à 1998, élu du canton de Tarbes 1.

De 1990 à 2002, il fut le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Tarbes et des Hautes-Pyrénées.

De 1995 à 1998, il fut le président national de l'Association des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie(ACFCI).

Gérard Trémège est présenté dans les médias comme un proche de Nicolas Sarkozy qu'il a reçu à de nombreuses reprises à Tarbes et récemment en avril 2008.

Candidat à la primaire de l'UMP permettant aux militants du parti de désigner la tête de liste en Midi-Pyrénées à l'occasion des élections régionales françaises de 2010, il a été battu par Brigitte Barèges par 2689 voix contre 2233..

Il est officier de la Légion d'honneur.

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Union pour un mouvement populaire

logo de l'Union pour un mouvement populaire

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français de droite nommé à sa création Union pour la majorité présidentielle, en vue de soutenir la candidature du président Jacques Chirac à sa propre succession en 2002. Il est membre du Parti populaire européen, ainsi que de l'Union démocratique internationale, association des partis de centre-droit à l'échelle mondiale.

Regroupant le RPR et Démocratie libérale, l'UMP est rejoint à sa création par deux tiers des députés de l'Union pour la démocratie française (UDF). Ce parti cherche donc à être un rassemblement de tendances gaullistes, libérales et démocrates chrétiennes (ou des tendances bonapartistes et orléanistes, suivant la classification de René Rémond) de la droite française.

L'UMP est le premier parti politique de France en nombre d'adhérents revendiqués (277 141 au 31/12/2008 selon le site du parti).

Issue d'Alternative 2002 (mouvement de soutien à Jacques Chirac ambitionnant de rassembler l'ensemble des forces de droite et du centre) l'UMP est créée le 23 avril 2002 suite au premier tour de l'élection présidentielle et en vue des législatives de la même année, afin d'« unir les forces politiques de droite ». Elle se nomme d'abord Union pour la majorité présidentielle en signe de soutien au président. Une fois les élections passées, ce nom perd sa raison d'être.

Un débat interne eut lieu afin de nommer ce nouveau parti. Alain Juppé, proposa de nommer ce parti "La Maison Bleue", d'autres étaient partisans (les libéraux pour l'essentiel) d'une référence au Parti populaire européen et au Parti populaire espagnol, souvent cité en exemple, et proposèrent de nommer le parti "Union populaire".

Il a été choisi de conserver le sigle alors déjà bien connu des Français, mais de changer la dénomination en "Union pour un mouvement populaire", lors de son congrès fondateur le 17 novembre 2002 au Bourget. Lors de ce même congrès, Alain Juppé devient le premier président du mouvement et Philippe Douste-Blazy son premier secrétaire général. Le RPR et DL sont dissous à l'interieur de l'UMP. Seuls deux partis fondateurs substistent en tant que tel : le Forum des républicains sociaux (présidé par Christine Boutin) et le Parti Radical (Jean-Louis Borloo et André Rossinot).

Intronisé par Jacques Chirac, Alain Juppé devient le premier président de l'UMP. Refusant d'entrer au gouvernement, le parti lui permet de tenir une lutte à distance avec son principal rival à l'intérieur de sa famille politique, Nicolas Sarkozy. Les années 2003-2004 constituent l'apogée du combat féroce mené entre chiraquiens et sarkozystes. L'UMP en devient un de ses principaux théâtres.

En 2004, ont lieu les premières élections depuis 2002, ce qui constitue un véritable test pour le gouvernement Raffarin et le parti. Lors des régionales, cantonales et européennes, les résultats sont désastreux, la politique gouvernementale étant sévèrement sanctionnée. De plus, Alain Juppé est rattrappé par la justice. Le 16 juillet 2004, il rend sa démission, suite à sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Conformément aux statuts, en tant que vice-président, Jean-Claude Gaudin assure l'intérim à la tête du parti, en attendant l'élection d'un nouveau président par les adhérents.

Le 28 novembre 2004, au Bourget, Nicolas Sarkozy devient le deuxième président de l'UMP, élu par 85,1 % des membres du parti. Le nouveau secrétaire général est Pierre Méhaignerie.

Lui permettant de rivaliser à distance avec Jacques Chirac, le nouveau président de l'UMP n'a plus qu'un seul objectif en tête, à savoir l'élection présidentielle de 2007. Malgré l'échec du référendum constitutionnel de 2005, l'UMP bat tous les records d'affluence et d'adhésion. Le mouvement entreprend alors un vaste chantier de modernisation et de réflexion interne par l'organisation d'une vingtaine de conventions thématiques entre 2005 et 2006, afin d'élaborer le programme présidentiel et législatif de Nicolas Sarkozy et de l'UMP pour les échéances de 2007. Le parti abandonne alors toute référence gaulliste.

Le 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy est investi candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007. Le 6 mai 2007, il est élu président de la République. Quelques jours plus tard, il démissionne de la présidence du parti. Jean-Claude Gaudin, pour la deuxième fois, assure l'intérim jusqu'à la tenue d'un nouveau congrès à l'automne.

À partir de ce moment, se pose la délicate question de la succession de Nicolas Sarkozy à la tête du mouvement. La bataille est lancée entre Patrick Devedjian, proche du président de la République, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre développant une image consensuelle. À la sortie d'une réunion du bureau politique, le 25 juin 2007, Jean-Claude Gaudin affirme que "nous considérons que, moralement, le président (de l'UMP) reste Nicolas Sarkozy et, par conséquent, nous pensons qu'il n'est pas utile d'élire à nouveau un triumvirat (président, vice-président et secrétaire général) comme les statuts l'exigent".

Réuni le 7 juillet 2007, le conseil national de l'UMP adopte à 72 % la réforme des statuts du mouvement instituant une direction collégiale jusqu'en 2012 qui s'appuie sur un "pôle législatif" - le bureau du conseil national, animé par trois vice-présidents, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie - et sur un "pôle exécutif", le secrétariat général, dirigé par Patrick Devedjian assisté de Philippe Cochet et de Dominique Paillé.

Suite aux élections municipales et cantonales de 2008, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet sont nommés secrétaires généraux adjoints. Christian Estrosi les rejoint quelques semaines plus tard.

Le 5 décembre 2008, Patrick Devedjian est nommé ministre de la Relance économique. Il démissionne aussitôt de son poste de secrétaire général, l'intérim étant tout d'abord assuré par les trois secrétaires généraux adjoints, puis confié au seul Xavier Bertrand jusqu'au 24 janvier 2009, date à laquelle le Conseil national désignera les nouvelles instances dirigeantes.

Le 21 avril 2002, le candidat Jacques Chirac du RPR fusionné dans l'UMP deux jours plus tard, arrive en tête à l'élection présidentielle avec 19,88% des suffrages exprimés devant Jean-Marie Le Pen. Ainsi Lionel Jospin (candidat du PS) se retrouve — contre toute attente — éliminé, et le second tour permet à Jacques Chirac d'être réélu avec 82,06% des suffrages exprimés (notamment grâce aux votes de l'électorat de Gauche, espérant ainsi faire barrage à Le Pen). Les élections législatives de juin 2002 seront une seconde victoire sur la gauche pour le nouveau parti avec 365 sièges contre 141 pour le PS.

Pour son premier véritable test électoral depuis ses écrasantes victoires de 2002, l'UMP subit une lourde défaite aux élections régionales et cantonales de mars 2004, perdant 20 régions sur 22, et une contre-performance en Outre-mer, depuis longtemps dirigé par une majorité de droite. Néanmoins, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la liste UMP a obtenu la majorité relative des voix, devançant du double la liste suivante. Au final, les deux seules régions restant à droite sont l'Alsace et la Corse.

Le deuxième grand test électoral de l'UMP, les européennes de 2004, n'est guère brillant pour l'UMP ; en effet ce parti qui doit réunir l'ensemble de la droite n'obtient que 17% des voix alors que le PS en remporte pas loin du double avec 29%, et que l'UDF (constitué de ceux de ses membres qui ont refusé de rejoindre l'UMP à sa création) atteint les 12%.

Le référendum de mai 2005 marque aussi une défaite pour l'UMP, mais celle-ci dépasse le clivage habituel. La victoire revient majoritairement à la gauche antilibérale (réunissant le PCF, la LCR, l'aile Gauche du PS, la Confédération Paysanne, les Alternatifs, l'aile Gauche des Verts) et à la droite extrême et/ou souverainiste (FN, MPF, dissidents UMP) qui ont ainsi gagné en force et en popularité au détriment des partis qui avaient jusque-là plus ou moins le vent en poupe (UMP, UDF et PS). On assiste depuis simultanément au déchirement du PS avec l'écartement de Laurent Fabius, et à une nouvelle guerre de personnes et de programme entre Dominique de Villepin, devenu Premier ministre et Nicolas Sarkozy qui réintègre le gouvernement comme ministre de l'Intérieur et ministre d'état.

L'UMP présente Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. Il accède au second tour de la présidentielle le 22 avril 2007, avec un score de 31,18% (11 448 663 voix), face à Ségolène Royal, candidate du PS (25,87 % soit 9 500 112 voix). Le 6 mai 2007 à 20h00, le candidat UMP Nicolas Sarkozy devient le 6e Président de la Vème République, avec 53,06% des voix, contre 46,94% pour sa rivale Ségolène Royal, candidate portée par le PS. Il entre officiellement en fonction le 16 mai 2007, lors de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac, président sortant, et lui. Par souci d'impartialité, Nicolas Sarkozy a démissionné de la présidence de l'UMP deux jours plus tôt, le 14 mai 2007.

Les élections législatives ont dès lors lieu sur le thème de donner au président les moyens de gouverner. Dès le premier tour de scrutin, l'UMP réalise des scores très importants, près de 100 députés de droite étant élu le 10 juin 2007 contre 1 de gauche (PS). Au second tour, l'UMP l'emporte largement mais la "vague bleue" attendue n'a pas eu lieu, sûrement à cause du lancement maladroit du sujet sur la TVA sociale. À elle seule, l'UMP obtient tout de même 313 sièges sur 577, soit la majorité absolue. Depuis 1978, c'est la première fois qu'une majorité se succède à elle-même.

Si à l'échelle nationale les listes apparentées à la « majorité présidentielle » sont arrivées en tête en nombre de voix et en nombre de siège, l'UMP et la droite en général ont perdu un certain nombre de villes importantes. Si après les élections municipales de 2001 elle contrôlait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 39, la droite en a alors perdu 10 et n'en a gagné aucune (à part Mulhouse, dont le maire sortant, Jean-Marie Bockel, ancien membre du PS, est désormais membre du gouvernement depuis 2007).

Pour les cantonales, la gauche qui contrôlait déjà une majorité de département depuis 2004, en remporte 8 de plus sur la droite qui n'en reprend que deux à l'opposition.

Pour les élections législatives de 2007, le programme de l'UMP est disponible sur internet .

Dans sa Charte des valeurs, l'UMP se donne pour but de donner à la politique française un « souffle nouveau » et d'enrayer « la montée méfiance à l’égard de la politique ». Ses mots d'ordre  : « écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux ».

La doctrine de l'UMP déclare qu'il faut laisser libre cours au « destin individuel de la personne » qui dépasse le « déterminisme social ». L'UMP «  les systèmes qui étouffent la liberté (économique) en cherchant à tout encadrer », ce qui peut être compris comme une attaque directe envers les politiques de gauche. Le travail, le mérite et l'innovation doivent être encouragés, afin de mener la France vers la reprise de la croissance et la baisse du chômage. Cette « liberté » ne doit cependant pas être comprise comme un égoïsme : « La liberté ouvre la voie à la générosité ». Pour faire respecter cette "liberté", un respect strict de la loi est nécessaire : « L’autorité de l’État et la justice doivent assurer que chacun réponde de ses actes ».

L'UMP se déclare très attaché à la solidarité : « l’État est là pour que soit garantie la protection sociale à laquelle les Français sont légitimement attachés ». Néanmoins, la solidarité se doit de « respecter l’individu » et « ne (…) pas se transformer en assistanat ». Elle se limite essentiellement aux domaines des services publics, de l'égalité entre les territoires, du soutien des familles et de l'école de la République, laquelle doit « permettre à ceux que leurs mérites distinguent, d’exercer les responsabilités les plus élevées ».

Enfin, l'UMP affirme sa fierté pour la nation française, tout en définissant son horizon dans la construction européenne, synonyme de « paix » mais aussi d'« élargissement perspectives ». L'Europe ne doit pas se réduire à la seule coopération économique : Elle doit « permettre d'avoir plus de poids » dans le contexte de la mondialisation, tout en faisant en sorte que « chaque pays conserve son identité ».

Ils sont nommés par le bureau politique sur proposition du Président de l'Union. "Ils sont responsables de l’activité et de la réflexion de l’Union" (article 22 des statuts) dans leurs domaines respectifs. Ils doivent rendre compte de leurs travaux auprès du Comité d'Orientations, du Bureau Politique et une fois par an au moins devant le Conseil National.

Son but est d'assurer la direction de l'Union entre les sessions du conseil national. Le président ou un quart de ses membres peuvent le réunir et définir de l'ordre du jour. Les décisions sont prises à la majorité qualifiée (50% + 1 voix), à condition qu'il y ait au moins la moitié des membres présents.

Membres élus par le conseil national du 27 janvier 2009 : Marie-Dominique Aeschlimann ; Camille Bedin ; Natacha Bouchart ; Claude Greff ; Françoise Grossetête ; Nicole Guedj ; Jacqueline Irles ; Agnès Le Brun ; Bérengère Poletti ; Catherine Procaccia ; Catherine Troendle ; Brigitte Barèges ; Joëlle Garriaud-Maylam ; Françoise de Panafieu ; Michèle Tabarot ; Hervé de Charette ; Bernard Deflesselles ; Jean-Paul Fournier ; Louis Giscard d'Estaing ; Philippe Goujon ; Michel Herbillon ; Hervé Mariton ; Albéric de Montgolfier ; Renaud Muselier ; Patrick Ollier ; Didier Robert ; André Rossinot ; Philippe Briand ; Alain Lambert ; Antoine Rufenacht.

La Commission nationale des recours est formée de neuf membres, élus par le Conseil national. Toute personne dont la demande d’adhésion est repoussée peut faire appel devant la Commission. La décision de la Commission n’est ensuite susceptible d’aucun recours. Les personnes à l’encontre desquelles des décisions disciplinaires sont prises peuvent également formuler un recours devant la Commission, qui veille à ce que les droits de la défense soient garantis dans l’exercice du pouvoir disciplinaire. Quand un comité décide de prendre une sanction contre un de ses membres détenteur d’un mandat électif, exécutif ou parlementaire, il ne peut la rendre publique qu’après décision du Bureau Politique. Dans tous les autres cas, la Commission nationale des recours statue en dernier ressort.

Avant le Congrès, le Conseil National élit en son sein une Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales composée de sept membres titulaires et de deux suppléants. Elle a autorité pour préparer et organiser les opérations de vote nationales et territoriales et s’assurer de leur régularité. Elle est également chargée de s’assurer de la validité des candidatures et de veiller à l’égalité des candidats dans le déroulement des opérations de propagande et des opérations de vote.

Cette Commission est élue par le Conseil National sur proposition du Bureau Politique. Elle rend un avis sur les propositions de modification des statuts ou du Règlement Intérieur qui lui sont soumises par le Bureau Politique ou le Conseil National.

Elle comprend les anciens présidents et secrétaires généraux de l'Union ainsi que les présidents des anciens partis représentés dans l'Union et 8 personnes choisies pour leur ancienneté par les groupes parlementaires. "Elle examine tous les cas où un élu de l’Union est mis en cause dans son honneur et son intégrité." (article 35) Cette commission se réunit sur demande du bureau politique et peut à sa demande ou à celle de l'élu concerné, l'entendre.

La Commission nationale d’investiture est désignée statutairement par le Bureau Politique avant chaque scrutin national. Pour les élections législatives, sénatoriales, régionales, européennes et municipales (villes de plus de 30 000 habitants), la Commission nationale d’investiture a autorité pour préparer les investitures. Elle auditionne les responsables politiques départementaux, rend compte devant le Bureau Politique et saisit pour avis consultatif les comités départementaux concernés par l’élection considérée. Ses propositions définitives sont enfin soumises au vote du Conseil national, véritable parlement de l’UMP et seule instance compétente pour accorder formellement et en dernière instance les investitures. Pour les élections aux municipales et cantonnales ce sont les comités départementaux qui les investissent.

Au 5 janvier 2007, 335 000 adhérents étaient à jour de leur cotisation 2006, d'après les propres chiffres de l'UMP. L'UMP aurait enregistré plus de 200 000 adhésions depuis que Nicolas Sarkozy en était devenu le Président. le 31/12/2007 l'UMP compte plus de 370 000 militants.L'UMP revendique 256 000 adhérents au 7 novembre 2008.

L'UMP a une antenne pour les jeunes de 16 à 29 ans, les Jeunes Populaires/Jeunes UMP dont les vingt membres du Bureau national sont élus par des grands électeurs (conseillers nationaux Jeunes Populaires, représentant 10 % des adhérents jeunes). Ces vingt délégués nationaux forment le Bureau national des Jeunes Pop'. Les délégués nationaux sont thématiques ou sont nommés par zone régionale. Les Jeunes populaires revendiquent plus de 40000 adherents .

Les Jeunes Actifs sont une autre antenne de l'UMP pour laquelle l'appartenance n'est pas liée à une tranche d'âge spécifique, mais plutôt au fait d'exercer une activité professionnelle. Ils sont apparus dans le courant de l'année 2005, leur président est François Guéant (fils du Directeur de cabinet puis Directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant aujourd'hui Secrétaire général de la présidence de la République française).

L'UMP compte dans ses rangs plusieurs figures politiques qui ont occupé les plus hautes fonctions de la République, sous l'étiquette de l'UMP ou des partis qui l'ont précédé.

La création de l'UMP s'est voulue être le grand rassemblement des forces politiques de la droite et du centre. Afin de permettre aux différentes familles qui la composent de s'exprimer en son sein, les statuts de l'UMP prévoient la possibilité de créer des courants internes appelés « mouvements ». L'un des buts de ces mouvements était de favoriser l'émergence d'un débat interne riche et d'éviter que l'UMP, à l'instar du RPR de Jacques Chirac, ne se transforme en un parti avant tout organisé pour favoriser la victoire politique de son leader.

Cette création n'aura cependant jamais lieu. Dans un premier temps, Alain Juppé a été contraint de la repousser, Jacques Chirac, entre autres, y voyant un risque de recréer au sein de l'UMP une « guerre des chefs » telle que l'UDF l'a connue pendant plus de 30 ans entre libéraux et démocrates chrétiens et les multiples chapelles qui naquirent au sein de ces deux familles. De plus, les courants qui se dessinaient à l'époque reprenaient presque à l'identique les contours des anciens partis, ce qui aurait pu donner un argument à ceux qui dénonçaient (notamment au sein de l'UDF demeurée indépendante) le caractère artificiel de la nouvelle formation. Ce report devint très rapidement définitif, la peur des chiraquiens se fondant rapidement sur les conséquences que pourrait avoir la création d'un courant sarkozyste à vocation majoritaire. Lors de son élection à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy prit l'engagement de favoriser l'émergence de ces courants, bien des militants s'estimant quelque peu « floués » par rapport aux engagements qui avaient prévalu lors de la création de l'UMP. Mais devant le nombre de ralliements très important autour de son nom (devenant très largement majoritaire, il n'avait plus lui-même l'utilité de rassembler ses partisans au sein d'un courant, qui serait au contraire devenu exclusif pour les autres) et la difficulté pour certaines familles, comme celles des centristes ou des gaullistes, à se structurer sans démontrer par là même une déliquescence certaine, ce projet ne sera pas concrétisé.

Aujourd'hui, l'expression des différentes tendances internes à l'UMP n'en existe pas moins. Elle se traduit à travers plusieurs clubs, associations, voire partis politiques associés, qui regroupent des élus et/ou des militants. À l'exception des partis associés (Parti radical, FRS et CNI), ces différentes structures n'ont cependant aucune reconnaissance en termes de démocratie interne, bien que l'UMP les subventionne pour la plupart. Il est également à noter que certaines grandes familles comme les néo-gaullistes (« chiraco-villepinistes ») ne s'appuient sur aucune structure formelle, mais n'en ont pas moins une très forte influence grâce à leurs leaders.

Souvent désignés sous le nom de « Sarkozistes », héritiers eux-mêmes des « Balladuriens », ils sont issus du RPR (Nicolas Sarkozy) ou de DL qui se réclament des mêmes valeurs que les libéraux « réformateurs », mais y ajoutent un préalable plus pragmatique dans la pratique du pouvoir, le concept de libéralisme étant estimé rejeté par les Français car mal-compris par ceux-ci. On retrouve aussi dans cette famille quelques caractéristiques des familles gaullistes, avec notamment, un attachement relatif au dirigisme économique et au jacobinisme politique. Cette famille ne rejette pas non plus certaines valeurs traditionnelles (ex. attachement à la famille, à une structuration sociale forte de la société). Cette famille a tendance à devenir très composite du fait des nombreux ralliements à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007, mais constitue aujourd'hui le noyau central de l'UMP autour du président de la République. Elle pourrait être rangée, sur un échiquier politique européen, dans le camp des conservateurs plus que dans celui des libéraux.

Celle-ci a longtemps constitué, depuis la création de la Cinquième République en 1958, la base de la droite française, à travers notamment le RPR. Mais elle est elle-même divisées en plusieurs tendances.

Également appelés « chiraco-villepinistes », ils sont issus du RPR (Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé, Jean-Louis Debré) qui se placent dans l'héritage du Général de Gaulle, mais en ont surtout retenu la pratique pragmatique du pouvoir (qui peut les amener à défendre tantôt des solutions d'inspiration libérale, modérée, sociale ou dirigiste), plus que son corpus idéologique. Les néo-gaullistes ont donc un positionnement très mobile sur l'échiquier politique traditionnel (cf. thèmes de campagne de Jacques Chirac aux différentes élections présidentielles) tout en rejetant une approche transpartisane du gaullisme dont ils ont été les artisans de son ancrage définitif à droite, à la suite de Georges Pompidou. Malgré les postes clés qu'elle contrôle dans les institutions républicaines, et le soutien que lui apportent les autres familles d'inspiration gaulliste, cette famille apparaît en forte perte de vitesse au sein du parti depuis qu'Alain Juppé a été contraint d'en quitter la présidence. Les difficultés qu'a rencontré Dominique de Villepin en tant que Premier ministre a condamné les chances de cette famille à voir désigner l'un de ses membres comme candidat de l'UMP à la dernière élection présidentielle et a induit une perte d'influence de ce courant.

Issus du RPR (Jean-Louis Debré, Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie (via son mouvement Le Chêne), Jean-François Copé, soutiens indéfectibles de Jacques Chirac, rejetant le libéralisme comme solution globale, ils sont les héritiers de la tradition bonapartiste. Ils se réclament à la fois de la pratique du pouvoir du Général de Gaulle (pouvoir exécutif fort, dirigiste et pragmatisme transpartisan) et de son corpus idéologique propre, lié à la fameuse formule "une certaine idée de la France". Ils sont généralement difficiles à différencier des « néo-gaullistes ».

Issus du RPR au sein duquel ils étaient souvent regroupés sous le qualificatif de « séguinistes » (Philippe Séguin qui n'est pas membre de l'UMP et s'est retiré de la vie politique en 2002, François Fillon, Roger Karoutchi, défendent une forme de démocratie sociale sous une forme de réformisme social-démocrate sans toutefois remettre en cause le capitalisme. Ils sont présents surtout dans le club France.9 de François Fillon ou en partie dans le Club Nouveau siècle. À l'origine hostile à une Europe supranationale et trop libérale, cette famille s'étant, derrière Philippe Séguin, à l'origine opposée au Traité de Maastricht, elle a évolué sur cette question puisque la plupart de ses représentants ont fait campagne pour le « oui » lors du référendum du 9 mai 2005 sur le Traité instituant une constitution pour l'Europe.

Issue du RPR (Bernard Reygrobellet, Yves Guéna, Alain Terrenoire, Jean Peyrelevade, Alain Marleix) au sein duquel ils étaient très minoritaires, cette famille regroupe au sein du Club Nouveau siècle les gaullistes notamment issus de l'UJP (Union des jeunes pour le progrès) et du MSP (Mouvement solidarité participation) qui ne se reconnaissent pas en premier lieu dans les valeurs de droite, mais plutôt dans celle de la social-démocratie et qui rejettent en partie le capitalisme. Historiquement issus de l'Union démocratique du travail qui a soutenu le retour au pouvoir du général de Gaulle tout en rejetant les thèses marxistes et léninistes estimées être à la base du socialisme français et de ses alliés politiques (PCF, Les Verts, etc.).

Ils sont issus du RPR, du RPF de Charles Pasqua ou du MPF, notamment regroupés au sein de Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan), mouvement autrefois associé à l'UMP, aujourd'hui indépendant, mais aussi du RPF, dont plusieurs membres se sont présentés aux élections sous l'étiquette UMP. Ils se réclament pour une très grande majorité de l'héritage gaulliste dont ils retiennent essentiellement les prises de positions nationalistes et en faveur d'une « Europe des Nations ». Ce sont des euro sceptiques. Cette famille est souvent considérée comme proche de mouvements externes classés à la droite de l'UMP, comme le MPF de Philippe de Villiers, et constitue la famille qui exprime le plus son attachement à prendre en compte les aspirations des électeurs de l'extrême droite (FN, MNR), tout en affirmant vouloir indéfectiblement rester dans la famille de la droite républicaine. Cette famille compte peu de membres, mais son positionnement à sa marge lui donne une influence plus grande que son poids réel au sein du parti en ce qu'elle tient un discours susceptible d'attirer les suffrages d'électeurs souverainistes et nationalistes non membres de l'UMP. Suite à la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan a quitté le parti pour maintenir la sienne, sans parvenir à rassembler les 500 signatures d'élus nécessaires à son officialisation.

Celle-ci est essentiellement issus de Démocratie libérale, et avant cela du Parti républicain au sein de l'Union pour la démocratie française et encore auparavant des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing. Une partie provient également du RPR, pour la plupart d'anciens « balladuriens ». Là encore il existe plusieurs tendances.

Issus de DL (Hervé Novelli), du RPR (Patrick Devedjian) ou de l'UDF (Pierre Méhaignerie), ils sont notamment regroupés au sein du club Les Réformateurs, de La Droite libre présidé par Rachid Kaci et des Cercles libéraux présidés par Alain Madelin. Cette famille trouve dans le libéralisme politique et économique une solution globale pour la société française. La liberté est donc leur valeur fondamentale et doit prévaloir à tous les niveaux qu'il s'agisse du développement économique, sur lequel ils mettent le plus l'accent, du champ d'intervention de l'État ou des questions sociétales (liberté individuelle). Ils rejettent l'égalitarisme, le dirigisme et encouragent les mouvements de mondialisation et de libéralisation de l'économie qu'ils estiment positifs. Cette famille est l'une des plus dynamiques au sein de l'UMP et a compté de nombreux ralliements aussi bien au niveau des adhérents que des élus. Elle est aussi la famille qui a su le mieux promouvoir ses idées en interne et constitue un soutien important de Nicolas Sarkozy qui, cependant, apparaît un peu moins libéral qu'il ne l'a été. On peut notamment citer David Martinon, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, ou encore Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet et l'une de ses « plumes ».

Tendance minoritaire, mais efficace dans son lobbying interne, issue de DL, du RPR et de l'UDF, ils se réclament du libéralisme dont ils retiennent surtout l'approche sociétale qui préconise de laisser à chaque individu la liberté de mener sa vie comme il le souhaite pour peu que cela ne nuise pas à la société dans son ensemble. Ainsi, on retrouve dans cette famille Jean-Luc Roméro, élu RPR, puis UMP, secrétaire national du Parti radical, président du parti politique Aujourd'hui, Autrement (indépendant de l'UMP), président de l'association Élus locaux contre le sida et affirme depuis un outing (révélation non souhaitée de l'homosexualité d'une personne par une autre - à différencier du coming out qui implique une action volontaire) son homosexualité . Cette famille se compose également de Gay Lib (Stéphane Dassé, président, Emmanuel Blanc, président-délégué, Emmanuelle Revolon, vice-présidente), organisation née au sein de DL qui constitue aujourd'hui le club de l'UMP s'adressant aux homosexuels et qui entend en défendre les droits au sein de la société.

Celle-ci est essentiellement issue de l'UDF et en son sein de Force démocrate (et de tous les partis qui l'ont précédé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, du MRP au Centre des démocrates sociaux). Il s'agit de l'une des idéologies dominantes au sein des droites européennes, et incarne aussi la famille la plus européiste au sein de l'UMP. Elle comprend deux tendances principales.

Ils sont pour la plupart issus de l'UDF (Philippe Douste-Blazy, Hervé de Charette) et sont notamment regroupés au sein des clubs Démocrate et Populaire et Convention démocrate. Ils se placent dans la tradition orléaniste de la droite française et dans celle de l'ancien MRP, parti politique pivot de la IVe République. Le fondement de leurs valeurs se situe dans le christianisme, mais la référence à ce dernier est très modérée et peu affichée. Idéologiquement ils sont très européens, plutôt fédéralistes (au niveau européen, mais aussi dans leur approche très « décentralisatrice » de l'organisation de l'État français) et revendiquent un libéralisme social, plutôt que d'opposer l'un et l'autre. On peut également classer dans cette famille la branche libérale-giscardienne incarnée par Jean-Pierre Raffarin et le PPDF. En raison de l'existence de l'UDF en externe, et du dynamisme très fort des libéraux, mais aussi de l'échec relatif de Philippe Douste-Blazy à se faire accepter comme son chef de file crédible, cette famille apparait en proie à une forte démobilisation qui a conduit bon nombre de ses membres à rejoindre d'autres courants voir même pour certains à rejoindre à terme le Nouveau centre qui tend à incarner le pôle centriste de la majorité présidentielle.

Ils sont issus entre autres de l'UDF (Christine Boutin) et rassemblés au sein du Forum des républicains sociaux, parti politique associé à l'UMP. Proches des démocrates chrétiens historiquement, ils en constituent une tendance plus radicale dans son attachement aux valeurs catholiques, et qui rejette le libéralisme d'un point de vue sociétal et économique. Ils se caractérisent notamment par des prises de positions très sociales (ex. revenu universel) dans une démarche humaine avec les catégories de populations qu'ils estiment négligées ou rejetées par la société (ex. détenus, sans abris…), souhaitant ainsi être les tenants d'une droite "plus humaine". Le FRS, minoritaire au sein de l'UMP, comprend 8 300 adhérents et compte 40 000 sympathisants .

Ils sont rassemblés au sein du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP), famille très minoritaire malgré un rôle historique important sous la IVe République, qui regroupe les indépendants qui n'ont pas soutenu Valéry Giscard d'Estaing à la fin des années 1960 lorsque celui-ci a créé les Républicains Indépendants (partisans d'un soutien au Général de Gaulle), futur Parti Républicain au sein de l'UDF, devenu DL en 1998. Le CNIP a connu des positionnements politiques très à droite, puis s'est positionné en allié de la droite républicaine à la fin des années 1980 après avoir tenté de devenir une « passerelle » entre les partis de droite classique (RPR, UDF) et le Front national. Aujourd'hui, le CNIP se veut constituer l'aile droite de l'UMP tout en rappelant son attachement à la République et à ses valeurs comme en témoigne la "Charte du CNIP" adoptée lors du conseil national du 18 novembre 2000. Il revendique 4500 adhérents. Jean Michel Jardy, son vice président, candidat à la présidentielle de 2007, a ensuite apporté son soutien à Nicolas Sarkozy. Plusieurs parlementaires se réclament toujours de lui : Philippe Dominati, Christian Vanneste, Édouard Leveau et Jérôme Rivière. Le 7 juin 2008, le CNIP, réuni en conseil national, a décidé de reprendre son indépendance vis-à-vis de l'UMP Communiqué du CNI.

Il existe au sein de l'UMP un certain nombre de mouvements tendant à défendre des valeurs généralement associées à la « gauche » et met l'accent sur la justice sociale et la solidarité, tout en ne remettant pas en cause le capitalisme et l'économie de marché. Il s'agit essentiellement des radicaux et, depuis plus récemment, des sociaux-libéraux.

Ils sont regroupés au sein du Parti radical, parti associé à l'UMP, (André Rossinot, François Loos, Jean-Louis Borloo), qui constitue la plus ancienne famille politique française qui a été au fondement de la IIIe République. Aujourd'hui, les radicaux valoisiens, trouvent leur originalité dans une ligne politique plus sociale que la majorité de l'UMP marquée par un fort attachement à la République et à ses valeurs fondamentales comme la laïcité. En 2005, le Parti radical a connu plusieurs ralliements d'anciens centristes (Renaud Dutreil) et gaullistes (Serge Lepeltier) qui y cherchent semble-t-il un espace d'expression moins libéral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP.

Ils sont issus pour la plupart du Parti socialiste (Eric Besson, Jean-Marie Bockel, Patrick Rajoelina). Ce courant a émergé à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007 et semble devoir se structurer en marge du parti plutôt qu'en son sein. Il s'est notamment constitué grâce au club La Diagonale, qui regroupe des personnalités et militants de gauche soutenant Nicolas Sarkozy. M. Bockel a en outre fondé son propre parti politique, Gauche moderne, qui se revendique du social-libéralisme et se veut un allié loyal de l'UMP. La création d'un "Pôle de gauche" au côté de l'UMP a été annoncé par François Fillon entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007.

Ils sont issus principalement de Génération écologie et de l'UDF et sont regroupés au sein d'Écologie bleue.

Écologie bleue, présidée à l'origine par Patrice Hernu, constitue l'une des cinq composantes fondatrices de l'UMP. Cette structure a été marginalisée par la création du Conseil de développement durable de l'UMP, sous l'égide de Nathalie Kosciusko-Morizet à laquelle Patrice Hernu s'est opposé. Cette famille politique très minoritaire, mais à l'influence non négligeable, défend avant tout un développement durable de la société et les valeurs du mouvement écologiste. Ils rejettent fortement le positionnement à gauche des Verts et se réclament volontiers d'un écologisme non idéologique, réaliste, très orienté vers les priorités du climat, de l'énergie et de la biodiversité.

Ce courant rejette le principe d'autonomie des mouvements écologistes et considère que les grands partis doivent désormais être les premiers à porter cette exigence. Leur rapprochement avec Corinne Lepage, également ancienne de Génération Écologie, ancienne ministre de l'Environnement du gouvernement d'Alain Juppé et avocate spécialisée dans les questions d'environnement, n'a jamais pu aboutir.

Écologie Bleue s'est en grande partie transmuée en un réseau, sympathisant de l'UMP, mais extérieur, "France Bleue" que préside Patrice Hernu.

À l'extérieur de l'UMP également, Génération écologie-Les Bleus, après avoir noué un partenariat avec DL en 2000, a entamé une démarche d'association à l'UMP en 2002 qui n'a pu se concrétiser formellement. Elle a pris ses distances suite aux élections régionales et cantonales de 2004 dans l'espoir de lancer la candidature de France Gamerre à l’élection présidentielle. Depuis, Génération écologie se défend de tout lien avec l'UMP, et l'organisation Les Bleus, à laquelle elle fait néanmoins toujours référence, semble sans réelle activité. Actuellement, Génération écologie est présidée par France Gamerre, par ailleurs adjointe de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et président-délégué de l'UMP. Plusieurs cadres de ce parti sont également élus municipaux aux côtés de maires UMP comme Philippe Dufetelle, auprès de Philippe Douste-Blazy ou Monique Baccelli, tous deux vice-présidents de GE.

L'article 3 des statuts de l'UMP évoque des "personnes morales associées", c'est-à-dire "les associations loi 1901, disposant ou non de la qualité de parti politique, ayant régulièrement demandé leur association à l’Union et dont celle-ci a été approuvée par le Conseil National de l’Union.". Ces "personnes morales associées" "sont représentées au Conseil National de l’Union et dans les instances départementales de l’Union dans des conditions fixées par le Bureau politique." .

Les partis associés le sont selon les statuts de l'UMP. En adhérant à ces partis autonomes, on adhère en même temps à l'UMP et participe donc de plein droit à la vie démocratique interne de l'Union.

À l'occasion des élections législatives de juin 2007, l'UMP n'a pas présenté de candidats contre plusieurs candidats d'autres partis ou associations politiques pourtant concurrents, qui siègent d'ailleurs parmi les non-inscrits : le Mouvement pour la France (Véronique Besse dans la quatrième circonscription de la Vendée) et Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan dans la huitième circonscription de l'Essonne).

En 2005, l'UMP a par deux fois recours à des méthodes publicitaires sur Internet jusqu'alors inusitées en politique.

En septembre 2005, de nombreux internautes français reçoivent un courrier électronique les invitant à rejoindre Nicolas Sarkozy autour du programme de l'UMP pour l’élection présidentielle de 2007 et à faire une donation à l'UMP . L'action se veut justifiée légalement par une inscription au programme publicitaire Maximiles.

L'UMP possède ETC, une entreprise spécialisée dans l'audiovisuel qui filme Nicolas Sarkozy pour revendre les reportages aux chaînes françaises.

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Source : Wikipedia