Brian Cowen

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Posté par hal 22/04/2009 @ 14:14

Tags : brian cowen, irlande, europe, international

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Brian Cowen

Brian Cowen et son homologue américain Colin Powell à Washington D.C. le 26 septembre 2001

Brian Cowen (en irlandais Brian Ó Comhain), né le 10 janvier 1960 est un homme politique irlandais. Il est membre du Fianna Fáil et occupe la fonction de Taoiseach. Il est député (Teachta Dála, ou TD) de la circonscription de Laois-Offaly, région rurale au centre de l'île, depuis 1984.

Brian Cowen a exercé de très nombreuses charges ministérielles : ministre des Finances (2004-2008), ministre des Affaires étrangères (2000-2004), ministre de la Santé et de la Jeunesse (1997-2000), ministre des Transports, de l’Energie et des Communications (1993-1994), ministre des Arts, du Sport et du Tourisme (1993), ministre du Travail (1992-1993).

Il a été élu président du Fianna Fáil le 9 avril 2008 après la démission de Bertie Ahern et a été nommé sans surprise Premier ministre le 7 mai 2008 par le Dáil Éireann.

Brian Cowen est né dans la ville de Clara, dans le comté d'Offaly. Il est le fils de Bernard Cowen, un ancien député et sénateur du Fianna Fáil. Cowen a étudié à l'école nationale de Clara, au Ard Scoil Naomh Chiaráin, au collège de l'abbaye cistercienne du Mont Saint-Joseph à Roscrea, ainsi qu'à l'University College de Dublin dont il sort diplômé en droit. Il devint ensuite avocat au sein de l'Incorporated Law Society of Ireland à Dublin.

Cowen a épousé Mary Molloy avec qui il a eu deux filles, Sinéad (née en 1991) et Maedhbh (née en 1998). Il est membre de la Gaelic Athletic Association (GAA), prestigieuse et importante association défendant la culture irlandaise et notamment les sports gaéliques, et est notamment le président du club GAA de Clara. Brian Cowen est également connu pour aimer tisser des liens avec ses administrés dans certains pubs de son pays natal, le comté d'Offaly. Il est d'ailleurs à noter que son père était gérant d'un pub à Clara qui a été repris ensuite par l'un de ses frères. De plus, en mai 2003, il a participé à l'élaboration d'un CD dans le cadre d'une œuvre de bienfaisance initiée par The Brewery Tap, pub de la ville de Tullamore. Toutes les recettes de ce CD de 28 chansons furent reversées à des organisations caritatives. Parmi les titres y figurant, Cowen a interprété un des classiques du célèbre parolier Phil Coulter (également auteur de l'Ireland's Call, l'hymne de l'équipe irlandaise de rugby à XV), « The Town I Loved So Well », dédié à la ville natale de ce dernier, Derry en Irlande du Nord.

En mai 2007, Cowen a admis avoir fumé du canabis lors d'une interview avec Jason O'Toole de Hot-Presse (un fanzine musical) et que «contrairement à Bill Clinton, a inhalé».

Brian Cowen est élu pour la première fois au Dáil Éireann (Assemblée Nationale Irlandaise, la chambre basse de l'Oireachtas ou parlement irlandais) dans la circonscription Laois-Offaly lors de l'élection partielle de 1984, causée par la mort de son père. Il est alors, à seulement 24 ans, le benjamin de cette 24e législature du Dáil Éireann. Il est également élu la même année au conseil du comté d'Offaly, prenant là-aussi la relève de son défunt père. Il y a siégé jusqu'en 1992.

Il reste sur les « bancs arrières » (Back bencher) au Dáil Éireann (c'est-à-dire au second plan de la vie politique irlandaise) durant les sept premières années de sa carrière. Il se fait toutefois une première fois remarquer en 1989 lorsque, alors que le Fianna Fáil forme pour la première fois un gouvernement de coalition avec les Démocrates progressistes (PD's), Cowen est l'un des nombreux TD's à s'opposer farouchement à cette alliance. Mais ce n'est que deux ans plus tard qu'il se rapproche véritablement du devant de la scène politique irlandais, pour ne jamais plus la quitter jusqu'à ce jour. Ainsi, en novembre 1991, le ministre des Finances Albert Reynolds décide de ravir la présidence du Fianna Fáil à Charles Haughey, le Premier ministre d'alors et leader du parti depuis 1979. Brian Cowen s'aligne derrière Reynolds et fait donc partie de ce qui est surnommé le Country & Western gang. Ce terme vient du fait que la majorité des partisans de Reynolds sont alors des députés ruraux, tandis que ce dernier était connu pour avoir gagné beaucoup d'argent grâce à des salles de danse dans les années 1960. Battu tout d'abord en 1991, Reynolds réussit à prendre la tête du parti, et par la même occasion celle du gouvernement, lors de sa deuxième tentative, lorsque Charles Haughey est contraint de démissionner et de prendre sa retraite en 1992.

L'élection générale du 25 novembre 1992 se traduit par une mise en minorité de la coalition gouvernementale sortante. Le Fianna Fáil, tout en restant le premier parti du pays, réalise son plus mauvais score électoral depuis 1927 avec 39,1 % des suffrages et 9 sièges en moins, doit négocier avec les partis de l'opposition afin de se trouver un nouveau partenaire et rester au pouvoir. Brian Cowen, Noel Dempsey et Bertie Ahern, trois figures montantes du Fianna Fáil, sont chargés de négocier avec le parti travailliste, qui a connu un franc succès lors du scrutin en faisant plus que doubler le nombre de ses sièges à l'assemblée (son groupe passe de 15 à 33 élus), pour former un gouvernement de coalition. Un accord est finalement conclu entre ces deux partis, et Brian Cowen retourne au gouvernement comme ministre des Transports, de l'énergie et des communications. À ce poste, il prend la décision controversée d'assouplir les escales à l'aéroport de Shannon, ce qui multiplie la fréquence des vols transatlantiques directs depuis l'aéroport de Dublin. La décision entraîne de profondes divisions au sein du Fianna Fáil et le député Síle de Valera (petite-fille du fondateur du parti et figure de la création de la république d'Irlande, Éamon de Valera) quitte le parti en signe de protestation.

Le 15 décembre 1994, lorsque le parti travailliste quitte la coalition gouvernementale pour former une nouvelle majorité avec le Fine Gael et la Gauche démocratique (petit parti socialiste ne disposant alors que de 4 sièges), Albert Reynolds, dont le gouvernement a été entaché par une série de scandales, doit démissionner de ses fonctions de Taoiseach et de chef du Fianna Fáil. Il est remplacé à ce dernier poste par Bertie Ahern qui devient donc chef de l'opposition. Brian Cowen est nommé au « banc avant de l'opposition » (Opposition Front Bench, groupe de députés de l'opposition qui forme au sein du Parlement irlandais une sorte de cabinet fantôme et qui est donc chargé de contre-argumenter les propositions du gouvernement), d'abord comme porte-parole sur l'agriculture, l'alimentation et des forêts (1994) puis comme porte-parole sur la santé (1997).

Lorsque le Fianna Fáil retourne au pouvoir après les élections générales de 1997 en s'alliant de nouveau aux Démocrates progressistes et à quatre indépendants, Brian Cowen est nommé au poste nouvellement agrandi de ministre de la santé et de l'enfance, considéré alors comme une sorte de cadeau empoisonné dans la vie politique irlandaise. Brian Cowen compare lui-même son passage à ce poste à la sensation que l'on peut ressentir en Angola vis-à-vis des mines antipersonnelles qui peuvent se déclencher sans avertissement. Durant son mandat, il a été confronté à des problèmes de surpopulation et de pénurie de lits dans les hôpitaux, ainsi que d'une longue grève des infirmières en 1999. Il a ainsi vécu avec soulagement son départ du ministère de la Santé et des Enfants pour celui des Affaires étrangères en janvier 2000.

Il a également joué un rôle de premier plan dans le cadre de l'élargissement de l'Union européenne à 10 nouveau pays d'Europe de l'est en 2004 et dans la présidence irlandaise de l'Europe cette même année.

Après le départ de Charlie McCreevy, en septembre 2004, Brian Cowen devient ministre des Finances. Dans un contexte de forte croissance économique du « tigre celtique », il est chargé de faire en sorte que cette réussite profite de manière équitable à tous les Irlandais. Ainsi, lorqu'il présente le 1er décembre 2004 son premier budget, ce dernier prévoit que les dépenses de l'État augmentent de 9%.

De même, son second budget en 2005 est dominé par de nouvelles aides à la garde d'enfants, et à des mesures sensées limiter les injustices fiscales. Ainsi, le but est avant tout de pousser les « millionnaires à l'abri de l'impôt » de s'acquitter de leurs devoirs vis-à-vis du fisc d'ici à 2007, en limitant notamment les allègements fiscaux. Des mesures de réajustement de l'impôt sur le revenu sont également décidées visant à en exempter 52 000 foyers aux revenus les plus bas et à enlever 90 000 familles moyennes jusqu'ici comprises dans la tranche la plus élevée.

Le troisième budget de Cowen, en prévision de l'élection générale de 2007, a été considéré comme l'un des plus dépensiers de toute l'histoire de l'État. Les 3,7 milliards d'€ de dépenses prévues comprend l'augmentation des pensions et des allocations d'aides sociales, un important programme écologique et une réduction du taux de la tranche la plus élevée de l'impôt sur le revenu de 42% à 41%.

Considéré depuis plusieurs années comme le dauphin désigné de Bertie Ahern (il était d'ailleurs depuis 2002 le vice-président du parti, et a occupé des fonctions gouvernementales d'importance telles que les Affaires étrangères ou les Finances), Brian Cowen est ainsi largement pressenti par les médias comme le futur Premier ministre lorsque Ahern aura pris sa retraite depuis longtemps annoncée. Cela semble se confirmer lorsqu'il est nommé, en plus de son poste de ministre des Finances, Tánaiste, ou vice-Premier ministre, le 14 juin 2007.

Finalement, il se retrouve le 5 avril 2008 seul candidat à la présidence du Fianna Fáil, poste auquel il est élu le 9 avril pour prendre fonction officiellement le 6 mai. Et c'est ensuite sans surprise que le Dáil Éireann le choisit comme nouveau Taoiseach le 7 mai 2008, par 88 voix contre 76.

Il a tout d'abord été confronté, depuis son entrée en fonction, au rejet par les irlandais de la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, lors du référendum du 12 juin 2008. Cette victoire du « non » a été présentée par certains commentateurs comme un vote sanction à l'égart du gouvernement Cowen, à l'instar des rejets français et néerlandais du Traité instituant une Constitution pour l'Europe en 2005. Quoiqu'il en soit, cet évènement a fortement mis en difficulté Brian Cowen et son parti non seulement au sein de la classe politique irlandaise mais aussi vis-à-vis de ses partenaires européens.

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Irlande

Les iles britanniques en 1843 alors Royaume Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande

L'Irlande (Éire en irlandais, Ireland en anglais, Airlann en scots d'Ulster, Hibernia en Latin), est la deuxième plus grande île des îles Britanniques et la troisième plus grande île d'Europe. Elle est située à l'ouest de la Grande-Bretagne, entre l'océan Atlantique et la mer d'Irlande.

L'île est politiquement divisée en deux : la majeure partie est occupée par l'Irlande, un État indépendant, et le nord par l'Irlande du Nord, appelée aussi (à tort) Ulster, qui reste encore aujourd'hui une partie du Royaume-Uni.

Plusieurs versions s'opposent quant à l'origine de son nom : pour certains, son nom vient de la déesse Ériu (Éire en irlandais) et du mot germanique land (« terre »). Erin est l'un des noms poétiques de l'Irlande. Pour d'autres, son nom vient du mot grec ancien 'ιρις' (en français "iris").

L'île est peuplée par un peu moins de six millions de personnes (recensement de 2006) : 4,2 millions pour la République d'Irlande (dont 1,6 million pour le Grand Dublin) et un peu plus de 1,7 million pour l'Irlande du Nord (dont 800 000 pour le Grand Belfast).

A l'Ouest de la Grande-Bretagne, l'île d'émeraude couvre une superficie totale de 84 412 km² pour environ 5,7 millions d'habitants - dont 1,7 million pour les 14 139 km² de l'Irlande du Nord.

La distance maximale du Nord au Sud est de 483 km, et la largeur d'Ouest en Est, de 275 km.

Sa géologie s'étant structurée sur plusieurs centaines de millions d'années, l'île porte l'empreinte des volcans et la marque des glaciers, lui donnant une géomorphologie très variée.

On rencontre des paysages doux sur la côte Est et des côtes tourmentées sur la côte Ouest, des massifs montagneux recouverts de forêts denses creusés de vallées et de criques.

L'intérieur de l'île, et, une grande partie de la côte Ouest sont le domaine des tourbières exploitées pour la tourbe, combustible d'assez bonne qualité, qui fournit actuellement environ 14% de l'énergie électrique de l'Irlande.

De nombreux lacs recouvrent 1 450 km² de territoire.

L'Irlande bénéficie d'un climat océanique tempéré grâce au Gulf Stream qui irrigue toute sa côte Ouest. Dans toute l'île la flore et la faune extrêmement variées profitent d'un climat propice au développement d'espèces ayant à bénéficier de conditions climatiques favorables (fushias, parfois hauts de plus de 4 mètres ; palmiers...).

Le pays est situé dans une zone de vents doux orientés du Sud-Ouest. Ses mers, l'Atlantique et la Mer d'Irlande sont réchauffées par le Gulf Stream. Le climat est marqué par des hivers doux et des étés frais. Les mois les plus froids sont janvier et février. La température oscille alors entre 4 et 7°C. La neige et le gel y sont rarissimes. Toutefois, le pays étant proche de la zone Nord-Atlantique de basses pressions, celui-ci est parfois balayé par la grêle ou les tempêtes. Durant les mois les plus chauds, juillet et août, les températures avoisinent en général les 14 à 16°C. Elles peuvent s'élever jusqu'à 25°C.

Chaque région possède un climat spécifique. Au Sud-Est de l'île, le climat est continental ; au Nord-Ouest, maritime. Dans l'ensemble, les précipitations sont uniformément réparties.

Les périodes les plus ensoleillés le sont durant les mois de mai et de juin. À ce moment-là, la moyenne d'ensoleillement par jour sur tout le territoire est en moyenne de six heures. Des pluies abondantes (+/- 1 000 mm par an) alimentent un réseau hydrographique très important (26 000 km de fleuves et rivières).

Pendant l'hiver, le pays est à l'heure du méridien de Greenwich, mais d'avril à octobre, elle le précède d'une heure .

L'Irlande s'est détachée du continent européen à la période glacière qui s'est terminée il y a +/- 12 000 ans. On y remarque ainsi une variété de faune et de flore plus limitée que dans d'autres pays du continent.

Il y a encore quelques années, une grande partie du territoire était recouvert de forêt vierge : chênes, houx, bouleaux, noisetiers et ifs. Déboisé, le pays suit actuellement un programme de reboisement de résineux : épicéa Sitka, épicéa de Norvège, le pin écossais, le mélèze et le sapin. Ces forêts abritent alors des cerfs et des daims qui ont été introduits il y a peu. On rencontre aussi la bécasse, le hibou, la grive ou encore des oiseaux chanteurs, l'écureuil, le lièvre bleu, la musaraigne pygmée, …

La flore des tourbières est constituée de diverses variétés de mousses, de bruyère, …Les régions les plus prolifiques en la matière sont Glengariff et Killarney. Les tourbières accueillent le coucou, l'émerillon, le petit faucon. Quant au Burren, il est connu pour ses espèces florales particulières. Domaine de la toundra, les fleurs y sont prolifiques : la fleur d'aubépine, le sorbier, la violette, l'orchidée… .

Le pays est fort connu pour ses espèces de poissons, vivant dans les rivières et dans les lacs : le saumon, la truite, l'omble, l'anguille, ou encore le brochet, le gardon, la truite arc-en-ciel. Près des rivières, il n'est pas rare de croiser la loutre, la poule d'eau, le cincle, le héron, le martinet, et près des lacs, le cygne, le canard l'oie sauvage..

Le bord de mer, quant à lui, abrite des anémones, des algues, des coquillages, des crustacés et divers poissons.

C'est pour ces raisons que le pays est réputé pour ses parcs nationaux : le parc de Killarney, le parc de Glenveagh, le parc national du Connemara, le Burren ou encore le premier parc forestier des Îles Britanniques à Tollymore .

Des animaux omniprésents en Irlande : le cheval (et le poney) et bien sûr le mouton.

Dans ce pays, le cheval est un animal sacré. Il est d'ailleurs l'emblème sur les anciennes pièces de 20 pence. Un organisme d'État a d'ailleurs été créé Bord na gCapall (Office du cheval irlandais) afin de veiller au maintien de la race chevaline. Preuve de son importance, les quelques 30 champs de courses, et 500 concours hippiques chaque année.

Le poney est quant à lui aussi réputé que le cheval. Il est robuste, intelligent, et possède une crinière et une queue noire. Ces poneys peuvent vivre en liberté mais ne sont pas sauvages. De réputation internationale, ils font l'objet d'une foire dans le Connemara, à Clifden, chaque année en août .

Les premières populations arrivèrent en Irlande au VIIIe millénaire av. J.-C., quand le climat s'est révélé plus hospitalier suivant la retraite des calottes de glace polaires de la dernière période glaciaire. La préhistoire est assez mal connue, nos connaissances se précisent avec l'installation des Celtes au sixième siècle avant J.-C. Après eux, les Vikings ont attaqué et colonisé cette terre au huitième siècle après J.-C. Le chef de l'expédition viking s'appellait thorgis et se proclama roi et abbé d'Irlande. Ce sont les Vikings qui ont fondé la ville de Dublin en l'an 988. Les vikings ont aussi détruit de nombreux monastère en commençant par celui de lindisfarme. La toponymie (noms de villes), par exemple Wexford et Wicklow vient des Vikings. Après cela, les Anglo-Normands colonisèrent l'île avec beaucoup de succès dans sa moitié Est, mais finirent par devenir plus irlandais que les Irlandais eux-mêmes. Sous Henri VIII d'Angleterre l'Angleterre a dès lors colonisé le pays complètement ; les Irlandais ont tenté de lutter contre les Anglais puis les Britanniques et il y a eu beaucoup de révolutions. En 1800, le gouvernement britannique cherche par tous les moyens la voie de l'intégration jusqu'à ce que le Premier ministre William Pitt fasse proclamer l'union de l'Irlande et de la Grande-Bretagne, donnant naissance au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande.

En 1829, le député irlandais Daniel O'Connell (Dónall Ó Cónaill), adepte de la résistance passive, obtint l'émancipation des catholiques. De 1845 à 1847, le mildiou, une maladie de la pomme de terre (aliment de base en Irlande) provoque une effroyable famine : 1,5 millions d'Irlandais meurent. C'est la Grande famine (An Gorta Mór), qui provoquera la plus formidable émigration de l'époque : la moitié des survivants, environ 1 million, s'embarque pour le Nouveau Monde, particulièrement au Canada et aux États-Unis. Certains iront même s'établir en France et en Suisse.

La fin du XIXe siècle est marquée par la montée des revendications nationales chez les catholiques. Un mouvement autonomiste (le sinn fein) réclame le "home rule" tandis que les "orangistes" fidèles à la couronne britannique s'y opposent. En 1914, le home rule est presque accepté mais la guerre en diffère son application. Certains mouvements se radicalisent et jugent les difficultés britanniques lors de la Grande Guerre comme une opportunité pour l'Irlande. Lors des fêtes de Pâques 1916, les nationalistes se soulèvent à Dublin mais sont écrasés par l'armée anglaise. La repression féroce qui frappe le mouvement patriotique (De Valera ne doit sa survie qu'à sa nationalité américaine ; Collins profite de son anonymat) retourne l'opinion internationale au profit des indépendantistes. Toutefois et malgré le soutien des Irlandais des États-Unis, la question irlandaise n'est pas débattue lors des conférences de l'après-guerre.

En 1921, le traité de Londres avec des négociations menées par Michael Collins conduisent à une partition de l'île. L'Irlande du Sud gagne son autonomie suivie d'une guerre civile entre les partisans de l'autonomie et ceux de la république indépendante. L'indépendance est acquise en 1937. L'Irlande du Nord, quant à elle, reste rattachée au Royaume-Uni. La République d'Irlande demeure très pauvre jusque dans les années 1990. Depuis son adhésion à la Communauté européenne, en 1973, son développement économique extrêmement dynamique la place en tête des pays européens. En Irlande du Nord, les Républicains (catholiques) souhaitent, en majorité, que leur région quitte le Royaume-Uni pour intégrer la République d'Irlande. Les Unionistes (protestants), pour leur part, souhaitent rester britanniques.

L'Irlande appelée aussi de façon impropre République d'Irlande est un État indépendant formé de vingt-six comtés ; sa capitale est Dublin.

L'Irlande du Nord est formée de six comtés (à majorité protestante) dans le Nord-Est de l'île et sa capitale est Belfast. Elle est, parfois, appelée « le Nord » (surtout par les Nationalistes), « les six comtés » ou « Ulster », car elle est formée des deux tiers de la province irlandaise d'Ulster qui comprend en réalité neuf comtés dont trois, le Donegal, le Cavan et le Monaghan sont laissés à la République par les Britanniques après le traité anglo-irlandais de 1921.

L'Irlande du Nord est encore une partie du Royaume-Uni, mais sa position est contestée. Les nationalistes veulent quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les unionistes, pour leur part, ont une position qui va à l'opposé. Ce conflit est à la base de troubles dans la région et s'est étendu de 1969 à l'accord de Stormont en avril 1998. Dès lors, il existait un parlement décentralisé à Belfast mais à cause des conflits persistants entre les nationalistes et les unionistes, il a été suspendu et c'est actuellement le gouvernement du Royaume-Uni qui le gouverne directement. Le conflit est devenu de plus en plus politique et de moins en moins violent.

Le gouvernement de Tony Blair avait donné jusqu'au mois de novembre 2006 pour trouver un terrain d'entente afin de restaurer les institutions en Irlande du Nord. À défaut, Londres reprendrait définitivement la main. Les militaires britanniques ont donc quitté l'Irlande du nord en 2007, en même temps que la retraite de Tony Blair, pour encourager la poursuite du processus de paix.

Malgré la séparation politique, beaucoup d'organisations travaillent sur une base tout-Irlande, par exemple l'Irish Rugby Football Union, IRFU ou encore le GAA (Gaelic Athletics Association) qui regroupe les sports traditionnels du « hurling » et du « football gaélique ».

La présidente actuelle est Mary McAleese et son premier ministre est Brian Cowen.

L'Irlande a pour langues officielles l'anglais, ainsi que le scots d'Ulster parlée dans la Province d'Ulster et l'Irlandais parlée en Irlande du Nord.

Malgré l'indépendance et l'utilisation d'une signalisation routière bilingue, la République d'Irlande n'a pu relancer complètement la langue irlandaise. L'extrême pauvreté du pays, qui ne s'est pas résolue dans les premières décennies suivant l'indépendance, faisait de l'émigration une activité économique de première importance, et les Irlandais continuaient d'émigrer dans des pays anglophones, comme au XIXe siècle. Néanmoins, une partie de l'ouest de l'Irlande, dite gaeltacht, se démarque comme zone où l'irlandais demeure langue maternelle et langue vivante première. À Dublin, la place de l'irlandais est moindre, cependant, depuis l'indépendance, les écoliers de l'état d'Irlande apprennent aussi la langue irlandaise, en plus de l'anglais.

L'Irlande est habitée depuis l'Âge de la pierre. Les historiens datent l'installation des premiers Celtes entre le VIe et le Ier siècle av. J.-C.. Au VIIIe siècle, la tranquillité du territoire est troublée par l'arrivée des Vikings, puis par les Normands et les Anglais. La fertilité du sol, dans cette île au climat doux (comparativement à la Grande-Bretagne), permit un accroissement démographique. Ainsi, en 1841, on comptait plus de huit millions d'habitants, soit presque la moitié de la population de la Grande-Bretagne de l'époque, aujourd'hui quasiment 10 fois plus peuplée que l'île d'Irlande. La grande famine de 1846 divise la population par deux, tant par les décès massifs que par l'émigration. Cette famine est difficilement séparable de causes socio-économiques liées à la domination anglaise qui maintient la majorité irlandaise dans une exclusion économique et sociale dure. La plupart des terres appartenaient alors à des propriétaires britanniques dont les Irlandais étaient les fermiers. L'accès à plusieurs postes civils et militaires, dans le Royaume-Uni des XVIIIe et XIXe siècles, était exclu aux catholiques. L'émigration suite à ce désastre sera à l'origine de l'importante diaspora irlandaise, notamment aux États-Unis, où les descendants d'Irlandais représentent aujourd'hui près de 39 millions de personnes.

Aujourd'hui, la population est de 6 millions d'habitants (République en 2006 et Irlande du Nord en 2001). La population urbaine est de 59 %. La densité est de 56,4 hab./km². L'espérance de vie des hommes est de 73 ans (en 2002) et celle des femmes, de 78,5 ans (en 2002). Le taux d'accroissement naturel (par 1 000 habitants) est de 31,1. Quant au taux de fécondité, il est de 2,0 (l'Irlande, où l'avortement n'est pas autorisé, est le pays d'Europe ayant le plus fort taux de fécondité, ex æquo avec la France).

Le solde migratoire (par 1 000 habitants) est de 7,0.

Plus de 3 000 familles, soit environ 20 000 personnes constituent une communauté sans domicile fixe. Leur nom, les tinkers remonte au temps où les hommes et les femmes allaient de village en village, proposaient leurs services pour réparer les casseroles et autres récipients. Ils parlent un dialecte spécifique où le gaélique occupe une large part. La plupart vivent dans des caravanes, aux abords des villes. Marginalisés, ils sont victimes de préjugés de leurs concitoyens. Un parfait exemple en est donné dans le film de Mike Newell : Into the West (Le cheval venu de la mer).

L'Irlande est membre de l'Union européenne et appartient à la zone euro. En 1992, les Irlandais avaient massivement approuvé la ratification du traité de Maastricht sur l'Union européenne mais n'ont ratifié le traité de Nice qu'après un deuxième référendum, en 2002. Avec 4,9 % de croissance du produit intérieur brut en 2004, la République d'Irlande est devenue un des pays les plus prospères d'Europe. Autrefois considéré comme "l'homme malade" de l'Europe, le pays connait un boum économique depuis 1990. Surnommée le Tigre celtique, en raison de ses bonnes performances économiques, l'Irlande possède un des taux de chômage les plus faibles d'Europe avec environ 4,4 % de chômage et a considérablement réduit sa dette publique (de 50 % du PIB en 1999 à 39 % en 2000, pour atteindre 24 % en 2003). le PIB par habitant de l’Irlande est passé de 69 % de la moyenne de la zone en 1990 à 144 % en 2007.La croissance de l’économie irlandaise a été vive et ininterrompue pendant sept ans, oscillant entre 6 et 11 %, soit 9 % en moyenne annuelle contre 2,5 % pour l’ensemble de la zone euro. La croissance a été dopée par la fiscalité avantageuse des entreprises au point que les Irlandais craignent l'adoption du Traité de Lisbonne qui imposerait à l'Irlande une harmonisation jugée défavorable. L'inquiétude est d'autant plus grande que l'essoufflement économique se fait sentir (ralentissement net de la croissance et des recettes publiques) et que l'inflation est importante .

La Banque centrale du pays prévoit un repli de 7% de son Produit intérieur brut en 2009. Pour le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, la situation est "grave".

La Banque centrale d'Irlande a indiqué vendredi 3 avril miser sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 7% en 2009 et de 3% l'année suivante. La chute cumulée de l'activité entre 2008 et 2010 est estimée à "plus de 12%", une crise que l'institution a qualifiée de "sans précédent". Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, a, lui, qualifié de "grave" la situation économique du pays, qui fait face à une spectaculaire récession et à une envolée de son déficit public. Ces prévisions, qu'on trouve dans le dernier bulletin trimestriel de conjoncture publié par la "Banc Ceannais", sont encore plus pessimistes que celles du gouvernement, qui a dit jeudi soir envisager une baisse du PIB de 6,75% cette année. Le Produit intérieur brut irlandais s'est déjà contracté de 2,3% en 2008, un record, ce qui constitue la première récession en année pleine depuis 1983. Ce repli contraste avec les taux de croissance importants des années précédentes (+6% encore en 2007). L'Irlande avait ainsi gagné le surnom de "tigre celtique".

L'agriculture occupe une place très importante dans l'économie irlandaise. Elle représente 10 % du PIB et emploie un cinquième de la population active. Ce sont essentiellement des fermes familiales qui produisent le bétail et les produits laitiers (70 % de la production agricole). Plus de la moitié de la production est exportée.

La sylviculture se développe peu à peu, grâce notamment au programme de reboisement préconisé depuis quelques années. De même, la pêche s'est développée. Certaines villes comme Illibegs dans le Donegal repose économiquement sur l'exploitation des produits de la mer.

L'industrie s'est concentrée à l'Est du pays, près des grands centres urbains, notamment Dublin. Progressivement, elle s'est développée à l'Ouest. Le gouvernement a d'ailleurs créé une autorité du développement industriel pour venir en aide aux industries locales.

L'Irlande possède une grande richesse minérale : le zinc, qui a d'ailleurs permis au pays de se hisser au premier rang européen de la production de produits concentrés en zinc et en bronze. Les ressources énergétiques sont multiples et variées : baryte, phosphate, gaz naturel, charbon …

Le tourisme est l'une des plus anciennes ressources du pays. Déjà au XIXe siècle, des services routiers parcouraient plus de 6 000 km par jour. La plupart des visiteurs venaient d'Angleterre, ou encore des États-Unis.

En termes d'exploitation, le tourisme se situe au troisième rang de la production nationale. Il emploie plusieurs milliers de personnes.

La plupart des voyageurs viennent explorer la culture ou admirer le paysage!

L'interdiction de fumer en tout lieu public de la République n'a en rien altéré la fréquentation en ces lieux de consommation.

L'Irlande reste un endroit où la religion (catholique en Irlande du Sud, protestante et catholique en Irlande du Nord) est très présente. Le divorce n'est légal dans la République que depuis 1995, alors qu'un réel débat ne fait que s'amorcer sur l'avortement. Toutefois, l'homosexualité et la contraception sont généralement acceptés.

L'Irlande est la terre des sports gaéliques. Le hurling et le football gaélique sont les disciplines sportives les plus pratiquées sur toute l'île. Le hurling fait partie de l'identité nationale. Un match est d'ailleurs décrit avant la bataille de Moytura en 1272 avant J-C. D'après la légende, le héros Cù-Chulainn battut à lui seul 150 opposants dans une partie de hurling. Les sports gaéliques sont organisés par une asspciation transnationale, l'Association athlétique gaélique ou GAA. C'est la principale association irlandaise en termes d'effectifs (800 000 membres) et d'influence.

Viennent ensuite les sports en provenance de Grande-Bretagne, le football et le rugby. En rugby, l'île d'Irlande ne connait plus de frontières : il est organisé de manière transfrontalière. L'État d'Irlande et l'Irlande du Nord partagent clubs, championnat et équipe nationale. Les quatre équipes majeures sont: Leinster Rugby, Munster Rugby, Connacht Rugby et Ulster Rugby.

Le golf est aussi une véritable passion nationale. Il existe plus de 250 terrains de golf. Le principal tournoi est le Carroll's Irish Open. Padraig Harrington est le principal champion irlandais de ce sport.

De par la proximité de la mer, l'engouement pour la voile semble être tout à fait normal. Le plus vieux club de voile a d'ailleurs été fondé en 1720, et se trouve à Cork (Royal Cork Yacht Club).

Parallèlement, au fil des ans, le cyclisme se développe dans le sillage de champions internationaux come Sean Kelly et Stephen Roche.

Les sports équestres sont très présents. Les courses hippiques dont le site principal est le curragh sont très prisées. L'équitation progresse beaucoup grâce à la talentueuse Jessica Kürten qui remporte de plus en plus de victoires avec ses chevaux.

En Irlande (Eire), 91% de la population est catholique, 5% protestante. Les 2% restants sont juifs (0,6%) ou athées. En Ulster, 53% de la population est protestante.

L'Irlande est représentée par une plaque commémorative, situé dans la ville de Québec, au Canada. Cet emblème souligne l'apport important d'immigrants irlandais dans l'histoire du Québec et particulièrement dans la ville de Québec. Plus de 30% des Québécois auraient des origines irlandaises.

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Irlande (pays)

Armoiries de l'Irlande

L'Irlande, ou Eire (Éire (API ) en irlandais ou Ireland en anglais), est un pays d'Europe de l'Ouest, membre de l'Union européenne depuis 1973. C'est une république qui partage l'île d'Irlande avec l'Irlande du Nord restée partie constitutive du Royaume-Uni. C'est également l'une des six « nations celtiques ».

Le symbole officiel du pays est la harpe celtique (qui figure sur les pièces d'euro), mais le trèfle à trois feuilles est souvent utilisé, notamment par l'équipe irlandaise de rugby.

Il existe deux langues officielles en Irlande. La constitution dispose que la première langue nationale est le gaélique irlandais, et que l'anglais est une langue annexe. Toutefois, l'anglais est fortement majoritaire, et le gaélique, bien qu'enseigné obligatoirement à l'école, n'est plus parlé couramment que par très peu de personnes, essentiellement dans les différentes zones du gaeltacht.

Selon la constitution de 1937, le nom officiel de l'État est Eire en irlandais ou Ireland en anglais.

Depuis la loi qui a établi la République le 18 avril 1949, le pays a aussi comme nom d'usage courant « République d'Irlande » (Republic of Ireland en anglais, Poblacht na heireann en irlandais), appellation non reconnue constitutionnellement. Par exemple, la présidente s'appelle présidente d'Irlande et non pas présidente de la République d'Irlande. En outre, les sources toponymiques francophones (IGN, UE, OIT) indiquent bien que la forme longue (ou officielle) du pays est Irlande, ce qui est confirmé par les versions françaises des traités européens dont l'Irlande fait partie.

L'appellation anglaise Irish Republic (République irlandaise) n'est pas utilisée – c'est le nom de la république autoproclamée le 21 janvier 1919. Entre 1922 (sortie du Royaume-Uni) et 1937, l'État s'appelait État libre d'Irlande (Saorstát Éireann en irlandais, Irish Free State en anglais).

La République d'Irlande est une île située au Nord-Ouest du continent européen dans l’Atlantique Nord. Elle s'étend sur une superficie de 70 282 km². Elle se situe au 53° Nord et au 8° ouest. Le pays comprend vingt-six comtés (trente-deux pour toute l'Irlande) depuis la partition du pays en 1921.

La capitale de l'Irlande est Dublin (ou Baile Átha Cliath en irlandais), mais d'autres villes possèdent une certaine notoriété : Galway, Cork, Waterford, etc.

La morphologie de l'île comprend une plaine centrale entourée de montagnes et de collines (le Donegal), de tourbières, de lacs et de rivières. Au sud-ouest, les falaises de Moher s'ouvrent sur l'océan Atlantique. Plus au nord, les îles d'Aran font face à la baie de Galway. À l'est du pays, au nord de Dublin, le rivage est assez plat. Mais tout autour de l'île s'étendent de nombreuses plages de sable fin.

Le climat est de type tempéré océanique, ou Cfb selon le système de classification de climat de Köppen. Les étés sont généralement chauds et les hivers doux. Les mois de mai et juin sont les plus ensoleillés. Les précipitations sont assez importantes. Celle-ci tombent rarement sous forme de neige.

Les premiers occupants de l'Irlande sont arrivés sur l'île environ au 9e millénaire av. J.-C.. Ensuite sont venues des peuplades mégalithiques, puis néolithiques, qui ont développé l'agriculture et l'élevage. Au VIe siècle av. J.-C., les Celtes vont imposer la civilisation laténienne. C'est une société parfaitement organisée en clans, et parlant le gaélique dans lequel les premiers poètes composent des chants et légendes qui constituent le patrimoine autochtone.

Les traces les plus anciennes du peuplement de l'île remontent au 9e millénaire av. J.-C., elles ont été retrouvées dans le comté de Waterford. Une migration de populations mésolithiques est attestée vers la LXVIe siècle av. J.-C., il semble qu'il s'agisse de peuples venus d'Europe du Nord, passés par l'Écosse. Ils se sont installés dans la région de l'actuelle Ulster. Leur mode de vie est une économie de prédation (chasse et pêche) qui va progressivement évoluer vers l'agriculture et l'élevage. Ils connaissent l'usage d'outils en pierre polie, cultivent la terre et ont du bétail. C'est une civilisation mégalithique qui érige des dolmens à vocation funéraire. De nouveaux arrivants entre XXe et XVIIe siècle av. J.-C. apportent l'âge du bronze. C'est de cette époque que date l'exploitation de mines de cuivre dans les régions de Cork et Kerry et d'or dans le Wicklow.

C'est vers -500 que les Celtes font leur apparition en Irlande, leur civilisation sur l'île va durer près de mille ans. Leur arrivée s'est faite par deux routes différentes, par l'actuelle Grande Bretagne et par l'Espagne. La mythologie celtique a d’ailleurs conservé le souvenir de cette origine espagnole puisque, selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande), les Milesiens (c’est-à-dire les Gaèls) sont dits fils de Míl Espáine. Avant l'introduction de la civilisation de La Tène (second âge du fer), l’histoire d’Erin est largement mythique.

La structure de la société celtique reprend le schéma de la structure sociale tripartite des Indo-européens au sommet de laquelle on trouve une classe sacerdotale composée des druides, des bardes et des vates. Les druides ont en charge la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination ; les bardes sont spécialisés dans la poésie orale et chantée et doivent faire la louange, la satire ou le blâme ; les vates sont des devins qui se consacrent plus particulièrement à la divination et à la médecine. En Irlande, les filid (bardes) vont devenir les membres les plus influents de cette classe sacerdotale, dont une des prérogatives est de conseiller le roi. Dans la civilisation celtique, le rôle du roi est non seulement de mener la guerre, mais surtout de redistribuer les richesses et de dire la justice, inspirée par les druides. Longtemps ces rois n’ont été que des chefs au pouvoir incertain et aux successions problématiques. La deuxième classe de la société est celle des guerriers et la troisième est celle des producteurs, artisans, agriculteurs et éleveurs. Ces clans vont progressivement fusionner pour constituer quatre royaumes (ou provinces) : l’Ulster, le Leinster, le Munster et le Connacht (Connaught). Au début du Ve siècle, un Ard ri Érenn (roi suprême d’Irlande) étend son pouvoir sur toute l’île, il siège à Tara capitale de Meath. Les autres rois lui doivent le «  boroma  », tribut payable en bétail – son non-paiement entraîne des guerres dont la mythologie se fait l’écho, tout autant que les razzias.

Les romains, qui occupent la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle), n'occuperont dorénavant jamais l'Irlande (qu'ils appellent Hibernie), peuplée de populations trop difficilement assimilables et loin du centre de l'Empire.

La christianisation de l’Irlande marque la fin de la civilisation celtique, du moins en ce qui concerne sa mythologie, car la structure de la société s’est maintenue, avec une classe sacerdotale prédominante. Les circonstances exactes de l’introduction du christianisme dans l’île sont mal connues, d’autant que les textes relatifs à son initiateur, Saint Patrick sont largement hagiographiques.

Padraig serait né en 390 en un lieu incertain de l’île de Bretagne. C’est le fils d’un fonctionnaire britto-romain. En 405, il aurait été victime d’une razzia de Gaels et aurait été emmené comme esclave en Irlande, sous le règne du Ard ri Érenn, Niall Noigiallach. Pendant six années de captivité, passées à surveiller les troupeaux, sa foi en Dieu se serait affermie et une fois évadé, il aurait poursuivi ses études théologiques en Gaule. Les dates de son retour en Irlande sont incertaines (entre 432 et 490 selon les différentes thèses) mais la conversion de l’île serait intervenue sous le règne du roi Loegaire, fils de Niall. Patrick est souvent décrit en train de discuter avec les druides et tenter de les convaincre que sa « magie druidique » est plus puissante que la leur. La légende rapporte aussi qu’il a fait fuir tous les serpents et explique le principe de la Trinité par la feuille de trèfle. Le concept de triades était en effet très répandu dans la mythologie celtique. Patrick est mort vers 461.

Dans ce contexte, la conversion du pays ne s’est faite que par celle des filid, qui sont devenus les porteurs de la nouvelle religion, de manière pacifique. Le rite celte est imprégné par les usages monastiques : les moines des pays celtiques sont renommés dans toute l'Europe. Les monastères de Clonard, Clonmacnoise, Glendalough sont des centres importants de culture et de spiritualité. L’église d’Armaght est fondée vers 445. Au VIe siècle, la fondation du monastère de Bangor (558) par Comgall et celui de l’île d’Iona par Colomba, qui permirent l’évangélisation de l’Écosse. Ce n’est qu’au VIIe siècle que le synode de Whitby (664) préconise l'abandon des rites celtes au profit du rite romain.

Au VIIIe siècle, la croissance démographique et des guerres de succession entraînent, semble-t-il, des peuples scandinaves, Norvégiens et Danois, à sortir de leurs territoires. Les Varègues partent vers l’est et fondent en Russie des embryons d’États, les Vikings (du norrois fara í víkingu : partir en expédition et víkingar qui désigne ceux qui partent) déferlent sur les îles britanniques à l’Ouest et le continent au Sud.

L’Irlande vit un âge d’or intellectuel par le dynamisme de ses institutions religieuses, mais sur le plan politique l’île est divisée entre cent et cent cinquante tuatha (les clans), à la tête de chacun desquels se trouve un rí (roi). Ces chefs sont eux-mêmes assujettis au roi d’une des cinq provinces (Ulster, Connacht, Munster, Leinster et Meath). Le Ard rí (roi suprême) porte un titre honorifique : son titulaire ne bénéficie pas d'une réelle autorité.

C’est dans ce contexte d’instabilité que les Vikings arrivent dans l’île. Les premières expéditions attestées sont de 795, ils brûlent l’église de l’île de Lambay ainsi que les monastères d’Inisbifin et d’Inismurray; ce dernier subira un nouvel assaut en 807. Dès 812 les raids se concentrent sur la côte ouest, puis sur les rivages de la mer d'Irlande. Au début des années 820 le tour de l’île est accompli. Pendant une quarantaine d’années, les Vikings vont multiplier les raids et le razzias, privilégiant les monastères, non pour des raisons religieuses, mais parce que plus riches en trésors. Durant les années 830, ils remontent les fleuves et pénètrent à l’intérieur des terres qu’ils ravagent. En 836, ils empruntent la rivière Shannon et pillent le Connaught. L’année suivante, deux flottes d’une soixantaine de drakkars chacune, reconnaissent la Liffey et La Boyne, les territoires sont systématiquement ravagés, les habitants massacrés. Nombreux sont les exemples de leurs méfaits. L’hiver 840-841 marque une étape, puisque pour la première fois les Vikings passent la saison dans l’île et s’installent dans des places fortifiées qui deviennent aussi des lieux de commerce : Dublin, Annagassan, puis par la suite, Wexford, Cork, Limerick, pour ne citer que quelques établissements. Ce sont autant de bases retranchées qui permettent des expéditions vers l’intérieur, dont le point culminant semble être l’année 845, à tel point que l’on parle d’invasion. Le revers de la médaille est que les rois celtes peuvent parfois les contenir et les assiéger.

Après la victoire de Brian Boru à la bataille de Clontarf, en 1014, l'Irlande connaît une brève période d'indépendance. Mais à la fin du XIIe siècle, l'Angleterre entreprend sa conquête. Après s'être limitée à l'ouest de l'île, en 1494, la couronne anglaise déclare sa domination sur toute l'île (loi Poynings). En 1541, Henri VIII prend le titre de roi d'Irlande. La colonisation par les confiscations de terres se développe alors. (cf.Plantations en Irlande).

Une grande révolte éclate en 1641, brisée par Oliver Cromwell en 1649 (massacres de Drogheda et Wexford). Les Irlandais ont profité de la première révolution anglaise pour tenter de recouvrer leur indépendance. Cromwell débarque à Dublin (durant l'été 1649) avec ses soldats, les « Côtes de Fer » et organise un véritable massacre. Selon les sources, entre le tiers et la moitié de la population de l'île est massacrée. Après sa défaite, l'Irlande est soumise à l'autorité et aux lois de l'Angleterre et les terres du Nord du pays sont confisquées et attribuées à des colons venus d'Écosse et d'Angleterre.

Jacques II, roi catholique chassé du trône de l'Angleterre protestante, tente de reprendre pied en Irlande et y est défait à la bataille de la Boyne (1690), le sort de l'Irlande s'aggrave encore. En 1704, Guillaume III promulgue des « lois pénales » anti-catholiques.

Un nouveau soulèvement a lieu en 1798, nourri aussi bien par l'émancipation des États-Unis que par l'exemple de la Révolution française (il est commémoré par la chanson The Wind That Shakes the Barley). La répression est terrible et le 1er août 1800, en réaction, la Grande-Bretagne proclame un « acte d'union » unissant totalement l'Irlande au Royaume-Uni.

Le XIXe siècle est marqué par une émigration massive des Irlandais (plusieurs millions) en direction de l'Amérique, émigration accrue par les conséquences de la terrible famine qui sévit en Irlande entre 1846 et 1848. Cette famine est d'ailleurs l'objet de controverses, les nationalistes irlandais considérant que c'est délibérément que la couronne britannique laissa les Irlandais mourir de faim.

Mais à la fin du XIXe siècle, le mouvement pour l'indépendance reprend de la force, les élus irlandais au parlement britannique s'en font l'écho. Une suite de réformes agraires commence à restituer des terres aux Irlandais. En 1905, le Sinn Féin indépendantiste est fondé. De son côté, James Conolly fonde le premier journal socialiste irlandais : Workers' Republic. Des syndicats irlandais se développent.

En 1914, le « Home Rule » est voté, donnant une autonomie relative à l'île. Néanmoins le pouvoir suspensif de la Chambre des Lords puis le déclenchement de la première guerre mondiale l'empêcheront d'être mis en œuvre.

Durant la guerre, en 1916, sous la direction de l'Irish Republican Brotherhood du Sinn Féin et de l'Irish Citizen Army de James Conolly, éclate l'insurrection de Pâques 1916 à Dublin, qui proclame la République au nom de Dieu et des générations disparues. Elle est écrasée au bout d'une semaine. Mais le Sinn Féin en retire une popularité accrue : il remporte triomphalement les élections de décembre 1918, constitue un parlement irlandais (le Dáil Éireann) et proclame l'indépendance. Le pouvoir britannique dissout le parlement. Un nouveau soulèvement éclate, qui va durer trois ans.

Le 6 décembre 1921, des négociations entre le gouvernement britannique et les dirigeants nationalistes irlandais aboutissent au traité de Londres, qui fait de l'Irlande, amputée de l'Ulster, un dominion au sein de l'empire britannique, l' Irish free state, qui se dotera d'une constitution en octobre 1922. En fait, la partition de l'île s'est faite sur des critères économiques, l'Ulster étant la région la plus développée à l'époque ; elle comprend 6 comtés, dont 2 avec une faible majorité catholique. Ce traité fut ratifié de peu par le Dáil Éireann en décembre 1921, mais fut rejeté par une large majorité. Cela entraîna la Guerre civile d'Irlande qui dura jusqu'en 1923, opposant les adeptes d'une poursuite de la lutte pour obtenir l'indépendance complète de l'île et les partisans du compromis de 1921.

Durant ses premières années, ce nouvel État fut gouverné par les vainqueurs de la guerre civile. Cependant, en 1932, Fianna Fáil, le parti des opposants au traité, dirigé par Éamon de Valera, remporte les élections (il restera au pouvoir jusqu'en 1948). En 1933, De Valera, devenu président du conseil, fait abolir le serment au souverain du Royaume-Uni.

En 1937, il fait adopter une nouvelle constitution qui renomme l'État en Éire ou en anglais et en français, Ireland (preface to the Constitution). Un traité conclu en 1938 avec le Royaume-Uni, lui laissant ses bases navales en Irlande, entérine cette indépendance. L'Irlande resta neutre durant la Seconde Guerre mondiale, interdisant même officiellement au Royaume-Uni l'usage militaire de ses ports et aéroports.

En février 1948, c'est le parti Fine Gael qui remporte les élections. Le gouvernement de coalition qu'il constitue avec le parti travailliste proclame la République d'Irlande, le 18 avril 1949, quittant le Commonwealth.

Depuis 1949, l'Irlande est une république parlementaire.

Le président d'Irlande (Uachtarán en irlandais, President en anglais) est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Le Dáil Éireann est le nom irlandais de la chambre basse du Parlement (l'Oireachtas) de l'Irlande. Il est directement élu tous les cinq ans selon un système de représentation proportionnelle (selon la méthode du vote transférable). Il a le pouvoir de voter les lois, de nommer et de remplacer le Taoiseach (Premier ministre). La chambre haute s'appelle Seanad Éireann.

L'Irlande est divisée entre trente-deux comtés et quatre provinces. Les provinces suivent approximativement les anciennes provinces d'Irlande, les six comtés d'Irlande du Nord, en Ulster ne sont pas inclus. Les provinces ne sont pas utilisées par l'administration, elles sont utilisées seulement pour les sports, le rugby ou les sports gaéliques.

Les comtés sont utilisés pour l'administration locale. Ils ont été créés par les Britanniques après la conquête de l'Irlande. Il y a 26 comtés traditionnels dans la république plus les comtés de Nord-Tipperary et de Sud-Tipperary et les comtés issus de la partition du Comté de Dublin (Dublin Sud, Fingal et Dun Laoghaire-Rathdown ). Certaines villes ont aussi un pouvoir de décision du même niveau que le comté au travers d'un conseil de Cité (Dublin, Cork, Galway, Limerick et Waterford).

L'Irlande comptait environ 4,34 millions d'habitants en avril 2007 et la croissance démographique annuelle s'élevait à 2,5%, un chiffre particulièrement élevé pour l'Europe. La densité toutefois reste assez faible : avec un peu plus de 60 hab/km², elle est est presque deux fois moindre que la moyenne de l'Union européenne, ensemble dont l'Irlande regroupe moins d'1% de la population.

Le dynamisme démographique est relativement nouveau dans le pays. Il est dû à la relative jeunesse de la population, à un taux de natalité élevé pour l'Europe et surtout à une forte immigration. Il s'agit d'un phénomène assez nouveau : la croissance démographique n'a commencé que dans les années 1960. Auparavant, la région s'était fortement dépeuplée. Elle comptait 6,5 millions d'habitants en 1841, et passe à 5,1 millions en 1850 du fait d'une grande famine accompagnée d'une émigration massive. L'émigration s'est poursuivie pendant le XIXe siècle et une bonne partie du XXe siècle, et a fait plus que contrebalancer l'excédent naturel. La population a donc globalement continué à décroître jusque dans les années 1960 : 3,2 millions d'habitants en 1901 et 2,8 millions en 1961. A partir de cette date la population a crû de nouveau. Dans les années 1990, et plus encore les années 2000, la population immigrée a fortement augmenté. En 2006, 14% des résidents était nés hors de la république d'Irlande. La plupart viennent d'Europe, du Royaume-Uni pour plus de la moitié, d'Europe de l'Est pour une part importante et en rapide augmentation.

La forte croissance des années quatre-vingt-dix lui avait valu le titre de tigre celtique.

Comme onze autres pays européens, l'Irlande a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002).

Le taux de croissance économique en Irlande avait atteint 10,5% en 2000 ; en 2005 le taux de croissance était de 5,5% pour 6% en 2006.

Le taux de chômage est de 4,3% (2005). Au deuxième trimestre de 2006, 2 017 000 personnes travaillaient en République d'Irlande, soit 87 800 personnes de plus que l'année précédente. La plus forte hausse a eu lieu dans l'industrie de la construction et la vente. Toutefois, malgré ce développement économique, le bureau central des statistiques estime que 19% de la population présente des risques de pauvreté. Ceci est en partie dû à la forte inflation de ces dernières années, notamment dans le domaine du logement.

Selon des statistiques publiées par Eurostat et la Commission européenne, l’Irlande arrive au troisième rang des pays de l'UE (après le Luxembourg et le Danemark) pour le PIB par habitant ajusté en fonction des normes de pouvoir d’achat. Elle était au douzième rang selon les mêmes critères en 1992.

Tous les comtés du pays ont su développer leur infrastructure afin d'attirer les touristes du monde entier. Le pays offre ainsi de nombreuses activités, telles que la pêche, l'équitation, le golf, la randonnée pédestre... afin de découvrir les richesses du pays.

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Politique de l'Irlande

Blason de l'Irlande

La vie politique de la République d'Irlande s’inscrit dans le cadre d’un régime parlementaire.

Le pouvoir exécutif est exercé par le Gouvernement ; le chef du gouvernement est le Taoiseach. Le pouvoir législatif par le Gouvernement et le Parlement composé de deux chambres, le Dáil Éireann et le Seanad Éireann. Le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et législatif. Le chef de l'État est le président de la République mais ses pouvoirs sont restreints.

Il existe un grand nombre de partis politiques en Irlande. Les deux principaux, qui se partagent le pouvoir depuis l’indépendance en 1919 sont les Fianna Fáil et Fine Gael.

L’État d’Irlande est régit par la Constitution de l’Irlande, officiellement connue sous le nom Bunreacht na hÉireann et adoptée en 1937. La constitution est dans la tradition de la démocratie libérale. Elle définit les principaux organes de gouvernement et garantie les droits fondamentaux des citoyens.

La Constitution ne peut être amendée que par référendum. Les derniers référendum constitutionnels ont concerné l’avortement, le statut de l’Église catholique, le divorce et l’Union européenne.

Le président de l’Irlande (en irlandais Uachtarán na hÉireann) est le chef de l’État d'Irlande. Le Président est élu directement par le peuple pour une durée de sept ans, renouvelable une fois maximum.

La présidence est une charge largement représentative, mais le président peut exercer néanmoins certains pouvoirs limités. La charge a été créée par la Constitution de l’Irlande en 1937. La résidence officielle du président est Áras an Uachtaráin à Dublin.

Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Celui-ci consiste en un Premier ministre le Taoiseach, un Tánaiste et treize autres ministres. Le Taoiseach est appointé par le président après avoir été désigné par le Dáil Éireann, la Chambre basse du Parlement. Les ministres sont nommés par le Taoiseach et approuvés par le Dáil.

L'État irlandais est une juridiction de common law. Le système judiciaire est composé de la Cour Suprême, une Haute Cour de Justice et de nombreuses cours établies par la loi. Les juges sont appointés par le Président après avoir été nommés par le gouvernement. Ils peuvent se voir retiré leur charge pour cause de mauvaise conduite ou d’incapacité et ce uniquement sur avis des deux chambres composant l’Oireachtas. La plus haute court d’appel est la Cour Suprême qui est composée du Chef de Justice et de sept autres juges. La Cour Suprême a le pouvoir de contrôle de constitutionnalité et peut déclarer invalide tout acte ou loi de l’État qui contreviendrait à la Constitution.

La démocratie locale en Irlande est organisée par les Local Government Acts. Le plus important d’entre eux est celui qui a été signé en 2001 et qui établi la structure dite des deux tiers du gouvernement local.

Un nombre restreint de partis politiques ont une représentation nationale au Dáil et les coalitions gouvernementales sont très fréquentes. Aucun deux partis principaux de la vie politique irlandaise les Fianna Fáil et Fine Gael ne s’identifie fermement comme étant des partis de droite ou de gauche.

Le troisième plus grand parti du pays est celui du centre gauche le Labour Party. Le Labour est accompagné sur sa gauche par le Parti Vert et sur son extrême gauche par le Sinn Féin et le Socialist Party.

La droite est représentée par les Progressive Democrats qui sont d’obédience libérale classique.

Enfin des députés indépendants jouent aussi un rôle important dans la vie politique du pays.

L’Irlande du Nord est un facteur majeur de la vie politique en Irlande. Cela ne s’est pas atténué depuis la partition de l’île en deux entités distinctes.

Les troubles n’ont pas épargné la République d’Irlande. Cette question d’intérêt national a très souvent été une source de conflit entre le gouvernement de Dublin et celui du Royaume-Uni. Dans le but de trouver une solution sur du long terme le gouvernement irlandais s’est rapproché de celui de Londres, ce partenariat politique a trouvé un premier aboutissement avec l’accord du Vendredi Saint en 1998. Alors que le Sinn Féin a de tout temps bâti une organisation politique à cheval sur les deux États, les autres partis politiques irlandais se sont limités à une action strictement nationale. Ce n’est que très récemment que le Fianna Fáil a ouvert une cumann (une section locale) à Derry et a commencé à recruter à Queen’s University à Belfast.

L'Irlande est membre de l'Union européenne.

Depuis également le 1er janvier 2007, l'irlandais qui avait auparavant le statut de langue des traités est devenu une langue de travail et la 23e langue officielle, à part entière. Ce nouveau statut a été accordé le 13 juin 2005 par le Conseil.

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Brian Lenihan, Jnr

Brian Joseph Lenihan SC (en irlandais Brian Ó Luineacháin), né le 21 mai 1959 à Dublin, est un homme politique irlandais. Il est actuellement le député (TD) Fianna Fáil de Dublin Ouest, et le ministre des Finances.

Il a fait ses études au Belvédère Collège, Dublin, puis à Trinity College, où il a reçu son baccalauréat ès arts. Brian Lenihan a ensuite obtenu un diplôme en droit de l'Université de Cambridge, avant de retourner au Kiurner au King's Inns, à Dublin où il a été formé comme avocat. Il a commencé à donner des leçons de droit à Trinity College en 1984, l'année même où il fut appelé à la barre. De 1992 à 1995 il a été membre de la Criminal Injuries Compensation Tribunal et de la Garda Síochána Complaints Comité d'appel, et en 1997 il devient avocat-conseil.

M. Lenihan s'est marié à Patricia Ryan, et ils ont deux enfants, une fille et un garçon.

Lenihan est membre d'une célèbre dynastie politique irlandais. Son père Brian Lenihan a été ministre de cabinet pendant plus de vingt-cinq ans, Tánaiste, et un candidat au poste de président dans l'élection de 1990. Son grand-père était Patrick Lenihan qui ont suivi son fils dans le Dáil de 1965 jusqu'en 1970. Lenihan est la tante de Mary O'Rourke, TD pendant plus de vingt ans et un ancien ministre de cabinet. Son frère Conor Lenihan est aussi député et ministre d'État. Un autre frère, Paul étudie le droit en France.

Lenihan s'impliquer dans la vie politique en 1996, quand on lui a demandé de se présenter dans l'ouest de Dublin d'une élection provoquée par le décès de son père. Noel Dempsey, le Fianna Fáil, qui était le directeur des élections dans le concours, ne s'attendait pas à son parti d'organiser le siège, Lenihan garanti 252 autres de première préférence de voix que Joe Higgins, du Parti socialiste, et a été élu le 11 count . À la suite de sa réélection à l'élection générale de 1997 Lenihan est devenu président de la All-Party Oireachtas commission de la Constitution. Il a servi à ce poste jusqu'en 2002, date à laquelle il a été nommé ministre d'État (avec une responsabilité particulière pour l'enfance). Il a conservé le poste en 2005, lorsque le gouvernement a mis à niveau vers un rôle des divers départements pour permettre à tous ceux qui au sein du gouvernement, dont le travail consiste à s'occuper des intérêts des enfants à travailler sous une égide. Bien que n'étant pas membre du cabinet, il a été autorisé à assister aux réunions du cabinet.

Après l'élection générale de 2007 Fianna Fáil ont repris le pouvoir dans le cadre d'une coalition avec les Démocrates progressistes et le Parti vert. M. Lenihan a été le seul Fianna Fáil TD à être promu au cabinet, comme ministre de la Justice, un poste que son père avait tenu de 1964 à 1968. Ils forment la seule paire père-fils à avoir tenu ce poste. Après la formation du gouvernement de Brian Cowen le 7 mai 2008, il est nommé pour remplacer ce dernier comme ministre des Finances.

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Mary Coughlan (femme politique)

Mary Coughlan.

Mary Coughlan (en irlandais Máire Ní Chochláinn ; née le 28 mai 1965 à Donegal) est une femme politique irlandaise du parti Fianna Fáil. Elle est actuellement Tánaiste, ou vice-Premier ministre, et ministre des Entreprises, du Commerce et de l'Emploi dans le gouvernement de Brian Cowen depuis le 7 mai 2008, elle est également député ou Teachta Dála (TD) pour le sud-ouest de Donegal. Elle a auparavant été ministre des Affaires sociales et familiales de 2002 à 2004 puis ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation de 2004 à 2008.

Mary Coughlan est né dans la ville de Donegal en 1965. Elle a fait ses études au couvent des Ursulines à Sligo et de l'Université College de Dublin. Elle a brièvement travaillé en tant que travailleuse sociale avant de participer à la vie politique. Coughlan a été élu pour la première fois au Dáil Éireann comme un Fianna Fáil TD dans l'élection générale de 1987 pour la circonscription Sud-Ouest de Donegal. À l'âge de 21 ans et 9 mois Coughlan était le plus jeune membre de la 25e Dáil. Coughlan n'est pas le seul membre de sa famille à être politiquement active. Son oncle, Clément Coughlan, était un TD, de 1981 jusqu'à sa mort, en 1983, dans un accident de la route alors que son père, Cathal Coughlan, était un TD de 1983 à 1986, année où il mourut après une courte maladie. La mort de son père Coughlan être entraîné par voie de cooptation, Donegal County Council et le lancement de sa propre carrière politique. Coughlan est mariée à David Charlton et a deux enfants.

Coughlan est resté sur le backbenches du Dáil pour la première décennie de sa carrière comme un TD. Durant cette période, elle a siégé à un certain nombre de Oireachtas comités, notamment le Comité conjoint sur le tourisme, sports et loisirs et de la Commission paritaire de la langue irlandaise, où elle a servi comme présidente. Coughlan a également été membre de la British-Irish Parliamentary Body. En 1994, Bertie Ahern est devenu chef du Fianna Fáil et chef de l'opposition. Au début de 1995, le Taoiseach a nommé son nouveau front bench, y compris Coughlan comme porte-parole sur la réforme de l'éducation. Elle occupe ce poste jusqu'en 1997, mais n'a pas été incluse dans le coffret ou junior équipe ministérielle quand le parti est arrivé au pouvoir. Coughlan a reçu en 2001 son premier poste ministériel, celui de ministre d'État au ministère des Arts, du Patrimoine, du Gaeltacht et des Îles. Elle a conservé ce portefeuille jusqu'à ce que l'élection générale de 2002 quand elle a été promue au cabinet comme ministre de Affaires sociales et familiales. Dans un remaniement ministériel en 2004, Joe Walsh, Coughlan a succédé en tant que ministre de l'Agriculture et l'Alimentation, devenant la première femme à occuper ce portefeuille. Elle a été de nouveau nommé à ce portefeuille, le 14 juin, 2007 à la suite de l'année des élections générales, avec la responsabilité supplémentaire de la pêche en tant que ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'alimentation.

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Source : Wikipedia