Boston

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Posté par marvin 16/03/2009 @ 07:16

Tags : boston, etats-unis, amérique, international

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Boston

Sceau de Boston

Boston est la capitale et la principale ville de l’État du Massachusetts, au nord-est des États-Unis d’Amérique. Elle constitue le centre économique et culturel de la Nouvelle-Angleterre. La commune, dirigée par le maire Thomas Menino, comptait 589 141 habitants en l’an 2000, alors que la zone métropolitaine concentrait environ 5,8 millions d’habitants.

Boston est connue pour son excellence culturelle mise en œuvre par ses universités, ses bibliothèques et ses festivals. Fondée en 1630 par des puritains anglais fuyant les persécutions religieuses de leur pays, elle s’est rapidement développée dès le XVIIe siècle sur un site particulier, dont elle a su tirer profit.

Son économie a longtemps reposé sur les activités portuaires et textiles, avant sa reconversion dans les industries de haute technologie. Aujourd’hui, les secteurs les plus dynamiques sont l’enseignement, la santé et la finance.

Enfin, la ville ne ressemble pas aux autres métropoles américaines : son centre a gardé de nombreux édifices de l’époque coloniale, ses rues ne sont pas rectilignes et la cité réserve de nombreux axes aux piétons ou aux vélos.

Avant l’arrivée des colons européens, les Amérindiens algonquins occupent la région de l’actuelle Boston. Fondée en 1630, la cité reprend le nom d’une ville anglaise du Lincolnshire (Nord-Est) dont sont originaires ses fondateurs anglais. Aux XVIIe et XVIIIe siècle, elle se développe et s’enrichit grâce à son port, par les relations commerciales maritimes avec la Grande-Bretagne et les Antilles. Boston devient le chef-lieu de la colonie de la baie du Massachusetts. Elle s’impose aussi comme la capitale intellectuelle de la Nouvelle-Angleterre, notamment avec l’ouverture d’Harvard en 1636 et la naissance de plusieurs journaux. La culture bostonienne est alors très influencée par les valeurs du puritanisme et la théologie. Mais la cité acquiert également une réputation d’intolérance religieuse lorsqu’elle condamne Mary Dyer, une quaker en 1660.

Vers 1750, Boston compte 15 000 habitants ; elle est alors la troisième ville la plus peuplée des treize colonies britanniques d’Amérique du Nord. L’activité industrielle est florissante (la construction navale, la métallurgie, le textile, la pêche et la distillerie) et le trafic transatlantique est placé sous le monopole britannique. Le port exporte du bois, de la farine, de l’huile de baleine, de la viande et du poisson ; les marchands bostoniens reviennent des Antilles avec du sucre, du rhum, des mélasses et du tafia. L’essor économique enrichit la bourgeoisie marchande qui contrôle les affaires de la cité.

Boston joue un rôle central avant et pendant la Révolution américaine contre la Grande-Bretagne. Lorsque Londres impose une série de taxes et renforce sa présence militaire dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les Bostoniens entrent en rébellion et réclament une représentation politique des colonies au Parlement britannique.

En 1770, le massacre de Boston alimente la rancœur des habitants. En 1773, ces derniers s’emparent de la cargaison de thé d’un navire britannique et la jettent par dessus bord : cet épisode, appelé la partie de thé de Boston (Boston Tea Party), est l’un des événements les plus célèbres de la Révolution américaine. L’année suivante, le gouvernement britannique fait bloquer le port et envoie des soldats.

La guerre d’indépendance commence en 1775 avec la bataille de Lexington et Concord qui se déroule à une trentaine de kilomètres de Boston. Le 17 juin 1775 s’engage la bataille de Bunker Hill (Charlestown) qui se solde par la défaite des insurgés américains. En 1776, George Washington conquiert Boston, tenue jusqu’ici par les troupes du général britannique William Howe. Pendant cette période, Paul Revere, le fils d’un huguenot (son nom de naissance était Paul Rivoire), fait sa fameuse chevauchée. Boston est surnommée le berceau de la Liberté et plusieurs de ses sites historiques restent des attractions touristiques populaires à ce jour. La guerre se termine en 1783 par le traité de Versailles et la création des États-Unis d’Amérique. Le Massachusetts devient un État fédéré de l’Union en 1788 et son gouverneur siège à Boston.

Après la Guerre d’indépendance, la ville continue à se développer en même temps que le port de commerce international, exportant du rhum, du poisson, du sel et du tabac. Une charte lui octroie son autonomie municipale en 1822, et au cours des années 1850 Boston devient l’un des plus grands centres manufacturiers des États-Unis, célèbre pour la confection, l’industrie du cuir, la construction navale et la fabrication de machines. La Guerre de Sécession stimule la production industrielle destinée au ravitaillement des troupes.

La ville reste longtemps dominée par de riches familles dont plusieurs sont toujours présentes à Boston. Leur généalogie remonte aux premiers colons et certaines sont surnommées les « brahmanes de Boston », en allusion au système de castes indien. À partir des années 1840, de nombreux immigrants Européens arrivent à Boston, en particulier des Irlandais, qui fuient la Grande Famine. Ils sont employés dans l’industrie textile. Avec les Italiens, ils forment une importante population catholique qui inquiète les WASPs.

Malgré la concurrence de New York, Boston reste un foyer intellectuel et culturel de premier ordre au XIXe siècle. La ville accueille de nombreux écrivains américains (Ralph Waldo Emerson, Nathaniel Hawthorne, Henry James, etc.).

L’Entre-Deux-Guerres est une période de crises pour la ville : en septembre 1919, une grande grève touche la police de Boston. Le 23 août 1927, les anarchistes italiens Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti sont exécutés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Boston reconvertit son économie pour les besoins de l’industrie de guerre. Mais après le conflit, l’économie connaît une récession, qui touche en particulier le secteur halieutique. Les usines ferment et les entreprises vont s’établir dans le Sud du pays où la main-d’œuvre est meilleur marché. Les quelques atouts de Boston, d’excellentes banques, ses hôpitaux, ses universités, son savoir-faire technique, comptent alors peu à l’échelle de l’économie des États-Unis. La crise économique entraîne une crise sociale et urbaine. Dans les années 1960, 13 femmes sont assassinées par le tueur en série Albert Henry DeSalvo.

Boston connaît un renouveau économique depuis les années 1970. À ce moment, l’importance des institutions financières dans l’économie américaine s’accroît, beaucoup de particuliers plaçant leur épargne en bourse et Boston se développe dans le secteur financier. Alors que le poids des dépenses de santé augmente aux États-Unis, de nombreux hôpitaux de la ville dégagent des bénéfices. Les universités attirent des dizaines de milliers d’étudiants et des fonds très importants sont investis par le gouvernement dans la recherche. L’agglomération devient le deuxième pôle américain pour les hautes technologies (informatique, biotechnologies), derrière la Silicon Valley californienne. La construction de nouveaux gratte-ciel dans le quartier des affaires témoigne du réveil économique de Boston.

Boston se situe au nord de la mégalopole du Nord-est des États-Unis appelée BosWash. Elle est la ville la plus importante de la Nouvelle-Angleterre et se trouve sur la côte orientale de l’État du Massachusetts. Elle est entourée par les villes de Revere, Chelsea, Everett, Somerville, Cambridge, Watertown, Newton, et Quincy. Plusieurs autres villes en périphérie constituent le Grand Boston.

Boston a longtemps profité d’une situation très favorable sur la côte de l’Océan Atlantique : plus proche de l’Europe occidentale que sa rivale New York, elle a développé son trafic maritime et son industrie jusqu’au XIXe siècle. La baie du Massachusetts offrait un abri en eaux profondes pour les navires et son site péninsulaire lui donnait une défense naturelle. La ville du XVIIe siècle s’étalait sur la péninsule de Shawmut, reliée au continent par un isthme étroit. À l’ouest s’étendaient des marais envahis par la marée : de nos jours, cette partie correspond au quartier de Back Bay. Le centre de la Boston coloniale se trouvait autour de l’Old State House. Enfin, la ville était entourée à l’origine par trois collines, les Trimoutains, dont il ne reste aujourd’hui que celle de Beacon Hill ; les autres ont été rasées pour combler le port de Boston et le secteur de Back Bay. La physionomie de la ville a donc été considérablement transformée entre sa fondation et le XXe siècle (voir le paragraphe urbanisme plus bas). Tout comme San Francisco, Boston est aujourd’hui en grande partie implantée sur des terre-plein artificiels qui ont fait disparaître son caractère péninsulaire.

Les deux cours d’eau de la Charles River et de la Mystic River permettent une communication facile avec l’intérieur des terres. Avec le percement du canal Érié au début du XIXe siècle, Boston perd son avantage au profit de New York. La croissance du trafic dans le bassin du Mississippi et des Grands Lacs éclipse également l’influence de Boston. Aujourd’hui, la Charles River sépare Boston de Cambridge et Charlestown. À l’est de la ville se trouvent le port de Boston et ses îles. La rivière Neponset délimite la frontière entre Boston et les villes voisines de Quincy et Milton, au sud-est. Plus du quart du territoire de la commune est sous le niveau de la mer, qu’il s’agisse de la Charles River ou du quartier du port.

Le climat de Boston est à l’image de celui de la Nouvelle-Angleterre : il s’agit d’un climat tempéré de façade orientale, qui se caractérise par une amplitude thermique relativement importante (25°C). La Nouvelle-Angleterre ne bénéficie pas du rôle de régulateur thermique de l’Océan Atlantique, ni des effets du Gulf Stream. La position de Boston expose la ville aux flux méridiens froids en hiver et chauds en été, qui apportent des perturbations. Le total annuel des précipitations, sous forme de pluie ou de neige, est de 1 054 mm. La région est assez régulièrement arrosée tout au long de l’année, avec un maximum des précipitations en novembre. Les températures sont contrastées entre l’hiver et l’été, celui-ci se prolonge jusqu’en septembre et octobre : on désigne cette période par l’expression « été indien ». Lorsque les masses d’air tropical chaudes et humides remontent du golfe du Mexique, les Bostoniens connaissent alors des périodes de canicule, comme celle de l’été 2006. En leur temps, les colons anglais s’étaient trouvés désemparés lorsqu’ils virent leurs récoltes de céréales pourrir en juillet. Les hivers sont quant à eux froids et venteux, les tempêtes de neige sont fréquentes : par exemple, le blizzard de février 2006 a paralysé les infrastructures de transport de toute la région.

Tout au long de son histoire, l’urbanisme de Boston a connu d’importants bouleversements, liés à la croissance démographique et économique de la cité. Ces mutations peuvent être résumées en trois phases : poldérisation au XIXe siècle, suburbanisation et construction de gratte-ciel au XXe siècle. La capitale du Massachusetts a su préserver son patrimoine historique et s’adapter aux besoins de la modernité.

Boston est l’une des plus anciennes villes des États-Unis. Sa prospérité économique au XIXe siècle permet aux élites enrichies de se faire construire de belles demeures victoriennes à Beacon Hill. L’urbanisme des premières décennies du XIXe siècle est marqué par les réalisations de l’architecte Charles Bulfinch : celui-ci transforme la ville coloniale en une cité américaine moderne. Il dessine plusieurs maisons en briques, notamment à Louisburg Square, ainsi que la Massachusetts State House, en style néoclassique. De nouvelles rues sont percées comme la Commonwealth Avenue, large de 60 mètres.

Avec la croissance économique et l’immigration, la ville ne cesse de s’étendre : enserrée au nord d’une péninsule, la ville coloniale se trouve vite à l’étroit. Le comblement et l’assèchement des marécages tout au long du XIXe siècle permet d’aménager de nouveaux quartiers. À la fin du XIXe siècle, le quartier de Back Bay est complètement poldérisé ; la hauteur des maisons est limitée par une législation stricte. Entre 1630 et 1890, la superficie de Boston est multipliée par trois. La ville crée de nouveaux parcs et jardins publics : le Boston Common, acheté par la ville en 1634, est agrandi dans les années 1830. L’architecte-paysager Frederick Law Olmsted (1822-1903) fait aménager le Fenway Park à West Roxbury. Les magnats de l’industrie, de la finance et du commerce fondent les grandes institutions culturelles et sociales, ce qui entraîne le déplacement du centre de gravité de la ville vers l’ouest.

Tout au long du XIXe siècle, la ville se dote des infrastructures et des institutions d’une ville moderne : les premiers égouts sont aménagés à partir de 1823. Une police en uniforme est organisée en 1845. Le métro est mis en place en 1896, avant celui de New York et fut ainsi le premier métro d’Amérique du Nord. En 1910, l’achèvement d’un barrage crée le bassin de la Charles River, au nord-ouest. L’apparition de l’omnibus, du métro puis de l’automobile, entraîne un processus de périurbanisation. Une partie des classes moyennes quittent le centre pour s’installer en banlieue. Les quartiers dégradés sont laissés aux immigrants récents. L’étalement urbain s’accompagne de l’annexion de communes périphériques telles que Dorchester, Roxbury, West Roxbury, Brighton et Charlestown. Un organisme de coopération entre les municipalités de l’agglomération est mis en place : c’est la Metropolitan District Commission (1919).

Dans les années 1960, le code de l’urbanisme est modifié et autorise les tours de bureaux. Jusque là, Boston n’avait aucun édifice très élevé, à part les bâtiments administratifs et les clochers des églises. Dès lors, l’allure de la skyline se transforme avec l’apparition de gratte-ciel. Le premier est la Prudential Tower (1964, 229 mètres). D’autres buildings sortent de terre dans les années 1970 : le One Boston Place (183 m.), la John Hancock Tower (241 m.) ou encore le Federal Reserve Bank Building (196 m.). En 2006, 18 bâtiments dépassent les 150 mètres.

Au début du XVIIIe siècle, Boston était l’une des villes les plus peuplées des treize colonies britanniques. Malgré sa croissance démographique spectaculaire, elle n’a cessé de reculer dans le classement des villes américaines. Elle est notamment dépassée par New York dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. En 1690, Boston compte 7 000 habitants, en 1742, environ 16 000. Dans les années 1830, la population augmente de 52 %, grâce à l’immigration.

La crise des années 1950-1970 a fait partir une partie des Bostoniens. Mais depuis les années 1990, l’agglomération gagne à nouveau des habitants, notamment grâce aux rénovations urbaines, aux reconversions industrielles et à la gentrification. Le retournement de situation reste fragile car, entre 2000 et 2005, la commune de Boston a perdu 30 107 résidents. Cependant, trois quartiers se distinguent par leur croissance démographique : il s'agit de Central Boston, East Boston et North Dorchester. L’aire métropolitaine de Boston, soit un territoire allant jusqu’à Lawrence, Salem, Nashua et Worcester, compte aujourd’hui près de six millions d’habitants.

L’originalité de la commune vient de sa petite taille (232 km²) comparée à celle de villes américaines d’importance semblable. La densité y est relativement élevée (4 696 hab./km² contre 3 127 hab./km² à Washington DC par exemple), ce qui la rapproche des villes européennes.

Boston est devenue une ville cosmopolite au XIXe siècle. Elle est alors avec New York l’une des portes d’entrée aux États-Unis pour de nombreux Européens (Irlandais, Italiens, Allemands et Russes). Une partie des immigrants ne reste pas à Boston, comme le montre le film Horizons Lointains : ils deviennent les pionniers de la conquête de l’Ouest. Après la Guerre de Sécession, de nombreux Noirs migrent vers les cités industrielles du Nord-Est des États-Unis. À Boston, ils s’établissent dans le quartier de Roxbury, au sud du centre-ville ainsi qu'à Mattapan et North Dorchester. De nos jours, la part de la population afro-américaine est relativement importante : elle représente environ 1/4 des habitants. Les minorités de Latinos les plus nombreuses sont dans le quartier de Roxbury.

En 1900, près de la moitié des Bostoniens est d’origine irlandaise. Aujourd’hui, les descendants d'Irlandais ne représentent plus que 16 % de la population et se concentrent essentiellement dans le quartier de South Boston. La plus célèbre famille d’origine irlandaise, les Kennedy, vient d’ailleurs de l’agglomération de Boston.

Le revenu moyen des ménages bostoniens s’élève à 55 183 $ en 2004 : il est inférieur à celui de San Francisco mais plus élevé que celui de New York. Les dépenses affectées au logement sont importantes, en partie à cause de la gentrification. Le taux de chômage s’établit à environ 5 % et se situe dans la moyenne nationale. La part des actifs est supérieure à la moyenne de l'État et du pays. Boston souffre des mêmes maux que les autres villes-centres américaines : certains quartiers connaissent une grande pauvreté, en particulier dans la communauté afro-américaine de Roxbury. L'importante présence d'étudiants (Allston et Brighton) et de populations défavorisées peuvent expliquer en partie la relative faiblesse du revenu moyen par foyer.

Chaque année plusieurs festivals de cinéma se tiennent à Boston : le plus important est le festival du film de Boston (Boston Film Festival) qui dure une semaine, en général au début du mois de septembre. Le festival du film français (Boston French Film Festival) est organisé chaque année depuis 1996 : il a lieu en juillet en coopération avec les services culturels de l’ambassade française. Le festival du film juif (Boston Jewish Film Festival) a été mis en place en 1989. Enfin, le festival du film underground (Boston Underground Film Festival) et celui du film gay et lesbien (Boston Gay & Lesbian Film/Video Festival) existent depuis quelques années et représentent le cinéma indépendant.

Dans le domaine de la musique, Boston organise un festival de musique baroque (The Boston Early Music Festival) depuis 1980 qui attire les spécialistes du monde entier.

Tout au long de l’année, de nombreuses parades défilent dans les rues de la ville et témoignent de sa diversité culturelle : Gay pride et parade haïtienne en juin, fête porto-ricaine en juillet, dominicaine en août, etc.

Boston a inspiré de nombreux réalisateurs de cinéma : plusieurs films reprennent les caractères originaux de la ville. Ainsi, les personnages principaux de Mystic River, réalisé par Clint Eastwood (2003), ont été élevés dans la communauté irlandaise. The Departed (Martin Scorsese, 2006) évoque le quartier irlandais de South End. Will Hunting (Gus Van Sant, 1997) met en valeur l’importance de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’agglomération. Dans Terrain d’entente des Frères Farrelly (2005), l’héroïne tombe amoureuse d’un fan des Red Sox de Boston. Récemment, dans Gone Baby Gone, réalisé par Ben Affleck avec son frère cadet Casey dans le rôle principal, on retrouve les mêmes quartiers "durs" de Boston que dans Mystic River : pas de hasard, l'auteur est le même Dennis Lehane.

Par ailleurs, Boston a été rendue célèbre dans le monde grâce à la télévision. Trois séries judiciaires créées par David Edward Kelley ont pour cadre Boston : The Practice : Bobby Donnell & Associés, Boston Justice et Ally McBeal. Cette dernière montre à chaque épisode des plans de la skyline et du palais de justice. La série Cheers raconte le quotidien d’un bar de Boston. La Vie de palace de Zack et Cody a pour décor un palace de la ville. Les intrigues de deux séries policières, Preuve à l’appui et Banacek se déroulent également dans les rues de Boston. La série Sabrina, l’apprentie sorcière joue sur la proximité de Salem.

L’évolution de la littérature à Boston est le reflet de l’histoire de la ville. Les premières formes de littérature se manifestent dans les écrits des pasteurs de la colonie de la baie du Massachusetts. Cotton Mather (1663-1728) est représentatif de ces premiers auteurs : il laissa une œuvre écrite de plus de 450 livres et pamphlets.

Le mouvement des Lumières inspire les écrits politiques du Bostonien Samuel Adams et la presse de la ville (Independant Advertiser, Boston Gazette, Massachusetts Spy, etc.) se fait l’écho des revendications des patriotes. The Power of Sympathy (en français : Le Pouvoir des affinités, Boston, 1789), écrit par William Hill Brown (1756 - 1793) est considéré comme le premier roman américain. Il fit d’ailleurs scandale dans la bonne société bostonienne et dut être publié anonymement pendant plusieurs années.

Le courant abolitionniste se développe parmi les auteurs résidant à Boston : Samuel Sewall (1652 - 1730) ou William Ellery Channing (1780 –1842) ont écrit contre l’esclavage.

Phyllis Wheatley, (1753-1784) a vécu à Boston ; elle est considérée comme la première poétesse afro-américaine des États-Unis. En 1770, elle écrivit un hommage poétique au calviniste George Whitefield, qui eut une large audience à Boston. Dans les années 1830, Boston est l’un des foyers du transcendantalisme : la ville est en effet le berceau du Transcendental Club qui entendait s'opposer à l’intellectualisme de Harvard. La première réunion, auquel assistait notamment Ralph Waldo Emerson, eut lieu à la maison de George Ripley, le 8 septembre 1836.

Au XIXe siècle, de nombreux écrivains américains (Ralph Waldo Emerson, Nathaniel Hawthorne, Henry James, etc.) habitent dans l’agglomération de Boston. Le poète et romancier Edgar Allan Poe (1809-1849) est né à Boston. Au XXe siècle, la ville accueille des écrivains européens réfugiés comme le Libanais Khalil Gibran (1883-1931), l’Espagnol Pedro Salinas (1891-1951) ou le Roumain Elie Wiesel (né en 1928).

En 1850, Nathaniel Hawthorne (1804 - 1864), publie La lettre écarlate qui raconte le sort d’Hester Prynne, une jeune femme vivant dans une communauté puritaine à Boston. L'action du livre se situe entre 1642 et 1649. The Bostonians, un roman d'Henry James (1843-1916), aborde le thème du rôle des femmes dans la société de la fin du XIXe siècle. Dans l’une des nouvelles de Jacques Futrelle (1875-1912) la ville de Boston est le lieu de résidence de la Machine à Penser et accueille des championnats du monde d'échecs. Une partie du roman Le Bruit et la fureur (1929) de William Faulkner (1897-1962), se déroule à Boston. Stephen King choisit la capitale du Massachusetts pour faire évoluer les personnages de son roman Cellulaire (2006). Enfin, l'ensemble des romans policiers de Dennis Lehane, dont Mystic River adapté au cinéma par Clint Eastwood, et Gone Baby Gone réalisé par Ben Affleck avec son frère cadet Casey dans le rôle principal, se déroulent à Boston.

L’académie de musique de Boston (The Boston Academy of Music) est la compagnie d’opéra la plus célèbre de la ville. Le conservatoire de musique de Boston (The Boston Conservatory of Music) est un lieu important de la vie culturelle. Il programme des spectacles de danse, de théâtre ou de musique. L’orchestre symphonique de Boston (The Boston Symphony Orchestra) est une autre institution dynamique de l’agglomération. Il est considéré comme l’un des dix meilleurs du monde. La société Handel et Hayden (The Handel and Hayden Society) propose depuis 1815 des concerts de musique classique. Depuis 1996, le Boston Modern Orchestra Project organise des concerts dans différents endroits de la ville, tout comme le Berklee College. En été des orchestres de rue se produisent à Faneuil Hall, Copley Square ou sur l’esplanade de la Charles River.

Le premier mouvement des Three places in New-England composé par Charles Ives, et intitulé The "Saint-Gaudens" in Boston Common, fait référence à un bas-relief situé au nord-est du parc Boston-Common, sculpté par Augustus Saint-Gaudens qui rend hommage au colonel nordiste Robert Gould Shaw et à son bataillon de soldats noirs volontaires.

Plusieurs groupes musicaux viennent de Boston : Extreme, avec Gary Cherone et Nuno Bettencourt notamment, un groupe de Funk metal des années 1980-1990, Dropkick Murphys (punk celtique), les Dresden Dolls, The Unseen (punk). Aerosmith, Boston et The Cars popularisés au courant des années 1980 par leur mélodies électro-pop accrocheuses. Enfin, le groupe précurseur du grunge les pixies vient également de la capitale du Massachusetts.

Le bâtiment du Huntington Theatre abrite depuis 1925 le premier théâtre public américain. Les Bostoniens le connaissent sous le nom de Boston University Theatre. Le Majestic Theatre propose des spectacles divers (opéra, danse, théâtre ...) dans un bâtiment du début du XXe siècle en style Beaux-Arts. La ville compte de nombreux autres lieux de représentation comme le Boston Center for the Arts, le Virginia Wimberly Theatre, le Nancy and Edward Roberts Studio Theatre, le Shubert Theater (1910) ou encore le Wang Theater (1925), l’Orpheum, etc.

La Bibliothèque publique de Boston conserve environ 14,9 millions de livres, et des centaines de milliers d’autres documents (photographies, cartes anciennes, manuscrits, dessins …) couvrant tous les domaines du savoir. En 1895, l’architecte Charles Follen McKim, se voit confier le projet de la bibliothèque sur le Copley Square. À cette époque, la première bibliothèque de Mason Street, ouverte en 1854, était devenue trop petite. En 1972, le site est encore agrandi grâce aux travaux de Philip Johnson. Aujourd’hui, l’institution compte 27 bibliothèques de quartier dans toute l’agglomération. L’intérieur est décoré par les fresques du Français Pierre Puvis de Chavannes et de l’Américain John Singer Sargent. Le Boston Athenæum sert de lieu d’exposition et de bibliothèque : elle conserve plus de 500 000 documents, parmi lesquels de vieux livres, des manuscrits et des photographies. L’édifice, construit au milieu du XIXe siècle et agrandi en 1913-1914, a été classé monument historique. Il est l’un des hauts lieux de la culture et de la recherche bostonienne. Les bibliothèques universitaires, la Massachusetts Historical Society, la bibliothèque d’État (State Library) participent également au prestige culturel de la ville.

Musées d’art et d’histoire, vieux bateaux, ateliers d’artistes, les musées de Boston réunissent des collections exceptionnelles et variées. Certains organisent chaque année des expositions prestigieuses.

Fondé en 1870 et ouvert au public en 1876, le Musée des Beaux-Arts de Boston est le principal musée de la ville. Il présente un large choix d’œuvres (peintures, objets d’art, photographies) provenant de tous les continents. Situé dans un petit palais de style renaissance vénitienne, le musée Gardner a été inauguré en 1903. Ses collections, riches de plus de 2 500 œuvres et objets, illustrent différentes époques de l’art, de l’Antiquité au XIXe siècle. L’Institut d’Art Contemporain de Boston propose des expositions temporaires dans une ancienne station de police et de pompier.

D’autres musées reflètent l’intérêt des Bostoniens pour l’histoire (musée et bateau de la Boston Tea Party, musée d’Histoire afro-américaine, Bibliothèque Kennedy, Boston Historical Society and Museum), la mer et les activités portuaires (aquarium de Nouvelle-Angleterre, Boston National Historical Park, Charlestown Navy Yard, USS Constitution) ou les sciences et techniques (musée de la science, musée des transports). Le Boston Children’s Museum propose des activités ludiques et pédagogiques. D’autres musées attendent les visiteurs sur le Freedom Trail.

La forte concentration d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche explique le surnom de Boston, l’ « Athènes de l’Amérique ». L’agglomération compte une centaine d’institutions publiques ou privées qui concourent à sa réputation d’excellence depuis la période coloniale. Parmi elles, les 65 colleges et universités font de Boston une ville étudiante. Cependant, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Harvard ne se trouvent pas dans les limites de la commune, mais sont installés à Cambridge, sur l’autre rive de la Charles River.

Le Boston College fut créé en 1827 dans le South End avant de déménager à Chestnut Hill. L’université de Boston, fondée en 1869, est aujourd’hui la quatrième plus grande université du pays avec environ 30 000 étudiants et le second employeur de la ville. L’université du Massachusetts est un établissement d’enseignement supérieur public situé dans le quartier de Dorchester. Le collège Emerson (3 700 étudiants) est situé non loin du Boston Common et propose des formations dans les arts et la communication. La Northeastern University dispose d’un grand campus sur l’avenue Huntington dans le quartier de Fenway. Le Wentworth Institute of Technology propose plusieurs formations de haut niveau en architecture ou en informatique par exemple. L’université Suffolk (4 600 étudiants) est une école de droit qui garde un campus sur Beacon Hill. Il existe bien d’autres établissements d’enseignement supérieur : le Simmons College (1899), l’Emmanuel College (1919)… Boston compte également de nombreux lieux de formation aux arts du spectacle, à la musique (New England Conservatory of Music, Boston Conservatory, Berklee College of Music).

Les publications médicales de Boston sont deux fois plus nombreuses que celles de la France entière. La ville dispose d’une importante concentration de laboratoires et de lieu de formation en relation avec la santé : les écoles de médecine de Harvard et de l’Université de Tufts ne sont pas à Cambridge mais bien à Boston. C’est à Boston qu’eut lieu, en 1954, la première greffe de rein.

L’histoire de l’immigration à Boston permet d’expliquer la diversité des confessions présentes dans la ville. Depuis le XIXe siècle, la capitale du Massachusetts est un centre majeur du catholicisme aux États-Unis : le Boisi Center for Religion and American Public Life, qui fait partie du Boston College, demeure la plus ancienne université jésuite du pays. Boston est le siège d’un archevêché catholique. L’archidiocèse métropolitain rassemble six diocèses. L’archevêque de Boston porte le titre de cardinal, ce qui l’autorise à participer aux élections pontificales. En 2002, la ville est secouée par le scandale des abus sexuels dans le clergé catholique, qui a mené à la destitution de l’archevêque Bernard Law. Les descendants des migrants d’Europe de l’Est forment une communauté orthodoxe importante encadrée par deux métropolites (Mgr Ephraim et Mgr Moses). Le judaïsme est également bien représenté. Par ailleurs, la ville a été le lieu de création de plusieurs Églises au rayonnement mondial, notamment la Science chrétienne et le Mouvement de Boston devenu par la suite les Églises du Christ internationales.

Les institutions municipales de Boston sont réglementées par une charte. La municipalité a un système de « maire fort » : celui-ci dispose d’un droit de veto et de prérogatives importantes. Le maire est élu pour quatre ans au suffrage universel. Il est secondé par un administrateur en chef pour la gestion des affaires courantes.

Le conseil municipal est élu tous les deux ans dans le cadre des neuf arrondissements. Les habitants de chaque arrondissement élisent un conseiller. Il y a quatre sièges pour les conseillers qui représentent la ville entière. Le Comité des écoles est nommé par le maire, de même que les chefs de service de la ville.

L'élite du BPD est le Boston Police Department Special Operations Unit assurant la police routière et le maintien de l'ordre et opérant aussi comme une SWAT Team. Enfin le BPD apparaît dans les polars de Dennis Lehane et de Robert B. Parker mais aussi dans Blown Away et dans En quête de preuves ou L'Étrangleur de Boston.

Dans le passé, Boston a montré à la fois son attachement aux valeurs conservatrices des puritains, mais aussi sa capacité d’ouverture et de non-conformisme : pendant la guerre de Sécession, Boston fut le foyer le plus actif de la lutte antiesclavagiste. La ville a souvent été le lieu de la contestation pacifique, pendant la guerre du Viêt Nam ou la guerre en Irak. La tradition démocrate est importante, surtout depuis le mandat présidentiel de John F. Kennedy. Depuis 1929, tous les maires de Boston sont de cette tendance politique. En 2004 a eu lieu la convention démocrate pour l’élection présidentielle du candidat John Kerry. Ce dernier possède une maison dans le quartier de Beacon Hill.

Boston est un centre de décision : elle est le chef-lieu du comté de Suffolk, le centre de l’administration américaine pour la Nouvelle-Angleterre et le siège du premier district de la réserve fédérale des États-Unis. En tant que chef-lieu du Massachusetts, la ville est le siège du pouvoir législatif de l’État : la Chambre des Représentants et le Sénat se réunissent dans la Massachusetts State House et possèdent des services près du Government Center. La cité fait partie du Metropolitan Area Planning Council, une institution d’urbanisme qui regroupe 101 communes autour de Boston. Enfin, Boston est le quartier général du premier district naval. On y trouve plusieurs représentations diplomatiques comme les consulats français, belge, suisse et canadien.

L’économie de Boston a d’abord reposé sur le commerce transatlantique et le cabotage. Pendant la période coloniale, le port reçoit des produits venant d’Angleterre. Il expédie les productions des colonies du sud et du centre (riz, tabac et indigo). Le trafic des marchandises avec les Antilles est important : au XVIIIe siècle, Boston exporte du bois, de la farine, de l’huile de baleine, de la viande et du poisson ; ses marchands reviennent avec du sucre, du rhum, des mélasses et du tafia). Dès le XVIIe siècle, ces activités portuaires stimulent la construction navale, la métallurgie, le textile, la pêche et la distillerie. L’essor économique colonial enrichit la classe de marchands. Au milieu du XIXe siècle, Boston accueille des milliers d’Irlandais qui fuient la famine dans leur pays. Ils sont employés dans l’industrie textile. La confection et l’habillement connaissent une expansion considérable. En 1906, New Balance voit le jour à Boston. Le secteur secondaire a connu une crise importante après la Seconde Guerre mondiale et a vu fondre ses effectifs.

Le secteur industriel emploie 12 339 personnes soit 2,3 % de la population active. Les industries de haute technologie se sont développées en liaison avec les centres de recherche et les grandes universités. Elles ont permis la reconversion industrielle de l’agglomération de Boston dans les années 1980 et ont fourni de nombreux emplois. L’industrie pharmaceutique est représentée par les groupes Millennium Pharmaceuticals, Millipore Corp. ou Biogen Idec. Le secteur de la santé se développe en liaison avec les instituts de recherche et le principal hôpital de la ville (Massachusetts General) : Boston Scientific est l’un des géants de l’appareillage médical. Plusieurs entreprises informatiques (DEC, Data General ...) se sont implantées le long de la Route 495 et de la Route 128, qui traverse une trentaine de communes de l’agglomération et est connue mondialement pour longer une grande concentration de haute technologie. Les parcs technologiques symbolisent la reconversion industrielle de la métropole. La ville reste également l’un des principaux foyers d’édition et d’imprimerie d’Amérique du Nord (voir le paragraphe sur les médias ci-dessous). Les usines de confection, d’agro-alimentaire et de fabrication de machines complètent le tissu industriel de la commune.

Le secteur tertiaire salarie des milliers de personnes. L’enseignement supérieur reste l’un des employeurs principaux de l’agglomération. Les services bancaires et financiers se concentrent dans le quartier des affaires avec Fidelity Investments ou le siège régional de Bank of America. La ville de Boston dispose également d'un des plus grands marchés de gestions d'actifs au monde. La compagnie Gilette a installé son siège social à Boston, de même que les cabinets du Boston Consulting Group et du Boston Globe Consulting. Le secteur de la santé et les services sociaux constituent le premier employeur de la commune.

Boston possède une vieille tradition dans le secteur de l’édition et de la presse : dès 1690 paraît un premier journal imprimé, Publick occurrences, suivi en 1704 du Boston News-Letter. En 1765, le Stamp Act provoque le mécontentement des imprimeurs contre la métropole anglaise. Au début du XIXe siècle, plusieurs journaux défendent l'abolition de l'esclavage : en 1828, le journaliste William Lloyd Garrison (1805-1879) devient le directeur du National Philanthropist à Boston ; il fut aussi l'éditeur du journal abolitionniste, The Liberator, et comme l'un des fondateurs de l'American Anti-Slavery Society. The Atlantic Monthly est un magazine fondé à Boston en 1857 et par l'essayiste et poète Ralph Waldo Emerson : l'écrivain William Dean Howells y écrit plusieurs articles. Le nombre de journaux se multiplie après la Guerre de Sécession : le Boston Globe est fondé en 1872 par des hommes d’affaires.

Aujourd’hui, l’offre de journaux et de magazines reste importante ; cela témoigne du dynamisme de la vie culturelle bostonienne : le mensuel Boston Magazine, diffusé à 70 000 exemplaires, est entièrement tourné vers Boston. Le bimestriel littéraire Boston Review, diffusé à 10 000 exemplaires, est destiné aux écrivains et aux universitaires ; il expose les débats d’idées des campus bostoniens. Fondée en 1975, la Boston Review est rédigée par le bureau du département de sciences politiques du Massachusetts Institute of Technology. La revue doit son renom à des écrivains tels que Noam Chomsky, Ralph Nader ou Tom Paine. The Boston Globe, diffusé à 435 000 exemplaires, représente le grand quotidien de la Nouvelle-Angleterre. En 1993, il a été racheté par le New York Times. Les quotidiens The Boston Herald, The Boston Phoenix et The Christian Science Monitor sont aussi basés dans la ville.

Sept principales radios émettent sur la région de Boston : WRKO 680 AM, WEEI 850 AM, WBZ 1030 AM, NPR, WBUR, WGBH. Des radios universitaires complètent l’offre avec WZBC (Boston College), WERS (Emerson), WUMB (UMass Boston) et WMFO (Tufts University).

Si Boston bénéficie surtout d’une réputation de ville intellectuelle, cela ne l’empêche pas d’avoir aussi de grandes équipes sportives. En base-ball, la rivalité est exacerbée entre les Red Sox et les Yankees de New York. En moins acharnée, la rivalité en basket entre les Celtics et les Lakers de Los Angeles, personnifiée par l'opposition entre un Larry Bird aux racines irlandaises et campagnardes et l'urbain Noir Magic Johnson, a passionné l'Amérique dans les années 1980. Les Celtics ont le record historique de titres NBA (17) dont celui de 2008 en finale, une fois de plus contre les Los Angeles Lakers. L’équipe de football américain, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre a vu le jour en 1960 et a remporté la finale du Super Bowl en 2002, 2004 et 2005.

La ville compte de nombreux équipements sportifs : le TD Banknorth Garden reçoit les deux grandes équipes des Bruins de Boston et des Celtics de Boston. Le Fenway Park, construit en 1912 dans le Fenway Kenmore, est l’un des plus vieux stades en activité du pays. Il est le domicile des Red Sox de Boston et peut accueillir un peu plus de 38 000 spectateurs. Le Gillette Stadium, inauguré en 2002, ne se trouve pas à Boston même, mais à Foxboro. Il accueille les grands matches de soccer et de football américain.

Signalons que le sport universitaire contribue au dynamisme et au rayonnement national de Boston. Les équipes de hockey des quatre grands établissements supérieurs se rencontrent lors d’un tournoi appelé The Beanpot.

Le Marathon de Boston est organisé chaque année depuis 1897 : la course part de Hopkinton et se termine dans le quartier de Back Bay. Plus de 5 000 coureurs viennent du monde entier pour y participer. Depuis 1969, il a lieu le troisième lundi d’avril. Il s’agit du premier marathon ouvert aux femmes en 1972.

Sur mer, The Transat est une course transatlantique en solitaire reliant Plymouth en Angleterre à Boston.

Dès le XVIIe siècle, Boston est rattachée au reste du monde par des liaisons transatlantiques et un système de ferrys constitue les premiers transports en commun. En 1826 est construit le premier chemin de fer du pays. Les transports se sont développés en parallèle avec l’industrialisation et l’urbanisation de la région.

Dans les années 1960, le Massachusetts Bay Transportation Authority (MBTA) est fondé pour s’occuper du réseau de transport en commun.

L’ aéroport international Logan connecte Boston au reste du pays. Il se trouve à quelques kilomètres dans le quartier d’East Boston. Il se place au 35e rang des aéroports américains et au 39e rang mondial pour le nombre de passagers (22,6 millions en 2002). Il s’agit surtout d’un aéroport d’importance nationale ou régionale. Des navettes gratuites de bus relient l’aéroport au réseau du métro.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la sécurité a été particulièrement renforcée : le vol 11 d’American Airlines et le vol 175 United Airlines qui effectuaient ce jour-ci la liaison Boston-Los Angeles, se sont écrasés dans les tours du World Trade Center, à New York.

En 2002, 162 236 tonnes de courrier et de marchandises sont passées par l’aéroport.

Les trains de banlieue, exploités par Veolia Transportation, desservent la région de Boston sur environ 2 700 km² et concernent 175 communes regroupant 2,6 millions d’habitants.

Le réseau est géré par la Massachusetts Bay Transportation Authority (MBTA) et il comprend 13 lignes sur près de 750 km de voies ; il est utilisé chaque jour par 140 000 personnes en moyenne.

Il existe deux grandes gares ferroviaires : South Station est l’une des plus importantes de la ville, avec ses 13 quais et ses liaisons avec le bus et le métro. North Station permet de prend le train vers Concord.

Les transports urbains sont gérés par la Massachusetts Bay Transit Authority (MBTA). Un tiers des Bostoniens prennent les transports en commun pour aller travailler.

Il existe cinq lignes principales de métro - en fait 3 lignes de métro et 2 lignes de tramway représentant environ 100 km de voies - qui desservent l’ensemble de l’agglomération ; chacun de ces lignes est identifiée par une couleur. Les Bostoniens désignent leur métro par la lettre "T".

Il existe 159 lignes de bus dans toute l’agglomération et le parc a été récemment remplacé par des véhicules plus modernes et moins polluants. Des liaisons en car sont disponibles au terminal de South Station : plusieurs compagnies proposent des dessertes vers les états voisins et le Canada.

Water Shuttle Boat : des navettes par bateau relient l’aéroport au Long Wharf, à deux pas du centre ville, et à la rive sud de la ville (Quincy et Hull).

Boston est le terminus est de l’I-90, aussi appelée « Mass Pike ». La Route 128 représente un tronçon de l’I-95, qui ceinture la ville à l’ouest. La route 1 et l’I-93 parcourent l’agglomération du nord au sud. Face aux problèmes d’embouteillages, l’artère centrale (« Central Artery ») qui traverse le centre-ville a été remplacée par un tunnel appelé Big Dig.

Les personnages historiques les plus célèbres nés à Boston sont l'écrivain, physicien et diplomate Benjamin Franklin (1706-1790), le poète Ralph Waldo Emerson (1803-1882) et enfin l'écrivain Edgar Allan Poe (1809-1849). Leur point commun est d'avoir connu une renommée nationale et un rayonnement international. Boston est également le berceau de nombreux hommes politiques tels que Samuel Adams (1722-1803) ou Robert Francis Kennedy (1925-1968). D'autres politiciens sont originaires de l'agglomération ou apparentés aux grandes familles bostoniennes : le président américain Franklin Delano Roosevelt descend de la famille Delano par sa mère ; John Fitzgerald Kennedy est né dans la banlieue sud de Boston. Les peintres John Singleton Copley (1738-1815), Winslow Homer (1836-1910) et Childe Hassam (1859-1935), l'architecte Louis Sullivan (1856-1924) sont également natifs de la cité. Actuellement, plusieurs Bostoniens font une belle carrière au cinéma (Edward Norton (né en 1969), Uma Thurman (née en 1970) et Eliza Dushku (née en 1980)); les frères Affleck, Ben (né en 1972) et Casey (né en 1975) ont passé leur jeunesse à Boston.

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Tournoi de Boston

Le tournoi de Boston (Massachusetts, États-Unis) est un tournoi de tennis féminin du circuit professionnel WTA.

La dernière édition de l'épreuve date de 1998.

Avec cinq succès, Martina Navrátilová détient le record de victoires en simple.

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Boston (Angleterre)

Maude Foster Mill

Boston est une ville et un petit port du Lincolnshire, sur la côte est de l'Angleterre. Elle est la plus grande ville du district de Boston et sa population est de 35 124 habitants.

Le point d'intérêt le plus notable de Boston est "The Stump", une église paroissiale possédant la plus haute tour d'Angleterre, visible depuis les terres plates du Lincolnshire à des kilomètres à la ronde. Plusieurs colonies fondées par des émigrants venus de Boston ont été baptisées avec le nom de cette ville, la plus connue est Boston dans l'état du Massachusetts aux États-Unis.

Le mot "Boston" viendrait de la contraction de "St Botolph's Town" (La ville de Saint Botolph) ou de "St Botolph's stone" (La pierre de Saint Botolph). Cependant, peu de personnes croient aujourd'hui à cette histoire assez courante: la première colonie installée à Boston daterait de 654 après J-C, quand un moine saxon nommé Botolph établit un monastère sur les bords de la rivière Witham. Un des détails qui met en doute ce récit est que le Witham ne coule pas près de Boston. (Les marais étaient autrefois beaucoup plus étendus qu'aujourd'hui). Botolph s'est plus vraisemblablement établi à Suffolk. Cependant, il était un missionnaire populaire, beaucoup d'églises entre le Yorkshire et le Sussex lui sont dédiées.

Le "Domesday Book" ne mentionne pas Boston par son nom. Cependant, la colonie de Skirbeck est citée comme faisant partie du très riche manoir de Drayton. Skirbeck avait deux églises dont une a été vraisemblablement dédiée à Saint Botolph, dans ce qui deviendra par conséquence la ville de Botolph, "Botolph's Town".

Skirbeck est maintenant considérée comme faisant partie de Boston, mais le nom perdure encore à travers une église et un quartier électoral.

L'ordre d'importance était inversé, le quartier de Boston dans la ville de Skirbeck se développait au niveau de the Haven), au niveau de l'actuel place du marché. À cette période, The Haven était la partie du courant sujet aux forces de marée, représenté aujourd'hui par le Stone Bridge Drain.

La rivière Witham semble avoir rejoint The Haven après l'inondation de septembre 1014, ayant abandonné son cours vers le port de Drayton, pour ce qui est connu sous le nom de Bicker Haven. Le prédécesseur de Ralph l'Écuyer possédait la quasi totalité de Skirbeck et de Drayton, il était donc facile pour lui de déplacer son commerce de Drayton, mais le Domesday Book de 1086 enregistre encore sa source de revenu à Boston sous le nom de Drayton, en conséquence le nom de "Boston" n'est pas mentionné.

Après les conquêtes normandes, les propriétés de Ralph l'Écuyer furent saisies par le comte Alan. Il a par la suite été rattaché au Duché de Richmond (Yorkshire du Nord) et connu sous le nom de Richmond Fee. Il s'étendait sur la rive gauche de The Haven.

Durant les XIe et XIIe siècles, Boston devint une ville et un port notable. Un impôt, le quinzieme, était prélevé sur la quinzième partie (6.667%) de la valeur des biens "meubles" des marchands. En 1204, quand les marchands de Londres payaient £836, ceux de Boston payaient £780.

Par conséquent, au début du XIIIe siècle, la ville était déjà une ville marchande d'ampleur moyenne au niveau du continent européen et faisait partie de la Ligue Hanséatique. La majorité du commerce de Boston concernait le laine mais la ville exportait aussi du sel et des céréales. Les exportations de laine commencèrent à décliner au XVe siècle car les industries se convertissaient au secteur textile, qui se faisait ailleurs dans le pays, las marchands de l'Hanse quittèrent la ville, et la richesse de Boston déclina.

Aux XIIIe et XIVe siècles, quatre ordres de Frères arrivèrent à Boston: les Dominicains, les Franciscains, les Carmélites, et les Augustins. Avec la progression de la Réforme anglaise, leurs ordres furent fermés par le roi Henri VIII. Le réfectoire des Dominicains fut par la suite converti en théâtre (en 1965), et accueille maintenant le Blackfriars Arts Centre.

La ville reçut sa charte de Henri VIII en 1545.

En 1607, un groupe de pèlerins du Nottinghamshire mené par William Brewster et William Bradford essayaient d'échapper à la pression de se conformer à l'enseignement de l'église anglaise en allant aux Pays-Bas au départ de Boston. À cette époque l'émigration était illégale, et ils furent menés devant le tribunal dans le Guildhall. La plupart des pèlerins furent relâchés et l'année suivante il partirent pour les Pays-Bas, s'installant à Leyde. En 1620, beaucoup d'entre eux faisaient partie du groupe qui partit vers la Nouvelle-Angleterre à bord du Mayflower.

Boston resta le foyer de dissension religieuse. En 1612 John Cotton devint le vicaire de St Botolph. Il encouragea ceux qui critiquaient le manque de libertés religieuses en Angleterre à rejoindre la Massachusetts Bay Company, et contribua plus tard à la fondation de Boston (Massachusetts) en 1630. Ville à laquelle il contribua a donner son nom. Incapable de tolérer la situation religieuse plus longtemps il émigra à son tour en 1633.

Dans le même temps, les travaux de drainage des marais (cf. The Fens) à l'ouest de Boston a commencé, ce qui a déplu à ceux dont le gagne-pain était en danger. Ceci et les frictions religieuses conduisit Boston dans le camp des parliamentarians durant la Guerre civile qui commença en 1642 en Angleterre. Le chef, soutenant le drainage, Lord Lindsey, a été tué lors de la première bataille et les marais retrouvèrent leur humidité habituelle jusqu'en 1750.

La fin du XVIIIe siècle a vu une reprise du drainage des marais. L’Act of Parliament permettant la construction d'une digue et le redressement du marais Witham était daté de 1762. Une écluse, demandé dans l’Act, a été conçue pour aider le parcours de The Haven. La terre s'est avérée être fertile et Boston a commencé à exporter des céréales à Londres. En 1774, la première banque ouvrit, et en 1776 un Act of Parliament autorisa des gardiens à patrouiller dans les rues la nuit.

Au XIXe siècle, les noms de Howden, une entreprise située près de Grand Sluice, et Tuxford, près du Maud Foster Sluice, étaient reconnus parmi les ingénieurs pour leurs locomotives à vapeur, moteurs et autres. Howden développa son affaire en fabriquant des moteurs à vapeur pour les bateaux de rivières tandis que Tuxford commença comme meunier. Son moulin était près de Skirbeck Church, à l'est du Maud Foster Drain.

La ville fut reliée au réseau de chemin de fer en 1848 et rapidement, elle devint la ligne principale entre Londres et le nord. La zone près de l'Écluse noire et la gare appartenait à la société de chemin de fer.

Boston redevint un port de commerce et de pêche quand, en 1884, de nouveaux docks et appontements furent construits sur The Haven. Le port exportait des céréales, des fertilisants, et importait du bois de construction bien que beaucoup de pêcheries aient été déménagées durant l'entre-deux-guerres.

Le premier cinéma a ouvert ses portes en 1910, et la ville fut utilisée par les réalisateurs durant la seconde Guerre Mondiale pour représenter les Pays-Bas quand il était impossible de filmer dans de vrais décors néerlandais. L'électricité arriva à Boston au début du siècle, et les réverbères électriques furent installés en 1924.

Un centre commercial appelé Pescod Centre ouvrit en 2004, créant des magasins dans la ville.

La ville a connu un déclin ces dernières années tant économiquement qu'en terme de réputation. Exacerbé par le déclin des fermes, le rôle de la ville comme un centre de services pour la région agricole environnante a diminué. Beaucoup de commerces de détail luttent à présent et plusieurs ont fermé.

Aujourd'hui la ville connait un boom. L'immigration a augmenté, notamment d'Europe de l'est et du Portugal. Ceci a conduit a des tensions sociales, qui culminèrent lors du Championnat d'Europe de football 2004, quand des troubles eurent lieux avec des fenêtres brisées et des magasins pillés, des voitures de polices renversées et incendiées. Les troubles reprirent lors de la coupe du monde 2006 lorsque l'Angleterre fut sortie par le Portugal, et il y eut des combats entre la police, les fans anglais et portugais.

Boston se trouve aux coordonnées 38°34′16″N 121°32′21″O / 38.57111, -121.53917.

La ville possède un réseau de canaux permettant de la relier à la mer se trouvant environ 8 km plus au sud (par canaux).

D'après un recensement datant de 2001, la population résidente s'élevait à 35 124 personnes, dont 48,2% étaient des hommes et 51,8% des femmes. Les enfants de moins de cinq ans représentent 5% de la population. 23% de la population résidente avaient atteint l'âge de la retraite.

80% de la population est chrétiennes. La première minorité religieuse est l'islam (0,4%). Il y a aussi de petites communautés Bouddhistes, Hindous, Juives et Sikh. 11% de la population se dit sans religion.

Boston reçu sa charte (afin d'être reconnue une ville doit recevoir une charte) en 1545. La ville est le principal établissement du district de Boston dans le Lincolnshire.

Boston est dans la circonscription électorale des Midlands de l'Est, qui élit six membres. Boston est aussi dans la circonscription électorale de Boston and Skegness dont le membre actuel est Mark Simmonds.

Les groupes de distribution Tesco (sur New Hammond Beck Road, près de Swineshead Road (A52) à l'ouest de la ville) et Asda (sur Sleaford Road (A52) près de la gare) ont des points de vente dans la ville. Des Co-ops, une coopérative de consommation anglaise, se trouve sur Argyle Street (A1137), West Street et Eastwood Roadn.

Wetherspoons, un chaîne de pubs, a un pub, appelé le Moon Under Water, près du pont sur la High Street. Le Gliderdrome était connu dans les années 1960 comme lieu de représentation des artistes de la Motown, mais aussi d'autres artistes tel que, dans les années 1970, Marc Bolan & T-Rex et Elton John et au début des années 1980 "Yam Hologram". C'est l'un des seuls endroits d'Angleterre ou Otis Redding a donné un concert.

Un nouveau centre commercial a ouvert en janvier 2007 sur Horncastle Road. Ceci a permis l'arrivée de nouvelles entreprises dans la ville dont T.K. Maxx, Bathstore, Netto, SportsDirect.com et Gala Bingo. La Dynamic Cassette International (Jet Tec) est l'un des plus grands employeurs industriels de la ville.

En mai 2007, le Independent Bypass Group, un parti politique, fit campagne pour la construction d'une route de contournement (bypass) de Boston, et prit le contrôle du Conseil du district de Boston en détenant la majorité.

Le taux d'obésité de Boston est l'un des plus élevé du Royaume-Uni, avec près d'un tiers des adultes (environ 31%) considérés comme obèses. Six personnes sur sept n'atteignent pas les une heure et demie d'activité sportive recommandé par semaine. Cette obésité semble liée à la privation sociale.

La Boston Grammar School, une école pour garçons, se trouve près de la John Adams Way (A52/A16), le Geoff Moulder Leisure Centre et la rivière Witham. Son équivalent pour les filles, la Boston High School se trouve sur la Spilsby Road (A16), au nord de la ville près du Pilgrim Hospital. Ces écoles sont les seules de types sixth-forms (lycée n'ayant que les classes de Premières et Terminales), et dans un futur proche elles devraient fusionner. Le Haven High Technology College se trouve sur Marian Road au nord de la ville. Le Boston College se trouve sur Skirbeck Road.

Actuellement, Boston a le niveau d'éducation le plus bas du Lincolnshire, avec seulement 72% des étudiants arrivant au grade C.

La Princess Royal Arena se trouve sur The Boardsides, juste hors de Boston.

La ville possède deux clubs de football. Le Boston United pour les plus anciens, surnommé The Pilgrims, qui joue dans la Northern Premier League. La stade a une capacité de 6 200 personnes. Le second club est le Boston Town, surnommé The Poachers, qui joue dans la United Counties Football League. Ces deux clubs jouent traditionnellement l'un contre l'autre au début de chaque saison.

Le Boston Rugby Club est aussi basé dans Princess Royal Arena. L'équipe porte un maillot bleu avec de fines bandes blanches. L'équipe fut fondée en 1927 par Ernst Clark dans le but de créer une activité pour ses garçons et leurs amis.

Le Boston Rowing Club (le Club d'aviron de Boston), près de Carlton Road, accueille le Boston Rowing Marathon à la mi-septembre chaque année. Des équipages de tout le Royaume-Uni sont présents. La course commence à Brayford Pool à Lincoln, et finit entre trois et six heures plus tard.

Les courses Speedway avaient lieu dans un stade de New Hammond Beck Road durant les années 1970 et 1980. Les Boston Barracudas concouraient dans la division inférieure.

L'église de la paroisse, nommé Saint Botolph mais aussi connu sous le nom de The Stump, est renommé pour son intérieur comportant des lanternes. Dans la ville se trouve aussi la maison d'enfance de John Foxe, l'auteur du Foxe's Book of Martyrs.

La prison se trouvait sur la place du marché, près de l'église. Le quartier des avocats est encore présent au nord de l'église. Sur le site de la prison se trouve une statue d'Herbert Ingram, le fondateur du Illustrated London News. Cette statue a été réalisée par Alexander Munro et dévoilée en octobre 1862. La figure allégorique représentée à la base du monument revoie aux efforts fournit par Ingram afin de faire parvenir l'eau jusqu'à la ville. Il a aussi joué un rôle dans l'arrivée des chemins de fer à Boston. Né près de Swineshead, il était aussi un député représentant Boston, de 1856 jusqu'à sa mort en 1860, dans un accident de bateau sur le Lac Michigan.

Le Maud Foster Tower Windmill, mesurant 24.4 mètres, est un musée restaurée durant les années 1980 et 1990.

Le Boston Guildhall dans lequel s'est déroulé le procès des Pères pèlerins fut convertit en musée en 1929. L’American Room fut inaugurée par l'ambassadeur américain, Joseph Patrick Kennedy, en 1938. Les cellules dans lesquelles les Pères Pélerins auraient été détenus durant leur procès se trouvent au rez-de-chaussée. Le Pilgrim Fathers Memorial se trouve au nord de The Haven quelques kilomètres hors de la ville.

Dans le quartier de Skirbeck, sur la rive droite de The Haven, se trouve l'Écluse Noire, l'embouchure du South Forty-Foot Drain.

Le Méridien de Greenwich traverse Boston.

Le plus ancien point d'intérêt de Boston est le Boston May Fair qui se tient dans la ville chaque année depuis au moins l'an 1125. Cette foire se tient la première semaine de mai.

Le Freiston Shore est une réserve naturelle, qui se trouve sur les côtes de The Wash au nord de l'embouchure de The Haven.

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Boston (groupe)

Boston est un groupe rock américain dont les succès les plus notables datent de la fin des années 1970.

Dès son premier album (1976) Boston pose les fondamentaux de son rock ciselé. Du hard rock acidulé pour les radios FM : des mélodies soignées, des riffs brillants mélangeant habilement d’élégantes guitares électriques et acoustiques, des chœurs, le tout produit de manière irréprochable. Bref une musique écoutée par les jeunes avec la bénédiction de leurs parents qui sont aussi sous le charme.

Certains reprochent à la musique de Boston de pouvoir passer en fond sonore, sans qu’on l’écoute vraiment.

Reste que Tom Scholz, éblouissant compositeur (les titres sont souvent crédités à l’ensemble du groupe), musicien multi-instrumentiste doué, co-producteur talentueux et pivot du groupe, même si chaque membre du groupe est irréprochable, peut être considéré à lui seul comme l’inventeur et metteur au point du son rock FM qu’une pléiade de groupes allait reprendre dans les décennies suivantes (Europe, Survivor, Foreigner ou Toto).

Le chanteur Brad Delp s'est suicidé chez lui le 9 mars 2007 à 55 ans.

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Métro de Boston

Plan du réseau

Le métro de Boston est géré par la Massachusetts Bay Transportation Authority (MBTA), société publique formée en 1964 par l'état du Massachusetts pour gérer le réseau de transport en commun de la ville et de son agglomération. Les habitants la désignent aussi sous le nom de « T », référence au logo des années 1960 qui représentait la lettre « T » placée dans un cercle. Le métro de Boston transporte en moyenne 600 000 passagers par jour. Le réseau de transport en commun de Boston comprend également cinq lignes de tramway, onze lignes de chemins de fer de banlieue, quatre lignes de trolleybus, 150 lignes de bus et des ferries, tous gérés par MBTA.

Le métro de Boston circule en souterrain dans le centre-ville et en surface sur le reste du réseau avec des croisements à niveau. Il comprend trois lignes désignées par leur couleur : Rouge, Bleu, et Orange.

Il existe aussi un ligne verte, qui est en fait une ligne de tramway qui circule en souterrain dans le centre ville. Elle fait 41 km, dont 8 km en souterrain et 2,1 km en viaduc, et comporte soixante-dix arrêts. Elle comprend quatre branches dans sa partie ouest.

Le réseau complet en prenant en compte la ligne verte mesure 101,5 km.

Le métro de Boston est le plus ancien des États-Unis. Il fut ouvert peu de temps avant le métro de Chicago en 1892. Il s'agissait alors d'une ligne de tramway souterraine circulant dans le centre ville. C'est la ligne verte, qui est toujours exploitée.

En 1901 était inaugurée l'actuelle ligne orange entre Sullivan Square et Dudley Street qui circulait sur un viaduc (Main Line Elevated), puis en 1904 la ligne bleue entre Maveric et le port de Boston. En 1912, un premier tronçon de la ligne rouge entrait en exploitation. Depuis les lignes ont connu des prolongements tout au long du XXe siècle.

Le parc métro est composé de 410 voitures appartenant à plusieurs séries différentes (2006). Le parc tramway est composé de 187 voitures appartenant à plusieurs séries différentes (2006). Le matériel de la ligne bleue présente la particularité d'utiliser deux alimentations électriques différentes : une ligne caténaire dans les tronçons de surface, et un troisième rail dans le tronçon souterrain situé entre l'aéroport et la boucle terminale de Bowdoin ; le gabarit très restreint du tunnel ne permet pas le débattement du pantographe, qui est baissé avant l'entrée dans le tunnel.

Le métro de Boston circule de 5h00 à 0h45. Il passe une rame toutes les trois à quatre minutes aux heures de pointe et une rame toutes les cinq à quinze minutes aux heures creuses. Sur la ligne verte, les voyageurs peuvent traverser les voies entre les rames pour la correspondance dans la station principale (tramway).

Il est envisagé de prolonger cette ligne vers le Nord le long d'une voie de chemin de fer désaffectée entre Wonderland et Lynn. Il est également envisagé de créer un tronçon entre Bowdoin et la station de Charles pour assurer une correspondance avec la ligne rouge.

Il existe un projet sérieux, pour prolonger la ligne verte de Lechmere, depuis son terminus nord actuel jusqu'à West Medford en passant par Somerville et l'Université de Tufts le long d'une ligne de chemin de fer.

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Source : Wikipedia