Bon Jovi

3.4646869983931 (1246)
Posté par hal 09/03/2009 @ 08:14

Tags : bon jovi, pop rock, musique, culture

Dernières actualités
Rock Band Unplugged, spécial PSP - DigitalWorld.fr
Parmi les groupes de la playlist concoctée spécialement pour les adeptes de la console portable de Sony figurent Nirvana, Bon Jovi, The Police ou The Jackson Five. Aucun accessoire n'est nécessaire pour jouer à ce jeu sur la PSP. de l'éditeur ou du...
Quel avenir pour GM ? - La Presse Affaires
Arnold Schwarzenegger, Jon Bon Jovi et une flopée de vedettes se baladent fièrement au volant de leur Hummer dans les rues d'Hollywood. Le rutilant camion de GM atteint des sommets de popularité, comme plusieurs autres véhicules lourds du constructeur....
Boyle: Susan a désespérément perdu - Excite France
Mais la chouchoute de l'actrice américaine Demi Moore et du chanteur Jon Bon Jovi n'a pas réussi, cette fois-ci à convaincre le public. Le jury, quant à lui, a adoré, indiquant même que c'était sûrement "la meilleure performance qu'il ait vue dans...
Le jeu vidéo de la semaine : "Rock Band" arrive sur PSP - CommentCaMarche.net
La sélection traverse quatre décennies de musique, des années 60 (The Who) aux années 2000 (The Killers, System of a Down) sans oublier des groupes phares des années 70 (Jethro Tull), 80 (The Police, Bon Jovi) et 90 représentées par Nirvana ou The...
Dave Stewart signe avec Kobalt Music Group - Business Wire (press release)
... No Doubt (« Underneath It All »), Mick Jagger (chanson ayant obtenu un Golden Globe, « Old Habits Die Hard »), Céline Dion (« Taking Chances ») U2, Jon Bon Jovi, Bryan Ferry, Bob Geldof, Bono, Paul McCartney, Anastacia, Shakira et Sinead O'Connor....
Bon Jovi, creators of Hair to join US Songwriters Hall of Fame - CBC.ca
Jon Bon Jovi, left, and fellow band member Richie Sambora, shown in May 2008, are to be inducted into the US Songwriters Hall of Fame. (Manuel Salazar/Associated Press)Jon Bon Jovi and Richie Sambora, and the songwriting team behind the musical Hair...
Royaume-Uni - Super Boyle ! - TF1
Parmi ses fans : Demi Moore qu'elle a fait pleurer ou le chanteur Bon Jovi. Après cet étonnant parcours, un adage vérifié "L'habit ne fait pas le moine", et un surnom gagné - "l'ange chevelu", reste à espérer que Susan sera l'heureuse gagnante 2009 de...
De gros noms se produiront au Festival en août - La Sentinelle
Il reprend des succès des groupes comme Journey, Heart, U2, Bon Jovi, Roxette, Gowan, Styx, Blondie, Gun's and Roses, Quenn et bien d'autres. Un quatrième spectacle professionnel, à l'intention des enfants celui-là, aura lieu dimanche avec la...
Jeu vidéo - Activision - Canoë
Au nombre des 82 formations présentes sur le jeu, les habitués (Bon Jovi, Iron Maiden, Queens of the Stone Age), de nouveaux visages (Band of Horses, Arctic Monkeys, Vampire Weekend) et quelques rockers classiques qui font une première apparition sur...

Bon Jovi

Jon Bon Jovi et Richie Sambora

Bon Jovi est un groupe de Hard FM américain du New Jersey. Son nom provient de celui du leader et chanteur principal, John Bongiovi. Le groupe a eu du succès dans les années 1980. Il a montré une plus grande longévité que les autres groupes de hard FM de cette période, en mélangeant des éléments de hard rock, de musique folk et du style MTV Unplugged, se fabriquant ainsi un succès commercial qui dure jusqu'à aujourd'hui.

Bon Jovi a vendu plus de 33 millions d'albums aux États-Unis et plus de 120 millions d'albums dans le monde. Il a fait des concerts dans les principales villes d'Asie, d'Europe, d'Australie, du Canada et d'Amérique du Sud, en plus d'un très grand nombre de spectacles aux États-Unis.

Sur certains CD disponibles sur Internet, le chanteur est nommé Jon Bon Jovi, mais il s'agit de son nom de scène. Son état civil est John Francis Bongiovi.

Le chanteur principal Jon Bon Jovi a commencé à jouer du piano et de la guitare à l'âge de 13 ans, jouant des chansons d'Elton John. Au même âge, il a fondé son premier groupe : Raze. À 16 ans, Bon Jovi a rencontré David Bryan à l'école Sayreville War Memorial High School et ils ont fondé ensemble un groupe de R&B, nommé Atlantic City Expressway. Malgré leur jeune âge, ils ont joué dans différents clubs du New Jersey. Encore adolescent, Bon Jovi a joué dans le groupe John Bongiovi and the Wild Ones, tournant dans des clubs du New Jersey et assurant la première partie d'artistes plus connus de la région.

En été 1982, il obtient un emploi au studio d'enregistrement dont son cousin Tony Bongiovi est le copropriétaire, les Power Station Studios situés à Manhattan. Bon Jovi y a enregistré de nombreuses démos (dont une produite par Billy Squier) et les a envoyées à beaucoup de maisons de disques – mais n'arriva pas à se faire entendre. Ces démos sont finalement sorties sous le nom Power Station Years.

À 19 ans, Jon Bon Jovi a connu sa première expérience d'enregistrement de disque, en chantant la chanson R2-D2 We Wish You a Merry Christmas écrite par Meco Monardo et Daniel Oriolo sur un album de Noël dans l'univers Star Wars, Christmas in the Stars, produit par Tony Bongiovi aux studios Power Station. Ce titre figurera en face B du single What Can You Get A Wookie For Christmas (When he Already Owns A Com).

En 1983, une station de radio locale, WAPP, a organisé un concours pour découvrir de jeunes talents sans contrat. Bon Jovi a engagé des musiciens de studio pour jouer le morceau Runaway (écrit en 1980). Le guitariste sur ce morceau est Dave Sabo qui a fondé plus tard le groupe Skid Row. Après sa victoire à ce concours, le morceau deviendra un tube durant l'été 1983. Les musiciens de studio qui ont aidé Jon Bon Jovi à l'enregistrer étaient connus sous le nom de The All Star Review et comprenaient Tim Pierce (guitare), Roy Bittan (claviers), Frankie LaRocka (batterie) et Hugh McDonald (basse).

Bon Jovi avait maintenant impérativement besoin d'un groupe. Les futurs membres s'étaient déjà croisés dans le passé, mais ils ne se réuniraient pour de bon que dans le courant du mois de mars 1983. Il a fait appel à Dave Bryan qui, à son tour, a fait appel à Alec John Such et Tico Torres.

De nombreux guitaristes se sont succédé jusqu'à l'arrivée de Richie Sambora. Alec John Such a insisté auprès de Jon Bon Jovi pour laisser Sambora tout en montrant ce qu'il savait faire et Bon Jovi a adoré.

Tico Torres était aussi un musicien experimenté, il avait joué pour Miles Davis, The Marvelettes et Chuck Berry. Au total, il avait déjà joué sur 26 albums de différents artistes.

David Bryan était une recrue naturelle. Il a suivi les cours de Juilliard School, prestigieuse école de musique de New York. Il avait déjà joué avec Jon dans Atlantic City Expressway.

Bon Jovi était désormais un groupe et lorsqu'il a assuré la première partie du groupe Scandal, il a attiré l'attention de plusieurs maisons de disque notamment de PolyGram, avec laquelle il signera un contrat.

Avec l'aide d'un nouvel impresario Doc McGhee, le premier album du groupe (album éponyme) est sorti le 21 janvier 1984. L'album s'est vendu à plus de 500.000 exemplaires aux États-Unis et est sorti également au Royaume-Uni. Le groupe a assuré la première partie de ZZ Top au Madison Square Garden (avant même la sortie de son premier album) et de Scorpions et Kiss en Europe. Le groupe tourne un clip pour "Runaway", pour une somme de 90,000 dollars. Mais le groupe déteste cordialement cette vidéo, il est vrai peu réussie, et Jon disait même que la maison de disques avait bousillé sa chanson et que sa vie était foutue. Il ne se doutait pas que le clip de "She Don't Know Me" serait encore pire!!

En 1985, le deuxième album de Bon Jovi 7800° Fahrenheit est sorti, mais les réactions sont mitigées. Le magazine metal britannique Kerrang!, qui avait eu des réactions très positives concernant le premier disque, a qualifié l'album de "pâle imitation du Bon Jovi que nous avons appris à connaître et appris à aimer". Jon Bon Jovi lui-même a reconnu plus tard que cela aurait pu et aurait dû être un meilleur disque. Mais le groupe n'avait eu que trois semaines pour composer, et la tournée de 1985 était déjà programmée avant même que le groupe n'entre en studio, ce qui ajouta une énorme pression sur les épaules de Bon Jovi. Le groupe ne joue plus aucun extrait de cet album depuis longtemps, mais quelques titres live figurent sur des faces B de singles.

Une vidéo, "Breakout", regroupe les premiers clips issus des deux albums est parue à l'issue de la tournée.

En 1985, Jon fait signer Cinderella sur Polygram via Derek Shulman. Groupe emmené par le compositeur / guitariste / chanteur Tom Keifer qui possédait un certain following dans la région de Philadelphie, Cinderella touchera les charts avec "Night Songs", son premier album, dont le single "Nobody's Fool" sera disque d'or.

Le troisième album Slippery When Wet, a propulsé le groupe au rang de superstar partout dans le monde avec des succès tels que "You Give Love a Bad Name", "Livin' On A Prayer" et "Wanted Dead or Alive". Bon Jovi a affirmé que l'album était ainsi nommé en référence au fameux panneau routier américain, mais Bryan a donné cette version-ci pour expliquer le titre de l'album : "Pendant l'enregistrement du disque, nous nous retrouvions souvent dans un club de striptease dans lequel d'incroyablement attirantes jeunes femmes se frottaient mutuellement avec de l'eau savonneuse. Elles devenaient ainsi glissantes et personne n'arrivait à les agripper, même si vous en aviez très envie. 'Slippery when wet!' a crié l'un d'entre-nous et les autres membres ont su tout de suite que cela devait être le titre du nouvel album! A l'origine, nous pensions mettre une photo d'une grosse poitrine, une poitrine vraiment énorme sur la pochette mais lorsqu'une association de protection de la moralité (dirigée par la femme de l'ancien Vice-président des États-Unis d'Amérique Al Gore) l'a découvert, nous avons eu des ennuis. Nous avons donc transformé la pochette pour en faire quelque chose de décent". Pour s'aider à la composition, Jon et Richie contactent Desmond Child, qui avait travaillé pour Kiss leur permettant de décrocher un hit mondial avec "I Was Made For Lovin' You". Recyclant l'une des chansons écrites pour Bonnie Tyler, "If You Were A Woman (And I Was A Man)", Desmond utilise le refrain pour "You Give Love A Bad Name". Le premier morceau écrit dans cette collaboration est "Edge Of A Broken Heart", mais il terminera sur une ace B, créant une polémique auprès des fans qui voient en cette chanson le légitime onzième titre de "Slippery When Wet".

L'album s'est vendu à plus de 12 millions d'exemplaires depuis sa sortie fin 1986. Durant la tournée qui a suivi, le chanteur Jon Bon Jovi a commencé à éprouver des difficultés vocales. Les notes très hautes et l'emploi du temps chargé menaçaient d'endommager sa voix définitivement. Grâce à un entraîneur vocal, il a réussi à surmonter ces difficultés mais tend, depuis, à chanter un ton plus bas. Le point d'orgue de cette tournée est la tête d'affiche des Monsters Of Rock à Donington, avec Dio, Cinderella, Anthrax et Metallica. Une fois la tournée achevée à Hawaï, le groupe prend quelques semaines de vacances avant de s'atteler au quatrième album. 70 morceaux seront composés et enregistrés, tandis que 22 seront totalement finalisés. La maison de disques s'est opposée au projet de sortir un double album studio, trouvant cela risqué commercialement.

L'album suivant de Bon Jovi, New Jersey-, est sorti en 1988. L'album a été enregistré peu de temps après la tournée de Slippery car les membres du groupe voulaient prouver qu'ils n'étaient pas les hommes d'un seul succès. Cet album est l'un des favoris parmi les fans, avec des tubes tels que "Bad Medicine" et "Lay Your Hands On Me" qui figurent toujours en bonne place dans leur tour de chant. Néanmoins, New Jersey a failli marquer la mort du groupe car ils sont repartis en tournée presque directement après celle, très lourde, du précédent album. Cette vie en permanence sur les routes a presque détruit les liens très forts qui unissaient Jon Bon Jovi et Sambora. Le groupe a, malgré tout, réussi à s'en sortir et a entamé une pause bien méritée avant leur effort studio suivant.

C'est Skid Row qui a accompagné Bon Jovi sur la route, mais en remerciement de cette faveur, Jon a signé un contrat où il gardait la majorité des royalties du groupe. Intéressant, d'autant plus que leur premier album s'est écoulé à quatre millions de copies aux États-Unis. Cela déclenchera une guerre par presse interposée entre Jon et Sebastian Bach, le charismatique leader de Skid Row.

C'est le magazine Kerrang qui a lancé la rumeur du split du groupe avant la fin de la tournée, Richie Sambora étant apparemment peu satisfait de son simple statut de sidekick dans le groupe. De plus, le groupe surfant sur ne grosse vague de succès depuis plus de trois ans, le magazine s'interrogeait sur la capacité de Bon Jovi à pulvériser les charts une nouvelle fois, puisque le groupe avait eu quatre chansons numéro 1 du Billboard. Il ne s'agissait néanmoins que de rumeurs, même si l'ambiance dans le groupe était très morose.

Pour couronner ces années de succès, le groupe souhaitait sortir "First Five Live", un double album live avec une face de 33 tours remplie de titres inédits des séances d'enregistrement de "New Jersey". Mais le destin en décida autrement...

Entre 1990 et 1992, les membres du groupe ont fait leur chemin chacun de son côté afin de se ressourcer avant l'écriture et l'enregistrement de leur album suivant. Ce temps mort a été mis à profit pour déterminer comment Bon Jovi allait s'adapter dans le monde de la musique en perpétuelle évolution. Jon Bon Jovi a enregistré un album solo, la bande originale du film "Young Guns II" (dans lequel il apparaît pendant moins d'une seconde), plus communément connu sous le nom de "Blaze of Glory". Des invités prestigieux ont fait une apparition sur l'album - Elton John, Aldo Nova, Little Richard et Jeff Beck entre autres. Cet album a bien marché commercialement et a reçu des critiques très positives. Le titre éponyme, "Blaze of Glory", a valu à Jon une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure Chanson, bien qu'il n'ait pas remporté le prix ce soir-là, la chanson a reçu un Golden Globe la même année.

Sambora a sorti également un album solo, en 1991, intitulé Stranger in This Town. Cet album était principalement influencé par le blues et, bien qu'il ait été bien reçu par la critique et les aficionados de la guitare, il ne s'est pas très bien vendu (400 000 exemplaires aux États-Unis). Eric Clapton a fait une apparition en tant que guitariste sur la chanson "Mr. Bluesman", tandis que David Bryan et Tico Torres jouent sur tout le disque. Ils participeront aussi aux frais de la tournée, les gens de la maison de disques devant le faire ayant été licencié.

David Bryan a enregistré la bande originale du film d'horreur The Netherworld. Torres a évité le monde de la musique en général. Such a fait une chute de moto, il s'en est sorti avec une blessure à la main, l'obligeant à développer de nouvelles techniques pour jouer de son instrument.

Le groupe a fait son grand retour avec l'album Keep the Faith en 1992, produit par Bob Rock qui avait été ingénieur du son sur "Slippery When Wet" et "New Jersey", et qui a gagné ses galons de producteur avec "Dr Feelgood" de Mötley Crüe et surtout le "Black Album" de Metallica. L'album faisait transparaître un son et des paroles plus matures qu'aucun de leurs efforts passés. Les critiques et les fans ont été également positivement surpris et l'album a été un succès relatif, malgré la montée en puissance du mouvement grunge. Ses morceaux les plus connus ont été les singles "Bed of Roses", "Keep the Faith" et "In These Arms". Preuve de l'entrée de Bon Jovi dans l'age adulte, le titre "Dry County" et ses dix minutes racontant la vie de personnes visant un Eldorado où l'alcool est interdit. Il s'agit de l'histoire de gens que Jon a rencontré lorsque le groupe faisait son break. Beaucoup de titres enregistrés ont été ommis, même si l'un d'entre eux finira en face B :"Starting All Over Again". Il a été laissé de côté à cause de son refrain haut perché qui aurait fusillé la voix de Jon en concert.

En 1993, le groupe enregistre "Good Guys Don't Always Wear White" pour la bande originale du film "Deux Cowboys à New York" (The Cowboy Way).

En 1994, Bon Jovi a sorti un album "best of" intitulé Cross Road, qui contenait deux morceaux inédits : "Always" et "Someday I'll Be Saturday Night", ainsi qu'une nouvelle version, mise au goût du jour, de "Livin' on a Prayer" appelé "Prayer '94" et disponible uniquement sur les versions américaines de l'album. La chanson "Always" a été écrite à l'origine pour la bande originale du film Romeo Is Bleeding, mais après avoir vu (et détesté) le film, le groupe a décidé de refuser de donner la chanson aux producteurs et de la sortir plutôt sur "Cross Road".

Peu de temps après "Cross Road", Alec John Such a décidé de quitter le groupe. Aujourd'hui encore, des doutes persistent quant à sa volonté réelle de partir. Bien qu'il n'ait jamais été officiellement remplacé, Hugh McDonald a servi de bassiste depuis, aussi bien en studio que pendant les concerts.

Avec l'album de 1995 These Days, Bon Jovi a encore développé la maturité du son rock déjà présent sur Keep the Faith. L'album, dans son ensemble, était plus sombre que les œuvres précédentes de Bon Jovi, ce qui a eu un impact important sur les ventes et ce, malgré les excellentes critiques. Seul "This Ain't A Love Song" a réussi à se hisser dans les hauteurs du classement américain et l'album ne s'est vendu qu'à "seulement" un million d'exemplaires. Néanmoins, la tournée qui a suivi a été un succès retentissant. C'est au cours de cette tournée que le groupe a joué trois soirs de suite à guichets fermés au Wembley Stadium en 1995. Ces concerts sont particulièrement mémorables car c'est ce même week-end que l'album a atteint la première place au classement britannique. Ces dates ont été filmées et peuvent être vues sur le DVD intitulé Live From London.

En 1996, Bon Jovi s'est établi comme étant un groupe majeur dans l'industrie musicale, ayant eu une longévité supérieure (et plus de succès) que la plupart de ses pairs du glam rock des années 1980. À la fin de la tournée These Days, le groupe a décidé une nouvelle fois de faire une pause. Tico a profité de cette occasion pour poursuivre sa passion pour la peinture, David pour écrire et composer plusieurs comédies musicales. Richie, lui, a utilisé ce temps mort pour écrire et enregistrer son second album solo, intitulé Undiscovered Soul, et sorti en 1998.

Jon est resté quelque temps loin du monde de la musique et s'est tourné vers Hollywood. Il a tenu le rôle principal dans les films Little City et The Leading Man et des rôles secondaires dans Moonlight and Valentino, Homegrown et U-571 entre autres. Entre les prises de ces films, Jon a écrit ce qui serait son second album solo, Destination Anywhere, sorti en 1997. L'album a reçu des critiques très positives et a été un succès un peu partout en Europe. Un court métrage du même nom a été filmé à l'occasion de la sortie de l'album, basé entièrement sur les chansons du disque, les acteurs de ce film comprenaient, entre autres, Jon Bon Jovi, Demi Moore, Kevin Bacon et Whoopi Goldberg. Dave Stewart d'Eurythmics a joué de la guitare sur cet album. Toutefois, ce disque n'a pas atteint les scores de vente faramineux de Bon Jovi, le groupe, malgré quatre singles.

Trouvant le temps pendant que Richie sambora est en tournée pour son album "Undiscovered Soul", Jon enregistre un troisième album solo. Comportant douze titres, il fut diffusé lors d'une "listening party" en août 1998, mais resta à l'état de projet. Malgré tout, certaines chansons furent utilisées pour Bon Jovi : "Just Older", "I Got The Girl" et "Save The World" finirent sur "Crush", tandis que plusieurs autres chansons devinrent des faces B, ou atterrirent sur le box set. En 1998, néanmoins, Jon donne signe de vie en apparissant sur la bande originale du film "Armageddon" avec la chanson "Mister Big Time", co-écrite avec Aldo Nova. A la base, il souhaitait proposer la ballade "Save The World", mais Aerosmith ayant soumis "I Don't Want To Miss A Thing", Jon préféra proposer une chanson rock.

Bon Jovi s'est réuni en 1999 pour enregistrer la chanson "Real Life" pour la bande originale du film EdTV. David Bryan, qui s'était blessé à la main au cours d'un accident de bricolage, n'a pas pu participer au tournage du clip, le groupe a donc utilisé une silhouette en carton de lui pour tenir son rôle. Cette chanson était initialement prévue pour figurer sur le troisième album solo de Jon.

Après une pause de presque trois ans, durant laquelle plusieurs membres ont travaillé sur des projets indépendants, Bon Jovi s'est réuni en 1999 pour commencer à travailler sur leur prochain album. Crush, sorti en 2000, et qui a été un énorme succès partout dans le monde, notamment grâce au single "It's My Life", écrit en collaboration avec le fameux producteur suédois Max Martin. Cet album est rapidement devenu la plus grande réussite du groupe depuis Keep the Faith et a permis à un public plus jeune de découvrir Bon Jovi. La tournée, qui a débuté cet été-là, comprenait à l'origine une soixantaine de dates mais, à cause de la nouvelle popularité du groupe, a été étendue jusqu'à l'été 2001. Pendant cette tournée, un album reprenant quelques unes de leurs performances sur scène de l'ensemble de leur carrière est sorti, il s'intitule One Wild Night: Live 1985-2001. Le groupe fut très déçu de ne pouvoir réaliser un double-album couvrant bien mieux toute leur carrière, mais Universal mit son veto, arguant qu'un live, qui plus est double, ne se vend jamais bien.

Fin 2002, Bounce, L'album qui a suivi Crush, est sorti en magasin. Bien qu'il n'ait pas connu le succès de son prédécesseur, l'album a produit deux singles qui ont bien fonctionné : "Everyday" et "Misunderstood". Orienté guitare, ce disque a subi l'influence du 11 septembre 2001 sur trois titres, tandis qu'il propose de nouveaux espaces sonores avec "The Distance" et "Joey". Début 2003, un cd nommé "Red cd" ou "Target" cd est sorti dans la chaine de magasins Target : il contient plusieurs inédits des sessions de "Bounce", une version acoustique de "Everyday" et une version de "Just Older".

Après la tournée qui a suivi et qui s'est terminée en août 2003, Bon Jovi s'est embarqué dans un projet ambitieux. Censé au départ produire un album acoustique, le groupe a fini par réécrire, réenregistrer et réinventer douze de leurs plus grands succès pour les montrer sous un jour nouveau.This Left Feels Right est sorti en novembre 2003, le titre fait référence au changement de direction pris par le groupe dans l'enregistrement de ces chansons. L'album devait contenir deux nouvelles chansons, "Thief Of Hearts" et "Last Man Standing", mais la maison de disques s'y opposa.

L'année suivante, le groupe a sorti un box set intitulé 100,000,000 Bon Jovi Fans Can't Be Wrong, dont le titre est un hommage à l'album d'Elvis Presley 50,000,000 Elvis Fans Can't Be Wrong. La boite comprenait quatre CDs sur lesquels se trouvaient 38 titres inédits et 12 morceaux rares, ainsi qu'un DVD. Cette sortie commémorait les 100 millions d'albums vendus et le vingtième anniversaire de la sortie du premier disque du groupe, en 1984. On ne compte malgré tout que trois chansons des années 80, ce qui fait enrager nombre de fans... Néanmoins, ce coffret renferme de nombreuses perles et plusieurs titres sont devenus inoubliables comme "The radio Saved My Life Tonight" que le groupe a joué fréquemment en concert. Ce coffret renferme également une version au piano de "If I Can't Have Your Love", chanson composée par Richie Sambora pour "Stranger In This Town" et connue en version électrique sur le bootleg "Makin' Magic". Il y a aussi une chanson de David Bryan, "Memphis Lives In Me" et "Only In My Dreams" chantée par Tico Torres. C'est la seconde fois que le batteur tient le micro dans le groupe après sa version de "Crazy" sur le cd bonus de "These Days". Malgré ses choix de chansons, ce coffret est une jolie réussite, même si d'autres chansons des années 80 auraient été bienvenues.

Bon Jovi a participé au Live 8 le 2 juillet 2005. À cette occasion, une nouvelle chanson a été jouée, "Have a Nice Day", aux côtés des classiques, "Livin' on a Prayer" et "It's My Life".

Have a Nice Day, est sorti le 19 septembre 2005 en Europe, et il a été suivi par une tournée internationale qui a débuté en novembre 2005. L'album s'est hissé dans les hauteurs du classement un peu partout dans le monde, arrivant même en deuxième position aux États-Unis durant la première semaine de vente, atteignant plus de 202.000 albums vendus durant cette période.

Peu après la sortie de l'album, le groupe a débuté une tournée mondiale. Celle-ci, plus courte que les précédentes, a amené le groupe sur de nombreuses scènes et dans de nombreux stades à travers la planète. À l'origine, le groupe devait être le premier à jouer dans le nouveau Wembley Stadium, malheureusement, la compagnie responsable des travaux a annoncé que le stade ne serait pas prêt avant 2007. Le concert a, dès lors, été déplacé à Milton Keynes National Bowl en gardant les même dates. Ils ont par contre été le premier groupe à jouer au Stade de Suisse à Berne, le 31 mai 2006.

Après les dates au Japon et en Europe, le groupe est retourné aux États-Unis pour quelques concerts, entre autres trois shows dans leur New Jersey natal, au Giants Stadium, ainsi qu'à Boston, Pittsburgh, et Chicago.

En juin 2007 sort Lost Highway, dixième album studio du groupe. Cet album se veut plus ancré de la tradition des songwriters américains, tels que Bruce Springsteen. Quelques influences blues et country sortent parfois du lot, et en font un album plu américain, moins moderne que "Have A Nice Day". Plusieurs auteurs extérieurs ont travaillé avec John Bon Jovi et Richie sambora sur ces chansons. Toutefois, l'annonce première du groupe de réaliser un album country est fausse : il s'agit d'un véritable disque de Bon Jovi, avec quelques réminiscences cajun.

L'album s'est classé numéro 1 des ventes aux États-Unis la semaine de sa sortie, ce qui n'était pas arrivé depuis 1988 et "New Jersey". Le groupe est soumis aux polémiques en même temps suite à une calamiteuse apparition à l'émission "MTV Unplugged" où le guitariste Richie Sambora, passablement ivre, s'est vu incapable de jouer correctement. Perturbé par le décès très récent de son père, de son divorce houleux, Sambora s'est retrouvé confronté à un problème d'addiction. Il est allé de lui-même dans une clinique de désintoxication une semaine, laissant le groupe oeuvrer seul avec un guitariste de l'orchestre accompagnant Bon Jovi. Malgré la sortie mondiale du single "(You Want To) Make A Memory" et de trois autres titres en Allemagne ("Lost Highway", "Whole Lot Of Leaving" et "Till We Ain't Strangers Anymore", duo avec Leann Rimes), l'album se vend mollement, même s'il a officiellement dépassé les deux millions de copies.

Fin 2007, Richie Sambora a laissé entendre qu'une seconde compilation verrait le jour en 2008. Annoncée depuis plusieurs années pour succéder à "Crossroad", elle est régulièrement repoussée.

En avril 2008 sort "Lost Highway : The Concert", le cd bande son du dvd sorti à la fin de l'année précédente et qui reprend l'intégralité de "Lost Highway". Néanmoins, ce disque ne peut et ne doit pas être considéré comme le deuxième album live du groupe, du fait du caractère quasi-confidentiel de son existence.

Le single Always a été la plus grosse vente du groupe au niveau mondial.

Egalement sortie sur support laserdisc aux É.-U. et au Japon. Pour le Japon, deux pressage du laserdisc existe, version 5 ou 6 titres.

Reportage de la tournée mondiale de l'album New Jersey. Contient quelques morceaux live, mais pas en version complète.

Disponible en VHS, laserdisc et DVD (Le laserdisc japonais est sorti en deux versions, dont l'une contient deux clips vidéos bonus, dont une version musicale différente de Lie To Me).

À noter deux bonus videos sur cette VHS, DVD, les clips de Say It Isn't So et de It's My Life.

Disponible en VHS et DVD (Le DVD contient 6 extraits du concert de Bon Jovi à Hyde Park : Lay Your Hands On Me, Raise Your Hands, Captain Crash & The Beauty Queen From Mars, Blood On Blood, Bounce et Everyday.

Disponible en VHS et DVD. (Ce concert reprend les titres de l'album studio dans le même ordre. En bonus, il y a les titres joués live au Stripped : (You Want To) Make A Memory, Lost Highway, Wanted Dead Or Alive, Who Says You Can't Go Home, Whole Lot Of Leavin' et Hallelujah).

En haut



100,000,000 Bon Jovi Fans Can't Be Wrong

100,000,000 Bon Jovi Fans Can't Be Wrong est un coffret de quatre disques et un DVD de Bon Jovi sorti en novembre 2004.

Le titre de l'album célèbre les vingt ans de carrière du groupe, ainsi que des ventes impressionnantes, mais c'est aussi une référence à un disque d'Elvis Presley appelé 50.000.000 Elvis Fans Can't Be Wrong. Il présente également une pochette assez identique, où les membres de Bon Jovi sont en costumes dorés, tel qu'était Elvis Presley.

Le projet de ce disque remonte au début des années 90 car le groupe avait entassé de nombreux titres n'ayant jamais été diffusé. Malgré ses incroyables ventes, le groupe s'est toujours vu refuser de sortir un tel projet car les ventes des coffrets est généralement faible. Il a fallu attendre l'anniversaire du groupe et un nombre de ventes symbolique pour le label du groupe décide de donner le feu vert à sa réalisation.

Les quatre disques qui composent le coffret ont été pensé par Jon Bon Jovi comme des disques indépendants. Il ne s'agit donc pas d'un amalgame hasardeux. Sur les cinquante chansons qui composent le coffret (plus un titre caché à la fin du quatrième cd), douze étaient déjà parues sur des faces B de single. Il y a donc trente-huit inédits jamais parus. La majorité de ces enregistrements proviennent des années 90 et 2000. Il n'y a que trois titres issus des années 80 : We Rule The Night, une chanson de 1985, puis Out Of Bounds et Edge Of A Broken Heart qui datent de 1986. Cette décision de Jon Bon Jovi a d'ailleurs fait grincer les dents de nombreux fans car si le groupe a particulièrement renié ses deux premiers albums, nombreux sont ceux qui auraient aimé entendre des chutes de studio de Slippery When Wet et New Jersey.

Certains titres dans ce coffret étaient destinés au troisième album solo de Jon Bon Jovi, enregistré en 1998, mais qui ne vit jamais le jour. Richie Sambora a réenregistré un titre inédit de son premier album solo, Stranger In This Town, tandis que David Bryan a proposé un titre d'un projet de comédie musicale non réalisé en 2004. Tico Torres, le batteur, chante sur un titre de 1994.

Jon Bon Jovi a également tenu à montrer une facette inconnue du grand public qui est la différence entre la première orchestration / enregistrement d'une chanson et le produit fini. Trois titres sont donc publiés dans ce coffret pour que les fans voient les distinctions entre la genèse et la réalisation de ces titres. C'est aussi pourquoi l'on trouve une chanson nommée Open All Night, qui date de 1995, jamais parue, et qui est différente de celle parue en 2002 sur l'album Bounce. Jon Bon jovi insiste sur le fait qu'en tant que parolier, il a cherché le texte parfait à ses yeux à partir de ces mots.

Le DVD, quant à lui, est une succession de courtes interviews où le groupe évoque ses souvenirs à propos de ces chansons. Le livret reprend toutes ces déclarations ainsi que des mots de fans qui expriment leur amour du groupe.

En haut



Bon Jovi (album)

Bon Jovi est le 1er album studio du groupe Bon Jovi sorti en 1984.

Toutes les pistes par Jon Bon Jovi & Richie Sambora:, sauf indication.

En haut



Jon Bon Jovi

Jon Bon Jovi sur scène à Dublin en 2006

Jon Bon Jovi est un musicien, un parolier et un acteur américain né le 2 mars 1962 à Perth Amboy, New Jersey (États-Unis). Son véritable nom est John Francis Bongiovi. Il est le chanteur du groupe de rock américain Bon Jovi.

Jon Bon Jovi est né à Perth Amboy, New Jersey, et a été nourri et élevé à Sayreville. Sa mère, Carol Sharkey, a été une des premières bunny girl dans les clubs de Playboy et son père, John Bongiovi, était un coiffeur italien originaire de Sicile. Il a fait parti de plusieurs groupes amateurs, dont ACE (Atlantic City Expressway, où jouait déjà David Bryan, futur clavieriste de Bon Jovi) et The Rest, où il connut Jack Ponti avec qui il écrivit le hit Runaway.

John Bongiovi est allé à l'école Sayreville War Memorial à Parlin, New Jersey et a ensuite adopté le nom de scène Jon Bon Jovi à la demande de la maison de disque avec laquelle il avait signé un contrat. Son début de carrière a été encouragé par son cousin, Tony Bongiovi, un producteur de disques connu, propriétaire du studio d'enregistrement Power Station. Jon y a travaillé comme concierge et, après les heures de fermeture du studio, il y enregistrait sa propre musique, assisté par son oncle. Un album de ces premières années The Power Station Years est sorti en 1999.

Bon Jovi a épousé Dorothea Hurley le 29 avril 1989 à Las Vegas, Nevada. Il est le père d'une fille, Stephanie Rose Bongiovi (née le 31 mai 1993), et de trois fils, Jesse James Louis Bongiovi (né le 19 février 1995) Jacob Hurley Bongiovi (né le 7 mai 2002) et Romeo Jon Bongiovi (né le 29 mars 2004).

La première apparition de Bon Jovi dans une quelconque production musicale à été dans l'album de Noël de Star Wars, Christmas in the Stars. Il était le chanteur principal de la chanson : R2-D2 We Wish You a Merry Christmas.

Jon Bon Jovi a également enregistré deux albums en solo: Blaze of Glory (1990) et Destination Anywhere (1997) et a vendu plus de 100 millions d'albums avec le groupe Bon Jovi. Un troisième album non publié fut enregistré en 1998 et mis en écoute à un parterre de fans le 26 août 1998 lors d'une "listening party".

En 2004, il a fondé une équipe de ligue mineure de football américain, les Philadelphia Soul avec son ami et partenaire dans le groupe Bon Jovi, Richie Sambora. Jon proclame avoir été fan depuis toujours de football américain, particulièrement de l'équipe des New York Giants.

En 1994, Jon Bon Jovi a également composé la chanson Ronnie de l'interprète québécois Francis Martin, connu maintenant sous le nom de Kaya.

En haut



Kiss

KISS in concert Boston 2004.jpg

Kiss est un groupe de Hard Rock américain, précurseur du glam metal, fondé dans le Queens à New York en 1973 par le guitariste Paul Stanley (de son vrai nom Stanley Harvey Eisen né en 1952) et le bassiste Gene Simmons (Chaim Witz né en 1949). Très populaire à travers le monde, notamment grâce à leurs maquillages, leurs costumes extravagants et la célèbre très grande langue de Gene Simmons, Kiss a vendu plus de 30 millions d'albums aux États-Unis et 95 millions de plus à l'échelle mondiale, pour un total de plus de 125 millions d'albums vendus. Les enregistrements du groupe et de ses membres en solo leur ont permis de récolter 24 disques d'or, 9 disques de platine et 10 disques multi-platine pour les seuls États-Unis,. On reconnait aussi souvent Kiss pour leurs 2 500 produits dérivés qui se vendent en quantité industrielle, si bien que la « marque » Kiss a été évaluée à 1 milliard de dollars américains. Gene Simmons et Paul Stanley, les deux leaders du groupe, ont confirmé que Kiss se lançait dans un nouvel album studio supposé sortir le 24 juin 2009 sous le label KISS Records et qui sortira dans une grande chaîne de magasins dont le nom n'est pas encore dévoilé et qui sera précédé par une tournée de 10 concerts au Canada, puis suivi de concerts aux États-Unis et en Europe et probablement dans le reste du monde ensuite. Ce sera le premier album studio de Kiss depuis 1998 (Psycho Circus). Leurs plus grands succès commerciaux aux États-Unis sont Rock and Roll All Nite (1975), Beth (1976), Hard Luck Woman (1976), Calling Dr. Love (1976), I Was Made For Lovin' You (1979) et Forever (1989), quoiqu'ils possèdent de nombreux autres classiques: Deuce (1974), Strutter (1974), Detroit Rock City (1976), Love Gun (1977) et Lick It Up (1983) entre autres.

Suite à l'échec de leur premier enregistrement (sous le nom de Wicked Lester, album jamais distribué), Paul Stanley et Gene Simmons radicalisent leur approche de la musique et de la scène. Rejoints par le batteur Peter Criss (Peter Crisscoula, 1945) et le guitariste Ace Frehley (1951), enfant terrible du Bronx, ils décident d'adopter un look particulièrement théâtral et provocateur, dans la lignée d'Alice Cooper. Ils se démarquent par ailleurs avec un maquillage intégral du visage et des costumes excentriques, ce qui les transforme en véritables super-héros du rock et du metal: Gene Simmons est le Démon, Paul Stanley l'Enfant des Étoiles, Ace Frehley le Guerrier de l'espace et Peter Criss le Chat.

Les premiers pas sont difficiles. Le premier concert du groupe, dans un club du Queens à New York, le 30 janvier 1973, n'est attendu que par 3 personnes. Déjà, au premier concert, le groupe porte ses maquillages et des costumes en cuir noir achetés dans des boutiques sado-masochistes. Et quelques uns des effets scéniques du groupe apparaissent déjà : Gene Simmons crache du sang et du feu et Paul Stanley détruit sa guitare à la fin du concert. Entre les clubs qui refusent ces énergumènes peinturlurés et les groupes qui craignent d'avoir de dangereux outsiders en première partie, le quatuor peine à trouver des engagements. Deux rencontres s'avèrent alors capitales. La première est celle de Bill Aucoin, manager avisé qui est certain de tenir la perle rare. La seconde est celle de Neil Bogart, directeur de Casablanca Records et à la recherche de stars pour son nouveau label. Aucoin convainc Bogart de signer Kiss sur la seule foi d'une démo prometteuse. Le groupe rentre en studio fin 73 pour enregistrer son premier album. Le 31 décembre 1973, Kiss joue en première partie de Blue Öyster Cult à l'Academy Of Music de New York. Durant ce concert, Gene Simmons met accidentellement le feu à ses cheveux lors de son traditionnel numéro de Démon cracheur de feu. Début 1974 sort le premier album éponyme du groupe. Y figurent notamment Strutter, Nothin' To Lose, Cold Gin, Black Diamond, Firehouse et Deuce. En dépit d'une campagne publicitaire monstre, le disque ne fait qu'une timide entrée dans le Top 100 américain. Le groupe fait sa première apparition à la télévision et joue Black Diamond. Les critiques descendent le quatuor sans vergogne et lui promettent un sort funeste.

Après une courte série de concerts, Kiss retourne en studio et sort Hotter Than Hell en novembre 1974. Le ton se durcit (Parasite), devient sombre et inquiétant « à la Black Sabbath » (Watchin' You) mais reste aussi dans le son purement kissien (Hotter Than Hell, Got To Choose, Let Me Go, Rock N' Roll) mais le succès n'est toujours pas au rendez vous. Le groupe quadrille alors tout le continent en exposant un show riche en couleurs (en plus des crachats de sang et de feu de Simmons et de la destruction de la guitare de Stanley, le groupe utilise des jets de flammes et de fumée, des explosions et une pluie de confetti, sans compter Ace Frehley qui met le feu à sa guitare après son solo et Peter Criss qui s'élève dans les airs avec sa batterie) et commence à se forger une base de fans de plus en plus large.

Début 1975, Dressed To Kill (n° 37 US) est dans les bacs. Malgré des résultats encourageants et quelques hits mineurs sur les radios de New York et de Détroit (She, C'mon And Love Me, Rock and Roll All Nite) Bogart est au bord de la faillite car les investissements consentis sont très loin d'être compensés. Aucoin décide alors de jouer le tout pour le tout. Constatant que, en dépit de la faiblesse des ventes, le groupe parvient à réunir des foules de plus en plus grandes, il décide d'organiser quelques concerts dans les grandes arènes du pays pour enregistrer un live. Il va jusqu'à vider son compte personnel pour financer le projet. Pendant l'été, Kiss joue en tête d'affiche devant 12 000 spectateurs au Cobo Hall de Detroit.

À la rentrée, Alive! voit le jour. Tout le monde croise les doigts mais le suspense est de courte durée. Deux semaines après sa sortie (n°9 US), il est disque d'or, devenant rapidement double platine. En 2007, ce disque est certifié 9 fois disque de platine. À titre anecdotique, on remarque sur la pochette de l'album que Frehley pose avec les cordes de sa guitare tournées vers lui.

En quelques semaines, Kiss devient un des plus grands groupes de rock américain. Les fans forment ce qui devient rapidement la « Kiss Army ». Dans la foulée, la version live de Rock and Roll All Nite entre dans le Top 20 et un marchandisage juteux commence à voir le jour. Il est cependant temps de retourner en studio afin de prouver que le groupe est aussi capable sur scène que sur album. Kiss fait alors appel à un des plus grands producteurs du moment, Bob Ezrin (Pink Floyd, Lou Reed, Alice Cooper, …). Ses relations avec Ace Frehley deviennent vite orageuses au point que celui-ci sera remplacé sur plusieurs prises. Destroyer (n°11 aux É-U) voit le jour en avril en 1976 et atteint le statut de disque de platine rien qu'avec les précommandes. Il s'impose globalement comme un grand classique du rock US grâce à des titres comme Detroit Rock City (chanson), Shout It Out Loud, God Of Thunder et Beth, la ballade chantée par Peter Criss qui se vend à plus d'un million d'exemplaires. Grâce à cette « sucrerie », le quatuor cesse d'être perçu comme une entité maléfique et voit sa popularité franchir un nouveau seuil.

Après une première tournée en Europe, le groupe balaye une nouvelle fois les États-Unis. La tournée Destroyer, baptisée Spirit Of '76, est encore plus spectaculaire: en plus des effets traditionnels, le groupe y ajoute des feux d'artifices et des systèmes de son extrêmement puissants, faisant de Kiss l'un des groupes les plus bruyants de son époque. Le groupe et ses artifices se mettent en oeuvre sur une scène apocalyptique, avec un décor médiéval en ruines d'un côté et un monde extra-terrestre de l'autre. En août 1976, le groupe obtient la consécration en jouant en tête d'affiche au Anaheim Stadium (Californie) devant 55,000 fans.

En septembre c'est le retour en studio, cette fois sous la houlette d'Eddie Kramer (producteur, entre autres, de Jimi Hendrix). Désirant revenir à la rugosité de ses premiers albums, Kiss s'enferme dans un théâtre désaffecté du New Jersey pour les enregistrements afin d'y retrouver le son live du groupe. Comme le dira Eddie Kramer: Nous avons là capturé sans aucun doute l'esprit live de Kiss. Le Nanuet Théâtre possédait une infinie variété de conditions acoustiques. Le groupe a répété et joué les bases dans le salon d'exposition. Un tunnel sous la scène fut utilisé pour relever les basses. Des micros tout autour du périmètre de la salle elle-même capturaient le son live total. Les guitares acoustiques furent enregistrées dans le guichet de vente des tickets. Ce retour à un rock basique n'empêche pas Rock n'Roll Over (n°11 aux É-U), sorti en fin d'année, de devenir à son tour double platine. Avec cet album, le groupe étale son côté libidineux et machiste, Paul Stanley avec Makin' Love et Take Me, Gene Simmons avec Calling Dr. Love, Ladies Room et Love 'Em Leave 'Em.

Le groupe reçoit alors les honneurs d'une bande dessinée à son nom éditée chez Marvel. Pour en faire la promotion, les musiciens acceptent de donner un peu de leur sang pour l'encre rouge. Ce premier numéro restera la meilleure vente de Marvel pendant dix ans. Kiss s'envole ensuite pour le Japon, lui aussi secoué par une véritable Kiss mania. En remplissant quatre fois le Budokan de Tokyo, le groupe bat le record d'affluence des Beatles. L'année suivante, Kiss battra son propre record en le remplissant 5 soirs sold-out.

C'est à cette époque que des tensions internes naissent au sein de la formation. Ace Frehley et Peter Criss supportent de plus en plus mal le succès de Kiss. Les deux musiciens connaissent par ailleurs des problèmes de drogue et d'alcool de plus en plus préoccupants.

Malgré cela, Kiss est à nouveau au travail dès les premiers jours de 1977, toujours avec Eddie Kramer. Avec Love Gun (n°4 aux É-U), Kiss atteint le haut des classements. Le groupe lance, avec cet album, une nouvelle poignée de classiques: Love Gun, Christine Sixteen, Shock Me (avec Ace Frehley au chant pour la première fois) et I Stole Your Love et la nouvelle tournée américaine est la plus spectaculaire que le groupe ait donnée, avec une nouvelle scène encore plus grande, encore plus de feux d'artifice, un dragon cracheur de feu aux côtés de Gene ainsi que deux plate-formes de chaque côté de la scène pour y ammener le groupe en début de concert. Les trois concerts du Forum de Los Angeles sont enregistrés en vue d'un nouvel album live. Après la sortie de Alive II (n°7 aux É-U), il devient évident que seules des vacances prolongées peuvent éviter une séparation définitive.

Cette absence n'empêche pas les caisses du groupe et de son entreprise de produits dérivés Niocua (Aucoin à l'envers) de se remplir. D'abord, la compilation Double Platinum (n°22 aux É-U) occupe le terrain. Ensuite, sans compter une nouvelle bande dessinée Marvel, les objets à l'effigie du groupe (flipper, poupées, tasses, etc.) envahissent le marché. On parle même d'un projet de parc d'attractions.

Le 22 juin 1977, un sondage Gallup élit Kiss groupe numéro 1 en Amérique.

Le groupe décide de se lancer dans une entreprise inédite : l'enregistrement de l'album solo de chacun des membres du groupe, paraissant tous, de façon simultanée, sous le nom de Kiss. Les quatre disques sortent en 1978 et connaissent des succès divers. La palme revient à celui d'Ace Frehley qui est à la fois celui dont la conception a été la moins coûteuse et qui reçoit l'accueil le plus favorable. Il bénéficie même d'un succès radio avec le titre New York Groove. Le guitariste pense alors qu'il peut sans problème se lancer en solo et la paire Simmons/Stanley va devoir promettre des concessions pour le retenir. Casablanca Records se vante d'un total de cinq millions de précommandes pour les quatre disques mais un bon nombre, surtout pour Criss et Simmons, seront annulées.

Peu après, le quatuor se retrouve pour le tournage d'un téléfilm, Kiss meets the Phantom of the Park (Kiss contre les fantômes en France) qui n'ajoute rien à sa gloire. C'est un succès d'audience pour la chaine NBC, mais un désastre pour l'image du groupe.

Kiss commence à songer à son retour sur disque alors que la vague disco fait fureur, menaçant les plus solides bastions du hard rock. Simmons et Stanley optent finalement pour le compromis et font appel à Vinnie Poncia, producteur spécialisé dans la musique de discothèque. Idée géniale ou monumentale erreur ? L'avenir n'allait pas tarder à le dire.

Dès le début des sessions d'enregistrement, l'état de santé de Peter Criss s'avère très préoccupant. Il est finalement remplacé sur presque tous les titres par Anton Fig, un batteur de studio qui avait travaillé avec Frehley. Dynasty (n°9 aux É-U) sort début 1979 et connaît un succès fulgurant grâce au tube hard/disco I Was Made For Lovin' You qui explose à l'échelle mondiale.

Tout semble aller pour le mieux et pourtant le groupe est toujours au bord de l'explosion. La tournée américaine(malgré un show toujours plus impressionant avec Ace Frehley qui tire des feux d'artifice avec sa guitare et Gene Simmons qui s'envole dans les airs) ne rencontre pas la même ferveur que la précédente. Alors que les fans les plus durs boudent le virage commercial du quatuor, les salles se remplissent désormais de jeunes enfants accompagnés de leurs parents. Kiss n'a plus rien à voir avec un groupe de rock et la Kiss mania semble tourner à l'overdose. Englués dans leurs personnages imaginaires, les musiciens ne contrôlent plus rien. Ne se basant que sur les ventes, ils accordent une nouvelle fois leur confiance à Poncia pour l'album suivant auquel Criss ne participe pas. Paru l'année suivante, Unmasked (n°35 É-U) peine à décrocher le disque d'or. Musicalement noyé par les arrangements de Poncia, le disque est alors la cible de la presse qui peut enfin se venger d'un groupe dont elle avait annoncé prématurément la fin.

Peter Criss est congédié peu après et est remplacé par Eric Carr (de son vrai nom Paul Caravello, au maquillage de renard) pour la tournée à venir, dont la mise en scène est sensiblement la même que celle de la dernière tournée. Après un unique concert aux États-Unis, Kiss s'envole pour l'Europe où il est accompagné par un groupe britannique alors inconnu, Iron Maiden, mais qui lui vole la vedette. Le quatuor se rend ensuite en Australie où les plus grands stades affichent complet en quelques heures. À Sydney, Kiss joue l'un de ses concerts les plus marquants.

De retour au bercail, le groupe rappelle Bob Ezrin en vue du prochain album : un ambitieux album-concept accompagné d'un film dans la lignée du The Wall de Pink Floyd produit par le même Ezrin. Mais les difficultés s'accumulent. Frehley, désireux d'un retour à un rock pur et dur, est dès le départ hostile et rentre à nouveau en conflit avec le producteur. Suite à des problèmes de script, la réalisation du film est abandonnée et quelques mois après la sortie de l'album, Neil Bogart, l'autre éminence grise du groupe, décède des suites d'une longue maladie. Eric Carr a pour sa part déclaré, dans une interview publiée après sa mort, qu'il avait « tout fait pour dissuader de sortir un concept album », leur martelant que les fans voulaient un retour au hard rock pur et dur.

Après un séjour prolongé en studio, Music From the Elder (n°75 au É-U) voit le jour en 1981 et est un échec commercial complet. On dénonce son caractère prétentieux et les nouvelles expérimentations qui ont vu Kiss passer de la musique de club aux orchestres à vent et à corde. L'album étant passé totalement inaperçu, il est impossible pour le groupe de partir en tournée, et Kiss rompt avec son manager, Bill Aucoin. Ce serait à la suite d'une violente dispute entre Gene Simmons et Ace Frehley lors de l'enregistrement de the Elder que Frehley aurait pris la décision de quitter le groupe. Celui-ci aurait en outre pulvérisé la maquette après avoir constaté que Bob Ezrin, avec qui il ne s'est jamais entendu, avait amputé une majorité de ses parties de guitare.

Il est temps de revenir aux fondamentaux. Le groupe s'enferme en studio pour enregistrer des morceaux plus classiques qui figurent sur une nouvelle compilation sortie l'année suivante, Killers, a la demande de la compagnie de disques. Peu après, Frehley est victime d'un grave accident de voiture et se retrouve immobilisé pendant plusieurs mois. Il en profite malheureusement pour ajouter à ses problèmes d'alcool le goût des médicaments. Pour pallier l'absence de son guitariste, Kiss engage plusieurs musiciens de remplacement pour l'album Creatures Of The Night (n°45 aux É-U) qui marque une nette modernisation et un retour vers le heavy metal. Des chansons comme Creatures Of The Night, I Love It Loud, War Machine et Rock And Roll Hell en témoignent. On sait aujourd'hui que ce nouveau son était en grande partie dû à Vinnie Vincent, guitariste « fantôme » des enregistrements qui va bientôt éclipser Frehley. Bien qu'il figure sur la pochette, ce dernier annonce peu avant la tournée qu'il quitte le groupe.

Aux États-Unis, le virage hard-disco du groupe en 1979 a causé un traumatisme trop fort, ce qui fait que même ce fabuleux retour vers le heavy metal ne permet pas de ramener tous les anciens fans. Kiss joue donc dans des salles loin d'être remplies(malgré un show décidément toujours plus fou où la batterie est disposée sur un char d'assaut qui tire des roquettes durant le concert), mais en Amérique du Sud sa gloire semble intacte puisqu’au stade Maracana de Rio, le groupe réunit 137 000 spectateurs pour un show unique, puis 30 000 à Belo Horizonte et ensuite 65 000 à Sao Paulo. Kiss est véritablement retourné vers le heavy metal pur et dur. La batterie de Eric Carr et la guitare de Vinnie Vincent y sont pour quelque chose. Gene Simmons ne fait pas que chanter, il hurle littéralement. Paul Stanley n'a plus rien à voir avec celui de la période Unmasked. On ne compte plus ses fuck et fuckin’ lors des concerts, chose totalement impensable un an auparavant. Preuve que l'on tente d'oublier les années disco: à Sao Paulo, le groupe joue I Love It Loud une 2e fois dans le même concert au lieu de jouer I Was Made For Lovin' You comme prévu.

À ce moment, Stanley, Simmons, Carr et Vincent mettent la dernière main à leur nouvel album. Peu avant sa sortie, ils font sensation en apparaissant pour la première fois sans maquillage dans une émission spéciale sur MTV. Le fait que Kiss abandonne son maquillage pour de bon causa tout un choc parmi les fans du groupe. Lick It Up (n°24 aux É-U) bénéficie de ce gros coup de publicité et devient le premier disque de platine du groupe depuis Dynasty. Surtout, le groupe semble renaître musicalement en confirmant les impressions du précédent album: Kiss est de retour vers le heavy metal. Mais si Creatures Of The Night est un album de heavy metal traditionnel, Lick It Up s'avère encore plus rapide, lourd, bruyant et agressif(Exciter, Not For The Innocent). À l'inverse, des titres comme la chanson éponyme sont vraiment dans l'esprit Glam Metal des années 1980. La tournée mondiale qui suit fait figure de reconquête, mais malgré son grand succès, la tournée Lick It Up nous démontre que Kiss n'était pas au mieux de sa forme depuis Dynasty: le groupe connaissait des difficultés financières en raison de l'échec de Dynasty, Unmasked, The Elder et le demi-succès de la tournée Creatures Of The Night, les effets pyrotechniques sont donc bien moins nombreux dans la tournée Lick It Up et les décors et effets scéniques sont les mêmes que lors de la précédente tournée, à l'exception du fait que Gene Simmons ne crache désormais plus de sang. Mais le succès de l'album et de cette tournée permet à Kiss de retrouver le statut qu'il avait acquis dans les années 1970. Le retour de Kiss fait même augmenter les ventes des albums précédents, Creatures Of The Night entre autres.

Pourtant, la sauce ne prend pas entre Vinnie Vincent et les deux meneurs de Kiss qui refusent de le voir trop se mêler de la direction du groupe. Finalement, le guitariste est congédié et est remplacé par Mark St John. Pendant ce temps, Simmons s'adonne à une vieille passion : le cinéma. Il joue le rôle du méchant face à Tom Selleck dans Runaway, un film de science-fiction de Michael Crichton. Il rejoint ensuite Stanley pour les besoins du nouvel album qui pour la première fois est intégralement produit par les deux leaders.

Animalize (n°19 aux É-U) dépasse les ventes de son prédécesseur, notamment grâce au single Heaven's On Fire, dont le vidéo-clip passe en boucle sur MTV. Animalize marque pourtant le début de la décadence discographique du groupe qui s'entoure de compositeurs extérieurs (Desmond Child) et souffre du manque d'investissement de Gene Simmons (cinéma, production, etc.). Stanley devient progressivement la figure de proue de ce Kiss nouveau grâce à sa plus grande versatilité et à ses compositions taillées pour le rock des années 1980. De plus, l'adoption d'un look glam metal proche de celui de Mötley Crüe, Ratt ou Dokken ancre Kiss dans une mode éphémère dont il avait pourtant été un précurseur.

Pour l'heure, le groupe entame une nouvelle tournée mondiale mais St John est atteint d'un syndrome paralysant et il doit être remplacé en catastrophe par Bruce Kulick, quatrième guitariste du groupe en trois ans. La tournée Animalize est un succès et Kiss remplit à nouveau les stades, avec les effets scéniques traditionnels: explosions et feux d'artifice, plate-forme qui emmène le groupe sur scène, crachat de feu par Simmons et destruction de la guitare de Stanley. Le concert de Détroit est filmé et commercialisé sous le titre Kiss Animalize Live And Uncensored.

En 1985, Kiss revient avec Asylum (n°20 aux É-U). Le groupe utilise les nouvelles possibilités du clip pour garantir sa présence sur MTV, Uh! All Night et Tears Are Falling envahissent les ondes. La stratégie semble payante puisque lors de la tournée suivante, la popularité du quatuor atteint de nouveaux sommets et lui permet de renouer avec les shows à grand spectacle, où les pluies de confettis sont de retours et où c'est maintenant Gene Simmons qui tire des feux d'artifice avec sa basse. De plus, Kiss déploie un matériel sonore imposant avec une puissance de 120 décibels! La demande est telle que le groupe prolonge sa tournée américaine jusqu'à l'été 1986, annulant au passage son apparition au festival Monsters of Rock en Angleterre.

Stanley et Simmons jugent le moment opportun pour frapper un grand coup et talonner les Bon Jovi et autres artistes alors au sommet du Billboard. Ils font donc appel au producteur Ron Nevison qui est au hard commercial ce que Poncia était au disco. Paru en 1987, Crazy Nights (n°18 aux É-U) est logiquement l'album le plus commercial du groupe depuis Unmasked. Le style du groupe a changé. Alors qu'il glissait musicalement et dans l'habillement vers le style glam metal de Mötley Crüe, Cinderella, Warrant, Dokken et Ratt, le groupe retourne vers les vêtements de cuir noir "rock" et tombe maintenant, sur le plan musical, dans le hard FM à la Bon Jovi avec des chansons comme Crazy Crazy Nights et la ballade Reason To Live. La tournée qui suit Crazy Nights témoigne pourtant d'une certaine usure. Si en Angleterre ou au Japon, le quatuor fait toujours le plein, les États-Unis semblent se lasser de ses anciens super-héros devenus trop aseptisés. Kiss fait malgré tout un carton en seconde position des Monsters of Rock de 1988 devant plus de 100 000 spectateurs. Kiss triomphe également la même année au Budokan Hall de Tokyo.

Malgré cela, la séparation semble proche. Simmons s'investit de moins en moins et Stanley entreprend même une tournée des clubs en solo. Avec l'épuisement proche du hard FM, Kiss devient la risée de la nouvelle génération.

Le groupe est pourtant bientôt de retour en studio pour mettre en boîte quelques inédits pour la nouvelle compilations Smashes, Trashes And Hits ( n° 22 aux É-U et double platine). L'année suivante paraît Hot In The Shade (n°29 aux É-U) qui, en dépit d'un premier single convaincant (Rise to It) ne provoque que peu d'enthousiasme. Kiss hésite à se risquer dans une nouvelle tournée jusqu'aux premiers mois de 1990 quand la ballade Forever grimpe jusqu'à la 8e place des classements américains. L'album est relancé par ce succès surprise, et ce sans compter le vidéo-clip de Hide Your Heart qui occupe MTV, et le quatuor honore finalement plus de 150 dates pendant l'année. Cette tournée est un grand succès marquera les esprits avec des explosions, des lasers et une immense statue du Sphinx sur scène.

Pour la bande originale d'un film, Kiss enregistre la reprise de la chanson God Gave Rock N' Roll To You. Les deux leaders se décident finalement à créer un nouvel album et contactent Bob Ezrin. Le producteur accepte, à une condition : se remettre sérieusement au travail. Les grandes manœuvres commencent mais Eric Carr tombe malade. Le batteur est atteint d'un cancer et décède fin 1991. Après quelque temps d'hésitations, les trois survivants décident de continuer et engagent Eric Singer. Revenge (n°6 aux É-U) voit le jour en 1992 et reçoit un accueil digne du travail effectué. Revenge est l'album de Kiss le plus heavy depuis Creatures Of The Night et nous montre que Gene Simmons est de retour avec des chansons très heavy comme Unholy mais aussi des titres très rock Domino et Thou Shalt Not. Mais Paul Stanley ne se retire pas pour autant et nous propose de nouveaux hits tels que I Just Wanna. La tournée qui suit est spectaculaire avec explosions, lasers, des strip-teaseuses lors de la chanson Take It Off et une immense Statue de la Liberté située derrière Eric Singer sur scène. Lors du concert, sous une multitude d'explosions et d'effets pyrotechniques, le visage de la Statue s'effondre pour révéler un crâne aux yeux rouges. Malgré tout, la tournée Revenge peine à faire le plein et donne lieu à un Alive III (n°9 aux É-U) qui est très critiqué pour ses nombreuses retouches en studio.

Kiss a tout de même retrouvé sa crédibilité et commence à miser sérieusement sur sa légende pour en imposer à la jeunesse de cette fin de siècle. Première étape : la réalisation de l'album-hommage Kiss My Ass (n°20 aux É-U), sur lequel on retrouve notamment Yoshiki (de X Japan), Lenny Kravitz, Anthrax ou encore Garth Brooks. Le disque est un des plus grands succès du genre et est l'occasion d'une cohorte de témoignages de fans de longue date comme Dimebag Darrell de Pantera. Le quatuor se retrouve peu après en tête d'affiche de la tournée sud américaine des Monsters Of Rock de 1994 puis joue en Australie et au Japon.

Parallèlement, le groupe fête ses vingt ans d'existence et crée les Kiss Conventions, sorte de musée itinérant où l'on retrouve une collection de tous les produits dérivés des années 1970 et les instruments des musiciens. On y assiste également aux concerts de groupes sosies maquillés et déguisés comme Kiss mais aussi à des prestations unplugged du vrai groupe. Malgré un prix d'entrée exorbitant (100$ de l'époque), la formule cartonne à travers les États-Unis. Point d'orgue, Peter Criss accepte d'apparaître sur scène avec ses anciens collègues lors d'un des concerts. Une rumeur selon laquelle Frehley en ferait bientôt de même commence alors à se répandre dans la presse américaine.

Un fort courant de nostalgie envers l'ancienne formation se développe au même moment, tant de la part des vieux fans que de la nouvelle génération qui rêve de voir en vrai le « rock n'roll circus » dont on persiste à faire la commémoration. Cependant, Stanley et Simmons sont alors en train de parachever un nouvel album studio, Carnival Of Souls avec Kulick et Singer. Les premiers échos des quelques critiques rock à l'avoir entendu sont très favorables, mais sa sortie est mystérieusement repoussée.

En 1995, Kiss annonce qu'il va se plier au rituel du MTV Unplugged. Rien d'illogique à cela vu l'enthousiasme suscité par les récents concerts acoustiques du quatuor lors des conventions. Frehley et Criss sont conviés pour les derniers morceaux lors de retrouvailles qui sentent la mise en scène.

MTV Unplugged (n° 15 aux É-U) sort au début de l'Eté. Il ne provoque pas de véritable raz de marée, tout le monde étant déjà tourné vers la suite, l'annonce hypothétique de la reformation de la formation originale avec maquillages et costumes d'époque. Officiellement, Kiss s'apprête toujours à sortir son nouvel album studio et la paire Stanley/Simmons profite de l'intérêt médiatique pour promouvoir un luxueux ouvrage sur le groupe, Kisstory de plus de 400 pages et réservé aux fans les plus fortunés.

Le suspense prend fin lors d'une conférence de presse pour laquelle Kiss a réservé un porte-avions de l’US Navy, l'U.S.S. Intrepid. Stanley, Simmons, Frehley et Criss apparaissent maquillés dans les costumes de la tournée de 1977 et annoncent une gigantesque tournée américaine pour marquer la réunion des membres originaux et qui doit dépasser en spectacle tout ce qui a déjà été fait. Tous les billets de ce Reunion Tour partent en quelques jours (27 minutes pour les 47 000 places du premier soir au Tiger Stadium de Detroit). On parle d'un cachet de plusieurs millions de dollars pour chaque musicien.

En quelques mois, la tournée devient la plus lucrative de l'année(150 millions de dollars de profits) et ne tarde pas à se transformer en tournée mondiale. Tous les effets de scène des années 70, sans exception, sont repris. Kulick jette l'éponge et annonce qu'il ne compte pas attendre un éventuel retour de ses deux ex-patrons. Cette reformation qui devait d'abord n'être que provisoire semble au final définitive. Kiss joue avec costumes, maquillage et effets de scène spectaculaires au MTV Video Music Award à New York en 1996. Carnival of Souls: the Final Sessions (n° 27 aux È-U) sort finalement en 1997 en tant qu'album semi officiel dans le simple but de rentabiliser les frais de l'enregistrement.

A la fin de la tournée, le Kiss original retourne en studio pour la première fois depuis 1979. Psycho Circus (n° 3 aux É-U) paraît en 1998 mais il semble que la musique n'est plus la préoccupation principale. Kiss est redevenu une formidable machine à capter les dollars via un marchandisage intensif. La tournée a beaucoup de succès, le concert reprend les mêmes effets que la tournée de réunion, mais en y ajoutant un artifice de taille: un écran géant qui projète des images en 3-D, ce qui nécessite évidemment des lunettes 3-D.

C'est dans les années 2000, 2001 et début 2002 que Kiss présente la tournée Farewell Tour (« Tournée d'Adieu »), qui propose un show toujours plus grandiose et un système d'éclairage jamais vu auparavant. La tournée est extraordinairement lucrative, Kiss concluant même les Jeux Olympiques de 2002 et le Super Bowl de la même année. Néanmoins, Ace Frehley avait déclaré, lors de la reformation du groupe originel, qu'il « ne pas plus de 4 ou 5 ans sur cet évènement ». Frehley avait en effet compris que la tournée Farewell marquerait l'arrêt définitif du groupe, ou du moins la séparation définitive de ses membres d'origine. Logiquement, il déclare donc vouloir mettre un terme à sa collaboration au groupe à l'issue des dates initialement prévues. Mais Gene Simmons et Paul Stanley entendent prolonger l'événement, vu le côté extrêmement lucratif de toute la tournée. Ils projettent donc de nouvelles dates, contre l'avis de Frehley. Gene Simmons déclare alors : « on ne va pas attendre éternellement qu'Ace se décide. S'il ne vient pas, le train partira sans lui ».

En 2003, Kiss effectue une tournée commune avec Aerosmith puis, enregistre son quatrième album live, Alive IV, mais ils sont cette fois accompagnés par l'orchestre symphonique de Melbourne. La tournée est un succès. Mais les rancœurs rejaillissent vite et en 2004, le groupe se sépare à nouveau après de délicates procédures judiciaires.

À compter de 2004, Peter Criss et Ace Frehley sont remplacés par Eric Singer (à nouveau) et Tommy Thayer, qui revêtent leurs propres panoplies du fait du rachat, dans un contrat réunissant les quatre membres originaux pour le World Wide Tour Psycho Circus, des droits sur leurs maquillages respectifs. En 2004, Kiss débute une nouvelle tournée mondiale, Rock the Nation Tour, et filment l'un des concert pour sortir Rock the Nation Live en 2005. En 2006 et 2007, Kiss ne fait pas de véritable(s) tournée(s), se contentant de donner quelques concerts aux États-Unis ou au Japon, ou le groupe sera la tête d'affiche du Udo Music Festival en 2006. La même année, le groupe est introduit aux VH1 Rock Honors en même temps que Judas Priest, Queen et Def Leppard. Pour rendre hommage à Kiss, un supergroupe est formé avec Ace Frehley à la guitare, Rob Zombie au chant, Tommy Lee(Mötley Crüe) à la batterie, Slash(ex-Guns N' Roses, Velvet Revolver) à la guitare, Scott Ian(Anthrax) à la basse et Gilby Clarke(ex-Guns N' Roses) à la guitare. Ce supergroupe performe God Of Thunder. Puis, Kiss monte sur scène avec maquillages, costumes et feux d'artifices pour jouer Detroit Rock City, Deuce et. Love Gun À la fin du gala, le public en redemandant encore plus, Kiss joua Makin' Love comme unique rappel, ce qui est surprenant puisqu'à l'habitude c'est Rock And Roll All Nite qui joue ce rôle.

En juillet 2007, Kiss prévoit donner 4 concerts aux États-Unis et 1 concerts en Colombie-britannique, au Canada. Mais juste avant le 4e concert américain, soit celui San Jacinto en Californie le 27 juillet 2007, Paul Stanley est dans l'impossibilité de faire le concert, son cœur ayant une moyenne de 200 battements par minutes! On sû plus tard que cela était dû à une déshydratation sévère. Néanmoins, pour ne pas choquer les fans, Kiss performe en trio pour l'unique fois de son histoire. Les chansons de Paul Stanley sont donc supprimées de la setlist, Gene Simmons chantant ses 12 chansons et communiquant avec le public en tant que frontman pour la première fois(la tâche étant depuis toujours confiée à Paul Stanley) et Eric Singer en chantant ses deux titres. En janvier et février 2008, Kiss annonce une autre tournée mondiale afin de célébrer les 35 ans du groupe, soit la tournée Alive 35. En mars, Kiss fait des concerts en Australie et en Nouvelle-Zélande, concluant notamment le Grand Prix d'Australie devant 65 000 personnes. Puis, en mai et juin, Kiss revint en Europe pour la première fois depuis 9 ans. En plus de connaître des succès immenses en Italie, en Suède, en Allemagne, en France, en Belgique et dans la plupart des autres pays d'Europe, Kiss fait un triomphe en jouant pour la première fois en Russie, en Bulgarie, en Estonie et au Luxembourg et vole la vedette lors du Download Festival en Angleterre. Le spectacle est grandiose, Kiss performant sous une multitude d'explosions et de feux d'artifice et jouant l'album Alive! en entier suivi de six rappels. La tournée Alive 35 a rapporté au groupe près de 35 millions de dollars américains et se classe comme la tournée européenne de Kiss la plus lucrative de l'histoire du groupe.

Durant le mois d'août 2008, Kiss a donné 4 concerts aux États-Unis. Des rumeurs prétendent que le groupe se prépare à une tournée sud-américaine et asiatique pour ensuite faire une immense tournée nord-américaine et revenir en Europe pour l'été 2009. Ce dernier point a été confirmé par Paul Stanley durant chacun des concerts européens. L'agence qui se charge de faire tourner Kiss aux États-Unis, la Creative Artistis Agency (CAA), a déclaré que Kiss ferait une grande tournée des arenas en 2009. Gene Simmons et Paul Stanley ont confirmé que Kiss est de retour en studio pour enregistrer un nouvel album, le premier depuis 1998. Il sortira le 24 juin 2009.

Peter Criss a réintégré le groupe à la veille d'une tournée australienne qui fut l'occasion de la sortie de The Kiss Symphony ou Alive IV - avec, comme son nom l'indique, l'appui d'un orchestre symphonique -, en 2003, mais quitta le groupe pour des problèmes de crampes aux bras, l’empêchant de jouer trop longtemps.

Les membres du groupe Kiss sont connus pour leurs maquillages, leurs costumes et les concerts spectaculaires du groupe avec explosions, flammes, feux d'artifices, etc. Mais le groupe est également connu pour ses produits dérivés qui envahissent le monde en quantité industrielle. Selon Sandra O'Loughlin dans un article du magazine BrandWeek, « Kiss a licencé 2 000 produits dérivés en son nom, de la boîte à lunch et la bande dessinée aux cartes de crédit et aux condoms, devenant une marque évaluée à 1 milliard de dollars ».

C'est principalement Gene Simmons qui organise la création et la mise en marché des produits dérivés de Kiss. Comme il le dit dans son autobiographie Sex, Money And Kiss : Je trouve ça plaisant de voir mon visage sur des boîtes à lunch. C'est amusant. Je fais ça pour moi-même. Vous n'êtes pas obligé de l'acheter.

En haut



Scorpions

Matthias Jabs en concert  avec Scorpions en 2008

Scorpions est un groupe de hard rock,, originaire de Hanovre (Allemagne). Leur premier album a vu le jour en 1972. Le groupe a connu un prestige planétaire - surtout à partir des années 1980 - en raison de titres hard rock tels que No One Like You en 1982 ou Rock You Like a Hurricane en 1984 et de ballades à l'instar de Still Loving You la même année ou Wind of Change et Send Me an Angel en 1990, toutes chansons au succès commercial presque systématique. Le déclin médiatique venu à partir des années 1990, les protagonistes se sont tournés vers de nouvelles expériences, avec notamment Moment of Glory (avec l'Orchestre philharmonique de Berlin) et Acoustica (album live acoustique) mais reviennent à leurs recettes traditionnelles en 2004 avec un Unbreakable salué par de nombreux fans et suivi en 2007 de l'album Humanity - Hour 1. À ce jour ils ont vendu plus de 75 millions d'albums à travers le monde.

En 1965, Rudolf Schenker, jeune guitariste de 17 ans, forme à Hanovre un groupe amateur nommé The Scorpions, avec Wolfgang Dziony à la batterie, Karl Heinz à la guitare soliste et Achin Kirchoff à la basse, remplacé en 1970 par Lothar Heimberg. Au chant, on retrouve Rudolf et Wolfgang.

En 1969, deux membres du groupe Copernicus vont rejoindre le groupe : Klaus Meine au chant et Michael Schenker (petit frère de Rudolf) à la guitare. Le groupe prend le nom Scorpions (sans le the) et décide de passer professionnel le premier jour de l'année 1971. En 1972, le groupe sort un premier album intitulé Lonesome Crow, produit par Conny Plank. Il s'agit d'un album classé dans la catégorie rock psychédélique. Il rencontre un bon succès en Allemagne mais passe inaperçu dans le reste du monde. Lors de la tournée qui suit la sortie de l'album, le groupe commence à se faire un nom grâce à ses 136 concerts à travers l'Allemagne et en faisant la première partie des concerts du groupe anglais UFO. Mais fin 1972, Michael Schenker décide de quitter Scorpions après que les membres d'UFO, impressionnés par ses talents de guitariste, lui proposent de rejoindre le groupe. Heimberg et Dziony quittent Scorpions à leur tour laissant Klaus Meine et Rudolf Schenker seuls. Les deux tentent alors de faire une fusion de Scorpions et du groupe Dawn Road, qui a à sa tête le talentueux guitariste Ulrich Roth (plus communément appelé Uli Jon Roth), surnommé le « Jimi Hendrix allemand ». Ce dernier accepte l'idée de fusion des deux groupes.

Trois membres de Dawn Road viennent alors compléter le groupe (Ulrich Roth, le bassiste Francis Buchholz et le batteur Jürgen Rosenthal). Bien que les membres de Dawn Road deviennent alors majoritaires (trois de Dawn Road contre deux de Scorpions), le groupe décide de conserver son nom car il était plus populaire que Dawn Road et avait déjà sorti un album. Avec cette nouvelle formation, Scorpions compose un nouvel album, Fly to the Rainbow, qui sort en 1974. En Allemagne, celui ci rencontre un plus grand succès que Lonesome Crow. De plus, le groupe gagne de nouveaux fans outre-Rhin, notamment en Angleterre et au Japon, où l'album fait son apparition dans les charts.

En 1975, Scorpions, épaulé par un nouveau batteur (Rudy Lenners, qui remplace Jürgen Rosenthal parti faire son service militaire), sort l'album In Trance. C'est le premier produit par Dieter Dierks, producteur fétiche du groupe. Cet album, plus abouti que les précédents et classé dans la catégorie hard rock, est le premier vrai succès du groupe, avec comme point d'orgue le titre éponyme In Trance, désormais classique du groupe. Les compositions sont signés d'un côté par la paire Schenker/Meine et de l'autre par Uli Jon Roth ce qui donne un double aspect à l'ensemble tout en restant uniforme. De plus, le producteur Dieter Dierks ramène la durée des chansons fleuves de plus de 7 minutes des précédents albums à des durées plus abordables de 3-4 minutes. Une tournée à travers toute l'Europe et surtout en Angleterre fait grandir la notoriété de Scorpions.

En 1976, sort l'album Virgin Killer, produit encore une fois par Dieter Dierks. Cet album s'est particulièrement fait remarquer du public par sa couverture montrant une petite fille nue, seul un éclat de verre cachant son sexe. Les membres du groupe ont été choqués par cette photo mais ils furent obligés de l'accepter car imposée par la production. Virgin Killer connut un bon succès, notamment au Japon où il fut certifié disque d'or. Comme In Trance dont il est la continuité dans le style, cet album contient bon nombre de classiques du groupe comme le slow In Your Park, mais aussi Polar Nights et Hell Cat, chantés par Uli Jon Roth.

Vers la fin de la tournée de Virgin Killer (qui dure toute l'année 1976 et au cours de laquelle Scorpions assure notamment les premières parties des dates européennes de Kiss), plus précisément lorsque le groupe joue au fameux Marquee Club de Londres le 21 novembre, il devient clair que Uli Jon Roth a la volonté de se séparer prochainement de Scorpions : il est plus inspiré par Jimi Hendrix et la volonté de suivre ses propres projets musicaux que par la scène hard rock contemporaine. Néanmoins ce n'est qu'un an et demi plus tard qu'il quittera le groupe, en 1978. Entre temps, Scorpions engage un nouveau batteur nommé Herman Rarebell qui vient remplacer Rudy Lenners. Contrairement à ce qu'a fait croire à l'époque la maison de disque de Scorpions, ce dernier n'a pas quitté le groupe à cause d'un souffle au cœur (cette version volontairement erronée des faits est citée fréquemment dans les biographies du groupe) mais par simple choix de carrière comme l'a révélé l'intéressé lui-même récemment. Avec Herman Rarebell à la batterie le groupe sort Taken by Force (1977) célèbre aujourd'hui pour He's A Woman/She's A Man (présent sur plusieurs Best-Of) et We'll Burn the Sky. À l'instar de Virgin Killer, l'album est lui aussi certifié disque d'or au Japon, ce qui confirme le succès naissant du groupe. Mais à ce moment, Uli Jon Roth commence réellement à prendre ses distances par rapport à Scorpions, car il désapprouve l'orientation musicale du groupe qui selon lui tend à se commercialiser, mais surtout parce qu'il souhaite se consacrer à une carrière solo. Même si son départ est une perte importante, aucun des autres membres ne va s'y opposer car il est clair que les divergences musicales entre lui et le reste du groupe sont devenues trop importantes. Pendant ce temps, au Japon, la notoriété de Scorpions ne va qu'en grandissant. Le groupe entreprend donc d'y enregistrer un live en 1978: Tokyo Tapes, double album live, qui réunit des enregistrements faits lors des différentes prestations de Scorpions au Sun Plaza de Tokyo. Cette série de concerts au Japon marque la dernière apparition de Roth avec le groupe.

Juste après la tournée de 1978, Uli Jon Roth quitte le groupe. Klaus Meine, Francis Buchholz, Herman Rarebell et Rudolf Schenker doivent donc remplacer un guitariste d'exception. Après avoir auditionné plus de 140 guitaristes à Londres en Angleterre, c'est finalement à Hanovre, la ville d'origine de Klaus, Francis et Rudolf que le groupe finit par trouver en 1979 un guitariste de 23 ans, ami de Buchholz, nommé Matthias Jabs. Scorpions a trouvé son line-up « classique » qui va durer jusqu'en 1992 (Klaus Meine, Rudolf Schenker, Matthias Jabs, Hermann Rarebell et Francis Buchholz).

En 1979 sort l'album Lovedrive qui verra réapparaître Michael Schenker en invité sur les chansons Lovedrive, Coast To Coast et Another Piece of Meat. Le groupe était partant pour reprendre Michael Schenker en son sein mais celui-ci étant retombé dans des problèmes d'alcool (qui lui ont fait rater plusieurs concerts notamment) sa contribution à l'album fut limitée et Matthias Jabs, qui était dans le doute quant à sa place dans le groupe suite à cette éventuelle réadmission de Schenker, retrouva définitivement sa place au sein de Scorpions. Cet album amorce une période considérée comme l'âge d'or de la carrière de Scorpions et confirme le grand potentiel du groupe avec des ballades comme Holiday, des morceaux heavy comme Another Piece Of Meat, l'instrumental Coast To Coast et même un morceau mélangeant astucieusement hard rock et reggae, Is there anybody there?. Le groupe devient une valeur sûre en Europe et au Japon, et commence à se faire connaître aux USA grâce à sa première tournée dans ce pays (en ouverture notamment sur certaines dates de Ted Nugent et AC/DC et en compagnie de Sammy Hagar). Nouveauté pour le groupe, l'album apparaît même dans les charts outre-atlantique.

Paradoxalement, l'album Animal Magnetism sorti en 1980 est moins bien accueilli par les critiques que Lovedrive et passe assez inaperçu en Europe mais se vend bien aux États-Unis où il deviendra disque de platine. De plus il contient la chanson The Zoo, très appréciée des fans, et dont les paroles, justement, plantent le décor dans la 42ème rue de New York, ce qui traduit bien les efforts du groupe à cette époque pour pénétrer le marché américain. Une tournée mondiale suivit la sortie de l'album au cours de laquelle Scorpions participa notamment au premier festival Monsters of Rock à Castle Donnington en Angleterre. Mais après Animal Magnetism et sa tournée, en 1981, Klaus Meine perd presque complètement sa voix en pleine production du nouvel album de Scorpions et est sur le point de se faire remplacer par Don Dokken chanteur du groupe Dokken. Néanmoins après plusieurs opérations des cordes vocales suivies de longs mois de repos et avec le soutien important des autres membres du groupe (notamment de son ami Rudolf Schenker) Klaus retrouve l'usage de sa voix et revient faire partie du groupe. Le nouvel album, qui avait pris un retard conséquent à cause de ce problème, peut finalement terminer d'être enregistré dans la sérénité dans une villa du sud de la France. Il en résulte celui qui est considéré comme l'un des meilleurs albums du groupe et qui va lui donner une renommée mondiale.

C'est donc réellement en 1982 que le groupe explose sur la scène hard rock mondiale grâce à ce nouvel album, nommé Blackout, qui se hisse au sommet des classements de ventes de disques et est considéré autant par les critiques que par les fans comme le meilleur album hard rock du groupe. Il contient des titres qui sont des grands classiques du groupe comme le hit No One Like You (qui est même un des morceaux de hard rock classiques des années 1980, repris sur de nombreuses compilations et stations de radio), Can't Live Without You hit de l'album en France et la ballade When The Smoke Is Going Down. Avec ce succès, Scorpions devient alors un des plus grands groupes de hard rock et engage à travers le monde la première de ses gigantesques tournées au cours de laquelle ils participent au US festival de 1983 en Californie qui a réuni plus de 325 000 personnes en compagnie de Van Halen, Ozzy Osbourne, Judas Priest (la performance incroyable de Scorpions lors de ce concert sera ensuite regardée comme l'une des toutes meilleures du festival). Ils emmèneront avec eux des groupes comme Iron Maiden ou Girlschool. Après le succès de Blackout et de sa tournée, Scorpions qui est désormais considéré comme un grand groupe de hard rock, est attendu au tournant : le groupe va-t-il confirmer son succès? Scorpions, conscient des attentes du public, va s'atteler pendant deux ans (1983-1984) à la préparation d'un album qui pourrait non seulement égaler mais aussi surpasser Blackout.

C'est donc en 1984 que sort ce successeur de Blackout qui va faire connaître le groupe, déjà très populaire dans le monde du rock et chez les jeunes, au grand public : Love at First Sting. Cet album a été conçu par le groupe et Dieter Dierks, le producteur, avec le but avoué de dépasser le succès de Blackout. De ce fait les sessions d'enregistrement, entre Stockholm et Hanovre, ont été très longues et pénibles et ont donné lieu à des tensions entre Dieter Dierks et les membres du groupe, sur lesquels il maintenait une pression constante (notamment Herman Rarebell et Francis Buchholz), exigeant le meilleur de chacun à tout moment(voir l'article Love at First Sting). Mais le résultat est à la hauteur et Love at First Sting obtient un immense succès international dès sa sortie et grimpe encore plus que Blackout dans les charts (il se vend à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis en moins d'un an). L'album est alors considéré comme le plus abouti du groupe, même si il est dans une veine moins purement hard rock que Blackout ou Animal Magnetism. Il contient bien sûr des titres plutôt hard rock comme le hit Rock You Like a Hurricane une des chansons de hard les plus connues des années 1980 ou encore Big City Nights, mais il dévoile également la chanson Still Loving You, ballade emblématique de plus de 6 minutes, dixit Matthias Jabs : « responsable du plus grand baby boom depuis la Seconde Guerre mondiale ». Still Loving You connaît un immense succès, notamment en France où le single se vend à plus de 1,7 millions d'exemplaires ce qui en fait la chanson la plus vendue de l'année 1984. Le groupe reste donc face à un dilemme qui va le mener indirectement à son déclin : faire du heavy-metal pur et dur comme au commencement ou continuer de faire des ballades à succès commercial. Mais le groupe n'en est pas encore là et certaines de ses plus grandes heures de gloire ne sont pas encore écrites. Une gigantesque tournée mondiale de deux ans suit la sortie de l'album avec comme point d'orgue la participation au premier festival Rock In Rio en 1985 (en compagnie notamment de Queen et AC/DC devant plus de 500 000 personnes).

La même année sort l'album World Wide Live, réalisé au summum de la popularité du groupe et qui compile leur succès post-1978. À la fin de cette tournée en 1986 les membres du groupe décident de prendre une pause pour pouvoir ensuite se concentrer sur leur nouvel album. L'année 1987 est donc avant tout une année de repos pour le groupe qui n'a cessé de sortir des albums et de partir en tournée depuis plusieurs années.

En 1988 Scorpions sort Savage Amusement, un album restant proche de la musique de Scorpions mais néanmoins moins brillant que les deux précédents albums studios et qui se vend très bien aux États-Unis (5e dans les charts). Beaucoup tendent à dire que la visée de cet album était trop commerciale, ce qui a nui au résultat final (avec un son très polissé, limite glam, à la manière de Def Leppard), chose que le groupe admettra quelques années plus tard. En attendant, Scorpions constatant qu'il n'a rien perdu de sa popularité, se lance encore une fois dans une grande tournée mondiale du nom de Savage Amusement Tour qui suit la sortie de l'album et au cours de laquelle il deviendra l'un des premiers groupes de rock à jouer de l'autre côté du rideau de fer avec dix concerts à guichets fermés à Saint-Pétersbourg (record absolu en la matière). Le groupe emmènera avec lui notamment Metallica et Dokken. Le point d'orgue de cette tournée est la participation au Moscow Music Peace Festival en 1989 devant plus de 100 000 spectateurs en compagnie de Mötley Crue, Ozzy Osbourne et Bon Jovi (concert qui inspirera à Klaus Meine la ballade Wind of Change). Suite à ces concerts en Russie une importante base de fans s'y développa et le groupe à commencé à régulièrement donner de nombreux concerts dans le pays lors de leurs tournées.

Les années 1990-91 sont les dernières années de succès mondial de Scorpions. D'abord le groupe se sépare de son producteur attitré Dieter Dierks, le tenant pour responsable du son un peu trop pop de Savage Amusement, puis sort l'album Crazy World enregistré à Los Angeles et produit par Keith Olsen. Cet album est leur dernier grand succès commercial en date. Il contient de grands succès tels que Don't Believe Her, Tease Me Please Me et surtout la célèbre chanson Wind of Change écrite en référence aux changements politiques dans le monde (chute du bloc communiste et réunification de l'Allemagne), qui en 1991 atteint des sommets dans les charts (1re place en Allemagne et en France, 2e au Royaume-Uni...) et devient l'un des symboles de la chute du mur de Berlin et de la réunification de l'Allemagne. C'est, avec Still Loving You de 1984, la ballade la plus connue du groupe. Une tournée mondiale suit la sortie de l'album au cours de laquelle Scorpions participe au concert-géant intitulé The Wall Live in Berlin organisé par Roger Waters (du groupe Pink Floyd) sur la Potsdamer Platz de Berlin et retransmis en direct à travers le monde devant plusieurs millions de téléspectateurs.

Dans les années 1990, le hard rock ne connaît plus vraiment de succès et seuls des groupes comme Scorpions, ou AC/DC subsistent tandis que parallèlement, Metallica devient la formation de heavy metal la plus populaire. Mais Scorpions a déjà eu ses heures de gloire. Le groupe a survécu à deux décennies, ce qui est déjà un exploit. Rien que dans le monde du Rock, la mode est au grunge à l'instar de Nirvana et aux groupes de rock britanniques comme Oasis. Le groupe décide donc de changer un peu le son de sa musique pour plaire davantage au public, ce qui déçoit ses fans, laisse indifférent le public et engendre des critiques acerbes de la presse malgré des albums travaillés. Tout d'abord, Francis Buchholz quitte le groupe en 1992 suite à des conflits dans la gestion de la fiscalité du groupe et est remplacé par Ralph Rieckermann.

En 1993, le groupe sort l'album Face the Heat produit par Bruce Fairbairn avec un son plus metal. Bien qu'il soit un assez bon album dans l'ensemble (il contient entre autres le single très heavy Alien Nation, et une belle ballade du groupe, Under the Same Sun, qui rencontre un certain succès), il n'atteint pas le succès des précédentes réalisations de Scorpions car il est un peu trop divergent du style pour lequel le groupe est connu (mais bien qu'il y ait un changement de style évident celui-ci n'est pas aussi flagrant qu'il le sera sur les prochains albums).

Trois ans plus tard et un batteur en moins (Herman Rarebell, parti fonder sa propre maison de disque Monaco Records avec son ami le prince Albert de Monaco et remplacé par James Kottak), le groupe sort Pure Instinct contenant beaucoup de ballades comme le single You and I mais aussi Wild Child qui reste assez dynamique. L'album connaît un bon succès (notamment en Allemagne, France et Japon) mais n'atteint évidemment pas les ventes de Love at First Sting ou Blackout. De plus les fans sont assez déçus par le choix de tant de ballades.

En 1999, sort l'album Eye II Eye produit par Peter Wolf. Le son y est plus électrique et pop. C'est le moins apprécié des fans et des critiques avec Pure Instinct, même s'il propose quelques titres assez heavy comme Mind Like a Tree et Aleyah. Mais en faisant le bilan des années 1990, le groupe ne s'en tire pas trop mal : malgré des ventes d'albums médiocres, le groupe est toujours considéré comme une des plus grandes formations hard rock du monde et les spectateurs sont toujours au rendez vous. Plus impressionnant encore, la nouvelle jeunesse semble s'intéresser à Scorpions.

A l'aube du nouveau millénaire, le groupe sort un album symphonique avec l'orchestre philharmonique de Berlin : Moment of Glory produit par Christian Kolonovits, reprenant les anciens titres du groupe et comprenant notamment des duos avec Ray Wilson (Stiltskin, Genesis) et Zucchero. En 2001, sort l'album acoustique live Acoustica, enregistré à Lisbonne (Portugal). La tournée Acoustica se déroule aux quatre coins du monde et est un grand succès grâce aux orchestres philarmoniques qui accompagnent le groupe. Lors des tournées, Klaus Meine annonce un retour aux sources.

En 2004, après le départ de Ralph Rieckermann, le groupe engage un nouveau bassiste, Pawel Maciwoda et sort l'album Unbreakable produit par Erwin Musper. Ce nouvel opus envoûte de nouveau les fans grâce à des titres comme Blood too Hot, Through My Eyes ou Deep and Dark qui rappellent le son classique des Scorpions. Le retour aux sources annoncé a donc bien eu lieu et Unbreakable a connu un bon succès en comparaison avec les derniers albums du groupe. Cet album a donné lieu à une tournée mondiale en 2005 et 2006, dont le point d'orgue était sans conteste la tête d'affiche du Wacken Open Air Festival de 2006, qui s'est déroulé comme tous les ans à Wacken, en Allemagne. Intitulée A Journey trough Time, A Night To Remember (« Un Voyage Dans Le Temps, Une Nuit Dont On Se Souviendra ») cette soirée de plus de deux heures quarante cinq au total et devant plus de 62 000 personnes a eu une saveur particulière pour les fans présents ainsi que pour les membre du groupe: Ce soir là en effet, en dehors du line up actuel (Rudolf Schenker, Klaus Meine, Matthias Jabs, James Kottak, Pawel Maciwoda) se trouvaient aussi présents Uli Jon Roth (guitariste de 1974 a 1978), Michael Schenker (également guitariste, en 1972 et 1979, et petit frère de Rudolf), ainsi qu'Hermann Rarebell (batteur de 1977 à 1995) Tous sont remontés sur scène ensemble (Uli avait déjà fait une apparition avec le groupe, au Théâtre de Plein Air à Colmar, au mois de septembre 2005 mais Michael quant à lui était n'était plus remonté sur scène avec les Scorpions depuis la tournée de l'album Face The Heat pour quelques morceaux acoustiques lors d'un concert à Bucarest). En guise de final, le groupe au complet, agrandi en plus par Tyson Schenker, le fils de Michael et guitariste de Faster Inferno, a joué le célèbre « Boléro de Ravel ». Ce concert a été filmé et le DVD (Live At Wacken Open Air 2006) est sorti officiellement le 10 décembre 2007 en France et partout dans le monde. L'autre grand moment de cette tournée mondiale s'est déroulé à l'été 2006 (le 8 juillet), lorsque Scorpions a donné un immense concert au Canada, dans la ville de Québec pour le « Festival d'été de Québec » devant plus de 80 000 personnes sur les plaines d'Abraham. Grâce à l'album Unbreakable et à la tournée qui s'en est suivie, Scorpions a donc renoué avec ses fans et avec la musique qui a fait son succès.

En novembre 2006, le groupe est entré en studio à Los Angeles, sous la houlette de Desmond Child (qui a notamment coécrit le tube I Was Made For Lovin You de Kiss et produit de fameux artistes tels que Cher). L'enregistrement est terminé et le nouvel album est sorti le 14 mai 2007 en France, 11 jours avant le reste du monde, sous le label BMG. Il est intitulé Humanity - Hour 1. Cet album bien reçu par le public et les critiques, est une sorte d'album concept dont le thème principal est, comme son titre l'indique, l'humanité aujourd'hui. Il a donné lieu à une nouvelle tournée mondiale qui s'est achevée avec trois concerts en Inde.

Interrogé par un site internet indien, le chanteur Klaus Meine aurait affirmé que l'objectif pour le groupe est de sortir un nouveau DVD live consacré à la tournée de 2002 ainsi qu'un présumé nouvel album avec des chansons parlant de paix et d'espoir, à l'image du dernier album sorti.

Dans sa jeunesse, Rudolf Schenker se disait très influencé par des groupes comme les Rolling Stones tandis que Klaus Meine était plus versé dans des groupes tels que les Beatles, certes de rock mais moins agressifs que les Rolling Stones et assimilés. De ses influences des années soixante Schenker gardera un certain style de jeu à la guitare caractéristique, notamment lors des quelques solos qu'il entreprend comme sur Still Loving You ou Wind of Change (au contraire de Matthias Jabs qui lui possède un style fluide et rapide caractéristique des années 1980). Mise à part cela, le groupe se détachera assez vite de ces influences. Leur premier album, Lonesome Crow, est fortement teinté du rock psychédélique alors en vogue en Allemagne (nommé le Krautrock). C'est avec son deuxième album, Fly to the Rainbow, que Scorpions va commencer à dégager le son déjà plus hard rock pour lequel ils est connu (notamment sur la chanson Speedy's Coming). Mais c'est réellement avec l'album suivant, In Trance, que le groupe se détache définitivement des racines purement psychédéliques pour clairement se définir dans le hard rock. À cette époque leur son est déjà assez unique grâce au jeu de guitare du virtuose Ulrich Roth, influencé par Jimi Hendrix et le néo-classicisme que l'on peut retrouver chez Ritchie Blackmore de Deep Purple à cette époque. Leurs influences sont néanmoins reconnaissables: ce sont des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple, Blue Öyster Cult ou Jimi Hendrix. Ils réalisent en quelque sorte une synthèse des styles de ces groupes en mettant au point un hard rock puissant et mélodique, souvent teinté d'influences de rock progressif/psychédélique et caractérisé par la voix délicate de Klaus Meine et les solos inspirés de Roth supportés par des riffs soutenus. Suite au départ de Roth le groupe va entreprendre un tournant essentiel pour sa carrière en modernisant en quelque sorte son style. Ce tournant s'observe sur l'album Lovedrive de 1979 et est dû à l'apport décisif du nouveau guitariste du groupe Matthias Jabs, au jeu plus moderne que Roth et plus proche d'un style à la Van Halen. C'est ce son qui, évoluant et s'affinant, se retrouvera au cours des années 1980, synonymes de succès international pour le groupe. Sur ses albums des années 1993 à 2001, Scorpions décide d'expérimenter sans grand succès de nouveaux styles pour renouer avec le succès (métal, électro-pop, symphonique, acoustique) avant de finalement retourner à son son originel avec l'album Unbreakable de 2004. Ce retour aux sources se poursuit sur l'album Humanity - Hour 1 en 2007.

Scorpions est considéré comme l'un des pionniers du hard rock, l'instigateur de la productive scène hard rock allemande et le meilleur groupe de hard rock d'Europe continentale (c'est d'ailleurs le premier groupe de hard rock non anglo-saxon à obtenir un succès international conséquent, ouvrant ainsi la voie aux groupes provenant de scènes hard rock/metal de pays comme l'Allemagne, le Brésil, les pays scandinaves...). Scorpions a influencé de nombreux groupes, permettant avec d'autres groupes comme Van Halen, Aerosmith et AC/DC, de définir le son du hard rock caractéristique des années 1980. Leur musique mêlant des chansons s'appuyant sur des riffs très riches et puissants et d'autres en arpèges au son cristallin alliées à la guitare électrique, a influencé le son de groupes et de guitaristes de hard rock et de metal comme Metallica, Dokken, Def Leppard, Iron Maiden, Dio ou encore Bon Jovi, Billy Corgan (des Smashing Pumpkins) ou Alex Skolnick (du groupe Testament). Leur formule alliant hard rock et ballades sera reprise par de nombreux groupes et aidera à définir le genre et le succès de la power ballad dans le rock. Lovedrive, Blackout et Love at First Sting sont considérés parmi les plus grands albums de hard rock tandis que les albums live Tokyo Tapes et World Wide Live sont regardés comme faisant parti des meilleurs live de hard rock et même de rock pour le premier. Scorpions a été nommé le 27e plus grand groupe de hard rock, le 8e meilleur groupe de hard rock des années 1970 et le 10e des années 1980 par Digitaldreamdoor et le 46e plus grand groupe de hard rock par VH1 (dans une liste qui n'inclut pas que du hard rock au sens strict du terme, mais tout artiste ayant utilisé ou influencé le hard rock, le metal ou le punk rock comme les Rolling Stones, les Clash ou Pink Floyd). Le magazine Rolling Stone a qualifié Scorpions de « héros du heavy metal ». Le groupe est le premier avec Queen à avoir reçu un Echo award de meilleur groupe de l'année, en 1992, tandis qu'en 2009 il remporte un deuxième Echo award, cette fois pour l'ensemble de sa carrière .

Scorpions est un groupe prolifique qui a sorti pas moins de 16 albums studios et 5 albums live en 35 ans de carrière ce qui correspond à environ un album tous les deux ans. De 1974 à 1980, Scorpions va même sortir un album tous les ans. Le groupe est aussi réputé pour n'avoir jamais cessé depuis 1972 de partir en tournée, parfois dans des lieux très reculés (comme en Sibérie) et de produire des albums.

En haut



Source : Wikipedia